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French paedophile surgeon’s ex-wife ‘suspected nothing’, she tells court

The ex-wife of a French former surgeon on trial for allegedly assaulting or raping 299 patients insisted Wednesday that she “suspected nothing” of his crimes following accusations by the physician’s brother that she was in the know and failed to act.Retired surgeon Joel Le Scouarnec, 74, has been on trial in the western city of …

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Attentat de Mulhouse: l’assaillant mis en examen à Paris et écroué

L’Algérien en situation irrégulière en France qui a tué au couteau samedi un passant à Mulhouse (Haut-Rhin) et blessé six autres personnes, aux cris d'”Allah Akbar”, a été mis en examen mercredi soir à Paris et écroué.Brahim A., 37 ans, est poursuivi pour assassinat, tentatives d’assassinat commises sur personnes dépositaires de l’autorité publique, violences avec arme sur des agents de police municipale, le tout en relation avec une entreprise terroriste, selon le parquet national antiterroriste (Pnat).Le suspect, crâne parsemé de cheveux noirs et barbe inégale, est apparu vêtu d’un pull vert devant une juge des libertés et de la détention, lors d’une audience à laquelle l’AFP a pu assister avant que le huis clos ne soit prononcé.La magistrate l’a placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet antiterroriste, a indiqué ce dernier.Dans un communiqué diffusé plus tôt dans la journée, le Pnat a précisé que Brahim A. avait reconnu “partiellement la matérialité des faits” mais “contesté toute adhésion aux thèses djihadistes”.Le dernier attentat islamiste mortel en France datait de décembre 2023, quand un Franco-Iranien avait tué au couteau un touriste près de la Tour Eiffel à Paris.- Nouvelle expertise psychiatrique  -Les deux frères de Brahim A. et son hébergeur avaient eux aussi été placés en garde à vue, avant d’être relâchés “en l’absence d’éléments permettant, à ce stade des investigations, de caractériser leur implication dans le projet criminel terroriste” selon le Pnat.Samedi, à Mulhouse, vers 15h45, Brahim A. a agressé à l’arme blanche deux agents de stationnement près du Marché du canal couvert de Mulhouse, “alors que ces derniers contrôlaient le secteur du marché”, selon la même source.En chemin “vers le milieu de la place du marché”, il a attaqué “un passant” au couteau. Lino Sousa Loureiro, Portugais de 69 ans, est décédé.Après être entré “dans la cour d’une habitation”, il en est ressorti “un balai en main” pour “agresser immédiatement l’un des policiers”.A plusieurs reprises, “il était entendu crier +Allah Akbar+”, précise le Pnat.Dans sa fuite, il a aussi lancé plusieurs “projectiles, notamment un morceau de bitume”, en direction de policiers municipaux qui le poursuivaient puis mordu l’un d’entre eux au moment de son arrestation.Près du lieu de son interpellation, étaient saisis un couteau, un caillou et un balai.Dans la foulée des faits, le ministre de l’Intérieur avait mentionné son “profil schizophrène”, “détecté” lors d’une enquête pour apologie du terrorisme.Cette “dimension psychiatrique” pourrait être une des causes de son passage à l’acte, avait avancé Bruno Retailleau.Lors de cette enquête, une expertise psychiatrique avait conclu à son absence d’abolition ou d’altération du discernement.L’examen psychiatrique, réalisé dans le cadre de sa garde à vue pour l’attentat à Mulhouse, a aussi conclu que son passage à l’acte ne s’inscrivait pas “dans un cadre délirant”, selon le Pnat.”L’instruction doit suivre son cours pour préciser le contexte des faits”, a réagi mercredi soir auprès de l’AFP son avocate Julia d’Avout d’Auerstaedt. “Il est notamment indispensable que soit diligentée une expertise psychiatrique, car ce volet ne doit pas être occulté par la dimension politique du dossier”, a-t-elle insisté.- “Liste d’urgence” -Cette affaire judiciaire a en effet alimenté les tensions croissantes entre l’Algérie et la France, trouvant un écho sur le plan administratif.En situation irrégulière depuis son arrivée en France en 2014, Brahim A. était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis novembre 2023. Mais l’Algérie a refusé de reprendre son ressortissant “quatorze fois” selon le Premier ministre français.”Les victimes que nous avons connues à Mulhouse ce week-end sont les victimes directes du refus d’application des accords” de 1968 entre les deux pays, a déploré mercredi François Bayrou, à l’issue d’un conseil interministériel.La France, a-t-il indiqué, va demander à Alger “que soit réexaminée la totalité des accords et la manière dont (ils) sont exécutés”, avec un délai d'”un mois, six semaines”.”Pendant ce temps, va être présenté au gouvernement algérien une liste +d’urgence+ de personnes qui doivent pouvoir retourner dans leur pays et que nous considérons comme particulièrement sensibles”, a-t-il ajouté, sans en préciser le nombre.Incarcéré le 7 novembre 2023, Brahim A. est sorti de détention après l’exécution de sa peine le 18 mars 2024. Il a ensuite été placé en rétention, puis remis en liberté le 19 juin 2024 par la cour d’appel de Paris, “en l’absence de perspective de délivrance de documents de voyage à bref délai”, selon le Pnat.Il avait ensuite été assigné à résidence.

