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Le Scouarnec avoue à son fils aîné des “abus sexuels” sur sa fille

L’ex-chirurgien Joël Le Scouarnec, jugé à Vannes pour viols et agressions sexuelles sur 299 patients, en grande majorité mineurs, a avoué vendredi devant son fils aîné avoir commis des “abus sexuels” sur la fille de ce dernier, qui venait de déplorer le silence régnant dans la famille.”Je reconnais des actes d’abus sexuels sur ma petite-fille”, a-t-il déclaré, en présence de son fils aîné, venu témoigner devant la cour criminelle du Morbihan pour éclairer la personnalité de l’accusé et le contexte familial, marqué par des incestes et agressions sexuelles multiples, commises ou non par l’accusé.Après ces révélations, le témoin et sa compagne, mère de l’enfant, ont été pris en charge par des psychologues. La victime, âgée de 12 ans, étant toujours mineure, les actes sont “non-prescrits”, a souligné l’avocat général.Grand gaillard chauve de 44 ans, l’aîné était le dernier des trois fils de l’accusé à être entendu par la cour.Comme ses frères, il évoque une enfance heureuse et un père très pris par son activité médicale mais avec lequel il a un “fort lien et une forme d’admiration”.Avec le recul, “bien sûr qu’il y avait des choses qui n’étaient pas dites, on nous a caché énormément de choses”, dit le quadragénaire “en colère”.Il se souvient ainsi avoir appris fortuitement, “quelques mois” seulement avant l’arrestation de son père en 2017 pour le viol d’une voisine de six ans, que la perquisition menée en 2004 au domicile du chirurgien concernait des fichiers pédopornographiques qu’il avait téléchargés sur son ordinateur. Et non pas des films de cinéma piratés comme il l’avait toujours cru…Sa mère, Marie-France, ne lui en avait jamais parlé.  Plusieurs écrits de Joël Le Scouarnec laissent pourtant penser qu’elle avait depuis longtemps connaissance des attirances pédocriminelles de son ex-époux. Mercredi, elle a choqué les victimes en affirmant n’avoir rien vu ni su.- “Des murs” -Lorsqu’il apprend que son père a téléchargé des contenus pédocriminels, le fils aîné a une fille en bas âge. “Ma compagne en a voulu énormément à ma mère de ne pas l’avoir prévenue pour se prémunir et la protéger”, dit-il à la barre.Lui-même dit ne plus avoir de contact avec sa mère depuis 2017 et la révélation des crimes de son père.En mai 2017, “j’ai été sidéré qu’il soit en détention, je suis allé le voir en prison pour comprendre ce qu’il faisait là”, dit l’aîné, qui repartira ce jour-là sans aucune explication. “Il m’a dit que c’était grave et que ça devait arriver un jour.”L’affaire prenant de l’ampleur dans la presse, il retourne voir son père mais n’obtient “aucune réponse”, puis apprend de ses cousines qu’elles ont elles-mêmes subi les violences sexuelles de Joël Le Scouarnec dans leur enfance.Mais il cesse cette “enquête personnelle” après quelques mois. “Je me heurtais à des murs, ça devenait trop difficile pour moi”, déclare-t-il.Il sombre dans la dépression, puis l’alcoolisme pendant deux ans après la condamnation en 2020, à Saintes (Charente-Maritime), de son père à 15 ans de réclusion pour les violences sexuelles commises sur quatre enfants, dont ses deux nièces. “Ca m’a plongé au fond physiquement et moralement”, lâche-t-il.Il dit s’être aujourd’hui sorti de son addiction à l’alcool, contrairement à son frère cadet, qui a raconté cette semaine à la cour les violences sexuelles infligées par le propre père de Joël Le Scouarnec quand il avait entre cinq et 10 ans.- Gendarme en larmes -Au procès de Saintes, l’avocat général a lu au fils aîné un extrait des carnets où l’accusé note scrupuleusement les noms de ses victimes et ce qu’il leur inflige: cet extrait concerne sa fille, âgée alors d’environ deux ans, devant laquelle Joël Le Scouarnec se serait exhibé.”Ca a créé un grand traumatisme chez moi et beaucoup de colère”, lance-t-il alors, disant ne pas avoir voulu porter plainte sur le moment “pour ne pas exposer” sa fille.Interrogé vendredi sur cette réaction, il semble se raviser. “Vous pensez que le silence face à ces faits serait protecteur ?”, lui demande l’avocat général, Stéphane Kellenberger.”Non, en aucune façon. Mais ça demande énormément de courage”. “Quand on ne dénonce personne, les choses continuent”, ajoute-t-il.En raison de problèmes techniques, la cour a renoncé à l’audition par visioconférence d’une enquêtrice de la gendarmerie qui a épluché les carnets de l’horreur de Joël Le Scouarnec. Visiblement très choquée, celle-ci a fondu en larmes en revivant sa découverte des 300.000 fichiers pédopornographiques trouvés dans les ordinateurs de l’accusé en 2017.

