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Constitutional crisis looms as Trump admin flirts with defying the courts

US president Andrew Jackson famously reacted to an unfavorable ruling by the Supreme Court chief justice with the defiant rejoinder: “John Marshall has made his decision, now let him enforce it.”Nearly 200 years later, the United States teeters on the brink of a constitutional crisis as the administration of President Donald Trump — faced with …

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A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Le monde arrache un accord pour réformer le financement de la sauvegarde de la nature

Quatre mois après un échec retentissant en Colombie, le monde a évité un nouveau fiasco pour le multilatéralisme environnemental en adoptant jeudi soir à Rome un compromis de dernière minute sur le financement de la sauvegarde de la nature.Au troisième et dernier jour des prolongations de la COP16 des Nations unies sur la biodiversité, pays riches et monde en développement se sont résignés à des concessions mutuelles pour adopter un plan de travail sur cinq ans, censé débloquer les milliards nécessaires pour stopper la destruction de la nature et mieux distribuer l’argent aux pays en développement.- Longs applaudissements -De longs applaudissements des délégués de quelque 150 pays, soulagés et épuisés, ont accueilli le coup de marteau de Susana Muhamad, la ministre colombienne de l’Environnement, qui a présidé cette tortueuse 16e conférence de la Convention sur la diversité biologique (CBD).”Nous avons accompli l’adoption du premier plan mondial pour financer la conservation de la vie sur Terre”, a-t-elle déclaré triomphalement sur X.”Nous croyons au multilatéralisme”, “nous l’avons montré par beaucoup de sacrifices” en “pensant aux générations futures”, a abondé Ousseynou Kassé, négociateur en chef du Sénégal, au nom du groupe Afrique.Cet accord permet, selon Susana Muhamad, “d’écraser un peu le fantôme de Cali”: la plus grande COP sur la biodiversité, avec 23.000 participants au bord de la jungle colombienne, s’était terminée sans accord financier le 2 novembre, après une nuit blanche de disputes.Ce succès, arraché de haute lutte au siège romain de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), offre un répit à la coopération internationale sur l’environnement, mise à mal par l’enlisement des négociations sur la pollution plastique, l’échec de celles sur la désertification ou les tensions Nord-Sud sur la finance climatique.Le contexte des négociations était aussi alourdi par les tensions douanières, les crises budgétaires de pays donateurs comme la France et l’Allemagne, le poids de la dette des pays pauvres et le gel de l’aide américaine au développement par Donald Trump.- Vérifier les efforts -Riches nations et pays en développement se sont déjà mis d’accord sur l’urgence de remédier à la déforestation, la surexploitation des ressources et les pollutions qui mettent en péril l’alimentation, la santé, la régulation du climat, et menacent d’extinction un million d’espèces.Par l’accord de Kunming-Montréal de 2022, ils se sont engagés à stopper la destruction de la nature d’ici 2030, en remplissant 23 objectifs ambitieux. Le plus emblématique vise à placer 30% des terres et mers dans des aires protégées (contre respectivement 17% et 8% actuellement, selon l’ONU).Jeudi, les pays ont aussi adopté des règles et indicateurs fiables, censés vérifier d’ici la COP17, prévue en 2026 en Arménie, si les pays consentent les efforts prévus. “Nous avons donné des bras, des jambes et des muscles” à cette feuille de route, s’est félicitée Susana Muhamad.Rester à financer la tâche: l’objectif est de porter à 200 milliards de dollars par an d’ici 2030 les dépenses mondiales de protection de la nature, dont 30 milliards fournis par les nations développées aux pays pauvres (contre environ 15 milliards en 2022).Or la manière de lever ces milliards, puis de les distribuer, divise.L’accord de la COP16 renvoie à celle de 2028 le soin de décider s’il faut créer un nouveau fonds placé sous l’autorité de la CBD, comme le réclament avec force les pays africains. Ou si les instruments existants, comme le Fonds mondial pour l’Environnement (GEF en anglais), peuvent être réformés pour être plus accessibles et équitables pour les pays en développement.L’accord est “historique”, pavant le chemin vers le mécanisme financier que nous attendons depuis plus de 30 ans”, s’est réjouie la négociatrice brésilienne Maria Angelica Ikeda, personnage clé des tractations.Les pays riches — menés par l’Union européenne, le Japon et le Canada en l’absence des États-Unis, non-signataires de la Convention – sont hostiles à la multiplication des fonds, craignant une fragmention de l’aide au développement.Avec ce cadre financier, “nous avons le plat, maintenant nous pouvons rechercher la nourriture”, s’est même félicité Daniel Mukubi, représentant habituellement inflexible de la République démocratique du Congo.”Ni d’un côté ni de l’autre côté, on n’a dû sacrifier des positions”, a estimé auprès de l’AFP le négociateur européen Hugo-Maria Schally, convaincu que l’accord offre “un processus ouvert et équitable”, avec “plus de confiance mutuelle”.Malgré l’échec sur la finance, le sommet de Cali avait enregistré quelques décisions notables: l’une permettant une participation plus active des peuples autochtones au processus, l’autre créant un “Fonds Cali”, destiné à distribuer une petite part des immenses bénéfices réalisés par des entreprises des pays riches grâces aux plantes ou aux animaux prélevées dans le monde en développement.

