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En Chine, chiens et chats ne connaissent pas la crise

Des robes pour chiens, des sacs à crottes, ou encore des bêtes exotiques comme des suricates sont exposés à Pékin lors d’une foire aux animaux de compagnie, un secteur ultra-dynamique malgré la morosité économique en Chine.Le géant asiatique est aux prises avec un ralentissement de sa croissance, sur fond de crise dans l’immobilier, de faible consommation des ménages et de chômage élevé chez les jeunes.Mais le secteur des animaux de compagnie est à l’opposé de cette tendance.Des foules d’amis des bêtes parcourent cette semaine les vastes halls de la foire, impatientes d’acheter de nouveaux compagnons à fourrure ou des accessoires, allant de colliers de perles pour chats aux imperméables pour chiens.L’exposition se tient jusqu’à dimanche et a déjà attiré des milliers de visiteurs.Dans une section de la foire, des vendeurs présentent toute une gamme d’animaux de compagnie inhabituels, comme des crabes et des lézards.Des associations de défense des droits des animaux expriment régulièrement leur réprobation du commerce des animaux exotiques, parfois synonymes de normes de bien-être insuffisantes.La pandémie de Covid-19 a également suscité des craintes selon lesquelles les animaux pourraient être porteurs de maladies transmissibles aux humains.Mais les animaux exotiques restent populaires en Chine auprès d’un certain public et beaucoup partagent sur les réseaux sociaux des vidéos sur la façon de les élever.Sur son stand, Zhao Tingting propose notamment des sacs à main transparents, spécialement conçus pour transporter des phalangers volants (en anglais “sugar glider”), des petits marsupiaux qu’elle vend aux visiteurs, ainsi que des suricates.- “En plein essor” -Une petite foule se forme autour d’un phalanger volant lové dans la capuche d’un employé, sortant parfois la tête pour jeter un coup d’oeil aux spectateurs fascinés.Zhao Tingting, elle, tient dans ses bras une mangouste vêtue d’une chemise. “Beaucoup de gens, dès qu’ils voient ça, ils trouvent que c’est doux, câlin et super mignon,” déclare-t-elle à l’AFP.”Il y a vraiment beaucoup de gens qui en veulent un maintenant”, ajoute la jeune femme de 35 ans, qui souligne que la demande pour ces animaux exotiques a augmenté ces dernières années.”Nos clients commencent par un, puis deux, puis trois. Certains finissent même par en avoir plus de 10, voire 20.”En 2022, le marché des animaux de compagnie en Chine avait atteint un chiffre d’affaires de 493,6 milliards de yuans (65,2 milliards d’euros) et il devrait représenter le double de ce chiffre cette année, selon un rapport du cabinet Daxue Consulting.”Le marché chinois des animaux de compagnie représente un secteur en plein essor”, souligne cette étude.D’ici 2030, le nombre d’animaux de compagnie en Chine devrait représenter près du double de celui des jeunes enfants (0-4 ans), selon la banque d’investissement américaine Goldman Sachs.Un amoureux des chats, Guo, parcourt les allées en inspectant les différentes variétés de félins, des Sphynx sans fourrure aux touffus Maine Coons à poils mi-longs.- Poils et réconfort -Le quinquagénaire, venu de la province du Fujian (est), a pris l’avion spécialement pour l’événement et était à la recherche d’un nouveau compagnon à moustaches, en particulier un British Shorthair.”Nous en avons déjà deux à la maison (…) Ils sont relativement abordables et pas trop chers”, déclare-t-il à l’AFP après avoir fait le tour de l’exposition.Bien que l’économie en général “ne soit pas terrible en ce moment”, les gens sont prêts à dépenser pour ce qu’ils aiment, y compris les animaux de compagnie, ajoute Guo.”Avoir un chat peut apporter un peu de réconfort et de soutien émotionnel.”Une vendeuse de chats, Dong, dit également avoir constaté une hausse du nombre de clients ces dernières années.”Les gens sont de plus en plus nombreux à accepter l’idée d’avoir un animal de compagnie”, explique-t-elle à l’AFP, en caressant un British Longhair tout en agitant un jouet devant lui.Certains parents, réticents à avoir un autre bébé, choisissent d’adopter un chien ou un chat pour tenir compagnie à leur enfant, ajoute-t-elle.Beaucoup de Chinois ont un “amour naturel” pour les animaux, selon Dong.”Quand ils voient ces animaux incroyablement mignons et tout duveteux, cela leur apporte de la joie et du bonheur.”

