AFP Top News

‘Disgraceful’ — Trump-Zelensky row sparks US political firestorm

Reactions to an extraordinary Oval Office clash between US President Donald Trump, Vice President JD Vance and visiting Ukrainian leader Volodymyr Zelensky on Friday laid bare America’s political divisions on the grinding three-year conflict between Ukraine and Russia.Democrats accused Trump and Vance of doing Russian leader Vladimir Putin’s “dirty work” after they berated Zelensky in …

‘Disgraceful’ — Trump-Zelensky row sparks US political firestorm Read More »

Ecrans noirs sur la TNT: la fin de C8 et NRJ12

Au terme de vingt ans sur la télévision numérique terrestre (TNT), les chaînes C8 et NRJ12 ont disparu vendredi à minuit, après une décision inédite du régulateur de l’audiovisuel, devenue enjeu politique pour la droite et l’extrême droite au nom de la liberté d’expression.Les fréquences sur la TNT de C8 et NRJ12 n’ont pas été renouvelées par l’Arcom, régulateur indépendant.Sur ces canaux 8 et 12, les remerciements et larmes des présentateurs ont cédé la place à un écran noir ou gris. Des messages indiquant qu'”un nouveau programme sera proposé” ultérieurement sont diffusés.Juste avant cette extinction de C8, son ex-présentateur vedette Cyril Hanouna a lancé un “vive la liberté!”.Dans un dernier coup d’éclat, la chaîne a rediffusé en fin de soirée un film anti-avortement, “Unplanned”. C8 était la propriété du groupe Canal+, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, catholique pratiquant.En dehors de cette fiction, les deux chaînes ont passé en revue vendredi soir leurs grands moments. On a pu voir Emmanuel Macron parler au téléphone en direct avec Cyril Hanouna sur C8 (qui s’est appelé Direct 8 puis D8), ou Nabilla dans “20 ans de grandes émotions” sur NRJ12.D’autres chaînes nationales ont cessé d’émettre dans le passé en France, comme TV6 et La Cinq, mais souvent pour des raisons économiques.L’arrêt de C8 a lui pris un tournant politique.- “Censure” -Marine Le Pen (RN) dénonçait sur X mercredi une “censure politique, sous la pression d’une extrême gauche aux relents totalitaires affirmés et les soupçons de plus en plus lourds d’interférence du pouvoir et de ses relais administratifs”.Comme d’autres, Laurent Wauquiez (LR) a sonné la charge contre l’Arcom, “un organisme administratif qui n’a pas de légitimité démocratique”. “Je souhaite supprimer l’Arcom, comme ces centaines d’organismes qui sont coûteux”, affirmait vendredi matin sur RMC Story le député UDR Éric Ciotti.Emmanuel Macron a dû, le week-end dernier, descendre dans l’arène pour expliquer que ce n’est “pas une décision politique”. Les fréquences de la TNT sont une “occupation du domaine public” et il est “donc normal qu’il y ait une autorisation”, “sous le contrôle des juges”, a souligné le chef de l’Etat.Des élus régulièrement pris pour cible sur l’antenne se sont félicités vendredi de l’arrêt de la chaîne.”Le départ de C8 du domaine public est une victoire. La chaîne de l’émission de Cyril Hanouna, relayant fake news, propos sexistes, homophobes, racistes ne pouvait plus émettre”, a écrit la députée écologiste Sophie Taillé-Polian.”On souhaite à [Cyril Hanouna] de bien respecter la convention Arcom de W9″, où il sera à partir de septembre, a ironisé le député LFI Aurélien Saintoul.C8 a cumulé 7,6 millions d’euros d’amende en raison des dérapages de l’animateur star, aux manettes de l’émission quotidienne “Touche pas à mon poste” (TPMP). C’est l’une des motivations mises en avant par l’Arcom, qu’a validées le Conseil d’Etat le 19 février.D’après la chaîne, pour sa dernière jeudi soir, TPMP a battu un “record historique” en réunissant près de 3,7 millions de téléspectateurs, soit 18,4% de part d’audience, sur sa tranche la plus regardée, selon les chiffres de Médiamétrie.Et, avec une part d’audience de 3,1%, C8 a été la sixième chaîne de France en janvier, selon Médiamétrie. Quelque 400 emplois sont touchés par son arrêt, d’après ses dirigeants.Cyril Hanouna va rebondir à partir de septembre dans le groupe M6, pour un talk-show en avant-soirée sur la chaîne gratuite de la TNT W9 et une émission sur Fun Radio l’après-midi.- “Pas démérité” -Concernant NRJ12, le régulateur de l’audiovisuel a relevé des “engagements de diffusion de programmes inédits” insuffisants et des “prévisions de croissance des recettes publicitaires” trop optimistes.Sur cette chaîne à faible audience, une centaine d’emplois seraient menacés. NRJ Group a indiqué “envisager la mise en oeuvre d’un plan de sauvegarde de l’emploi”, sans le chiffrer.”Cette sympathique chaîne n’a pas démérité”, a déploré vendredi sur X un ancien dirigeant du groupe, Max Guazzini. Selon lui, son arrêt “sert à justifier la suppression de C8”.D’après Jean-Paul Baudecroux, fondateur et PDG du groupe, son pôle TV se trouve fragilisé et “la cession de Chérie 25”, qui en fait partie, est “une question qui va se poser”, a-t-il affirmé au Figaro.C8 et NRJ12 pourraient en théorie perdurer sur câble, satellite ou internet, mais les ressources publicitaires y sont nettement moindres.Sur la TNT, elles vont être remplacées par T18, qui sera lancée en juin par le groupe CMI France du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, et par OFTV en septembre par le groupe Ouest-France.

