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Le procureur de Créteil, Stéphane Hardouin, nommé à la tête de l’IGPN

Le procureur de la République de Créteil, Stéphane Hardouin, a été nommé mercredi en Conseil des ministres chef de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), “la police des polices”, en remplacement d’Agnès Thibault-Lecuivre, selon le communiqué du Conseil.Il est le deuxième magistrat à occuper ces fonctions traditionnellement réservées à un fonctionnaire de police avant que Mme Thibault-Lecuivre ne soit nommée en juillet 2022 à ce poste par le ministre de l’Intérieur d’alors Gérald Darmanin.L’idée de nommer à la tête de l’IGPN une personnalité indépendante de la police avait été évoquée en novembre 2020 par Gérald Darmanin, alors que le débat sur l’indépendance de cette institution était revenu en force après une série de violences policières.Le poste de chef de l’IGPN était vacant depuis décembre et le départ de Mme Thibault-Lecuivre comme directrice de cabinet de M. Darmanin, nouveau ministre de la Justice.Agé de 53 ans, Stéphane Hardouin, qui a été nommé sur proposition du ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, prendra ses nouvelles fonctions le 28 février, selon le communiqué du Conseil des ministres.Le magistrat a été conseiller justice de l’ex-Premier ministre, Jean Castex, lorsque celui-ci était à Matignon, avant d’être nommé procureur à Créteil en 2022.Sur son profil Linkedln, il se définit “comme un magistrat de mission, ayant alterné des expériences variées sur le terrain et dans les ministères”. “Je crois, écrit-il, en l’action et à la réforme au service de l’institution judiciaire. Lucide mais optimiste!”

Game, set, hate: WTA stars reveal fears after Raducanu’s Dubai shock

Iga Swiatek on Wednesday praised the WTA’s “solid” action after a fearful Emma Raducanu broke down in tears at the sight of a “fixated” fan in Dubai while teenage sensation Mirra Andreeva admitted she regularly receives “hateful messages” whenever she loses. The WTA said it had banned a man who “exhibited fixated behaviour” towards 2021 US Open …

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Première naissance en captivité d’une chauve-souris géante des Comores en France

La première naissance en captivité d’une chauve-souris géante des Comores en France a eu lieu début février au parc Biotropica de Val-de-Reuil (Eure), selon un communiqué de presse du parc zoologique.”C’est la première naissance en milieu captif” du monde hors des îles britanniques, a déclaré à l’AFP Laetitia Lassalle, assistante zoologique chargée de conservation, “ces individus appartiennent au gouvernement comorien et sont placés en captivité pour préserver l’espèce qui disparaît là-bas”.Rachel Delarivière, soigneuse des chauves-souris à Biotropica, citée dans le communiqué, “attendait cette première naissance avec tellement d’impatience ! Je voyais les ventres s’arrondir, je n’y croyais pas lorsque je suis venue les nourrir ce matin-là, c’est une tellement belle surprise ! Et ce n’est que le début, d’autres femelles sont également gestantes”.”Il n’y a que trois populations captives au monde, des populations +de secours+” a rappelé Laetitia Lassalle à l’AFP, “une à Biotropica, une en Angleterre et la plus grande du monde à Jersey”, où des naissances ont déjà eu lieu.”Nous avions déjà des adultes mâles depuis 2013 et quatre femelles sont arrivées en 2023, les huit vivent dans la serre tropicale”, a retracé l’assistante, mais le sexe de la nouvelle chauve-souris n’est pas encore connu.”C’est un petit qui est accroché sur la mère, on n’y touchera pas pendant plusieurs mois pour être sûr qu’elle l’élève correctement et qu’il n’y ait pas de soucis”, a-t-elle expliqué.Selon le communiqué de Biotropica, les chauves-souris géantes des Comores, aussi appelées “Renards-volant de Livingstone”, comptent parmi “les plus grandes chauves-souris du monde et peuvent atteindre près d’1m50 d’envergure”.Classées en danger critique d’extinction par l’IUCN (Union internationale de Conservation de la Nature), l’espèce est mise à rude épreuve par la déforestation mais aussi les dérèglements climatiques: il resterait moins de 1.300 individus dans la nature.Situé à Val-de-Reuil, dans les boucles de Seine au sud de Rouen, Biotropica est un parc zoologique comprenant une serre tropicale et un parcours extérieur où l’on peut observer plus de 200 espèces animales parmi lesquelles des flamants du Chili, des tamanoirs géants ou encore des ratons crabiers. 