Trois personnes décédées lors du passage du cyclone Garance à La Réunion

Trois personnes sont décédées vendredi lors du passage à La Réunion du cyclone Garance, “brutal et violent” selon les mots du préfet de l’île de l’océan Indien, placée en alerte rouge et frappée par de violentes pluies. “Bilan à 18H30 (15H30 à Paris): 3 victimes”, a posté sur son compte X la préfecture de La Réunion. Un précédent bilan faisait état de deux morts: une femme emportée par les eaux à Saint-Denis et un homme tué, également dans la commune chef-lieu de La Réunion, dans un incendie d’origine électrique. La troisième victime est une femme ensevelie par une coulée de boue à Trois Bassins, commune de l’ouest de l’île, a précisé la préfecture à l’AFP. Cinq personnes ont également été blessées, a-t-on ajouté de même source. L’alerte rouge ordonnant le confinement de la population sera maintenue “jusqu’à demain (samedi) à 10H00” locales (07H00 à Paris), a annoncé le préfet Patrice Latron lors d’un point presse vendredi en début de soirée.  Le bilan “nous montre combien il faut être prudent alors que le danger n’est pas terminé”, a déclaré le représentant de l’Etat. L’alerte violette, le niveau le plus haut, avait été déclenchée à 09H00 locales vendredi, notamment en prévision de vents très violents, avant d’être levée trois heures plus tard. Météo France avait prévenu que les conditions allaient rester très dégradées toute la journée, particulièrement sur la région nord-ouest de La Réunion.A 18H30 locales, 847 personnes étaient accueillies dans des centres d’hébergement d’urgence, 182.000 se trouvaient sans électricité, 171.000 sans eau et 134.000 sans internet, selon la préfecture. – “Vents destructeurs” -“Ce phénomène a été plus violent que Belal”, a affirmé le préfet de La Réunion. Le cyclone Belal, qui s’était abattu sur La Réunion le 15 janvier 2024, avait provoqué la mort de quatre personnes et fait 100 millions d’euros de dégâts, selon les chiffres de France assureurs.”Les vents les plus destructeurs” se sont éloignés à la mi-journée, selon le préfet. Pendant le passage du cyclone, Météo-France a relevé des rafales de vent soufflant à 214 km/h à l’aéroport situé au nord de l’île et de 230 km/h sur le piton Sainte-Rose à l’extrême est. De très fortes pluies orageuses ont également balayé l’île. Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des rues totalement inondées avec parfois des torrents d’eau dévalant les pentes, notamment à Saint-Denis et à Saint-André (est de La Réunion). D’autres vidéos montrent des voitures emportées. “J’ai vu ma voiture se faire retourner par le torrent sous mes yeux, je ne pouvais rien faire”, se désole Adrien, un habitant de Saint-André qui ne donne que son prénom. Garance avait “atterri à 10H00 (7H00 à Paris) sur le nord de l’île de La Réunion, à proximité de Sainte-Suzanne (commune de l’est) au stade de cyclone tropical”, selon un bulletin de Météo-France publié à 13H00 locales.”Le cyclone tropical est ressorti sur mer au large de Saint-Louis (commune du sud) et s’éloigne graduellement de l’île ce (vendredi) après-midi”, ajoutent les météorologues.”Nos armées se tiennent prêtes à assister les services de l’État et soutenir la population”, a posté le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, précisant que le pont aérien toujours en place entre La Réunion et Mayotte, frappé par le cyclone Chido mi-décembre, “sera maintenu afin d’acheminer pompiers, gendarmerie, véhicules et fret réunionnais actuellement déployés sur l’archipel mahorais”. – Exploitations agricoles “anéanties” -“Même Belal ne nous avait pas tapés comme ça”, confie au téléphone à l’AFP Marie Rose Gaze, 61 ans, encore sous le choc. Le Cyclone Belal avait frappé la Réunion en janvier 2024, faisant 4 morts. “Derrière ma baie vitrée, je voyais tout un tas de trucs qui volaient de l’immeuble d’en face. Il y avait des paraboles, des séchoirs, et même des bouts de ciment. A un moment, je me suis dit: +Tout l’immeuble va descendre+”, a déclaré cette habitante de Saint-Denis, le chef-lieu de La Réunion, résidant au troisième étage. “L’eau a commencé à tomber du plafond d’un coup, je n’avais encore jamais vu ça”, s’est exclamé Laurent Hoareau, 37 ans, un habitant de Saint-Leu, au sud de l’île. “C’est entré dans ma cuisine, dans la salle à manger, dans la chambre de mon fils”, a-t-il énuméré. Il est monté sur son toit sous une pluie diluvienne pour déboucher ses gouttières: “Je me suis retrouvé devant une piscine”, a-t-il raconté au téléphone. D’autres habitants de cette île habituée aux événements climatiques ont confié à l’AFP leur “peur” face à la “puissance” de ce cyclone. Olivier Fontaine, président de la chambre d’agriculture de La Réunion, a fait état de “destructions et dégâts sans précédent”, dans un communiqué. Selon lui, “à ce stade, ce sont plusieurs milliers d’exploitations qui ont été anéanties”.Actuellement au Salon de l’Agriculture, il annonce qu’il va “dès cet après-midi” vendredi rencontrer “en urgence la ministre de l’Agriculture à Paris et l’interpeller sur plusieurs dispositifs prioritaires en soutien au monde agricole”. 