“Ma vie est un rêve”, dit Julia Roberts en recevant son César d’honneur

“Aujourd’hui, ma vie est un rêve !”, a lancé l’actrice américaine Julia Roberts en recevant un César d’honneur vendredi sur la scène de l’Olympia à Paris.”Être toute seule sur scène, c’est frauduleux”, a déclaré la star de 57 ans, estimant que les équipes qui l’ont entourée dans sa carrière devraient l’accompagner. “Ça a été tant d’années où j’ai eu la possibilité au quotidien de vivre mon rêve”, a-t-elle ajouté.L’actrice s’est vu remettre son prix par Clive Owen, qui a partagé l’affiche avec elle dans “Closer, entre adultes consentants” en 2005 et a loué “une légende du cinéma”.Propulsée sur le devant de la scène dès ses 23 ans dans “Pretty Woman” avec Richard Gere (1990), Julia Roberts a marqué l’histoire de la comédie romantique (“Coup de foudre à Notting Hill”) et a obtenu un Oscar pour son rôle de lanceuse d’alerte dans “Erin Brockovich” en 2001.Avec son sourire géant, ellle reste l’un des visages les plus célèbres et attachants du cinéma américain, et est également connue pour ses engagements dans l’humanitaire ou en faveur de l’environnement.Le réalisateur franco-grec Costa-Gavras, 92 ans, s’est également vu remettre un César d’honneur pour sa carrière, et a tenu à remercier la France “accueillante et humaniste”.”C’est un grand honneur, peut-être le meilleur prix, qui m’est décerné par le monde du cinéma qui me connait depuis si longtemps”, a ajouté en salle de presse le réalisateur né en Grèce avant de s’exiler à Paris.”La France et le cinéma français représente beaucoup pour moi. C’est une raison parce que j’ai aimé la France depuis qu’elle m’a accueilli. J’essaye d’être aussi à la hauteur, chaque fois que je fais un film, à la hauteur de cette culture française, a-t-il déclaré. “Je garde ma culture grecque naturellement, (et) la française qui m’a formé complètement”.Costa-Gavras a reçu l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1970 pour “Z”, écho à la dictature des colonels en Grèce, la Palme d’Or en 1982 pour “Missing”, sur le coup d’Etat au Chili, et deux César en 2003 pour “Amen”, qui condamne le silence du Vatican pendant la Shoah.

