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Avenir du chantier de l’A69: la cour administrative tranchera le 30 décembre

La cour administrative d’appel de Toulouse doit rendre le 30 décembre son arrêt sur la validité de l’autorisation environnementale du chantier de l’autoroute A69 et la poursuite des travaux, recommandée par le rapporteur public.Etant donné la “taille critique” du bassin de population et d’emploi des villes de Castres et de Mazamet, dans le sud du Tarn, il est, selon le rapporteur Frédéric Diard, “difficile de lui dénier la nécessité d’une liaison autoroutière” avec la métropole toulousaine.Dans ce dossier, devenu depuis deux ans un symbole des luttes écologiques, ce magistrat, dont la fonction est d’éclairer les juridictions administratives et dont l’avis est en général suivi, estime en outre que l’autoroute A69 fait partie “des conditions favorables” au développement de cette zone et lui permettra d’être reliée aux “grands équipements régionaux” présents à Toulouse (aéroport, universités, hôpitaux, etc.).”Si vous nous suivez dans nos conclusions, vous annulerez le jugement du tribunal administratif de Toulouse”, a conclu M. Diard, soutenant que l’autorisation environnementale accordée par l’Etat à ce chantier mais qui avait été invalidée le 27 février, était conforme au droit.Le tribunal toulousain avait à l’époque considéré que cette future liaison de 53 km ne présentait pas de Raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM), une condition juridique nécessaire pour autoriser les atteintes à l’environnement liées à des projets d’infrastructure comme l’A69.- “anomalie” -En appui du rapporteur public, pour l’Etat, Eric Sacher, sous-directeur des affaires juridiques au ministère de la Transition écologique, a estimé que cette première décision constituait une “anomalie” que la cour administrative d’appel devait désormais corriger.Du côté des collectivités locales favorables au projet, l’avocate Catherine Schlegel a mis en avant le principe d’égalité territoriale dont l’agglomération de Castres-Mazamet “n’a pas à être privée”.En réponse, l’avocate des associations opposées à l’A69, Julie Rover, a d’abord rappelé que la cour administrative d’appel de Toulouse se trouvait dans la position de clore l'”exceptionnelle saga juridictionnelle” qui a entouré le chantier de l’autoroute. “53.000 pages de procédure”, avait rappelé le président de la cour, Denis Chabert, en ouverture des débats.- “hors normes” -“Le droit et les avis techniques plaident pour la confirmation de la décision de première instance”, a soutenu Me Rover pour qui “l’anomalie juridique” serait un arrêt de la cour conforme à la position du rapporteur public, qui, selon elle, “ne manquera pas d’être censuré par le Conseil d’Etat”.Marine Yzquierdo, autre avocate des opposants, est de son côté revenue sur le rejet de la demande de récusation que les anti-A69 et leurs avocats avaient déposée il y a quelques jours. Elle visait plusieurs magistrats siégeant jeudi, dont le président Denis Chabert, au motif qu’ils avaient déjà participé à une première décision sur l’autoroute A69, autorisant en mai une reprise des travaux dans l’attente de l’audience d’appel.Elle a confié n’avoir “plus le cœur à plaider”, ayant “l’impression que les dés sont jetés”. Pour autant, affirmant “croire encore à la justice”, elle a appelé les cinq magistrats de la composition élargie de la cour à ne pas participer à une “politique de démolition massive du droit de l’environnement”.”La juridiction essaie de faire ce qu’elle doit faire”, a déclaré en clôture de l’audience Denis Chabert, reconnaissant que l’A69 constituait un dossier “hors normes”. “Hors normes dans sa dimension mais pas hors du droit”, a-t-il souligné, avant d’annoncer la date du 30 décembre pour le rendu de cette décision attendue.

Austrian parliament approves headscarf ban in schools

Austrian lawmakers on Thursday voted by a large majority in favour of a law banning headscarves in schools for girls under 14, a move rights groups and experts say is discriminatory and could deepen societal division.Austria’s conservative-led government — under pressure with anti-immigration sentiment is running high — proposed the ban earlier this year, arguing it …

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Dermatose: l’État annonce l’abattage des bovins en Ariège, des agriculteurs s’y opposent