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Trois personnes décédées lors du passage du cyclone Garance à La Réunion

Trois personnes sont décédées vendredi lors du passage à La Réunion du cyclone Garance, “brutal et violent” selon les mots du préfet de l’île de l’océan Indien, placée en alerte rouge et frappée par de violentes pluies. “Bilan à 18H30 (15H30 à Paris): 3 victimes”, a posté sur son compte X la préfecture de La Réunion. Un précédent bilan faisait état de deux morts: une femme emportée par les eaux à Saint-Denis et un homme tué, également dans la commune chef-lieu de La Réunion, dans un incendie d’origine électrique. La troisième victime est une femme ensevelie par une coulée de boue à Trois Bassins, commune de l’ouest de l’île, a précisé la préfecture à l’AFP. Cinq personnes ont également été blessées, a-t-on ajouté de même source. L’alerte rouge ordonnant le confinement de la population sera maintenue “jusqu’à demain (samedi) à 10H00” locales (07H00 à Paris), a annoncé le préfet Patrice Latron lors d’un point presse vendredi en début de soirée.  Le bilan “nous montre combien il faut être prudent alors que le danger n’est pas terminé”, a déclaré le représentant de l’Etat. L’alerte violette, le niveau le plus haut, avait été déclenchée à 09H00 locales vendredi, notamment en prévision de vents très violents, avant d’être levée trois heures plus tard. Météo France avait prévenu que les conditions allaient rester très dégradées toute la journée, particulièrement sur la région nord-ouest de La Réunion.A 18H30 locales, 847 personnes étaient accueillies dans des centres d’hébergement d’urgence, 182.000 se trouvaient sans électricité, 171.000 sans eau et 134.000 sans internet, selon la préfecture. – “Vents destructeurs” -“Ce phénomène a été plus violent que Belal”, a affirmé le préfet de La Réunion. Le cyclone Belal, qui s’était abattu sur La Réunion le 15 janvier 2024, avait provoqué la mort de quatre personnes et fait 100 millions d’euros de dégâts, selon les chiffres de France assureurs.”Les vents les plus destructeurs” se sont éloignés à la mi-journée, selon le préfet. Pendant le passage du cyclone, Météo-France a relevé des rafales de vent soufflant à 214 km/h à l’aéroport situé au nord de l’île et de 230 km/h sur le piton Sainte-Rose à l’extrême est. De très fortes pluies orageuses ont également balayé l’île. Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des rues totalement inondées avec parfois des torrents d’eau dévalant les pentes, notamment à Saint-Denis et à Saint-André (est de La Réunion). D’autres vidéos montrent des voitures emportées. “J’ai vu ma voiture se faire retourner par le torrent sous mes yeux, je ne pouvais rien faire”, se désole Adrien, un habitant de Saint-André qui ne donne que son prénom. Garance avait “atterri à 10H00 (7H00 à Paris) sur le nord de l’île de La Réunion, à proximité de Sainte-Suzanne (commune de l’est) au stade de cyclone tropical”, selon un bulletin de Météo-France publié à 13H00 locales.”Le cyclone tropical est ressorti sur mer au large de Saint-Louis (commune du sud) et s’éloigne graduellement de l’île ce (vendredi) après-midi”, ajoutent les météorologues.”Nos armées se tiennent prêtes à assister les services de l’État et soutenir la population”, a posté le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, précisant que le pont aérien toujours en place entre La Réunion et Mayotte, frappé par le cyclone Chido mi-décembre, “sera maintenu afin d’acheminer pompiers, gendarmerie, véhicules et fret réunionnais actuellement déployés sur l’archipel mahorais”. – Exploitations agricoles “anéanties” -“Même Belal ne nous avait pas tapés comme ça”, confie au téléphone à l’AFP Marie Rose Gaze, 61 ans, encore sous le choc. Le Cyclone Belal avait frappé la Réunion en janvier 2024, faisant 4 morts. “Derrière ma baie vitrée, je voyais tout un tas de trucs qui volaient de l’immeuble d’en face. Il y avait des paraboles, des séchoirs, et même des bouts de ciment. A un moment, je me suis dit: +Tout l’immeuble va descendre+”, a déclaré cette habitante de Saint-Denis, le chef-lieu de La Réunion, résidant au troisième étage. “L’eau a commencé à tomber du plafond d’un coup, je n’avais encore jamais vu ça”, s’est exclamé Laurent Hoareau, 37 ans, un habitant de Saint-Leu, au sud de l’île. “C’est entré dans ma cuisine, dans la salle à manger, dans la chambre de mon fils”, a-t-il énuméré. Il est monté sur son toit sous une pluie diluvienne pour déboucher ses gouttières: “Je me suis retrouvé devant une piscine”, a-t-il raconté au téléphone. D’autres habitants de cette île habituée aux événements climatiques ont confié à l’AFP leur “peur” face à la “puissance” de ce cyclone. Olivier Fontaine, président de la chambre d’agriculture de La Réunion, a fait état de “destructions et dégâts sans précédent”, dans un communiqué. Selon lui, “à ce stade, ce sont plusieurs milliers d’exploitations qui ont été anéanties”.Actuellement au Salon de l’Agriculture, il annonce qu’il va “dès cet après-midi” vendredi rencontrer “en urgence la ministre de l’Agriculture à Paris et l’interpeller sur plusieurs dispositifs prioritaires en soutien au monde agricole”. 