Nouvelle salve de mises en examen dans l’enquête sur l’évasion de Mohamed Amra

Sept nouveaux suspects ont été mis en examen vendredi à Paris dans l’enquête sur l’évasion sanglante et la cavale de Mohamed Amra, incarcéré depuis mardi dans une prison normande très sécurisée, portant à 18 le nombre de complices présumés poursuivis à ce stade.L’arrestation de Mohamed Amra, 30 ans, surnommé “La Mouche”, le 22 février en Roumanie en vertu d’un mandat d’arrêt européen, a donné le feu vert au placement successif de 28 personnes en garde à vue en France.Vendredi soir, il n’y avait plus de garde à vue en cours, selon le parquet de Paris.Au total 19 personnes, dont Mohamed Amra, remis à la France mardi et incarcéré depuis à l’isolement dans la prison ultra-sécurisée de Condé-sur-Sarthe (Orne), ont été mises en examen cette semaine par des juges d’instruction de la Junalco (Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée). Quatorze complices présumés ont été écroués et quatre placées sous contrôle judiciaire, selon le parquet.Ces personnes sont soupçonnées, à des degrés divers, d’avoir participé aux projets d’évasion de Mohamed Amra, dont celle qui a fini tragiquement à Incarville (Eure) le 14 mai 2024 avec la mort de deux agents pénitentiaires, Arnaud Garcia et Fabrice Moello, et des blessures pour trois autres. Certaines sont aussi accusées d’avoir aidé le narcotrafiquant dans sa fuite.Parmi les personnes mises en examen jeudi, au moins un membre présumé du commando mais aussi Jean-Charles P., présenté par une source comme un très proche d’Amra et son possible mentor. D’autres mis en cause semblent avoir des rôles secondaires: achat d’outils pour l’un, location de voiture pour une autre, récupération d’échelles télescopiques pour un troisième, etc.Vendredi, quatre personnes ont été placées en détention provisoire, deux, dont une âgée de moins de 18 ans, sous contrôle judiciaire et une septième, qui avait 17 ans au moment des faits reprochés, a demandé un débat différé devant le juge des libertés et de la détention (JLD).Selon trois sources proches du dossier, parmi eux figurent de jeunes hommes, âgés de 17 ans au printemps 2024 à une trentaine d’années, habitant Rouen ou la région parisienne, soupçonnés d’avoir participé au vol et au recel des voitures utilisées lors du guet-apens mortel.L’enquête devra notamment établir s’ils connaissaient Amra et savaient à quoi allait servir ces véhicules.- “Cercle extrêmement large” -Les enquêteurs de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) ont ratissé un “cercle extrêmement large” de personnes dont l’implication est “assez mince”, selon une source proche du dossier.L’un d’eux, né en 1998, s’est présenté dans le box du JLD l’air hagard, les cheveux longs, portant un jogging noir. Le juge a ensuite prononcé le huis clos réclamé par la procureure pour protéger des investigations “toujours en cours”, dans un “dossier qui démarre”.Un autre, né en 2005, l’air juvénile, brun avec une mèche mais rasé sur les côtés, tenue rouge et bleu de sport, était soutenu par la présence de sa famille et amis venus à l’audience, également à huis clos, à l’issue de laquelle il est parti en détention.A également été mis en examen et incarcéré vendredi au moins un membre présumé du commando, Alexandre G-B., selon une autre source proche du dossier.Ce dernier est soupçonné d’avoir surveillé le départ du fourgon pénitentiaire depuis la terrasse d’un café près du tribunal de Rouen, pour donner le feu vert au commando afin de libérer Mohamed Amra, puis d’avoir récupéré les membres du commando, selon cette source.”Une partie des suspects” des meurtres des deux agents pénitentiaires a été appréhendée, a déclaré mercredi la procureure de Paris, Laure Beccuau. “Il me semble que toute l’équipe qui aurait aidé Monsieur Amra dans sa cavale funèbre a été appréhendée”, a assuré jeudi le Garde des Sceaux Gérald Darmanin.Trois autres personnes, deux au Maroc et une en Espagne, au rôle présenté comme central par des sources proches du dossier, arrêtées depuis samedi, pourraient être extradées ou remises à la France dans les prochaines semaines.