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Cher: six chasseurs interpellés pour “des faits de braconnage d’une particulière gravité”

Six hommes ont été interpellés au terme de deux ans d’enquête pour “des faits de braconnage d’une particulière gravité” commis dans le Cher, a annoncé l’Office français de la biodiversité vendredi.L’enquête, ouverte par l’OFB au début de l’année 2023 suite à la découverte de traces de véhicules dans des zones naturelles interdites à la circulation en forêt de Sologne, a permis de montrer que “ces chasseurs aguerris menaient ces actions de braconnage par recherche de sensations fortes”.Ces six hommes “appartenant tous au monde de la grande vénerie et parfaitement connaisseurs de la réglementation en matière de chasse” n’hésitaient pas “à tuer les animaux en les percutant en voiture ou par arme à feu” en dehors de tout cadre légal, a précisé l’OFB dans un communiqué.”Ils pensaient pouvoir agir impunément compte-tenu des très fortes populations de sangliers et de grand gibier dans le département”, selon l’OFB, qui indique que la viande était destinée à leur consommation personnelle, mais aussi broyée pour nourrir leurs chiens.Les perquisitions de leurs domiciles “réalisées par l’OFB et la gendarmerie” ont conduit à la saisie de trophées de chasse et d’une trentaine d’armes, “dont certaines illégalement détenues”.Interpellés mardi, ils encourent une peine de 4 ans d’emprisonnement et de 150.000 euros d’amende.L’OFB rappelle que les actes de braconnages de ce type “occasionnent des atteintes à la biodiversité en perturbant les espaces animales présentes et dégradent fortement leurs habitats et les espaces naturels”. Les agents de l’OFB sont notamment chargés de faire respecter les règles en matière d’usage des pesticides, d’arrachage de haies ou de respect des arrêtés sécheresse, mais aussi de contrôler les chasseurs et de lutter contre le trafic d’espèces protégées.

Cher: six chasseurs interpellés pour “des faits de braconnage d’une particulière gravité”

Six hommes ont été interpellés au terme de deux ans d’enquête pour “des faits de braconnage d’une particulière gravité” commis dans le Cher, a annoncé l’Office français de la biodiversité vendredi.L’enquête, ouverte par l’OFB au début de l’année 2023 suite à la découverte de traces de véhicules dans des zones naturelles interdites à la circulation en forêt de Sologne, a permis de montrer que “ces chasseurs aguerris menaient ces actions de braconnage par recherche de sensations fortes”.Ces six hommes “appartenant tous au monde de la grande vénerie et parfaitement connaisseurs de la réglementation en matière de chasse” n’hésitaient pas “à tuer les animaux en les percutant en voiture ou par arme à feu” en dehors de tout cadre légal, a précisé l’OFB dans un communiqué.”Ils pensaient pouvoir agir impunément compte-tenu des très fortes populations de sangliers et de grand gibier dans le département”, selon l’OFB, qui indique que la viande était destinée à leur consommation personnelle, mais aussi broyée pour nourrir leurs chiens.Les perquisitions de leurs domiciles “réalisées par l’OFB et la gendarmerie” ont conduit à la saisie de trophées de chasse et d’une trentaine d’armes, “dont certaines illégalement détenues”.Interpellés mardi, ils encourent une peine de 4 ans d’emprisonnement et de 150.000 euros d’amende.L’OFB rappelle que les actes de braconnages de ce type “occasionnent des atteintes à la biodiversité en perturbant les espaces animales présentes et dégradent fortement leurs habitats et les espaces naturels”. Les agents de l’OFB sont notamment chargés de faire respecter les règles en matière d’usage des pesticides, d’arrachage de haies ou de respect des arrêtés sécheresse, mais aussi de contrôler les chasseurs et de lutter contre le trafic d’espèces protégées.