Première naissance en captivité d’une chauve-souris géante des Comores en France

La première naissance en captivité d’une chauve-souris géante des Comores en France a eu lieu début février au parc Biotropica de Val-de-Reuil (Eure), selon un communiqué de presse du parc zoologique.”C’est la première naissance en milieu captif” du monde hors des îles britanniques, a déclaré à l’AFP Laetitia Lassalle, assistante zoologique chargée de conservation, “ces individus appartiennent au gouvernement comorien et sont placés en captivité pour préserver l’espèce qui disparaît là-bas”.Rachel Delarivière, soigneuse des chauves-souris à Biotropica, citée dans le communiqué, “attendait cette première naissance avec tellement d’impatience ! Je voyais les ventres s’arrondir, je n’y croyais pas lorsque je suis venue les nourrir ce matin-là, c’est une tellement belle surprise ! Et ce n’est que le début, d’autres femelles sont également gestantes”.”Il n’y a que trois populations captives au monde, des populations +de secours+” a rappelé Laetitia Lassalle à l’AFP, “une à Biotropica, une en Angleterre et la plus grande du monde à Jersey”, où des naissances ont déjà eu lieu.”Nous avions déjà des adultes mâles depuis 2013 et quatre femelles sont arrivées en 2023, les huit vivent dans la serre tropicale”, a retracé l’assistante, mais le sexe de la nouvelle chauve-souris n’est pas encore connu.”C’est un petit qui est accroché sur la mère, on n’y touchera pas pendant plusieurs mois pour être sûr qu’elle l’élève correctement et qu’il n’y ait pas de soucis”, a-t-elle expliqué.Selon le communiqué de Biotropica, les chauves-souris géantes des Comores, aussi appelées “Renards-volant de Livingstone”, comptent parmi “les plus grandes chauves-souris du monde et peuvent atteindre près d’1m50 d’envergure”.Classées en danger critique d’extinction par l’IUCN (Union internationale de Conservation de la Nature), l’espèce est mise à rude épreuve par la déforestation mais aussi les dérèglements climatiques: il resterait moins de 1.300 individus dans la nature.Situé à Val-de-Reuil, dans les boucles de Seine au sud de Rouen, Biotropica est un parc zoologique comprenant une serre tropicale et un parcours extérieur où l’on peut observer plus de 200 espèces animales parmi lesquelles des flamants du Chili, des tamanoirs géants ou encore des ratons crabiers. 

