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Engins explosifs contre le consulat de Russie à Marseille: deux chercheurs du CNRS ont reconnu les faits

Deux chercheurs du CNRS, interpellés lundi soir dans le cadre de l’enquête sur les jets d’engins explosifs contre le consulat général de Russie à Marseille, ont reconnu les faits, a indiqué mardi soir à l’AFP le parquet, confirmant une information du quotidien La Provence.Les deux hommes, un ingénieur et un chimiste, sont toujours en garde à vue, a précisé en fin de soirée le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone.Interpellés, selon La Provence, lors d’une manifestation de soutien à l’Ukraine, ils ont indiqué que le mélange contenu dans les bouteilles plastique lancées dans le jardin du consulat étaient un cocktail d’azote et de substances chimiques, a également confirmé le magistrat.Lundi matin, avant 08H00, le consulat, situé dans le très cossu 8e arrondissement de Marseille, avait été visé par des jets de bouteilles suivis de “détonations”, qui n’ont fait ni dégât ni blessé. Cet acte, au troisième anniversaire du début du conflit en Ukraine, avait été aussitôt qualifié d'”attaque terroriste” par Moscou.”Trois bouteilles de soda en plastique 50 cl” ont été envoyées dans les jardins du consulat, avait indiqué la préfecture de police, précisant que deux d’entre elles avaient éclaté, générant des “détonations”.Selon le quotidien régional La Provence, les deux chercheurs, âgés d’une quarantaine et d’une cinquantaine d’années, avaient été “repérés par les policiers alors qu’ils participaient à une manifestation de soutien à l’Ukraine” devant l’hôtel de ville lundi soir.”Les explosions survenues sur le territoire du consulat général de Russie à Marseille présentent tous les signes d’une attaque terroriste”, avait affirmé lundi le ministère russe des Affaires étrangères.”Nous exigeons que le pays hôte prenne rapidement des mesures d’enquête complètes, ainsi que des mesures visant à renforcer la sécurité des établissements du ministère des Affaires étrangères”, avait poursuivi la porte-parole du ministère, Maria Zakharova, citée par l’agence RIA Novosti.L’ambassade de Russie en France avait pour sa part affirmé, sur son site Telegram, qu’elle “avait bien lancé un appel anticipé aux autorités françaises en exigeant d’augmenter le niveau de sécurité de toutes les institutions russes en France, compte tenu des éventuelles provocations ces jours-ci”. Le Comité d’enquête russe, organe chargé des principales investigations criminelles en Russie, avait annoncé lundi l’ouverture d’une enquête pour “attaque contre des personnes ou des institutions bénéficiant d’une protection internationale”, des faits passible en Russie d’une peine allant jusqu’à 12 ans de prison.”La France condamne toute atteinte à la sécurité des emprises diplomatiques”, avait réagi dans un communiqué le ministère français des Affaires étrangères, rappelant que “l’inviolabilité, la protection et l’intégrité des emprises diplomatiques et consulaires, ainsi que de leur personnel, sont des principes fondamentaux du droit international”.Créé en 1939, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS)  est le plus grand organisme public de recherche en France. Il compte plus de 1.100 laboratoires répartis sur l’ensemble du territoire, employant quelque 33.000 personnes, et 80 laboratoires de recherche internationaux, peut-on lire sur son site.

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Face à la montée des eaux, Nauru vend sa nationalité pour financer le déménagement de sa population

