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Violences conjugales: Stéphane Plaza condamné à 12 mois d’emprisonnement avec sursis

Le tribunal de Paris a condamné mardi Stéphane Plaza, agent immobilier vedette de M6, à douze mois d’emprisonnement avec sursis pour violences récurrentes sur une ancienne compagne, entre 2018 et 2022.L’animateur “va faire appel” de ce jugement, a annoncé devant la presse son avocate Me Hélène Plumet.Me Carlo Alberto Brusa, son autre conseil, a estimé que la “machine judiciaire” s’était “emballée” contre un homme dont “la gentillesse caractérise (la) vie”.De son côté, Me Plumet a fustigé une “pression médiatique” qui serait “entrée en jeu dans la condamnation”.L’animateur, en pleurs à l’énoncé du jugement, a également interdiction d’entrer en contact avec cette ex-compagne pendant trois ans. Il a en revanche été relaxé des chefs de violences psychologiques “habituelles”, c’est-à-dire récurrentes, sur une autre compagne.La première plaignante, Amandine, a décrit de “manière constante” quatre scènes de violence, dont trois ont été “corroborées” lors de la procédure, a estimé le président du tribunal, par des témoignages, mais aussi examens médico-légaux.Ces violences étaient soient physiques (coup de poing à l’épaule, doigts tordus), ou psychologiques (humiliation en public), a résumé le président.A l’audience, le 9 janvier, Stéphane Plaza avait vigoureusement démenti les accusations. Les doigts tordus d’Amandine, au printemps 2022 ? “Je ne contrôle pas ma force car je suis dyspraxique et maladroit (…) et je ne vois pas qu’elle a mal”, avait notamment affirmé le prévenu.Le parquet avait appelé le tribunal à s’interroger sur la “juste peine” à prononcer, celle qui permettra de “replacer la responsabilité là où elle doit être” et de “souligner le poids financier sur les victimes” dans un dossier où “l’argent a été un élément central dans ces mécanismes de domination”.Mardi, le tribunal a notamment condamné Stéphane Plaza à verser 5.000 euros à Amandine au titre de son préjudice physique, 3.000 euros pour son préjudice moral et 3.000 euros pour les frais d’avocats.Concernant la seconde plaignante, Paola, si le tribunal a assuré ne “pas remettre en cause sa parole”, il a souligné que les violences psychologiques reprochées reposaient majoritairement “sur les déclarations de Paola”.De même, si “son retentissement psychologique n’est pas contesté”, “il ne peut être relié avec certitude aux faits dénoncés par la plaignante, qui n’a pas fait l’objet d’une expertise psychiatrique”, a poursuivi le président.M. Plaza a été relaxé pour ces chefs.

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Royaume-Uni: accablé par sa dette, Thames Water autorisé à emprunter encore

