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Au Salon de l’agriculture, Macron tente de rassurer sur la concurrence des produits étrangers

Emmanuel Macron a inauguré samedi le 61e Salon international de l’agriculture à Paris, dans un climat plus apaisé que les huées et violences de l’an dernier mais face à des agriculteurs remontés qui attendent toujours “des réponses concrètes” sur la concurrence des produits étrangers.Après avoir rencontré les principaux syndicats agricoles, le président français a appelé à un “dialogue respectueux” avec les agriculteurs, qui ne peuvent, a-t-il dit, être “la variable d’ajustement” du pouvoir d’achat et d’accords commerciaux.Emmanuel Macron a assuré continuer de chercher une “minorité de blocage” au sein de l’Union européenne sur l’accord de libre-échange avec des pays du Mercosur, revendication du monde agricole qui se dit étouffé par la concurrence de produits étrangers, notamment venus d’Amérique du Sud. “On veut que, demain, les producteurs puissent produire, pas pour exporter mais pour remplir nos assiettes”, a déclaré à l’AFP Véronique le Floc’h, présidente de la Coordination rurale, deuxième syndicat qui a effectué une percée aux élections professionnelles avec un discours dégagiste, à la fois libéral et souverainiste.”C’est tellement facile d’exporter pas cher, d’importer cher et résultat (…) de ne pas payer les producteurs en France”, a-t-elle ajouté à l’issue d’un rendez-vous de quelques minutes avec Emmanuel Macron.Cet automne, c’est l’opposition à l’accord de libre-échange UE-Mercosur qui a servi de cri de ralliement pour relancer les manifestations d’agriculteurs, qui dénoncent aussi les taxes douanières chinoises et craignent des mesures similaires de la nouvelle administration américaine.- “Je lui serre pas la main” -“On a redit au président que les choses n’avancent pas assez vite et (…) que la situation géopolitique nous mettait dans une grande incertitude”, a déclaré à l’AFP Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, syndicat historique.Selon lui, la productivité agricole française “est en train de péricliter” et les Français ont de plus en plus dans leur assiette des produits “importés bien souvent produits dans des conditions moins disantes” qu’en France.En 2024, le Salon s’était ouvert après dix jours de colère agricole. Des milliers de visiteurs avaient été bloqués à l’extérieur du parc des expositions pendant plusieurs heures en raison de heurts entre manifestants et CRS en marge de la venue d’Emmanuel Macron, au milieu d’insultes, huées, bousculades et violences.L’ambiance cette année est plus apaisée. La sécurité a été renforcée, un commissariat mobile est prévu ainsi que des chartes pour encadrer les visites politiques.Plus de 600.000 visiteurs sont attendus sur les neuf jours du Salon, qui a ouvert ses portes au public peu après la ration du matin pour les veaux, vaches, moutons et brebis. Les éleveurs bichonnent les quelque 2.500 bêtes qui participeront aux différents concours organisés au Salon.”On attend des réponses concrètes du chef de l’État. Le revenu, il n’y en a toujours pas. Il y a un problème de répartition des marges, tout est capté par la grande distribution”, se désole auprès de l’AFP Jean-Philippe Yon, éleveur venu de la Manche avec son bonnet jaune de la Coordination rurale enfoncé sur la tête. “Macron, moi je lui serre pas la main.”- Loi d’orientation agricole -L’entourage du président lui a conseillé d’éviter une visite marathon, à l’image des 13 heures de déambulation de 2024 parmi les plus de 1.400 exposants et 4.000 animaux accueillis chaque année.Emmanuel Macron a découpé samedi le traditionnel ruban sous les yeux de la vache limousine Oupette, égérie de l’édition 2025, avant d’entamer son parcours, avec un public tenu à l’écart par des barrières.Plus d’un an après la mobilisation qui avait bloqué routes et autoroutes, l’heure est au bilan des mesures obtenues par les agriculteurs, qui réclament un revenu “décent”, plus de considération et moins d’injonctions.Pour le gouvernement, ses engagements ont été “honorés”: “500 millions d’euros d’allégement de charges fiscales prévus dans le budget”, “soutien à la trésorerie pour les agriculteurs en difficulté”, “indemnisations à hauteur de 75 millions d’euros aux propriétaires du cheptel touché par les épizooties” ou encore “la mise en place du contrôle administratif unique en octobre dernier”.Surtout, deux jours avant le Salon, le Parlement a adopté la loi d’orientation agricole, attendue depuis trois ans par la profession. Ce texte érige l’agriculture au rang “d’intérêt général majeur”, facilite les installations, la construction de bâtiments d’élevage et le stockage de l’eau, tout en dépénalisant certaines infractions environnementales.Mais dans les allées, les agriculteurs se pressent encore auprès du président, avec un cahier de doléances fourni: rémunération, maladies animales, formation des jeunes agriculteurs, prédation du loup, simplification administrative…

