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Four dead as French island reels from devastating cyclone

Residents of the Indian Ocean island of La Reunion took stock of the damage Saturday after a devastating cyclone barrelled through the overseas French territory, killing four people.Local people expressed shock at the level of destruction after Cyclone Garance struck the territory of 900,000 people Friday, uprooting trees, tearing off roofs and flooding homes. Entire …

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Martinique: l’exemption de TVA sur plus de 6.000 produits entre en vigueur

L’exemption de TVA sur une liste de produits de grande consommation en Martinique, prévue dans le protocole pour lutter contre la vie chère signé le 16 octobre dernier, entre en vigueur samedi, a annoncé le préfet de la Martinique.”L’Etat procédera à la mise à zéro de la TVA pour les 69 familles de produits de grande consommation visées par le protocole ce samedi 1er mars”, indique-t-il dans un communiqué. “Les consommateurs martiniquais devraient percevoir cette baisse dans les prochains jours, une fois la mesure transposée par les acteurs de la distribution dans leurs systèmes informatiques”, ajoute-t-il.Cette exonération totale de TVA concerne plus de 6.000 articles et “constituera un levier supplémentaire en faveur de la baisse des prix”, souligne encore le préfet.Un protocole avait été signé le 16 octobre après six semaines d’une mobilisation lancée début septembre sur l’île par un mouvement contre la vie chère qui a dégénéré en violences, essentiellement nocturnes. Cet accord devait entrer en application en janvier 2025.Mais il a été suspendu en raison de la censure du gouvernement de Michel Barnier, qui a retardé l’adoption du budget pour 2025. La loi de finances a finalement été promulguée le 14 février.Si un certain nombre de produits de première nécessité sont désormais exemptés de TVA, d’autres produits non essentiels ont en revanche été retirés de la liste de ceux bénéficiant d’exonérations et seront donc désormais assujettis à un taux de 8,5%.”Il s’agit des équipements et accessoires informatiques, et des smartphones”, détaille le préfet dans le communiqué, précisant toutefois que “les ordinateurs portables et les téléphones d’entrée de gamme resteront totalement exonérés de TVA”, afin “de protéger le pouvoir d’achat des ménages modestes, ainsi que celui des jeunes et étudiants”.En Martinique, les denrées alimentaires sont en moyenne 40% plus chères que dans l’Hexagone. 

“Je n’avais jamais vu ça”: l’Est de La Réunion frappé de plein fouet par le cyclone

