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A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Transports en Ile-de-France: les Franciliens appelés à donner leur avis dès vendredi

Une consultation des Franciliens sur l’avenir des transports en Ile-de-France sera lancée pendant un mois à partir de vendredi dans le cadre d’une enquête publique, avant un vote du conseil régional prévu en septembre, a-t-on appris lundi dans un communiqué.Le “plan des mobilités” en Ile-de-France, qui doit répondre aux besoins des Franciliens en matière de déplacements d’ici 2030 et placer la Région sur la voie d’une trajectoire bas carbone, fera l’objet d’une consultation du 28 février au 31 mars, avec une réunion publique prévue le jeudi 13 mars au siège de la Région à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).Arrêté par la Région le 27 mars 2024, ce plan ambitionne de réduire de 15% les déplacements en voiture, d’augmenter de 15% les déplacements en transports en commun et de multiplier par trois les trajets des Franciliens à vélo.”L’objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 26% d’ici à 2030″, précise la Région et Ile-de-France Mobilités (IDFM), l’autorité organisatrice des transports publics, dans un communiqué conjoint.Dans le cadre de cette enquête supervisée par un commissaire enquêteur, les habitants pourront se prononcer sur une plate-forme en ligne dédiée, par écrit dans l’un des 33 lieux de permanence ainsi qu’au siège de la Région, ou encore par courriel, courrier postal, ainsi que lors de la réunion du 13 mars.”Le plan définit 14 axes et 46 actions portant sur l’ensemble des modes de déplacement des Franciliens ainsi que sur le transport de marchandises”, consultables sur le site internet de la Région ainsi que sur celui d’Ile-de-France Mobilités, précise le communiqué.La commission d’enquête rendra son rapport fin avril, qui fera état des contributions apportées et formulera d’éventuelles recommandations de modifications. Le plan pourra alors être modifié, puis sera transmis à l’État pour avis pendant l’été, avant une adoption prévue en septembre 2025 par le conseil régional.

Transports en Ile-de-France: les Franciliens appelés à donner leur avis dès vendredi

Une consultation des Franciliens sur l’avenir des transports en Ile-de-France sera lancée pendant un mois à partir de vendredi dans le cadre d’une enquête publique, avant un vote du conseil régional prévu en septembre, a-t-on appris lundi dans un communiqué.Le “plan des mobilités” en Ile-de-France, qui doit répondre aux besoins des Franciliens en matière de déplacements d’ici 2030 et placer la Région sur la voie d’une trajectoire bas carbone, fera l’objet d’une consultation du 28 février au 31 mars, avec une réunion publique prévue le jeudi 13 mars au siège de la Région à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).Arrêté par la Région le 27 mars 2024, ce plan ambitionne de réduire de 15% les déplacements en voiture, d’augmenter de 15% les déplacements en transports en commun et de multiplier par trois les trajets des Franciliens à vélo.”L’objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 26% d’ici à 2030″, précise la Région et Ile-de-France Mobilités (IDFM), l’autorité organisatrice des transports publics, dans un communiqué conjoint.Dans le cadre de cette enquête supervisée par un commissaire enquêteur, les habitants pourront se prononcer sur une plate-forme en ligne dédiée, par écrit dans l’un des 33 lieux de permanence ainsi qu’au siège de la Région, ou encore par courriel, courrier postal, ainsi que lors de la réunion du 13 mars.”Le plan définit 14 axes et 46 actions portant sur l’ensemble des modes de déplacement des Franciliens ainsi que sur le transport de marchandises”, consultables sur le site internet de la Région ainsi que sur celui d’Ile-de-France Mobilités, précise le communiqué.La commission d’enquête rendra son rapport fin avril, qui fera état des contributions apportées et formulera d’éventuelles recommandations de modifications. Le plan pourra alors être modifié, puis sera transmis à l’État pour avis pendant l’été, avant une adoption prévue en septembre 2025 par le conseil régional.

