AFP Top News

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Protéines d’insectes: la start-up Ynsect n’a pas trouvé de repreneur ou nouvel investisseur

Aucune offre de reprise ou d’investissement n’a été déposée dans les temps pour la start-up Ynsect, spécialisée dans la production de protéines et d’engrais à base d’insectes, selon le journal Les Echos mardi.L’entreprise française avait lancé en janvier un appel à des investisseurs ou repreneurs dans le cadre d’une procédure de sauvegarde, et les offres pouvaient être déposées auprès de l’administrateur judiciaire jusqu’au 17 février.Un porte-parole de l’entreprise n’a pas souhaité commenter l’information mardi soir.Spécialisé dans l’élevage et la transformation d’insectes pour l’alimentation animale, humaine et les engrais, Ynsect a levé au total 600 millions de dollars auprès d’investisseurs depuis sa création en 2011, mais est aujourd’hui confrontée à la difficile montée en puissance de son modèle. La société, dont le siège social est situé dans l’Essonne, compte deux sites de production, près de Dole (Jura) et Amiens (Somme).La procédure de sauvegarde, ouverte fin septembre 2024 et courant jusqu’à fin mars, a placé Ynsect sous la protection du tribunal de commerce pendant six mois durant lesquels ses créances sont gelées.Ynsect aurait besoin de quelque 130 millions d’euros, selon Les Echos, ce qui lui permettrait d’achever sa giga-usine dans la Somme et d’augmenter sa production.La procédure peut être étendue pour six mois supplémentaires voire davantage sur décision judiciaire, mais Ynsect pourrait aussi être placée en redressement.A l’heure où le monde s’inquiète de l’épuisement des ressources, les temps sont durs pour les farines d’insectes. Une autre pionnière française du secteur, Agronutris, a annoncé fin janvier que sa holding avait été placée en procédure de sauvegarde pour “stabiliser sa situation financière”.Si son outil industriel “est aujourd’hui pleinement opérationnel”, Agronutris avait indiqué que “l’accès au financement est rendu plus difficile par un contexte économique incertain et des investisseurs freinés par l’actualité du secteur et les annonces faites récemment par d’autres acteurs industriels”.