La justice a autorisé mardi le plus grand distributeur d’eau du Royaume-Uni, Thames Water, en grande difficulté, à s’endetter encore un peu plus pour écarter les risques d’un plan de sauvetage public, lui offrant un peu d’air sans pour autant le tirer d’affaire.Cette autorisation d’endettement supplémentaire de 3 milliards de livres (3,6 milliards d’euros) viendra encore alourdir l’énorme passif accumulé par la société depuis sa privatisation, qui s’élève pour l’instant à 16 milliards de livres (19 milliards d’euros).Il ne s’agit que d’une solution de transition: l’entreprise, aujourd’hui détenue par un consortium d’actionnaires, au premier rang desquels un fonds de pension canadien et un autre britannique, espère encore être l’objet d’offres de rachat.L’enjeu est de taille, car si Thames Water ne parvient pas à trouver les financements, elle risque de faire appel à l’Etat, avec à la clé un sauvetage public potentiellement ruineux, au moment où le gouvernement travailliste du Premier ministre Keir Starmer s’efforce de relancer la croissance.La compagnie des eaux de la région de Londres, 8.000 employés, avait prévenu mi-décembre qu’elle risquait d’être à court de liquidités dès le mois mars.Le juge de la Haute Cour confirme d’ailleurs dans son jugement que l'”alternative pertinente” à l’approbation de ce plan de financement aurait été de placer l’entreprise sous ce régime dit “d’administration spéciale”.- Un quart des Britanniques -Cette décision “nous permettra de continuer à faire progresser le processus d’augmentation de capital” et “d’achever la procédure d’appel” pour pouvoir substantiellement augmenter les prix, a réagi le président de Thames Water, Adrian Montague, dans un communiqué.Car sur un autre front, l’entreprise a annoncé vendredi un appel contre une décision du régulateur britannique de l’eau qui limite les hausses de prix pour ses 16 millions de clients, soit un quart de la population britannique, à Londres et dans la vallée de la Tamise.Thames Water espérait une augmentation de 59% d’ici 2030 afin de moderniser ses vieilles infrastructures. Mais le régulateur de l’eau, l’Ofwat, ne lui a autorisé mi-décembre qu’une hausse moyenne de 35%.Cette décision affecte “notre capacité à financer les améliorations que nos clients et l’environnement (…) méritent”, avait estimé Adrian Montague vendredi.Les investisseurs potentiels sont dans l’attente de cet appel, décisif pour le financement de l’entreprise.L’Ofwat avait estimé, avec cette augmentation de 35%, avoir trouvé le bon équilibre, avec une hausse des factures ni trop importante pour les consommateurs, ni trop faible et de nature à décourager de potentiels investisseurs privés, selon son patron David Black.- “Un signal très clair” -“Thames Water est une entreprise qui s’effondre sous le poids de sa propre dette. Elle devrait être nationalisée de façon permanente”, a estimé, parmi les militants présents mardi devant le tribunal, Cat Hobs, de l’organisation “We Own It” -qui milite pour la nationalisation des services comme l’eau, l’énergie ou les transports. Ce feu vert “envoie un signal très clair à toutes les autres sociétés d’eau privatisées qu’elles peuvent nous arnaquer autant qu’elles le souhaitent, accumuler des dettes et nous paierons”.En décembre, l’Ofwat avait aussi infligé une amende de 18 millions de livres (22 millions d’euros) à Thames Water pour avoir versé “des dividendes injustifiés” en dépit de piètres performances, une pratique dont l’entreprise est régulièrement accusée.En retard dans la mise en oeuvre de nombreux programmes environnementaux, Thames Water est par ailleurs visé par une enquête du même organisme pour déterminer si elle a manqué à ses obligations.Fruit d’un sous-investissement dans un système d’égouts qui date, pour une grande partie, de l’époque victorienne, les compagnies des eaux britanniques, privatisées depuis 1989, sont sous le feu des critiques depuis plusieurs années à cause du déversement de quantités importantes d’eaux usées dans les cours d’eau et en mer.

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Brésil: Rio en pleine canicule à l’approche du carnaval