Le préfet de l’Ariège a annoncé l’abattage jeudi d’un troupeau de plus de 200 vaches après la découverte d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans cet élevage des Bordes-sur-Arize, autour duquel des agriculteurs ont dressé des barrages pour bloquer l’accès à la ferme.Plusieurs centaines d’agriculteurs, notamment de la Coordination rurale mais aussi de la Confédération paysanne, entendent empêcher que les vaches soient euthanasiées. Avec des dizaines de tracteurs, des troncs d’arbres, ils obstruent les routes menant à l’exploitation, a constaté l’AFP.”Notre intention est d’empêcher (l’abattage). Il faut que la ministre (de l’Agriculture, Annie Genevard) prenne conscience de la situation”, a déclaré Jérôme Bayle, figure régionale du mouvement de protestation agricole, assurant que les propriétaires du troupeau “sont totalement opposés à l’abattage total”.Au micro de la radio Ici Occitanie, le préfet de l’Ariège Hervé Brabant avait auparavant averti que la stratégie d’abattage était la seule efficace “pour préserver le cheptel français”. “Les mesures sanitaires qui s’imposent conduisent à ce que le troupeau soit abattu, c’est la meilleure solution qu’on puisse apporter. Aujourd’hui c’est la seule solution qui fonctionne”, a-t-il assuré.”Si je dois faire preuve de fermeté, je ferai preuve de fermeté. Mais je serai désolé d’en arriver là et j’en appelle à la responsabilité”, a poursuivi le préfet de l’Ariège.- Protocole expérimental -Jeudi matin, aucune présence policière n’était visible aux abords immédiats de la ferme des Bordes-sur-Arize, village de 500 habitants au pied des Pyrénées. Pour l’heure, il est impossible aux services vétérinaires d’accéder à l’étable où sont rassemblées plus de 200 blondes d’Aquitaine.Les syndicats agricoles locaux et la chambre d’agriculture de l’Ariège ont proposé mercredi un protocole expérimental au ministère de l’Agriculture. Ils demandent que ne soit abattues que les vaches contaminées et que la santé du reste du troupeau soit contrôlée par test PCR pendant 4 à 6 semaines. Ils appellent également à une vaccination massive ainsi qu’à la mise en place d’une zone de protection de 5 km autour du foyer. Jusqu’ici, la règlementation visant à stopper la propagation de la maladie prévoit que l’ensemble du troupeau concerné soit abattu et l’instauration de “zones règlementées” dans un rayon de 50 km autour du foyer de DNC, un périmètre dans lequel les déplacements de bovins sont interdits ou restreints et où les bêtes sont vaccinées.Dans les Hautes-Pyrénées, un autre troupeau d’une vingtaine de bovins doit être abattu vendredi, a annoncé jeudi le préfet du département Jean Salomon. Dans cette exploitation située dans le village de Luby-Betmont, une dizaine d’éleveurs sont également mobilisés pour empêcher l’intervention des services vétérinaires.”Les tentatives de blocage ou les regroupements observés en proximité des exploitations font courir à tous les éleveurs un risque de propagation supplémentaire de la maladie”, s’est inquiété Jean Salomon.- “La vaccination, pas l’abattage -“On va tenir les deux points de mobilisation jusqu’à faire plier la ministre. Pas la peine d’envoyer 3.000 CRS, ça ne changera rien”, a assuré mercredi soir à l’AFP Lionel Candelon, président CR de la chambre d’agriculture du Gers, voisin des Hautes-Pyrénées.Les cas détectés de DNC dans l’Ariège et les Hautes-Pyrénées sont les premiers recensés dans ces départements depuis la détection du premier foyer en Savoie le 29 juin 2025. Cette maladie, apparue en juin en France et non transmissible à l’humain mais pouvant entraîner la mort de bovins, est “sous contrôle” assure de son côté le ministère de l’Agriculture, qui a ouvert mardi “des réflexions” sur la vaccination préventive du cheptel français.”La solution c’est la vaccination, pas l’abattage. Surveiller sanitairement oui, mais il faut laisser en paix les animaux qui ne sont pas contaminés”, a estimé Lionel Candelon.A l’inverse, d’autres comme la FNSEA y sont plus réticents en raison du “risque d’effondrement des exportations et des prix” qu’elle pourrait entraîner, a expliqué mardi à l’AFP son président, Arnaud Rousseau.En Occitanie, une centaine de manifestants avaient tenté de s’opposer début novembre à l’abattage de 80 bovins dans un élevage touché par la DNC à Thuès-Entre-Valls, dans les Pyrénées-Orientales. Ils avaient été délogés par les gendarmes avant que les services vétérinaires ne procèdent aux euthanasies.