Payer 105.000 dollars pour un passeport qui ouvre les frontières de dizaines de pays: l’île-Etat de Nauru monnaye sa nationalité pour financer le déménagement futur de sa population menacée par la montée des eaux, malgré les risques associés à ce système de “passeport doré”.Cet Etat insulaire océanien de faible altitude, situé en Micronésie, compte près de 13.000 habitants, menacés par les effets du changement climatique, et notamment la montée des eaux, qui commence à ronger son littoral.Les experts du climat de l’ONU estiment que l’île, et quatre autres Etats – les Maldives, les Tuvalu, les îles Marshall et Kiribati – risquent de devenir inhabitables d’ici 2100, provoquant 600.000 réfugiés climatiques.Pour financer ces opérations de déplacement des habitants des littoraux vers le centre de l’île, Nauru veut désormais permettre à des étrangers d’obtenir son passeport, moyennant 105.000 dollars.”Pour Nauru, il ne s’agit pas seulement de s’adapter au changement climatique, mais de garantir un avenir durable et prospère pour les générations à venir”, explique à l’AFP son président David Adeang.L’île, l’une des plus petites nations du monde avec une superficie totale de 21 kilomètres carrés, est constituée d’un plateau central peu élevé comptant des roches phosphatées.Ces gisements de phosphate, ressource naturelle qui sert par exemple à produire des engrais, faisaient autrefois de Nauru l’un des territoires à la richesse par habitant la plus élevée de la planète.Mais ces réserves se sont taries depuis longtemps et les chercheurs estiment aujourd’hui que l’exploitation minière a rendu inhabitable 80% du territoire.Les terrains restants sont, eux, directement menacés par la montée des eaux.- Coûteux déménagement -Les financements climatiques étaient “insuffisants” pour répondre au défi qui s’annonce, assure Edward Clark, à la tête de ce Programme de citoyenneté pour la résilience économique et climatique lancé en novembre. Les premières demandes sont en cours d’examen, précise-t-il.Le gouvernement de Nauru escompte récolter 5,7 millions de dollars dès la première année grâce à cette mesure, selon Edward Clark. Les autorités espèrent que ce chiffre passera progressivement à 43 millions de dollars, une somme qui représenterait 20% des recettes totales annuelles du gouvernement.Nauru estime aujourd’hui que 90% de la population devra un jour être déplacée vers des terres en altitude, actuellement inhospitalières et nécessitant donc d’importants aménagements.Une opération extrêmement coûteuse: la première phase de ce déménagement massif est estimée à plus de 60 millions de dollars. Pour payer l’addition, Nauru veut croire en son nouveau programme, vantant les mérites de son passeport qui permet d’entrer sans visa dans près de 90 pays, dont le Royaume-Uni, l’Irlande ou encore les Emirats arabes unis.- Activités criminelles -Plusieurs autres Etats du Pacifique ont déjà mis à la vente un système de passeport doré similaire, comme le Vanuatu, les îles Samoa ou le royaume de Tonga, recense le Lowy Institute, un groupe de recherche australien.Mais ce système est controversé car il peut faciliter des activités criminelles, met en garde Henrietta McNeill, experte à l’université nationale australienne.Certains pourraient, selon elle, se servir de leur nouvelle nationalité pour fuir la justice dans leur pays d’origine, blanchir de l’argent ou profiter des exemptions de visa octroyées par cette pièce d’identité.Une précédente tentative de vente de passeports par Nauru avait déjà mal tourné. En 2003, sa citoyenneté avait été ainsi octroyée à des membres d’Al-Qaïda, plus tard arrêtés en Asie, selon la chaîne australienne ABC.Mais M. Clark assure que cette fois, Nauru n’accordera des passeports qu’à des investisseurs dont les antécédents auront été passés au crible.”Ce programme ne se limite pas à l’acquisition d’un nouveau passeport”, a-t-il assuré, arguant qu'”il s’agit aussi de rejoindre une communauté qui se cherche des solutions novatrices pour relever les défis mondiaux”.Depuis 2012, Nauru a accepté des millions de dollars du gouvernement australien pour héberger des migrants ayant demandé l’asile en Australie.Mais le programme a été progressivement réduit à la suite de 14 décès de détenus, de multiples tentatives de suicide et d’au moins six saisines de la Cour pénale internationale.Nauru détenait encore 87 personnes au 31 août 2024, selon les derniers chiffres du gouvernement australien.

