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After US election, Kremlin propagandist sets sights on German vote

From a fabricated sex scandal to a fake museum heist, disinformation aimed at influencing Germany’s high-stakes election is originating from dozens of AI-generated German sites apparently linked to a US fugitive turned Kremlin propagandist, researchers say.John Dougan runs a network of more than 100 such fake sites, which mimic German media outlets, mirroring a disinformation …

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Bayrou s’apprête à surmonter une sixième motion de censure de la gauche

Le Premier ministre François Bayrou devrait échapper mercredi à une sixième motion de censure, déposée cette fois-ci par le Parti socialiste, qui reproche au gouvernement de “céder aux passions tristes de l’extrême droite”.Le texte, qui sera examiné en fin d’après-midi, n’a aucune chance d’aboutir, faute d’avoir le soutien du Rassemblement national.Ce qui n’a pas empêché le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Mignola, d’appeler mardi soir dans Le Parisien les parlementaires à la “responsabilité”, espérant qu’un “certain nombre de députés socialistes ne la voteront pas”, à l’heure où “deux superpuissances” – la Russie et les Etats-Unis “négocient au mépris de l’Europe” sur l’avenir de l’Ukraine.Le PS avait annoncé cette motion après avoir renoncé à censurer le gouvernement sur les budgets, la présentant comme une réponse à la “trumpisation” du débat public, et une protestation face à l’expression de “submersion” migratoire, employée par le Premier ministre.”Le Premier ministre a repris les mots funestes de Jean-Marie Le Pen”, critiquent les socialistes dans ce texte signé par les 66 députés du groupe.Qualifiant l’extrême droite “d’ennemi mortel de la République”, ils reprochent au gouvernement d’avoir “cédé” à ses “passions tristes” en “offrant des victoires culturelles inédites au Rassemblement national qu’il est censé combattre”.Dans leur viseur notamment : le débat sur le droit du sol suggéré par le garde des Sceaux Gérald Darmanin, le soutien du gouvernement à un texte LR restreignant ce droit à Mayotte, l’adoption à l’Assemblée, à l’initiative de l’ex-Premier ministre Gabriel Attal, d’un texte sur la justice des mineurs, la “dépénalisation des atteintes à la biodiversité” portée par la droite sénatoriale, ou encore “la remise en cause du Pacte Vert” au niveau européen.Le texte, déposé lundi, évoque aussi l’affaire des violences à Notre-Dame-de-Bétharram, estimant que “le Premier ministre ne peut se soustraire aux interrogations légitimes des victimes et de leurs proches, de la représentation nationale et de la presse”.Le Premier ministre est accusé dans ce dossier d’être intervenu dans l’enquête ouverte fin 1997 concernant le père Carricart, ex-directeur de l’institution, et d’avoir menti à la représentation nationale, ce qu’il récuse entièrement.L’affaire a de nouveau animé les questions au gouvernement mardi, François Bayrou contre-attaquant en chargeant le gouvernement de Lionel Jospin, au pouvoir à partir de juin 1997.Le Premier ministre a survécu à cinq motions de censure de la gauche, une consécutive à sa déclaration de politique générale, et quatre sur les budgets. Et le Parlement a tourné lundi la page budgétaire en adoptant le budget de la Sécu.Un succès pour le gouvernement de M. Bayrou, qui a fixé mardi sa feuille de route au Parlement jusqu’au mois de juin.

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Accord au Parlement sur la loi d’orientation agricole, une adoption en vue avant le Salon