L’extinction de C8 et NRJ12 confirmée par le Conseil d’État

C8, la chaîne de Cyril Hanouna, et NRJ12 s’arrêteront bien le 28 février au soir: le Conseil d’État a rejeté mercredi leur dernier recours contre le non-renouvellement de leur fréquence télé par l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel.L’extinction de C8 désormais confirmée, l’avenir de Cyril Hanouna, sa tête d’affiche, est plus que jamais en suspens.L’animateur vedette pourrait quitter le groupe Canal+, auquel appartient C8, et rejoindre le groupe M6, avec lequel des discussions sont en cours. Des médias lui prêtent même des ambitions politiques, ce dont il s’est toutefois défendu.Malgré l’arrêt de C8, “on risque de me voir encore plus qu’avant”, a-t-il lancé dans son émission sur Europe 1 en réaction à la décision du Conseil d’État.A la veille de l’arrêt de sa chaîne actuelle, il présentera une dernière soirée en direct le 27 février.Très attendue, la décision finale du Conseil d’État marque l’épilogue d’une longue bataille judiciaire pour les deux chaînes, jalonnée par plusieurs revers.- Porte entrouverte -“L’Arcom n’a pas commis d’illégalité en écartant C8 et NRJ 12 au profit des autres candidats sur la base de son appréciation de chacun des dossiers et de la comparaison de leurs mérites respectifs”, a estimé la plus haute juridiction administrative.Le groupe Canal+ a aussitôt dénoncé une décision “incompréhensible”, qui entraîne “l’éviction pure et simple” de sa chaîne et met en péril 400 emplois.Hanouna, lui, a fustigé une décision “cousue de fil blanc”: “C’est magouilles et compagnie”.Le Conseil d’État laisse toutefois une petite porte entrouverte. Il demande à l’Arcom d’étudier la possibilité d’un nouvel appel à candidatures pour quatre fréquences qui seront vacantes à partir de juin. En théorie, cela pourrait permettre à C8 et NRJ12 de postuler à nouveau.En juillet, toutes deux avaient été écartées par l’Arcom de la présélection des chaînes retenues pour la ré-attribution des fréquences de TNT (télévision numérique terrestre) arrivant à échéance le 28 février.Le régulateur avait confirmé ce choix le 12 décembre en dévoilant la liste définitive des 11 chaînes retenues, sans C8 ni NRJ12.Propriété du groupe Canal+, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, C8 a cumulé 7,6 millions d’euros d’amende en raison des dérapages de Cyril Hanouna. C’est l’une des motivations du non-renouvellement de sa fréquence par l’Arcom.”Le régulateur était juridiquement fondé à prendre en compte les manquements réitérés commis par la chaîne (…), notamment en matière de respect des droits de la personne, de protection des mineurs et de maîtrise de l’antenne”, a jugé le Conseil d’État.- Quatre fréquences -Il a en outre pointé des programmes “peu diversifiés” et fait valoir que C8 n’avait “jamais atteint l’équilibre financier”.Cette décision a soulevé les critiques de responsables politiques de droite. “La fermeture de C8 est choquante”, a commenté Laurent Wauquiez (LR). Éric Ciotti (UDR) y a vu une “décision purement politique”.Pour écarter NRJ12, l’Arcom s’est basée sur le fait que ses “engagements de diffusion de programmes inédits (étaient) substantiellement inférieurs à ceux d’autres candidats”, a poursuivi le Conseil d’État.Il a également souligné l’écart entre “les prévisions de croissance des recettes publicitaires” de NRJ12 et “le déclin de ses parts d’audience”.C8 et NRJ12 ont été évincées au profit de deux nouvelles chaînes: l’une, baptisée T18, est lancée par le groupe CMI France du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, et l’autre par le groupe Ouest-France.Début décembre, juste avant la liste définitive de l’Arcom, le groupe Canal+ avait annoncé qu’il retirerait de la TNT ses quatre chaînes payantes (Canal+, Canal+ Cinéma, Canal+ Sport, Planète) à partir de juin. Il avait invoqué le non-renouvellement de C8 et “un environnement fiscal et réglementaire de plus en plus contraignant”.C’est au sujet de ces quatre fréquences que le Conseil d’État a interpellé l’Arcom.”L’Arcom doit, sans délai, reprendre une procédure de consultation publique et d’étude d’impact afin de décider si les quatre fréquences libérées quelques jours avant sa décision doivent faire l’objet d’un nouvel appel à candidatures”, écrit le Conseil d’État.