Violences conjugales: Stéphane Plaza condamné à un an de prison avec sursis

Le tribunal de Paris a condamné mardi Stéphane Plaza, agent immobilier vedette de M6, à un an de prison avec sursis pour violences conjugales récurrentes sur une ancienne compagne, une décision dont il va faire appel.L’animateur de 54 ans a également interdiction d’entrer en contact avec elle pendant trois ans. Il a en revanche été relaxé des chefs de violences psychologiques “habituelles”, c’est-à-dire récurrentes, sur une autre compagne.Après avoir écouté le jugement à la barre, Stéphane Plaza s’est dirigé vers la vitre du box des prévenus, où il s’est accoudé pour s’effondrer en larmes, avant de sortir du tribunal en évitant la presse, par un accès habituellement réservé aux professionnels.Ses avocats ont dénoncé une condamnation “inacceptable”. L’animateur “va faire appel”, a annoncé Me Hélène Plumet. Me Carlo Alberto Brusa a estimé que la “machine judiciaire” s’était “emballée” contre un homme dont “la gentillesse caractérise (la) vie”.M6, qui avait toujours exclu de cesser sa collaboration avec Stéphane Plaza, a annoncé mardi la déprogrammation “à compter de ce jour” des émissions “dans lesquelles l’animateur est “présent”. Une décision prise “dans l’attente des éventuelles suites juridiques”, a précisé le groupe audiovisuel dans un communiqué transmis à l’AFP.- Déclarations “corroborées” -Pour le tribunal correctionnel, la première plaignante, Amandine, a décrit de “manière constante” quatre scènes de violences, dont trois ont été “corroborées” lors de la procédure: témoignages, examens médico-légaux…Ces violences, qui ont eu lieu entre 2018 et 2022, étaient physiques (coup de poing à l’épaule, deux doigts luxés, un cassé) ou psychologiques (humiliation en public), a résumé le président.À l’audience, le 9 janvier, Stéphane Plaza avait vigoureusement démenti. Les doigts tordus d’Amandine, au printemps 2022? “Je ne contrôle pas ma force car je suis dyspraxique et maladroit”, avait affirmé le prévenu.Le parquet avait requis 18 mois d’emprisonnement avec sursis et 10.000 euros d’amende, en appelant le tribunal à prononcer la “juste peine” pour permettre de “replacer la responsabilité là où elle doit être”, dans un dossier où notamment “l’argent a été un élément central dans (les) mécanismes de domination”.Mardi, le tribunal a condamné Stéphane Plaza à verser 5.000 euros à Amandine au titre de son préjudice physique, 3.000 euros pour son préjudice moral et 3.000 euros pour les frais d’avocats.Amandine, éprouvée lors de l’audience et absente lors du délibéré, “est satisfaite d’avoir été reconnue et crue”, a déclaré son avocat, Me Benjamin Chouai.- “Reconnue en tant que victime” -Lors du procès, la seconde plaignante, Paola, avait dénoncé des violences psychologiques, caractérisées par un “comportement changeant” de M. Plaza: paroles douces le soir, insultes le matin… “Vieille pute! Bimbo!”, lui dit-il quand elle procède à une augmentation mammaire pour davantage lui plaire.Elle avait aussi raconté avoir dû changer sa serrure car M. Plaza refusait de lui rendre ses clefs – lui affirmait les avoir perdues.Si le tribunal a assuré ne “pas remettre en cause la parole” de la plaignante, il a souligné que les violences reprochées reposaient majoritairement “sur ses déclarations”.De même, si le “retentissement psychologique n’est pas contesté”, “il ne peut être relié avec certitude aux faits dénoncés”, la plaignante n’ayant “pas fait l’objet d’une expertise psychiatrique”, a poursuivi le président. M. Plaza a été relaxé pour ces chefs.”On a un souci avec les violences psychologiques”, a estimé l’avocate de Paola, Me Louise Beriot, qui la représente avec Me Clotilde Lepetit. “Quel est l’intérêt d’avoir une loi qui (les) définit, les réprime, si c’est pour constater son absence d’effectivité dans les dossiers?”, a demandé Me Beriot.”C’était un long chemin, épouvantable, mais aujourd’hui je suis satisfaite pour Amandine”, a réagi Paola auprès de l’AFP.Malgré la relaxe de Stéphane Plaza, “j’ai quand même le sentiment d’avoir été reconnue en tant que victime” et “j’espère que cela va servir à d’autres femmes dans le futur, contre ces hommes qui se sentent tout puissants”.L’affaire avait débuté en septembre 2023, avec la publication par Mediapart des témoignages de trois ex-compagnes. Le parquet avait ensuite ouvert une enquête.Agent immobilier, Stéphane Plaza est devenu une star quand M6 l’a propulsé en 2006 à la tête de l’émission “Recherche appartement ou maison”, suivie de “Maison à vendre” (2007) ou “Chasseurs d’appart'” (2015).La condamnation de Stéphane Plaza a accentué la dégradation de l’image de marque de son réseau d’agences immobilières, qui liste sur son site 560 agences, et dont M6 est l’actionnaire majoritaire. Elle “vient vider la marque Stéphane Plaza Immobilier de sa substance”, a ainsi estimé auprès de l’AFP Valentin Simonnet, avocat d’une trentaine d’agences qui souhaitent quitter la franchise. Cette dernière n’a pas souhaité s’exprimer.clw-mby-jvi-ac/may/vk

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Feu vert au Sénat sur la loi d’orientation agricole, une adoption visée avant le Salon