Une canicule inhabituelle même dans les tropiques, avec des températures dépassant les 40°C, frappe lundi Rio de Janeiro, qui s’apprête à passer “l’été le plus chaud de ces dernières années” à l’approche du carnaval.À la mi-journée, la métropole de six millions d’habitants a atteint pour la première fois le quatrième des cinq niveaux d’alerte canicule établis par les autorités municipales.Selon ce système mis en place en juin, et basé à la fois sur la température et le taux d’humidité dans l’air, le niveau 4 se caractérise par un “indice de chaleur très élevé”, de 40 à 44°C qui devrait se maintenir “au moins trois jours consécutifs”.D’après le protocole municipal, les autorités doivent mettre à disposition de la population des lieux climatisés ou ombragés et des stations de distribution d’eau. Le système météorologique “Alerta Rio”, géré par la mairie, a fait état d’une température maximale de 44 degrés dans le quartier de Guaratiba, situé à l’ouest de la ville, un record depuis le début des mesures, en 2014.Le record précédent date du 18 novembre 2023 (43,8 ºC), également à Guaratiba. C’est à cette époque qu’une fan de Taylor Swift est décédée lors d’un concert de la chanteuse américaine à Rio, en raison d’un “épuisement thermique dû à une exposition diffuse à la chaleur”, selon les autorités locales.”On s’attend à l’été le plus chaud de ces dernières années”, dit à l’AFP Daniel Soranz, secrétaire à la Santé de la municipalité.”Nous avons passé une nouvelle semaine sans pluie et les prévisions pour la fin février ne prévoient pas beaucoup de précipitations. On pourrait avoir l’un des mois de février les plus secs de l’histoire”, estime Raquel Franco, météorologiste d'”Alerta Rio”.- “Insupportable” -Plusieurs régions du Brésil subissent une vague de chaleur et les plages étaient noires de monde ce week-end à Rio, notamment à Copacabana, où Beija-Flor, une des plus célèbres écoles de samba du carnaval, a annulé une répétition de son défilé prévue dimanche.Le maire de Rio, Eduardo Paes, a écarté dimanche toute possibilité d’annuler les festivités du carnaval (28 février-8 mars) qui attirent des centaines de milliers de touristes et injectent des millions de dollars dans l’économie.Cette canicule devrait également affecter le tournoi de tennis ATP 500 sur terre battue en extérieur, le Rio Open, où sont attendues des stars comme l’Allemand Alexander Zverev, numéro 2 mondial, où le phénomène brésilien Joao Fonseca.À Copacabana, le concierge Robson Oliveira prend une photo d’un panneau public indiquant une température de 39°C. “Il fait vraiment trop chaud, c’est insupportable. Il est temps qu’il pleuve un peu pour rafraichir tout ça”, dit-il à l’AFP.”En janvier, plus de 3.000 personnes ont été soignées dans les services municipaux d’urgence en raison de la chaleur intense”, notamment pour des cas de brûlures dues à l’exposition au soleil ou de déshydratation, a expliqué M. Soranz.”C’est près du double des années précédentes, quand ce chiffre tournait autour de 1.600 à 1.700″, a-t-il précisé.La situation est particulièrement préoccupante dans les favelas, quartiers populaires densément peuplés et fortement exposés à la chaleur.Dans la favela du Bateau Mouche, située dans l’ouest de Rio, des habitants tentaient de se rafraichir en s’aspergeant avec des tuyaux d’arrosage et un reporter de l’AFP a vu une personne âgée s’évanouir en raison de la canicule.Le Brésil a été frappé ces dernières années par des événements climatiques extrêmes, entre sécheresse historique et inondations dévastatrices. Des situations liées selon les experts au réchauffement climatique. 

Retraites: la remise du rapport de la Cour des comptes décalée de mercredi à jeudi

La remise du rapport de la Cour des comptes devant faire “la vérité des chiffres” sur le système de retraites et servir de base à une négociation entre partenaires sociaux, a été décalée de 24 heures, de mercredi à jeudi, a annoncé Matignon.”Le rapport sera remis au Premier ministre jeudi matin” par le président de la Cour des comptes Pierre Moscovici, a indiqué Matignon. Ce report s’explique par un calendrier parlementaire chargé mercredi, dont l’examen d’une motion de censure du Parti socialiste contre le gouvernement de François Bayrou, a-t-on précisé de source gouvernementale.Les responsables des centrales syndicales et patronales ont été prévenus mardi matin, ont précisé plusieurs d’entre elles, interrogées par l’AFP.”Matignon nous a dit qu’il y avait un souci d’agenda qui les obligeait à décaler”, a confirmé le leader de la CFTC, Cyril Chabanier, et les partenaires sociaux ont été conviés jeudi à 10H00 au 20 avenue de Ségur pour la remise du rapport, a précisé FO à l’AFP.Le Premier ministre avait chargé en janvier la Cour des comptes d’une “mission flash” pour dresser l’état financier du système des retraites, avant que les partenaires sociaux ne se réunissent chaque semaine jusque fin mai, au moins, pour rediscuter “sans tabou” de la très décriée réforme de 2023 qui a porté l’âge de départ de 62 à 64 ans. Le Premier ministre François Bayrou estime que la méthodologie du Conseil d’orientation des retraites (COR) conduit à sous-estimer le déficit. Il défend depuis plusieurs années une position controversée, très minoritaire chez les économistes et experts. Il estime le déficit lié aux retraites à 55 milliards d’euros, quand l’organisme habituellement chargé des estimations officielles, le COR, le chiffre à 6,1 milliards d’euros en 2024, et jusqu’à 0,4% du PIB en 2030, soit 10 à 15 milliards.Récemment, avant la remise de son rapport, Pierre Moscovici a fait savoir que les chiffres seraient “un peu moins bons que ceux du COR”, établis en juin, en raison d’une dégradation des prévisions macroéconomiques, balayant de fait l’hypothèse des 55 milliards d’euros de déficit.”Le Premier ministre s’est complètement trompé sur l’histoire du déficit caché”, taclait dès dimanche Denis Gravouil, secrétaire confédéral de la CGT, interrogé sur BFMTV.”Peut-être que le report a été décidé parce que le chiffre de la Cour des comptes n’arrangeait pas le Premier ministre ?”, a commenté un responsable syndical auprès de l’AFP.Compte tenu de ce report, l’audition de Pierre Moscovici par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, prévue jeudi, a été décalée au 4 mars, selon l’entourage du président de la commission, Frédéric Valletoux (Horizons).bat-od-eva-sl/hr/dch   