Deneuve dédie les 50e César à l’Ukraine, l’ancien sans-papiers Abou Sangare primé

Catherine Deneuve a dédié “à l’Ukraine” la 50e cérémonie des César qu’elle préside vendredi, et qui a déjà sacré deux non-professionnels, un ancien sans-papiers guinéen, Abou Sangare, et une étudiante en agriculture, Maiwène Barthelemy, comme révélations.”Je déclare ouverte la 50e cérémonie des César et je la dédie à l’Ukraine” a lancé à 81 ans la reine du cinéma tricolore sur la scène de l’Olympia, à Paris.L’Académie doit encore remettre ses prix les plus attendus, des meilleurs acteurs et actrices, ainsi que de la meilleure réalisation et du meilleur film.Deux grands succès populaires, “Le Comte de Monte-Cristo”, qui a déjà obtenu le César du meilleur costume et celui du meilleur décor, et “L’Amour ouf”, sont en lice, aux côtés de la comédie musicale “Emilia Perez” de Jacques Audiard, qui a obtenu la meilleure adaptation et le meilleur son, pour succéder à “Anatomie d’une chute”, grand vainqueur de l’an dernier.En attendant, des challengers ont été mis en lumière. “L’histoire de Souleymane”, qui raconte l’histoire d’un Guinéen qui survit à Paris comme livreur à vélo. Le film a reçu les prix du meilleur scénario original et du meilleur second rôle féminin (Nina Meurisse) mais a surtout valu à son acteur Abou Sangare, lui-même ancien sans-papiers guinéen régularisé après le succès du film, la meilleure révélation masculine.Après être arrivé en France, “je n’avais presque plus de vie, je vivais parmi les hommes, comme ça, je ne me considérais plus comme un être humain”, a lancé le jeune homme de 23 ans sur la scène de l’Olympia. “Merci pour votre intégration au sein de l’humanité”, a-t-il lancé à l’équipe du film et à l’Académie des César.Côté féminin, c’est une étudiante en BTS agricole à Vesoul, Maiwène Barthelemy, qui l’a emporté pour son tout premier rôle au cinéma, dans “Vingt Dieux”, et s’est dite “fière de représenter” le métier d’agriculteur.- Succès populaires -Les César ont de quoi cette année renouer avec le grand public et les films plus populaires. Même si le plus grand succès de l’année, “Un p’tit truc en plus” d’Artus (10,8 millions d’entrées en France), nommé pour le meilleur premier film, repart bredouille.À eux deux, “Le Comte de Monte-Cristo” et “L’Amour ouf” cumulent plus de 14 millions d’entrées en France et symbolisent ce cinéma français ambitieux qui a su attirer à nouveau les jeunes et les spectateurs occasionnels. La comédie sociale “En Fanfare”, avec Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin, pourrait également être distinguée.Quel destin pour l’autre long-métrage donné favori jusqu’à ces dernières semaines, “Emilia Perez” de Jacques Audiard? Cette comédie musicale en espagnol sur la transition de genre d’un narcotrafiquant mexicain, à laquelle tout réussissait depuis sa présentation à Cannes, vit désormais un chemin de croix, entre une polémique au Mexique sur la façon dont le film représente la violence liée au narcotrafic et d’anciens messages racistes de l’actrice principale, elle aussi trans, Karla Sofia Gascón, sur les réseaux sociaux.Depuis, la campagne d'”Emilia Perez” pour les Oscars aux États-Unis est plombée. Et quel sera l’impact sur les 4.951 votants des César, qui s’expriment à bulletins secrets? Si Karla Sofia Gascón, présente vendredi aux César, semble hors jeu, sa co-star hollywoodienne Zoe Saldaña pourrait encore arracher le prix de la meilleure actrice. Une première dans l’histoire des César pour une actrice américaine. Comme chaque année, les enjeux politiques du moment, des coupes budgétaires dans la culture au bras de fer avec Canal+ (groupe Bolloré) sur le financement du cinéma français, planent au-dessus de la cérémonie, à laquelle assiste la ministre de la Culture Rachida Dati.