Appel à la création d’un observatoire national des féminicides

La Fondation des femmes a appelé jeudi à la création d’un observatoire national des féminicides, jugeant la situation actuelle “alarmante” et dénonçant la “démobilisation” des pouvoirs publics sur cette question. Cet appel, lancé conjointement par l’Union nationale des familles de féminicides (UNFF), survient dans un contexte de hausse de 11% sur un an des féminicides conjugaux enregistrés en 2024 avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.”L’année 2025 s’annonce tout aussi meurtrière: les mois d’octobre et novembre ont compté 26 féminicides en deux mois, soit un tous les deux jours”, soulignent les deux organisations dans un communiqué.Or “ces féminicides ne sont pas une fatalité” mais “sont le résultat de dysfonctionnements connus, répétés, documentés”, ajoutent-elles. Les outils de lutte contre les féminicides existent (bracelets anti-rapprochement, ordonnances de protection, téléphones grave-danger, dispositifs d’écoute…) mais ils “ne fonctionnent que s’ils sont financés, pilotés, évalués, améliorés dans la durée”, insistent la Fondation des femmes et l’UNFF appelant à la création d’un “observatoire national des féminicides en capacité de fournir un suivi et une évaluation des politiques publiques et leurs effets”.À la suite des nouveaux chiffres de féminicides de 2024, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a estimé que la situation était “insupportable” et a assuré que la mobilisation des policiers et des gendarmes était “totale”. La ministre déléguée chargée de l’Égalité femmes hommes Aurore Bergé a de son côté reconnu un “échec collectif” face aux féminicides qui continuent d’être commis en France, appelant à une “révolution culturelle” de la part de l’ensemble de la société. Elle a espéré que le projet de loi-cadre sur les violences faites aux femmes, visant à “mieux former, mieux détecter, mieux prévenir et mieux sanctionné”, soit inscrit à l’ordre du jour parlementaire “dès que cela sera possible”.

À Rungis, sangliers et chevreuils s’imposent timidement au menu des fêtes

Autre choix que la traditionnelle volaille, la viande de gibier trouve sa place dans les allées du marché national de Rungis pendant les fêtes, au sein d’un secteur dominé par les importations car mal structuré, malgré l’abondance de sangliers et chevreuils dans les forêts françaises.A l’approche de Noël, Rungis est déjà sur le pont. Obéissant à un ballet millimétré, des milliers de semi-remorques sillonnent les 234 hectares du plus grand marché du monde de produits frais. Chaque nuit, 25.000 acheteurs parcourent entre 23H00 et 6H00 du matin les pavillons de la marée, des volailles, des fruits et légumes ou du fromage à la recherche des produits incontournables pour les fêtes.”C’est la quinzaine à ne pas manquer, c’est 25% du chiffre d’affaires”, souligne le PDG de Rungis, Stéphane Layani, malgré le cahotage d’un transpalette rempli de bourriches d’huîtres. Avec 1,8 million de tonnes de produits alimentaires qui transitent par ses portes, le “Ventre de Paris” nourrit près d’un Français sur quatre.Devant cette avalanche de mets fins, d’huiles parfumées et de fruits charnus, un secteur tente timidement de s’imposer sur la table du réveillon: la viande de gibier. Civets de cerf au pain d’épices, cuissots de sanglier à la sauce tomate ou gigues de chevreuil dopent le secteur qui réalise 30% de ses ventes annuelles pendant les fêtes. “Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, il ne s’agit pas d’une viande forte en goût, on peut le cuisiner aujourd’hui de façon très moderne. Ce sont des viandes maigres qui présentent beaucoup de qualités nutritives”, explique Jérôme Mascle, responsable du gibier chez le grossiste Avigros à Rungis, montrant une cuisse de sanglier, sous vide, à 8 euros le kilo.- Sanglier de Nouvelle-Zélande, biche américaine -Au milieu de l’avalanche de volailles françaises déclinées à tarif compétitif, Avigros est la dernière des six entreprises du pavillon à proposer du gibier à ses clients. Reilhe-Martin, autre grossiste, a jeté l’éponge il y a trois ans lors du rachat de l’entreprise, et le groupe Alvidis commercialise la venaison (viande de gibier) de façon plus marginale.En cause: un produit jugé compliqué à cuisiner par le grand public et tombé en désuétude. “Il y a trente ans, le gibier représentait 30% de la marchandise sur la période des fêtes et aujourd’hui à peine 5% !”, relève le “Roi de la volaille”, Gino Catena. Sous son chapeau de feutre bleu, le président du Syndicat de la volaille et du gibier grimace : “Le secteur n’est pas du tout organisé en France. Le sanglier vient de Nouvelle-Zélande, la biche d’Amérique du Nord et le chevreuil des pays de l’Est, alors que l’on fait face à une abondance dans nos bois!”Environ la moitié des 36.000 tonnes de viande de gibier consommées en France chaque année sont issues de l’importation, selon une étude du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) menée en 2021. La ressource est pourtant prolifique en France: “881.000 sangliers sont abattus chaque année entre septembre et mars”, relève Olivier Touchard, chargé de la venaison à la Fédération nationale des chasseurs, pour seulement 40.000 carcasses livrées sur le marché.”Le reste de la venaison est fléché vers l’auto-consommation des chasseurs, les boucheries en circuits courts et pour moitié dans ce que l’on appelle le réseau gris, c’est-à-dire le don, le troc ou la vente sans contrôle sanitaire ni visibilité”, poursuit M. Touchard qui incrimine une législation trop contraignante.Pour tenter de répondre à la problématique, la Fédération des chasseurs a lancé en octobre la marque-label “Gibiers de France”, afin de garantir la traçabilité de la viande et structurer la filière.S’il n’est pas encore présent sur les étals de Rungis, le label concerne dans un premier temps les centres de traitement du gibier, au nombre de 26 en France.”Pour ces fêtes de fin d’année, il ne faut pas se leurrer, le gibier restera majoritairement une option pour les restaurateurs haut de gamme”, souligne M.  Mascle, qui espère un retour en grâce à plus long terme. L’Auvergnat Paul Marcon a remporté cette année le Bocuse d’or, Graal de la gastronomie, en réalisant un plat… au chevreuil.