Procès en France d’un ancien chirurgien pour pédocriminalité: le témoignage de son ex-épouse attendu mercredi

Au troisième jour du procès de Joël Le Scouarnec, jugé dans l’ouest de la France pour violences sexuelles sur 299 patients, mineurs pour la plupart, la cour criminelle de Vannes poursuivra mercredi l’audition de proches de l’ancien médecin, notamment son ex-épouse dont le témoignage est très attendu par les victimes.Il s’agit de l’une des plus grandes affaires de pédocriminalité jamais jugées dans le pays. L’accusé encourt une peine maximale de 20 ans de réclusion pour 111 viols et 189 agressions sexuelles, aggravés par le fait qu’il abusait de sa fonction.Après une journée dense mardi, lors de laquelle deux des fils de l’ex-chirurgien ont dressé à la barre le portrait d’une famille hantée par les non-dits et les actes d’un grand-père incestueux, évoquant un père modèle dont la “perversion a explosé comme une bombe atomique”, la présidente Aude Buresi entendra mercredi après-midi Marie-France, qui n’a divorcé qu’en 2023 de Joël Le Scouarnec.Elle affirme ne jamais avoir eu le moindre soupçon sur les penchants pédophiles de son mari, malgré des écrits de ce dernier laissant penser le contraire, une première condamnation pour détention d’images pédopornographiques en 2005 et une lettre manuscrite datant de 2010, versée au dossier.D’autres proches de l’ancien médecin, le plus souvent immobile, comme figé dans son box vitré, témoigneront avant elle.De nombreuses victimes, pour la plupart mineures lors des actes perpétrés entre 1989 et 2014 dans plusieurs hôpitaux de l’ouest de la France, espèrent des “réponses” sur l’étendue de sa connaissance des faits.Amélie Lévêque, que Joël Le Scouarnec est accusé d’avoir violée quand elle avait neuf ans, a dit mardi soir à l’AFP avoir “des attentes énormes” concernant l’ex-épouse.”Elle est l’adulte qui, sous couvert de préserver ses enfants, a gardé secrets tous les sévices de son mari”, a-t-elle dénoncé. “J’ai beaucoup de colère contre elle et j’espère qu’elle aura un mot pour nous, victimes.””Nous sommes des victimes dont un bon nombre aurait pu être évité”.- Silences -Les deux fils de Joël Le Scouarnec passés à la barre, âgés de 37 et 42 ans, ont décrit mardi une enfance heureuse, un père qui leur a transmis des “valeurs”.Mais le plus âgé a aussi fait état des nombreuses violences sexuelles que son grand-père paternel lui faisait subir entre ses cinq et dix ans.Des agressions qu’il a longtemps tues auprès de ses parents, dans une famille où le silence était la règle. Marie-France avoue ainsi à son fils avoir été elle aussi “abusée” par “plusieurs personnes”. Cependant, sa confidence ne suscitera aucune question.Idem en 2024, lorsque les gendarmes français saisissent les disques durs de Joël Le Scouarnec et qu’il est condamné un an plus tard à quatre mois de prison avec sursis pour détention d’images pédopornographiques.”Quand on est condamné, on revient pas à la maison à 18H00 comme si de rien n’était”, s’étonne encore le fils. Mais il ne questionne pas son père et ce n’est qu’en 2017, affirme-t-il, que “sa perversion a explosé comme une bombe atomique dans la famille”.- Visages “incompatibles” -Pour Me Marie Grimaud, qui représente 39 victimes dont trois qui étaient des amies d’enfance des fils Le Scouarnec, les frères “font face à un père et à un homme, deux visages totalement incompatibles”.”C’est une famille où la parole ne circulait pas. Les tabous existaient, les non-dits étaient là”, a-t-elle analysé, soulignant “la dynamique de l’inceste”.L’avocat de la défense, Me Maxime Tessier, a rappelé que “les enfants ne peuvent jamais être tenus pour responsables des crimes qui sont commis par leur père et que lui-même a reconnus”.L’ancien chirurgien consignait méticuleusement dans des carnets et fichiers les informations liées à ses victimes ainsi que les violences infligées, souvent sous couvert de geste médical.Il a déjà été condamné en 2020 à 15 ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur quatre enfants, dont deux nièces.Mardi, il a demandé “pardon” à ses fils pour la “dévastation” qu’il a causée au sein de sa famille.