Au Salon de l’agriculture, Macron attendu au tournant

Visites politiques encadrées et les vaches seront bien gardées? Le 61e Salon de l’agriculture est inauguré samedi à Paris par Emmanuel Macron, attendu au tournant par des agriculteurs toujours remontés et par des organisateurs aux aguets après sa visite chaotique de l’an dernier.Pas d’incitation à chahuter cette année, mais des appels au calme ambivalents de la part des principaux syndicats agricoles, qui sont reçus l’un après l’autre depuis 08H00 par le président de la République.Emmanuel Macron ira ensuite inaugurer le Salon, avec la traditionnelle coupe de ruban, auprès d’Oupette, vache limousine égérie de l’édition 2025 qui met aussi un pays étranger à l’honneur, le Maroc, une première dans l’histoire de ce rassemblement. Plus de 600.000 visiteurs sont attendus sur les neuf jours du Salon, qui ouvre ses portes au public à 09H00. En 2024, des milliers de personnes avaient été bloquées à l’extérieur pendant plusieurs heures en raison de heurts entre manifestants et CRS en marge de la venue d’Emmanuel Macron, entre huées, insultes, bousculades et violences.Sécurité renforcée, commissariat mobile, chartes pour encadrer les visites politiques… Les organisateurs sont sur les dents pour ne pas voir se répéter le scénario catastrophe de l’an dernier. “Le président doit rassurer les agriculteurs”, a déclaré samedi sur RMC Jérôme Despey, patron du Salon mais aussi vice-président de la FNSEA et viticulteur.L’entourage d’Emmanuel Macron lui a conseillé d’éviter une visite marathon, à l’image des 13 heures de déambulation de 2024 parmi les plus de 1.400 exposants et 4.000 animaux accueillis chaque année.”Le président sera très probablement pris à parti”, a averti Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, syndicat historique, qui l’attend sur les dossiers internationaux.Cet automne, c’est l’opposition à l’accord de libre-échange UE-Mercosur qui a servi de cri de ralliement pour relancer les manifestations d’agriculteurs, qui dénoncent aussi les taxes douanières chinoises et craignent des mesures similaires de la nouvelle administration américaine.”Je souhaite qu’il en parle à Donald Trump (…): arrêter les importations massives qui ne respectent pas nos normes, lever les contraintes qui nous empêchent d’être compétitifs”, renchérit Pierrick Horel des Jeunes Agriculteurs, alliés de la FNSEA.- “Tendu” -Pour Patrick Legras, porte-parole de la Coordination rurale, forte de sa percée aux élections professionnelles de janvier, “ça va être tendu”. Selon lui, Emmanuel Macron va aussi avoir du mal à “expliquer qu’on négocie encore un accord pour importer du sucre ou du poulet d’Ukraine” — l’accord d’association UE-Ukraine, en cours de révision — évoquant des produits érigés en symboles d’une “concurrence déloyale”.Coutumière des actions coup de poing, la Coordination rurale a toutefois passé à ses sympathisants un message d’apaisement, dans l’espoir qu’Emmanuel Macron “aura vraiment quelque chose” à leur dire, selon sa présidente Véronique Le Floc’h.Plus d’un an après la mobilisation qui avait bloqué routes et autoroutes, l’heure est au bilan des mesures obtenues par les agriculteurs qui réclament un revenu “décent”, plus de considération et moins d’injonctions.Pour le gouvernement, ses engagements ont été “honorés”: “500 millions d’euros d’allégement de charges fiscales prévus dans le budget”, “soutien à la trésorerie pour les agriculteurs en difficulté”, “indemnisations à hauteur de 75 millions d’euros aux propriétaires du cheptel touché par les épizooties” ou encore “la mise en place du contrôle administratif unique en octobre dernier”.Surtout, deux jours avant le Salon, le Parlement a adopté la loi d’orientation agricole, attendue depuis trois ans par la profession. Ce texte érige l’agriculture au rang “d’intérêt général majeur”, facilite les installations, la construction de bâtiments d’élevage et le stockage de l’eau, tout en dépénalisant certaines infractions environnementales.”Un an après, où sont passés les prix plancher et ses promesses? Au Salon 2024, nous demandions des prix minimum garantis pour les producteurs: non seulement on n’a pas du tout avancé, mais la situation est pire aujourd’hui”, s’indigne Laurence Marandola, porte-parole de la Confédération paysanne, troisième syndicat. Elle estime que les demandes de l’alliance FNSEA-JA et de la CR ont été privilégiées, au détriment d’une “réelle transition agroécologique”.

