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Climat: le Japon s’engage à réduire ses émissions de 60% d’ici 2035 par rapport à 2013

Le Japon s’est engagé mardi à réduire de 60% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035 par rapport à 2013, dans le cadre d’un plan climatique à l’ambition relevée, et qui s’accompagne d’une révision de sa stratégie énergétique.La quatrième économie mondiale, encore très dépendante des hydrocarbures et accusée d’avoir le mix énergétique le plus polluant des puissances du G7, s’est déjà fixé pour objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050.L’engagement dévoilé mardi s’inscrit dans le cadre de la nouvelle “contribution déterminée au niveau national” (NDC) que Tokyo, comme l’ensemble des pays signataires de l’Accord de Paris sur le climat de 2015, devait déposer à l’ONU au plus tard le 10 février dernier. Sur les presque 200 pays concernés, seuls dix l’ont fait à temps, selon les données des Nations unies.La cible doit être atteinte au cours de l’exercice budgétaire nippon 2035, qui s’achèvera fin mars 2036. L’archipel vise par ailleurs à diminuer ses émissions de 73% d’ici 2040, toujours par rapport à 2013, a précisé le ministère japonais de l’Environnement.”Ces objectifs ambitieux sont alignés sur l’objectif mondial” prévu par l’Accord de Paris visant à limiter le réchauffement planétaire à moins de 1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle, et s’inscrivent dans la perspective de “la neutralité carbone”, a insisté le ministère.Dans sa précédente contribution nationale soumise à l’ONU, en mars 2020, le Japon s’engageait à réduire ses émissions de 26% seulement d’ici 2030, suscitant de vives critiques de la part d’ONG et d’experts du climat.Dans la foulée, un plan plus ambitieux, dévoilé en octobre 2021, fixait un objectif de réduction de 46% d’ici 2030 par rapport à 2013.- Dépendance aux fossiles -Le nouvel objectif “est une grande opportunité ratée de montrer au monde le leadership du Japon dans la lutte contre le changement climatique”, a cependant réagi auprès de l’AFP Masayoshi Iyoda, responsable pour le Japon de l’ONG environnementale 350.org.”Les scientifiques ont averti que le Japon devait réduire de 81% ses émissions d’ici 2035 pour s’aligner sur l’objectif de 1,5°C (…) Le Premier ministre Shigeru Ishiba a succombé à la pression du monde industriel redevable aux intérêts des combustibles fossiles”, s’est-il désolé, dénonçant “un échec majeur (…) pour une transition vers un avenir d’énergie renouvelable juste et équitable”.Les défis sont majeurs pour le Japon. En 2023, près de 70% de ses besoins en électricité étaient couverts par des centrales thermiques fonctionnant au charbon et aux hydrocarbures.Les importations de combustibles fossiles, 23% des importations totales du Japon, coûtent l’équivalent d’environ 470 millions de dollars par jour au pays, selon les chiffres des douanes nippones pour 2024.Soucieux d’y remédier, le gouvernement de Shigeru Ishiba avait annoncé mi-décembre un projet préliminaire visant à faire des énergies renouvelables la première source d’électricité du pays à l’horizon 2040 tout en dopant le recours au nucléaire.D’autant que Tokyo mise sur une augmentation de 10 à 20% de la production d’électricité du pays d’ici à 2040, en comparaison avec 2023, face à une demande croissante en lien notamment avec l’intelligence artificielle (IA) et la production de semi-conducteurs.- Retour en grâce de l’atome -Ce “Plan stratégique énergétique” a été affiné et détaillé mardi. D’ici 2040, selon les objectifs adoptés, les centrales thermiques ne devront plus représenter qu’entre 30 et 40% du mix électrique japonais.A l’inverse, la part des renouvelables dans la production d’électricité sera gonflée pour atteindre entre 40 et 50%, contre seulement 23% en 2023. L’objectif précédemment fixé était de 38%.La part du solaire dans le mix électrique devrait monter à 23-29% d’ici 2040, celle de l’éolien à 4-8%, et celle de l’hydroélectrique à 8-10%, selon les fourchettes détaillées.Par ailleurs, le nucléaire devrait compter pour 20% de la production électrique d’ici 2040, peu ou prou l’objectif déjà fixé pour 2030 – mais en deçà des 30% que l’atome civil représentait avant 2011.Quatorze ans après la catastrophe de Fukushima, le Japon veut faire jouer à l’énergie nucléaire un rôle majeur pour répondre aux besoins énergétiques croissants.Le gouvernement avait fermé toutes les centrales nucléaires de l’archipel après ce triple désastre (séisme, tsunami, accident nucléaire). Mais il en a progressivement remis en service, en dépit de levées de boucliers, et prévoit que tous ses réacteurs existants soient actifs d’ici 2040.