Une loi d’orientation agricole votée juste avant l’ouverture du Salon de l’agriculture: le gouvernement est en passe de tenir son engagement après un accord trouvé mardi soir entre les deux chambres du Parlement sur ce texte brandi comme réponse à la grogne du secteur, mais fustigé à gauche.Peu avant minuit, une commission mixte paritaire (CMP) réunissant sept députés et sept sénateurs est parvenue à dégager un texte de compromis sur ce projet de loi présenté il y a près d’un an et maintes fois repoussé. Un peu plus tôt mardi, c’est le Sénat qui avait adopté le texte à 218 voix contre 107, près de neuf mois après son adoption à l’Assemblée nationale juste avant la dissolution.Le texte commun devrait désormais être soumis à un ultime vote des députés mercredi soir, puis des sénateurs jeudi après-midi, synonyme d’adoption définitive de ce texte qui a pour mesure phare d’ériger l’agriculture au rang “d’intérêt général majeur”.Son adoption ne fait guère de doute: mardi, la CMP l’a approuvé à dix voix contre quatre, les élus du Rassemblement national joignant leurs votes à ceux des membres de la coalition gouvernementale.”Je ne voudrais pas commencer ce Salon de l’agriculture en disant aux agriculteurs que les parlementaires ne les ont pas entendus”, avait déclaré la ministre de l’Agriculture Annie Genevard devant le Sénat dans l’après-midi.Le projet “porte un certain nombre de sujets fermement attendus par les agriculteurs. Il ne répond pas à tous les besoins des agriculteurs, mais c’est un texte utile et nécessaire qui conserve l’essentiel des apports du Sénat”, s’est félicitée auprès de l’AFP la présidente LR de la commission des Affaires économiques du Sénat, Dominique Estrosi-Sassone.”C’est le projet de loi du Sénat, le projet de loi Duplomb”, avec “des régressions majeures à laquelle même la ministre s’était opposée”, a fustigé son homologue LFI de l’Assemblée nationale, Aurélie Trouvé, en référence au sénateur LR Laurent Duplomb, principal artisan d’un net durcissement du texte à la chambre haute. “En six mois il y a un très grave recul de la macronie”, qui a voté des mesures qu’elle avait rejetées, a-t-elle aussi déploré.La gauche dans son ensemble et les associations de défense de l’environnement sont farouchement opposées au texte, s’inquiétant de “reculs environnementaux sans précédent”.- “Folie normative” -La loi d’orientation va “permettre d’ouvrir un nouveau regard, une nouvelle perspective, un nouveau cap pour l’agriculture française”, avait au contraire espéré Laurent Duplomb (LR) dans l’après-midi, appelant à “stopper ce délire décroissant, cette folie normative, ces oppositions stériles” qui mettent les agriculteurs “sur le chemin du déclin”.Le texte balaye des sujets très divers, de la transmission d’exploitations pour faire face au vieillissement du métier aux objectifs de l’enseignement agricole en passant par le statut des haies ou la répression des atteintes environnementales.Il entend surtout ériger l’agriculture au rang “d’intérêt général majeur” et fait de la souveraineté alimentaire un “intérêt fondamental de la Nation”.Les sénateurs lui ont associé un principe décrié de “non-régression de la souveraineté alimentaire”, mesure miroir de la “non-régression environnementale” déjà consacrée dans la loi. Principe maintenu dans le texte final.Selon plusieurs sources parlementaires, le compromis parlementaire réintègre la notion de “transition climatique et environnementale” dans les grands enjeux des politiques agricole, un terme retiré par le Sénat. Mais le terme “d’agroécologie” reste bien écarté de cette loi, comme espéré par les sénateurs.- “Marche forcée” -Le Parlement a aussi nettement allégé les contraintes des agriculteurs en matière d’atteintes environnementales — largement dépénalisées —, d’installations agricoles ou de destruction de haies, privilégiant notamment une amende forfaitaire de 450 euros pour les atteintes “non-intentionnelles” aux espèces ou aux habitats naturels.La création d’un guichet unique pour les transmissions d’exploitations agricole, baptisé France Services Agriculture, a été validé par les parlementaires, de même que le lancement d’un “Bachelor agro”, diplôme de bac+3.L’accélération de l’agenda parlementaire pour faire aboutir ce texte avant le Salon de l’agriculture avait ulcéré la gauche: le président des députés communistes André Chassaigne avait fait part mardi matin de sa “colère noire” face au “vote d’une loi à marche forcée”. Le socialiste Dominique Potier avait dénoncé lui un texte “caricatural” et “déraisonnable”.Lors d’une visioconférence mardi matin, plusieurs ONG de défense de l’environnement ont aussi craint “la pire régression du droit de l’environnement depuis au moins une décennie”, selon Laure Piolle, animatrice du réseau Agriculture et alimentation au sein de France Nature Environnement.

