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A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

La Réunion en alerte rouge jeudi soir à l’approche du cyclone Garance

L’île de la Réunion sera placée en alerte cyclonique rouge jeudi à partir de 19H00, à l’arrivée prévue du cyclone Garance qualifié de “dangereux” par Météo France, a annoncé la préfecture.S’il maintient sa trajectoire actuelle, le cyclone devrait passer “à moins de 50 km” des terres, “au cours de la soirée de jeudi à vendredi, voire en début de matinée de vendredi, à minima au stade de cyclone tropical”, a indiqué la préfecture dans un communiqué publié jeudi tôt dans la matinée.Une dégradation notable des conditions météorologiques en terme de fortes pluies, rafales de vent et état de la mer est attendue “sur tout ou partie de l’île dès la nuit prochaine (nuit de jeudi – ndlr)” précise la préfecture.Jeudi matin, malgré un ciel globalement couvert, il n’y avait pas encore de pluies significatives sur l’île.A 7H00 locales (4H00 à Paris), “Garance” se trouvait à 310 km des terres réunionnaises.Le cyclone se déplaçait à 11 km/h le long d’une trajectoire à l’est le rapprochant de l’île.Troisième niveau du dispositif d’alerte cyclonique qui en comporte quatre, l’alerte rouge ordonne le confinement de la population à l’exception des forces de l’ordre et des services de secours.Météo France n’exclut pas “un impact direct sur La Réunion”.Au passage de Garance plus près de l’île, des rafales de vent pourraient souffler “à plus de 150 km/h” et “la houle dépasser les 8 mètres de haut” préviennent les météorologues.La dernière alerte cyclonique à La Réunion remonte à janvier 2024.L’île avait été placée en alerte violette, dernier niveau du dispositif d’alerte cyclonique, interdisant tout déplacement y compris pour les forces de l’ordre et les services de secours.Le cyclone intense Belal avait frôlé les terres le 15 janvier 2024 provoquant la mort de quatre personnes.Les dégâts matériels avaient été estimés à 100 millions d’euros par France assureurs.

Bétharram: le porte-parole des victimes “exhorte la congrégation” à sortir du “mutisme”

Le porte-parole du collectif des victimes de violences physiques et sexuelles à Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), Alain Esquerre, a appelé la congrégation qui dirigeait cet établissement privé à sortir du “mutisme”, jeudi après une rencontre avec le procureur de la République de Pau.”Nous exhortons la congrégation des pères (du Sacré-Cœur) de Jésus-de-Bétharram à sortir de leur mutisme et à plaider coupables, afin de reconnaître l’entièreté de leurs responsabilités pour les agissements criminels de leurs prêtres, ainsi que de leurs préposés laïcs, agissant sous leur entière autorité”, a-t-il déclaré.Lors de cette entrevue de près de trois heures avec le magistrat qui a annoncé la semaine dernière l’ouverture d’une information judiciaire sur les faits dénoncés commis entre 1955 et 2004, les 49 victimes reçues ont exprimé leur “énorme angoisse de ne voir pour le moment qu’un seul surveillant en détention”, a ajouté M. Esquerre.Cet homme, né en 1965, a été mis en examen pour viols et agression sexuelles et placé en détention provisoire. Les deux seules autres personnes encore vivantes accusées de crimes similaires dans ce dossier, un prêtre né en 1931 et un autre ancien surveillant, né en 1955, ont en revanche été relâchées, car ils bénéficient de la prescription des faits.Les victimes ont également renouvelé leur “demande d’ouverture d’une information judiciaire contre la personne morale de Bétharram”, mais “en l’état actuel du dossier, il n’est pas possible d’en ouvrir une”, a indiqué M. Esquerre.”Cependant, si des victimes plus récentes se manifestent, un nouvel examen sera possible”, a-t-il ajouté, demandant à nouveau aux parents d’élèves et aux anciens élèves qui auraient subi des sévices similaires de le faire savoir.”On ne les lâchera pas”, a-t-il encore lancé à l’adresse de “tous ces agresseurs”. “Il y aura des poursuites contre eux, au civil, qui seront intentées, soit individuellement, soit par le collectif”.”Ce dossier de Bétharram, nous allons le porter haut, fort. Et je pense qu’il va faire partout en France jurisprudence”, a conclu M. Esquerre.Le procureur Rodolphe Jarry n’a pas donné d’éléments sur l’instruction. “C’est le moment des victimes ce matin”, a-t-il simplement déclaré, évoquant “une réunion dense, pleine d’émotion avec parfois, et c’est bien légitime, des moments d’incompréhension et de colère”. “C’était un moment important pour les victimes, pour leur expliquer quelle a été la pédagogie du parquet et leur dire que cette affaire n’est pas terminée puisqu’une information judiciaire est en cours et qu’un juge d’instruction est en charge du dossier”, a-t-il ajouté.