Mort d’Yvan Colonna en prison: l’État condamné à payer 75.000 euros aux héritiers

L’État a été condamné mardi par la justice administrative à payer 75.000 euros aux héritiers d’Yvan Colonna pour des “manquements fautifs de l’administration pénitentiaire”, après l’agression mortelle du militant corse par un codétenu à Arles en 2022.”Après avoir relevé des dysfonctionnements majeurs dans l’organisation et le fonctionnement du service, le tribunal retient certains manquements fautifs de l’administration pénitentiaire comme le défaut de surveillance des détenus et le défaut d’inscription du codétenu, auteur de l’agression, en quartier d’évaluation de la radicalisation”, écrit le tribunal administratif de Marseille dans un communiqué.”C’est une vraie victoire de la reconnaissance des fautes de l’administration qui sont en lien direct avec l’agression et le décès d’Yvan Colonna”, a réagi Me Patrice Spinosi, avocat de la famille, sollicité par l’AFP.Il y avait déjà eu un accord transactionnel entre l’État et la famille avec le versement d’un peu plus de 200.000 euros, rappelle Me Spinosi. Cette fois, il s’agissait d’un autre volet, porté non pas au nom des héritiers mais au nom d’Yvan Colonna lui-même, pour établir son préjudice. L’État proposait 40.000 euros mais la famille a refusé cette proposition et a donc saisi la justice administrative pour réclamer 200.000 euros.Au final, le tribunal a suivi les conclusions du rapporteur public et a condamné l’État à verser 75.000 aux héritiers directs en réparation des préjudices propres subis par Yvan Colonna “liés à l’angoisse de sa mort imminente et un sentiment d’abandon de ne pouvoir ainsi échapper à son agresseur”.Yvan Colonna, qui purgeait une peine de réclusion à perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Érignac en 1998, a été violemment agressé le 2 mars 2022 dans la salle de sports de la prison d’Arles par Franck Elong Abé, un détenu radicalisé condamné notamment dans un dossier terroriste.Il est décédé des suites de ses blessures deux semaines plus tard.Au moment des faits, Franck Elong Abé était classé détenu particulièrement signalé (DPS) depuis novembre 2015 en raison de sa “grande dangerosité”, de “son instabilité” et de “la persistance de son comportement violent”, selon des documents d’enquête.Il purgeait alors plusieurs peines, dont une de neuf ans d’emprisonnement pour association de malfaiteurs terroriste, et était libérable en décembre 2023.

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Au Havre, l’usine d’éoliennes en mer produira des machines plus puissantes pour concurrencer la Chine

