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Battered Myanmar scam centre workers wait for deportation to China

Battered and bruised Chinese workers from online scam centres in Myanmar faced an anxious wait to return home, as China and Thailand finalised plans on Wednesday for their repatriation.Scam compounds have flourished in Myanmar’s lawless borderlands, staffed by foreigners, many of whom say they were trafficked and forced to work swindling people around the world.Many …

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Comment la Terre se prépare face au risque de collision d’un astéroïde

Depuis plusieurs années, les agences spatiales travaillent à défendre la Terre contre le risque de collision d’un astéroïde tel que YR4, qui a une faible probabilité de percuter notre planète en 2032. Voici un tour d’horizon des stratégies étudiées.Estimé entre 40 et 90 mètres de large, YR4 a 3,1% de chances de frapper la Terre le 22 décembre 2032, selon les calculs rendus publics mardi par la Nasa.C’est le niveau le plus élevé jamais enregistré depuis le début de la surveillance des astéroïdes. Mais cette prévision est à prendre avec des pincettes car elle est fondée sur des données préliminaires et est amenée à évoluer – probablement à la baisse – dans les semaines et mois qui viennent, insistent des experts interrogés par l’AFP.Même dans le cas hypothétique où la probabilité d’une collision grimperait à 100%, “nous ne sommes pas sans défense”, souligne auprès de l’AFP Richard Moissl, chef du bureau de défense planétaire de l’Agence spatiale européenne (ESA).- Dévié par un vaisseau spatial -Pour tester la défense planétaire contre ce type de danger, la Nasa a délibérément envoyé en 2022 un vaisseau percuter Dimorphos, un astéroïde de 160 mètres de diamètre qui ne représentait pas de danger pour la Terre.La mission DART est effectivement parvenue à déplacer l’astéroïde et une autre mission, Hera, a décollé en octobre dernier pour étudier les effets de l’impact sur sa structure.La technique pourrait être utilisée pour percuter YR4 à plusieurs reprises, en observant à chaque fois la façon dont cela affecte sa trajectoire, estime Bruce Betts, scientifique de l’organisation américaine Planetary Society.  – Tracteur, ions et peinture -Des méthodes plus subtiles, qui nécessitent une intervention suffisamment précoce, ont été envisagées par les scientifiques.L’une d’elles, appelée “tracteur gravitationnel”, consiste à envoyer un grand vaisseau à proximité du corps céleste et – sans le toucher – à utiliser l’attraction gravitationnelle pour modifier son orbite. Une stratégie alternative serait de placer à faible distance de l’astéroïde un engin spatial équipé de propulseurs qui éjecteraient “un flux constant d’ions” ayant aussi pour effet de dévier sa trajectoire, indique M. Moissl.Autre méthode douce: peindre en blanc une des faces du corps céleste pour utiliser l'”effet Yarkovsky”, une très faible poussée produite par l’écart entre l’absorption solaire et l’émission thermique par rayonnement. Ce qui là aussi modifierait légèrement sa trajectoire. – Bombe atomique et lasers -L’année dernière, des chercheurs américains ont testé en laboratoire sur une maquette d’astéroïde de la taille d’une bille la possibilité de faire exploser une bombe nucléaire à proximité. Ce qui aurait pour effet de vaporiser sa surface et de le propulser dans la direction opposée.Envoyer des armes nucléaires dans l’espace est considéré comme une solution de dernier ressort pour faire face à des astéroïdes d’au moins un kilomètre de diamètre, susceptibles de déclencher une catastrophe globale comme l’extinction des dinosaures. Une idée similaire consiste à bombarder l’astéroïde avec des faisceaux lasers depuis un engin spatial pour vaporiser une de ses faces et le repousser.Des expériences menées en laboratoire suggèrent que cette méthode est viable mais elle ne fait pas partie des “techniques principales” étudiées, selon M. Betts.- Et si rien ne marche  ? -Si cela s’avère nécessaire, dévier YR4 est donc “faisable, mais cela dépend de la rapidité avec laquelle nous agissons en tant que planète”, souligne M. Moissl.Les agences spatiales et les scientifiques émettront des recommandations, mais la décision finale sur la manière de gérer l’objet reviendrait aux dirigeants mondiaux.Si toutes les options échouent, nous aurons en tout état de cause une idée assez précise de la zone d’impact de l’astéroïde qui n’est pas un “tueur de planète” et qui pourrait, au pire, menacer une ville, selon M. Moissl. Cela signifie que la préparation à l’impact, incluant potentiellement une évacuation si la zone est habitée, constituera la dernière ligne de défense.”Sept ans et demi, c’est long pour se préparer”, estime Moissl, rappelant qu’il y a environ 97% de chances que l’astéroïde manque la Terre.

