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Le français Verkor inaugure son usine de batteries pour véhicules électriques

Le nouveau fabricant tricolore de batteries pour véhicules électriques Verkor a inauguré jeudi dans le Nord sa première gigafactory, la troisième désormais de la vallée française de la batterie, dans un contexte toutefois très incertain pour le secteur automobile en Europe.”Il y a des doutes et des questionnements sur le développement de cette industrie, mais nous sommes là, nous avançons” a déclaré le président et cofondateur de Verkor Benoit Lemaignan dans l’usine flambant neuve à Bourbourg, près de Dunkerque.La start-up fondée en 2020 à Grenoble doit essentiellement fournir Renault, qui détient environ 10% [BIEN 10%] de son capital.”Nous avons besoin de protection, nous sommes une industrie naissante” en Europe, a-t-il plaidé, en allusion aux arbitrages très attendus de la Commission européenne sur le secteur automobile.Bruxelles doit notamment se prononcer mardi prochain sur un éventuel assouplissement de son interdiction des ventes de voitures neuves thermiques dans l’UE à compter de 2035. Cet objectif fixé il y a deux ans est jugé intenable par certains Etats, notamment l’Allemagne, et par la plupart des constructeurs automobiles.Un report de cet objectif sans aides supplémentaires importantes pour le tout-électrique risquerait de sérieusement plomber ce segment de marché et la filière européenne émergente des batteries.Le président de la République Emmanuel Macron, qui n’était pas présent, s’est réjouit selon un communiqué de Verkor de ce projet par lequel “nous consolidons notre autonomie technologique et énergétique.- “Esprit de résistance” -Présents à Bourbourg, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut et le ministre délégué chargé de l’Industrie Sébastien Martin ont rappelé la position de la France, qui souhaite dévier le moins possible de la trajectoire vers le tout-électrique.”L’Europe doit d’abord récompenser les constructeurs automobiles qui vont faire le choix d’acheter des composants fabriqués sur son sol” en particulier certains composants critiques comme les batteries, a souligné Mme Barbut.”Nous défendrons une préférence européenne accompagnée d’une bonification, afin de soutenir la filière automobile et ses équipementiers”, a-t-elle ajouté.Dressant un parallèle avec le massif du Vercors, haut lieu de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale, M. Martin a aussi salué “l’esprit de résistance, l’esprit de combat autour de la réindustrialisation” en France, dont cette nouvelle “gigafactory” est un “symbole” selon lui.”Cette ambition d’électrification de la mobilité demeure au coeur de nos priorités”, a renchéri M. Martin, tout en reconnaissant qu’il faudra “une volonté européenne extrêmement forte” pour accompagner l’engagement français dans le tout-électrique.”Je pense que l’Europe va sans doute apporter quelque flexibilité parce qu’on voit bien que le 100% en 2035 est un objectif qui sera difficile à atteindre”, a-t-il néanmoins avancé. “Peut-être qu’elle peut autoriser d’autres technologies le temps d’arriver à cet objectif”.- 1.200 emplois espérés -Verkor a entamé en 2023 la construction de sa première usine de 100.000 m2, où sont assemblées pour l’instant des batteries destinées aux voitures Alpine électriques et aux utilitaires FlexEVan de Renault.Interrogé sur d’autres clients potentiels, le président de Verkor a évoqué “un certain nombre en discussion, mais tout le monde nous dit +on va vérifier que vous savez bien faire+”. “Ca va prendre encore un petit peu de temps”, a-t-il ajouté.Cette giga-usine représente un investissement de 1,5 milliard d’euros – dont près de la moitié provenant d’aides publiques – et doit générer 1.200 emplois.Désormais opérationnelle, elle commercialisera ses premières cellules de batteries début 2026, selon Verkor.Avec ce site, Verkor vise une production de batteries lithium-ion capable d’équiper 300.000 véhicules électriques par an, “à peu près” à l’horizon 2027, a confirmé jeudi à l’AFP Philippe Chain, cofondateur et conseiller stratégique de la société. L’usine peut également être agrandie par la suite.Deux autres gigafactories produisent déjà dans la vallée française de la batterie, ancrée dans les Hauts-de-France: en 2024 celle d’ACC, co-entreprise entre Stellantis, Mercedes-Benz et Saft (filiale de TotalEnergies), puis cette année celle d’AESC, groupe japonais majoritairement détenu par le chinois Envision.Le taïwanais ProLogium a lui repoussé à 2028 l’ouverture de sa gigafactory à Dunkerque, expliquant avoir dû revoir sa conception après avoir décidé de miser sur la quatrième génération de sa technologie innovante de batteries lithium-céramique.