C8 et NRJ12 disparaissent de la TNT

Les chaînes C8 et NRJ12, au terme de vingt ans sur la télévision numérique terrestre (TNT), s’éteignent vendredi soir, après une décision inédite du régulateur de l’audiovisuel, devenue enjeu politique pour la droite et l’extrême droite au nom de la liberté d’expression.Les fréquences sur la TNT de C8 et NRJ12 n’ont pas été renouvelées par l’Arcom, régulateur indépendant.Pour leur dernière vendredi, les deux chaînes rediffusaient leurs grands moments. On a pu voir Emmanuel Macron parler au téléphone en direct avec Cyril Hanouna sur C8 (qui s’est appelé Direct 8 puis D8), ou Nabilla dans “20 ans de grandes émotions” sur NRJ12.À partir de minuit samedi, des messages seront diffusés sur ces canaux 8 et 12, indiquant qu'”un nouveau programme sera proposé” ultérieurement.D’autres chaînes nationales ont cessé d’émettre dans le passé en France, comme TV6 et La Cinq, mais principalement pour des raisons économiques.L’arrêt de C8, propriété du groupe Canal+, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, a pris un tournant politique.- “Censure politique” -Marine Le Pen (RN) dénonçait sur X mercredi une “censure politique, sous la pression d’une extrême gauche aux relents totalitaires affirmés et les soupçons de plus en plus lourds d’interférence du pouvoir et de ses relais administratifs”.Comme d’autres, Laurent Wauquiez (LR) a sonné la charge contre l’Arcom, “un organisme administratif qui n’a pas de légitimité démocratique”. “Il y a un arrière-plan idéologique” derrière la coupure de fréquence de C8, selon lui.”Je souhaite supprimer l’Arcom, comme ces centaines d’organismes qui sont coûteux”, affirmait vendredi matin sur RMC Story le député UDR Éric Ciotti.Emmanuel Macron a dû, le week-end dernier, descendre dans l’arène pour expliquer que ce n’est “pas une décision politique”. Les fréquences de la TNT sont une “occupation du domaine public” et il est “donc normal qu’il y ait une autorisation”, “sous le contrôle des juges”, a souligné le chef de l’Etat.Des élus régulièrement pris pour cible sur l’antenne se sont félicités vendredi de l’arrêt de la chaîne.”Le départ de C8 du domaine public est une victoire. La chaîne de l’émission de Cyril Hanouna, relayant fake news, propos sexistes, homophobes, racistes ne pouvait plus émettre”, a écrit la députée écologiste Sophie Taillé-Polian.”On souhaite à [Cyril Hanouna] de bien respecter la convention Arcom de W9″, où il sera à partir de septembre, a ironisé le député LFI Aurélien Saintoul.C8 a cumulé 7,6 millions d’euros d’amende en raison des dérapages de Cyril Hanouna, aux manettes de l’émission quotidienne “Touche pas à mon poste” (TPMP). C’est l’une des motivations mises en avant par l’Arcom, qu’a validées le Conseil d’Etat le 19 février.D’après la chaîne, pour sa dernière jeudi soir, TPMP a battu un “record historique” en réunissant près de 3,7 millions de téléspectateurs, soit 18,4% de part d’audience, sur sa tranche la plus regardée, selon les chiffres de Médiamétrie.Et, avec une part d’audience de 3,1%, C8 a été la sixième chaîne de France en janvier, selon Médiamétrie. Quelque 400 emplois sont touchés par son arrêt, d’après ses dirigeants.Cyril Hanouna va rebondir à partir de septembre dans le groupe M6, pour un talk-show en avant-soirée sur la chaîne gratuite de la TNT W9 et une émission sur Fun Radio l’après-midi.- “Jeteurs de sort” -Concernant NRJ12, le régulateur de l’audiovisuel a relevé des “engagements de diffusion de programmes inédits” insuffisants et des “prévisions de croissance des recettes publicitaires” trop optimistes.Sur cette chaîne à faible audience, une centaine d’emplois seraient menacés. NRJ Group a indiqué jeudi “envisager la mise en oeuvre d’un plan de sauvegarde de l’emploi”, sans le chiffrer.”Cette sympathique chaîne n’a pas démérité”, a déploré vendredi sur X un ancien dirigeant du groupe, Max Guazzini. Selon lui, son arrêt “sert à justifier la suppression de C8”.D’après Jean-Paul Baudecroux, fondateur et PDG du groupe, son pôle TV se trouve fragilisé et “la cession de Chérie 25”, qui en fait partie, est “une question qui va se poser”, a-t-il affirmé au Figaro.C8 et NRJ12 pourraient en théorie perdurer sur câble, satellite ou internet, mais les ressources publicitaires y sont nettement moindres.Sur la TNT, elles vont être remplacées par T18, qui sera lancée en juin par le groupe CMI France du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, et par OFTV en septembre par le groupe Ouest-France.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