L’usine d’éoliennes en mer de Siemens Gamesa va investir 200 millions d’euros pour étendre son site français du Havre et y produire des pales “parmi les plus longues au monde”, dans le but de rivaliser avec la Chine, ont annoncé lundi le ministre français de l’Énergie et la société germano-espagnole.”Notre objectif est de produire en France les composants nécessaires aux futurs parcs éoliens. Pour y parvenir, il est essentiel de fabriquer des turbines plus puissantes, adaptées à l’évolution des technologies”, a déclaré le ministre chargé de l’Energie, Marc Ferracci, lors de la pose de la première pierre de l’extension.Inaugurée en 2022, sur un site de 36 hectares, l’usine produit aujourd’hui des pales de 75 et 81 mètres de longueur et assemble des nacelles pour des turbines éoliennes de 7 ou 8 MW. Elle équipe cinq parcs éoliens marins français en construction (Courseulles-sur-mer, Yeu-Noirmoutier, Dieppe-Le Tréport) ou en service (Fécamp, Saint Brieuc). L’extension qui devrait être achevée en 2026 “fera entrer l’éolien en mer dans une autre dimension” en produisant des pales longues de 115 mètres, selon la filiale de l’énergéticien allemand Siemens Energy issue de la fusion de Siemens Wind Power et Gamesa.”Avec un rotor de 236 mètres et une puissance de 14 MW”, précise-t-elle, “cette sixième génération de machines Siemens Gamesa sera parmi les plus puissantes au monde”, sans toutefois détrôner la Chine.En Chine, les fabricants sont déjà lancés dans une course au gigantisme, avec des éoliennes allant jusqu’à 18 MW de puissance aujourd’hui et d’autres annoncées en développement à 22 MW par le leader mondial Goldwind.Au total, le projet a bénéficié de près de 170 millions d’euros de soutien public: 35 millions en financements européens, 80 millions des collectivités locales et 54 millions d’euros en crédit d’impôt. “Un soutien important, assumé” face à “une concurrence de plus en plus féroce et parfois déloyale”, a indiqué le ministre, en visant la Chine, sans la nommer.Ce projet “permet à la France et à l’Europe de rester au cœur du développement, de la fabrication et de l’installation de nos éoliennes en mer”, a assuré Yara Chaktoura, la présidente pour la France de Siemens Energy et Siemens Gamesa dans un communiqué.”La position de la France est claire: l’Europe doit se préparer à riposter et à s’armer. Nous devons faire plus pour soutenir nos industries et nos emplois, notamment en intégrant une préférence européenne dans la commande publique”, a souligné M. Ferracci. Le ministre a d’ailleurs annoncé l’introduction de “critères de résilience dans les prochains appels d’offres”, pour favoriser “le contenu industriel local et l’achat de turbines fabriquées en Europe et en France”. Ces critères “d’éligibilité et de sélection” se concrétiseront “dès cette année” pour l’appel d’offres n°9 dont les lauréats seront désignés “d’ici fin 2025”. Au 30 septembre 2024, la France avait atteint une capacité d’éolien en mer installée de 1,5 GW. Elle ambitionne 18 GW d’éolien en mer à l’horizon 2035 et 45 GW d’ici 2050.

Algérien refoulé: Retailleau accuse Alger d'”enfreindre le droit”

“L’Algérie ne respecte pas le droit” en n’acceptant pas sur son sol un de ses ressortissants expulsés de France, a accusé mardi sur TF1 le ministre français de l’Intérieur Bruno Retailleau qui envisage des sanctions contre la compagnie Air Algérie.Selon des sources judiciaires françaises, Alger a refusé d’admettre sur son sol un de ses ressortissants âgé de 30 ans, condamné en mai par le tribunal de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) à six mois de prison et à une interdiction de territoire pour plusieurs faits dont vol, recel et port d’arme blanche.”Si l’Algérien n’avait pas de carte d’identité ou de passeport bionumérique, je comprends qu’il faille un laissez-passer consulaire”, a expliqué le ministre.”Mais là, le document est reconnu. Il est Algérien. Donc l’Algérie enfreint le droit. J’ai demandé à mes services de voir dans quelles conditions on pouvait sanctionner” la compagnie nationale Air Algérie, a-t-il ajouté. “On est en train de voir toute l’échelle de la riposte possible.” A l’approche du délai maximal de rétention, le ressortissant algérien a été embarqué, escorté par des policiers, à bord d’un vol pour l’Algérie, qui s’est posé à Oran dans la nuit du 10 au 11 février. Bien qu’il ait une carte d’identité en cours de validité, les autorités algériennes ont refusé de l’admettre au motif qu’il n’avait pas de laissez-passer consulaire, et il a été immédiatement renvoyé vers la France, selon ces documents judiciaires.Dans une note à ses services, consultée lundi par l’AFP, le ministre de l’Intérieur a pris acte d’une “exigence supplémentaire et nouvelle” de la compagnie nationale Air Algérie qui “déroge aux accords” entre les deux pays.Désormais, la compagnie “exige des laissez-passer consulaires même lorsque les individus prévus au départ sont détenteurs de pièces d’identité en cours de validité”, souligne le cabinet du ministre.”Pourquoi est-ce que la France fait preuve d’une aussi grande faiblesse vis-à-vis de l’Algérie ? Je pense qu’il faut (…) poser un rapport de force”, a estimé Bruno Retailleau, évoquant, parmi les moyens de pression possibles, le fait de “priver un certain nombre de personnalités, de la nomenclatura, de diplomates” des “facilités” dont ils bénéficient actuellement.La France peut également “remettre en cause de façon plus générale des accords”, a-t-il ajouté. “A partir du moment où l’Algérie ne respecte pas l’accord avec la France et le droit international, pourquoi est-ce que nous, on s’obligerait à respecter les accords avec l’Algérie ?”