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Une course effrénée vers les grands requins blancs d’Australie

Les grands requins blancs sont de ces animaux que l’on préfère fuir à tout prix, mais en Australie, des irréductibles sont payés pour se lancer à leurs trousses avec pour objectif : placer un mouchard sur leur nageoire dorsale.Ce travail est la pièce essentielle d’un dispositif de protection sophistiqué, qui permet aux nageurs, surfeurs et pêcheurs de vérifier en temps réel la présence de requins avant de s’aventurer dans l’eau.Chaque jour, des spécialistes posent 305 bouées reliées par satellite dans les eaux les plus fréquentées, pouvant atteindre 15 mètres de profondeur, dans le cadre d’un programme de Nouvelle-Galles-du-Sud, Etat du sud-est de l’Australie.Ces bouées connectées sont équipées d’hameçons. Lorsqu’un requin y mord, un signal est envoyé aux équipes, qui se lancent à sa poursuite en bateau. Le protocole se veut le moins invasif possible. “Le processus a peu d’impact sur ces requins”, tempère Paul Butcher, principal chercheur pour le programme de marquage et de suivi des squales du gouvernement local depuis 10 ans.Dans les 16 minutes suivant l’alerte, un bateau se lance à la recherche du poisson. S’il fait partie des trois espèces potentiellement dangereuses (grand requin blanc, requin-bouledogue, requin-tigre), il doit être pucé.Les membres de l’équipe enroulent alors deux cordes autour de l’animal: la première près de sa queue et une autre devant sa nageoire pectorale pour soutenir son corps.- Dociles -Une fois le prédateur ramené tout près du bateau, il est retourné délicatement sur le côté. Les équipes veillent à ce que ses branchies restent immergées.Cette position place naturellement le requin dans un état proche d’une transe qui minimise les risques, pour les humains comme pour l’animal. Les équipes mesurent le requin, prélèvent des échantillons de tissus et fixent une balise acoustique à sa nageoire dorsale. Enfin, l’animal est relâché à au moins un kilomètre au large, avant de disparaitre d’un coup de queue dans l’océan. L’ensemble du processus n’aura duré que 15 minutes environ.”Certains animaux ont leur propre personnalité”, explique Paul Butcher. “Les grands blancs sont facile à manipuler à côté du bateau lorsque nous les capturons. Les requins-tigres, pas tellement. Les requins-bouledogues sont eux aussi très dociles”, détaille le chercheur.Au cours des dix dernières années, le programme de l’État, géré par le ministère des Industries primaires, a pucé 1.547 requins blancs, 756 requins-tigres et 240 requins-bouledogues.Une fois marqués, les prédateurs sont détectés lorsqu’ils passent devant l’une des 37 stations disséminées le long du littoral. Leur passage déclenche une alarme sur l’application SharkSmart, envoyant une notification instantanée au public sur les téléphones portables et montres connectées.Cette technique fait partie de mesures de sécurité à plusieurs niveaux adoptées par les autorités, avec des drones de surveillance et des filets. – Hausse des attaques mortelles -Plus de 1.280 incidents impliquant des requins ont été enregistrés autour de l’Australie depuis 1791, dont environ 260 mortels, selon une base de données nationale. Bien qu’elles restent rares, les attaques mortelles semblent augmenter, avec 57 décès signalés au cours des 25 années précédant 2025, contre 27 au cours du quart de siècle précédent.En novembre, un requin-bouledogue de trois mètres a tué une touriste suisse et a blessé son petit ami au large d’une plage isolée au nord de Sydney. Les scientifiques estiment que l’augmentation du nombre de décès pourrait être liée à la hausse du nombre de baigneurs. La hausse des températures océaniques semble également influencer les habitudes migratoires des requins. Les chercheurs soulignent que les requins, eux aussi, doivent être protégés, alors que la surpêche décime certaines espèces. À l’échelle mondiale, environ 37% des espèces océaniques de requins et de raies sont désormais classées comme menacées ou en danger critique d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

Déjà poursuivi pour viols, le comédien Philippe Caubère mis en examen pour proxénétisme