Georges Abdallah, la saga de l’ex-ennemi public n°1 oublié en prison

Il est selon ses défenseurs le plus vieux “prisonnier politique” de France mais son nom n’évoque plus grand-chose à beaucoup aujourd’hui, et seuls une poignée de militants propalestiniens se battent encore pour sa liberté. Il y a 40 ans pourtant, le Libanais Georges Ibrahim Abdallah était l’ennemi public n°1.Le 24 octobre 1984, Abdallah, un jeune instituteur libanais de 33 ans, se réfugie dans un commissariat lyonnais. Il se sent suivi, pense que les services secrets israéliens du Mossad en veulent à sa vie. Derrière lui se trouvent en fait les renseignements français de la DST, qui avaient remonté sa trace après l’arrestation dans un train à la frontière italo-yougoslave d’un de ses proches, chargé de sept kilos d’explosifs. Il est incarcéré.Les renseignements connaissaient déjà Abdallah, membre des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL) un groupuscule de jeunes marxistes libanais, tous originaires du même village chrétien au nord du pays, qui a pris les armes après l’invasion du Liban par Israël en 1982. Les FARL ciblent les intérêts d’Israël et de son allié américain à l’étranger. Avant l’arrestation d’Abdallah, elles avaient frappé cinq fois en France, tuant deux diplomates en 1982, l’Américain Charles Robert Ray, puis l’Israélien Yacov Barsimantov, considéré comme le responsable du Mossad en France, abattu par une femme devant son épouse et ses deux enfants.- L’échange raté -Quelques mois plus tard, en mars 1985, au Liban, le directeur du centre culturel français de Tripoli, Gilles Peyroles, est kidnappé. Les FARL revendiquent et donnent “48 heures” à la France pour libérer Abdallah.Paris, qui pour l’heure n’a pas grand-chose contre Abdallah, à part deux faux passeports trouvés sur lui, accepte de l’échanger contre Gilles Peyroles, qui est libéré le 2 avril.Mais Abdallah ne le sera pas, car quelques jours plus tard, la presse révèle que les autorités ont des preuves de son implication dans les meurtres des deux diplomates: ses empreintes découvertes dans une planque parisienne bourrée d’explosifs et d’armes, dont le pistolet qui a servi aux deux assassinats.Le deal vole en éclat. Il n’est plus question de faire libérer Abdallah, désormais considéré comme le chef des FARL en France et accusé de complicité d’assassinats. D’autant que les États-Unis mettent la pression et se constituent partie civile.”J’ai un problème de conscience avec cette affaire. La France a trahi la parole donnée”, dira l’ex-directeur de la DST Yves Bonnet.- Terreur à Paris -Moins d’un an plus tard, entre décembre 1985 et septembre 1986, Paris est visée par une vague d’attentats meurtrière, inédite depuis la guerre d’Algérie: 15 bombes explosent, qui font 13 morts et plus de 250 blessés. Le plus sanglant (7 tués) frappe le magasin Tati de la rue de Rennes.Un mystérieux groupe revendique à chaque fois ou presque: le “Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient”, qui réclame la libération de trois hommes détenus en France, dont Georges Abdallah. Les deux autres ont été condamnés à la perpétuité: le Libanais Anis Naccache, pour avoir tenté de tuer le dernier premier ministre du Chah d’Iran Chapour Bakhtiar en 1980 (2 morts), et l’Arménien Varoujan Garbidjian, pour l’attentat au comptoir de Turkish Airlines à Orly en 1983 (8 morts).La psychose s’installe, les policiers sont sur les dents.