Engagé dans une course contre la montre, le gouvernement a obtenu mardi l’accord du Sénat sur son projet de loi d’orientation agricole, et espère désormais un compromis parlementaire sur ce texte brandi comme réponse à la grogne du secteur, mais fustigé à gauche.La loi sera-t-elle bouclée avant le Salon international de l’agriculture ? L’objectif affiché par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, avant l’ouverture samedi à Paris, a franchi une étape déterminante. Dominée par une alliance droite-centristes, le Sénat a adopté le texte à 218 voix contre 107, près de neuf mois après son adoption à l’Assemblée.Prochain “round” : une commission mixte paritaire (CMP) réunissant sept sénateurs et sept députés chargés de dégager, au pas de charge et à huis clos, un texte de compromis.La CMP s’est ouverte dans la soirée au Sénat, et plusieurs mesures ont déjà été adoptées, selon plusieurs participants, dont l’important article 1er qui érige l’agriculture au rang d’intérêt général majeur.Si un accord global est trouvé avant la fin de soirée mardi, la version commune devrait être soumise aux deux chambres avant samedi pour une adoption définitive. Si la CMP s’éternise, elle reprendra en revanche mercredi après-midi et l’adoption finale sera reportée en mars, selon une source gouvernementale.”Je ne voudrais pas commencer ce Salon de l’agriculture en disant aux agriculteurs que les parlementaires ne les ont pas entendus”, a déclaré Annie Genevard devant le Sénat.- “Pas d’accord à tout prix” -Présenté il y a près d’un an sous le gouvernement Attal en réaction à une crise agricole qui avait enflammé les ronds-points, les autoroutes et l’édition 2024 du Salon, le projet de loi avait été reporté par la dissolution puis la censure du gouvernement Barnier.Il va “permettre d’ouvrir un nouveau regard, une nouvelle perspective, un nouveau cap pour l’agriculture française”, a espéré l’un des artisans du texte au Sénat, Laurent Duplomb (LR), appelant à “stopper ce délire décroissant, cette folie normative, ces oppositions stériles” qui mettent les agriculteurs “sur le chemin du déclin”.Si plusieurs parlementaires au fait des tractations ont indiqué mardi qu’un accord en CMP était “en bonne voie”, l’issue reste incertaine: le texte est truffé de points irritants.Il n’y aura “pas d’accord à tout prix”, a indiqué le chef des députés MoDem Marc Fesneau, qui avait porté le texte devant l’Assemblée en tant que ministre de l’Agriculture, mais s’inquiète de certains durcissements opérés par la droite sénatoriale. L’absence d’accord repousserait néanmoins de plusieurs semaines supplémentaires la fin du parcours législatif de ce texte.Le texte balaye des sujets très divers, de la transmission d’exploitations pour faire face au vieillissement du métier aux objectifs de l’enseignement agricole en passant par le statut des haies ou la répression des atteintes environnementales.Il entend surtout ériger l’agriculture au rang “d’intérêt général majeur” et fait de la souveraineté alimentaire un “intérêt fondamental de la Nation”.Les sénateurs lui ont associé un principe décrié de “non-régression de la souveraineté alimentaire”, mesure miroir de la “non-régression environnementale” déjà consacrée dans la loi. Principe maintenu en CMP à ce stade, selon un participant.- “Marche forcée” -La chambre haute a nettement allégé les contraintes des agriculteurs en matière d’atteintes environnementales — largement dépénalisées —, d’installations agricoles ou de destruction de haies.”Le Sénat a transformé le projet de loi en machine de guerre contre l’agriculture familiale et contre l’environnement”, s’est indignée la présidente LFI de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée Aurélie Trouvé. Le président des députés communistes André Chassaigne a aussi fait part de sa “colère noire” face au “vote d’une loi à marche forcée” avant le Salon de l’agriculture, quand le sénateur écologiste Daniel Salmon a fustigé un texte “à contresens de l’histoire et de l’urgence écologique”.Lors d’une visioconférence mardi matin, plusieurs ONG de défense de l’environnement ont aussi critiqué le texte remanié au Sénat, qui causera “la pire régression du droit de l’environnement depuis au moins une décennie”, selon Laure Piolle, animatrice du réseau Agriculture et alimentation au sein de France Nature Environnement.

Feu vert au Sénat sur la loi d’orientation agricole, une adoption visée avant le Salon