“Un traumatisme”: la liquidation de Brandt prononcée, quelque 700 emplois supprimés

“Un choc”: la justice a prononcé jeudi la liquidation judiciaire du groupe centenaire d’électroménager Brandt, fleuron industriel français qui disparaît en laissant quelque 700 salariés au chômage à la veille de Noël.”C’est une terrible nouvelle, un choc et un coup très dur porté à l’industrie française”, a indiqué à l’AFP le président de la région Centre-Val de Loire François Bonneau, évoquant un “traumatisme” pour les quelque 700 emplois du groupe supprimés après cette décision du tribunal des activités économiques (TAE) de Nanterre.Bercy a de son côté exprimé sa “profonde tristesse” après la liquidation d’un “fleuron français”.Devant une des usines du groupe, à Vendôme, qui emploie 93 salariés dans le Loir-et-Cher, une soixantaine de salariés ont fait part de leur colère.”C’est une décision très choquante. On a tout fait, mais ça n’a pas marché, on était bien ici, on est tous sous le choc. Les fêtes de Noël seront tristes”, a déclaré à l’AFP Célia Pinto à l’AFP, devant plusieurs braseros allumés.Comme d’autres, elle a décidé de brûler des documents administratifs devant l’usine, façon de dire “au revoir à Brandt”.Face au risque d’une mise en liquidation, particulièrement redouté, un projet de Scop (société coopérative et participative), soutenu par le groupe Revive, devait pourtant permettre de sauver au moins 370 emplois.Cette offre, présentée comme celle de la dernière chance, avait reçu ces derniers jours un large soutien des pouvoirs publics et d’une majorité de salariés.La tâche s’annonçait difficile. Eentre 20 et 25 millions d’euros étaient nécessaires pour relancer l’activité de Brandt.Les pouvoirs publics ont pourtant annoncé des soutiens en cascade: le gouvernement avait promis une aide de l’Etat à hauteur de 5 millions d’euros, suivi par la région Centre-Val de Loire et la métropole d’Orléans pour une somme atteignant au moins 20 millions d’euros.”On ne comprend pas, les soutiens étaient là, une mobilisation sans précédent avait été faite”, a dit M. Bonneau.Le ministre de l’Economie et des Finances, Roland Lescure, et son collègue en charge de l’Industrie, Sébastien Martin ont déploré que “malgré cela, les autres acteurs indispensables n’ont pas souhaité se positionner pour sauver Brandt”, semblant désigner, sans les nommer, les banques.Face à ce “traumatisme” porté à ces emplois et au territoire, ce dernier doit se rendre dans la journée aux côtés des salariés du site situé près d’Orléans.- “La rage” -La coopérative était aussi l’unique possibilité de sauver les deux usines du groupe, situées près d’Orléans (Loiret), et à Vendôme (Loir-et-Cher). Avec cette décision, environ 450 postes industriels sont supprimés.Au total, quelque 700 emplois disparaissent, alors que leurs salaires ne seront plus versés après le 15 décembre.”C’est de la rage, de la colère, de l’incompréhension. On se sera battus jusqu’au bout”, a abondé le secrétaire CGT Melkonyan Khachatur auprès de l’AFP, évoquant avec aperture “un beau cadeau de Noël”.Avec cette décision, le fabricant des produits Brandt disparaît, tout comme les trois autres marques françaises d’électroménager Vedette, Sauter et De Dietrich.Outre ses deux usines en France, en Centre-Val de Loire, Brandt possède un centre de service après-vente en région parisienne, à Saint-Ouen-L’Aumône (Val-d’Oise). Son siège social est situé à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).Brandt, propriété depuis 2014 du groupe algérien Cevital, réalise 260 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’entreprise subit notamment les conséquences des temps difficiles vécus par le secteur du gros électroménager, lié au ralentissement du marché immobilier.Ce secteur a subi l’an dernier un nouveau recul de ventes (-3,9%), après avoir déjà baissé en 2023.ngu-js-pvt-tmn/mb/rhl