Polynésie: un chauffeur de bus scolaire sera jugé fin mars pour des agressions sexuelles sur 35 enfants

Un chauffeur de bus scolaire tahitien de 64 ans, soupçonné d’agressions sexuelles sur 35 enfants âgés de trois à 11 ans, a été placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès le 24 mars, a indiqué le parquet de Papeete jeudi.Présenté à la justice jeudi à l’issue de sa garde à vue, cet homme est “poursuivi pour une série de 35 faits d’agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans, commis entre le 16 août 2023 et le 3 décembre 2024”, a souligné la procureure de la République Solène Belaouar dans un communiqué. Il comparaîtra devant le tribunal correctionnel “le 24 mars 2025 à 08H00”, a-t-elle précisé. Dans l’attente de cette comparution, il a été placé sous contrôle judiciaire strict avec une interdiction d’exercer toute activité en contact avec des mineurs.Le chauffeur a reconnu des attouchements, mais contesté leur caractère sexuel. Il a affirmé avoir agi ainsi pour sanctionner les enfants turbulents. Un examen psychiatrique a été ordonné.Le parquet de Papeete avait ouvert une enquête mi-décembre, après avoir reçu le signalement d’un directeur d’école primaire. Plusieurs enfants avaient témoigné auprès de leurs enseignants que “ce chauffeur avait pour habitude de toucher les fesses des enfants et parfois leur sexe lorsqu’ils montaient et descendaient du bus, toujours par-dessus les vêtements”, a détaillé la procureure. Ces faits ont été confirmés par 35 enfants lors de leurs auditions par la gendarmerie, mais aussi par les images de vidéosurveillance du bus.Le sexagénaire travaillait depuis un an et demi sur cette ligne de bus qui desservait une école de la presqu’île de Tahiti.Il avait été condamné deux fois pour conduite sous l’empire d’alcool. L’an dernier, il avait été rappelé à l’ordre par son patron pour avoir confié le volant de son véhicule à sa petite-fille, qui n’avait pas le permis de conduire.

Retraites: la CGT appelle à la mobilisation le 8 mars pour “l’abrogation” de la réforme

La CGT, deuxième centrale syndicale, appelle à la mobilisation “pour gagner l’abrogation de la réforme” des retraites de 2023 le 8 mars, dans un communiqué transmis vendredi au lendemain de la première réunion de concertation entre partenaires sociaux.”Pour la CGT, l’heure est à la construction du rapport de force”, assume la centrale syndicale, dénonçant “le double discours du gouvernement qui fait tout pour empêcher que ces concertations ne puissent déboucher sur l’abrogation de la réforme 2023 des retraites”.Après avoir “inventé un déficit caché”, l’exécutif a “tenté de diviser les syndicats en choisissant ses interlocuteurs” (dont ont été exclus les syndicats Solidaires et la FSU, ainsi que les employeurs de l’économie sociale et solidaire, l’Udes), écrit la centrale.La CGT appelle “à la mobilisation pour gagner l’abrogation de la réforme” en rejoignant les cortèges prévus le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, pour réclamer notamment “l’égalité salariale”, présentée par la centrale comme étant une des solutions de financement du système.Elle appelle également à rejoindre des cortèges le 20 mars “avec les organisations de retraités”.Au-delà de ces deux premières dates, la CGT appelle à “une mobilisation d’ampleur” à terme et invite “toutes les organisations syndicales à se rassembler pour construire le rapport de force”.En janvier, le Premier ministre a demandé aux partenaires sociaux de rediscuter, sans “tabou”, de la dernière réforme toujours décriée, et promis de soumettre au Parlement tout accord, même partiel.La première concertation jeudi entre les partenaires a été marquée par une première crise après que Force ouvrière (FO) a décidé de quitter la table, refusant de participer à une “mascarade où on veut nous faire dire qu’effectivement la seule solution, c’est d’allonger la durée de travail pour les salariés”.Cette première journée de discussions a une nouvelle fois montré les oppositions entre syndicats et patronat sur cette réforme toujours très impopulaire qui porte progressivement l’âge de départ à 64 ans.Jeudi soir, dans un entretien au Figaro, le Premier ministre a surpris tous les partenaires en assurant qu’en “cas de blocage ( …) le référendum est une issue”, sans toutefois préciser la nature de ce blocage (négociations entre partenaires, au Parlement ou dans le pays…).