Grenoble : des échauffourées avec la police et une bibliothèque incendiée

Des habitants regardent dépités mercredi la façade détruite de la bibliothèque dans le quartier Mistral de Grenoble, incendiée dans la nuit par une voiture-bélier, après des violences urbaines.L’incendie est survenu peu après minuit, dans ce quartier classé prioritaire du sud-ouest de la capitale iséroise. Ce nouvel épisode de violences intervient dans un climat déjà tendu, notamment après une attaque à la grenade la semaine dernière dans un bar associatif, ainsi que de fréquentes fusillades entre trafiquants de drogue les mois précédents.Dès 20H00, des équipages de police (Brigades spécialisées de terrain, BST) et des CRS avaient subi des jets de projectiles, sans être atteints, a indiqué une source policière.Dans le même temps, entre 20H00 et 21H00, deux interpellations ont eu lieu dans le quartier: un jeune homme pour détention de stupéfiants par la BST puis un trentenaire par les CRS.Puis, peu après minuit et non loin de là, une bibliothèque “a été intentionnellement incendiée par propagation volontaire de l’incendie déclenché sur un véhicule projeté dans le bâtiment”, a indiqué le procureur adjoint de Grenoble François Touret de Coucy.Les faits ont été commis “dans un contexte de soirée tendue avec tirs de mortiers sur des véhicules de police et leur équipage par des individus non identifiés, possiblement suite à l’interpellation dans la soirée d’un vendeur” de drogue, “sans qu’un lien puisse être établi à ce stade”, note-t-il.”Ce qui se passe à Grenoble, comme dans tant de villes de France, est le signe d’une dérive mafieuse de certaines organisations criminelles qui répondent à l’action de l’État par des intimidations visant les services publics”, a réagi sur X le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.- Dégâts “colossaux” -Mercredi matin, des équipes spécialisées examinaient la structure en partie brûlée de cette bibliothèque baptisée au nom de l’alpiniste Chantal Mauduit, a constaté l’AFP. La carcasse de la voiture totalement calcinée, encastrée dans les restes de la façade, a été enlevée des lieux en milieu de matinée.”Ca a duré toute la nuit. J’étais dans ma chambre et tout d’un coup je vois des flammes, les pompiers qui arrivent. J’ai entendu un bruit, je croyais que c’était des feux d’artifice et c’était le toit qui explosait en haut”, relate Sarah, une sexagénaire qui habite l’immeuble voisin.”Le bâtiment est entièrement inutilisable, les dégâts sont colossaux”, n’a pu que constater sur place Lucille Lheureux, adjointe au maire.”Nous sommes à la fois écœurés, touchés, affectés par cet acte, mais nous sommes aussi déterminés à faire vivre ce service public”, a-t-elle déclaré à la presse.L’élue a condamné “fermement cet acte d’une violence inouïe” qui vient cibler “un équipement qui est au bénéfice de familles, d’enfants”.”Je condamne avec la plus grande fermeté les violences perpétrées hier soir dans ce quartier”, a également écrit sur X la préfète de l’Isère Catherine Séguin, promettant le déploiement de policiers “aussi longtemps que nécessaire”. Selon elle, “160 effectifs sont déployés dont 80 CRS”.- Inaugurée en décembre -La bibliothèque avait été inaugurée en décembre, sur un site qui accueillait précédemment un lieu de “culture populaire”, fermé en 2023.Un groupe de trois jeunes mères regardaient les pompiers travailler depuis le trottoir d’en face: “On est attristées et dégoûtées. Nos enfants sont scolarisés là, ils y vont tous les jours. Il y avait aussi de l’escalade et du taekwondo, des ordinateurs en libre accès”.”Quand j’ai vu ça, j’ai pleuré, ça me dégoûte pour les gosses. Nos enfants ont des activités scolaires ici. La bibliothèque venait d’être rénovée”, déplore Tatiana, l’une des trois femmes. “Il va falloir se rabattre sur d’autres structures. Du coup il n’y a plus rien dans le quartier”, regrette aussi Lexou, qui l’accompagne.”La Ville de Grenoble ne reculera pas”, a réagi la municipalité dans un communiqué. “Malgré les menaces et les intimidations, elle poursuivra son action pour préserver le lien social et garantir à chaque Grenobloise et Grenoblois l’accès aux services publics”, ajoute-t-elle. La municipalité “réitère sa demande de renforcement des moyens de police nationale pour lutter efficacement contre ces réseaux criminels”.Le ministre de l’Intérieur s’était déplacé à Grenoble vendredi sur le thème de la sécurité, se rendant notamment sur le lieu de l’attaque à la grenade et sur une place connue pour abriter un important point de deal.