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A69: Début d’une audience décisive devant la cour administrative d’appel de Toulouse

La cour administrative d’appel de Toulouse a commencé jeudi matin à se pencher sur le dossier de l’autoroute A69, lors d’une audience décisive pour la construction de cette infrastructure contestée dont le rapporteur public a d’ores et déjà souhaité la poursuite.Ce magistrat dont la vocation est d’éclairer les décisions des juridictions administratives et dont l’avis est en général suivi, a estimé, dans ses conclusions, qu’il convenait de revenir sur la décision du tribunal administratif de Toulouse qui, le 27 février, avait annulé l’autorisation environnementale ayant permis le démarrage des travaux, en 2023.Au terme de l’audience jeudi, la cour administrative d’appel va mettre son arrêt en délibéré, la décision devant intervenir dans plusieurs semaines.Plusieurs dizaines d’opposants à l’A69 s’étaient rassemblés devant la juridiction, avant le début de l’audience, espérant “un peu de justice, un peu de clarté”, comme l’a affirmé à l’AFP Sylvie Baune, retraitée et militante contre l’autoroute.”On a vraiment l’impression que quoi qu’il se passe, ça (le chantier, ndlr) continue, ça avance alors qu’ils sont hors la loi, ils font ce qu’ils veulent, c’est catastrophique”, a-t-elle déploré, non loin d’une affichette portant le message: “Aujourd’hui, l’État nous vole la justice”.A quelques mètres, une dizaine d'”écureuils”, ces militants écologistes qui se suspendent dans les arbres pour défendre la nature, descendaient des platanes où ils s’étaient accrochés depuis la veille, devant la cour.”Une nouvelle fois, il faut montrer à quel point il y a une proximité entre le porteur de projet, les décideurs politiques et les tribunaux”, a déploré Thomas Brail, l’un d’entre eux, fondateur du Groupement national de Surveillance des arbres (GNSA).M. Brail, comme d’autres manifestants, dénonçait à cet égard la position prise par le rapporteur public dans cette affaire.Jeudi matin, Frédéric Diard va développer ses arguments dans une salle d’audience comble, comme elle l’a été tout au long des différentes étapes procédurales de la longue bataille juridique autour de ce projet de 53 km de voie rapide, devenu depuis plusieurs années un symbole des luttes écologiques.- Récusation rejetée -“Nous invitons les médias à venir écouter attentivement les motivations du rapporteur lors de l’audience”, a réagi le principal collectif d’opposants à l’A69, “La Voie est libre” (LVEL), après avoir pris connaissance de sa position.”Il doit nous donner une démonstration irréfutable du caractère vital de l’A69. N’en doutons pas”, a-t-il ironisé, alors que le collectif s’était indigné que M. Diard soit reconduit comme rapporteur public pour cette audience cruciale alors qu’il avait déjà pris position en faveur de l’A69 dans une première procédure liée à ce dossier.En mai dernier, il avait en effet souhaité que la cour administrative d’appel se prononce en faveur de la demande présentée par l’État et le concessionnaire Atosca d’un “sursis à exécution” du jugement du tribunal administratif de Toulouse, une requête visant à faire reprendre les travaux, interrompus par cette décision.La juridiction d’appel, présidée dans cette procédure par Denis Chabert, avait suivi le rapporteur public, ce qui avait permis une reprise progressive du chantier au cours de l’été. M. Chabert préside également l’audience de jeudi.Les opposants ont demandé à ce que ce magistrat, tout comme M. Diard, ainsi qu’un troisième ayant également participé à l’audience de mai, ne siègent pas jeudi mais leur demande de récusation a été rejetée.”Avec cette décision, la justice creuse elle-même le fossé qui sépare les citoyens de l’institution”, selon LVEL.- Phase ultime du chantier -Sur le terrain, près d’un millier de personnes travaillent actuellement sur ce vaste chantier où le ballet des tractopelles, niveleuses et autres bulldozers bat son plein: 82% des terrassements et 95% des ouvrages d’art (ponts, viaducs, structures de soutènement, etc.) sont désormais réalisés, affirme le maître d’œuvre Atosca, même si les opposants contestent ces chiffres.Le chantier s’apprête à rentrer dans sa phase ultime, avec la pose, à partir de janvier, des 500.000 tonnes du revêtement que les deux centrales d’enrobé à chaud, installées en novembre, se préparent à produire.Fervent soutien du projet, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a répété à la mi-novembre qu’il souhaitait “mettre en route cette autoroute d’ici au mois d’octobre 2026”.