A son procès lundi à Vannes, le pédocriminel Joël Le Scouarnec va faire face à 299 victimes

Considérée comme l’une des plus grandes affaires de pédocriminalité jamais jugées en France, le procès de Joël Le Scouarnec s’ouvre lundi à Vannes (Morbihan) pour examiner jusqu’en juin la longue série de violences sexuelles présumées commises par le chirurgien sur 299 patients, la plupart mineurs au moment des faits.Âgé de 74 ans, Joël Le Scouarnec a “reconnu son implication” dans la majorité des viols et agressions sexuelles dont il est accusé, affirme le procureur de Lorient, Stéphane Kellenberger, qui mènera l’accusation à Vannes.Déjà condamné en 2020 à 15 ans de réclusion pour les viols et agressions sexuelles de quatre enfants, dont deux nièces, le médecin est désormais jugé pour des actes perpétrés entre 1989 et 2014 dans des hôpitaux de l’ouest de la France.Les enquêteurs ont retrouvé la trace de ses victimes –des anciens patients dont l’âge moyen était de 11 ans– en lisant ses journaux intimes, découverts lors d’une perquisition à son domicile en 2017, quand sa petite voisine de 6 ans l’a dénoncé auprès de ses parents pour viol.Ses écrits, très précis, indiquaient le nom, l’âge et l’adresse de ses victimes, décrivant sans détour les actes commis, souvent sous couvert de geste médical.Nombre de victimes ont été confrontées à une amnésie traumatique, effaçant partiellement ou entièrement le souvenir du médecin.”L’amnésie ne dilue pas la gravité de l’acte”, affirme Guillaume (prénom d’emprunt), l’une des victimes de M. Le Scouarnec.”Les conséquences existent, je vis avec tous les jours”, rappelle celui qui a connu une dépression et des idées suicidaires après avoir lu le récit du pédocriminel sur son agression sexuelle à 12 ans.Joël Le Scouarnec, qui se proclame “pédophile” persécuté par la société, devra s’expliquer devant 299 victimes, dont 256 avaient moins de 15 ans au moment des faits. Au total, il sera jugé pour 111 viols et 189 agressions sexuelles, aggravés par le fait qu’il abusait de sa fonction de médecin. Il encourt une peine maximale de 20 ans de réclusion.- Calendrier -Les deux premières semaines du procès seront consacrées à l’enquête de personnalité de l’accusé, au déroulé de l’enquête mais aussi aux témoignages de ses proches.Son ex-épouse –qui affirme ne jamais avoir soupçonné la pédocriminalité de son mari, malgré une première condamnation pour détention d’images pédopornographiques en 2005– est ainsi attendue à la barre dès mardi.Présidée par la juge Aude Buresi, la cour criminelle du Morbihan suivra l’ordre chronologique des violences sexuelles commises par M. Le Scouarnec, selon le calendrier transmis à la presse.Seront d’abord auditionnées les parties civiles de la clinique de Loches, en Indre-et-Loire (5-7 mars), puis celles de la clinique du Sacré-Coeur à Vannes (10 mars-17 avril) et de Quimperlé, dans le Finistère (22-30 avril).Les patients d’autres hôpitaux où a exercé le praticien –Ancenis, Lorient, Jonzac, et autres cliniques où il a effectué de courts remplacements– seront entendus du 5 au 16 mai.Une quarantaine de parties civiles ont déjà exercé leur droit au huis clos.Le 19 mai, la cour auditionnera plusieurs anciens hauts responsables des hôpitaux et services de santé. Selon des documents confidentiels consultés par l’AFP, certains avaient été informés dès 2006 de la première condamnation du chirurgien, sans que sa carrière n’en soit impactée. Le médecin avait exercé onze ans encore, poursuivant ses violences sexuelles présumées sur les enfants qu’il opérait.Après une journée consacrée à l’expertise psychiatrique de l’accusé (le 20 mai), viendront les plaidoiries des 63 avocats des parties civiles (22-28 mai), les réquisitions le 2 juin, puis la défense, le 3 juin.Joël Le Scouarnec prononcera ses derniers mots devant la cour le jour-même –ou le lendemain– avant un délibéré du 4 au 6 juin et un verdict dans la foulée.- “Stress” -Pour Guillaume, “la peine et le procès doivent être exemplaires, à la mesure des actes de Le Scouarnec, pour que ça dissuade d’autres pédocriminels de passer à l’acte.”Amélie Lévêque, qui dit avoir été violée à 9 ans par le chirurgien lorsqu’elle était semi-consciente en salle de réveil après une opération, “sait que (Joël Le Scouarnec) va être condamné”.Pour se reconstruire et “refermer le chapitre Le Scouarnec”, elle espère être enfin “reconnue comme victime par la justice.”Tout au long du procès, l’association France Victimes 56, avec juristes, psychologues, bénévoles mais aussi des “chiens d’assistance judiciaire”, sera présente pour accompagner les victimes.A quelques jours du procès, “le stress commence à monter”, confie Guillaume. “Ce qui est dur, c’est de revisiter le trauma.”