Engagé dans une course contre la montre, le gouvernement a obtenu mardi l’accord du Sénat sur son projet de loi d’orientation agricole, et espère désormais un compromis parlementaire sur ce texte brandi comme réponse à la grogne du secteur, mais fustigé à gauche.La loi sera-t-elle bouclée avant le Salon international de l’agriculture ? L’objectif affiché par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, avant l’ouverture samedi à Paris, a franchi une étape déterminante. Dominée par une alliance droite-centristes, le Sénat a adopté le texte à 218 voix contre 107, près de neuf mois après son adoption à l’Assemblée.Prochain “round” : une commission mixte paritaire (CMP) réunissant sept sénateurs et sept députés chargés de dégager, au pas de charge et à huis clos, un texte de compromis.La CMP s’est ouverte dans la soirée au Sénat, et plusieurs mesures ont déjà été adoptées, selon plusieurs participants, dont l’important article 1er qui érige l’agriculture au rang d’intérêt général majeur.Si un accord global est trouvé avant la fin de soirée mardi, la version commune devrait être soumise aux deux chambres avant samedi pour une adoption définitive. Si la CMP s’éternise, elle reprendra en revanche mercredi après-midi et l’adoption finale sera reportée en mars, selon une source gouvernementale.”Je ne voudrais pas commencer ce Salon de l’agriculture en disant aux agriculteurs que les parlementaires ne les ont pas entendus”, a déclaré Annie Genevard devant le Sénat.- “Pas d’accord à tout prix” -Présenté il y a près d’un an sous le gouvernement Attal en réaction à une crise agricole qui avait enflammé les ronds-points, les autoroutes et l’édition 2024 du Salon, le projet de loi avait été reporté par la dissolution puis la censure du gouvernement Barnier.Il va “permettre d’ouvrir un nouveau regard, une nouvelle perspective, un nouveau cap pour l’agriculture française”, a espéré l’un des artisans du texte au Sénat, Laurent Duplomb (LR), appelant à “stopper ce délire décroissant, cette folie normative, ces oppositions stériles” qui mettent les agriculteurs “sur le chemin du déclin”.Si plusieurs parlementaires au fait des tractations ont indiqué mardi qu’un accord en CMP était “en bonne voie”, l’issue reste incertaine: le texte est truffé de points irritants.Il n’y aura “pas d’accord à tout prix”, a indiqué le chef des députés MoDem Marc Fesneau, qui avait porté le texte devant l’Assemblée en tant que ministre de l’Agriculture, mais s’inquiète de certains durcissements opérés par la droite sénatoriale. L’absence d’accord repousserait néanmoins de plusieurs semaines supplémentaires la fin du parcours législatif de ce texte.Le texte balaye des sujets très divers, de la transmission d’exploitations pour faire face au vieillissement du métier aux objectifs de l’enseignement agricole en passant par le statut des haies ou la répression des atteintes environnementales.Il entend surtout ériger l’agriculture au rang “d’intérêt général majeur” et fait de la souveraineté alimentaire un “intérêt fondamental de la Nation”.Les sénateurs lui ont associé un principe décrié de “non-régression de la souveraineté alimentaire”, mesure miroir de la “non-régression environnementale” déjà consacrée dans la loi. Principe maintenu en CMP à ce stade, selon un participant.- “Marche forcée” -La chambre haute a nettement allégé les contraintes des agriculteurs en matière d’atteintes environnementales — largement dépénalisées —, d’installations agricoles ou de destruction de haies.”Le Sénat a transformé le projet de loi en machine de guerre contre l’agriculture familiale et contre l’environnement”, s’est indignée la présidente LFI de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée Aurélie Trouvé. Le président des députés communistes André Chassaigne a aussi fait part de sa “colère noire” face au “vote d’une loi à marche forcée” avant le Salon de l’agriculture, quand le sénateur écologiste Daniel Salmon a fustigé un texte “à contresens de l’histoire et de l’urgence écologique”.Lors d’une visioconférence mardi matin, plusieurs ONG de défense de l’environnement ont aussi critiqué le texte remanié au Sénat, qui causera “la pire régression du droit de l’environnement depuis au moins une décennie”, selon Laure Piolle, animatrice du réseau Agriculture et alimentation au sein de France Nature Environnement.

Lebanon presses for full Israeli withdrawal as troops remain in 5 places

Lebanese leaders said they were in contact with the United States and France to press Israel to fully withdraw, branding its continued presence in five places an “occupation” after a ceasefire deadline expired on Tuesday.The UN called the incomplete pullout a violation of a Security Council resolution, though it has allowed many displaced residents to …

Lebanon presses for full Israeli withdrawal as troops remain in 5 places Read More »