Accord au Parlement sur la loi d’orientation agricole, une adoption en vue avant le Salon

Une loi d’orientation agricole votée juste avant l’ouverture du Salon de l’agriculture: le gouvernement est en passe de tenir son engagement après un accord trouvé mardi soir entre les deux chambres du Parlement sur ce texte brandi comme réponse à la grogne du secteur, mais fustigé à gauche.Peu avant minuit, une commission mixte paritaire (CMP) réunissant sept députés et sept sénateurs est parvenue à dégager un texte de compromis sur ce projet de loi présenté il y a près d’un an et maintes fois repoussé. Un peu plus tôt mardi, c’est le Sénat qui avait adopté le texte à 218 voix contre 107, près de neuf mois après son adoption à l’Assemblée nationale juste avant la dissolution.Le texte commun devrait désormais être soumis à un ultime vote des députés mercredi soir, puis des sénateurs jeudi après-midi, synonyme d’adoption définitive de ce texte qui a pour mesure phare d’ériger l’agriculture au rang “d’intérêt général majeur”.Son adoption ne fait guère de doute: mardi, la CMP l’a approuvé à dix voix contre quatre, les élus du Rassemblement national joignant leurs votes à ceux des membres de la coalition gouvernementale.”Je ne voudrais pas commencer ce Salon de l’agriculture en disant aux agriculteurs que les parlementaires ne les ont pas entendus”, avait déclaré la ministre de l’Agriculture Annie Genevard devant le Sénat dans l’après-midi.Le projet “porte un certain nombre de sujets fermement attendus par les agriculteurs. Il ne répond pas à tous les besoins des agriculteurs, mais c’est un texte utile et nécessaire qui conserve l’essentiel des apports du Sénat”, s’est félicitée auprès de l’AFP la présidente LR de la commission des Affaires économiques du Sénat, Dominique Estrosi-Sassone.”C’est le projet de loi du Sénat, le projet de loi Duplomb”, avec “des régressions majeures à laquelle même la ministre s’était opposée”, a fustigé son homologue LFI de l’Assemblée nationale, Aurélie Trouvé, en référence au sénateur LR Laurent Duplomb, principal artisan d’un net durcissement du texte à la chambre haute. “En six mois il y a un très grave recul de la macronie”, qui a voté des mesures qu’elle avait rejetées, a-t-elle aussi déploré.La gauche dans son ensemble et les associations de défense de l’environnement sont farouchement opposées au texte, s’inquiétant de “reculs environnementaux sans précédent”.- “Folie normative” -La loi d’orientation va “permettre d’ouvrir un nouveau regard, une nouvelle perspective, un nouveau cap pour l’agriculture française”, avait au contraire espéré Laurent Duplomb (LR) dans l’après-midi, appelant à “stopper ce délire décroissant, cette folie normative, ces oppositions stériles” qui mettent les agriculteurs “sur le chemin du déclin”.Le texte balaye des sujets très divers, de la transmission d’exploitations pour faire face au vieillissement du métier aux objectifs de l’enseignement agricole en passant par le statut des haies ou la répression des atteintes environnementales.Il entend surtout ériger l’agriculture au rang “d’intérêt général majeur” et fait de la souveraineté alimentaire un “intérêt fondamental de la Nation”.Les sénateurs lui ont associé un principe décrié de “non-régression de la souveraineté alimentaire”, mesure miroir de la “non-régression environnementale” déjà consacrée dans la loi. Principe maintenu dans le texte final.Selon plusieurs sources parlementaires, le compromis parlementaire réintègre la notion de “transition climatique et environnementale” dans les grands enjeux des politiques agricole, un terme retiré par le Sénat. Mais le terme “d’agroécologie” reste bien écarté de cette loi, comme espéré par les sénateurs.- “Marche forcée” -Le Parlement a aussi nettement allégé les contraintes des agriculteurs en matière d’atteintes environnementales — largement dépénalisées —, d’installations agricoles ou de destruction de haies, privilégiant notamment une amende forfaitaire de 450 euros pour les atteintes “non-intentionnelles” aux espèces ou aux habitats naturels.La création d’un guichet unique pour les transmissions d’exploitations agricole, baptisé France Services Agriculture, a été validé par les parlementaires, de même que le lancement d’un “Bachelor agro”, diplôme de bac+3.L’accélération de l’agenda parlementaire pour faire aboutir ce texte avant le Salon de l’agriculture avait ulcéré la gauche: le président des députés communistes André Chassaigne avait fait part mardi matin de sa “colère noire” face au “vote d’une loi à marche forcée”. Le socialiste Dominique Potier avait dénoncé lui un texte “caricatural” et “déraisonnable”.Lors d’une visioconférence mardi matin, plusieurs ONG de défense de l’environnement ont aussi craint “la pire régression du droit de l’environnement depuis au moins une décennie”, selon Laure Piolle, animatrice du réseau Agriculture et alimentation au sein de France Nature Environnement.