Le comédien Philippe Caubère a été mis en examen pour proxénétisme fin novembre, une nouvelle procédure judiciaire visant cette figure majeure de la scène théâtrale française, déjà poursuivie pour viols, agressions sexuelles et corruption de mineurs sur trois mineures.L’homme de 75 ans est soupçonné d’avoir contraint une plaignante à se prostituer pendant des années en postant des photos d’elle sur des sites de rencontres tarifées, selon BFMTV, qui a révélé sa mise en examen le 24 novembre, confirmée à l’AFP jeudi par le parquet de Créteil.Sollicitée par l’AFP, l’avocate du comédien, Me Fanny Colin, n’a pas souhaité faire de commentaire.Dans une interview au quotidien Libération en janvier, la comédienne Agathe Pujol, à l’origine d’une des plaintes, avait affirmé avoir été victime de viols “organisés plusieurs fois par semaine” entre 2011 et 2018 par M. Caubère au cours desquels ce dernier “regarde et prend des photos”.Agathe Pujol estime avoir été “violée par des centaines d’hommes”, écrivait Libération.Ex-pilier du Théâtre du Soleil, récompensé de trois Molières, Philippe Caubère a été mis en examen en février 2024 pour des faits s’étant déroulés, selon les victimes, en 2012 pour une première, et entre 2010 et 2019 pour une deuxième. M. Caubère a reconnu avoir eu une relation intime pendant quatre mois en 2012 avec une mineure âgée de 16 ans, une relation selon lui consentie.Il est aussi mis en examen pour corruption de mineure de plus de 15 ans sur une troisième victime, des faits ayant eu lieu entre 2019 et 2021.En mars, les procès-verbaux d’audition du comédien ont été annulés par la justice, en raison d’un “comportement déloyal” des enquêteurs qui l’avaient interrogé. – Son ancienne avocate mise en examen -Son ancienne avocate, Me Marie Dosé, a elle-même été mise en examen en octobre pour soustraction ou altération de document dans une enquête visant son ex-client suite à une première plainte pour viols déposée en 2018.Le parquet avait classé cette plainte sans suite en 2019, “aucun élément” ne permettant “de corroborer les déclarations de la plaignante sur l’absence de consentement”. Cette plaignante avait été condamnée en septembre 2021 pour diffamation.Selon le quotidien Le Monde, Me Dosé est soupçonnée d’avoir fait disparaître un ordinateur personnel de M. Caubère, dont les contenus auraient pu se révéler compromettants pour le septuagénaire.L’avocate avait indiqué, dans un communiqué envoyé à l’AFP, n’avoir fait “qu’exercer (son) métier comme (elle) le fai(t) depuis vingt-cinq ans: en respectant (son) serment”. Elle s’était par ailleurs alarmée d’une “violation du secret de l’instruction”. Auteur-interprète au style burlesque, Philippe Caubère s’est fait connaître du grand public au cinéma avec les films d’Yves Robert (“La gloire de mon père”, “Le château de ma mère) et “Molière” d’Ariane Mnouchkine en 1978.Ce Marseillais est connu pour ses pièces autobiographiques, notamment “Le roman d’un acteur”, œuvre monumentale de 11 spectacles qui racontent la vie du jeune Ferdinand Faure, son alter ego.C’est avec Ariane Mnouchkine, fondatrice du Théâtre du Soleil, que sa carrière décolle (1970-1977) avant de se lancer seul sur les planches, ce qu’elle ne lui pardonnera jamais.La rupture a été “violente, sentimentale, passionnelle”, confiait l’acteur à l’AFP en 2014.Compagnie fondée en 1964, le Théâtre du Soleil est installé depuis 1970 à la Cartoucherie de Vincennes, et s’est imposé comme une institution théâtrale majeure en France.En mars, devant la Commission de l’Assemblée nationale sur les violences dans les secteurs artistiques, Agathe Pujol avait déclaré sous serment avoir été victime d’une tentative de viol commise fin 2010 par un comédien de la troupe, devant plusieurs témoins, alors qu’elle était mineure. Elle avait plus généralement décrit une “pression sexuelle constante” que les hommes de la troupe y faisaient, selon elle, peser sur les femmes.Après ces accusations, le Théâtre du Soleil avait annoncé lancer une enquête interne.Philippe Caubère a fait polémique en prenant la défense, dès 2011, du droit de recourir aux prostituées.

Dermatose: des agriculteurs s’opposent aux abattages en Ariège, tensions avec les gendarmes