Procès Le Scouarnec: l’ex-épouse réaffirme ne s’être “jamais” doutée de rien

L’ex-épouse de Joël Le Scouarnec, accusée notamment par son ex-beau-frère d’avoir su et de n’avoir “rien fait”, a réaffirmé mercredi qu’elle n’avait jamais eu aucun soupçon sur son mari, au troisième jour du procès de l’ex-chirurgien pédocriminel, jugé à Vannes pour violences sexuelles sur 299 patients, souvent mineurs.En début d’audience, le frère de Joël Le Scouarnec, Patrick Le Scouarnec avait accusé Marie-France d’avoir été “au courant” des agissements pédocriminels de son mari “et elle n’a rien fait”.”Il n’y a rien qui pouvait me laisser le penser. Rien, rien, rien (…) Je n’ai jamais eu de doutes”, a assuré cette femme de 71 ans, restée mariée jusqu’en 2023 avec l’ancien chirurgien.Elle a accusé certaines de ses nièces de “mentir” sur des violences sexuelles commises par l’ex-chirurgien. Elle a également démenti connaître ses penchants pédophiles, malgré des affirmations en ce sens auprès des enquêteurs en 2017, lors de l’interpellation de M. Le Scouarnec.Depuis le début de l’affaire, elle assure ne jamais avoir eu le moindre soupçon sur son mari, malgré plusieurs documents laissant penser le contraire et une première condamnation du chirurgien pour détention d’images pédopornographiques en 2005, déjà à Vannes.Elle “aurait pu faire en sorte que mon frère soit interpellé” avant 2017, date de son interpellation, avait affirmé à la cour criminelle du Morbihan le frère cadet de M. Le Scouarnec, avant de reconnaître ne pas avoir de “preuves” pour fonder ses propos.Dans le box, Joël Le Scouarnec, crâne chauve entouré de cheveux blancs et lunettes cerclées, reste impassible face aux déclarations de son frère, qui le décrit à la fois comme “jovial, blagueur” et “énigmatique, solitaire”.L’ancienne épouse, vêtue de sombre et portant une perruque, a d’abord décrit des relations “excellentes” avec son ex-époux, mettant en doute la parole d’une des nièces de Joël Le Scouarnec pour des faits de viols. “Jusqu’à l’âge adulte, elle était toujours pendue au cou de mon mari”, a-t-elle déclaré, considérant cette victime comme “une petite fille tortueuse”.Joël Le Scouarnec a été condamné par les assises de Saintes en 2020 à 15 ans de réclusion pour viols et agressions sexuelles sur quatre enfants, dont deux nièces. D’autres violences sexuelles, dont certaines sur une autre nièce, n’ont pas été jugées car prescrites.Marie-France, qui dit avoir subi deux viols dont l’un pendant son enfance par un oncle maternel, a estimé qu’il ne “faut pas croire qu’on peut tout dire, c’est trop facile ça”. Elle explique s’être tue à l’époque pour protéger sa mère, endeuillée par la mort d’un fils. – “Seul ami” -A Jonzac (Charente-Maritime), avant son interpellation en 2017 pour le viol de sa voisine de six ans -qui a mené à la saisie de carnets et fichiers où le médecin notait