Cyril Hanouna termine son bail sur C8, avant de rebondir chez le rival W9

L’animateur Cyril Hanouna a terminé jeudi soir son bail sur la chaîne C8, condamnée à s’arrêter, et révélé qu’il partait en septembre sur W9, quittant ainsi le groupe Canal+ pour rejoindre un concurrent, le Groupe M6.”On a pris la décision, j’ai pris la décision, voilà, avec mes associés également (…) On arrivera dans le groupe M6 et on fera une quotidienne sur W9 en télé”, a déclaré le présentateur de TPMP à la fin d’une très longue émission.Mais “je ne voulais pas laisser (…) mes équipes sans travail” donc, “dès lundi, les chéris, on sera en direct sur Dailymotion, sur YouTube” et sur les bouquets télévisés des box internet, a ajouté Cyril Hanouna en direct sur C8, après avoir emmené ses chroniqueurs en bus depuis les studios de Canal+ à Boulogne-Billancourt vers ceux de M6 à Neuilly-sur-Seine.Il va également quitter la radio Europe 1, qui, comme la maison mère de C8, Canal+, appartient au milliardaire Vincent Bolloré. Et intégrera une radio du Groupe M6, Fun Radio.”Le Groupe M6 se réjouit d’annoncer l’arrivée de Cyril Hanouna en septembre prochain pour deux émissions quotidiennes de divertissement”, a indiqué celui-ci dans un communiqué.Les spectateurs s’étaient pressés pour assister à cette émission où Cyril Hanouna promettait de faire une annonce sur son avenir après l’arrêt programmé de C8.C8 et une autre chaîne TNT, NRJ12, vont s’éteindre vendredi soir à minuit, en raison du non-renouvellement de leurs fréquences par l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel. Cela est largement dû, pour C8, aux “manquements réitérés” de la chaîne, qui a cumulé 7,6 millions d’euros d’amendes en raison des dérapages de “Baba”, surnom de Cyril Hanouna.- Éloge de Vincent Bolloré -L’arrêt “au moins temporairement”, “ça m’émeut”, témoignait Xavier Martin, banquier de 43 ans venu avec sa fille. “Cyril va rebondir, il a le plan B, le plan Z, sinon ce serait pas Cyril”, affirmait à l’AFP Soraya, artiste de 52 ans.TPMP, dont le concept est discrètement né sur France 4 en 2010, avant de devenir l’une des émissions les plus populaires de France, revendique chaque jour en moyenne “deux millions et demi” de téléspectateurs.Le programme a atteint un “record historique” mercredi soir avec 2,8 millions de téléspectateurs pendant sa dernière partie, faisant de C8 la deuxième chaîne nationale.L’animateur de 50 ans quitte ainsi Vincent Bolloré, dont il n’a pourtant cessé de faire l’éloge jeudi soir à l’antenne.”Vous ne pouvez pas avoir une liberté d’expression comme on l’a eue si vous n’avez pas quelqu’un de solide derrière, et Vincent Bolloré est quelqu’un de plus que solide (…) Vincent Bolloré fait partie de ma famille”, a-t-il dit.Cyril Hanouna va assurer encore quelques mois à l’antenne d’Europe 1, où il anime entre 16h et 18h une émission intitulée “On marche sur la tête”.Des discussions duraient depuis plusieurs semaines pour que cette star du PAF revienne sur M6, où il a fait ses premiers pas sur une chaîne hertzienne dans l’émission Morning Live en 2003.Il s’agit d’un “projet de divertissement”, “pas un projet sociétal ou politique”, donc “c’est quelque chose de très différent de ce que fait aujourd’hui Cyril”, avait indiqué le directeur général des activités audio de M6, Régis Ravanas.Cette piste suscitait des résistances internes, notamment des journalistes, en raison de la personnalité de l’animateur et de son profil de plus en plus politique.- 2027, “c’est non” -“S’il vient, je m’en vais”, lançait fin janvier la star de M6 Karine Le Marchand. Jeudi matin, elle a cependant révélé qu’elle ne s’opposerait pas à ce recrutement. “J’ai échangé avec la direction du groupe qui a su me rassurer”, a-t-elle expliqué.L’animateur a, au fil des années, de plus en plus investi les sujets politiques et invité nombre de personnalités de la droite et de l’extrême droite. Il est boycotté par une partie de la gauche.Jeudi soir, l’animateur a expliqué qu’à ce stade, il excluait de se lancer en politique. “L’élection présidentielle de 2027, pour l’instant, bien sûr, c’est non”, a-t-il déclaré à l’antenne.”Aujourd’hui, le seul moyen de faire bouger la France, c’est qu’il y ait quelqu’un qui arrive en 2027 et qui casse tout et qui reprenne tout depuis le début. S’ils gardent les mêmes institutions, sachez-le, la France ne se relèvera pas de si tôt”, a-t-il estimé.Par ailleurs, NRJ Group, dont la chaîne NRJ12 s’arrête aussi vendredi soir, a indiqué jeudi dans un communiqué réfléchir à “une éventuelle cession” de son autre chaîne sur la TNT, Chérie 25, à “la mise en œuvre d’un plan de sauvegarde de l’emploi” et à “renforcer ses pôles Radio et Diffusion”.