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Australie: plus de 150 dauphins s’échouent sur une plage de Tasmanie

Plus de 150 dauphins se sont échoués sur une plage de l’île australienne de Tasmanie, ont annoncé des agents de protection de l’environnement, déplorant mercredi la mort de plusieurs dizaines d’entre eux.”Environ 90″ de ces 157 spécimens étaient vivants mercredi matin, selon ces membres du département de l’Environnement local, indiquant qu’il semblait s’agir d’un banc de fausses orques, des gros dauphins prédateurs.Ces cétacés se sont échoués en l’espace de 48 heures près d’Arthur River, une localité peu peuplée du nord-ouest de la Tasmanie, île située au sud-est de l’Australie.Sur des photos diffusées par les autorités, des dizaines de dauphins d’un noir brillant apparaissent étendus sur le sable le long d’une plage à marée basse.L’opération de secours “est complexe à cause de l’inaccessibilité du site, des conditions océaniques et de la difficulté à acheminer un équipement spécialisé dans ce lieu reculé”, a expliqué le département dans un communiqué.Des échouements massifs de cétacés sont de plus en plus fréquemment constatés à travers le monde, un phénomène dont les causes n’ont pas été scientifiquement établies à ce jour mais qui pourrait être lié à l’activité humaine.En Australie, des dizaines de dauphins pilotes s’étaient échoués sur une plage à l’extrémité sud-ouest du pays en avril dernier.En Tasmanie, Brendon Clark, un agent local de protection de la faune sauvage, a indiqué mercredi qu’il serait difficile de remettre à l’eau les cétacés encore en vie, ceux-ci pouvant peser plus d’une tonne.Lorsque des animaux s’échouent, “l’euthanasie est une option pour réduire au maximum les souffrances et nous avons des vétérinaires sur place pour aider à la prise de décisions éclairées si cela est jugé nécessaire”, a expliqué M. Clark à des journalistes.Selon l’agent, ces animaux sont les premiers à s’être échoués dans cette partie de la Tasmanie depuis une cinquantaine d’années. “Il n’ont pas eu ce type de comportement dans nos eaux depuis un long moment (…) Ce sont des animaux migrateurs, ils parcourent les océans autour du globe”, rappelle M. Clark.”Nous n’avons pas d’informations” sur “la raison qui les a conduits à s’échouer pour la première fois en cinquante ans” ici, a-t-il ajouté. “C’est quelque chose sur quoi, avec un peu de chance, l’autopsie apportera un éclairage.”Les fausses orques peuvent mesurer jusqu’à six mètres de long. Comme d’autres delphinidés, ces cétacés également appelés faux épaulards sont des animaux grégaires qui forment souvent des bancs de 50 individus ou plus.

Accord au Parlement sur la loi d’orientation agricole, une adoption en vue avant le Salon