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Argentine: “marée rouge” d’algues sur les plages atlantiques

Plusieurs plages atlantiques d’Argentine ont été envahies vendredi, en pleine saison estivale, par une spectaculaire “marée rouge”, phénomène naturel dû à des macroalgues, à la prolifération non nécessairement liée au changement climatique, selon un spécialiste local.Dans plusieurs stations balnéaires, comme l’ultra-populaire Mar del Plata (420 km au sud de Buenos Aires), les algues dégageaient, après plusieurs heures au soleil sur le sable, une forte odeur incommodant nombre de baigneurs, a constaté l’AFP.”C’est un phénomène naturel qu’on appelle ici +arribazones+ (plus ou moins +méga-survenues+, NDLR) de macroalgues”, a expliqué à l’AFP Ricardo Silva, biologiste marin à l’Institut national de recherche et de développement de la pêche (Inidep).Ces algues “vivent accrochées à des matières rocheuses” sous l’eau, mais peuvent se détacher sous l’effet d’une forte houle, et les courants “les font dériver jusqu’à la côte”. Phénomène pas inhabituel les mois d’été, “mais cet été il y en a eu davantage”, observe-t-il.On ne peut affirmer avec certitude que cette prolifération est liée au changement climatique, a déclaré M. Silva, citant notamment l’augmentation de “vents atypiques” de nord-est. Mais “si on l’étudiait davantage sur la durée, au long des années, on trouverait sûrement une relation”.Il y a huit jours, c’est au vert façon “Hulk” qu’avait viré un lac du nord-est argentin –et avec lui ses habitants, les grands rongeurs cabiaïs : l’effet de cyanobactéries, phénomène de microalgues cette fois, naturel mais dont l’accroissement est en partie liée au réchauffement climatique.Mais vendredi, les images de vagues atlantiques rouge sang dans les médias ont surtout rappelé l’impressionnante pollution –humaine, celle-là– d’un cours d’eau dans la banlieue de Buenos Aires, il y a dix jours. Pendant quelques heures, le “Sarandi”, cours d’eau partiellement canalisé, avait viré au rouge carmin, suscitant l’inquiétude des riverains devant ce ruisseau qu’ils savent régulièrement pollué, mais cette fois “de sang”.Des résultats préliminaires d’analyses menées par le ministère de l’Environnement de la province de Buenos Aires ont relevé plusieurs “nuances de pigment organique rouge (Acid Red), permettant de circonscrire (l’origine) à des secteurs industriels qui utilisent le pigment dans leurs processus de production : tanneries, agroalimentaire, textile, pharmaceutique”.Les autorités provinciales ont indiqué dans un communiqué jeudi être “en cours d’inspection de tous les établissements industriels qui utilisent ce pigment” dans le secteur.Des analyses préliminaires distinctes ont par ailleurs “exclu a priori la présence de cyanobactéries potentiellement toxiques et bactéries”, ajoute le ministère.