A Nouméa, Manuel Valls dévoile sa méthode pour sortir la Nouvelle-Calédonie de l’ornière

En déplacement en Nouvelle-Calédonie, le ministre des Outre-mer Manuel Valls a présenté lundi sa méthode et ses principes pour relancer le dialogue entre indépendantistes et non indépendantistes, avant des négociations sur l’avenir institutionnel du territoire qui doivent débuter mercredi.C’est déjà un premier succès: en organisant lundi une “plénière de restitutions et de méthode” au congrès de Nouvelle-Calédonie, Manuel Valls a réussi à rassembler autour d’une même table l’ensemble des forces politiques du territoire, malgré des mois de tensions et d’invectives.”Je pense que nous continuerons à discuter et à négocier ensemble, sous ce format, où toutes les formations acceptent de se parler entre elles et avec le gouvernement de la France”, a déclaré le ministre à l’issue de cette réunion, saluant “l’effort nécessaire” des participants tout en appelant chaque acteur à “prendre ses responsabilités”.L’ancien Premier ministre est arrivé samedi sur le territoire français du Pacifique sud, profondément meurtri par les émeutes de 2024 déclenchées par le projet gouvernemental de dégel du corps électoral calédonien qui ont fait 14 morts, causé plus de deux milliards d’euros de dégâts et laissé un territoire exsangue.Son objectif est de parvenir à un accord sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie et, au préalable, de rétablir le dialogue entre des communautés “fracturées”.Sur la forme, Manuel Valls a proposé trois axes de travail: le “lien avec la France”, englobant les questions d’autodétermination, de citoyenneté et du corps électoral, la “gouvernance” visant à clarifier les compétences des institutions locales et la définition d’un “nouveau contrat social”, avec un accent particulier sur la jeunesse.Mais le ministre a aussi posé des principes jugés indispensables: une “souveraineté avec la France”, la “protection de tous les habitants de la Nouvelle-Calédonie” et le respect de “la démocratie et l’état de droit”, a-t-il listé, évoquant aussi une Nouvelle-Calédonie “unie et indivisible”.- Calédoniens “épuisés” -Si les discussions de lundi se sont déroulées dans un climat jugé constructif, son arrivée à Nouméa, samedi, avait été plus mouvementée. Des militants non-indépendantistes et le député Nicolas Metzdorf l’avaient interpellé, lui reprochant une posture jugée trop conciliante avec les indépendantistes et un déni des référendums d’autodétermination de 2018, 2020 et 2021.Reste désormais le plus compliqué. Négocier et aboutir à “un accord, un compromis”, a poursuivi Manuel Valls, estimant que c’était aussi la demande des Calédoniens, “épuisés des atermoiements et des divisions”.Les négociations à proprement parler doivent débuter mercredi. À ce stade, un optimisme prudent domine. Le chef de la délégation de l’Union nationale pour l’indépendance (UNI), Jean-Pierre Djaiwé, s’est dit “très satisfait” de la méthode de Manuel Valls.”Ça ne va pas être facile, et il est difficile d’imaginer arriver à un accord d’ici à la fin de la semaine, mais tout le monde a envie de travailler et on peut peut-être arriver à un début de compromis”, a-t-il poursuivi.Même tonalité du côté de l’élu non-indépendantiste Philippe Dunoyer (Calédonie ensemble), estimant qu’il restait “plus de sujets de convergences que de divergences”, même si ces dernières sont majeures.Mais une inconnue demeure: le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), principal groupe indépendantiste, s’est dit satisfait de la méthode mais doit se réunir mardi avant de confirmer sa présence à la table des discussions.Les Loyalistes, le groupe de la cheffe de file non indépendantiste Sonia Backès, n’ont eux pas souhaité s’exprimer lundi soir.