Malgré l’annonce d’une intervention des gendarmes, environ 300 agriculteurs restaient mobilisés jeudi soir pour empêcher l’abattage de 200 bovins dans une ferme d’Ariège, après la découverte mardi d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans cet élevage au pied des Pyrénées.En début de soirée, les forces de l’ordre s’approchaient de la ferme. Des jets de pierre de la part des protestataires et de grenades lacrymogènes par les forces de l’ordre ont duré quelques minutes.Les manifestants, notamment de la Coordination rurale mais aussi de la Confédération paysanne et des sympathisants du mouvement, occupent depuis mercredi matin les abords d’une ferme située dans le village des Bordes-sur-Arize.Le préfet de l’Ariège a assuré que les deux frères propriétaires du troupeau lui avaient donné leur accord pour l’abattage des 207 blondes d’Aquitaine, conformément au protocole sanitaire de lutte contre cette maladie, et dénoncé la poursuite de l’action des protestataires.”Il reste ce soir un noyau de personnes qui veulent en découdre, je lance un appel à la raison. On ne doit pas être dans l’affrontement”, a déclaré lors d’une conférence de presse le préfet Hervé Brabant.Il a demandé en début de soirée “à tous les manifestants de respecter cette volonté des éleveurs et de quitter les lieux dans le calme”.- Vaccinations -L’abattage, seule méthode efficace pour éviter que “la maladie se diffuse dans l’ensemble du cheptel français”, se fera “dès que possible” puis une campagne de vaccination sera lancée dans le département, a annoncé le représentant de l’Etat. Sur les 33.000 bovins d’Ariège, 3.000 ont déjà été vaccinés le mois dernier, dans les zones proches des Pyrénées-Orientales, où des foyers ont été détectés.”Notre intention est d’empêcher (l’abattage)”, dit Jérôme Bayle, figure régionale du mouvement de protestation agricole.”C’est vraiment une place de résistance et j’espère qu’elle va tenir le plus longtemps possible”, a pour sa part assuré Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale (CR).- Protocole expérimental -Les syndicats agricoles locaux et la chambre d’agriculture de l’Ariège ont proposé en vain un protocole expérimental au ministère de l’Agriculture, demandant notamment que seules les vaches contaminées soient abattues et qu’une campagne de vaccination massive soit lancée. Jusqu’ici, la règlementation visant à stopper la propagation de la maladie prévoit que l’ensemble du troupeau concerné soit abattu et l’instauration de “zones règlementées” dans un rayon de 50 km autour du foyer de DNC, un périmètre dans lequel les déplacements de bovins sont interdits ou restreints et où les bêtes sont vaccinées.Dans les Hautes-Pyrénées, un autre troupeau d’une vingtaine de bovins doit être abattu vendredi, a annoncé le préfet du département Jean Salomon. Dans cette exploitation située dans le village de Luby-Betmont, quelques dizaine d’éleveurs sont également mobilisés pour empêcher l’intervention des services vétérinaires.”Les tentatives de blocage ou les regroupements observés en proximité des exploitations font courir à tous les éleveurs un risque de propagation supplémentaire de la maladie”, s’est inquiété le préfet des Hautes-Pyrénées.- “Changer de politique” -“La mobilisation paye, ça a retardé l’échéance”, considère Bertrand Venteau, appelant également à une vaccination massive et à “une grande unité du monde agricole”.La ministre de l’Agriculture “Annie Genevard doit changer sa politique, sinon elle va nous foutre le feu dans les campagnes”, a-t-il poursuivi, estimant que la maladie “n’est pas sous contrôle”. Apparue en juin en France et non transmissible à l’humain mais pouvant entraîner la mort de bovins, la DNC est “sous contrôle” assure de son côté le ministère de l’Agriculture, qui a ouvert mardi “des réflexions” sur la vaccination préventive du cheptel français.Contrairement à la CR et à la Confédération paysanne, la FNSEA y est plus réticente en raison du “risque d’effondrement des exportations et des prix” qu’elle pourrait entraîner, a expliqué mardi à l’AFP son président, Arnaud Rousseau.Les cas détectés de DNC dans l’Ariège et les Hautes-Pyrénées sont les premiers recensés dans ces départements depuis la détection du premier foyer en Savoie le 29 juin 2025. En Occitanie, une centaine de manifestants avaient tenté de s’opposer début novembre à l’abattage de 80 bovins dans un élevage touché par la DNC à Thuès-Entre-Valls, dans les Pyrénées-Orientales. Ils avaient été délogés par les gendarmes avant que les services vétérinaires ne procèdent aux euthanasies.

Île d’Oléron: enquête pour viols visant un enseignant de maternelle, qui nie les faits

Un instituteur exerçant dans une école maternelle sur l’île d’Oléron est visé par une enquête pour viols et agressions sexuelles sur mineurs après plusieurs plaintes contre ce quinquagénaire, qui nie les faits, a-t-on appris jeudi auprès du parquet de La Rochelle.Cette enquête fait suite “à des plaintes pour viols (pénétrations digitales), agressions sexuelles aggravées sur mineurs de moins de 15 ans par personne ayant autorité et violences aggravées”, a précisé à l’AFP Arnaud Laraize, procureur de la République à La Rochelle, confirmant des informations du quotidien Sud Ouest.Cet enseignant exerçant à Dolus d’Oléron, né en 1972 et sans antécédents judiciaires, “nie les faits”, a souligné le magistrat.Placé en garde à vue mardi, il a été remis en liberté par la suite “avec une poursuite d’enquête (exploitation téléphone et matériel informatique notamment)”, selon le parquet.Les investigations ont été confiées à la brigade territoriale autonome (BTA) de gendarmerie de Saint-Pierre-d’Oléron (Charente-Maritime).”On est au tout début des investigations”, a déclaré à l’AFP une source proche de l’enquête. “L’objectif, c’est de définir pleinement l’étendue des actes présumés.”Contactée par l’AFP, l’académie de Poitiers souligne que l’enseignant était en poste depuis le 1er septembre 2025 dans cette école, où une cellule d’accompagnement a été mise en place pour “échanger avec les familles et appuyer l’équipe pédagogique”.”Suite aux accusations, une mesure conservatoire a été mise en place à partir du 24 novembre afin de protéger les enfants, l’équipe pédagogique et l’enseignant lui-même qui bénéficie pleinement de la présomption d’innocence et auquel la protection fonctionnelle a été accordée”, a déclaré à l’AFP le rectorat, qui a ouvert une enquête administrative.