Attaque à la grenade: un jeune de 17 ans en garde à vue à Grenoble

Un jeune de 17 ans, placé en garde à vue à Grenoble, est soupçonné d’être l’auteur de l’attaque à la grenade qui a fait quinze blessés le 12 février dans un bar de la ville, a indiqué vendredi le procureur de Lyon.Le mineur a été interpellé mercredi par des gendarmes près de la métropole alpine, en possession d’un fusil à pompe. De lui-même, il s’est mis en cause dans l’attaque à la grenade, avant de se rétracter. Les enquêteurs ont alors effectué des vérifications et ils disposent désormais de “preuves matérielles” pour le confondre, a déclaré le procureur Thierry Dran à l’AFP. L’adolescent “est soupçonné d’être l’auteur du lancer de grenade”, a-t-il poursuivi.Au moment de son interpellation, il a dit “qu’il s’était fait tirer dessus” après avoir été “payé pour tuer des gens”, a précisé M. Dran.Dans un premier temps, il a été entendu pour une tentative d’homicide survenue à Grenoble dans le cadre d’un trafic de stupéfiants, un dossier distinct de l’attaque à la grenade.Mais à partir de 17H00 vendredi, selon M. Dran, “sa garde à vue a basculé” vers l’enquête sur cette attaque dans le bar, menée par la Juridiction interrégionale spécialisée contre la criminalité organisée (Jirs) de Lyon.- “Arme de guerre” -Mercredi 12 février, vers 20H15, un homme cagoulé s’était introduit armé d’un fusil d’assaut dans le bar L’Aksehir du quartier populaire Village olympique, dans le sud de Grenoble.Il avait dégoupillé une grenade à fragmentation sans dire un mot et pris la fuite. La déflagration a fait quinze blessés, dont six graves.L’usage d’une “arme de guerre” avait scandalisé le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui s’était rendu sur place le surlendemain, jurant de “retrouver” le ou les coupables.Au total, 20 enquêteurs ont été mobilisés sur cette affaire, avait précisé le ministre.La piste de la criminalité organisée avait rapidement été évoquée, le bar visé ayant fait l’objet d’une enquête administrative pour des soupçons de trafics, notamment de cigarettes. Il était sous le coup d’une procédure de fermeture.La ville de Grenoble et sa banlieue connaissent par ailleurs régulièrement des épisodes de violence par arme à feu liés au trafic de drogue, les autorités n’hésitant plus à parler de “guerre des gangs”. – “Epouvantable rajeunissement” -Dans ce dossier à tiroirs, il existe aussi un lien entre le suspect de cette attaque et des échanges de coups de feu survenus à Bourg-lès-Valence, dans la Drôme, dans la nuit de mercredi à jeudi, selon le procureur de Lyon.A la suite de propos du jeune homme tenus lors de sa garde à vue, concernant la tentative d’homicide à Grenoble, des gendarmes en civil effectuaient une surveillance dans cette ville de la Drôme, quand un homme, sorti d’un véhicule suspect, leur a tiré dessus. Un gendarme a riposté et l’a blessé, mais le véhicule a pris la fuite.Peu après, un homme qui s’était présenté à l’hôpital avec une blessure par balle à l’épaule a été interpellé, ainsi que trois personnes qui l’attendaient sur le parking de l’hôpital, selon le procureur de Valence. Trois d’entre elles ont été présentées à un juge vendredi en vue de leur mise en examen pour tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique, a précisé Laurent de Caigny dans un communiqué, en soulignant que le lien entre ces suspects et les autres affaires n’était pas encore établi. le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau en déplacement à Valence a déploré un “épouvantable rajeunissement des tueurs et des tués” en France.