Arrestation d’Antonio Ferrara: un projet d’attaque d’un centre-fort allemand “déjoué”

Un “projet d’attaque à main armée imminente” sur un centre-fort en Allemagne a pu être “déjoué”: les autorités françaises et belges se sont félicitées vendredi de la coopération ayant mené à l’arrestation du braqueur multirécidiviste Antonio Ferrara et de onze autres suspects, “chevronnés et déterminés”.”Depuis quelques jours, les préparatifs de l’attaque semblaient s’intensifier et tout portait à croire que l’attaque était imminente”, a indiqué le procureur du Roi Julien Moinil, lors d’une conférence de presse à Bruxelles, avec la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau.”Une action coordonnée a donc été mise en place afin d’interpeller les suspects avant qu’ils ne passent à l’acte”, a-t-il poursuivi.Jeudi matin, neuf personnes, dont le braqueur multirécidiviste français Antonio Ferrara, 51 ans, ont été interpellées à Eupen, dans la province de Liège, à proximité de la frontière allemande. Trois autres personnes ont été arrêtées à Bruxelles.Leurs auditions par un juge d’instruction belge sont en cours. L’enquête de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime, visant notamment Antonio Ferrara, avait été ouverte le 15 novembre 2024, confiée à l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO).Voyant que les suspects s’organisent de part et d’autre de la frontière franco-belge, une équipe commune d’enquête franco-belge est créée.Des suspects aux “noms bien connus des autorités belges et autorités françaises”, présentant un “lourd passé criminel les rendant potentiellement d’autant plus dangereux”, a souligné M. Moinil.Le projet d’attaque se précise: celui d’un centre-fort à Bochum (nord-ouest de l’Allemagne). Et les préparatifs s’accélèrent.Le 27 février, “les suspects semblaient rassembler matériel, véhicules et armes nécessaires à l’attaque”, puis montaient à bord de quatre véhicules de luxe et une camionnette, selon Julien Moinil.En réaction, les autorités allemandes ont sécurisé le dépôt et 80 membres de la police judiciaire fédérale belge et 70 membres des unités spéciales belges ont été mobilisés.Résultat, “les malfaiteurs ont, semble-t-il, décidé de reporter l’attaque” et “se sont repliés dans une maison louée à Eupen, en région germanophone, en Belgique.””Le projet a pu être déjoué”, s’est félicité le procureur du Roi.- “Rattrapés” malgré les “frontières” -Les forces de l’ordre les ont ensuite interceptés quand ils “ont tenté de quitter ce lieu séparément”.En essayant de fuir en voiture, l’un des suspects “aurait délibérément foncé et renversé un membre des forces de l’ordre, obligeant celles-ci à ouvrir le feu et blessant le conducteur du véhicule”. L’homme blessé a été hospitalisé en Allemagne et une enquête est en cours.Pour M. Moinil, “l’intervention de la police et des unités spéciales est parfaitement conforme à la loi”: il n’y a “aucun grief à faire à la police”.Lors des perquisitions, six armes de guerre, des fusils d’assaut, six armes de poing, quatre grenades détonantes, un pain d’explosifs, une quinzaine de détonateurs, des gilets pare-balle, des uniformes et de nombreux jerricanes d’essence ont été saisis notamment. L’arsenal a été présenté à la presse vendredi.”Nous avons, je crois, collectivement à faire face aujourd’hui à des réseaux de criminalité organisés qui ne sont arrêtés ni par nos lois, ni par le recours à la violence et qui savent déployer tous les moyens pour développer leur activité criminelle”, a estimé la procureure de Paris Laure Beccuau. “Pour eux, jusqu’à présent, les frontières étaient des outils”. Mais le coup de filet de jeudi “les convaincra, je l’espère, que ce n’est plus le cas et que même s’ils franchissent les frontières, ils seront rattrapés”, a-t-elle ajouté, saluant l’entraide pénale internationale et le concours de l’organe de coopération judiciaire de l’Union européenne, Eurojust.Né le 12 octobre 1973 dans le sud de l’Italie, et arrivé en France à l’âge de 10 ans, quand sa famille s’est installée à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), Antonio Ferrara a été condamné pour des braquages et une tentative de meurtre ainsi que pour ses deux évasions.Surnommé le “roi de la belle” pour s’être évadé à deux reprises de prison, Antonio Ferrara avait été libéré en juillet 2022 de la prison de Réau (Seine-et-Marne) après avoir fini de purger sa peine.