Au procès Nemmouche, les ex-otages de l’Etat islamique commencent à raconter 10 mois d’enfer

Juin 2013, nord de la Syrie. La voiture des journalistes Edouard Elias et Didier François est arrêtée. “Cagoule sur la tête, mains dans le dos, on nous embarque dans une camionnette”, raconte le premier ex-otage mercredi à la barre. “Je vois les mains de Didier trembler et je me dis que ça pue”.Edouard Elias est photographe, il a 33 ans. Il en avait 22 en 2013 quand il a été enlevé par le groupe jihadiste naissant Etat islamique, raconte-t-il devant la cour d’assises spéciale de Paris.La camionnette s’arrête. “A genoux, +Allah Akbar+, la kalachnikov sur la tête, clac. Premier simulacre d’exécution, ça fait bizarre”, mais “on s’habitue”, précisera-t-il plus tard.Arrivés dans leur premier lieu de détention, ils sont attachés dans des pièces séparées à un radiateur pendant quatre jours, sans eau ni nourriture. Se font tabasser.”On a aucun répit. A côté on entend des hurlements à mort on sait pas ce qu’il se passe. On est des loques”, décrit d’une voix rapide et calme Edouard Elias, grand, fin, chemise blanche sous une veste noire.Ensuite ils sont emmenés à l’hôpital d’Alep (ils l’apprendront plus tard), transformé en prison.Là, c’est l’enfer: “c’est continuellement, continuellement, des cris de gens en train de mourir. Tout le temps, le jour la nuit, un abattage systématique de Syriens. C’était une machine, une horreur absolue”.Dans les couloirs, des rangées d’hommes suspendus au plafond – les images de la vidéosurveillance de l’époque ont été diffusées à l’audience la veille – frappés par des gardiens à grands coups de bâtons.Au sol, des “monceaux d’êtres humains en train de geindre, des cadavres vivants”. Les otages occidentaux sont privés de nourriture et frappés – “je vois mon visage en cellule, il est bleu, littéralement bleu” – mais se rendent vite qu’ils sont “à part”, qu’ils ont de la valeur et qu’on ne les tuera pas comme ça, dans un sous-sol d’hôpital parmi des milliers d’anonymes.”J’entendais des gens hurler, ils ont égorgé des gens juste devant ma porte”. Il s’arrête un instant. “Là c’est compliqué car je sais pas où est Didier” François.- “Cette voix” -Et puis un jour il entend un cri en français dans une cellule voisine. “AMI !”, a crié la voix.”Et je sais pas ce qui me prend, je me mets à chanter. +Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne+”, entonne Edouard Elias, reprenant le Chant des partisans dans le micro.”Et là Didier reprend et chante avec moi, et je comprends qu’il est à côté de moi. Et je ne suis plus seul”. Il poursuit son récit, les changements de lieux de détention, les retrouvailles avec les autres otages – “John (Cantlie), Federico (Motka), James (Foley), David (Haines)”, énumère-t-il. Les deux derniers seront exécutés à genoux les mains derrière le dos en tenue orange, dans des vidéos de propagande qui avaient révélé au monde la cruauté de ce nouveau groupe jihadiste. Edouard Elias a presque fini son témoignage.”Il y a une voix que j’ai entendue ici, dans cette salle. Je l’ai reconnue formellement”, dit-il sans un regard pour Mehdi Nemmouche dans le box, qui a lui soutenu n’avoir “jamais” été geôlier.”Cette voix” dit-il sans prononcer son nom, “c’est celle que j’ai entendue en Syrie, je suis formel parce que c’est au fond de mes tripes”.  “C’est la voix qui m’emmerdait pendant des heures”, qui “me terrorisait, qui me faisait chier en cellule”. Celle de celui “qui parlait trop, qui parlait tout le temps, qui disait “+mon ptit Didiiiier”, imite Edouard Elias d’un ton chantant.”Cette diction, cette tournure de phrases, ce cynisme, cette arrogance, cette forme d’ironie: +Je suis un ancien délinquant reconverti en nettoyeur ethnique islamique+”, reproduit-il encore.Et physiquement ?, demande plus tard le président Laurent Raviot.Cette fois Edouard Elias se tourne vers le box. “Levez-vous”, dit le président à Mehdi Nemmouche. Les deux hommes se toisent, pendant de longues secondes, à trois mètres l’un de l’autre. “Il était cagoulé je peux pas dire, je sais pas”. Mais “dès que cette personne parle”, dit-il portant sa main au coeur, “je ressens cette peur”.