Airbags: des clients de Citroën désemparés après un nouveau rappel de voitures

“Je continue à conduire, mais j’ai peur”: comme Caroline Fond, conductrice de l’Aube, des milliers d’automobilistes sont désemparés après l’immobilisation par Citroën de plus de 200.000 voitures dans la moitié nord de la France en raison d’airbags défectueux.Quelque 236.900 propriétaires de Citroën C3 et DS 3 dans le nord de la France ont été appelés lundi à ne plus rouler le temps que soient changés leurs airbags, dans le cadre d’une nouvelle vague d’immobilisation liée au scandale Takata.Ces airbags sont susceptibles de causer de graves blessures et ont déjà provoqué au moins 12 décès en France, dont 11 en outremer, où le climat dégrade plus vite un de leurs composants, selon le ministère des Transports.Informée par les médias, Mme Fond, dont la DS 3 est concernée par le rappel de sécurité, a pris contact dès mardi matin avec sa concession Citroën près de Troyes. Cette dernière n’a pas pu lui donner rendez-vous avant le 10 avril pour changer les airbags, ni lui prêter de véhicule, et la trentenaire continue donc à utiliser sa voiture.”Je n’ai pas le choix: je conduis d’une maison à l’autre pour faire des ménages et si je ne travaille pas, je ne gagne rien”, souligne-t-elle.Mais elle reconnaît son malaise face à cette “épée de Damoclès”: “si j’avais des enfants, je n’utiliserais pas ma voiture”, souligne cette ancienne commerciale de chez Citroën, qui se dit très déçue du “manque d’anticipation” de la marque, alors que les risques sont connus depuis de longues années.Comme elle, de nombreux automobilistes inquiets sont aussi agacés des délais et de l’extrême difficulté à obtenir un véhicule de prêt.”J’ai réduit mes trajets au minimum: emmener mon fils à l’école, faire les courses”, souligne Marianne, une trentenaire qui habite près de Strasbourg. Déjà informée d’un rappel durant l’été, elle a renoncé à des longs trajets pendant les vacances “par peur”, mais elle a attendu d’être sûre que le concessionnaire pourrait changer son airbag dans la journée pour lui confier sa voiture. Elle a rendez-vous mardi, et d’ici là “prie pour que ça tienne”.- Stress, déception et soulagement -A Villeneuve-d’Ascq, en périphérie lilloise, Kadija est “déçue” de ne pas avoir été prévenue avant, car elle part en vacances avec un long trajet en voiture et a donc dû confier ses enfants mardi pour “faire les choses dans l’urgence”. Faute de réussir à joindre le service Citroën, elle s’est rendue dans une concession Stellantis et a obtenu un rendez-vous dès mercredi: “ils ont commandé la pièce, et puis ils vont faire le travail demain,”, dit-elle, soulagée.Comme elle, de nombreux propriétaires de C3 et de DS 3 se succèdent dans cette concession, où la direction indique avoir réceptionné des stocks importants et entamé les remplacements dès mardi matin.Stellantis a assuré lundi avoir désormais des stocks d’airbags de remplacement qui peuvent être installés “tout de suite”.Volkswagen, Nissan, BMW ou Toyota, entre autres, ont rappelé des millions de véhicules équipés de ces airbags dangereux.A la suite de plusieurs accidents mortels, une première campagne d’immobilisation — appelée “stop drive” — avait déjà été lancée par Citroën et DS début 2024 dans le sud de l’Europe et au Maghreb, immobilisant des milliers d’automobilistes pendant des semaines. En France, elle concernait le sud du pays et l’Outre-mer, avant d’être étendue lundi aux véhicules situés au nord d’une ligne Lyon-Clermont-Ferrand et immatriculés entre 2008 et 2013.L’avocat Charles-Henri Coppet, qui représente neuf familles de personnes décédées et onze blessés, la plupart victimes de graves mutilations du visage, demande la mise en place d’un “pôle d’instruction unique” sur ce dossier d’une grande complexité technique, “comme cela a pu se faire dans les affaires du Mediator, des prothèses PIP, de Lactalis”.Parallèlement, l’avocat explique à l’AFP avoir interpellé députés et sénateurs afin “qu’on s’interroge sur la gestion des rappels et qu’on change peut-être l’arsenal législatif en permettant que de tels accidents ne se reproduisent pas”. Le député Marc Chavent (UDR) a déposé une proposition de création de commission parlementaire le 12 février pour enquêter sur les conditions des rappels des airbags défectueux.