‘They knew’: Victims of paedophile French surgeon blame systemic failure

A French surgeon to stand trial over raping or sexually assaulting almost 300 patients, mostly children, practised for decades right up until his retirement despite a conviction for owning abusive images of children and colleagues sounding the alarm, an AFP investigation shows.Joel Le Scouarnec, 74, is already in jail after a court in 2020 found him …

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JO: Alpes 2030 présente son comité d’organisation, Grospiron intronisé

Après des mois de retard en raison de bisbilles autour de la désignation de son président, le comité d’organisation des JO (Cojo) d’hiver 2030 dans les Alpes françaises est dévoilé mardi à Lyon, avec à sa tête l’ex-champion Edgar Grospiron, choisi après le retrait de Martin Fourcade. D’abord prévue pour l’automne 2024, puis fin janvier, l’intronisation du Cojo va finalement avoir lieu à la mi-février. “Il était temps”, selon l’un des cadres du mouvement olympique français.Le ministère des Sports, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), le Comité paralympique et sportif français, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Région Auvergne-Rhône-Alpes – un “G5” regroupant les parties prenantes – vont installer officiellement l’instance mardi après-midi au stade de l’Olympique lyonnais à Décines-Charpieu. Instance qui pilotera pendant cinq ans le dossier Alpes 2030.- “Lancer la machine” -Le “G5” a mis fin au feuilleton, qui commençait à faire mauvaise impression autour de la désignation du président du Cojo il y a seulement cinq jours, en choisissant Edgar Grospiron, le champion de ski de bosses des JO d’Albertville en 1992.Le psychodrame déclenché par le retrait inattendu du biathlète multiple champion olympique Martin Fourcade au nom de “ses convictions” il y a près de deux semaines, avait plongé l’organisation dans une situation compliquée, démontrant une certaine fragilité et des tensions en interne. Même le CIO, d’ordinaire d’une discrétion papale sur ces dossiers, était sorti de sa réserve pour faire part de son “impatience”. “Ils apprennent. Ce n’est pas forcément simple de se mettre d’accord à cinq. Il fallait qu’un nom sorte, c’est fait. Ca devrait lancer la machine”, avait résumé auprès de l’AFP une source proche des négociations.Edgar Grospiron, éphémère directeur général de la candidature d’Annecy à l’organisation des Jeux d’hiver 2018, va avoir du pain sur la planche. Car si le projet n’a officiellement pas encore pâti de retards irréversibles, les sujets à traiter sont nombreux, et parfois complexes. Il va falloir livrer ces JO dans une enveloppe contenue de 2 milliards d’euros, et le Cojo devrait bénéficier pour cela d’une mission d’appui de l’Inspection générale des finances, selon une source proche du mouvement olympique.Par essence, les JO d’hiver sont “plus déficitaires” que les JO d’été, avec des “recettes plus faibles (…) notamment de billetterie”, précise cette source. Une loi olympique devra également être votée pour encadrer l’évènement (voies de recours, fiscalité, règles liées à la publicité…). La question environnementale va inévitablement constituer l’un des grands enjeux de ces JO, et des critiques frémissent déjà sur la prise en compte de ce défi majeur que représente le réchauffement climatique auquel sont confrontés les territoires de montagne. Les JO “cherchent encore à faire rêver autour des sports d’hiver, à faire perdurer ce modèle touristique et économique qui n’a malheureusement plus l’avenir qu’il a eu jusqu’ici”, explique Fiona Mille, présidente de Mountain Wilderness France dans un entretien accordé à l’AFP. “Il va falloir affronter ces sujets”, anticipe une source proche de l’organisation.- Ascenseur valléen ? -Par capillarité, la question des transports entre les sites va devoir aussi être tranchée par le Cojo. Car l’une des particularités de ces JO d’hiver réside dans la multiplicité des sites, avec quatre pôles allant du Grand-Bornand (Haute-Savoie) à Nice, distants de plus de 500 km par la route, aux antipodes de l’extrême compacité des JO d’Albertville par exemple. Mais là aussi, cette carte des sites n’est pas encore totalement établie, avec notamment en suspens la question de l’intégration ou non de Val d’Isère dans le projet. L’interrogation concernant la construction ou non d’un ascenseur valléen permettant d’accéder à la station de Courchevel pour fluidifier la circulation va devoir être tranchée, tout comme le lieu de la cérémonie d’ouverture, pas encore déterminé. A priori, seule la patinoire pour ces JO devrait être construite à Nice. “Il faut qu’on ait un Cojo car il faut prendre des décisions”, insiste une source proche du mouvement olympique.Edgar Grospiron, qui se lance en quête d’un directeur général dans les semaines à venir, devra “arriver à s’entendre et travailler avec les politiques”, prévient une source proche de l’organisation. Bref, les défis ne manquent pas.