Dernier tour de piste sur C8 pour Cyril Hanouna, qui doit dévoiler ses projets

Il a promis de l’annoncer lors de la dernière de “Touche pas à mon poste” sur C8: autant adulé que décrié, l’animateur Cyril Hanouna doit dévoiler jeudi soir ses projets, après l’arrêt de sa chaîne vendredi sur la télévision numérique terrestre (TNT).”Ca y est, la décision est prise”, a déclaré le présentateur de TPMP dans la matinée à CNews, ménageant le suspense. C8, comme NRJ12, vont s’éteindre vendredi soir à minuit, en raison du non-renouvellement de leurs fréquences par l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel.Cela est largement dû pour C8 aux “manquements réitérés” de la chaîne, qui a cumulé 7,6 millions d’euros d’amendes en raison des dérapages de “Baba”, surnom de Hanouna.Mais “mon seul objectif est clair, c’est bien entendu continuer: on va faire une autre émission ou la même”, affirme l’intéressé. TPMP, dont le concept remonte à 2010, revendique chaque jour en moyenne “deux millions et demi” de téléspectateurs.Le programme a même atteint un “record historique” mercredi soir, avec 2,8 millions de téléspectateurs sur sa dernière partie, faisant de C8 la deuxième chaîne nationale.Hanouna révèlera sa piste d’atterrissage jeudi lors d’une soirée spéciale en direct, “TPMP Toute la vérité”, où il répondra à des questions des téléspectateurs.En fin de soirée, il a promis de convoyer en van ses chroniqueurs jusqu’à leur nouveau port d’attache, tenu secret.- Direction M6 ou Canal+ ? -Deux options se dégagent: rester au sein du groupe Canal+ en migrant sur CStar, chaîne gratuite de la TNT, ou rejoindre le groupe M6.Des discussions ont été menées depuis plusieurs semaines pour de possibles émissions à partir de la rentrée prochaine sur la chaîne W9 et la station Fun Radio appartenant à M6. Il s’agit d’un “projet de divertissement”, “pas un projet sociétal ou politique”, donc “c’est quelque chose de très différent de ce que fait aujourd’hui Cyril”, selon le directeur général des activités audio du groupe, Régis Ravanas.Mais cette piste suscite des résistances internes, notamment des journalistes, en raison de la personnalité polémique de l’animateur. “S’il vient, je m’en vais”, avait lâché fin janvier Karine Le Marchand, star de M6. Mais les deux animateurs semblent avoir depuis enterré la hache de guerre. “On a pu lui faire du mal. Je lui présente mes excuses”, a déclaré mardi la figure de C8. Karine Le Marchand en a aussitôt “pris acte” et indiqué qu’elle resterait “vigilante”.”J’ai échangé avec la direction du groupe qui a su me rassurer”, a-t-elle affirmé jeudi matin sur France Inter, précisant qu’elle ne ferait plus obstacle à une éventuelle arrivée de Cyril Hanouna. L’autre voie pour l’animateur pourrait être celle d’une arrivée sur CStar, chaîne musicale de Canal+, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, à qui il clame son amitié indéfectible et qui pourrait lui laisser potentiellement davantage de liberté que M6. Ses critères de choix? “Préserver le maximum d’emplois”, dit-il. Il restera quoi qu’il en soit les après-midis des prochains mois à l’antenne d’Europe 1, également dans l’escarcelle de Vincent Bolloré.  – “Fanzouzes” mobilisés -Hanouna a cependant livré deux autres “destinations” possibles pour l’après-C8: “chez moi”, ce qui “voudra dire que je vais monter moi-même ma chaîne”, ou “un autre endroit pour me consacrer à autre chose, peut-être pourquoi pas 2027″, année d’élection présidentielle.C’est que Hanouna a, au fil des années, de plus en plus investi les sujets politiques et invité nombre de personnalités de la droite et de l’extrême droite. Il est boycotté par une partie de la gauche.”C’est quoi ces histoires de candidature à la présidentielle?”, l’a interrogé la semaine dernière Jordan Bardella (RN). “On se verra” et “on en parlera”, lui a répondu Hanouna, lors d’une édition de TPMP.”Les Français se souviendront en 2027″ de l’arrêt de C8, a-t-il lancé jeudi matin.L’animateur semble toutefois privilégier à ce stade ses “fanzouzes” qui ne ratent aucune de ses émissions et qu’il ne cesse de rassurer sur la suite.La fin de TPMP, “c’est l’horreur, c’est injuste”, se lamentait il y a quelques jours Sylvia Dornier, 62 ans, dans la queue pour assister à un des derniers numéros. Et de promettre: “On le suivra sur une autre chaîne”.