Fin de partie vendredi soir pour les chaînes C8 et NRJ12 sur la TNT

Les chaînes télé C8 et NRJ12, vingt ans d’âge, vont s’éteindre sur la TNT vendredi soir, sur une décision inédite du régulateur de l’audiovisuel, devenue enjeu politique pour la droite et l’extrême droite, au nom de la liberté d’expression.Les fréquences sur la télévision numérique terrestre de C8 et NRJ12 n’ont pas été renouvelées par l’Arcom, régulateur indépendant.Pour leur dernière vendredi, les deux chaînes ont prévu de rediffuser leurs grands moments. On pourra voir Laurence Ferrari et Roselyne Bachelot dans “La grande soirée de C8” (ex-D8) ou Nabilla dans “20 ans de grandes émotions” sur NRJ12.Et à partir de samedi 00H00, des messages seront diffusés sur leurs canaux indiquant qu'”un nouveau programme sera proposé” ultérieurement.D’autres chaînes nationales ont cessé d’émettre dans le passé, comme TV6 et La Cinq, mais dans d’autres circonstances.L’arrêt de C8, propriété du groupe Canal+, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, a pris un tournant politique.- “Censure politique” -Marine Le Pen (RN) a dénoncé sur X mercredi une “censure politique, sous la pression d’une extrême gauche aux relents totalitaires affirmés et les soupçons de plus en plus lourds d’interférence du pouvoir et de ses relais administratifs”.Comme d’autres, Laurent Wauquiez (LR) a sonné la charge contre l’Arcom, “un organisme administratif qui n’a pas de légitimité démocratique”. “Il y a un arrière-plan idéologique” derrière la coupure de fréquence de C8, selon lui.Emmanuel Macron a dû, le week-end dernier, descendre dans l’arène pour expliquer que ce n’est “pas une décision politique”. Les fréquences de la TNT sont une “occupation du domaine public” et il est “donc normal qu’il y ait une autorisation”, “sous le contrôle des juges”, a souligné le chef de l’Etat.”Si une majorité de responsables politiques considèrent que ces règles sont injustes, il revient au législateur de les modifier”, a relevé la ministre de la Culture Rachida Dati (LR) dans le JDD.C8 a cumulé 7,6 millions d’euros d’amende en raison des dérapages de Cyril Hanouna, aux manettes de l’émission quotidienne “Touche pas à mon poste” (TPMP). C’est l’une des motivations mises en avant par l’Arcom, qu’a validées le Conseil d’Etat le 19 février.D’après la chaîne, pour sa dernière jeudi soir, TPMP a battu un “record historique” en réunissant près de 3,7 millions de téléspectateurs, soit 18,4% de part d’audience, sur sa tranche la plus regardée, selon les chiffres de Médiamétrie.Et, avec une part d’audience de 3,1%, C8 a été la sixième chaîne de France en janvier, selon Médiamétrie. Quelque 400 emplois sont touchés par son arrêt, d’après ses dirigeants.Cyril Hanouna, lui, va rebondir à partir de septembre dans le groupe M6, pour un talk-show en avant-soirée sur la chaîne gratuite de la TNT W9 et une émission sur Fun Radio l’après-midi.- “Jeteurs de sort” -Concernant NRJ12, le régulateur de l’audiovisuel a relevé des “engagements de diffusion de programmes inédits” insuffisants et des “prévisions de croissance des recettes publicitaires” trop optimistes.La chaîne, qui cible notamment les jeunes, a elle réalisé une part d’audience de 1%. Une centaine d’emplois seraient concernés. NRJ Group a indiqué jeudi “envisager la mise en oeuvre d’un plan de sauvegarde de l’emploi”, sans le chiffrer.D’après Jean-Paul Baudecroux, fondateur et PDG du groupe, son pôle TV se trouve fragilisé et “la cession de Chérie 25”, qui en fait partie, est “une question qui va se poser”, a-t-il affirmé au Figaro.C8 et NRJ12 pourraient en théorie perdurer sur câble, satellite ou internet, mais les ressources publicitaires y sont jugées insuffisantes.Sur la TNT, elles vont être remplacées par T18, qui sera lancée en juin par le groupe CMI France du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, et par OFTV en septembre par le groupe Ouest-France.Avant le compte à rebours de vendredi soir, les animateurs font leurs adieux. Sur C8 jeudi, Jordan de Luxe et William Leymergie ont lâché, les larmes aux yeux, que “c’est fini”, quand Philippe Labro, qui avait ouvert la chaîne en 2005, a épinglé les “jeteurs de sort, Arcom de sort”, sur l’air des “Copains d’abord”.Pour leur part, des militants de l’association Action Justice Climat, masqués à l’effigie de Cyril Hanouna, s’étaient rassemblés mercredi devant ses locaux de tournage, ont-ils fait savoir sur les réseaux sociaux. Ils brandissaient une banderole proclamant “Bollorisation médiatique, péril démocratique”. 