scrupuleusement le nom de ses victimes et les violences sexuelles qu’il leur avait imposées entre 1989 et 2014 dans différents hôpitaux-, le médecin “dormait sur un canapé” dans une maison insalubre et sentant le moisi, assure son frère.Il a néanmoins réfuté toute violence physique et sexuelle de leur père sur l’accusé, soulignant néanmoins la place envahissante prise au fil des ans par un “ami de famille” qui lui a laissé penser que le patriarche était peut-être “homosexuel”.Cet homme, appelé ensuite à la barre et qualifié de “seul ami” de M. Le Scouarnec, a nié toute relation autre qu’une “amitié sincère” avec le père de l’ancien chirurgien, faisant preuve cependant d’un extrême manque d’empathie envers les 299 victimes, bouleversant ces dernières.Selon l’une des victimes prénommée Marie, patiente violée par le médecin à ses 10 ans, les témoignages des proches de Joël Le Scouarnec permettent de “savoir qui ne nous a pas protégés, le nombre de victimes qui auraient pu être sauvées si une langue avait soulevé l’omerta familiale ou professionnelle.”- “Bombe atomique” -La journée de mardi avait été marquée par les auditions de deux des fils de l’ex-chirurgien de 74 ans, qui ont dressé à la barre le portrait d’une famille hantée par les non-dits et les actes d’un grand-père incestueux, évoquant un père modèle dont la “perversion a explosé comme une bombe atomique”.Le plus souvent immobile, comme figé, le médecin a plusieurs fois pris son visage entre ses mains, semblant pleurer, lorsque ses fils de 37 et 42 ans ont pris la parole, évoquant une enfance “heureuse”.Mais le plus âgé a aussi décrit les nombreuses violences sexuelles que son grand-père paternel lui faisait subir entre ses cinq et 10 ans.Des agressions qu’il a longtemps tues auprès de ses parents, dans une famille où le silence était la règle.Pas plus d’interrogations quand en 2004 les gendarmes saisissent les disques durs de Le Scouarnec et qu’il est condamné un an plus tard à quatre mois de prison avec sursis pour détention d’images pédopornographiques.”Quand on est condamné, on revient pas à la maison à 18h00 comme si de rien n’était”, s’étonne-t-il encore. Mais il ne questionne pas son père et ce n’est qu’en 2017, affirme-t-il, que “sa perversion a explosé comme une bombe atomique dans la famille”.

Zelensky set to meet Trump Friday with Ukraine minerals on table

President Volodymyr Zelensky is set to meet Donald Trump on Friday to finalize a deal on US access to Ukraine’s mineral wealth, hoping to win guarantees of future American support.Holding his first cabinet meeting Wednesday, Trump said the Ukrainian president’s visit to Washington was “now confirmed”, after days of tension between the two leaders over …

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Attentat de la basilique de Nice: Brahim Aouissaoui condamné à la perpétuité incompressible