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JO: Alpes 2030 présente son comité d’organisation, Grospiron intronisé

Après des mois de retard en raison de bisbilles autour de la désignation de son président, le comité d’organisation des JO (Cojo) d’hiver 2030 dans les Alpes françaises est dévoilé mardi à Lyon, avec à sa tête l’ex-champion Edgar Grospiron, choisi après le retrait de Martin Fourcade. D’abord prévue pour l’automne 2024, puis fin janvier, l’intronisation du Cojo va finalement avoir lieu à la mi-février. “Il était temps”, selon l’un des cadres du mouvement olympique français.Le ministère des Sports, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), le Comité paralympique et sportif français, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Région Auvergne-Rhône-Alpes – un “G5” regroupant les parties prenantes – vont installer officiellement l’instance mardi après-midi au stade de l’Olympique lyonnais à Décines-Charpieu. Instance qui pilotera pendant cinq ans le dossier Alpes 2030.- “Lancer la machine” -Le “G5” a mis fin au feuilleton, qui commençait à faire mauvaise impression autour de la désignation du président du Cojo il y a seulement cinq jours, en choisissant Edgar Grospiron, le champion de ski de bosses des JO d’Albertville en 1992.Le psychodrame déclenché par le retrait inattendu du biathlète multiple champion olympique Martin Fourcade au nom de “ses convictions” il y a près de deux semaines, avait plongé l’organisation dans une situation compliquée, démontrant une certaine fragilité et des tensions en interne. Même le CIO, d’ordinaire d’une discrétion papale sur ces dossiers, était sorti de sa réserve pour faire part de son “impatience”. “Ils apprennent. Ce n’est pas forcément simple de se mettre d’accord à cinq. Il fallait qu’un nom sorte, c’est fait. Ca devrait lancer la machine”, avait résumé auprès de l’AFP une source proche des négociations.Edgar Grospiron, éphémère directeur général de la candidature d’Annecy à l’organisation des Jeux d’hiver 2018, va avoir du pain sur la planche. Car si le projet n’a officiellement pas encore pâti de retards irréversibles, les sujets à traiter sont nombreux, et parfois complexes. Il va falloir livrer ces JO dans une enveloppe contenue de 2 milliards d’euros, et le Cojo devrait bénéficier pour cela d’une mission d’appui de l’Inspection générale des finances, selon une source proche du mouvement olympique.Par essence, les JO d’hiver sont “plus déficitaires” que les JO d’été, avec des “recettes plus faibles (…) notamment de billetterie”, précise cette source. Une loi olympique devra également être votée pour encadrer l’évènement (voies de recours, fiscalité, règles liées à la publicité…). La question environnementale va inévitablement constituer l’un des grands enjeux de ces JO, et des critiques frémissent déjà sur la prise en compte de ce défi majeur que représente le réchauffement climatique auquel sont confrontés les territoires de montagne. Les JO “cherchent encore à faire rêver autour des sports d’hiver, à faire perdurer ce modèle touristique et économique qui n’a malheureusement plus l’avenir qu’il a eu jusqu’ici”, explique Fiona Mille, présidente de Mountain Wilderness France dans un entretien accordé à l’AFP. “Il va falloir affronter ces sujets”, anticipe une source proche de l’organisation.- Ascenseur valléen ? -Par capillarité, la question des transports entre les sites va devoir aussi être tranchée par le Cojo. Car l’une des particularités de ces JO d’hiver réside dans la multiplicité des sites, avec quatre pôles allant du Grand-Bornand (Haute-Savoie) à Nice, distants de plus de 500 km par la route, aux antipodes de l’extrême compacité des JO d’Albertville par exemple. Mais là aussi, cette carte des sites n’est pas encore totalement établie, avec notamment en suspens la question de l’intégration ou non de Val d’Isère dans le projet. L’interrogation concernant la construction ou non d’un ascenseur valléen permettant d’accéder à la station de Courchevel pour fluidifier la circulation va devoir être tranchée, tout comme le lieu de la cérémonie d’ouverture, pas encore déterminé. A priori, seule la patinoire pour ces JO devrait être construite à Nice. “Il faut qu’on ait un Cojo car il faut prendre des décisions”, insiste une source proche du mouvement olympique.Edgar Grospiron, qui se lance en quête d’un directeur général dans les semaines à venir, devra “arriver à s’entendre et travailler avec les politiques”, prévient une source proche de l’organisation. Bref, les défis ne manquent pas.