Après Mohamed Amra, neuf complices présumés du narcotrafiquant écroués

Après Mohamed Amra, incarcéré mardi dans une prison normande ultra-sécurisée, onze complices présumés du narcotrafiquant dans sa sanglante évasion de mai 2024 ont été mis en examen jeudi par des juges d’instruction parisiens spécialisés et neuf écroués.Présentés à partir du milieu de journée à trois magistrats instructeurs de la Junalco (Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée), ces neuf hommes et deux femmes ont été mis en examen jusqu’en début de soirée.Les neuf hommes ont été incarcérés, dont au moins quatre placés à l’isolement, et les deux femmes ont été placées sous contrôle judiciaire, ont constaté des journalistes de l’AFP à l’issue d’audiences devant des juges des libertés et de la détention (JLD).L’une de ces juges a évoqué “une soustraction majeure et gravissime à l’Administration pénitentiaire et une atteinte gravissime à l’autorité de l’Etat”. “Il n’est plus question que ça se reproduise”, a lancé la magistrate, plaçant à l’isolement l’un de ces mis en cause, petit, barbu et avec une longue doudoune noire.Ces personnes sont soupçonnées, à des degrés divers, d’avoir participé aux divers projets d’évasion de Mohamed Amra, dont celle qui a fini tragiquement à Incarville (Eure) le 14 mai 2024 avec la mort de deux agents pénitentiaires, Arnaud Garcia et Fabrice Moello, et des blessures pour trois autres. Elles sont aussi accusées d’avoir aidé le narcotrafiquant dans sa fuite. Parmi les personnes mises en examen jeudi, au moins un membre présumé du commando mais aussi Jean-Charles P., présenté par une source comme un très proche d’Amra et son possible mentor. “Il n’y a pas de problème”, a réagi cet homme à la carrure massive lorsque son isolement a été prononcé, avant de dire “au revoir” aux journalistes en levant la main.- Procédure touffue -D’autres mis en cause semblent avoir des rôles secondaires: achat d’outils pour l’un, location de voiture pour une autre, récupération d’échelles télescopiques pour un troisième, etc.Des sources proches du dossier ont évoqué une procédure complexe et touffue, nourrie d’analyses téléphoniques. L’une de ces sources a affirmé que les principaux suspects avaient été identifiés de longue date.L’arrestation de Mohamed Amra, surnommé “La Mouche”, samedi en Roumanie en vertu d’un mandat d’arrêt européen, a donné le feu vert au placement successif de 28 personnes en garde à vue en France.Le parquet de Paris et de la Junalco a indiqué jeudi soir que sept autres personnes comparaîtront vendredi devant les magistrats instructeurs. D’autres pourraient suivre dans le week-end.Par ailleurs, trois autres personnes, deux au Maroc et une en Espagne, au rôle présenté comme central par des sources proches du dossier, ont été arrêtées depuis samedi. Les formalités d’extradition ou de remise à la France “sont en cours”, selon le parquet de Paris.”Une partie des suspects” des meurtres des deux agents pénitentiaires a été appréhendée, a déclaré mercredi la procureure de Paris, Laure Beccuau. “Il me semble que toute l’équipe qui aurait aidé Monsieur Amra dans sa cavale funèbre a été appréhendée”, a assuré jeudi le Garde des Sceaux Gérald Darmanin.Mme Beccuau a évoqué des “profils extrêmement différents” avec des “fidèles” qui ont ensuite recruté des “spécialistes”, identifiés par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO).La procureure avait auparavant rattaché “un certain nombre” des mis en cause à la “Black Mafia Family” ou “Black Manjak Family”, présentée comme une organisation criminelle basée en Normandie, spécialisée dans les stupéfiants.”C’est pas la DZ Mafia” qui sévit à Marseille, a relativisé pour l’AFP un bon connaisseur de la scène criminelle locale.- “Drame créé” -Déjà mis en cause dans d’autres procédures, Mohamed Amra avait été extrait de sa cellule normande le 14 mai 2024 pour un interrogatoire devant un juge d’instruction.Un commando en avait alors profité pour attaquer, à la voiture-bélier et au fusil d’assaut, le fourgon pénitentiaire.Mardi, cet homme qui aura 31 ans le 10 mars a été mis en examen pour meurtres, tentative de meurtres, évasion, vol et recel de vol, le tout en bande organisée, ainsi que pour association de malfaiteurs.Il a été incarcéré à l’isolement dans la prison ultra-sécurisée de Condé-sur-Sarthe.Son avocat, Hugues Vigier, a dit son espoir que son client “mesure le drame qu’il a créé”.gd-clw-cor-tll-mk-edy/roc