Les SDJ de M6 et RTL “vigilantes” face à l’arrivée de Cyril Hanouna

Les Sociétés des journalistes (SDJ) de M6 et de RTL sont “vigilantes” face à l’arrivée de l’animateur Cyril Hanouna dans le groupe, ont-elles annoncé vendredi dans un communiqué. L’animateur vedette a présenté jeudi soir la dernière de “Touche pas à mon poste” (TPMP) sur C8, avant la fermeture de la chaîne vendredi. D’après la chaîne, le programme a battu un “record historique” en réunissant près de 3,7 millions de téléspectateurs, soit 18,4% de part d’audience, sur la tranche la plus regardée, selon les chiffres de Médiamétrie.L’arrêt de C8 a été décidé par le régulateur de l’audiovisuel, l’Arcom, après des “manquements réitérés” de la chaîne, qui a cumulé 7,6 millions d’euros d’amendes liées à des dérapages de Cyril Hanouna. Jeudi soir, l’animateur a annoncé rejoindre le groupe M6 pour une émission télé quotidienne sur W9, également sur la TNT, ainsi qu’un programme sur Fun Radio, à partir du 1er septembre.”Cette annonce est l’épilogue de plusieurs semaines de tractations, au cours desquelles les Sociétés des Journalistes (SDJ) de M6 et RTL, ainsi que les représentants syndicaux du groupe ont fait part de leur vive inquiétude face à l’arrivée potentielle de cette personnalité médiatique”, ont déclaré les deux instances. Pour elles, les “garde-fous” proposés par la direction du groupe, qui incluent notamment un léger différé dans la diffusion des émissions du présentateur et des sanctions internes en cas de débordement, “n’ont pas convaincu”.Fin janvier, elles avaient signifié qu’une “vaste majorité des journalistes (s’était) prononcée contre l’arrivée potentielle de Cyril Hanouna au sein du groupe”.Les SDJ de M6 et RTL ont également annoncé se réunir “bientôt pour envisager la suite”. 