Violences conjugales: le tribunal rend mardi son jugement à l’encontre de Stéphane Plaza

Le tribunal de Paris rend mardi après-midi son jugement à l’encontre de Stéphane Plaza, agent immobilier vedette de M6 contre qui le parquet a requis 18 mois d’emprisonnement avec sursis et 10.000 euros d’amende pour violences conjugales sur deux anciennes compagnes, des accusations qu’il réfute.Il est reproché à l’animateur de 54 ans “d’avoir porté des coups, dénigré, humilié publiquement, tordu des doigts si fort que certains ont été luxés, d’avoir mordu” ses anciennes compagnes. A l’audience, le 9 janvier, il avait vigoureusement démenti les accusations. Joints par l’AFP en amont du jugement, ses avocats n’ont pas répondu.Stéphane Plaza comparaissait pour “violences habituelles physiques et/ou psychologiques par concubin” entre 2018 et 2022 sur une ex-compagne, Amandine. Et pour “violences habituelles psychologiques par concubin” sur une autre, Paola, entre 2021 et 2022.Le parquet avait appelé le tribunal à s’interroger sur la “juste peine” à prononcer, celle qui permettra de “replacer la responsabilité là où elle doit être” et de “souligner le poids financier sur les victimes” dans un dossier où “l’argent a été un élément central dans ces mécanismes de domination”.Par son jugement, le tribunal doit “dire à Amandine et Paola”, les deux anciennes compagnes, “qu’elles ne sont en rien responsables d’avoir cru, d’avoir aimé, d’être restées”.”On ne dit pas qu’il y a eu des violences tous les jours”, avait précisé la procureure, mais que le prévenu a “institué un continuum de violences”. Et chez ces femmes a grandi “la peur des mauvais jours, la peur des crises, du dénigrement et pour certaines, des coups”.- “Je ne contrôle pas ma force” – Les doigts tordus d’Amandine, au printemps 2022 ? “Je ne contrôle pas ma force car je suis dyspraxique et maladroit (…) et je ne vois pas qu’elle a mal”, avait affirmé Stéphane Plaza.Les clefs de l’appartement de Paola, qu’il ne lui rend pas malgré ses demandes ? “Une bêtise, il les a perdues”, assurait l’un de ses avocats, Carlo Alberto Brusa.Paola avait décrit à la barre “un comportement changeant” de M. Plaza: paroles douces le soir, insultes le matin… “Vieille pute ! Bimbo !”, lui dit-il quand elle procède à une augmentation mammaire pour davantage lui plaire.”On fait de quelques petits faits quelque chose de monstrueux. Et sans preuve. Pour condamner quelqu’un, il faut des preuves tangibles”, avait balayé Me Brusa.Ce dossier est nourri “d’éléments de preuves”, a estimé auprès de l’AFP Me Clotilde Lepetit, qui représente Paola, au côté de Me Louise Bériot.”Il est vrai que les violences psychologiques sont par nature difficiles à prouver: commises dans l’intimité, elles laissent peu de traces. Mais dans ce dossier, on a un enregistrement, des témoignages, Paola fait changer sa serrure… Que faut-il de plus ?””Il ne faudrait pas que les violences psychologiques constituent une satisfaction de parlementaire, mais que la loi soit bien effective et ces violences sanctionnées quand elles ont pu être démontrées”, a-t-elle ajouté.Amandine “attend simplement que le droit passe”, a déclaré à l’AFP son avocat, Me Benjamin Chouai.A l’audience, la défense avait appelé à la barre quatre connaissances, décrivant Stéphane Plaza comme “généreux”, “calme”. L’une d’entre elles assurait: “Je sais qu’il est infidèle, ça peut faire l’objet d’une dispute mais alors il est très fuyant. C’est moi qui dégénère”.L’affaire avait débuté en septembre 2023, avec la publication par Mediapart des témoignages de trois ex-compagnes. Le parquet avait ensuite ouvert une enquête.