Une loi d’orientation agricole votée juste avant l’ouverture du Salon de l’agriculture: le gouvernement est en passe de tenir son engagement après un accord trouvé mardi soir entre les deux chambres du Parlement sur ce texte brandi comme réponse à la grogne du secteur, mais fustigé à gauche.Peu avant minuit, une commission mixte paritaire (CMP) réunissant sept députés et sept sénateurs est parvenue à dégager un texte de compromis sur ce projet de loi présenté il y a près d’un an et maintes fois repoussé. Un peu plus tôt mardi, c’est le Sénat qui avait adopté le texte à 218 voix contre 107, près de neuf mois après son adoption à l’Assemblée nationale juste avant la dissolution.Le texte commun devrait désormais être soumis à un ultime vote des députés mercredi soir, puis des sénateurs jeudi après-midi, synonyme d’adoption définitive de ce texte qui a pour mesure phare d’ériger l’agriculture au rang “d’intérêt général majeur”.Son adoption ne fait guère de doute: mardi, la CMP l’a approuvé à dix voix contre quatre, les élus du Rassemblement national joignant leurs votes à ceux des membres de la coalition gouvernementale.”Je ne voudrais pas commencer ce Salon de l’agriculture en disant aux agriculteurs que les parlementaires ne les ont pas entendus”, avait déclaré la ministre de l’Agriculture Annie Genevard devant le Sénat dans l’après-midi.Le projet “porte un certain nombre de sujets fermement attendus par les agriculteurs. Il ne répond pas à tous les besoins des agriculteurs, mais c’est un texte utile et nécessaire qui conserve l’essentiel des apports du Sénat”, s’est félicitée auprès de l’AFP la présidente LR de la commission des Affaires économiques du Sénat, Dominique Estrosi-Sassone.”C’est le projet de loi du Sénat, le projet de loi Duplomb”, avec “des régressions majeures à laquelle même la ministre s’était opposée”, a fustigé son homologue LFI de l’Assemblée nationale, Aurélie Trouvé, en référence au sénateur LR Laurent Duplomb, principal artisan d’un net durcissement du texte à la chambre haute. “En six mois il y a un très grave recul de la macronie”, qui a voté des mesures qu’elle avait rejetées, a-t-elle aussi déploré.La gauche dans son ensemble et les associations de défense de l’environnement sont farouchement opposées au texte, s’inquiétant de “reculs environnementaux sans précédent”.- “Folie normative” -La loi d’orientation va “permettre d’ouvrir un nouveau regard, une nouvelle perspective, un nouveau cap pour l’agriculture française”, avait au contraire espéré Laurent Duplomb (LR) dans l’après-midi, appelant à “stopper ce délire décroissant, cette folie normative, ces oppositions stériles” qui mettent les agriculteurs “sur le chemin du déclin”.Le texte balaye des sujets très divers, de la transmission d’exploitations pour faire face au vieillissement du métier aux objectifs de l’enseignement agricole en passant par le statut des haies ou la répression des atteintes environnementales.Il entend surtout ériger l’agriculture au rang “d’intérêt général majeur” et fait de la souveraineté alimentaire un “intérêt fondamental de la Nation”.Les sénateurs lui ont associé un principe décrié de “non-régression de la souveraineté alimentaire”, mesure miroir de la “non-régression environnementale” déjà consacrée dans la loi. Principe maintenu dans le texte final.Selon plusieurs sources parlementaires, le compromis parlementaire réintègre la notion de “transition climatique et environnementale” dans les grands enjeux des politiques agricole, un terme retiré par le Sénat. Mais le terme “d’agroécologie” reste bien écarté de cette loi, comme espéré par les sénateurs.- “Marche forcée” -Le Parlement a aussi nettement allégé les contraintes des agriculteurs en matière d’atteintes environnementales — largement dépénalisées —, d’installations agricoles ou de destruction de haies, privilégiant notamment une amende forfaitaire de 450 euros pour les atteintes “non-intentionnelles” aux espèces ou aux habitats naturels.La création d’un guichet unique pour les transmissions d’exploitations agricole, baptisé France Services Agriculture, a été validé par les parlementaires, de même que le lancement d’un “Bachelor agro”, diplôme de bac+3.L’accélération de l’agenda parlementaire pour faire aboutir ce texte avant le Salon de l’agriculture avait ulcéré la gauche: le président des députés communistes André Chassaigne avait fait part mardi matin de sa “colère noire” face au “vote d’une loi à marche forcée”. Le socialiste Dominique Potier avait dénoncé lui un texte “caricatural” et “déraisonnable”.Lors d’une visioconférence mardi matin, plusieurs ONG de défense de l’environnement ont aussi craint “la pire régression du droit de l’environnement depuis au moins une décennie”, selon Laure Piolle, animatrice du réseau Agriculture et alimentation au sein de France Nature Environnement.