Mort de Rémi Fraisse: la CEDH condamne la France pour violation du droit à la vie

La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a condamné jeudi la France pour l’opération de maintien de l’ordre menée par la gendarmerie qui avait provoqué la mort de Rémi Fraisse, 21 ans, en 2014 lors d’affrontements autour du chantier du barrage de Sivens (Tarn).Dans un arrêt long de 56 pages, la Cour estime que “le niveau de protection requis” pour parer aux risques posés par le “recours à une force potentiellement meurtrière” n’a pas été “garanti”, et souligne les “lacunes du cadre juridique et administratif alors applicable” et les “défaillances” dans “la préparation et la conduite des opérations” de gendarmerie.La CEDH souligne que la France était le “seul pays à utiliser de pareilles munitions”, des grenades offensives OF-F1 “d’une dangerosité exceptionnelle”, pour des opérations de maintien de l’ordre. Le recours à cette arme était “problématique”, “en raison de l’absence d’un cadre d’emploi précis (…) prévoyant a minima une formation sur sa dangerosité, sur les dommages susceptibles d’être occasionnés (…) et le respect d’une distance de sécurité”.Elle rappelle que les gendarmes avaient agi dans l’obscurité, leur matériel d’éclairage étant “très insuffisant” et “de faible autonomie”. Et le haut-parleur utilisé pour les sommations “s’est avéré défectueux”.- “Absence de l’autorité civile” -Elle pointe aussi “les défaillances de la chaîne de commandement, en particulier l’absence de l’autorité civile sur les lieux”. Le préfet du Tarn, Thierry Gentilhomme, avait délégué l’autorité civile à un commandant qui avait lui-même quitté les lieux en début de soirée.”Il aura fallu plus de dix ans et l’appui de la Cour européenne des droits de l’Homme pour que la responsabilité de l’Etat français dans la mort de Rémi Fraisse soit enfin reconnue. Que de temps perdu”, a réagi auprès de l’AFP Patrice Spinosi, avocat de Jean-Pierre Fraisse, le père de la victime.”Le recours inapproprié à la force lors des manifestations contre le barrage de Sivens est désormais acquis. Pour éviter de nouvelles condamnations, la France doit maintenant tirer toutes les conséquences de cette décision et revoir en profondeur sa politique de maintien de l’ordre”, a-t-il ajouté.”Les membres du gouvernement de l’époque qui ont donné les ordres ont la responsabilité la mort de Rémi”, a déclaré dans un communiqué Arié Alimi, autre avocat de Jean-Pierre Fraisse. “La France ne sort pas grandie de cette affaire. Elle le serait si elle mettait tout en œuvre pour que de tels faits ne se reproduisent pas.”Paris devra verser des sommes allant de 5.600 à 16.000 euros aux proches de Rémi Fraisse, en réparation du “dommage moral”.- “Aucun manquement à l’indépendance” -La CEDH était également invitée à se prononcer sur un deuxième aspect, à savoir si l’enquête pénale avait bien été “approfondie, indépendante et impartiale”.La cour de Strasbourg juge ici que la procédure “n’est entachée d’aucun manquement à l’indépendance et à l’impartialité”. Elle rappelle que si l’enquête avait initialement été confiée à la gendarmerie de Gaillac, proche du site de Sivens, alimentant des soupçons de collusion, elle avait rapidement été transférée ensuite à la section de recherches de Toulouse.La CEDH salue particulièrement “la qualité des investigations réalisées par le Défenseur des droits”, qui avait notamment “auditionné le préfet et recueilli les réponses de son directeur de cabinet”, auditions qui n’avaient pas été réalisées dans le cadre de l’enquête judiciaire.Elle relève par ailleurs que des “modifications substantielles” ont été instaurées face aux “lacunes législatives et réglementaires, organisationnelles et opérationnelles” relevées au cours de l’enquête.A l’époque, ces lacunes n’avaient cependant pas été considérées comme constituant des infractions pénales. Aucun procès n’avait été organisé à l’issue de l’enquête des juges d’instruction qui s’était soldée par un non-lieu.”Cela n’arrive jamais. Quand quelqu’un meurt, normalement, il y a un procès”, confiait à l’AFP Claire Dujardin, avocate de membres de la famille, peu avant la décision de la CEDH.Rémi Fraisse avait été tué par l’explosion d’une grenade offensive lancée par un gendarme lors d’affrontements avec des militants écologistes, dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014.Selon ses proches, le jeune botaniste était “foncièrement pacifiste”, et éloigné de toute activité militante.