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A Toulouse, audience “cruciale” sur les recours contre l’autoroute A69

Le tribunal administratif de Toulouse examine au fond mardi les recours des opposants à l’A69 qui souhaitent voir interrompre les travaux de cette autoroute de 53 km reliant Castres à la ville rose, qui doit ouvrir fin 2025.Face à la juridiction installée au bord du Canal du Midi, six militants écologistes se sont perchés lundi matin dans des platanes, avec une banderole “Stop A69. Courage” pour demander aux magistrats d’en avoir.”Si le tribunal est complètement impartial et juge en droit, il a l’occasion de créer une jurisprudence qui permettra de refondre en profondeur le droit environnemental et l’application du droit environnemental sur des projets comme ça”, espère Thomas Digard, l’un des porte-parole du collectif La Voie est libre, opposé depuis l’origine au projet.Un rassemblement est prévu mardi à partir de 08h00 sur le parvis de la gare de Toulouse, à quelques mètres du tribunal où l’examen du dossier est programmé une heure plus tard.Avant cette “audience cruciale”, dixit M. Digard, les opposants ont vu avec satisfaction la rapporteure publique, magistrate dont les conclusions doivent guider la juridiction dans l’examen des recours, maintenir sa demande d'”annulation totale” de l’arrêté préfectoral du 1er mars 2023 ayant autorisé le chantier.- “Intérêt public” -Depuis quelques jours, plusieurs personnalités publiques ont fait part de leur soutien aux anti-A69 sur les réseaux sociaux, comme les acteurs Mélanie Laurent et Bruno Solo, le chanteur Frah du groupe Shaka Ponk ou le défenseur des baleines Paul Watson.De son côté, Atosca, futur concessionnaire de l’autoroute et actuellement en charge du chantier, entend venir défendre devant le tribunal “l’intérêt public de l’A69”.Selon Atosca, l’A69, dont l’objectif est de désenclaver le sud du département du Tarn, bénéficie du “soutien d’une très large majorité des élus et des Tarnais” et sa construction répond à “différents enjeux (notamment territoriaux, démographiques, sécuritaires et économiques)”.Au-delà de l’impact écologique, les opposants mettent aussi en cause le coût de l’infrastructure pour ses futurs utilisateurs.Or, la semaine passée, la préfecture d’Occitanie a annoncé qu’un accord avec les collectivités locales avait été trouvé pour réduire les tarifs d’accès sur une partie de la future autoroute.- Revêtement au printemps ? -Avant cette “audience décisive pour l’avenir de cette autoroute au tribunal administratif de Toulouse, il est important que notre assemblée affiche son soutien indéfectible à cette infrastructure essentielle à l’avenir du Tarn”, a souligné dans un communiqué Christophe Ramond, président PS du conseil départemental après le vote unanime des élus tarnais sur cette réduction de tarif.Atosca assure qu’en dépit des différentes manifestations et mobilisations qui ont émaillé le chantier depuis plusieurs mois, l’autoroute ouvrira bien fin 2025 comme prévu.Alors que les opposants ne cessent de dénoncer des manquements, erreurs ou approximations qui entraveraient la bonne marche des travaux, le futur concessionnaire affirme que “si des écarts sont constatés” par rapport à l’arrêté préfectoral d’autorisation environnementale, “des mesures correctives sont mises en œuvre”.”Plus de 1.000 salariés travaillent sur le chantier actuellement, Atosca a désormais concrétisé plus de 300 millions d’euros, soit 65% du budget total du chantier”, a-t-il souligné, annonçant de “nouvelles étapes structurantes” pour le printemps.En mars, seront ainsi installées les deux centrales d’enrobés à chaud qui doivent fabriquer le revêtement de la future autoroute, a précisé le groupe.A moins que le tribunal de Toulouse décide d’ici quelques semaines de remettre en cause l’autorisation environnementale ayant permis ce chantier contesté.