Bétharram: Bayrou affirme n’être “jamais” intervenu et charge le gouvernement Jospin

Toujours aux prises avec l’affaire des violences à Notre-Dame-de-Bétharram, François Bayrou a martelé mardi n’être “jamais” intervenu, “ni de près ni de loin”, auprès de la justice et a contre-attaqué en visant le gouvernement de Lionel Jospin, au pouvoir à la fin des années 1990.Comme la semaine dernière, le Premier ministre a été soumis aux questions de l’Assemblée nationale sur son degré de connaissance et d’implication dans ce dossier qui concerne un collège-lycée catholique des Pyrénées-Atlantiques, près de Pau, où il a scolarisé plusieurs de ses enfants.Celui qui a été ministre de l’Education de 1993 à 1997 a déjà dit n’avoir “jamais été informé” dans le passé des agressions sexuelles et viols dont sont soupçonnés des membres de l’établissement sous contrat entre les années 1970 et 1990. Il a aussi expliqué avoir diligenté une inspection générale dès qu’il a appris, en 1996, le dépôt d’une première plainte d’un élève, giflé violemment par le surveillant général.Mais plusieurs députés, notamment l’élu de La France insoumise Paul Vannier, l’accusent d’avoir menti devant la représentation nationale.Dans un témoignage diffusé dimanche dans le magazine “Sept à Huit”, sur TF1, le gendarme chargé de l’enquête sur le père Carricart, ex-directeur de l’institution accusé de viol en 1998, a évoqué une “intervention” de François Bayrou auprès de la justice à l’époque, alors qu’il était député et président du Conseil général.”De quelle nature et de quelle forme, je n’en sais rien”, reconnaît toutefois mardi ce gendarme, Alain Hontangs, dans le journal La République des Pyrénées.Le juge qui enquête sur le viol en 1998 a aussi relaté dans plusieurs médias que François Bayrou avait “fait la démarche de venir” le voir lorsque le prêtre était en détention.Ce juge d’instruction, Christian Mirande, “c’est mon voisin depuis 50 ans”, a répondu mardi le Premier ministre, qui est toujours maire de Pau, lors d’une question de la députée socialiste des Pyrénées-Atlantiques Colette Capdevielle.”Est-ce que nous avons pu parler avec le juge Christian Mirande de cette affaire? Sans doute oui”, mais “on a pu parler de l’ambiance, on a pu parler de l’établissement, jamais du dossier”, a ajouté François Bayrou.Quant au procureur général, “je ne le connais pas”, et “il n’a eu aucune communication” avec “qui que ce soit sur ce dossier”, a-t-il aussi assuré.- “D’autres savaient” -Le chef du gouvernement a alors renvoyé la balle dans le camp du gouvernement du socialiste Lionel Jospin, qui avait succédé à celui dont il fut ministre de l’Education.”Si je ne savais pas, d’autres savaient. Parce que j’affirme devant vous, et vous le vérifierez, que le procureur général, lui, a tenu informée la Chancellerie sur ces affaires à quatre reprises dans l’année 1998. Il l’a fait téléphoniquement le jour de l’incarcération et il l’a fait ensuite à trois reprises par écrit, en signalant la gravité des faits”, a dit le Premier ministre.Il a rappelé ensuite, en la citant nommément, que la ministre de la Justice était alors Elisabeth Guigou.Les signalements écrits, que l’AFP s’est procurés, sont datés de 1998 et 2000, et préviennent d’une possible affaire de grande ampleur au sein de l’établissement. Le procureur justifie son premier courrier par la renommée régionale de l’établissement, et “l’émotion” suscitée par l’incarcération de son ancien directeur. Et “quand j’étais au gouvernement, il ne pouvait pas y avoir un signalement aussi important sans que le ministre de l’Education nationale ne soit averti”, a-t-il poursuivi, nommant le titulaire de l’époque, Claude Allègre, récemment décédé, et sa ministre déléguée à l’Enseignement scolaire, Ségolène Royal.”Je pose la question à mon tour: qu’est-ce qui a été fait après les signalements du procureur général pour que soient entreprises les démarches que vous recommandez?”, a-t-il demandé devant les députés.Ségolène Royal s’est immédiatement dite “scandalisée par les attaques du Premier ministre”, en publiant sur le réseau X ses instructions d’août 1997 sur les “violences sexuelles” dans les établissements scolaires. “J’envisage une action en dénonciation calomnieuse”, a-t-elle prévenu.”M. Bayrou nous a servi la quatrième version des faits” en une semaine, a déploré Paul Vannier sur BFMTV. “C’est un menteur multirécidiviste”, “chacune de ses nouvelles déclarations dévoile le mensonge des précédentes”, a-t-il dénoncé, appelant à nouveau à la démission du chef du gouvernement.