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Une loi d’orientation agricole votée juste avant l’ouverture du Salon de l’agriculture: le gouvernement est en passe de tenir son engagement après un accord trouvé mardi soir entre les deux chambres du Parlement sur ce texte brandi comme réponse à la grogne du secteur, mais fustigé à gauche.Peu avant minuit, une commission mixte paritaire (CMP) réunissant sept députés et sept sénateurs est parvenue à dégager un texte de compromis sur ce projet de loi présenté il y a près d’un an et maintes fois repoussé. Un peu plus tôt mardi, c’est le Sénat qui avait adopté le texte à 218 voix contre 107, près de neuf mois après son adoption à l’Assemblée nationale juste avant la dissolution.Le texte commun devrait désormais être soumis à un ultime vote des députés mercredi soir, puis des sénateurs jeudi après-midi, synonyme d’adoption définitive de ce texte qui a pour mesure phare d’ériger l’agriculture au rang “d’intérêt général majeur”.Son adoption ne fait guère de doute: mardi, la CMP l’a approuvé à dix voix contre quatre, les élus du Rassemblement national joignant leurs votes à ceux des membres de la coalition gouvernementale.”Je ne voudrais pas commencer ce Salon de l’agriculture en disant aux agriculteurs que les parlementaires ne les ont pas entendus”, avait déclaré la ministre de l’Agriculture Annie Genevard devant le Sénat dans l’après-midi.Le projet “porte un certain nombre de sujets fermement attendus par les agriculteurs. Il ne répond pas à tous les besoins des agriculteurs, mais c’est un texte utile et nécessaire qui conserve l’essentiel des apports du Sénat”, s’est félicitée auprès de l’AFP la présidente LR de la commission des Affaires économiques du Sénat, Dominique Estrosi-Sassone.”C’est le projet de loi du Sénat, le projet de loi Duplomb”, avec “des régressions majeures à laquelle même la ministre s’était opposée”, a fustigé son homologue LFI de l’Assemblée nationale, Aurélie Trouvé, en référence au sénateur LR Laurent Duplomb, principal artisan d’un net durcissement du texte à la chambre haute. “En six mois il y a un très grave recul de la macronie”, qui a voté des mesures qu’elle avait rejetées, a-t-elle aussi déploré.La gauche dans son ensemble et les associations de défense de l’environnement sont farouchement opposées au texte, s’inquiétant de “reculs environnementaux sans précédent”.- “Folie normative” -La loi d’orientation va “permettre d’ouvrir un nouveau regard, une nouvelle perspective, un nouveau cap pour l’agriculture française”, avait au contraire espéré Laurent Duplomb (LR) dans l’après-midi, appelant à “stopper ce délire décroissant, cette folie normative, ces oppositions stériles” qui mettent les agriculteurs “sur le chemin du déclin”.Le texte balaye des sujets très divers, de la transmission d’exploitations pour faire face au vieillissement du métier aux objectifs de l’enseignement agricole en passant par le statut des haies ou la répression des atteintes environnementales.Il entend surtout ériger l’agriculture au rang “d’intérêt général majeur” et fait de la souveraineté alimentaire un “intérêt fondamental de la Nation”.Les sénateurs lui ont associé un principe décrié de “non-régression de la souveraineté alimentaire”, mesure miroir de la “non-régression environnementale” déjà consacrée dans la loi. Principe maintenu dans le texte final.Selon plusieurs sources parlementaires, le compromis parlementaire réintègre la notion de “transition climatique et environnementale” dans les grands enjeux des politiques agricole, un terme retiré par le Sénat. Mais le terme “d’agroécologie” reste bien écarté de cette loi, comme espéré par les sénateurs.- “Marche forcée” -Le Parlement a aussi nettement allégé les contraintes des agriculteurs en matière d’atteintes environnementales — largement dépénalisées —, d’installations agricoles ou de destruction de haies, privilégiant notamment une amende forfaitaire de 450 euros pour les atteintes “non-intentionnelles” aux espèces ou aux habitats naturels.La création d’un guichet unique pour les transmissions d’exploitations agricole, baptisé France Services Agriculture, a été validé par les parlementaires, de même que le lancement d’un “Bachelor agro”, diplôme de bac+3.L’accélération de l’agenda parlementaire pour faire aboutir ce texte avant le Salon de l’agriculture avait ulcéré la gauche: le président des députés communistes André Chassaigne avait fait part mardi matin de sa “colère noire” face au “vote d’une loi à marche forcée”. Le socialiste Dominique Potier avait dénoncé lui un texte “caricatural” et “déraisonnable”.Lors d’une visioconférence mardi matin, plusieurs ONG de défense de l’environnement ont aussi craint “la pire régression du droit de l’environnement depuis au moins une décennie”, selon Laure Piolle, animatrice du réseau Agriculture et alimentation au sein de France Nature Environnement.