- La chasse aux frères -Peu à peu, les enquêteurs ne se concentrent plus que sur Abdallah et sur ses frères Maurice (23 ans) et Robert (20 ans), qu’un témoin aurait identifié comme poseur de bombe. Leurs photos sont placardées dans les lieux publics, avec la promesse d’une récompense d'”un million de francs” pour tout renseignement. Du “jamais vu en France”, dit la presse.Pour clamer leur innocence, les deux frères organisent une conférence de presse au Liban, où ils martèlent n’avoir pas quitté le pays depuis plus de deux ans, montrent leurs attestations d’examens à l’université.Puis survient l’attentat de la rue de Rennes, où un autre frère Abdallah est “reconnu” par un témoin: Emile, 26 ans, qu’un journaliste de l’AFP au Liban verra pourtant une vingtaine d’heures plus tard dans la maison familiale des Abdallah dans les montagnes arides du nord du pays, rentrant du travail attaché-case à la main.Tous les notables du village, curé compris, jurent qu’aucun des frères n’a quitté la région depuis des mois, mais les enquêteurs français restent persuadés qu’il a pu faire un aller-retour express, par exemple en avion privé.- Procès sous tension -C’est dans ce contexte que s’ouvre le 23 février 1987 le procès de Georges Abdallah pour les assassinats des deux diplomates. Dans un palais de justice aux allures de camp retranché par crainte des attentats, l’accusé, 35 ans, entre dans le box, en veste militaire kaki.”Grand, brun, les épaules larges, le nez busqué, les joues creuses mangées par une barbe drue, les sourcils épais et rapprochés”, il déclare: “Je suis un combattant arabe, je ne suis pas un criminel”, relate l’AFP. Puis il lit un texte attaquant “l’impérialisme américain et sioniste” et quitte la salle d’audience sans jamais y revenir.Déjà condamné à Lyon à quatre ans de prison pour les faux passeports en 1986, il encourt cette fois la perpétuité.Le réquisitoire prend tout le monde de court. Blanc comme un linge, l’avocat général demande à la cour de rendre une “justice responsable” en prenant en compte le sort des otages français encore détenus au Liban. Et la “supplie”, “la mort dans l’âme”, de ne pas le condamner à plus de dix ans de prison.Mais Abdallah écope de la perpétuité. Dans les rues de France, un mélange de fierté – “on a une justice digne de ce nom” – et de crainte – “plus question d’aller faire ses courses dans les grands magasins le samedi”.- Hillary et Laurent -Deux mois après le procès, la thèse des Abdallah auteurs de la vague d’attentats s’effondre car les véritables responsables – pro-Iraniens – sont arrêtés. Leur chef Fouad Ali Saleh, un Tunisien rallié au Hezbollah, écopera de la perpétuité en 1992. Il est toujours incarcéré en France.Les médias passent à autre chose, et Georges Abdallah tombe peu à peu dans l’oubli.”Il est désormais évident qu’Abdallah fut en partie condamné pour ce qu’il n’avait pas fait”, dira dans ses mémoires en 2022 l’ex-juge antiterroriste Alain Marsaud.Libérable à partir de 1999, Georges Abdallah voit sa dizaine de demandes de libération conditionnelle échouer. En janvier 2013, une lueur d’espoir: pour la première fois, la justice valide sa demande, sous réserve que le gouvernement signe son arrêté d’expulsion. Son avocat Jacques Vergès est “satisfait”, lui qui avait demandé à la justice française de ne plus “se comporter comme une putain face au maquereau américain”. Le lendemain, comme le révèleront des documents WikiLeaks, la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton dit au téléphone à “Laurent” – Fabius, son homologue – espérer que le gouvernement trouve “une autre base pour contester la légalité de la décision”.L’arrêté d’expulsion ne sera jamais signé, et Abdallah reste en prison. Contrairement à la plupart des “prisonniers politiques” d’Action Directe, des Corses, des Basques ou d’Anis Naccache, gracié par François Mitterrand au nom de l’apaisement avec l’Iran, et Varoujan Garbidjian, expulsé en 2001.Aujourd’hui Georges Abdallah, sa grosse barbe noire devenue blanche, a 73 ans et vit dans une cellule de la prison de Lannemezan (sud-ouest), ornée d’un drapeau rouge de Che Guevera et où s’empilent les journaux et lettres reçues en 40 ans de prison. Il a toujours refusé d’indemniser les parties civiles ou de renier ses convictions.Tout le monde semble l’avoir oublié, sauf son comité de soutien… et les États-Unis, qui ont écrit à la justice avant qu’elle examine une nouvelle demande de libération en décembre, pour s’y “opposer vigoureusement”. La décision sera rendue jeudi.burs-mdh/bfa/jp