A69: Début d’une audience décisive devant la cour administrative d’appel de Toulouse

La cour administrative d’appel de Toulouse a commencé jeudi matin à se pencher sur le dossier de l’autoroute A69, lors d’une audience décisive pour la construction de cette infrastructure contestée dont le rapporteur public a d’ores et déjà souhaité la poursuite.Ce magistrat dont la vocation est d’éclairer les décisions des juridictions administratives et dont l’avis est en général suivi, a estimé, dans ses conclusions, qu’il convenait de revenir sur la décision du tribunal administratif de Toulouse qui, le 27 février, avait annulé l’autorisation environnementale ayant permis le démarrage des travaux, en 2023.Au terme de l’audience jeudi, la cour administrative d’appel va mettre son arrêt en délibéré, la décision devant intervenir dans plusieurs semaines.Plusieurs dizaines d’opposants à l’A69 s’étaient rassemblés devant la juridiction, avant le début de l’audience, espérant “un peu de justice, un peu de clarté”, comme l’a affirmé à l’AFP Sylvie Baune, retraitée et militante contre l’autoroute.”On a vraiment l’impression que quoi qu’il se passe, ça (le chantier, ndlr) continue, ça avance alors qu’ils sont hors la loi, ils font ce qu’ils veulent, c’est catastrophique”, a-t-elle déploré, non loin d’une affichette portant le message: “Aujourd’hui, l’État nous vole la justice”.A quelques mètres, une dizaine d'”écureuils”, ces militants écologistes qui se suspendent dans les arbres pour défendre la nature, descendaient des platanes où ils s’étaient accrochés depuis la veille, devant la cour.”Une nouvelle fois, il faut montrer à quel point il y a une proximité entre le porteur de projet, les décideurs politiques et les tribunaux”, a déploré Thomas Brail, l’un d’entre eux, fondateur du Groupement national de Surveillance des arbres (GNSA).M. Brail, comme d’autres manifestants, dénonçait à cet égard la position prise par le rapporteur public dans cette affaire.Jeudi matin, Frédéric Diard va développer ses arguments dans une salle d’audience comble, comme elle l’a été tout au long des différentes étapes procédurales de la longue bataille juridique autour de ce projet de 53 km de voie rapide, devenu depuis plusieurs années un symbole des luttes écologiques.- Récusation rejetée -“Nous invitons les médias à venir écouter attentivement les motivations du rapporteur lors de l’audience”, a réagi le principal collectif d’opposants à l’A69, “La Voie est libre” (LVEL), après avoir pris connaissance de sa position.”Il doit nous donner une démonstration irréfutable du caractère vital de l’A69. N’en doutons pas”, a-t-il ironisé, alors que le collectif s’était indigné que M. Diard soit reconduit comme rapporteur public pour cette audience cruciale alors qu’il avait déjà pris position en faveur de l’A69 dans une première procédure liée à ce dossier.En mai dernier, il avait en effet souhaité que la cour administrative d’appel se prononce en faveur de la demande présentée par l’État et le concessionnaire Atosca d’un “sursis à exécution” du jugement du tribunal administratif de Toulouse, une requête visant à faire reprendre les travaux, interrompus par cette décision.La juridiction d’appel, présidée dans cette procédure par Denis Chabert, avait suivi le rapporteur public, ce qui avait permis une reprise progressive du chantier au cours de l’été. M. Chabert préside également l’audience de jeudi.Les opposants ont demandé à ce que ce magistrat, tout comme M. Diard, ainsi qu’un troisième ayant également participé à l’audience de mai, ne siègent pas jeudi mais leur demande de récusation a été rejetée.”Avec cette décision, la justice creuse elle-même le fossé qui sépare les citoyens de l’institution”, selon LVEL.- Phase ultime du chantier -Sur le terrain, près d’un millier de personnes travaillent actuellement sur ce vaste chantier où le ballet des tractopelles, niveleuses et autres bulldozers bat son plein: 82% des terrassements et 95% des ouvrages d’art (ponts, viaducs, structures de soutènement, etc.) sont désormais réalisés, affirme le maître d’œuvre Atosca, même si les opposants contestent ces chiffres.Le chantier s’apprête à rentrer dans sa phase ultime, avec la pose, à partir de janvier, des 500.000 tonnes du revêtement que les deux centrales d’enrobé à chaud, installées en novembre, se préparent à produire.Fervent soutien du projet, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a répété à la mi-novembre qu’il souhaitait “mettre en route cette autoroute d’ici au mois d’octobre 2026”.