Les produits des distributeurs, moins chers mais moins sains, selon 60 millions de consommateurs

Les produits alimentaires de marques de distributeurs (MDD) sont plébiscités par la clientèle des grandes surfaces en raison de leurs prix moindres, mais peuvent contenir des additifs potentiellement nocifs, d’après une enquête de 60 millions de consommateurs parue jeudi, qui relève d’importantes disparités entre les enseignes.L’étude du magazine édité par l’établissement public Institut national de la consommation (INC) s’appuie sur les données de 3.000 à 6.000 produits référencés par la base de donnée Open Food Facts, chez six enseignes de distribution: Auchan, Carrefour, Intermarché, E. Leclerc, Lidl et Coopérative U, en France métropolitaine.  Premier constat, la popularité de ces produits, par rapport à ceux de grandes marques, est importante et a progressé à la faveur de la forte inflation des prix en 2022 et 2023.Les produits sous MDD sont en moyenne 20 à 30% moins chers que leurs équivalents de marque, même si ces gammes de produits alimentaires ont aussi vu leurs prix augmenter: entre 2021 et 2024, l’augmentation est même plus importante pour les produits premiers prix (+26%) et MDD (+20% ) que pour leur équivalent chez les marques nationales (+15% en moyenne).Autre enjeu: les produits affichant un Nutri-score (le principal indice de qualité nutritionnelle) “E” ou “D”, les valeurs les plus faibles, sont majoritaires en rayon. La faute notamment aux additifs, aux risques pour la santé encore mal connus: émulsifiants, nitrates et antioxydants sont monnaie courante dans la composition de ces aliments “low cost”, pointe 60 millions de consommateurs.”Leur présence n’est pas interdite, rappelle Sylvie Metzelard, rédactrice en chef du magazine, mais des études récentes montrent que ces additifs peuvent poser des problèmes de type diabète ou maladies cardiovasculaires, notamment les émulsifiants”.Bien qu’Auchan et Carrefour fassent mieux en la matière, Lidl et Intermarché apparaissant comme des mauvais élèves, “le tableau général est plutôt mauvais”, pointe l’étude. Sur 30 produits parmi les plus couramment vendus, seuls quatre récoltent une appréciation “bien” contre huit scores “très mauvais”, toutes enseignes confondues. “On constate que certaines marques peuvent se passer complètement d’additifs, là où d’autres enseignes vont en mettre deux, trois dans le même produit”, note Sylvie Metzelard, qui rappelle une “règle d’or”: “toujours vérifier la composition des aliments” sur l’emballage.Côté prix, les produits vendus dans les enseignes E.Leclerc sont 5,5% moins chers que la moyenne de tous les produits commercialisés toutes gammes confondues, talonnés par Carrefour (-2,7%) et Intermarché (-2%) alors que les produits vendus dans les Monoprix sont en moyenne 16,7% plus chers.”Il y a quand même une baisse des prix depuis le début d’année”, relève Lionel Maugain, chef de rubrique à l’INC, qui souligne “l’effet déflationniste indéniable” du rachat de la chaîne de magasins Casino: “dans 40% des magasins repris, les prix ont baissé de 30% en moyenne”.A noter que Lidl et Aldi sont absents de ce classement, 60 millions de consommateurs arguant que leur forte proportion de produits distributeurs rend la comparaison avec les autres enseignes difficile.