Zelensky wants peace ‘this year’ on third anniversary of Russian invasion

Ukrainian President Volodymyr Zelensky called Monday for “real, lasting peace” this year as European leaders gathered for a summit in Kyiv on the third anniversary of Russia’s invasion.Russia said it would halt the invasion only if a deal could be reached that “suits” its interests, and accused Europe of wanting to prolong the fighting.Russian President …

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Après les accusations de violences sexuelles, Gérard Depardieu visé par une enquête pour fraude fiscale aggravée

L’acteur Gérard Depardieu, visé par des accusations de violences sexuelles, fait également l’objet d’une enquête pour fraude fiscale aggravée et blanchiment depuis février 2024: il est soupçonné de s’être fictivement domicilié en Belgique depuis 2013 pour se soustraire au paiement de l’impôt en France.Après “plusieurs dénonciations de l’administration fiscale”, le parquet national financier (PNF) a ouvert en février 2024 une enquête préliminaire pour “fraude fiscale, fraude fiscale aggravée et blanchiment de fraude fiscale aggravée commis depuis 2013”, a indiqué lundi à l’AFP une source judiciaire, confirmant une information de Mediapart.Cette enquête vise à déterminer si “sa domiciliation était une fausse domiciliation” et “quel montant d’impôt il pourrait avoir soustrait à la France depuis 2013″, a précisé une source proche du dossier.Des perquisitions et des auditions ont eu lieu les 11 et 12 février 2025 à Paris, en Belgique et dans le Maine-et-Loire, où l’acteur possède un château, a ajouté la source proche.”L’intéressé n’a pas été entendu à ce stade”, a souligné la source judiciaire, qui n’a pas souhaité s’exprimer sur les montants éludés.Les investigations ont été confiées aux policiers de la brigade nationale de répression de la délinquance fiscale (BNRDF) de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).L’avocat du comédien n’a pas souhaité s’exprimer.En décembre 2012, Gérard Depardieu, âgé actuellement de 76 ans, avait suscité une vive polémique en annonçant s’installer en Belgique pour des raisons fiscales. Il entendait protester contre la taxation sur les grosses fortunes souhaitée par le président socialiste d’alors, François Hollande.L’acteur avait alors acquis une villa à Néchin, bourg belge proche de la frontière française connu pour abriter de riches expatriés.Critiqué notamment par des responsables politiques -son départ avait été qualifié d'”assez minable” par le Premier ministre de l’époque, Jean-Marc Ayrault-, il avait menacé de rendre son passeport français. Il avait acquis la citoyenneté russe grâce au président Vladimir Poutine peu de temps après, en janvier 2013.- “87% d’impôts” -Selon Mediapart, Gérard Depardieu a habité à peine la villa Néchin, divisée en chambres d’hôtes louées à des touristes. Il aurait déclaré au fisc l’adresse du domicile d’un ami, dans le même village, entre 2013 et 2015. Puis il aurait signalé à l’administration fiscale vivre dans un appartement à Tournai, toujours en Belgique, entre 2016 et 2020. Et, toujours selon le média en ligne, il loue depuis fin 2023 une maison à Mont-Saint-Aubert, à quelques kilomètres de Tournai. L’acteur aurait par ailleurs créé ou racheté au moins six sociétés en Belgique, rapporte Mediapart.”Je suis parti parce que j’avais l’impression qu’on allait me tondre. Comme après 45, comme un collaborateur”, avait déclaré l’acteur à l’hebdomadaire Le Point en 2014, disant refuser de “payer 87% d’impôts”.”Mais je suis pas parti ! Je vais je viens, je paie mes impôts partout où je travaille (…), je parle toujours français, j’apprends le russe”, avait-il ajouté.César du meilleur acteur en 1981 pour son rôle dans “Le dernier métro” (1980) de François Truffaut et en 1991 pour “Cyrano de Bergerac” (1990) de Jean-Paul Rappeneau, Gérard Depardieu a été pendant plusieurs décennies considéré comme un monstre sacré du cinéma français, connu dans le monde entier, avant d’être rattrapé par ses outrances et des accusations de violences sexuelles. Il doit être jugé les 24 et 25 mars par le tribunal correctionnel de Paris pour agressions sexuelles sur deux femmes lors du tournage du film de Jean Becker, “Les volets verts”, en 2021.Le parquet a par ailleurs ordonné mi-août 2024 qu’il soit jugé pour des soupçons de viols sur la comédienne Charlotte Arnould en 2018. La juge d’instruction chargée de cette affaire ne s’est pas encore prononcée sur la tenue ou non d’un procès.L’interprète d’Obélix conteste les accusations, affirmant n’avoir jamais forcé une femme.Il avait été fait citoyen d’honneur d’Estaimpuis, commune dont dépend le village de Néchin en août 2013. Mais cette distinction lui a été retirée après les accusations de violences sexuelles et sexistes le visant.