A Toulouse, audience “cruciale” sur les recours contre l’autoroute A69

Le tribunal administratif de Toulouse examine au fond mardi les recours des opposants à l’A69 qui souhaitent voir interrompre les travaux de cette autoroute de 53 km reliant Castres à la ville rose, qui doit ouvrir fin 2025.Face à la juridiction installée au bord du Canal du Midi, six militants écologistes se sont perchés lundi matin dans des platanes, avec une banderole “Stop A69. Courage” pour demander aux magistrats d’en avoir.”Si le tribunal est complètement impartial et juge en droit, il a l’occasion de créer une jurisprudence qui permettra de refondre en profondeur le droit environnemental et l’application du droit environnemental sur des projets comme ça”, espère Thomas Digard, l’un des porte-parole du collectif La Voie est libre, opposé depuis l’origine au projet.Un rassemblement est prévu mardi à partir de 08h00 sur le parvis de la gare de Toulouse, à quelques mètres du tribunal où l’examen du dossier est programmé une heure plus tard.Avant cette “audience cruciale”, dixit M. Digard, les opposants ont vu avec satisfaction la rapporteure publique, magistrate dont les conclusions doivent guider la juridiction dans l’examen des recours, maintenir sa demande d'”annulation totale” de l’arrêté préfectoral du 1er mars 2023 ayant autorisé le chantier.- “Intérêt public” -Depuis quelques jours, plusieurs personnalités publiques ont fait part de leur soutien aux anti-A69 sur les réseaux sociaux, comme les acteurs Mélanie Laurent et Bruno Solo, le chanteur Frah du groupe Shaka Ponk ou le défenseur des baleines Paul Watson.De son côté, Atosca, futur concessionnaire de l’autoroute et actuellement en charge du chantier, entend venir défendre devant le tribunal “l’intérêt public de l’A69”.Selon Atosca, l’A69, dont l’objectif est de désenclaver le sud du département du Tarn, bénéficie du “soutien d’une très large majorité des élus et des Tarnais” et sa construction répond à “différents enjeux (notamment territoriaux, démographiques, sécuritaires et économiques)”.Au-delà de l’impact écologique, les opposants mettent aussi en cause le coût de l’infrastructure pour ses futurs utilisateurs.Or, la semaine passée, la préfecture d’Occitanie a annoncé qu’un accord avec les collectivités locales avait été trouvé pour réduire les tarifs d’accès sur une partie de la future autoroute.- Revêtement au printemps ? -Avant cette “audience décisive pour l’avenir de cette autoroute au tribunal administratif de Toulouse, il est important que notre assemblée affiche son soutien indéfectible à cette infrastructure essentielle à l’avenir du Tarn”, a souligné dans un communiqué Christophe Ramond, président PS du conseil départemental après le vote unanime des élus tarnais sur cette réduction de tarif.Atosca assure qu’en dépit des différentes manifestations et mobilisations qui ont émaillé le chantier depuis plusieurs mois, l’autoroute ouvrira bien fin 2025 comme prévu.Alors que les opposants ne cessent de dénoncer des manquements, erreurs ou approximations qui entraveraient la bonne marche des travaux, le futur concessionnaire affirme que “si des écarts sont constatés” par rapport à l’arrêté préfectoral d’autorisation environnementale, “des mesures correctives sont mises en œuvre”.”Plus de 1.000 salariés travaillent sur le chantier actuellement, Atosca a désormais concrétisé plus de 300 millions d’euros, soit 65% du budget total du chantier”, a-t-il souligné, annonçant de “nouvelles étapes structurantes” pour le printemps.En mars, seront ainsi installées les deux centrales d’enrobés à chaud qui doivent fabriquer le revêtement de la future autoroute, a précisé le groupe.A moins que le tribunal de Toulouse décide d’ici quelques semaines de remettre en cause l’autorisation environnementale ayant permis ce chantier contesté.