Mort de journalistes à Homs: l’enquête étendue aux crimes contre l’humanité

Le 22 février 2012, la journaliste américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik étaient tués dans un bombardement en Syrie. Treize ans après, les investigations pour crimes de guerre s’accélèrent, avec leur élargissement aux crimes contre l’humanité.Le 17 décembre, le Pnat a décidé d’étendre l’information judiciaire contre X en cours, a appris mardi l’AFP de source proche du dossier.Le Pnat a confirmé à l’AFP avoir saisi la juge d’instruction pour qu’elle enquête sur “de nouveaux faits qualifiés de crimes contre l’humanité” et en particulier sur l'”exécution d’un plan concerté, à l’encontre d’un groupe de population civile parmi lesquels les journalistes, activistes et défenseurs des droits de l’Homme, dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique”.Sont visés “l’atteinte volontaire à la vie” avec les décès de Rémi Ochlik et Marie Colvin, “la persécution” d’un groupe de population – en l’espèce Rémi Ochlik, Marie Colvin, le photographe britannique Paul Conroy, la reporter française Edith Bouvier et le traducteur syrien Wael Omar – et “les autres actes inhumains” perpétrés sur Edith Bouvier.”Ces récents développements sont extrêmement novateurs et ouvrent la voie à la caractérisation de crimes contre l’humanité dans un certain nombre de procédures concernant des journalistes opérant en zone de conflits armés”, a estimé Matthieu Bagard, l’un des conseils d’Edith Bouvier.- “Grande avancée” -L’avocat a, avec sa consoeur Marie Dosé, fait des observations à la juge d’instruction, expliquant pourquoi, à leurs yeux, un réquisitoire supplétif devait être pris par le Pnat. La juge a transmis au Pnat, qui a suivi.”Il faut saluer la position du Pnat. A notre connaissance, on n’a pas de précédent en France. C’est une grande avancée pour les reporters de guerre”, a souligné Marie Dosé.Les journalistes peuvent “désormais se constituer parties civiles par voie d’intervention dans une information judiciaire ouverte du chef de crimes contre l’humanité, et même de déposer plainte afin qu’une telle information judiciaire soit ouverte”, s’est aussi félicité Emmanuel Daoud, avocat de la soeur de Marie Colvin, de Wael Omar et de l’association Reporters Sans Frontières (RSF).”La famille Colvin demande au nouveau gouvernement syrien de coopérer avec les enquêteurs internationaux pour que les auteurs des atrocités telles que le meurtre de Marie Colvin répondent de leurs actes”, a réagi auprès de l’AFP Scott Gilmore, l’avocat américain de sa soeur, Cathleen Colvin.”Nous attendons maintenant que les juges délivrent des mandats d’arrêt contre les hauts responsables politiques et militaires dont la responsabilité a été établie”, a ajouté Clémence Bectarte, avocate de la famille de Rémi Ochlik, de la FIDH et du Centre syrien pour les médias et la liberté d’expression (SCM).- “Volonté de nous cibler” -Le 21 février 2012, des journalistes occidentaux, qui viennent d’entrer dans Homs assiégée par les troupes de Bachar al-Assad, se retrouvent dans une maison transformée en centre de presse du quartier de Bab Amr, un bastion de la rébellion de l’Armée syrienne libre (ASL).Au petit matin, ils sont réveillés par des détonations et comprennent que le quartier est visé par les troupes du régime.Lorsque leur bâtiment essuie les premiers tirs, ils se décident à en sortir. Les deux premiers à franchir la porte, Marie Colvin et Rémi Ochlik, sont tués par un obus de mortier. Ils avaient 56 et 28 ans. A l’intérieur, les autres sont projetés par le souffle de l’explosion. Edith Bouvier, 31 ans, est grièvement blessée à la jambe.A Paris, dès mars 2012, le parquet ouvre une enquête pour les victimes françaises pour meurtre et tentative de meurtre.En octobre 2014, l’enquête est élargie à des faits de crimes de guerre. En 2016, les victimes étrangères ou leurs proches se constituent parties civiles.”Nous n’étions pas au mauvais endroit au mauvais moment, il y avait une volonté de nous cibler” en tant que “témoins des violences militaires du régime” et dissuader d’autres journalistes de venir, a fait valoir Edith Bouvier en janvier 2013, selon son audition citée dans les observations de ses avocats dont l’AFP a eu connaissance.D’après ces mêmes observations, en mars 2016, un ancien officier des forces gouvernementales syriennes déclarait aussi, sous couvert d’anonymat: “Il faut savoir que l’objectif principal du régime était de frapper les journalistes car c’était eux qui témoignaient de la réalité de la situation”.Même conclusion tirée par des enquêteurs de l’Office central pour la répression des violences aux personnes. Dans un rapport de 2019 dont l’AFP a eu connaissance, ils ont écrit que le bâtiment où se trouvaient les journalistes était “la cible du régime de Bachar al-Assad”.clw-edy-jpa-cl/mk/bfa/dth