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Australie: les autorités euthanasient des dizaines de dauphins échoués en Tasmanie

Des agents de protection de l’environnement commencent mercredi à euthanasier 90 dauphins échoués sur une plage de Tasmanie, en Australie, ont-ils annoncé après l’échec de tentatives de remise à l’eau.Cent cinquante-sept dauphins au total se sont échoués en l’espace de 48 heures près d’Arthur River, une localité peu peuplée du nord-ouest de la Tasmanie, île située dans le sud-est de l’Australie.Selon le département de l’Environnement local, il semble s’agir d’un banc de fausses orques, des gros dauphins prédateurs. Seuls 90 de ces spécimens étaient vivants mercredi après-midi, d’après la même source.Sur des photos diffusées par les autorités, des dizaines de dauphins d’un noir brillant apparaissent étendus sur le sable le long d’une plage à marée basse.A l’issue d’une expertise vétérinaire, “nous avons pris la décision d’euthanasier les animaux”, a déclaré à la presse l’agente de protection de la faune sauvage Shelley Graham. “Cela va probablement être le plan d’action pour les 90″ animaux, a-t-elle ajouté. Les tentatives de remise à l’eau des dauphins, pouvant peser plus d’une tonne chacun, ont tourné court, a relaté le biologiste Kris Carlyon.”C’est probablement le lieu le plus difficile que j’ai vu en 16 ans d’expérience dans ce domaine en Tasmanie. Il est extrêmement isolé, extrêmement difficile d’accès. Nous avons fait de notre mieux ce matin mais nous sommes à court d’options pour une remise à l’eau réussie”, explique M. Carlyon.”L’euthanasie d’un animal de cette taille, ce n’est pas un exercice simple”, a-t-il admis.Plus tôt, le département local de l’Environnement avait fait état de “conditions océaniques et de la difficulté à acheminer un équipement spécialisé dans ce lieu reculé”.Des échouements massifs de cétacés sont de plus en plus fréquemment constatés à travers le monde, un phénomène dont les causes n’ont pas été scientifiquement établies à ce jour mais qui pourrait être lié à l’activité humaine.- “Compte à rebours” -En Australie, des dizaines de dauphins pilotes s’étaient échoués sur une plage à l’extrémité sud-ouest du pays en avril dernier.”Au moment où (un cétacé) s’échoue, le compte à rebours pour sa survie s’enclenche”, explique la spécialiste de la vie marine Vanessa Pirotta.”Nous ne comprenons pas encore pourquoi (les cétacés) s’échouent”, ajoute-t-elle.”La Tasmanie s’est révélée être un point chaud pour les échouements de masse comme celui-ci. Peut-être que c’est sa situation géographique, qui rend difficile de naviguer autour d’elle”, avance l’experte.”Souvent, nous ne faisons pas la lumière sur la cause fondamentale” de ce phénomène, indique Kris Carlyon. Ces animaux “ont vraiment de forts liens sociaux. Un spécimen désorienté peut attirer les autres vers le rivage”, décrit-t-il.Selon Brendon Clark, un agent local de protection de la faune sauvage, ces animaux sont les premiers à s’être échoués dans cette partie de la Tasmanie depuis une cinquantaine d’années. Les fausses orques peuvent mesurer jusqu’à six mètres de long. Comme d’autres delphinidés, ces cétacés également appelés faux épaulards sont des animaux grégaires qui forment souvent des bancs de 50 individus ou plus.