Notre-Dame de Paris peaufine sa lumière intérieure

D’une lumière chaude intimiste rappelant celle des bougies, à celle, bleutée et froide, évoquant la passion du Christ, Notre-Dame de Paris qui a accueilli plus de deux millions de visiteurs depuis sa réouverture, peaufine son nouvel éclairage, modulable.Le dispositif, présenté mercredi soir à la presse, propose pour la première fois grâce à près de 2.000 microprojecteurs et leds, des ambiances lumineuses différentes au fil de la journée.L’éclairage varie en fonction des offices et moments liturgiques. Il peut aussi s’adapter à la lumière extérieure diurne ou nocturne, sombre ou ensoleillée, qui filtre à travers les vitraux, a expliqué Patrick Rimoux, “sculpteur de lumière”, en charge de cette installation avec toute une équipe.Dès l’entrée, cette “mise en lumière” appelle à lever les yeux au ciel, révélant l’éclat inédit de la pierre blonde du chef d’oeuvre de l’art gothique, inconnu de mémoire de vivant. Décapés et nettoyés grâce à une technique au latex après l’incendie du 15 avril 2019 qui avait ravagé la cathédrale, voûtes, piliers et murs ont retrouvé une luminosité telle qu’elle devait être au XIIIe siècle, selon M. Rimoux.En associant les nouvelles technologies, ingénieurs et techniciens ont conçu différents “programmes” lumineux qu’ils continuent d’ajuster en vue des célébrations pascales, alors que la cathédrale a accueilli 2,2 millions de visiteurs depuis sa réouverture le week-end des 7 et 8 décembre, selon le diocèse.Depuis cette réouverture en présence de nombreuses personnalités et chefs d’Etat, l’engouement ne s’est pas démenti mais sans les longues files de fin d’année. L’entrée peut se faire avec ou sans réservation, selon Sybille Bellamy-Brown, responsable de la gestion des publics de la cathédrale.Une jauge de 3.000 personnes (au même moment dans l’édifice) a été instaurée. Chaque visiteur passe en moyenne entre 30 et 40 minutes à l’intérieur de la cathédrale, selon le diocèse.Notre-Dame de Paris a rouvert ses portes après cinq années d’un chantier de restauration titanesque, financé grâce à près de 850 millions d’euros de dons en provenance du monde entier.