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A69: audience “cruciale” à Toulouse, rassemblement d’opposants

Le tribunal administratif de Toulouse a commencé à examiner mardi dans une salle comble les recours des opposants à l’A69, alors que plusieurs dizaines d’entre eux s’étaient rassemblés aux abords de la juridiction, au cri de “no macadam”.Les manifestants arboraient dans le calme une banderole avec pour message “Stop A69, la justice au pied du mur” ou des reproductions du code de l’environnement, a constaté un journaliste de l’AFP.L’audience est “cruciale” pour les opposants qui veulent voir interrompre les travaux de l’A69 alors que cette autoroute de 53 km reliant Castres à la ville rose doit ouvrir fin 2025.”Ce qu’on attend tout simplement, c’est que le droit environnemental soit appliqué (…) et que les conclusions de la rapporteure publique soient confirmées par les juges”, a expliqué à l’AFP Marie-Odile Marché, du collectif La voie est libre (LVEL).”Si le tribunal est complètement impartial et juge en droit, il a l’occasion de créer une jurisprudence qui permettra de refondre en profondeur le droit environnemental et l’application du droit environnemental sur des projets comme ça”, espère Thomas Digard, l’un des porte-parole de LVEL, opposé depuis l’origine au projet.Il y a quelques jours, les opposants ont vu avec satisfaction la rapporteure publique, magistrate dont les conclusions doivent guider la juridiction dans l’examen des recours, maintenir sa demande d'”annulation totale” de l’arrêté préfectoral du 1er mars 2023 ayant autorisé le chantier.- Avis généralement suivis -“Dans 95% des cas, nous dit-on, les avis des rapporteurs publics sont suivis (…) et donc a priori il n’y a pas de raison que le tribunal déroge à l’avis qui a été donné par la rapporteure publique”, a déclaré à l’AFP en marge du rassemblement de mardi matin, Christine Arrighi, députée écologiste et ancienne rapporteure de la Commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur le montage juridique et financier du projet d’autoroute.De son côté, Atosca, futur concessionnaire de l’autoroute et actuellement en charge du chantier, a affirmé vouloir défendre devant le tribunal “l’intérêt public de l’A69”.Selon Atosca, l’A69, dont l’objectif est de désenclaver le sud du département du Tarn, bénéficie du “soutien d’une très large majorité des élus et des Tarnais” et sa construction répond à “différents enjeux (notamment territoriaux, démographiques, sécuritaires et économiques)”.Au-delà de l’impact écologique, les opposants mettent aussi en cause le coût de l’infrastructure pour ses futurs utilisateurs.Or, la semaine passée, la préfecture d’Occitanie a annoncé qu’un accord avec les collectivités locales avait été trouvé pour réduire les tarifs d’accès sur une partie de la future autoroute.- “Soutien indéfectible” -Avant cette “audience décisive pour l’avenir de cette autoroute au tribunal administratif de Toulouse, il est important que notre assemblée affiche son soutien indéfectible à cette infrastructure essentielle à l’avenir du Tarn”, avait souligné dans un communiqué Christophe Ramond, président PS du conseil départemental après le vote unanime des élus tarnais sur cette réduction de tarif.Atosca assure qu’en dépit des différentes manifestations et mobilisations qui ont émaillé le chantier depuis plusieurs mois, l’autoroute ouvrira bien fin 2025 comme prévu.Alors que les opposants ne cessent de dénoncer des manquements, erreurs ou approximations qui entraveraient la bonne marche des travaux, le futur concessionnaire affirme que “si des écarts sont constatés” par rapport à l’arrêté préfectoral d’autorisation environnementale, “des mesures correctives sont mises en œuvre”.”Plus de 1.000 salariés travaillent sur le chantier actuellement, Atosca a désormais concrétisé plus de 300 millions d’euros, soit 65% du budget total du chantier”, a-t-il souligné, annonçant de “nouvelles étapes structurantes” pour le printemps.En mars, seront ainsi installées les deux centrales d’enrobés à chaud qui doivent fabriquer le revêtement de la future autoroute, a précisé le groupe.A moins que le tribunal de Toulouse décide d’ici quelques semaines de remettre en cause l’autorisation environnementale ayant permis ce chantier contesté.