Les jeux de société en pleine ébullition… jusqu’à la surchauffe ?

Le jeu de société n’a jamais été aussi populaire que depuis le Covid. Mais dans l’océan de nouveaux jeux qui sortent chaque semaine, boutiques, éditeurs et auteurs peinent à se démarquer, et les joueurs historiques redoutent la transformation d’une passion de niche en loisir de masse.Gérant du Passe Temps, une boutique de référence à Toulouse, Simon Murat estime qu’il “ne fait plus le même métier qu’avant”. Lorsqu’il a débuté comme vendeur il y a une vingtaine d’années, il jouait à tous les jeux nouvellement sortis, connaissait leurs règles par cœur, avait un avis éclairé sur chacun: “Devant un client, j’étais infaillible”, dit-il à l’AFP.Une expertise “devenue impossible” aujourd’hui, selon lui.Car en 20 ans, le nombre de nouveaux jeux chaque année dans le monde a triplé, selon les données du site spécialisé BoardGameGeek. De nouveaux acteurs se sont engouffrés dans ce marché, notamment les grandes surfaces et surtout Amazon. Face à eux, Simon Murat estime perdre de sa “valeur ajoutée”.Autre problème: en raison des sorties multiples, les vendeurs ont un stock de plus en plus important, qui prend “une place colossale dans la comptabilité”.- Nouveaux coûts de marketing -Et alors qu’il y a encore 15 ans, presque tous les nouveaux jeux trouvaient preneur, ce n’est plus le cas aujourd’hui.Conséquence: les éditeurs sont plus prudents. “Avant, on imprimait entre 5.000 et 10.000 exemplaires pour un premier tirage. On ne dépasse plus les 3.000 aujourd’hui”, rapporte Guillaume Gigleux, de la maison d’édition polonaise Lucky Duck Games, créatrice du succès “Dune: Imperium”.Ils changent leur plan marketing. “On ne peut plus travailler la communication dans la durée pour créer un effet boule de neige”, explique Benjamin Dambrine-Degosse, directeur général du français Gigamic (“Akropolis”, “Saboteur”, “6 qui prend !”).”Le marketing doit être opérationnel avant même la sortie”, indique-t-il, augmentant coûts et risques, surtout pour les éditeurs indépendants qui ne sont pas distributeurs.Jusqu’au début des années 2000, le jeu de société avait deux types d’adeptes bien distincts. D’un côté le grand public, souvent amateur de classiques inusables, “Monopoly” et “Scrabble” en tête; de l’autre, un cercle beaucoup plus restreint des passionnés, préférant des jeux basés sur la stratégie et la planification comme “Les Colons de Catane” ou “Puerto Rico”.La démocratisation a commencé à l’aube des années 2010, propulsée par les Français et des auteurs comme Bruno Faidutti (“Citadelles”) ou Antoine Bauza (“7 Wonders”), et l’éditeur Asmodée, aujourd’hui valorisé à plus de deux milliards d’euros.- Rançon du succès -Mais l’explosion a eu lieu en 2020 avec le Covid. “Ce dont on avait rêvé pendant des années, que tout le monde se mette à jouer, s’est réalisé d’un seul coup”, note Simon Murat, également derrière une des plus importantes chaînes YouTube francophones sur le jeu de société.Certains passionnés le déplorent. “Quelque chose qui se démocratise perd un petit peu de sa dimension humaine”, estime Penelope Gaming, critique très suivie sur Twitch et YouTube, et jurée de l’As d’Or, la récompense du festival des jeux de Cannes qui ouvre vendredi, décerné cette année au jeu de cartes Odin.”Je regrette le temps où c’était une niche, où l’on allait à trois copains dans les bars à jeux, où il faut désormais réserver”, dit-elle.Fait positif, “il n’y a quasiment plus de mauvais jeux”, relève Gaëtan Beaujannot, un des premiers agents d’auteurs du milieu. “Beaucoup de nouveaux auteurs sont arrivés avec de nouvelles idées, des règles généralement plus simples”. Mais “la concurrence entre auteurs n’a jamais été aussi forte.”Au grand dam de certains. Car “signer un jeu n’est plus une garantie qu’il sorte en magasin, encore moins qu’il fonctionne”, résume Bruno Cathala, un des auteurs les plus connus au monde, derrière le mythique “7 Wonders Duel”. “C’est frustrant, du fait de cette multiplicité des jeux, de travailler deux ou trois ans sur un projet oublié un mois après.”Pour parvenir à en vivre, un auteur de jeu de société doit réussir à le vendre, en grande quantité, sur plusieurs années et seulement 4 à 5% du prix du jeu lui reviennent. “Cela nous force à être plus exigeant, sans suivre bêtement et souvent en vain le marché”, conclut Bruno Cathala.