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Dernière ligne droite au Parlement pour la loi d’orientation agricole, avant le Salon

Le gouvernement est engagé dans une course contre la montre au Parlement pour faire adopter rapidement son projet de loi d’orientation agricole. Brandi comme réponse à la grogne du secteur, mais fustigé par la gauche, il doit être voté mardi au Sénat.Une loi d’orientation bouclée juste avant le Salon de l’agriculture ? C’est l’objectif affiché par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, déterminée à aller vite avant le coup d’envoi de l’événement annuel phare du monde paysan, samedi à Paris.Cela passe d’abord par un vote solennel au Sénat, prévu mardi en début d’après-midi. La chambre haute, dominée par une alliance droite-centristes qui soutient le gouvernement, devrait adopter confortablement ce texte.Présenté il y a environ un an sous le gouvernement Attal en réaction à une crise agricole qui avait enflammé les ronds-points, les autoroutes et l’édition 2024 du Salon, adopté par l’Assemblée nationale au printemps, le projet de loi d’orientation agricole n’a pas pu être examiné plus tôt au Sénat. En cause, la dissolution puis la censure du gouvernement Barnier, qui ont reporté par deux fois les travaux des sénateurs.- “Année difficile” -“Les agriculteurs viennent de vivre une année difficile. Ils ont été entravés dans leur volonté d’entreprendre. Il faut les encourager à s’installer, mais aussi à rester dans la profession”, appuie la sénatrice Les Républicains Dominique Estrosi-Sassone.Après le vote de la chambre haute, une commission mixte paritaire (CMP) réunissant sept sénateurs et sept députés se tiendra à partir de 18H30 au Sénat pour tenter de dégager, au pas de charge et à huis clos, un texte de compromis entre les deux chambres. Si les parlementaires y parviennent, leur version commune pourrait être soumise aux deux chambres avant samedi — voire dès mercredi — pour deux ultimes votes qui vaudront adoption définitive. Dans le cas contraire, la “navette” parlementaire reprendrait et l’agenda s’allongerait de plusieurs semaines.Des sources parlementaires n’excluent cependant pas un report du vote après les congés parlementaires.L’issue des tractions reste incertaine: Assemblée et Sénat ont toujours d’importantes divergences de vues sur plusieurs points irritants, même si le camp gouvernemental sera majoritaire en CMP.Le texte balaye en effet des sujets très divers, de la transmission d’exploitations pour faire face au vieillissement du métier aux objectifs de l’enseignement agricole en passant par le statut des haies ou la répression des atteintes environnementales.Il entend surtout ériger l’agriculture au rang “d’intérêt général majeur” et fait de la souveraineté alimentaire un “intérêt fondamental de la Nation”.Les sénateurs lui ont associé un principe décrié de “non-régression de la souveraineté alimentaire”, mesure miroir de la “non-régression environnementale” déjà consacrée dans la loi.- “Coup de force” -A l’initiative du sénateur LR Laurent Duplomb et dans un climat parfois tendu dans l’hémicycle, la chambre haute a aussi nettement allégé les contraintes des agriculteurs en matière d’atteintes environnementales — largement dépénalisées —, d’installations agricoles ou de destruction de haies. Dans le même temps, elle a écarté la plupart des références à la “transition” écologique au profit de la notion plus neutre “d’adaptation”.Ces évolutions, votées souvent contre l’avis du gouvernement, ont inquiété la gauche. “C’est un texte ultralibéral, à la limite de l’obscurantisme”, a regretté le sénateur socialiste Jean-Claude Tissot.”Le Sénat a transformé le projet de loi en machine de guerre contre l’agriculture familiale et contre l’environnement”, s’est indignée la présidente LFI de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale Aurélie Trouvé. “Un signal alarmant de la montée en puissance des idées d’extrême droite”, a renchéri l’ONG Greenpeace dans un communiqué.Les parlementaires écologistes ont eux aussi dénoncé un “coup de force” destiné à “permettre quelques effets d’annonces d’Emmanuel Macron au Salon de l’agriculture”. Dénonçant un agenda “intenable”, ils ont demandé que le projet de loi puisse être examiné “dans des conditions normales”, “jusqu’à mi-mars”.Même le camp présidentiel s’oppose à certains ajouts sénatoriaux: “il est hors de question qu’on se laisse faire” lors de la CMP, lance un cadre macroniste, prêt à engager le rapport de force avec la droite.