Refus de Kohler d’être auditionné: la commission d’enquête donne son feu vert pour d’éventuelles poursuites pénales

La commission des Finances de l’Assemblée, chargée d’enquêter sur le dérapage des finances publiques, a donné mercredi son feu vert à son président Eric Coquerel pour qu’il engage une procédure pénale contre le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler s’il refuse à nouveau d’être auditionné, a indiqué M. Coquerel à la presse.Par 40 voix contre 21, les députés “ont approuvé ma décision d’écrire une dernière fois à M. Kohler pour lui demander de se rendre à la convocation de la commission, en lui rappelant les peines encourues”, a déclaré à la presse M. Coquerel, dans la salle des quatre colonnes à l’Assemblée. “S’il ne répond pas très rapidement, c’est-à-dire début mars, ou répond par la négative, alors j’en appellerai au procureur pour engager un recours pénal”, a-t-il ajouté, précisant que, par ce vote, les députés de la commission lui avaient donné leur aval. La commission des Finances a obtenu pour six mois les pouvoirs d’une commission d’enquête et lancé ses travaux début décembre pour enquêter sur “les causes” de “la variation” et des “écarts des prévisions fiscales et budgétaires” constatés sur les années 2023 et 2024.M. Kohler, plus proche collaborateur du président Emmanuel Macron, n’a pas répondu à la convocation de la commission le 11 février, invoquant des problèmes d’agenda, puis “le principe de séparation des pouvoirs”, selon deux courriers adressés au président de la commission, consultés par l’AFP.”Des questions destinées à obtenir des informations concernant les modalités d’exercice des fonctions du président de la République ou ses positions ne pourraient obtenir une réponse sans porter atteinte au principe de séparation des pouvoirs”, écrit le secrétaire général de l’Elysée.”Si le président de la République ne peut être auditionné par le Parlement, cela a été le cas à plusieurs reprises pour des collaborateurs de l’Élysée”, a dit M. Coquerel.Selon une ordonnance du 17 novembre 1958, toute personne dont une commission d’enquête a jugé l’audition utile est tenue de déférer à la convocation qui lui est délivrée. La personne qui ne comparaît pas ou refuse de déposer ou de prêter serment devant une commission d’enquête est passible de deux ans d’emprisonnement et de 7.500 euros d’amende.M. Kohler s’est déjà présenté devant des commissions d’enquête, que ce soit en 2019 pour celle chargée d’enquêter sur l’affaire Benalla au Sénat, ou en 2020 pour celle chargée d’enquêter sur les concessions d’autoroute, toujours à la chambre haute.

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Le chef de l’AIEA en visite à Fukushima alors que le Japon renoue avec le nucléaire

Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi s’est rendu mercredi sur le site de la centrale nucléaire japonaise accidentée de Fukushima, au lendemain de l’approbation par Tokyo d’un plan énergétique prévoyant un retour à l’énergie nucléaire notamment.L’AIEA supervise les efforts déployés par le Japon pour démanteler la centrale de Fukushima Daiichi (nord-est), accidentée lors du tremblement de terre et du tsunami en mars 2011. La pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl avait provoqué la mort de 18.000 personnes.M. Grossi est arrivé au Japon mardi, le jour où Tokyo a adopté un plan visant à accroître la dépendance à l’égard de l’énergie nucléaire dans l’optique de répondre à la demande croissante en énergie des usines d’intelligence artificielle (IA).”Au moment où le Japon s’engage dans un retour graduel de l’énergie nucléaire dans son mix énergétique, il est important que cela soit fait avec une sécurité totale et avec la confiance de la société”, a-t-il  déclaré après une réunion avec le ministre japonais des Affaires étrangères Takeshi Iwaya.Selon le dernier plan stratégique du Japon pour l’énergie, le secteur nucléaire devrait représenter environ 20% de la fourniture énergétique du Japon d’ici à 2040, contre 5,6% en 2022.- Sols contaminés -Le retour au nucléaire intervient au moment où le pays procède au démantèlement de Fukushima Daiichi, un processus qui devrait prendre des décennies et dont l’étape la plus complexe reste à venir: le retrait des réacteurs accidentés d’environ 880 tonnes de débris radioactifs.M. Grossi – dont c’est la cinquième visite à Fukushima – a vu pour la première fois mercredi les vastes installations “provisoires” de stockage des sols contaminés (ISF) près de la centrale.Près de 13 millions de mètres cubes de terre, l’équivalent d’environ 4.300 piscines olympiques, et 300.000 mètres cubes de déchets issus de l’incinération de matières organiques ont été retirés dans le cadre des activités de décontamination dans le département de Fukushima.Mercredi, des camions et des véhicules de chantier faisaient des allers-retours entre plusieurs lieux où des centaines de grands sacs noirs remplis de terre étaient empilés, certains recouverts d’une fine pellicule de neige, ont constaté des journalistes de l’AFP.Les autorités japonaises prévoient de recycler environ 75% de la terre des sols contaminés – ceux à faible taux de radioactivité – en l’utilisant pour des structures de génie civil, comme des talus pour les routes et les voies ferrées.Le sol qui ne peut être recyclé devrait être éliminé avant l’échéance de 2045 et Tokyo a l’intention de confirmer cette année le choix du site et le processus de destruction.”En ce qui concerne le calendrier, qui a été fixé par la loi à 2045, nous pensons qu’il n’est pas irréaliste. C’est possible”, a déclaré M. Grossi aux journalistes mercredi- “Accroître la transparence” -La méthode de décapage des terres “a été très efficace pour limiter les transferts (radioactifs) parce que les zones les plus connectées aux cours d’eau ont été décontaminées”, a expliqué cette semaine à l’AFP Olivier Evrard, directeur-adjoint du Mitate Lab, un laboratoire de recherche international (CNRS-CEA-Université de Fukushima).”Par contre, cela a eu un coût énorme et génère énormément de déchets. Et cela pose des problèmes de fertilité (des terres) après”, a-t-il ajouté.Une décision qui contraste avec celle de boucler la zone touchée lors de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986 et de la laisser proche de l’état sauvage, selon M. Evrard. Au cours de la visite de M. Grossi, les experts de l’AIEA et ceux de plusieurs pays, dont la Chine et la Corée du Sud, ont également prélevé des échantillons d’eau de mer et de poissons.Ceci “afin qu’ils puissent également vérifier par eux-mêmes que ce que nous faisons est totalement aligné et totalement sûr”, a déclaré le dirigeant argentin de l’AIEA.Après le gigantesque tsunami, provoqué par un séisme de magnitude 9,0, quelque 1,3 million de tonnes d’eau contaminée – de pluie, souterraine et de mer – ainsi que de l’eau nécessaire au refroidissement des réacteurs ont été conservées sur le site.Cette eau, traitée à l’aide du système ALPS (“Système avancé de traitement des liquides”) pour en diminuer la radioactivité, reste entreposée dans plus d’un millier de réservoirs qui occupent actuellement l’essentiel du terrain de la centrale.Des pays tels que la Chine et la Russie ont critiqué leur rejet en mer, qui permet de faire de la place sur le site pour d’autres opérations de démantèlement, et interdisent les importations de produits de la mer japonais.