Retraites: Coquerel (LFI) veut bien un référendum, mais sur l’abrogation de la réforme 2023

Le député insoumis Éric Coquerel a pris au mot vendredi le Premier ministre François Bayrou qui a évoqué la possibilité d’un référendum sur les retraites en cas de “blocage” des discussions entre partenaires sociaux, lui suggérant “une seule question”: “devons-nous abroger la réforme Borne ?” de 2023.Si François Bayrou “fait un référendum pour dire +devons-nous abroger la réforme Borne ?+, cette seule question, pourquoi pas? Ça peut être une sortie”, a déclaré sur LCI le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale.”Le Parlement, en réalité, se serait prononcé pour cette solution s’il avait eu le droit de voter”, a-t-il affirmé en référence au passage en force du texte à l’Assemblée nationale via l’utilisation de l’article 49.3 qui engage la responsabilité du gouvernement pour faire passer des projets de loi sans le vote des parlementaires. “On sait que la population est pour, donc si c’est ça la question, oui”, a ajouté Éric Coquerel. Mais selon le député LFI, “ce n’est pas la question” que François Bayrou souhaite poser aux Français. Le Premier ministre veut revenir plutôt sur “le système par répartition sans toucher au partage de la richesse, c’est-à-dire sans toucher à la masse d’argent qui va de plus en plus vers les profits, les dividendes et de moins en moins vers les salaires”, a-t-il avancé. Jeudi, au premier jour des concertations entre les partenaires sociaux sur la réforme des retraites de 2023, le Premier ministre n’a pas exclu de recourir à un référendum “si nous étions un jour en situation de blocage”, dans un entretien au Figaro. Il a toutefois réaffirmé que si les syndicats ne se mettaient pas d’accord “on en restera au système antérieur, défini en 2023”. 

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Le cyclone Garance frappe La Réunion, qui repasse en alerte rouge