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Cuba lance un vaste projet d’énergie solaire pour sortir de la crise énergétique

Cuba a mis en service vendredi le premier champ de panneaux photovoltaïques d’un vaste projet de parcs solaires visant à sortir de la crise énergétique le pays, qui souffre de coupures récurrentes en raison d’installations vieillissantes dépendantes du pétrole.La vétusté des huit centrales thermoélectriques, inaugurées pour la plupart dans les années 1980 et 1990, et la réduction ces deux dernières années des importations de pétrole du Venezuela, son principal allié, ont placé Cuba dans une situation extrêmement vulnérable d’un point de vue énergétique.Les coupures de courant sont presque quotidiennes dans la plupart des quartiers de la capitale de 2,1 millions d’habitants, tandis que dans certaines provinces l’électricité est limitée à quelques heures par jour.”Parc solaire photovoltaïque synchronisé” avant un nouveau la semaine prochaine, a indiqué vendredi sur X le ministère de l’Énergie et des Mines sur son compte X.”C’est magnifique”, s’est félicité la présidence sur X, accompagnant sa publication de photos de rangées de panneaux photovoltaïques sur la municipalité de Cotorro, au sud de La Havane. Avec une production de 21,8 MW, ce premier parc “permettra de réduire progressivement les désagréables coupures de courant pendant la journée” dans cette municipalité, a indiqué le portail d’information Cubadebate.Le gouvernement entend installer d’ici la fin de l’année, avec l’aide de la Chine, au moins 55 parcs solaires qui fourniront 12% de l’électricité consommée sur l’île de 10 millions d’habitants. Les autorités visent la réalisation de 90 projets à l’horizon 2030 afin de produire plus de 2.000 MW d’énergie solaire, portant ainsi à 37% la part d’énergie renouvelable dans son mix énergétique. Elle était l’an passée de seulement 5%, entre solaire, éolien et biomasse.Mi-février, les autorités ont suspendu pendant deux jours toute activité sur l’île pour économiser de l’énergie et éviter une panne générale. Début décembre, Cuba avait connu sa troisième panne générale en moins de deux mois, plongeant dans le noir l’ensemble de la population. 

Netanyahu vows militants to pay as Hamas cites ‘error’ over Bibas body

Israel’s prime minister accused Hamas on Friday of murdering two Israeli children in Gaza and said the militants would pay for failing to return their mother, Shiri Bibas, which Hamas blamed on a possible “mix-up of bodies”.Israeli military spokesman Rear Admiral Daniel Hagari said after an analysis of the remains that Palestinian militants had killed the …

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Une institutrice condamnée à une amende pour avoir violenté une enfant de 3 ans