Génocide des Tutsi au Rwanda: la Banque de France visée par une plainte pour complicité

“Elle savait forcément !”: trente et un ans après l’extermination des Tutsi, la Banque de France est visée par une plainte pour complicité de génocide et de crimes contre l’humanité, accusée d’avoir validé plusieurs virements qui auraient facilité l’armement des forces génocidaires au Rwanda.La plainte, révélée par le journal Libération et consultée jeudi par l’AFP, a été déposée le 4 décembre auprès du doyen des juges d’instruction du Pôle crimes contre l’humanité du tribunal judiciaire de Paris.Elle vise à établir si la banque centrale française a manqué à ses obligations de contrôle alors que l’ONU avait instauré un embargo sur les ventes d’armes au Rwanda le 17 mai 1994.Selon les plaignants, le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) et ses fondateurs Alain et Dafroza Gauthier, non seulement la Banque de France n’a pas gelé le compte de la Banque nationale du Rwanda, mais elle a aussi effectué des transferts en sa faveur, pour un montant total de 3,17 millions de francs (soit environ 486.000 euros).”Il y a sept transferts d’argent entre le 5 mai et le 17 juillet 1994, en plein génocide des Tutsi, de la Banque Nationale du Rwanda vers des prestataires. Il s’agit de sommes relativement importantes”, a souligné Alain Gauthier auprès de l’AFP. “Elle savait forcément!”, assure celui qui se bat pour faire juger les génocidaires depuis trente ans. “Je pense que personne, personne dans le monde entier, mais surtout ici en France, ne pouvait ignorer ce qui se passait au Rwanda à la mi-mai” 1994, ajoute-t-il. Parmi les bénéficiaires figure notamment la société française Alcatel, soupçonnée d’avoir fourni des équipements de communication aux autorités rwandaises.- Achat d’armes ? -Selon des documents rapportés dans la plainte que l’AFP a pu consulter, un versement d’un montant de 435.000 francs a par exemple été effectué au bénéfice d’Alcatel, le 5 mai 1994.Plusieurs témoignages attestent que ce paiement était destiné à l’achat de téléphones satellites, considérés comme un équipement important par le gouvernement intérimaire rwandais, afin de maintenir les communications internationales.”D’autres versements sont à destination d’ambassades du Rwanda en Egypte ou en Ethiopie. Et on sait aujourd’hui que ces ambassades ont été utilisées pour aller acheter des armes”, soutiennent Mes Matilda Ferey et Joseph Breham, les avocats du CPCR, ajoutant que la Banque de France a agi alors même que d’autres établissements européens ont refusé d’émettre ces transferts.  Contactée, la Banque de France a déclaré n’avoir pu faire que des “recherches sommaires” étant donné le délai “particulièrement court” depuis le dépôt de la plainte. “A ce stade des investigations internes, qui se poursuivent avec la plus grande diligence, rien ne permet de penser que la Banque de France n’aurait pas respecté ses procédures strictes dans le cadre réglementaire et légal applicable à l’époque des faits”, a-t-elle ajouté.”Le génocide des Tutsi n’a pas seulement été l’œuvre de ceux qui tuaient à la machette. Il a été rendu possible par une multitude de criminels en col blanc, qui, confortablement assis dans leurs bureaux, ont autorisé des transferts et signé des opérations dans la banalité administrative, nécessaires à la machine génocidaire”, déclarent Mes Matilda Ferey et Joseph Breham.Le groupe BNP Paribas, accusé par plusieurs associations (Sherpa, Ibuka France, et le Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda) d’avoir financé un achat d’armes au profit de la milice hutu, fait de son côté l’objet d’une enquête judiciaire depuis 2017 pour complicité de génocide et de crimes contre l’humanité. Celle-ci est toujours en cours, selon l’une des associations. Le génocide au Rwanda a fait plus de 800.000 morts selon l’ONU, essentiellement des Tutsi exterminés entre avril et juillet 1994.