Difficile renégociation pour la réforme des retraites

Les partenaires sociaux entament jeudi trois mois de négociations sur la réforme des retraites de 2023, rendues encore plus difficiles par l’exigence du gouvernement d’un retour à l’équilibre financier du système pour 2030, alors que les syndicats demandent l’abrogation du relèvement à 64 ans de l’âge de départ.Après avoir initialement demandé aux négociateurs de ne pas “dégrader” cet équilibre, François Bayrou a envoyé mercredi soir aux dirigeants des organisations patronales et syndicales une lettre leur réclamant de “rétablir l’équilibre financier” du système de retraites “à un horizon proche” avec un “objectif à l’année 2030”.La Cour des comptes a évalué la semaine dernière, dans un rapport qui doit servir de base aux discussions, que le déficit du système de retraites devrait atteindre 6,6 milliards d’euros en 2025 et se “stabiliser” jusqu’en 2030, avant de se creuser davantage. “Je suis pessimiste sur l’issue des discussions”, a déclaré dans un entretien au Monde jeudi le président du Medef, Patrick Martin.”Nous voyons mal comment la cible d’un retour à l’équilibre en 2030 pourrait être atteinte si l’on remet en cause la règle des 64 ans”, selon lui.Le syndicat FO a également affiché son scepticisme.”Sur les retraites, franchement, s’il n’y a pas d’abrogation, je ne vois pas comment on peut commencer à discuter”, a déclaré à l’AFP son négociateur Michel Beaugas.La première séance de discussions hebdomadaire s’ouvre à 14 heures dans des locaux des services du Premier ministre, en l’absence des numéros uns des organisations syndicales comme patronales.Elle démarrera par un “retour” sur le rapport de la Cour des comptes, à laquelle la CGT a notamment demandé de chiffrer le coût d’un retour de l’âge de départ à 62 ans.Selon un courrier adressé aux participants par l’animateur des débats Jean-Jacques Marette, les négociateurs devront ensuite établir leur “programme de travail” pour les trois mois à venir.Lors de la rencontre, siègeront les cinq syndicats (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) et les trois organisations patronales (Medef, CPME, U2P) représentatifs au niveau interprofessionnel, mais aussi la FNSEA (agriculture) et le syndicat Unsa.Une configuration critiquée notamment par FO qui ne voit pas pourquoi l’Unsa, syndicat non représentatif au niveau national, et la FNSEA ont été conviés, mais pas Solidaires, la FSU (fonction publique) ou l’Udes (employeurs de l’économie sociale et solidaire).- Contrat de génération -Premier syndicat, la CFDT est “motivée pour agir dans le cadre d’un rendez-vous qui est une vraie opportunité”, a expliqué à l’AFP le numéro deux de la centrale réformiste Yvan Ricordeau.La CFDT espère pouvoir “répondre aux principales attentes” des salariés, notamment “la prise en compte de la pénibilité et le renforcement du droit des femmes”, a-t-il précisé.Yvan Ricordeau souligne aussi la nécessité de “trouver une voie de passage avec un équilibre financier”, car il faut garantir une retraite aux “générations futures”, c’est-à-dire les actifs qui cotisent aujourd’hui.La Confédération des PME insiste aussi sur “l’équité intergénérationnelle” et veut “mettre dans l’équation la question de l’espérance de vie et de son évolution”, a expliqué à l’AFP son vice-président en charge des affaires sociales, Eric Chevée.Pour trouver de nouvelles recettes, la CPME propose d’aligner le taux de CSG (contribution sociale généralisée) des retraités sur celui des actifs, un peu plus élevé, (hors petites pensions). Elle souhaite aussi l’introduction d’une dose de “capitalisation” (un système d’épargne dans lequel chaque retraité cotise pour sa retraite future) en plus du système par répartition qui prévaut aujourd’hui (les cotisations des actifs payent des pensions des retraités actuels), une idée également défendue par le Medef.”Le patronat mène une campagne de pub extrêmement puissante sur la retraite par capitalisation”, constate pour sa part Denis Gravouil, négociateur de la CGT qui farouchement opposé à cette idée.Ce syndicat propose d’équilibrer le système de retraites en augmentant les salaires des femmes afin qu’elles gagnent réellement autant que les hommes, en supprimant les exonérations de cotisations sur les heures supplémentaires et en soumettant aux cotisations l’intéressement et la participation. François Bayrou a indiqué dans son courrier que les parlementaires seraient informés de l’avancée des travaux “à échéances régulières”. Il avait assuré mi-janvier que si les partenaires sociaux parviennent à un accord, le texte sera soumis au Parlement pour amender la très impopulaire réforme de 2023.