A69: audience “cruciale” à Toulouse, rassemblement d’opposants

Le tribunal administratif de Toulouse a commencé à examiner mardi dans une salle comble les recours des opposants à l’A69, alors que plusieurs dizaines d’entre eux s’étaient rassemblés aux abords de la juridiction, au cri de “no macadam”.Les manifestants arboraient dans le calme une banderole avec pour message “Stop A69, la justice au pied du mur” ou des reproductions du code de l’environnement, a constaté un journaliste de l’AFP.L’audience est “cruciale” pour les opposants qui veulent voir interrompre les travaux de l’A69 alors que cette autoroute de 53 km reliant Castres à la ville rose doit ouvrir fin 2025.”Ce qu’on attend tout simplement, c’est que le droit environnemental soit appliqué (…) et que les conclusions de la rapporteure publique soient confirmées par les juges”, a expliqué à l’AFP Marie-Odile Marché, du collectif La voie est libre (LVEL).”Si le tribunal est complètement impartial et juge en droit, il a l’occasion de créer une jurisprudence qui permettra de refondre en profondeur le droit environnemental et l’application du droit environnemental sur des projets comme ça”, espère Thomas Digard, l’un des porte-parole de LVEL, opposé depuis l’origine au projet.Il y a quelques jours, les opposants ont vu avec satisfaction la rapporteure publique, magistrate dont les conclusions doivent guider la juridiction dans l’examen des recours, maintenir sa demande d'”annulation totale” de l’arrêté préfectoral du 1er mars 2023 ayant autorisé le chantier.- Avis généralement suivis -“Dans 95% des cas, nous dit-on, les avis des rapporteurs publics sont suivis (…) et donc a priori il n’y a pas de raison que le tribunal déroge à l’avis qui a été donné par la rapporteure publique”, a déclaré à l’AFP en marge du rassemblement de mardi matin, Christine Arrighi, députée écologiste et ancienne rapporteure de la Commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur le montage juridique et financier du projet d’autoroute.De son côté, Atosca, futur concessionnaire de l’autoroute et actuellement en charge du chantier, a affirmé vouloir défendre devant le tribunal “l’intérêt public de l’A69”.Selon Atosca, l’A69, dont l’objectif est de désenclaver le sud du département du Tarn, bénéficie du “soutien d’une très large majorité des élus et des Tarnais” et sa construction répond à “différents enjeux (notamment territoriaux, démographiques, sécuritaires et économiques)”.Au-delà de l’impact écologique, les opposants mettent aussi en cause le coût de l’infrastructure pour ses futurs utilisateurs.Or, la semaine passée, la préfecture d’Occitanie a annoncé qu’un accord avec les collectivités locales avait été trouvé pour réduire les tarifs d’accès sur une partie de la future autoroute.- “Soutien indéfectible” -Avant cette “audience décisive pour l’avenir de cette autoroute au tribunal administratif de Toulouse, il est important que notre assemblée affiche son soutien indéfectible à cette infrastructure essentielle à l’avenir du Tarn”, avait souligné dans un communiqué Christophe Ramond, président PS du conseil départemental après le vote unanime des élus tarnais sur cette réduction de tarif.Atosca assure qu’en dépit des différentes manifestations et mobilisations qui ont émaillé le chantier depuis plusieurs mois, l’autoroute ouvrira bien fin 2025 comme prévu.Alors que les opposants ne cessent de dénoncer des manquements, erreurs ou approximations qui entraveraient la bonne marche des travaux, le futur concessionnaire affirme que “si des écarts sont constatés” par rapport à l’arrêté préfectoral d’autorisation environnementale, “des mesures correctives sont mises en œuvre”.”Plus de 1.000 salariés travaillent sur le chantier actuellement, Atosca a désormais concrétisé plus de 300 millions d’euros, soit 65% du budget total du chantier”, a-t-il souligné, annonçant de “nouvelles étapes structurantes” pour le printemps.En mars, seront ainsi installées les deux centrales d’enrobés à chaud qui doivent fabriquer le revêtement de la future autoroute, a précisé le groupe.A moins que le tribunal de Toulouse décide d’ici quelques semaines de remettre en cause l’autorisation environnementale ayant permis ce chantier contesté.