Restauration: le gouvernement va assouplir les règles du “fait-maison”

Le gouvernement va assouplir les règles de la mention “fait maison” et simplifier les démarches pour obtenir le titre de Maître-Restaurateur, a annoncé le ministère du Commerce jeudi à la clôture des Assises de la restauration.Lancées en mai sous le précédent gouvernement, ces Assises ont permis de faire émerger une dizaine de propositions au terme d’une série de rencontres avec les fédérations professionnelles de la restauration et des métiers de bouche.Parmi les mesures jugées “prioritaires”, le titre de Maître-Restaurateur, qui concerne aujourd’hui 3.000 restaurateurs qui font “une cuisine 100% fait maison, avec des produits locaux sourcés en circuit court, et reconnaît la qualité de service (… ) sans nécessairement être des restaurants haut de gamme”, a expliqué le cabinet du ministre des PME Serge Papin.Emmanuel Macron avait fait part fin septembre de son souhait de faire monter en puissance ce titre avec un objectif de 10.000 en 2027.Concrètement, un projet de décret prévoit de simplifier les démarches pour accéder à ce titre, qui se font aujourd’hui en préfecture et d’allonger la durée de 4 à 5 ans. A moyen terme, ce titre pourrait être ouvert aux lycées d’application des écoles hôtelières.Le cahier des charges va également évoluer “pour qu’il corresponde plus aux pratiques et aux attentes des consommateurs” par exemple en permettant que le service ne soit pas fait qu’à table pour intégrer les buffets, détaille le cabinet ministériel.En parallèle, un autre décret en préparation permettra d’assouplir les critères de l’actuelle mention “fait maison”, qui a pour but de distinguer les plats de fabrication artisanale des plats ou ingrédients industriels, prêts à l’emploi, achetés en grande surface ou auprès d’un grossiste.Aujourd’hui, difficile de savoir combien de restaurateurs ont recours à cette mention et à son pictogramme représentant une casserole surmontée d’un toit, car elle peut n’être apposée qu’à certains plats de la carte et les restaurateurs concernés ne s’en sont pas tous saisis, la jugeant complexe.Le gouvernement prévoit notamment d’allonger la liste de produits autorisés pour utiliser cette mention, en intégrant les ovoproduits (œufs en bouteilles…), les légumes blanchis, la crème végétale, la chair de crabe…”L’objectif, c’est de favoriser la mention +fait maison+, faire en sorte qu’elle puisse être reprise en facilitant son usage. On ne diminue pas l’exigence, mais on répond aux pratiques des restaurateurs”, détaille le cabinet de Serge Papin.

Viol à Poitiers en 2015: le suspect identifié grâce à la généalogie génétique mis en examen et écroué

Un homme de 28 ans, soupçonné d’avoir commis un viol en 2015 à Poitiers et identifié grâce à la généalogie génétique, a été mis en examen et écroué jeudi, a indiqué à l’AFP le pôle “cold cases” du parquet de Nanterre.”Cet homme, mineur au moment des faits, a reconnu en être l’auteur”, a indiqué le parquet dans un communiqué. “Il a été mis en examen des chefs de tentative de meurtre accompagnée ou suivie d’un autre crime et de viol. Il a été placé en détention provisoire”, a ajouté cette même source.L’homme mis en cause encourt la réclusion criminelle à perpétuité.Les faits pour lesquels il est poursuivi se sont déroulés le 23 juin 2015. La victime, qui courait le long d’une rivière, avait alors été attaquée au tournevis, étranglée et violée.L’enquête n’avait pas permis d’identifier le coupable malgré la découverte d’un ADN sur la scène du crime inconnu du fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG).Le dossier avait fini par être repris par le pôle des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE), ou pôle “cold cases” à Nanterre.”Courant juin 2025, la juge d’instruction du PCSNE adressait une commission rogatoire internationale aux Etats-Unis d’Amérique aux fins de comparaison de l’extrait ADN masculin inconnu avec les bases de données disponibles dans le pays”, a détaillé le parquet de Nanterre.Ces sites proposant des tests de généalogie génétique sont interdits en France.”Les analyses réalisées dans le respect de la législation américaine, révélaient des correspondances génétiques avec des individus susceptibles d’être des ascendants de l’auteur des faits”, a poursuivi le ministère public.Les investigations menées par les enquêteurs français ont conduit au suspect, qui a été placé en garde à vue mardi.Les analyses génétiques réalisées durant la garde à vue ont confirmé que son profil ADN correspondait à l’empreinte inconnue retrouvée sur les lieux du crime.Fin 2022, Bruno L., surnommé le “prédateur des bois” pour avoir enlevé, emmené dans la forêt et violé cinq adolescentes entre 1998 et 2008, avait été arrêté grâce à cette technique avec l’appui du FBI, une première en France.Il s’était suicidé en prison alors qu’il était en détention provisoire après avoir reconnu les faits.