Hollywood giant Gene Hackman, wife found dead in ‘suspicious’ circumstances

Oscar-winning cinema giant Gene Hackman and his wife have been found dead in their home in an incident police are calling “suspicious.”The bodies of Hackman, 95, and his classical pianist wife Betsy Arakawa, 63, along with that of a pet dog, were discovered at their property in New Mexico on Wednesday.Authorities initially reported there were …

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Israel military acknowledges ‘complete failure’ to prevent October 7 attack

Israel’s military on Thursday acknowledged its “complete failure” to prevent Hamas’s October 7, 2023 attack, the deadliest in the nation’s history, in a scathing internal probe published weeks into a fragile truce.The ceasefire, whose first phase is set to expire on Saturday, has largely halted the fighting that began when Hamas militants broke through Gaza’s …

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La soeur de Le Scouarnec n’avait pas mesuré qu’il était “dangereux”, les méthodes d’enquête critiquées

“Comment tu en es arrivé là” ? La soeur de Joël Le Scouarnec, dont deux filles ont été victimes du chirurgien pédocriminel, a assuré jeudi ne pas avoir eu conscience de la dangerosité de son frère, lors du quatrième jour du procès, également marqué par une controverse sur les méthodes des enquêteurs pour informer les victimes.”J’ai besoin de savoir comment tu en es arrivé là”, lance à son frère Annie, 72 ans, entendue par visioconférence en raison d’un accident récent. “Est-ce que notre père a eu des gestes sur toi? (…) Dis-moi la vérité!”, l’exhorte-t-elle.”Comment je suis devenu un pédophile puis un pédocriminel ? Je ne sais toujours pas”, lui répond-il. “Ce dont je suis certain, c’est que je n’ai jamais subi aucune agression de la part de qui que ce soit”, affirme-t-il depuis son box, d’une voix claire.La septuagénaire a déclaré que la plus jeune de ses deux filles lui avait confié dès octobre 2000 avoir subi des violences sexuelles de la part de Joël Le Scouarnec, et qu’elle avait confronté ce dernier aussitôt.Son frère aurait alors tout de suite reconnu les faits. “Oui, c’est vrai et Marie-France est au courant”, lui aurait-il déclaré, selon elle.”Je lui ai dit +faut que tu fasses quelque chose, que tu te fasses soigner+”, se souvient Annie.Elle explique ne pas avoir porté plainte à l’époque car elle ne s’est pas rendu compte “que c’était quelqu’un de dangereux.”Le surlendemain, Joël Le Scouarnec consigne dans un carnet intime découvert par les enquêteurs s’être masturbé devant une photo de la petite fille âgée de dix ans. A l’évocation de ces souvenirs, la soeur du médecin s’est effondrée en pleurs en évoquant les propos tenus la veille par sa belle-soeur Marie-France, entendue par la cour criminelle du Morbihan pendant cinq heures.Cachée sous une perruque, Marie-France avait outré les avocats représentant les 299 patients victimes de violences sexuelles de la part de l’ex-chirurgien, en