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L’UE met un coup de frein à des textes ambitieux sur le climat

Après les grandes ambitions vertes, place au détricotage? L’Union européenne va mettre un coup de frein mercredi à certains de ses projets sur le climat, au nom de la compétitivité face aux Etats-Unis et à la Chine.Sous la pression d’industriels, de Paris et de Berlin mais au grand dam des ONG, la Commission va proposer de réviser plusieurs textes très ambitieux, dont certains ont été adoptés il y a quelques mois à peine.La cheffe de l’exécutif européen Ursula von der Leyen avait placé la lutte contre le changement climatique au coeur de son premier mandat. Mais face au risque d’une guerre commerciale avec l’Amérique de Donald Trump, qui menace d’imposer de nouveaux droits de douane au Vieux continent, elle tourne son attention vers les entreprises.Selon des documents consultés par l’AFP, la Commission va proposer de reporter et réexaminer un texte adopté l’an dernier, imposant aux industriels un “devoir de vigilance”. Il exige des entreprises qu’elles préviennent et remédient aux violations de droits humains et dommages environnementaux tout au long de leur chaîne de valeur, y compris chez leurs fournisseurs et sous-traitants.Autre texte dans son collimateur: une sorte de comptabilité verte, qui vise à harmoniser en Europe la manière dont les entreprises publient leurs données de “durabilité” et qui était très critiquée par les lobbies patronaux.- “Economie de guerre” -“A un moment il y a une réalité, c’est qu’il y a un contexte géopolitique de plus en plus tendu”, explique le commissaire européen Stéphane Séjourné. “Et on ne peut pas demander à nos entreprises d’investir massivement dans les moyens du reporting alors même qu’elles devraient être dans une économie de guerre et qu’elles sont en pleine décarbonation”, justifie-t-il.La révision de ces mesures sera soumise à l’approbation du Parlement européen et des Etats membres. Au Parlement, la bataille s’annonce “très difficile”, prédit la centriste Marie-Pierre Vedrenne. Illustration du virage pris par Bruxelles, l’eurodeputée française soutenait il y a encore quelques mois les textes, qu’elle veut aujourd’hui modifier.”Il est vrai qu’en tant qu’élue, quand tu as travaillé pendant cinq ans sur un dossier, ce n’est pas très facile de dire que tu t’es trompé”, confie-t-elle. “Mais je pense que le monde a complètement changé depuis”, assure la députée, évoquant entre autres les tensions géopolitiques et la poussée de la droite et de l’extrême droite aux dernières élections européennes.Dans une lettre publiée la semaine dernière, les socialistes ont exhorté la Commission à “revoir” sa copie. Tout comme les ONG environnementales, vent debout contre cette proposition.”C’est du pur délire”, dénonce Amandine Van Den Berghe, de l’ONG ClientEarth. “Changer de cap maintenant pénaliserait fortement les grandes entreprises qui se sont engagées dans la voie du développement durable et qui ont commencé à investir de l’argent et des ressources pour se conformer à la législation”, assure-t-elle.- “Made in Europe” -L’Europe rétorque qu’elle n’entend pas remettre en cause la lutte contre le changement climatique, ni même son objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.C’est d’ailleurs pourquoi elle dévoile également mercredi sa stratégie pour soutenir la décarbonation de l’industrie européenne, baptisée “Pacte pour une industrie propre”.Dans ce document d’une vingtaine de pages figurent peu de propositions chiffrées. Il comprend toutefois une ribambelle d’incitations pour investir dans l’énergie verte, avec une emphase sur le “made in Europe”.L’Union européenne souhaite aussi proposer des achats groupés de matières premières essentielles pour l’électronique et les technologies propres, un peu à la manière de ce qu’elle a fait avec les vaccins durant la pandémie.Bruxelles pense avoir une carte à jouer dans le secteur de l’industrie propre, face au climatoscepticisme de Donald Trump.”Le fait que les Etats-Unis s’éloignent maintenant de leur programme climatique ne signifie pas que nous devrions faire de même. Au contraire. Cela signifie que nous devons aller de l’avant”, veut croire le commissaire européen à l’Energie, Dan Jørgensen.