Une institutrice de 52 ans a été condamnée vendredi à 3.000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis, pour avoir violenté une enfant de 3 ans en classe à Paris, après avoir perdu son “sang-froid”.Le tribunal correctionnel de Paris a décidé de ne pas inscrire cette condamnation à son casier judiciaire.Les juges ont tenu compte de “l’intensité du coup porté”, ainsi que du contexte de “forte pression” pesant sur l’institutrice, et du fait qu’il s’agissait d’un “fait isolé”.La prévenue devra en outre verser au total 1.600 euros de dommages et intérêts, ainsi que 1.000 euros à la mère de la victime, sa représentante légale. Bien moins que les quelque 20.000 euros demandés.L’enseignante est “soulagée”, a déclaré à la presse son avocat, Me Laurent Hazan.Pour la partie civile, Me Vanessa Edberg a estimé que “justice a été rendue” et que l’enfant, qui a changé d’école, va mieux.Le parquet avait requis quatre mois de prison avec sursis.Filmée par une mère d’élève, la vidéo de la scène montrait l’institutrice asséner un violent coup au niveau du dos à une petite fille en larmes, dans l’école maternelle des Frères Voisin située dans le XVe arrondissement de Paris.Ce 3 septembre était un lendemain de rentrée difficile dans cette classe de petite section de maternelle, où l’enseignante a 29 élèves à accueillir, certains atteints de handicap.Selon le récit de l’institutrice, la fillette vit mal la séparation d’avec sa mère.Elle fait “une crise d’hystérie” comme l’enseignante n’en avait “jamais vu” en près de 30 ans de carrière. L’enfant jette une chaise, qui frôle l’un de ses petits camarades. “J’ai eu peur qu’elle se blesse ou qu’elle blesse un autre élève”, raconte-t-elle au tribunal.”J’ai perdu mon sang-froid”, “perdu mes moyens”, s’étrangle l’institutrice, prise de sanglots.L’enseignante veut lui donner une “tape sur les fesses”, qui touchera en fait son dos. L’enfant continue sa “crise”, “a pris des papiers sur mon bureau qu’elle a balancés par terre”, l’institutrice lui asperge le visage d’eau avec un vaporisateur qui sert pour rafraîchir les enfants quand il fait chaud.- “Tsunami” -“J’ai tout de suite réalisé que j’avais commis une faute professionnelle”, explique l’enseignante.Elle évoque la perte d’un proche juste avant la rentrée, après un été durant lequel elle a connu des problèmes de santé.”Je suis quand même allée au travail” ce jour-là, raconte-t-elle, car “quand on est absent on n’est jamais remplacé”. “Je me suis peut-être sur-estimée par rapport à mon état”.La part des choses? “C’est un tout”, répond-elle, “j’ai du mal à quantifier”.La très large médiatisation a été un “tsunami”, poursuit l’enseignante, “passionnée” par ce métier qu’elle voudrait reprendre, “mais pas dans une école aussi difficile”.Car l’école des Frères Voisin devrait selon elle être classée réseau d’éducation prioritaire, et bénéficier de davantage de moyens: “niveau conditions de travail, c’est intenable”, avec “de plus en plus d’élèves” et “de plus en plus d’élèves en situation de handicap”.Elle est depuis les faits suspendue par l’Éducation nationale.- “Certificats de complaisance” -Tenant à présenter ses “excuses” à l’enfant et sa famille, elle dit souhaiter un retour à une vie normale, que ce soit pour elle ou pour l’enfant.Pour l’avocate de la mère de la petite fille, Me Vanessa Edberg, l’enseignante aurait dû “se mettre à hauteur de cette enfant”, qui attendait avec impatience sa première rentrée scolaire.Affirmant que l’enfant qu’elle décrit comme traumatisée n’a pas pu retrouver le chemin de l’école avec confiance, elle a demandé 4.000 euros pour le préjudice physique, 15.000 pour le préjudice psychologique.”On a créé du buzz (…) pour vous demander des indemnités exorbitantes”, s’est insurgé le conseil de l’enseignante soulignant que “la justice se rend ici, pas sur les plateaux télé”.”C’est quasiment une victime d’acte de terrorisme”, a plaidé Me Laurent Hazan, s’en prenant aux “certificats de complaisance, ou en tout cas peu sérieux et peu crédibles” invoqués par la partie civile.Pour sa cliente “à la carrière irréprochable”, qui “regrette ce qu’elle a fait” et a “spontanément engagé un travail de thérapie”, il avait demandé au tribunal de prononcer une dispense de peine.