niant farouchement avoir connu les penchants pédophiles et actes pédocriminels de son mari.”C’était insupportable, plein de cruauté envers les victimes (…) plein de mensonges”, a dénoncé Annie.Arrêté en 2017 pour le viol de sa voisine de six ans, Joël Le Scouarnec avait été condamné en 2020 à 15 ans de réclusion pour les violences sexuelles commises sur quatre enfants. Parmi eux, les deux filles d’Annie.Le médecin avait aussi reconnu des violences sexuelles, prescrites, sur une autre nièce.- Méthodes d’enquête critiquées -Est venu ensuite à la barre Cyrille Martin, le colonel de gendarmerie qui a commandé la section de recherches de Poitiers, chargée de l’enquête sur les carnets de l’ex-chirurgien, saisis en 2017 après son interpellation. Lors d’une perquisition à Jonzac (Charente-Maritime), des milliers de pages de “journaux intimes” et quelque 300.000 images pédopornographiques –dont certaines de ses propres fils et d’enfants de leur entourage– ont été saisies.Dans ses carnets et fichiers, l’ex-chirurgien notait le nom, l’âge, voire l’adresse de nombreuses victimes: des patients dont l’âge moyen était de onze ans et qui étaient souvent endormis ou en phase de réveil.Il y a aussi décrit scrupuleusement les sévices pédocriminels qu’il leur infligeait et c’est ce fil que les enquêteurs ont remonté pour identifier ses victimes entre 1989 à 2014.Le colonel Martin a souligné le caractère “hors norme” et “atypique” de ce dossier qui a contraint les gendarmes à procéder à rebours de ce dont ils ont l’habitude : “aller vers des victimes qui, pour la grande majorité, n’étaient pas conscientes des crimes dont elles avaient été victimes”.Plusieurs avocats des parties civiles ont critiqué jeudi les méthodes employées par les gendarmes.Certains ont affirmé que plusieurs dizaines de victimes potentielles ont été oubliées dans les investigations. D’autres ont fustigé les conditions brutales dans lesquelles les gendarmes ont parfois révélé aux victimes les sévices commis par Joël Le Scouarnec des décennies plus tôt, sans prise en charge psychologique ou processus spécifique pour éviter des traumatismes. Puis, le gendarme ayant dirigé l’enquête est venu retracer le parcours professionnel mouvant de l’accusé qui a pratiqué dans plus de vingt établissements durant sa carrière, souvent des petits hôpitaux qui peinaient à recruter et où le chirurgien digestif était accueilli à bras ouverts.Y compris après une condamnation, en 2005, à quatre mois de prison avec sursis pour détention d’images pédopornographiques, sans interdiction d’exercer ou d’obligation de soins.”Exemple flagrant”, il sera titularisé en 2006 à l’hôpital de Quimperlé (Finistère), dont le directeur était pourtant informé de cette condamnation. “S’il perdait Joël Le Scouarnec, son service de chirurgie fermait”, a précisé le directeur d’enquête.Le procès, prévu pour durer jusqu’en juin, se poursuit vendredi avec notamment l’audition du fils aîné de l’accusé, le dernier à ne pas avoir déposé devant la cour.