L’Assemblée adopte une proposition de loi pour garantir un avocat aux enfants placés ou protégés

L’Assemblée nationale a adopté jeudi, lors de la journée réservée aux propositions du groupe socialiste, deux propositions de loi visant à mieux protéger les mineurs, dont l’une à l’unanimité, pour garantir un avocat à chaque enfant placé ou suivi dans sa famille par des services sociaux.Ce texte, examiné en première lecture et qui devra maintenant être inscrit à l’ordre du jour du Sénat, a été adopté avec les voix de 269 députés (aucun contre, une abstention). “Grâce à cette loi, aucun enfant ne traversera seul les couloirs de la justice”, a déclaré la députée socialiste porteuse du texte, Ayda Hadizadeh. “Un avocat, c’est la sentinelle, c’est celui qui vérifie, qui questionne, qui alerte, qui rend audible ce qui, sans lui, resterait étouffé.”Environ 380.000 jeunes sont concernés par des mesures d’assistance éducative. Ces enfants sont, sur décision d’un juge le plus souvent, placés en famille d’accueil ou en foyer, ou bien suivis directement dans leur famille.Le plus souvent ces enfants ne sont pas assistés d’un avocat, même s’ils peuvent en faire la demande ou s’en voir désigner un par un juge, lorsqu’ils sont capables de discernement.La proposition de loi a été débattue alors que la révélation d’une vidéo d’un enfant tondu malgré lui par des éducateurs, dans un foyer d’enfants placés à Paris, a suscité l’émoi.Si cet enfant avait eu un “avocat à lui”, les faits auraient été révélés “bien avant à l’autorité judiciaire”, a estimé auprès de l’AFP Lyes Louffok, co-fondateur de l’association Comité de vigilance des enfants placés, soutenant le texte.”Ca fait très très longtemps que les anciens enfants placés demandent cette loi”, a-t-il ajouté, en se disant “débordé de bonheur”.- “Passer à l’action” -L’initiative socialiste avait récemment reçu le soutien du ministre de la Justice Gérald Darmanin. Mais, jeudi, sa collègue à la Santé Stéphanie Rist, s’est montrée moins enthousiaste.”Au-delà d’un effort budgétaire important” (estimé à plus de 200 millions d’euros), le texte nécessite “la mobilisation de moyens humains qui ne pourront pas être déployés à court terme”, a-t-elle prévenu dans l’hémicycle. Avec “le risque d’une désorganisation et d’une saturation de nos juridictions.”Elle a soutenu un amendement de députés Les Républicains -qui n’a pas été adopté- proposant une expérimentation préalable de deux ans dans quatre tribunaux judiciaires. Plusieurs députés ont pointé qu’une expérimentation a déjà été réalisée par le tribunal judiciaire de Nanterre, et qu’une autre est en cours à Bourges.”Un avocat aux côtés d’un enfant, c’est lui signifier: tu n’es pas seul”, a abondé Caroline Yadan (groupe macroniste). L’avocat, indépendant des familles ou de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), pourra “porter la parole” de l’enfant, “expliquer” les décisions, puis en “suivre la mise en oeuvre”, a-t-elle argumenté. Stéphanie Rist a par ailleurs déclaré que la présentation d’un projet de loi sur la protection de l’enfance était prévue “au premier trimestre 2026″.- Mineurs isolés -Dans la foulée, l’Assemblée a adopté une proposition de loi permettant à des jeunes isolés dont on évalue qu’ils sont majeurs de conserver l’accès à certaines protections, comme l’hébergement d’urgence, lorsqu’ils formulent un recours contre cette décision.”Aujourd’hui des enfants et des adolescents dorment seuls à la rue”, a martelé le député PS -et candidat à la mairie de Paris- Emmanuel Grégoire, à l’initiative du texte. Il a défendu cette “présomption de minorité” en dénonçant des situations “inacceptables sur le plan humanitaire”. La solution proposée “présente des risques (…) de saturation des dispositifs de mise à l’abri”, a estimé Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée de l’Autonomie.La députée Modem Perrine Goulet a elle mis en garde contre un “appel d’air”. “Demain, si je suis un étranger qui vient en France, je sais que si je me déclare mineur, pendant un an je suis mis à l’abri”, a-t-elle affirmé.Mais la gauche, bien plus mobilisée, a fait adopter le texte par 144 voix contre 100. Autre initiative qui pourra faire polémique dans l’hémicycle jeudi: un texte pour renouveler automatiquement des titres de séjour longue durée pour les étrangers (cartes de séjour pluriannuelle ou carte de résident).Pour commencer la journée, l’Assemblée a par ailleurs définitivement adopté un texte transcrivant un accord attendu sur la protection sociale des agents territoriaux.