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Nouveau cap vers la Lune pour l’entreprise pionnière américaine Intuitive Machines

Après être entrée dans l’histoire en devenant la première société privée à se poser sur la Lune, l’américaine Intuitive Machines espère renouveler son exploit, en réussissant cette fois un alunissage tout en contrôle et en douceur.Une nouvelle sonde de l’entreprise texane doit mettre cette semaine le cap vers la Lune, aux côtés d’autres appareils, dont un satellite de la Nasa destiné à étudier la surface lunaire.La fusée de l’entreprise spatiale SpaceX les transportant doit décoller mercredi à partir de 19H02 locales (00:02 GMT jeudi) du Centre spatial Kennedy, sur la côte est américaine. D’autres fenêtres de lancement sont prévues en cas de mauvais temps ou d’éventuel problème de dernière minute.En février 2024, Intuitive Machines avait réussi à faire se poser une sonde sur le sol lunaire, une première mondiale. Toutefois, en raison d’une défaillance du système de navigation, cette dernière s’était approchée trop vite de la surface lunaire et avait cassé au moins l’un de ses six pieds.Une déconvenue qu’elle espère éviter cette fois avec un nouvel appareil, Athena, envoyé comme le premier pour le compte de la Nasa, l’agence spatiale américaine.Cette dernière devrait tenter un alunissage le 6 mars, a indiqué l’agence. Soit quelques jours après celui prévu par une autre entreprise américaine, Firefly Aerospace, qui doit tenter cette manœuvre complexe dimanche.- Forer le sol lunaire -La sonde Athena transportera divers objets, dont des instruments scientifiques de la Nasa, un engin destiné à mettre en place un réseau cellulaire sur la Lune, et un petit robot capable de bondir et d’aller ainsi explorer des zones difficiles d’accès.Parmi les expériences qui doivent être réalisées, la Nasa compte forer le sol lunaire et analyser “les gaz congelés” s’y trouvant, a expliqué lors d’une conférence de presse Niki Werkheiser, chargée du développement de nouvelles technologies à la Nasa.”Ces gaz pourraient constituer une ressource précieuse”, a-t-elle précisé, parlant d’une expérimentation qui devrait marquer une “étape cruciale dans la compréhension et l’exploitation des ressources lunaires en vue de futures explorations”.Avec cette mission, l’agence compte approfondir ses connaissances sur le pôle sud lunaire, où aucun humain ne s’est jamais rendu, et qui est l’objet de nombreuses convoitises car il s’y trouve de l’eau sous forme de glace.Et ce dans l’objectif de préparer de futures missions humaines prévues avec le programme Artémis. Une perspective qui pourrait toutefois être mise à mal sous la présidence de Donald Trump, qui a semé le doute sur ses volontés de retourner sur la Lune et pourrait préférer faire l’impasse pour concentrer tous les efforts sur Mars.- Cadence soutenue -Avec cette nouvelle mission évaluée à 62,5 millions de dollars, Intuitive Machines espère consolider sa position dans un marché en plein essor, les vols vers la Lune se multipliant, tant du côté des gouvernements que de celui des entreprises privées.Pour autant, “se poser sur la Lune est un véritable défi”, a rappelé Joel Kearns, haut responsable de la Nasa. L’entreprise devra donc prouver qu’elle est capable de reproduire son exploit de l’an passé, en mieux même.Tout en reconnaissant les difficultés rencontrées lors de la mission passée, Trent Martin d’Intuitive Machines a assuré que la société avait réalisé de nombreux ajustements, notamment sur l’altimètre chargé d’évaluer la hauteur de l’appareil.La Nasa a choisi voici plusieurs années de charger des sociétés privées, dont cette société texane, de l’envoi de matériel et de technologies sur la Lune – un programme baptisé CLPS et destiné à faire baisser les coûts des missions.Ce nouveau lancement d’Intuitive Machines est le quatrième mené dans le cadre de ce programme, auquel participe également la société Firefly Aerospace, depuis janvier 2024.”Nous vivons une période très chargée et passionnante dans le domaine de l’exploration lunaire et bientôt martienne”, a salué Niki Werkheiser. Et d’abonder: “nous nous attendons à une cadence encore plus soutenue à l’avenir”.