Bétharram : la Ciivise demande un audit des systèmes d’alerte dans les lieux accueillant des enfants

“Bétharram n’est pas un cas unique” : la Commission indépendante sur les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a demandé mercredi un audit global sur les dispositifs d’alerte existants dans les établissements accueillant des enfants après les révélations de violences commises au sein de l’établissement catholique.Le collège-lycée de Notre-Dame-de-Bétharram (Pyrénées-Atlantiques) est au cœur d’une vaste enquête sur des violences, agressions sexuelles et viols dénoncés par plus d’une centaine de plaignants pour des faits qui auraient été commis entre les années 1970 et 1990. Une enquête a été ouverte par le parquet de Pau. “La commission apporte son total soutien aux personnes qui ont subi ces violences et ont rencontré autour d’elles déni, minimisation et silence administratif et judiciaire”, écrit la Ciivise dans son communiqué.Cette Commission indépendante, chargée de conseiller le gouvernement sur la lutte contre la pédocriminalité, rappelle avoir préconisé “dès 2023 que le dispositif de remontées systématique d’alertes en cas de violences sexuelles dans les établissements sportifs soit étendu pour tous les lieux qui accueillent les enfants”.Elle demande au gouvernement “qu’une mission d’inspection soit lancée pour faire la lumière sur tous les dispositifs d’alerte existants, dans tous les établissements accueillant des enfants, que ce soit dans les structures scolaires et périscolaires, sportives, culturelles, cultuelles”.Il faut, insiste-t-elle, “instaurer les bonnes pratiques garantissant la sécurité des enfants: aucun lieu ne devrait être dispensé de règles spécifiques fermes concernant ces violences ni laissé au bon vouloir de son encadrement professionnel ou bénévole”. Le scandale Bétharram éclabousse le Premier ministre, François Bayrou, dont plusieurs des enfants ont été scolarisés dans le passé dans cette institution béarnaise et où son épouse a enseigné le catéchisme. Celui qui a été ministre de l’Education de 1993 à 1997 a déclaré n’avoir “jamais été informé” dans le passé des agressions sexuelles et viols dont sont soupçonnés des membres de l’établissement sous contrat entre les années 1970 et 1990. Devant l’Assemblée nationale, mardi, il a encore affirmé n’être “jamais” intervenu, “ni de près ni de loin”, auprès de la justice et a contre-attaqué en visant le gouvernement de Lionel Jospin, au pouvoir à la fin des années 1990.- “Pas de réponse” -La Ciivise, instance mise en place en mars 2021 dans le sillage de la publication du livre de Camille Kouchner, “La Familia grande”, déplore également que les 82 recommandations remises au gouvernement en novembre 2023 n’aient “pas reçu de réponse à ce jour”.Lors d’une réunion interministérielle fin 2023, le gouvernement d’alors avait écarté d’emblée 17 de ces préconisations, en avait accepté 41 et demandé des travaux supplémentaires sur 24. “Aujourd’hui en France, les violences sexuelles envers les enfants se produisent et aucune politique publique n’est encore instituée pour y faire face”, déplore cette commission composée d’experts.Selon l’instance, 160.000 mineurs sont victimes de violences sexuelles chaque année en France. Invité sur Sud Radio mercredi matin, le député LFI Paul Vannier a réitéré pour sa part sa demande de création d’une “commission d’enquête sur le contrôle des écoles privées sous contrat”. Cette commission, dont la création doit être débattue mercredi en commission à l’Assemblée nationale, “vise à garantir que tous les élèves de France, y compris ceux qui sont scolarisés dans les établissements privés sous contrat soient protégés”, a-t-il dit. Il faut “qu’ils aient la garantie qu’il y ait des inspecteurs qui viennent observer qu’ils sont en bonne santé, bien accueillis et qu’aucune violence n’est faite sur eux”.

Conseil constitutionnel: Ferrand défend son indépendance et convainc le RN de s’abstenir