Gérard Depardieu visé par une enquête pour fraude fiscale aggravée

Gérard Depardieu est visé depuis février 2024 par une enquête pour fraude fiscale aggravée et blanchiment, soupçonné de s’être fictivement domicilié en Belgique à partir de 2013, a-t-on appris lundi de sources proches du dossier et judiciaire, confirmant une information de Mediapart.Des perquisitions et des auditions ont eu lieu mi-février 2025 à Paris, en Belgique et dans le Maine-et-Loire, où Gérard Depardieu possède un château, a précisé à l’AFP la source proche du dossier.L’acteur n’a pas été entendu à ce stade, a poursuivi cette source.L’enquête “fait suite à plusieurs dénonciations de l’administration fiscale”, a ajouté la source judiciaire.Elle vise à déterminer si “sa domiciliation était une fausse domiciliation” et “quel montant d’impôt il pourrait avoir soustrait à la France depuis 2013″, a encore dit la source proche du dossier.Cette enquête préliminaire, ouverte par le Parquet national financier (PNF), a été confiée aux policiers de la Brigade nationale de répression de la délinquance fiscale (BNRDF) de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).L’acteur, âgé de 76 ans, avait annoncé en décembre 2012 se domicilier en Belgique pour des raisons fiscales. Il entendait protester contre la taxation sur les grosses fortunes souhaitée par le président d’alors, François Hollande. Il s’était alors installé à Néchin, bourg belge proche de la frontière française connu pour abriter de riches expatriés. Cette démarche avait suscité une vive polémique. Critiqué notamment par des responsables politiques -son départ avait été qualifié d'”assez minable” par le Premier ministre de l’époque, Jean-Marc Ayrault- , il avait menacé de rendre son passeport français. Il avait acquis la citoyenneté russe grâce au président Vladimir Poutine peu de temps après, en janvier 2013.L’acteur doit être jugé en mars par le tribunal correctionnel de Paris pour agressions sexuelles sur deux femmes lors du tournage du film de Jean Becker, “Les volets verts”, en 2021. Le parquet a par ailleurs ordonné qu’il soit jugé pour viols sur la comédienne Charlotte Arnould en 2018, ce que l’acteur conteste. La juge d’instruction chargée de cette affaire ne s’est pas encore prononcée sur la tenue ou non d’un procès.

Attentat de la basilique de Nice: l’accusé reconnaît les faits mais ne se souvient de rien