L’anesthésiste Frédéric Péchier, un “tueur en série” que “tout désigne”, selon l’accusation

“Tout désigne” Frédéric Péchier comme coupable de 30 empoisonnements, dont 12 mortels, a asséné l’accusation jeudi devant la cour d’assises du Doubs, qualifiant l’anesthésiste de Besançon de “l’un des plus grands criminels de l’histoire judiciaire française”.”Ce n’est pas un médecin que vous jugez, mais un criminel qui a utilisé la médecine pour tuer”, a martelé l’avocate générale Thérèse Brunisso, qui porte l’accusation avec Christine de Curraize. Elles demanderont une peine d’emprisonnement vendredi au terme de leurs réquisitions.L’accusé “n’est évidemment ni Guy Georges, ni Michel Fourniret, il n’en est pas moins un tueur en série”, a insisté Thérèse Brunisso, “certaine de sa culpabilité”.Qualifié de “menteur”, de “manipulateur”, d’homme “prêt à tout pour sauver sa peau” quitte à accuser “tout le monde” et “jeter en pâture” ses anciens collègues, Frédéric Péchier est resté impassible.Jugé depuis trois mois à Besançon, le médecin de 53 ans, qui n’a cessé de clamer son innocence, est accusé d’avoir empoisonné 30 patients âgés de quatre à 89 ans entre 2008 et 2017, dans deux cliniques de Besançon. Selon l’accusation, il a agi pour nuire à des collègues avec lesquels il était en conflit. Dans ce dossier, “tout désigne Frédéric Péchier et seulement Frédéric Péchier”, a souligné Christine de Curraize.Les enquêteurs ont passé au crible les suspects potentiels des empoisonnements de la clinique Saint-Vincent et de la Polyclinique de Franche-Comté.”Sur un total de 1.514 personnes, Frédéric Péchier est le seul à avoir travaillé sur les deux établissements pendant la période considérée”, a-t-elle pointé.Lorsqu’il arrive en janvier 2009 à la Polyclinique de Franche-Comté où il restera six mois, il y a soudainement une succession “troublante” de trois événements indésirables graves (EIG) en trois mois. En parallèle, aucun EIG suspect ne survient à la clinique Saint-Vincent, qu’il a quittée.- “Celui qui cache son crime” -Selon l’accusation, Frédéric Péchier a pollué des poches de perfusion avec du potassium, des anesthésiques locaux, de l’adrénaline ou encore de l’héparine, pour provoquer un arrêt cardiaque ou des hémorragies chez des patients pris en charge par d’autres médecins anesthésistes.Il “agit pour atteindre la clinique ou atteindre ses confrères”, a exposé Christine de Curraize, soulignant les “failles narcissiques” de l’accusé et son “besoin de puissance”.Frédéric Péchier “n’est pas quelqu’un d’impulsif”, il ne va “jamais à la confrontation directe”, un comportement “compatible avec la typologie du crime qui lui est reproché”: “l’empoisonneur, c’est celui qui cache son crime”.Christine de Curraize est en particulier revenue sur le dernier empoisonnement imputé à l’anesthésiste, le cas de Jean-Claude Gandon, 70 ans, victime d’un arrêt cardiaque le 20 janvier 2017 à la clinique Saint-Vincent.Pour l’accusation, Frédéric Péchier aurait empoisonné son patient pour montrer que, comme ses collègues, lui aussi était victime d’actes malveillants.Mais il a commis “trop d’erreurs”, dont celle d’avoir laissé sur place les “armes du crime”, des seringues. Avec le cas Gandon, il “signe sa perte”, car “c’est comme si Frédéric Péchier avait écrit en rouge sur son front +je suis l’empoisonneur des cliniques+”.- “Tueur en série” -Après avoir soutenu pendant l’enquête que la plupart des cas étaient dus à des “erreurs médicales” de ses collègues ou à des aléas thérapeutiques, Frédéric Péchier a admis que parmi les 30 cas qui lui sont imputés, 12 étaient des empoisonnements, dont cinq mortels. Mais il conteste être le coupable.Thérèse Brunisso s’est efforcée de contrer deux arguments souvent brandis par la défense. D’abord qu’il n’y aurait pas de preuves dans ce dossier: “nous avons tout un faisceau d’éléments qui conduisent” à l’accusé et “uniquement” à lui, a-t-elle balayé.Il est “faux” également d’affirmer qu'”il faut être un fou furieux pour faire ça”, car “la maladie mentale, la folie, ce n’est pas nécessaire pour caractériser un tueur en série”, et “ce sont les faits qui déterminent la culpabilité”, a-t-elle expliqué.L’avocat de la défense, Randall Schwerdorffer, plaidera l’acquittement lundi.L’accusé, qui comparaît libre, encourt la réclusion à perpétuité. Le verdict est attendu d’ici au 19 décembre.