Le narcotrafiquant Mohamed Amra mis en examen et incarcéré à son retour en France

Le narcotrafiquant Mohamed Amra, arrêté samedi en Roumanie après neuf mois de cavale marquée par la mort de deux agents pénitentiaires, a été mis en examen mardi soir à Paris et placé en détention.Le multirécidiviste âgé de 30 ans, surnommé “la Mouche”, a été placé en détention provisoire par un juge des libertés et de la détention. Il devait dans la nuit être incarcéré au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe, selon une source proche du dossier.Amra a été mis en examen pour meurtres, tentative de meurtres, évasion, vol et recel de vol, le tout en bande organisée, ainsi que pour association de malfaiteurs.Il a gardé le silence devant le juge d’instruction, a précisé le parquet de Paris.”Ca va être extrêmement difficile car chacun comprend à quel point aujourd’hui il représente pour beaucoup un objet de haine absolu”, a déclaré à la presse son avocat, Me Hugues Vigier. “Le défendre est d’ailleurs extrêmement compliqué mais c’est aussi le rôle de l’avocat y compris dans le pire”.Amra “devra répondre de ses actes. Aucun narco-criminel ne sera en sécurité, où qu’il se cache !”, a de son côté salué sur X le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, assurant qu’il serait “incarcéré sous haute surveillance”.Transféré depuis la Roumanie à bord d’un avion Falcon, Amra a été convoyé au palais de justice de Paris en début de soirée.Vers 20H00, un convoi de cinq voitures banalisées blanches et noires suivies par quatre motards de la police est arrivé au tribunal, où un important dispositif policier a été mis en place.Son transfert de la Roumanie à la France s’est déroulé sous haute sécurité.A l’aéroport de Bucarest, encadré des forces spéciales de la police roumaine, il a traversé le hall large sourire aux lèvres, menottes au poignet et avec la même teinture rousse qui avait surpris lors de son arrestation samedi. Il a ensuite été pris en charge par le GIGN, l’unité d’élite de la gendarmerie française.Amra avait accepté dimanche son renvoi en France avant de contester en vain sa détention.”Comme il conteste sa culpabilité” et qu’il “est victime d’une erreur judiciaire”, “nous avons fait appel pour qu’il soit libéré”, avait déclaré à l’AFP son avocate roumaine, Maria Marcu, avant son renvoi du pays.Mohamed Amra a été arrêté samedi en Roumanie où il vivait avec de faux papiers depuis le 8 février après avoir été installé par des complices dans un appartement de la banlieue de Bucarest, selon la police roumaine. “L’hypothèse la plus probable” est qu’il soit resté en France, jusqu’à son départ en Roumanie début février, ont confié deux sources proches de l’enquête lundi à l’AFP.Il attendait de faire de la chirurgie esthétique avant de fuir en Colombie, sans toutefois avoir encore entrepris de démarches concrètes, selon les autorités roumaines.- Une vingtaine de gardes à vue – Son évasion datait du 14 mai 2024, lorsque le détenu avait été extrait de sa cellule en Normandie, pour être amené à un juge d’instruction qui devait l’interroger.Un commando en avait alors profité, sur un péage dans l’Eure, pour attaquer à la voiture-bélier et au fusil d’assaut le fourgon dans lequel il se trouvait, tuant deux agents pénitentiaires et en blessant trois autres. “Je ne sais pas pour son implication dans ce qu’il s’est préparé, ce qu’il en savait et s’il y a participé d’une manière ou d’une autre, je verrai ce que le dossier en dit”, a commenté Me Vigier, l’avocat d’Amra. Trois jours après son arrestation en Roumanie, 24 gardes à vue étaient toujours en cours mardi soir. Deux Français ont notamment été arrêtés au Maroc et un autre homme en Espagne. “Un certain nombre de membres du commando pourraient se trouver au sein de ces gardes à vue”, a poursuivi Mme Beccuau. “L’ensemble des auditions permettront de crédibiliser ou pas les pistes que nous avons pu construire”.Selon elle, “dans son environnement, il y a effectivement un certain nombre de personnes qui peuvent appartenir” à la “Black Mafia Family”, une organisation criminelle spécialisée dans le trafic de stupéfiants, “dont l’activité mérite d’être creusée”.bur-ani-bg-tll-mk/mat/gvy/phs