Pour la première fois, le Tunisien Brahim Aouissaoui, accusé d’avoir assassiné trois personnes dans la basilique de Nice le 29 octobre 2020, a reconnu les faits lundi lors de son procès à Paris tout en restant vague sur les circonstances de l’attentat.”Oui, je reconnais les faits”, a déclaré l’accusé, jugé par la cour d’assises spéciale de Paris pour assassinats et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste.C’est la première fois depuis son interpellation, juste après son attaque, et les six interrogatoires auxquels il a été soumis par un juge d’instruction durant ses plus de quatre ans de détention provisoire, que l’homme de 25 ans reconnaît être l’auteur des assassinats, avec un couteau de cuisine, de la paroissienne Nadine Devillers, 60 ans, du sacristain Vincent Loquès, 54 ans, et de la mère de famille Simone Barreto Silva, 44 ans.Mais quand la cour lui demande des détails sur son acte, l’accusé se réfugie vers un sempiternel: “Je ne me souviens pas”.En revanche, il est fort disert pour justifier son geste.Le jeune homme, très maigre, explique que “tous les jours il y a des musulmans qui meurent”. “Tous les jours, vous tuez des musulmans et cela vous est égal”, soutient-il.”L’Occident tue aveuglément” des musulmans “innocents” et “se venger” est “un droit et une vérité”, continue-t-il.Certes, concède-t-il, ses victimes étaient également des “innocents” mais les tuer en les décapitant ou en les égorgeant était “un droit”.”Je ne suis pas un terroriste, je suis un musulman”, se défend l’accusé qui s’exprime en arabe et dont les propos sont traduits par un interprète.Le choix de ses victimes, les tuer dans une église, relèvent du “hasard”, assure-t-il.”C’est le droit et la vérité d’aller tuer des gens au hasard ?”, l’interroge le président de la cour Christophe Petiteau.- “Oui”, répond sans hésiter l’accusé. “Je n’avais rien préparé” mais les assassinats étaient “légitimes”, estime-t-il.- “Je suis responsable” -Pourquoi portait-il trois couteaux dans son sac à dos dont un couteau de cuisine avec une lame de 17 cm, demande la cour. “C’était pour manger. Couper du pain”, ose-t-il. Et le couteau à la lame ensanglantée dont une photo est montrée à l’audience? “Je ne me souviens pas de ce couteau”, dit l’accusé.Le président rappelle que le 29 octobre 2020 l’accusé a porté entre 60 et 70 coups de couteau à ses victimes en l’espace d’une dizaine de minutes.”Je ne m’en souviens pas”, répète l’accusé comme à chaque fois qu’une question embarrassante lui est posée.L’accusé avait-il “un projet”, comme il l’a dit dans des messages adressés à ses amis, en venant en Europe, aimerait savoir la cour. “Mon projet c’était d’avoir un travail, de faire de l’argent”, répond Brahim Aouissaoui.”Pourquoi venir en France que vous appelez pays des mécréants et des chiens?”, tente encore le président Petiteau. “Je ne me souviens pas de ça”, répond l’accusé.”Je vous ai dit pourquoi j’ai commis ces faits mais je ne me souviens pas comment j’ai fait”, dit-il pour couper court aux questions.Il admet cependant que décapiter Nadine Devillers c’était “pour faire peur aux gens”.”Faire peur, répandre la terreur, c’est exactement ça le terrorisme”, lui fait remarquer le président.”Reconnaissez-vous la justice française ?”, l’interroge une avocate générale du Parquet national antiterroriste (Pnat). “La justice défend le plus fort et le faible paye les frais”, lui rétorque l’accusé qui dit “ne rien attendre” de son procès.”C’était mon destin. J’accepte ce qui est prédestiné pour moi”, dit-il avant de lâcher: “chaque personne est responsable de ce qu’elle fait et bien sûr que je suis responsable”.”C’est quoi votre destin aujourd’hui ?”, lui demande son conseil Me Martin Méchin. “Personne ne le sait”, répond M. Aouissaoui avec fatalisme avant de dénoncer ses conditions de détention.”Les gens autour de vous ont peur de vous. Ont-ils raison d’avoir peur?”, poursuit l’avocat. “Ils ont bien raison de prendre des précautions”, reconnaît l’accusé.Son procès doit s’achever mercredi.