Le Tunisien Brahim Aouissaoui, accusé d’avoir assassiné trois personnes dans la basilique de Nice le 29 octobre 2020, a été condamné mercredi à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté incompressible, soit la peine la plus lourde du code pénal, par la cour d’assises spéciale de Paris.La cour composée de magistrats professionnels et présidée par Christophe Petiteau a suivi à la lettre les réquisitions du parquet antiterroriste qui avait réclamé cette sanction rarissime, appelée “perpétuité réelle”, contre l’accusé qui a revendiqué son acte par le “droit” de venger les musulmans tués dans le monde par “l’Occident”.L’accusé de 25 ans, debout dans son box, n’a pas réagi à l’annonce du verdict. Comme souvent depuis le début de son procès, il semblait ne pas s’intéresser à ce qui se passait dans la salle d’audience.Il a dix jours pour interjeter appel.Le président Petiteau a fustigé “l’insoutenable cruauté” de Brahim Aouissaoui qui n’a montré aucun remords durant l’audience. La “dangerosité” de l’accusé est “demeurée intacte”, a constaté le président en lisant la décision de la cour.”Vous êtes condamné sans possibilité d’aménagement de peine”, a-t-il insisté à l’adresse de l’accusé.La perpétuité incompressible rend très infime la possibilité d’un aménagement de peine. En matière de terrorisme, cette peine avait été prononcée contre Salah Abdeslam pour les attentats du 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.Les familles des victimes et le maire de Nice, Christian Estrosi, exceptionnellement présent à l’audience, ont accueilli le verdict dans le recueillement après trois semaines d’un procès souvent éprouvant.- “Cruauté absolue” -“Personne ne peut se réjouir de la condamnation à perpétuité incompressible d’un homme”, a confié à l’AFP, Me Olivia Chalus-Penochet, une avocate de parties civiles.”Cependant, a-t-elle ajouté, lorsque celui-ci ne délivre aucun signe d’amendement, de regret, d’excuse, permettant d’espérer une déradicalisation, et que de plus il revendique son jihad à l’audience en soutenant qu’il est en droit de tuer, on peut comprendre la décision de la cour”. “Toutes mes pensées vont vers les victimes”, a-t-elle dit.Dans un réquisitoire à deux voix, les avocates générales du parquet national antiterroriste (Pnat) avaient décrit dans la matinée un Brahim Aouissaoui “enfermé dans son fanatisme totalitaire et barbare”.Invité à prendre une dernière fois la parole avant que la cour ne se retire pour délibérer, Brahim Aouissaoui avait une nouvelle fois choisi la provocation en déclarant: “s’il y a une justice, jugez au nom des enfants et des femmes (musulmans) qui sont morts”.Lundi déjà, il avait expliqué son acte en affirmant que “tous les jours, vous (les Occidentaux) tuez des musulmans”.Pour l’accusation, Brahim Aouissaoui a fait preuve d’une “sauvagerie inouïe” en assassinant avec un couteau de cuisine la paroissienne Nadine Devillers, 60 ans, quasiment décapitée, le sacristain Vincent Loquès, 54 ans, égorgé, et la mère de famille Simone Barreto Silva, 44 ans, qui a reçu 25 coups de couteau avant de succomber.Le jeune Tunisien était également accusé de sept tentatives d’assassinat contre deux amis du sacristain, présents dans l’église, et les cinq policiers municipaux parvenus à le neutraliser.Il a été reconnu coupable de tous les chefs d’accusation.- “Aveuglé par l’obscurantisme” -L’attentat de la basilique de Nice a été le troisième acte d’un automne meurtrier après la republication par Charlie Hebdo des caricatures du prophète Mahomet, le 2 septembre 2020, le même jour que l’ouverture du procès de l’attaque jihadiste dans les locaux de l’hebdomadaire satirique le 7 janvier 2015, ont souligné les avocates générales.Une semaine après la republication des caricatures, des médias proches d’Al-Qaïda appelaient à frapper la France, “porte-étendard des croisades en Europe”. Le 25 septembre, un Pakistanais attaquait avec un hachoir deux personnes qui se trouvaient devant les anciens locaux de Charlie Hebdo. Le 16 octobre, un jeune Tchétchène poignardait et décapitait à Eragny-sur-Oise, près de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), le professeur d’histoire Samuel Paty qui avait montré en classe des caricatures du Prophète.Le 25 octobre, quatre jours avant l’attentat de la basilique de Nice, un média pro Al-Qaïda appelle à “égorger” des Français dans “leurs églises”.”Tout au long de l’audience, nous avons pu voir la noirceur et la haine dans ses yeux. Il s’est enfermé dans une matrice mortifère, aveuglé par l’obscurantisme et par la haine de la France”, a résumé une avocate générale.