Le cyclone Garance a frappé vendredi matin La Réunion, repassée en alerte rouge après la levée de l’alerte violette à 12H00 locales, et où de fortes pluies et des vents possiblement violents étaient toujours en cours. “Les vents les plus destructeurs s’éloignent. Le préfet lève l’alerte violette. L’alerte rouge perdure et le confinement reste obligatoire”, a posté sur X la préfecture de l’île de l’océan Indien. “De fortes pluies persistent”, a précisé la préfecture, notant aussi “des vents encore violents entre Saint-Leu et Saint-Joseph”.La Réunion était depuis 09H00 locales (06H00 à Paris) placée en alerte violette, le plus haut niveau qui implique le confinement strict de toute la population, y compris des forces de l’ordre et des services de secours mobilisés, en raison d’importantes rafales de vent, dépassant les 200 km/h.”Garance a atterri à 10H00 sur le nord de l’île de la Réunion, à proximité de Sainte-Suzanne au stade de cyclone tropical (il était cyclone intense précédemment, ndlr)”, a indiqué Météo-France dans son dernier bulletin publié peu avant 11H00. “Les rafales dépassent les 200 km/h. L’œil va traverser l’île et devrait ressortir en mer par le sud dans les 2 ou 3 prochaines heures”, est-il précisé. Des vents soufflant à 214 km/h ont été relevées par Météo-France à l’aéroport international situé dans le nord de l’île, et à 230 km/h sur le Piton Sainte-Rose dans l’extrême est.”Les conditions vont rester très dégradées sur l’ensemble de l’île toute la journée de vendredi”, insiste Météo-France. – “Peur” -“C’est la première fois que je vis un cyclone aussi puissant et c’est aussi la première fois que j’ai aussi peur”, témoigne Vincent Clain, un habitant de Sainte-Marie, dans une île habituée aux événements climatiques. “Dans le jardin, les vents ont déraciné un cocotier et un arbre à litchis, j’ai vraiment cru qu’il allait tomber sur la maison”, relate ce père de famille de 45 ans, joint par téléphone par l’AFP. Il s’est réfugié avec son épouse, son fils et son chien dans la cuisine, “la pièce la plus protégée de la maison”. “J’avoue que j’ai un peu peur”, a également confié à l’AFP par téléphone Aline Ethève, une habitante de Sainte-Suzanne. “L’une des barrières du jardin s’est envolée, la trappe qui donne accès au plafond n’arrête pas de se soulever, je crains vraiment que le toit finisse par partir”, ajoute celle qui n’a “plus ni d’électricité, ni de connexion wifi”. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont posté des images de leurs arbres arrachés, de toits envolés et de maisons inondées. La sous-préfecture de Saint-Benoît et les locaux du services départemental d’incendie et de secours (Sdis) de cette commune de la côte est ont été en partie inondés. Les autorités ont exhorté les habitants à ne pas sortir et à suivre les consignes de sécurité.”J’appelle nos compatriotes réunionnais à la plus grande vigilance et au respect des consignes de sécurité. L’Etat est à vos côtés et nos forces mobilisées. Solidarité de la Nation”, avait déclaré sur X jeudi soir le président Emmanuel Macron.”A cette heure, aucune victime n’est à déplorer”, a souligné la préfecture dans un point de situation à 11H00 locales. Quelque 675 personnes sont accueillies dans des centres d’hébergement d’urgence ouverts partout sur l’île, a-t-elle précisé. Selon la préfecture, 145.000 personnes sont actuellement privées d’électricité, soit 30% des clients et plus de 82.000 personnes n’ont plus accès à l’eau potable, soit près de 10% de la population. Plus de 39.000 abonnés (12%) sont aussi privés de réseau Internet.Près de 100 militaires de la sécurité civile (Formisc) et sapeurs-pompiers sont prêts à venir de Mayotte en renfort, dès que la situation le permettra. Et 100 renforts sont préparés à partir de l’Hexagone, a ajouté le préfet Patrice Latron. – “Impuissant” -Avant l’arrivée du cyclone, les derniers préparatifs avaient rythmé la journée jeudi. A Etang-Salé-Les-Hauts (sud), Jean-Christophe Hoareau, producteur de légumes, retirait jeudi la mort dans l’âme les bâches de ses serres, avec “le sentiment d’être impuissant”. Il sait que ses cultures ne résisteront pas au cyclone.L’aéroport international de La Réunion a suspendu tous ses vols jeudi matin à 10H30. Sur l’île Maurice voisine, distante de 200 km, l’aéroport avait lui cessé toute activité dès mercredi. L’alerte cyclonique y a été levée vendredi matin, mais les habitants sont toujours appelés à la prudence. La Réunion avait été placée en janvier 2024 en alerte violette lors du passage du cyclone intense Belal, qui avait fait quatre morts.