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Comment observer la “parade planétaire” du 28 février?

Vendredi soir, les sept autres planètes que la Terre dans le système solaire seront à peu près alignées dans le ciel dans une rare “parade planétaire”.- Un alignement rare -Les huit planètes du système solaire, Terre comprise, sont en orbite autour du Soleil à des vitesses et à une distance différentes de ce dernier, mais cette course s’effectue à peu près sur un même plan, comme sur un disque.”Il arrive, quand tout s’accorde, qu’elles apparaissent toutes d’un même côté de la Terre”, ce qui permet alors de les voir ensemble, explique à l’AFP David Armstrong, spécialiste des exoplanètes à l’Université britannique de Warwick. Pour l’observateur, le soir du 28 février Saturne, Mercure, Neptune, Venus, Uranus, Jupiter et Mars paraissent alignées dans le ciel. Une configuration qui se reproduira en 2161 seulement.- Comment l’observer? -“Sortez et regardez en l’air”, si le ciel est dégagé, recommande M. Armstrong. Et ce juste après le coucher du Soleil vendredi. En sachant que plus l’observateur sera loin de l’Équateur, meilleure sera la vue.L’Observatoire de la Côte d’Azur donne une astuce sur son site pour aider à repérer les planètes à l’œil nu: elles ne scintillent pas, à la différence des étoiles.Pour deux d’entre elles, Neptune et Uranus, il faudra un télescope ou des jumelles assez puissantes pour distinguer ces géantes gazeuses situées aux confins du système solaire. Les cinq planètes visibles à l’œil nu seront quant à elles de nouveau alignées en 2040.- Comment distinguer les planètes? -Venus sera facile à repérer, car elle est la plus brillante du lot, a noté M. Armstrong.Également assez facilement observables, la planète rouge Mars et la massive Jupiter, toutes deux proches de la constellation d’Orion.Mercure, la plus petite, “sera visible pendant un bref laps de temps à l’endroit où le Soleil se couche”, selon Jessica Lee, de l’Observatoire royal de Greenwich, à Londres.Mercure et Venus apparaitront près de l’horizon car les deux planètes sont plus proches du Soleil que de la Terre, a expliqué M. Armstrong.Saturne, avec sa teinte jaune, sera bien présente mais assez difficile à observer. “Vous pourrez la voir si vous avez une vue dégagée de l’horizon à l’Ouest”, a prévenu Jessica Lee.Quant à Uranus, à la luminosité assez faible, il faudra la chercher au côté de Jupiter.

Condamné pour agressions sexuelles, le propriétaire du SCO Angers se désiste de son appel

Saïd Chabane, propriétaire du club de football d’Angers (L1), condamné en 2024 par le tribunal correctionnel pour agressions sexuelles, s’est désisté de son appel, a annoncé vendredi le parquet général de la cour d’appel d’Angers.Le 22 mars 2024, le tribunal correctionnel d’Angers avait condamné Saïd Chabane à deux ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis, pour des faits d’agressions sexuelles par personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction, commis entre janvier 2014 et décembre 2019, au préjudice de six victimes.Il avait été relaxé au bénéfice du doute dans un septième dossier. “Saïd Chabane avait interjeté appel de cette décision et l’affaire devait être examinée par la cour d’appel les 28 et 29 avril” 2025, selon le communiqué de presse du parquet général.Mais “Saïd Chabane s’étant désisté de son appel le 26 février 2025 et le ministère public s’étant ensuite désisté de son appel principal, le jugement du 22 mars 2024 est désormais définitif tant sur le plan pénal que sur le plan civil”, a indiqué le parquet général.Lors du procès, d’anciennes employées du SCO d’Angers et de l’entreprise de charcuterie de Saïd Chabane avaient raconté avoir subi des étreintes forcées et des attouchements aux fesses et à la poitrine.Les deux avocats de Saïd Chabane ont confirmé vendredi après-midi le désistement dans un communiqué. “Après mûre réflexion, Monsieur Chabane a choisi de préserver les siens, sa famille, ses proches, mais aussi les nombreux témoins qui avaient déposé en sa faveur, de l’épreuve d’un nouveau feuilleton judiciaire. Après des mois de combat, il a décidé de lui-même de tourner la page et de laisser derrière lui cet épisode douloureux dans un souci d’apaisement”, ont indiqué Me Bernard Benaïem et Me Pascal Rouiller.Propriétaire du club depuis 2011, Saïd Chabane a été l’un des principaux acteurs du spectaculaire redressement d’Angers sur le plan sportif avec notamment un retour en L1 en 2015 puis de nouveau en 2024, après un passage en L2 en 2023.