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Les inondations meurtrières en Asie favorisées par le dérèglement climatique, indique une étude

Des mers plus chaudes et des pluies plus abondantes liées au changement climatique et associées aux particularités géographiques de l’Indonésie et du Sri Lanka, ont contribué à engendrer les récentes inondations qui ont fait des centaines de morts dans les deux pays, ont expliqué jeudi des scientifiques. Deux tempêtes tropicales ont déversé d’énormes quantités de pluie sur ces territoires le mois dernier, provoquant des glissements de terrain et des inondations qui ont tué plus de 600 personnes au Sri Lanka et près de 1.000 en Indonésie. Plusieurs milliers de personnes ont été blessées et des centaines sont toujours portées disparues.Une analyse rapide des deux tempêtes réalisée par un groupe international de scientifiques a détaillé les différents facteurs, qui, combinés, ont provoqué la catastrophe. Parmi eux, des précipitations plus abondantes et des mers plus chaudes liées au changement climatique, ainsi que des phénomènes météorologiques comme La Niña et le dipôle de l’océan Indien. “Le changement climatique est au moins l’un des facteurs participant à l’augmentation des précipitations extrêmes que nous observons”, a expliqué Mariam Zachariah, l’une des auteurs de l’étude et chercheuse associée à l’Imperial College de Londres.- Hausse des précipitations extrêmes  -Ces recherches n’ont pas pu quantifier précisément l’influence du changement climatique, car les modèles ne reflètent pas entièrement certains phénomènes météorologiques saisonniers et régionaux, ont précisé les chercheurs.Ils ont tout de même constaté que le dérèglement climatique avait intensifié les épisodes de fortes pluies dans les deux pays au cours des dernières décennies et contribué à la hausse des températures de surface de la mer, qui peut renforcer les tempêtes.Le nombre de précipitations extrêmes dans la région du détroit de Malacca, entre la Malaisie et l’Indonésie, a ainsi “augmenté d’environ 9 à 50% en raison de la hausse des températures mondiales”, a déclaré Mme Zachariah. “Au Sri Lanka, les tendances sont encore plus marquées, les fortes pluies étant désormais de 28 à 160% plus intenses en raison du réchauffement que nous avons déjà observé”, a-t-elle déclaré aux journalistes. Même si les données “présentent une grande variabilité”, précise la chercheuse, “elles vont toutes dans le même sens, à savoir que les précipitations extrêmes s’intensifient dans les deux régions étudiées”. D’autres facteurs entrent également en jeu, comme la déforestation et la géographie du terrain qui canalise les fortes pluies vers les plaines inondables densément peuplées, ajoutent les chercheurs.L’Indonésie figure parmi les pays qui enregistrent les plus fortes pertes forestières annuelles. En 2024, plus de 240.000 hectares de forêt primaire ont ainsi disparu.- Mousson -Par ailleurs, les deux tempêtes tropicales ont coïncidé avec les habituelles pluies de mousson, mais l’ampleur de la catastrophe est presque sans précédent.”Les pluies de mousson sont naturelles dans cette partie du globe”, a réaffirmé Sarah Kew, autrice principale de l’étude et chercheuse en climatologie à l’Institut royal météorologique des Pays-Bas.”Ce qui n’est pas normal, c’est l’intensité croissante de ces tempêtes, leur impact sur des millions de personnes et les centaines de vies qu’elles prennent”, établit-elle.Le dérèglement climatique généré par l’activité humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, plus meurtriers et plus destructeurs dans le monde.”Sans équivoque, les humains sont la cause du changement climatique auquel nous assistons”, a souligné Jim Skea, président du Giec, dans un entretien à l’AFP début décembre.Désormais, l’heure est au nettoyage et à la reconstruction dans les zones touchées par les inondations. Le coût de la reconstruction dans les trois provinces de Sumatra pourrait atteindre l’équivalent de 3,1 milliards de dollars, a indiqué l’Agence indonésienne de gestion des catastrophes.