Détenus français en Iran: Macron a reçu les familles et “exige leur libération immédiate”

Les familles des trois Français détenus en Iran ont été reçues par Emmanuel Macron qui les a rassurées quant à la mobilisation des autorités, mais sans leur donner aucune échéance, a-t-on appris mardi auprès de la sœur de Cécile Kohler.”Aux côtés des familles de Cécile Kohler, Jacques Paris et Olivier Grondeau, toujours otages de l’Iran. Leur combat est celui de la Nation qui n’oublie aucun des siens. Nous exigeons leur libération immédiate”, a déclaré le président dans la soirée sur le réseau X, avec une photo de cette rencontre.Le chef de l’Etat a reçu lundi pendant une heure et demie les familles, a indiqué Noémie Kohler à l’AFP. “Le président nous a donné un certain nombre d’informations sur les négociations qui ont eu lieu pour la libération des otages”, a-t-elle indiqué, ajoutant qu’il était pour les familles “important de le voir et d’avoir des éléments concrets”.”Ca nous permet de nous conforter dans l’idée que les autorités sont complètement mobilisées pour la libération de nos proches”, a-t-elle ajouté. “Ce qu’on a compris, c’est que c’était très compliqué” et que “les autorités iraniennes refusent les solutions qui sont proposées par la France, donc c’est de leur côté que ça bloque”, a-t-elle poursuivi.”Malheureusement pour l’instant, on n’a toujours pas de perspectives de libération”, a-t-elle regretté, précisant que l’impossibilité d’obtenir une échéance pour leur libération avait été ressentie comme un “coup de massue”.Originaire de Soultz, en Alsace, Cécile Kohler a été arrêtée le 7 mai 2022 avec son compagnon Jacques Paris, au dernier jour d’un voyage touristique en Iran.Un troisième Français, Olivier Grondeau, détenu depuis plus de deux ans en Iran, est sorti de l’anonymat début janvier.Le 31 janvier, la famille de Cécile Kohler avait demandé à Emmanuel Macron d’intervenir, lors d’un rassemblement à Soultz à l’occasion de son millième jour de détention.Le même jour, le président français avait dénoncé la “détention indigne et arbitraire” des trois ressortissants français, les qualifiant “d’otages”, et exigé leur libération.L’Iran avait critiqué le chef d’Etat français pour cette déclaration, qualifiant ses propos de “non constructifs” et affirmant que “les décisions prises dans notre système (judiciaire) étaient conformes à la loi”.