Le cyclone Garance, “brutal et violent”, frappe La Réunion, une femme décédée

Une femme d’une cinquantaine d’années est décédée vendredi à La Réunion lors du passage du cyclone Garance, “brutal et violent” selon les mots du préfet de l’île de l’océan Indien, toujours placée en alerte rouge et frappée par de violentes pluies.Cette femme, décédée à Saint-Denis, aurait été “aspirée par une bouche d’égout avant d’être emportée par les eaux”, a déclaré à l’AFP le préfet Patrice Latron. Une source proche de l’enquête avait indiqué auparavant qu’elle pouvait avoir été victime de la chute d’un arbre. “Le cyclone est encore présent et continue de frapper La Réunion”, avait commenté le préfet lors d’un point presse à 13H00 locales (10H00 à Paris), une heure après la levée de l’alerte violette, le niveau le plus haut. L’alerte rouge ordonnant le confinement de la population restait toutefois en vigueur dans l’après-midi dans l’île, où les conditions vont rester très dégradées toute la journée, particulièrement sur la région nord-ouest de La Réunion, a prévenu Météo-France.”Ce phénomène a été plus violent que Belal”, a affirmé le préfet de La Réunion. Le cyclone Belal, qui s’était abattu sur La Réunion le 15 janvier 2024, avait provoqué la mort de quatre personnes et fait 100 millions d’euros de dégâts, selon les chiffres de France assureurs.”Les vents les plus destructeurs” se sont éloignés à la mi-journée, selon le préfet. Pendant le passage du cyclone, Météo-France a relevé des rafales de vent soufflant à 214 km/h à l’aéroport situé au nord de l’île et de 230 km/h sur le piton Sainte-Rose à l’extrême est. “Des vents forts de 100 à 150 km/h sont encore possibles sur les hauts du sud-ouest. De très fortes pluies orageuses concernent encore une grande partie de l’île”, a détaillé Météo France dans un bulletin publié à 13H00 locales. – Voitures emportées -Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des rues totalement inondées avec parfois des torrents d’eau dévalant les pentes, notamment à Saint-Denis et à Saint-André (est de La Réunion). D’autres vidéos montrent des voitures emportées. “J’ai vu ma voiture se faire retourner par le torrent sous mes yeux, je ne pouvais rien faire”, se désole Adrien, un habitant de Saint-André qui ne donne que son prénom. Garance avait “atterri à 10H00 (7H00 à Paris) sur le nord de l’île de la Réunion, à proximité de Sainte-Suzanne (commune de l’est) au stade de cyclone tropical”, selon Météo France.”Le cyclone tropical est ressorti sur mer au large de Saint-Louis (commune du sud) et s’éloigne graduellement de l’île ce (vendredi) après-midi”, ajoutent les météorologues.Garance “a touché l’île avec une intensité rarement atteinte”, a souligné sur X le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, saluant “l’engagement” des équipes mobilisées sous l’autorité du préfet. “Nos armées se tiennent prêtes à assister les services de l’État et soutenir la population”, a posté le ministre des Armées Sébastien Lecornu, précisant que le pont aérien toujours en place entre La Réunion et Mayotte – frappé par le cyclone Chido mi-décembre – “sera maintenu afin d’acheminer pompiers, gendarmerie, véhicules et fret réunionnais actuellement déployés sur l’archipel mahorais”. “Des moyens aériens supplémentaires restent en alerte en métropole en cas de besoin”, a-t-il ajouté.- “Jamais vu ça” -“Même Belal ne nous avait pas tapés comme ça”, confie par téléphone à l’AFP Marie Rose Gaze, 61 ans, encore sous le choc. “Derrière ma baie vitrée, je voyais tout un tas de trucs qui volaient de l’immeuble d’en face. Il y avait des paraboles, des séchoirs, et même des bouts de ciment, à un moment je me suis dit +tout l’immeuble va descendre+”, a déclaré cette habitante de Saint-Denis, le chef-lieu de La Réunion, résidant au troisième étage. “L’eau a commencé à tomber du plafond d’un coup, je n’avais encore jamais vu ça”, s’est exclamé Laurent Hoareau, 37 ans, un habitant de Saint-Leu, au sud de l’île. “C’est entré dans ma cuisine, dans la salle à manger, dans la chambre de mon fils”, a-t-il énuméré. Il est monté sur son toit sous une pluie diluvienne pour déboucher ses gouttières: “Je me suis retrouvé devant une piscine”, a-t-il raconté par téléphone. D’autres habitants de cette île habituée aux événements climatiques ont confié à l’AFP leur “peur” face à la “puissance” de ce cyclone. A 13H00 locales, 180.000 foyers étaient sans électricité et 80.000 foyers sans accès à l’eau, selon la préfecture. Quelque 114.000 abonnés n’ont plus accès à la téléphonie mobile et 176 relais téléphoniques sont tombés. Et 675 personnes étaient accueillies dans un centre d’hébergement d’urgence. 