Dernière ligne droite au Parlement pour la loi d’orientation agricole, avant le Salon

Le gouvernement est engagé dans une course contre la montre au Parlement pour faire adopter rapidement son projet de loi d’orientation agricole. Brandi comme réponse à la grogne du secteur, mais fustigé par la gauche, il doit être voté mardi au Sénat.Une loi d’orientation bouclée juste avant le Salon de l’agriculture ? C’est l’objectif affiché par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, déterminée à aller vite avant le coup d’envoi de l’événement annuel phare du monde paysan, samedi à Paris.Cela passe d’abord par un vote solennel au Sénat, prévu mardi en début d’après-midi. La chambre haute, dominée par une alliance droite-centristes qui soutient le gouvernement, devrait adopter confortablement ce texte.Présenté il y a environ un an sous le gouvernement Attal en réaction à une crise agricole qui avait enflammé les ronds-points, les autoroutes et l’édition 2024 du Salon, adopté par l’Assemblée nationale au printemps, le projet de loi d’orientation agricole n’a pas pu être examiné plus tôt au Sénat. En cause, la dissolution puis la censure du gouvernement Barnier, qui ont reporté par deux fois les travaux des sénateurs.- “Année difficile” -“Les agriculteurs viennent de vivre une année difficile. Ils ont été entravés dans leur volonté d’entreprendre. Il faut les encourager à s’installer, mais aussi à rester dans la profession”, appuie la sénatrice Les Républicains Dominique Estrosi-Sassone.Après le vote de la chambre haute, une commission mixte paritaire (CMP) réunissant sept sénateurs et sept députés se tiendra à partir de 18H30 au Sénat pour tenter de dégager, au pas de charge et à huis clos, un texte de compromis entre les deux chambres. Si les parlementaires y parviennent, leur version commune pourrait être soumise aux deux chambres avant samedi — voire dès mercredi — pour deux ultimes votes qui vaudront adoption définitive. Dans le cas contraire, la “navette” parlementaire reprendrait et l’agenda s’allongerait de plusieurs semaines.Des sources parlementaires n’excluent cependant pas un report du vote après les congés parlementaires.L’issue des tractions reste incertaine: Assemblée et Sénat ont toujours d’importantes divergences de vues sur plusieurs points irritants, même si le camp gouvernemental sera majoritaire en CMP.Le texte balaye en effet des sujets très divers, de la transmission d’exploitations pour faire face au vieillissement du métier aux objectifs de l’enseignement agricole en passant par le statut des haies ou la répression des atteintes environnementales.Il entend surtout ériger l’agriculture au rang “d’intérêt général majeur” et fait de la souveraineté alimentaire un “intérêt fondamental de la Nation”.Les sénateurs lui ont associé un principe décrié de “non-régression de la souveraineté alimentaire”, mesure miroir de la “non-régression environnementale” déjà consacrée dans la loi.- “Coup de force” -A l’initiative du sénateur LR Laurent Duplomb et dans un climat parfois tendu dans l’hémicycle, la chambre haute a aussi nettement allégé les contraintes des agriculteurs en matière d’atteintes environnementales — largement dépénalisées —, d’installations agricoles ou de destruction de haies. Dans le même temps, elle a écarté la plupart des références à la “transition” écologique au profit de la notion plus neutre “d’adaptation”.Ces évolutions, votées souvent contre l’avis du gouvernement, ont inquiété la gauche. “C’est un texte ultralibéral, à la limite de l’obscurantisme”, a regretté le sénateur socialiste Jean-Claude Tissot.”Le Sénat a transformé le projet de loi en machine de guerre contre l’agriculture familiale et contre l’environnement”, s’est indignée la présidente LFI de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale Aurélie Trouvé. “Un signal alarmant de la montée en puissance des idées d’extrême droite”, a renchéri l’ONG Greenpeace dans un communiqué.Les parlementaires écologistes ont eux aussi dénoncé un “coup de force” destiné à “permettre quelques effets d’annonces d’Emmanuel Macron au Salon de l’agriculture”. Dénonçant un agenda “intenable”, ils ont demandé que le projet de loi puisse être examiné “dans des conditions normales”, “jusqu’à mi-mars”.Même le camp présidentiel s’oppose à certains ajouts sénatoriaux: “il est hors de question qu’on se laisse faire” lors de la CMP, lance un cadre macroniste, prêt à engager le rapport de force avec la droite.