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Shell poursuivi au Royaume-Uni par des survivants d’un typhon aux Philippines

Des survivants du typhon Rai, qui a fait plus de 400 morts en 2021 aux Philippines, ont déposé plainte à Londres contre le géant britannique des hydrocarbures Shell, accusé de n’avoir pas pris ses responsabilités face aux conséquences du changement climatique, ont annoncé jeudi les ONG qui les soutiennent.”Les habitants des îles comme nous ne contribuent que très peu à la pollution. Mais qui en paye le prix? Les pauvres comme nous”, raconte à l’AFP Trixy Elle, l’une des plaignantes dont la maison familiale et quatre bateaux ont été emportés par la tempête.Le typhon Rai avait ravagé des régions très pauvres du pays en décembre 2021 et fait des centaines de milliers de sans-abri.La plainte déposée à Londres constitue selon les ONG, dont Greenpeace, “une contribution essentielle au mouvement mondial grandissant visant à remettre en cause l’impunité des compagnies pétrolières”.Elle s’inscrit dans la continuité de la reconnaissance en mai par la justice allemande d’une responsabilité mondiale des entreprises productrices d’électricité dans les dommages liés aux émissions de gaz à effet de serre, quel que soit l’endroit où ils se produisent. Les affaires de ce genre se multiplient dans le monde entier.Il s’agit d'”une étape décisive pour tenir le géant pétrolier Shell responsable des morts, blessures et destructions causées par cette tempête”, est-il souligné dans le communiqué des ONG.Jeudi à Manille, la militante de Greenpeace Virginia Benosa-Llorin a qualifié la plainte de “test pour responsabiliser les entreprises”.- “Dette” -Un porte-parole de Shell a dénoncé “une allégation infondée, qui n’aidera pas à lutter contre le changement climatique, ni à réduire les émissions”. “Chez Shell, nous réduisons les émissions de nos opérations et aidons nos clients à réduire les leurs”, a-t-il ajouté dans sa déclaration à l’AFP.Les Philippines, classées parmi les pays les plus exposés au changement climatique, sont balayées par près de 20 tempêtes tropicales ou typhons chaque année.La plainte, qui s’appuie sur le droit philippin, a été déposée au nom de 103 survivants qui demandent “réparation pour les vies perdues, les blessures subies et les maisons détruites”, selon le communiqué.L’un d’entre eux, Rickcel Inting, un pêcheur, raconte à l’AFP que sa famille a “tout perdu en un instant” lorsque la tempête a frappé la province de Bohol (centre). “Shell est responsable de ce dont nous avons souffert par ses actions qui ont causé de la pollution et nui à l’environnement”, et “a une dette envers les personnes pauvres”, ajoute cet homme de 46 ans, qui dit n’avoir jamais pu remplacer ses bateaux de pêche perdus.Trixy Elle, 34 ans, explique, elle, que sa famille continue de rembourser les prêts contractés après la catastrophe. Elle réclame un million de pesos philippins de dommages-intérêts (14.500 euros).- “Preuves scientifiques” -Les plaignants disent s’appuyer sur “des preuves scientifiques, notamment de nouvelles recherches qui permettent désormais d’attribuer directement des événements météorologiques extrêmes individuels au changement climatique et les émissions à des compagnies pétrolières spécifiques”.Leur action est également soutenue par l’avis inédit – bien que non contraignant – rendu fin juillet par la Cour de justice internationale, selon lequel les Etats qui violent leurs obligations climatiques pourraient se voir réclamer des réparations par les pays les plus affectés.De nombreux experts considèrent que cette analyse va influencer les tribunaux de la planète, les négociations sur le climat et les délibérations politiques à travers le globe.”Les survivants soutiennent que Shell, responsable de plus de 41 milliards de tonnes d’équivalent CO2, soit plus de 2% des émissions mondiales de combustibles fossiles, ne peut pas invoquer l’ignorance”, est-il souligné dans le communiqué des ONG.L’entreprise a fait machine arrière ces dernières années sur certains de ses objectifs climatiques pour se recentrer sur les hydrocarbures, dans l’espoir de doper ses bénéfices.Le groupe est régulièrement attaqué pour le coût environnemental de ses activités pétrolières, en particulier au Nigeria.burs-zap/lul/jnd/vk