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Le cyclone Garance, “brutal et violent”, frappe La Réunion, une femme décédée

Une femme d’une cinquantaine d’années est décédée vendredi à La Réunion lors du passage du cyclone Garance, “brutal et violent” selon les mots du préfet de l’île de l’océan Indien, toujours placée en alerte rouge et frappée par de violentes pluies.Cette femme, décédée à Saint-Denis, aurait été “aspirée par une bouche d’égout avant d’être emportée par les eaux”, a déclaré à l’AFP le préfet Patrice Latron. Une source proche de l’enquête avait indiqué auparavant qu’elle pouvait avoir été victime de la chute d’un arbre. “Le cyclone est encore présent et continue de frapper La Réunion”, avait commenté le préfet lors d’un point presse à 13H00 locales (10H00 à Paris), une heure après la levée de l’alerte violette, le niveau le plus haut. L’alerte rouge ordonnant le confinement de la population restait toutefois en vigueur dans l’après-midi dans l’île, où les conditions vont rester très dégradées toute la journée, particulièrement sur la région nord-ouest de La Réunion, a prévenu Météo-France.”Ce phénomène a été plus violent que Belal”, a affirmé le préfet de La Réunion. Le cyclone Belal, qui s’était abattu sur La Réunion le 15 janvier 2024, avait provoqué la mort de quatre personnes et fait 100 millions d’euros de dégâts, selon les chiffres de France assureurs.”Les vents les plus destructeurs” se sont éloignés à la mi-journée, selon le préfet. Pendant le passage du cyclone, Météo-France a relevé des rafales de vent soufflant à 214 km/h à l’aéroport situé au nord de l’île et de 230 km/h sur le piton Sainte-Rose à l’extrême est. “Des vents forts de 100 à 150 km/h sont encore possibles sur les hauts du sud-ouest. De très fortes pluies orageuses concernent encore une grande partie de l’île”, a détaillé Météo France dans un bulletin publié à 13H00 locales. – Voitures emportées -Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des rues totalement inondées avec parfois des torrents d’eau dévalant les pentes, notamment à Saint-Denis et à Saint-André (est de La Réunion). D’autres vidéos montrent des voitures emportées. “J’ai vu ma voiture se faire retourner par le torrent sous mes yeux, je ne pouvais rien faire”, se désole Adrien, un habitant de Saint-André qui ne donne que son prénom. Garance avait “atterri à 10H00 (7H00 à Paris) sur le nord de l’île de la Réunion, à proximité de Sainte-Suzanne (commune de l’est) au stade de cyclone tropical”, selon Météo France.”Le cyclone tropical est ressorti sur mer au large de Saint-Louis (commune du sud) et s’éloigne graduellement de l’île ce (vendredi) après-midi”, ajoutent les météorologues.Garance “a touché l’île avec une intensité rarement atteinte”, a souligné sur X le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, saluant “l’engagement” des équipes mobilisées sous l’autorité du préfet. “Nos armées se tiennent prêtes à assister les services de l’État et soutenir la population”, a posté le ministre des Armées Sébastien Lecornu, précisant que le pont aérien toujours en place entre La Réunion et Mayotte – frappé par le cyclone Chido mi-décembre – “sera maintenu afin d’acheminer pompiers, gendarmerie, véhicules et fret réunionnais actuellement déployés sur l’archipel mahorais”. “Des moyens aériens supplémentaires restent en alerte en métropole en cas de besoin”, a-t-il ajouté.- “Jamais vu ça” -“Même Belal ne nous avait pas tapés comme ça”, confie par téléphone à l’AFP Marie Rose Gaze, 61 ans, encore sous le choc. “Derrière ma baie vitrée, je voyais tout un tas de trucs qui volaient de l’immeuble d’en face. Il y avait des paraboles, des séchoirs, et même des bouts de ciment, à un moment je me suis dit +tout l’immeuble va descendre+”, a déclaré cette habitante de Saint-Denis, le chef-lieu de La Réunion, résidant au troisième étage. “L’eau a commencé à tomber du plafond d’un coup, je n’avais encore jamais vu ça”, s’est exclamé Laurent Hoareau, 37 ans, un habitant de Saint-Leu, au sud de l’île. “C’est entré dans ma cuisine, dans la salle à manger, dans la chambre de mon fils”, a-t-il énuméré. Il est monté sur son toit sous une pluie diluvienne pour déboucher ses gouttières: “Je me suis retrouvé devant une piscine”, a-t-il raconté par téléphone. D’autres habitants de cette île habituée aux événements climatiques ont confié à l’AFP leur “peur” face à la “puissance” de ce cyclone. A 13H00 locales, 180.000 foyers étaient sans électricité et 80.000 foyers sans accès à l’eau, selon la préfecture. Quelque 114.000 abonnés n’ont plus accès à la téléphonie mobile et 176 relais téléphoniques sont tombés. Et 675 personnes étaient accueillies dans un centre d’hébergement d’urgence. 