Cyril Hanouna termine son bail sur C8, avant de rebondir ailleurs

Il a promis de l’annoncer lors de la dernière de “Touche pas à mon poste” sur C8: autant adulé que décrié, l’animateur Cyril Hanouna dévoile jeudi soir ses projets, après l’arrêt de sa chaîne sur la télévision numérique terrestre (TNT) vendredi.”Ça y est, la décision est prise”, a déclaré le présentateur de TPMP dans la matinée à CNews, ménageant le suspense. Il a ouvert la soirée sur C8 en entonnant “Allumer le feu”.”Où qu’on aille, on va le refaire”, a-t-il dit plus tard dans la soirée. “Je ne suis pas triste parce que je sais qu’on va faire vite un truc ensemble”Les spectateurs se sont pressés pour assister à l’émission, tournée à Boulogne-Billancourt, en banlieue parisienne. L’arrêt “au moins temporairement”, “ça m’émeut”, témoignait Xavier Martin, banquier de 43 ans venu avec sa fille. “Cyril va rebondir, il a le plan B, le plan Z, sinon ce serait pas Cyril”, affirmait à l’AFP Soraya, artiste de 52 ans.”Ça me fait de la peine”, a dit Michel Sardou par téléphone lors du direct. “Je ne comprends pas cette décision”.C8, avec NRJ12, va s’éteindre vendredi soir à minuit, en raison du non-renouvellement de leurs fréquences par l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel.Cela est largement dû, pour C8, aux “manquements réitérés” de la chaîne, qui a cumulé 7,6 millions d’euros d’amendes en raison des dérapages de “Baba”, surnom de Cyril Hanouna.Mais “mon seul objectif est clair, c’est bien entendu continuer: on va faire une autre émission ou la même”, affirme l’intéressé. Car TPMP, dont le concept remonte à 2010, revendique chaque jour en moyenne “deux millions et demi” de téléspectateurs.Le programme a atteint un “record historique” mercredi soir avec 2,8 millions de téléspectateurs pendant sa dernière partie, faisant de C8 la deuxième chaîne nationale.- Direction M6 ou Canal+ ? -L’animateur de 50 ans a promis de convoyer ses chroniqueurs en van jusqu’à leur nouveau port d’attache, tenu secret, en fin de soirée.Deux options se dégagent: rester au sein du groupe Canal+ en migrant sur CStar, autre chaîne TNT gratuite, ou rejoindre le groupe M6.Des discussions ont été menées depuis plusieurs semaines pour de possibles émissions à partir de la rentrée sur la chaîne W9 et la station Fun Radio, appartenant à M6.Il s’agit d’un “projet de divertissement”, “pas un projet sociétal ou politique”, donc “c’est quelque chose de très différent de ce que fait aujourd’hui Cyril”, selon le directeur général des activités audio de M6, Régis Ravanas.Cette piste suscite des résistances internes, notamment des journalistes, en raison de la personnalité de l’animateur et de son profil de plus en plus politique.”S’il vient, je m’en vais”, lançait fin janvier la star de M6, Karine Le Marchand. Jeudi matin, elle a cependant révélé qu’elle ne s’opposerait pas à ce recrutement. “J’ai échangé avec la direction du groupe qui a su me rassurer”, a-t-elle expliqué.- “Pourquoi pas 2027” -L’autre voie pourrait être celle de CStar, chaîne musicale de Canal+, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, à qui il clame son amitié indéfectible et qui pourrait lui laisser davantage de liberté que M6.L’animateur dit vouloir “préserver le maximum d’emplois”.Il restera quoi qu’il en soit les après-midi des prochains mois à l’antenne d’Europe 1, également dans l’escarcelle de Vincent Bolloré.  Cyril Hanouna a livré deux autres “destinations” possibles pour l’après-C8: “chez moi”, ce qui “voudra dire que je vais monter moi-même ma chaîne”, ou “un autre endroit pour me consacrer à autre chose, peut-être pourquoi pas 2027″, année d’élection présidentielle.C’est que l’animateur a, au fil des années, de plus en plus investi les sujets politiques et invité nombre de personnalités de la droite et de l’extrême droite. Il est boycotté par une partie de la gauche.”C’est quoi ces histoires de candidature à la présidentielle?”, l’a interrogé la semaine dernière Jordan Bardella (RN). “On se verra” et “on en parlera”, lui a répondu l’animateur lors d’une édition de TPMP.”Les Français se souviendront en 2027″ de l’arrêt de C8, a-t-il lancé jeudi matin.NRJ Group, dont la chaîne NRJ12 s’arrête aussi vendredi soir, a indiqué jeudi dans un communiqué qu’il réfléchissait à “une éventuelle cession” de son autre chaîne, Chérie 25, à “la mise en œuvre d’un plan de sauvegarde de l’emploi”, et à “renforcer ses pôles Radio et Diffusion”.