“J’ai toujours été et je reste un homme libre”. Fragile candidat à la présidence du Conseil constitutionnel, Richard Ferrand a répondu mercredi au feu roulant des questions des membres de la commission des lois de l’Assemblée, levant l’opposition du Rassemblement national qui a décidé de s’abstenir.Entendu de 8H30 à 10H30 à l’Assemblée, il est ensuite attendu à partir de 11H00 par la commission des lois du Sénat.”Je ne suis pas un professionnel du droit c’est vrai, mais comme vous un serviteur de la République”, a déclaré dans son propos introductif l’ancien député socialiste puis macroniste (2012-2022). Et pour répondre d’emblée aux critiques concernant sa proximité avec Emmanuel Macron, qu’il a aidé à entrer à l’Elysée, M. Ferrand a assuré avoir “toujours été (…) un homme libre”. “L’indépendance d’esprit est ma nature et ma culture”, a-t-il insisté. Le scrutin, à bulletin secret, s’annonce indécis, en raison notamment de la décision des députés LR de voter contre cette nomination. Mais les députés RN, ainsi que leurs collègues du groupe d’Eric Ciotti, ont désserré l’étau autour de M. Ferrand, en faisant savoir à l’issue de l’audition qu’ils ne prendraient pas part au vote.Pour barrer la route à l’ancien président de l’Assemblée, il faudrait que trois cinquièmes des suffrages exprimés dans les commissions des Lois de l’Assemblée et du Sénat s’opposent à sa nomination.Premier représentant des groupes à interroger M. Ferrand, le député RN Philippe Schreck a réaffirmé que le choix de M. Macron “d’une personnalité politique proche de son camp” ne pouvait “satisfaire” son groupe.L’institution doit se garder de tendre à “un gouvernement des juges, ni constituant, ni législateur”, avait répondu par avance M. Ferrand. “Il faut que chaque institution reste à sa place”, a-t-il insisté.Sans surprise, la présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, a vilipendé dans cette candidature, un “caprice suprême” du président, “un choix de confort”. “Nous nous opposons à votre nomination comme à Emmanuel Macron, qui ne saurait en aucun cas prétendre, comme vous le suggérez, à un troisième mandat”, lui a-t-elle lancé, dans une allusion à une interview de M. Ferrand où il avait dit regretter “à titre personnel” la limitation du mandat présidentiel dans le temps.”Je connais l’article six de notre constitution et naturellement, il s’appliquera au président actuel comme il s’appliquera à d’autres”, a-t-il assuré. Un troisième mandat consécutif pour M. Macron, cela “n’a jamais été ma pensée, ni mon désir”, a-t-il assuré, lui assurant ne pas avoir une “âme de valet”.Le député LR Olivier Marleix a enchaîné les uppercuts, interrogeant M. Ferrand sur son indépendance vis-à-vis du président, ses compétences juridiques et sa “moralité”, en raison de sa mise en examen pour “prise illégale d’intérêts” dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne – la justice a conclu à un non-lieu pour prescription.- “Pronostic défavorable” -M. Ferrand a été interrogé sur sa position concernant l’article 11 de la Constitution, qui limite le champ des questions qui peuvent être soumises à un référendum direct. “Quelle serait votre position si un président de la République venait à proposer un référendum sur un texte hors du champ de l’article onze?”, lui a demandé l’écologiste Jérémie Iordanoff.M. Ferrand a botté en touche, soulignant qu’il n’y a “pas eu à ce jour de contentieux” permettant d’affirmer que Conseil constitutionnel serait “compétent sur le fond” dans une telle hypothèse, et jugeant qu’il ne serait “pas convenable” qu’il se prononce avant d’être nommé.Sans surprise, M. Ferrand a trouvé peu d’alliés à l’Assemblée hors du camp macroniste, et c’est plutôt au Sénat que se jouera sa nomination. Les cadres macronistes espèrent que l’influent président du Sénat Gérard Larcher (LR) aura sécurisé des voix de droite, largement majoritaires.En attendant les résultats, potentiellement à l’heure du déjeuner, tout le monde y va de son calcul. Un cadre macroniste “pense que ça va passer”. “Pronostic défavorable”, jugeait mardi soir un sénateur LR.Dans l’ombre de la candidature Ferrand, deux parlementaires joueront aussi leur entrée au Conseil constitutionnel, mais uniquement devant leurs commissions respectives. Philippe Bas, sénateur LR candidat de Gérard Larcher, passera très vraisemblablement l’obstacle, auréolé d’un CV copieux et d’une connaissance pointue de la Constitution.Laurence Vichnievsky, députée MoDem, ex-juge d’instruction et candidate de Yaël Braun-Pivet, bénéficie d’une réputation de parlementaire compétente et indépendante, mais part avec moins de certitudes dans une commission plus éclatée politiquement.