Le narcotrafiquant Mohamed Amra mis en examen à Paris après son retour en France

Le narcotrafiquant Mohamed Amra, arrêté samedi en Roumanie après neuf mois de cavale marquée par la mort de deux agents pénitentiaires, a été mis en examen mardi soir à Paris, notamment pour meurtres et évasion en bande organisée, avant son probable placement en détention.Le multirécidiviste âgé de 30 ans, surnommé la mouche, a été mis en examen pour meurtres, tentative de meurtres, évasion, vol et recel de vol, le tout en bande organisée, ainsi que pour association de malfaiteurs, a détaillé le parquet de Paris.Il a gardé le silence devant le juge d’instruction, a précisé le parquet. Amra devait être dans la foulée être présenté à un juge des libertés et de la détention qui doit statuer sur son placement en détention provisoire.Transféré depuis la Roumanie à bord d’un avion Falcon, Amra a été convoyé au palais de justice de Paris en début de soirée.Vers 20H00, un convoi de cinq voitures banalisées blanches et noires suivies par quatre motards de la police est arrivé au tribunal, où un important dispositif policier a été mis en place.Son transfert de la Roumanie à la France s’est déroulé sous haute sécurité. Il était escorté par le GIGN, l’unité d’élite de la gendarmerie, depuis son départ en avion de Roumanie vers 16H00.A l’aéroport de Bucarest, encadré des forces spéciales de la police roumaine, il a traversé le hall large sourire aux lèvres, menottes au poignet et avec la même teinture rousse qui avait surpris lors de son arrestation samedi.Amra avait accepté dimanche son renvoi en France avant de contester en vain sa détention.”Comme il conteste sa culpabilité” et qu’il “est victime d’une erreur judiciaire”, “nous avons fait appel pour qu’il soit libéré”, avait déclaré à l’AFP son avocate roumaine, Maria Marcu, avant son renvoi du pays.Mohamed Amra a été arrêté samedi en Roumanie où il vivait avec de faux papiers depuis le 8 février après avoir été installé par des complices dans un appartement de la banlieue de Bucarest, selon la police roumaine. “L’hypothèse la plus probable” est qu’il soit resté en France, jusqu’à son départ en Roumanie début février, ont confié deux sources proches de l’enquête lundi à l’AFP.Il attendait de faire de la chirurgie esthétique avant de fuir en Colombie, sans toutefois avoir encore entrepris de démarches concrètes, selon les autorités roumaines.- Une vingtaine de gardes à vue – Selon Laure Beccuau, procureure de Paris, une réunion a eu lieu lundi pour étudier dans quelle prison française il serait incarcéré à son retour.”Gérald Darmanin a demandé que Mohamed Amra soit placé dans un quartier d’isolement, dans un établissement pénitentiaire présentant un très haut niveau de sécurité”, a souligné de son côté l’entourage du ministre français de la Justice.Son évasion datait du 14 mai 2024, lorsque le détenu avait été extrait de sa cellule en Normandie, pour être amené à un juge d’instruction qui devait l’interroger.Un commando en avait alors profité, sur un péage dans l’Eure, pour attaquer à la voiture-bélier et aux fusils d’assaut le fourgon dans lequel il se trouvait, tuant deux agents pénitentiaires et en blessant trois autres. Trois jours après son arrestation en Roumanie, 24 gardes à vue étaient toujours en cours mardi soir. Deux Français ont notamment été arrêtés au Maroc et un autre homme en Espagne. “Un certain nombre de membres du commando pourraient se trouver au sein de ces gardes à vue”, a poursuivi Mme Beccuau. “L’ensemble des auditions permettront de crédibiliser ou pas les pistes que nous avons pu construire”.Selon elle, “dans son environnement, il y a effectivement un certain nombre de personnes qui peuvent appartenir” à la “Black Mafia Family”, une organisation criminelle spécialisée dans le trafic de stupéfiants, “dont l’activité mérite d’être creusée”.bur-ani-bg-tll-mk/mat/gvy