Violences sexuelles à Bétharram: trois premières gardes à vue

Une accélération après un an d’investigations: trois hommes ont été placés en garde à vue mercredi dans l’affaire des violences physiques et sexuelles au sein de l’établissement catholique Notre-Dame-de-Bétharram, qui pourrait faire l’objet prochainement d’une commission d’enquête parlementaire. Ces premières mises en cause concernent des hommes nés en 1931, en 1955 et en 1965, pour des faits présumés s’étalant “entre 1957 et 2004″, selon le procureur de la République à Pau, Rodolphe Jarry.”Enfin, quelque chose de très fort se passe”, c’est “une immense victoire, la concrétisation d’un combat de 15 mois”, a déclaré à l’AFP Alain Esquerre, porte-parole du collectif de plus d’une centaine de plaignants.Les victimes, âgées de 8 à 13 ans à l’époque des faits, évoquent des masturbations et fellations imposées ou subies plusieurs fois par semaine, des châtiments corporels, menaces et humiliations.Cette annonce survient quatre jours après une réunion, à Pau, entre des victimes et le Premier ministre François Bayrou, sous pression dans ce dossier depuis la parution, début février, de témoignages affirmant qu’il était au courant de premières accusations contre l’établissement dans les années 1990, ce qu’il dément.À l’issue de cette longue entrevue, le chef du gouvernement avait promis des moyens supplémentaires pour l’enquête. Le parquet a toutefois souligné mercredi que le calendrier des interpellations avait été arrêté “dès le 31 janvier 2025”.- 132 plaintes – Le collectif des victimes de Bétharram a recensé à ce jour 132 plaintes, soit une quinzaine de signalements supplémentaires en quelques jours. Le parquet en confirmera le nombre total à l’issue des gardes à vue qui peuvent durer jusqu’à 48 heures, a indiqué le procureur.Parmi ces plaintes, “rares” sont celles qui ne sont pas frappées par la prescription, estime Alain Esquerre, qui indiquait en juillet que deux laïcs toujours en vie et un prêtre décédé étaient particulièrement visés.En février 2024, un laïc encore en poste avait été démis de ses fonctions peu après l’ouverture de l’enquête.Une vingtaine de victimes de Bétharram ont d’ores et déjà été indemnisées par la Commission reconnaissance et réparation (CRR), qui accompagne les personnes abusées dans des congrégations catholiques. Depuis deux semaines, le scandale Bétharram éclabousse le Premier ministre, François Bayrou, dont plusieurs des enfants ont été scolarisés dans le passé dans cette institution béarnaise, où son épouse a enseigné le catéchisme. Celui qui a été ministre de l’Éducation de 1993 à 1997 répète n’avoir “jamais été informé” dans le passé des agressions sexuelles et viols dans l’établissement et a contre-attaqué mardi en visant le gouvernement de Lionel Jospin, au pouvoir en 1998, au moment d’une première plainte pour viol, abandonnée après le suicide du prêtre mis en cause début 2000.- La Ciivise demande un audit – Devant l’Assemblée nationale, il a réaffirmé mardi n’être “jamais” intervenu, “ni de près ni de loin”, auprès de la justice, rappelant même avoir commandité une enquête académique en 1996 après une première plainte d’élève pour une violente gifle. L’inspecteur académique, qui concluait à l’époque que les élèves n’étaient pas “brutalisés” à Bétharram, a exprimé mercredi des regrets, estimant que son rapport de trois pages “ne tient pas la route actuellement”. Ses propos, rapportés par la Cellule investigation de Radio France, ont “sidéré” et “scandalisé” Alain Esquerre, qui estime que “si ce monsieur avait fait son travail, son rapport aurait fait scandale, le procureur aurait été saisi et on aurait évité tous les viols et violences perpétrés ensuite pendant une dizaine d’années au sein de l’établissement”. À l’Assemblée nationale, la création d’une commission d’enquête “sur les modalités du contrôle de l’État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires” a été votée à l’unanimité, mercredi, en commission des affaires culturelles et de l’éducation. Le périmètre de cette commission, dont la création doit encore être officiellement actée, “vise à protéger tous les élèves de notre pays”, a déclaré devant la presse le député LFI Paul Vannier, qui a de nouveau accusé mardi M. Bayrou de “mensonge” et d’avoir “changé par trois fois déjà (sa) version” des faits dans cette affaire. La Commission indépendante sur les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a demandé pour sa part un audit global sur les dispositifs d’alerte existants dans les établissements accueillant des enfants, estimant que “Bétharram n’est pas un cas unique”.Cette commission indépendante, chargée de conseiller le gouvernement pour la lutte contre la pédocriminalité, rappelle avoir préconisé “dès 2023 que le dispositif de remontées systématique d’alertes en cas de violences sexuelles dans les établissements sportifs soit étendu pour tous les lieux qui accueillent les enfants”.Selon l’instance, 160.000 mineurs sont victimes de violences sexuelles chaque année en France. brk-cac-cas-tsq-la-mep-gf/ppy/cbn