L’ex-otage Didier François “sûr à 100%” que Nemmouche était un de ses geôliers

Didier François, l’un des quatre ex-otages français du groupe Etat islamique en Syrie, a assuré vendredi devant la cour d’assises spéciale de Paris qu’il n’avait “aucun doute” sur le fait que Mehdi Nemmouche était l’un de ses geôliers.De nouveau appelé à la barre vendredi, au lendemain d’une audition fleuve de l’accusé, le journaliste de 65 ans, partie civile, a évoqué un “petit miracle de l’oralité” des débats à l’audience: “J’ai retrouvé le Mehdi Nemmouche que je connais”.”Les mêmes termes”, “les mêmes gestes”, “les mêmes obsessions”, “les mêmes discussions”, énumère Didier François, habillé en noir, barbe et cheveux blancs.Jeudi, Mehdi Nemmouche, condamné à la perpétuité en Belgique pour quatre assassinats terroristes au musée juif de Bruxelles en 2014, s’est livré à une longue diatribe tout en persistant à nier le rôle de geôlier.”Toujours cette volonté d’héroïsation”, “de justification du combat”, explique le journaliste en se tournant vers l’accusé, qui, l’air pincé, lui lance un regard noir, en coin.Soulignant la bonne connaissance qu’a Mehdi Nemmouche du système carcéral, Didier François estime qu'”il nous a fait la démonstration hier de son objectif réel”, de poursuivre son entreprise “en recrutant des gens en prison qui se radicaliseraient”.”Je pense que Mehdi Nemmouche est dangereux, il vous l’a montré hier”, prévient Didier François.”Moi en tant que partie civile et otage, je n’ai aucun doute” qu’il était l’un de leurs geôliers, poursuit-il, évoquant ses “attitudes”, ses “discours”. “Pour moi ça ne fait strictement aucun doute, c’est Mehdi Nemmouche, je n’ai aucun doute”, insiste-t-il.Il a également évoqué le fait que les ex-otages n’ont “pas de volonté de vengeance”, mais “une volonté de protéger nos compatriotes”, évoquant le sentiment de “frustration dans le fait de ne pas avoir réussi à empêcher les attentats” jihadistes qui ont ensanglanté la France à partir de 2015.Invité à réagir, Mehdi Nemmouche se lève: “Je comprends sa souffrance, elle est légitime, mais je ne suis pas responsable de ça”.”Il a donné énormément d’informations, très détaillées”, relance le président Laurent Raviot. Rappelant ses explications de la veille, Mehdi Nemmouche réitère qu'”une pluralité d’insuffisances ne font pas une suffisance”, “j’ai répondu point par point”.”Je n’ai pas d’explication à donner, je ne suis pas en mesure de vous dire les raisons pour lesquelles il est persuadé que ce soit moi”, ajoute l’accusé.   

Le Pass Culture individuel supprimé avant 17 ans

Les moins de 17 ans ne bénéficieront plus d’un crédit individuel pour l’achat de biens culturels dans le cadre du Pass Culture à compter de samedi, a entériné un décret publié vendredi au Journal officiel.Les montants de la part individuelle du Pass Culture ont également été modifiés par le décret signé par le Premier ministre, François Bayrou, et huit ministres dont celle de la Culture, Rachida Dati, qui avait évoqué cette mesure fin janvier. Désormais, les bénéficiaires seront crédités de 50 euros à l’âge de 17 ans, puis de 150 euros à 18 ans. Un bonus de 50 euros sera accordé aux bénéficiaires porteurs de handicap et sur critères sociaux.”Le parcours sera plus lisible avec une montée en puissance progressive vers l’autonomie culturelle”, a indiqué le ministère de la Culture à l’AFP. Il a rappelé qu'”à 15 et 16 ans, les jeunes accèdent à un ensemble de propositions gratuites et d’événements culturels exclusifs valorisés sur l’application”.Depuis janvier 2022, le Pass Culture permettait de bénéficier d’un crédit individuel dès 15 ans: 20 euros la première année, puis 30 euros à 16 et 17 ans, avant un crédit de 300 euros à 18 ans.La Cour des comptes a estimé fin 2024 que le dispositif avait manqué ses objectifs de combler les inégalités ou de rapprocher de la culture les jeunes qui en sont les plus éloignés.La part individuelle, très largement adoptée par les jeunes et qui concentre les critiques, représente une dépense d’un peu plus de 200 millions d’euros par an. La part collective pour les collégiens et lycéens, plébiscitée par les enseignants, permet de financer des projets et sorties culturelles pour les classes.Les rectorats ont annoncé fin janvier le gel du budget alloué à cette part collective jusqu’à la fin de l’année scolaire, révoltant enseignants et monde de la culture, qui dénoncent un “coup de massue”.