Voies réservées au covoiturage autour de Paris: évaluation au bout de six mois

L’expérimentation des voies réservées au covoiturage sur deux autoroutes desservant Paris à partir de début mars fera l’objet d’une évaluation six mois plus tard, pour décider de les maintenir ou non, a annoncé mercredi le gouvernement. Les autoroutes concernées par l’activation de ces voies en cas de saturation à partir du 3 mars sont l’A1 (sur 11,3 km dans le sens province-Paris de 06H30 à 10H00, et 3 km dans le sens inverse de 17H00 à 18H30), et l’A13 (uniquement en direction de Paris, sur 7 km, entre 07H00 et 10H00).”Ces voies, qui fonctionnent sur un principe de priorisation, seront accessibles uniquement aux transports en commun, taxis, véhicules d’urgence ainsi qu’aux véhicules transportant au moins deux occupants. Les véhicules dont le poids total en charge (PTAC) dépasse 3,5 tonnes et qui ne sont pas des véhicules de transport en commun seront exclus de ce dispositif”, a précisé le ministère chargé des Transports dans un communiqué.”Un bilan de l’expérimentation sera réalisé au bout de six mois, afin d’évaluer son efficacité, son impact sur la fluidité de la circulation et les conditions de sécurité. À l’issue de cette évaluation, il sera décidé de maintenir ou de suspendre la mesure des voies réservées”, a souligné le ministère.Début février, la mairie de Paris avait annoncé qu’une voie réservée au covoiturage et aux transports en commun entrerait également en vigueur le 3 mars en semaine aux heures de pointe (de 7H00 à 10H30 et de 16H00 à 20H00) sur le périphérique, qui relève de la compétence de la municipalité.La voie réservée est mise en place dans le cadre d’une “expérimentation” sans date de fin, avait précisé la mairie qui s’était engagée à publier régulièrement des indicateurs de suivi, comme elle l’a fait pour la baisse de la vitesse maximale à 50 km/h sur le périphérique. Le ministère a pour sa part dit mercredi souhaiter qu’un bilan à six mois soit aussi tiré de l’expérimentation de la voie réservée sur le périphérique, “dans un souci de cohérence pour les usagers”.