Ukraine: Macron organise une nouvelle réunion avec plusieurs Etats

Le président français Emmanuel Macron a poursuivi mercredi ses consultations avec ses partenaires européens pour trouver une posture commune sur l’Ukraine et la défense collective alors que Donald Trump et Vladimir Poutine se préparent à une rencontre au sommet pour normaliser leurs relations.Après un premier mini-sommet informel lundi à l’Elysée avec sept pays européens, dont le Royaume-uni, il a réuni 19 chefs d’Etat et de gouvernement de pays membres de l’UE ou de l’Otan (Norvège, Canada, Islande) en visioconférence peu après 16H00 (15H00 GMT), a indiqué l’Elysée. Seuls le président roumain par interim Ilie Bolojan, dont le pays est secoué par une crise politique depuis l’annulation de la présidentielle remportée au premier tour par l’extrême-droite pro-russe, et le Premier minisre luxembourgeois Luc Frieden étaient présents. Les chefs d’Etat et de gouvernement des trois Etats baltes, Chypre, la Finlande, la Belgique, la Bulgarie, la Croatie, la Grèce, l’Irlande, l’Islande, le Portugal, la Suède, la Slovénie et la République tchèque étaient en distanciel, de même que le Premier ministre canadien Justin Trudeau. Le président français a promis de s’entretenir avec les Vingt-Sept d’ici la fin de la semaine. Seules la Hongrie, la Slovaquie, tous deux réputées prorusses, l’Autriche et Malte n’ont pour l’heure pas participé aux échanges.Lundi, Emmanuel Macron avait rassemblé les poids lourds de l’UE, ainsi que le Royaume-Uni, en première ligne sur le dossier ukrainien et qui effectue progressivement son retour sur la scène européenne.Signe d’un réel sentiment d’urgence, lundi, “il y a eu une très forte convergence pour dire que la Russie constitue une menace existentielle pour les Européens”, a martelé le chef de l’Etat dans un entretien avec la presse régionale.Le continent se doit, de fait, de monter dans un train déjà lancé à vive allure par la volonté du président américain, Donald Trump, de négocier seul la paix en Ukraine avec Vladimir Poutine, irritant jusqu’au président ukrainien Volodymyr Zelensky.Paris a vivement réagi mercredi à la violente charge de Donald Trump contre le président ukrainien, qu’il a semblé accuser d’avoir commencé la guerre. Ces attaques sont “dans les lignée” de propos “peu compréhensibles” qui interrogent sur “la cohérence” de la position américaine, a dit la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas.Outre le consensus sur la menace russe, les débats sont vifs en Europe sur les réponses à lui apporter, notamment entre partisans et adversaires d’un déploiement militaire en Ukraine pour faire respecter une éventuelle fin des combats.”La France ne s’apprête pas à envoyer des troupes au sol, belligérantes dans un conflit, sur le front”, avait assuré mardi le président, comme pour éteindre un possible début de polémique.A Bruxelles, les ambassadeurs des 27 ont approuvé mercredi un 16e paquet de sanctions contre la Russie.Dans le même temps, Washington a semblé vouloir rassurer les Européens sur le fait qu’un accord ne se ferait pas totalement sur leur dos. Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a convenu que l’UE aurait bien sa place à la table des négociations, ne serait-ce que sur la question des sanctions.