A Nice, Estrosi recule sur l’interdiction des grands bateaux de croisière

Le maire de Nice Christian Estrosi a renoncé vendredi à interdire les escales des grands bateaux de croisière dans la métropole et annoncé un compromis avec les maires des communes concernées en vue d’une simple limitation.Cette annonce est tombée juste après que M. Estrosi a reçu l’activiste Paul Watson, fondateur de l’organisation de protection de la biodiversité et des écosystèmes marins Sea Shepherd, en préparation de la troisième Conférence des Nations unies pour l’océan (UNOC 3) prévue en juin à Nice.Fin janvier, le maire de Nice, également président de la métropole, avait signé un arrêté visant à interdire à partir de juillet les escales des navires de plus de 900 passagers dans la rade de Villefranche-sur-mer, afin de privilégier un “tourisme” choisi. Les navires plus petits, et généralement beaucoup plus luxueux, restaient les bienvenus dans le port de Nice.L’arrêté avait provoqué un tollé parmi les élus des communes de la rade, les professionnels de la mer, les commerçants ou encore les taxis. Une étude d’impact est d’ailleurs en cours de finalisation à la Chambre de commerce et d’industrie Nice-Côte d’Azur.Il avait en revanche été salué comme “une immense victoire” par les élus écologistes, qui ont dénoncé vendredi dans un communiqué “un scandale environnemental et une honte politique” après le revirement du maire. “La Méditerranée n’est pas une poubelle et notre littoral ne doit pas devenir une zone de sacrifice pour satisfaire les intérêts économiques de quelques-uns”, ont-ils insisté.Après concertation avec les maires concernés, M. Estrosi va soumettre le 7 mars un compromis entre “les enjeux de santé publique et le soutien à l’économie locale”, au conseil portuaire, qui réunit la métropole et les professionnels du secteur.Dans la rade de Villefranche-sur-mer, 65 escales seront autorisées chaque année, mais jamais plus d’un bateau à la fois et avec une limite de taille qui doit encore être discutée. Parallèlement, seuls les navires de moins de 450 passagers pourront accoster dans le port de Nice.Pour 2025, selon les calendriers annoncés sur le site du port de Nice, près de 90 escales de navires de croisière étaient prévues dans la rade de Villefranche-sur-mer, dont une vingtaine d’une capacité supérieure à 2.500 passagers. Quant au port de Nice, seule une dizaine des 125 escales prévues concernent des navires de plus de 450 passagers.