Attentat de Mulhouse: l’assaillant mis en examen à Paris

L’Algérien en situation irrégulière en France qui a tué au couteau samedi un passant à Mulhouse (Haut-Rhin) et blessé six autres personnes, aux cris d'”Allah Akbar”, a été mis en examen mercredi soir à Paris par un juge d’instruction.Brahim A., 37 ans, est poursuivi pour assassinat, tentatives d’assassinat commises sur personnes dépositaires de l’autorité publique, violences avec arme sur des agents de police municipale, le tout en relation avec une entreprise terroriste, a appris l’AFP de source proche du dossier.Le suspect, crâne parsemé de cheveux noirs et barbe inégale, est apparu vêtu d’un pull vert devant une juge des libertés et de la détention, lors d’une audience à laquelle l’AFP a pu assister avant que le huis clos ne soit prononcé.Cette magistrate doit décider si elle le place en détention provisoire, comme l’a requis le parquet national antiterroriste (Pnat).Dans un communiqué diffusé plus tôt dans la journée, le Pnat a précisé que Brahim A. avait reconnu “partiellement la matérialité des faits” mais “contesté toute adhésion aux thèses djihadistes”.Le dernier attentat islamiste mortel en France datait de décembre 2023, quand un Franco-Iranien avait tué au couteau un touriste près de la Tour Eiffel à Paris.- Nouvelle expertise psychiatrique  -Les deux frères de Brahim A. et son hébergeur avaient eux aussi été placés en garde à vue, avant d’être relâchés “en l’absence d’éléments permettant, à ce stade des investigations, de caractériser leur implication dans le projet criminel terroriste” selon le Pnat.Samedi, à Mulhouse, vers 15h45, Brahim A. a agressé à l’arme blanche deux agents de stationnement près du Marché du canal couvert de Mulhouse, “alors que ces derniers contrôlaient le secteur du marché”, selon la même source.En chemin “vers le milieu de la place du marché”, il a attaqué “un passant” au couteau. Lino Sousa Loureiro, Portugais de 69 ans, est décédé.Après être entré “dans la cour d’une habitation”, il en est ressorti “un balai en main” pour “agresser immédiatement l’un des policiers”.A plusieurs reprises, “il était entendu crier +Allah Akbar+”, précise le Pnat.Dans sa fuite, il a aussi lancé plusieurs “projectiles, notamment un morceau de bitume”, en direction de policiers municipaux qui le poursuivaient puis mordu l’un d’entre eux au moment de son arrestation.Près du lieu de son interpellation, étaient saisis un couteau, un caillou et un balai.Dans la foulée des faits, le ministre de l’Intérieur avait mentionné son “profil schizophrène”, “détecté” lors d’une enquête pour apologie du terrorisme.Cette “dimension psychiatrique” pourrait être une des causes de son passage à l’acte, avait avancé Bruno Retailleau.Lors de cette enquête, une expertise psychiatrique avait conclu à son absence d’abolition ou d’altération du discernement.L’examen psychiatrique, réalisé dans le cadre de sa garde à vue pour l’attentat à Mulhouse, a aussi conclu que son passage à l’acte ne s’inscrivait pas “dans un cadre délirant”.”L’instruction doit suivre son cours pour préciser le contexte des faits”, a réagi auprès de l’AFP son avocate Julia d’Avout d’Auerstaedt. “Il est notamment indispensable que soit diligentée une expertise psychiatrique, car ce volet ne doit pas être occulté par la dimension politique du dossier”, a-t-elle insisté.- “Liste d’urgence” -Cette affaire judiciaire a en effet alimenté les tensions croissantes entre l’Algérie et la France, trouvant un écho sur le plan administratif.En situation irrégulière depuis son arrivée en France en 2014, Brahim A. était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis novembre 2023. Mais l’Algérie a refusé de reprendre son ressortissant “quatorze fois” selon le Premier ministre français.”Les victimes que nous avons connues à Mulhouse ce week-end sont les victimes directes du refus d’application des accords” de 1968 entre les deux pays, a déploré mercredi François Bayrou, à l’issue d’un conseil interministériel.La France, a-t-il indiqué, va demander à Alger “que soit réexaminée la totalité des accords et la manière dont (ils) sont exécutés”, avec un délai d'”un mois, six semaines”.”Pendant ce temps, va être présenté au gouvernement algérien une liste +d’urgence+ de personnes qui doivent pouvoir retourner dans leur pays et que nous considérons comme particulièrement sensibles”, a-t-il ajouté, sans en préciser le nombre.Incarcéré le 7 novembre 2023, Brahim A. est sorti de détention après l’exécution de sa peine le 18 mars 2024. Il a ensuite été placé en rétention, puis remis en liberté le 19 juin 2024 par la cour d’appel de Paris, “en l’absence de perspective de délivrance de documents de voyage à bref délai”, selon le Pnat.Il avait ensuite été assigné à résidence.