Le gouvernement acte la réouverture des clubs de jeux parisiens

Les clubs de jeux parisiens vont pouvoir rouvrir, après deux mois de fermeture forcée faute de cadre législatif, profitant d’une prolongation de leur expérimentation, selon un décret paru jeudi au Journal officiel.Le décret du ministère de l’Intérieur, qui entre en application ce jeudi, autorise les clubs de jeux à exercer jusqu’en 2027, comme le prévoit la loi de finances 2025 adoptée début février.”La commission consultative des établissements de jeux va se réunir à 14H30 pour signer les autorisations, nous visons donc une réouverture demain (vendredi) à la mi-journée”, a indiqué à l’AFP la communication du groupe Barrière, à la tête d’un club de jeux sur les Champs-Elysées.Les clubs de jeux sont expérimentés depuis 2018 dans la capitale, où les casinos sont interdits depuis plus d’un siècle dans un rayon de 100 km, avec une seule exception pour l’établissement d’Enghien-les-Bains.L’expérimentation initiale, censée se terminer en 2020, avait été prolongée une première fois jusqu’à fin 2022, puis une deuxième fois jusqu’au 31 décembre 2024. Les clubs de jeux avaient depuis dû fermer leurs portes en raison de la censure du gouvernement Barnier qui n’avait pas permis au budget 2025 d’être adopté à temps.La fermeture avait eu comme conséquence la mise au chômage partiel de 1.500 personnes.”Une catastrophe sociale et économique a pu être évitée de justesse grâce à l’appui efficace des pouvoirs publics. Cependant, le soulagement n’est que partiel, car cette nouvelle prolongation ne saurait être une solution de long terme”, selon Grégory Rabuel, président de l’organisation patronale du secteur, Casinos de France, dans un communiqué mercredi soir.”C’est pourquoi nous sollicitons la pérennisation des clubs de jeux au plus vite, mais également l’autorisation de la roulette dans nos établissements”, poursuit celui qui est aussi directeur général du groupe Barrière.Les clubs de jeux proposent des jeux dits de table (poker, blackjack, bingo…). Roulettes et machines à sous y sont interdits, alors que ces jeux sont très populaires et surtout extrêmement lucratifs pour les casinotiers, principalement les machines à sous qui peuvent représenter quelque 90% des recettes.Casinos de France fait valoir que l’autorisation des jeux de roulette permettrait d'”assurer la viabilité économique des clubs de jeux” et de “lutter contre une activité clandestine qui a ressurgi durant ces deux derniers mois dans la capitale”.

Après Mohamed Amra, de premiers complices présumés du narcotrafiquant présentés jeudi à la justice

Après le narcotrafiquant Mohamed Amra, mis en examen mardi à Paris et incarcéré dans une prison ultra-sécurisée, le tour de ses complices présumés ? Des juges d’instruction parisiens doivent décider jeudi du sort d’une première vague de potentiels soutiens de sa sanglante évasion en mai 2024.L’arrestation de celui qui est surnommé “La Mouche”, samedi en Roumanie, a donné le feu vert à plusieurs séries d’interpellations, en France, mais aussi à l’étranger.Au total, 28 personnes ont été placées en garde à vue en France. Vingt-deux l’étaient toujours mercredi en début de soirée, a indiqué la procureure de Paris, Laure Beccuau, sur France 5. Une source proche du dossier a affirmé plus tard dans la soirée à l’AFP que trois nouvelles remises en liberté avaient été décidées, et que 19 personnes restaient en garde à vue. Une dizaine de suspects doivent être présentés à la justice jeudi, selon le parquet de Paris. Par ailleurs, deux personnes ont été arrêtées au Maroc et une en Espagne ces derniers jours. Les formalités d’extradition ou de remise à la France “sont en cours”, selon le parquet. Parmi la vingtaine de mis en cause, dont certains viennent de Normandie, se trouvent “une partie des suspects” des meurtres des deux agents pénitentiaires à Incarville (Eure) en mai dernier lors de l’évasion de Mohamed Amra, a déclaré la procureure de Paris.Mais pas que. Au cours des neuf mois d’investigations, les enquêteurs, au premier rang desquels l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), ont cherché à identifier l’ensemble des personnes ayant pu aider à la préparation, à l’évasion puis à la dissimulation de Mohamed Amra. Les personnes arrêtées ont des “profils extrêmement différents”, a également souligné Mme Beccuau sur France 5.”On peut considérer qu’autour de lui, M. Amra a su recruter une équipe de fidèles qui ont su recruter des gens avec des spécialisations: vol de véhicules, maquillage, téléphonie…”, a-t-elle détaillé.”Chacun a eu un moment ou à un autre son rôle dans cette fuite, cette évasion”, a-t-elle ajouté. – “Quelqu’un que l’on hait” -Le 14 mai 2024, le détenu multirécidiviste avait été extrait de sa cellule en Normandie pour être amené à un juge d’instruction qui devait l’interroger.Un commando en avait alors profité pour attaquer, à la voiture-bélier et au fusil d’assaut, le fourgon pénitentiaire au péage d’Incarville pour le libérer, tuant deux agents pénitentiaires, Arnaud Garcia et Fabrice Moello, et en blessant trois autres.La France avait alors découvert l’existence de Mohamed Amra: adolescent voyou, condamné pour la première fois à 13 ans pour vols aggravés et qui a progressivement “dérivé vers la violence”, pour rejoindre la grande criminalité organisée, d’après un rapport de l’Inspection générale de la justice (IGJ).Autour de lui, Laure Beccuau a évoqué la présence “d’un certain nombre de personnes qui peuvent appartenir” à la “Black Mafia Family”, une organisation criminelle basée en Normandie, spécialisée dans le trafic de stupéfiants, “dont l’activité mérite d’être creusée”.Avant son évasion, Mohamed Amra était déjà mis en examen dans deux informations judiciaires de nature criminelle. Et d’après l’IGJ, la justice le soupçonnait aussi d’être “impliqué dans cinq autres procédures” judiciaires.Arrêté samedi à Bucarest sous mandat d’arrêt européen, Mohamed Amra, qui aura 31 ans le 10 mars, a été transféré mardi en France par avion et mis en examen par des magistrats instructeurs de la Junalco (Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée) pour meurtres, tentative de meurtres, évasion, vol et recel de vol, le tout en bande organisée, ainsi que pour association de malfaiteurs.Incarcéré à l’isolement dans la prison ultra-sécurisée de Condé-sur-Sarthe, il est confronté à “des consignes d’extrême fermeté”, selon le ministre de la Justice Gérald Darmanin.Parmi les mesures: une unique “heure de promenade par jour, seul, sans jamais croiser un autre détenu” et pour ses proches ou son avocat, “trois visites par semaine, extrêmement contrôlées, avec des fouilles systématiques”. Son avocat, Hugues Vigier, a indiqué au journal Paris Normandie que son client était “arrivé très désorienté” en France.”J’espère qu’il a mesuré le drame qu’il a créé” et saisi “qu’un pays entier va le regarder comme quelqu’un que l’on hait profondément”, a ajouté Me Vigier.bur-gd-tll-clw/mby/asl/vgu