Evasion du narcotrafiquant Mohamed Amra: nouvelle vague d’interpellations

Nouveau coup de filet dans l’enquête sur l’évasion de Mohamed Amra: une quinzaine de personnes, soupçonnées d’avoir fourni de l’aide au narcotrafiquant arrêté samedi en Roumanie après neuf mois de traque, ont été interpellées dimanche et lundi entre la France et le Maroc.Lundi au “petit matin” quatorze nouvelles personnes ont été placées en garde à vue, dans cette enquête menée par la police judiciaire et la juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (JUNALCO).Parmi elles, “dix ont été interpellées en France”, notamment en Normandie, et “quatre ont été extraites de leur lieu de détention”, a précisé le parquet de Paris.”Au total, ce sont donc 24 gardes à vue qui sont en cours” en France, selon le parquet. Deux Français, âgés de 28 et 38 ans, ont par ailleurs été arrêtés dimanche soir à Marrakech dans le cadre de cette enquête, a indiqué à l’AFP la direction générale de la sûreté nationale (DGSN) du Maroc. Ils faisaient l’objet d’une notice rouge d’Interpol. Ils sont en “rétention” et la “procédure diplomatique de demande de remise est en cours”, a précisé le parquet de Paris.Dix autres complices présumés avaient déjà été arrêtés ce week-end, dans les heures suivant l’interpellation de “La Mouche”, le fugitif le plus recherché de France depuis son évasion sanglante en mai 2024. Un autre homme avait été interpellé samedi après-midi en Espagne. Surnommé “Abe” et présenté comme “l’un des responsables” de l’évasion de Mohamed Amra, il a été arrêté dans une luxueuse villa à Mijas dans la province de Malaga (sud de l’Espagne), a précisé la police espagnole. La villa disposait d’importantes mesures de sécurité : murs hauts, grilles, vidéosurveillance et détecteurs de mouvement. Lors de la perquisition, les enquêteurs ont notamment retrouvé deux armes à feu chargées, des munitions, des brouilleurs, des plaques d’immatriculation françaises “doublées” et un véhicule de luxe volé en France, a encore décrit la police espagnole.La procureure de Paris, Laure Beccuau, et le patron de la police judiciaire, Christian Sainte, tiendront une conférence de presse sur cette affaire lundi à 17H00 au tribunal judiciaire de Paris.- “Moins de dix jours” -Mohamed Amra, 30 ans, a été arrêté samedi en Roumanie, au terme de neuf mois de cavale. Selon le ministre roumain de l’Intérieur Catalin Predoiu, il “voulait faire des opérations (de chirurgie) esthétiques” avant de “quitter le pays pour la Colombie”.Dimanche, il est apparu menotté, cheveux teint en roux et veste de sport noire, devant le tribunal de Bucarest où il a été présenté à une juge.Il “ne reconnaît pas les faits commis mais souhaite respecter la décision des autorités françaises qui veulent le juger”, a déclaré son avocate Maria Marcu à la sortie de l’audience.Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a dit espérer le retour de Mohamed Amra en France dans “moins de dix jours”, lors d’un déplacement lundi à Annemasse (Haute-Savoie).Son évasion datait du 14 mai 2024, lorsque le détenu multirécidiviste avait été extrait de sa cellule en Normandie pour être amené à un juge d’instruction qui devait l’interroger.Un commando en avait alors profité pour attaquer, à la voiture-bélier et aux fusils d’assaut le fourgon pénitentiaire pour le libérer. Dans l’attaque, qui a eu lieu au péage d’Incarville (Eure), deux agents pénitentiaires ont été tués et trois ont été blessés.La France avait alors découvert l’existence de Mohamed Amra: adolescent voyou, condamné pour la première fois à 13 ans pour vols aggravés et qui a progressivement “dérivé vers la violence”, pour rejoindre la grande criminalité organisée, d’après un rapport de l’Inspection générale de la justice (IGJ) rendu en juillet 2024.Sa “dangerosité grandissante” n’a pas été évaluée à sa juste mesure alors qu’il était soupçonné d’avoir poursuivi “ses activités de trafic de produits stupéfiants en ayant recours à la plus grande violence” depuis la prison, selon le rapport de l’IGJ.Preuve du caractère hors norme de l’enquête sur son évasion: tout au long de sa cavale, une centaine d’enquêteurs de la police judiciaire ont travaillé au quotidien sur ce dossier devenu symbole de l’emprise du narcotrafic en France. Chaque jour, un compte-rendu était adressé au Directeur national de la police judiciaire.Mohamed Amra a accepté sa remise à la France. S’ouvre donc un temps d’échange entre la Roumanie et la France sur les conditions du transfert, pour qu’il soit réalisé en toute sécurité.isb-jpa-tll-mca-we/mat/dch