Le Scouarnec avoue des “abus sexuels” sur sa petite-fille, des suites judiciaires à venir

L’ex-chirurgien Joël Le Scouarnec, jugé à Vannes pour viols et agressions sexuelles sur 299 patients, en grande majorité mineurs, a avoué vendredi devant son fils aîné avoir commis des “abus sexuels” sur la fille de ce dernier.”Je reconnais des actes d’abus sexuels sur ma petite-fille”, a-t-il déclaré, en présence de son fils aîné, venu témoigner devant la cour criminelle du Morbihan pour éclairer la personnalité de l’accusé et le contexte familial, marqué par des incestes et agressions sexuelles multiples, commises ou non par Joël Le Scouarnec.Après ces révélations, le témoin et sa compagne, mère de l’enfant, ont été pris en charge par des psychologues.La victime, âgée de 12 ans, étant toujours mineure, les actes sont “non-prescrits”, a souligné l’avocat général. Le parquet de Lorient a fait savoir à la presse que “des suites judiciaires seront données” aux déclarations de Joël Le Scouarnec.Grand gaillard chauve de 44 ans, l’aîné était le dernier des trois fils de l’accusé à être entendu par la cour.Comme ses frères, il évoque une enfance heureuse. Avec le recul, “on nous a caché énormément de choses”, dit le quadragénaire “en colère”.Il se souvient avoir appris fortuitement, “quelques mois” seulement avant l’arrestation de son père en 2017 pour le viol d’une voisine de six ans, que la perquisition menée en 2004 au domicile du chirurgien concernait des fichiers pédopornographiques qu’il avait téléchargés sur son ordinateur. Et non pas des films de cinéma piratés comme il l’avait toujours cru…Sa mère, Marie-France, ne lui en avait jamais parlé.  – “Des murs” -Le fils aîné, qui dit ne plus avoir de contact avec sa mère depuis 2017, est allé voir son père après sa détention “pour comprendre ce qu’il faisait là”, dit-il. Il repartira ce jour-là sans aucune explication: son père lui dira juste qu’il a commis des faits “graves”.Le fils sombre dans la dépression, puis l’alcoolisme pendant deux ans après la condamnation en 2020, à Saintes (Charente-Maritime), de son père à 15 ans de réclusion pour les violences sexuelles commises sur quatre enfants, dont ses deux nièces.Au procès de Saintes, l’avocat général lui a lu un extrait des carnets où l’accusé note scrupuleusement les noms de ses victimes et ce qu’il leur inflige: cet extrait concerne sa fille, âgée alors d’environ deux ans, devant laquelle Joël Le Scouarnec se serait notamment exhibé.”Ça a créé un grand traumatisme chez moi et beaucoup de colère”, se souvient devant la cour vendredi le quadragénaire. Il n’avait cependant pas porté plainte à l’époque.- Pleurs -La cour appelle ensuite par visioconférence une enquêtrice de la gendarmerie qui a épluché les carnets de l’horreur de Joël Le Scouarnec.Visiblement très éprouvée, celle-ci a fondu en larmes en revivant sa découverte des 300.000 fichiers pédopornographiques trouvés dans les ordinateurs de l’accusé en 2017 à Jonzac (Charente-Maritime).Le gendarme qui a dirigé l’enquête lui a succédé à la barre pour être interrogé notamment sur ces éléments, dont des clichés ont été projetés à la cour.Dizaines de poupées, sexuées ou non, jouets sexuels, perruques, un cadre photo où l’accusé figure nu en érection, jambes écartées… La main en écran devant les yeux, Joël Le Scouarnec se plie en deux pour ne pas voir afficher l’attirail de ses perversions.Collectionneur forcené, l’accusé répertoriait et classait soigneusement ses fichiers informatiques et comptabilisait par exemple dans un tableur ses masturbations mensuelles.Impitoyable, la présidente Aude Buresi a ensuite questionné sans répit le gendarme sur les erreurs ou lacunes de l’enquête, insistant longuement sur les “victimes oubliées” ou non prises en compte dans les investigations.Au total, 410 victimes potentielles avaient été comptabilisées et 344 interrogées. Certaines sont décédées, pour d’autres les faits étaient prescrits.”Je pense qu’on a recensé la majorité des victimes dans ces écrits”, se défend le directeur d’enquête.Il est 20H00, le gendarme est “sur le grill” depuis 5H, note l’avocat général. La présidente a fini ses questions, elle annonce la suspension de l’audience, saluée par certains avocats des parties civiles: “le cerveau a ses limites”, “la semaine a été extrêmement éprouvante”, “on est fatigués”.