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Au Sri Lanka, le lourd bilan des conflits entre éléphants et humains

Les conflits entre villageois et éléphants ont causé la mort de 1.200 humains et 3.500 pachydermes ces dix dernières années au Sri Lanka, a révélé jeudi le gouvernement, qui a promis des mesures d’urgence pour améliorer leur cohabitation.De 2015 à 2024, un total de 1.195 personnes et de 3.484 éléphants ont été tués dans le pays lors d’incidents survenus entre humains et animaux, a annoncé le ministre de l’Environnement Dammika Patabendi pendant le débat budgétaire au Parlement.”Nous allons dépenser plus d’argent pour réduire ces conflits”, a-t-il promis devant les parlementaires, “et espérons ainsi pouvoir améliorer la situation rapidement”.Entre autres mesures, il a évoqué la construction de nouvelles barrières électriques et le déploiement de gardes-chasse supplémentaires pour protéger les villages des attaques de pachydermes.Un élu de l’opposition, Nalin Bandara, a jugé les chiffres du ministre choquants et exhorté son gouvernement à mieux protéger les populations.Il a notamment fait valoir que le traitement des carcasses d’éléphants avait coûté à l’Etat quelque 11 millions d’euros en dix ans, contre seulement 4 millions pour l’indemnisation de leurs victimes.Abattre ou simplement blesser un éléphant est considéré comme un crime par la loi srilankaise.L’île d’Asie du Sud en compte officiellement 7.000 têtes sur son territoire, considérés comme un trésor national dans ce pays majoritairement bouddhiste. Mais ils causent de graves dommages aux cultures et aux habitations dans les villages.Nombre d’entre eux sont tués, abattus, électrocutés ou empoisonnés par leurs habitants qui tentent de se protéger de leurs incursions.D’autres pachydermes sont tués par les trains. La semaine dernière, sept d’entre eux ont ainsi trouvé la mort lors d’un choc avec un train dans la région de Habarana (est du pays).Les éléphants d’Asie sauvages sont considérés comme une espèce menacée par l’Union internationale de conservation de la nature (UICN).Leur nombre est estimé à 26.000 dans le monde, dont 60 à 70% dans la seule Inde.