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Le maire d’Arcachon entendu dans l’enquête sur la pollution du Bassin

Le maire d’Arcachon et président du syndicat d’assainissement local, Yves Foulon, a été auditionné dans le cadre d’une enquête pour pollution ouverte après des rejets d’eaux usées dans le milieu naturel, a-t-on appris mercredi auprès du parquet et de son avocat.L’élu LR a répondu mardi aux questions des enquêteurs dans le cadre d’une “audition libre”, a indiqué le parquet, confirmant une information du journal Sud Ouest. Elle a duré environ une heure et s’est déroulée “dans un climat tranquille”, selon son avocat, Me Benoît Ducos-Ader.Durant l’hiver 2023-2024, un épisode de pollution aux eaux usées avait engendré une contamination des huîtres du Bassin d’Arcachon et une épidémie de gastroentérite chez les consommateurs durant les fêtes. Leur commercialisation avait été interdite pendant un mois.Des associations environnementales avaient porté plainte, dénonçant des déversements d’eaux usées dans la nature, imputés au syndicat intercommunal responsable de l’assainissement, le Siba, que préside M. Foulon.En janvier 2024, le parquet de Bordeaux avait ouvert une enquête visant des faits de pollution, écocide et mise en danger de la vie d’autrui, menée depuis par les gendarmes de Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp).Avant M. Foulon, la directrice générale du Siba et la directrice des opérations d’une filiale de Veolia chargée de l’exploitation du réseau d’assainissement, avaient été interrogées sous le régime de la garde à vue.Des fonctionnaires de la Direction départementale des territoires et de la mer et de la Direction départementale de la protection des populations ont également été entendus ces dernières semaines selon Sud Ouest.En avril 2024, le constat de nouveaux déversements d’eaux usées avait conduit la justice à ordonner des mesures d’urgence pour y mettre fin. Le Siba a demandé à la préfecture de Gironde d’autoriser des rejets exceptionnels, quand de fortes pluies font saturer le réseau d’assainissement, mais les services de l’État s’y sont opposés dernièrement.

Bétharram: la Ciivise demande un audit sur les “dispositifs d’alerte” dans les établissements accueillant des enfants

La Commission indépendante sur les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a demandé mercredi au gouvernement le lancement d’une “mission d’inspection” de “tous les dispositifs d’alerte existants” dans les établissements accueillant des enfants après les révélations sur Notre-Dame-de-Bétharram. “La situation de Bétharram”, du nom de l’établissement catholique situé dans les Pyrénées-Atlantiques et visé par des accusations de violences commises en son sein entre les années 1970 et 1990, “n’est pas un cas unique”, souligne la Commission dans un communiqué.”Aujourd’hui en France, les violences sexuelles envers les enfants se produisent et aucune politique publique n’est encore instituée pour y faire face”, déplore-t-elle.Le collège-lycée de Notre-Dame-de-Bétharram est au cœur d’une vaste enquête sur des violences, agressions sexuelles et viols dénoncés par plus d’une centaine de plaignants. Le parquet de Pau enquête depuis un an sur cette affaire remontant aux années 1970 à 1990.”La commission apporte son total soutien aux personnes qui ont subi ces violences et ont rencontré autour d’elles déni, minimisation et silence administratif et judiciaire”, peut-on lire dans le communiqué de la Ciivise.La Commmission indépendante rappelle avoir préconisé “dès 2023 que le dispositif de remontées systématique d’alertes en cas de violences sexuelles dans les établissements sportifs soit étendu pour tous les lieux qui accueillent les enfants.”Elle demande au gouvernement “qu’une mission d’inspection soit lancée pour faire la lumière sur tous les dispositifs d’alerte existants, dans tous les établissements accueillant des enfants, que ce soit dans les structures scolaires et périscolaires, sportives, culturelles, cultuelles”.Il faut, insiste-t-elle, “instaurer les bonnes pratiques garantissant la sécurité des enfants: aucun lieu ne devrait être dispensé de règles spécifiques fermes concernant ces violences ni laissé au bon vouloir de son encadrement professionnel ou bénévole”. Le scandale Bétharram éclabousse le Premier ministre, François Bayrou, dont plusieurs enfants ont été scolarisés dans le passé dans cette institution, et où son épouse a enseigné le catéchisme. Celui qui a été ministre de l’Education de 1993 à 1997 a déclaré n’avoir “jamais été informé” dans le passé des agressions sexuelles et viols dont sont soupçonnés des membres de l’établissement sous contrat entre les années 1970 et 1990. Dans son communiqué, la Ciivise, instance mise en place en mars 2021 dans le sillage de la publication du livre de Camille Kouchner, “La Familia grande”, déplore également que les 82 recommandations remises au gouvernement en novembre 2023 “n’ont pas reçu de réponse à ce jour”.