“55 ans que j’habite là, j’ai vécu plusieurs cyclones, je n’ai jamais vu ça”. A Bras-Panon, frappé de plein fouet comme tout l’Est de La Réunion par le cyclone Garance, le toit de la maison de Krishna Cadivel a été emporté comme un fétu de paille.”Je suis sûr que ça a soufflé à plus de 200 km/h”, glisse ce père de famille de 55 ans, samedi, au lendemain du passage dévastateur du cyclone.Avec son épouse et sa fille, ils se sont précipités au rez-de-chaussée de la maison. “On a fini par s’enfermer dans le garage pour plus de sécurité et on y est resté jusque dans l’après-midi” vendredi, raconte-t-il.Son toit s’est disloqué. Les morceaux ont percuté trois maisons situées de l’autre côté de la rue.Une vingtaine de proches et de voisins des Cadivel sont venus samedi l’aider à déblayer les gravats et essayer de sauver ce qu’il reste de meubles. “Ca ne sert à rien de s’apitoyer sur son sort. J’ai construit la maison de mes mains au fil des années, je vais la reconstruire”, confie, philosophe, M. Cadivel.- “Fracas énorme” -Si sa femme et sa fille vont aller dormir chez des proches, lui compte rester au milieu des gravats pour dissuader d’éventuels voleurs.Le cyclone, qui a fait quatre morts, a “défiguré” l’ensemble de l’île, selon le préfet. Mais il a été particulièrement dévastateur au nord et à l’est de l’île du territoire de l’océan Indien.Les vents destructeurs de Garance ont ainsi gravement endommagé la maison de Thérèse Bortel à Petit Saint-Pierre, quartier de Saint-Benoît, une commune de l’Est.”Le toit s’est soulevé et a failli voler sur notre maison qui se trouve à l’arrière”, raconte Jimmy Bortel, le fils de Thérèse Bortel. “Mes parents ont pu venir se réfugier chez nous juste à temps”.”Je n’avais jamais vu ça, je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie”, confie-t-il. Sa mère est encore choquée. “Quand je suis arrivée chez mon fils, juste derrière, je me suis assise par terre et je me suis mise à pleurer. Déjà que je n’avais pas grand-chose là, je n’ai plus rien”, témoigne Thérèse Bortel. Comme d’autres habitants de cette partie de l’île, elle déplore l’absence d’élus ou d’agents publics: “Personne de la mairie n’est encore venu me voir, je ne sais plus vers qui me tourner”.Non loin, entre les communes de Sainte-Rose et Saint-Benoît, une habitante a elle aussi vu son toit arraché brutalement. Il est désormais encastré dans un talus au-dessus d’une route quatre-voies.Vendredi matin, en pleine alerte violette imposant un confinement strict, y compris aux secours et aux forces de l’ordre, “il y a eu un fracas énorme et le toit est parti”, raconte l’habitante de la maison privée toit, une mère de famille qui souhaite rester anonyme.- “Je suis perdue” -“Il pleuvait à verse, toute la pluie est entrée dans la maison. Avec mon compagnon et notre fils, nous nous sommes réfugiés au rez-de-chaussée de la maison”, décrit-elle.”J’ai appelé les pompiers, je conçois qu’ils ne pouvaient pas sortir en alerte violette mais ils ne m’ont même pas demandé mon adresse, c’est à peine s’ils ont noté le secteur où je me trouvais et ils m’ont dit de me mettre à l’abri”, ajoute-elle.Depuis la levée de l’alerte, “personne, ni les pompiers, ni le maire, ni aucun élu, ni le préfet n’est venu voir sur place si nous n’étions pas tous morts”, s’emporte cette mère de famille.Elle et sa famille vont être hébergés par sa sœur. “Je ne sais pas combien de temps ça va durer, je ne sais pas combien de temps l’assurance va (prendre pour) nous rembourser, je suis perdue, avec personne pour nous soutenir”.

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Handicap: des dauphins d’Amazonie s’invitent dans une thérapie

Au coeur de l’Amazonie brésilienne, Luiz Felipe, 27 ans, caresse un dauphin rose et pose souriant pour une photo: une thérapie pas comme les autres pour ce jeune homme trisomique qui a vaincu sa peur d’entrer dans l’eau du Rio Negro.Ce programme auquel ont déjà participé près de 400 personnes handicapées organise des sessions à Iranduba, dans l’Etat d’Amazonas (nord).”C’est un traitement complémentaire, qui ne remplace pas les autres”, explique à l’AFP Igor Simoes Andrade, 49 ans, créateur de cette thérapie par les dauphins.”C’est une alternative non conventionnelle qui apporte de la joie aux enfants et aux jeunes, les met en contact avec la nature et leur donne une force qu’on ne trouve pas dans un hôpital”, ajoute ce kinésithérapeute.Les thérapies de ce genre avec des animaux existent dans d’autres pays, mais M. Simoes Andrade assure qu’il s’agit de la “première au monde” avec des dauphins en liberté, dans leur habitant naturel. Le programme a commencé en 2006.Les sessions sont gratuites, financées grâce au soutien de sponsors. Elles sont destinées à des personnes trisomiques, autistes ou atteintes de paralysie cérébrale, mais aussi à des personnes porteuses de handicaps physiques.Les sessions avec les dauphins aident, selon lui, les patients à “améliorer leur équilibre, leur psychomotricité et à renforcer leur colonne vertébrale”, sans compter les “émotions liées au fait de se sentir intégré à la nature”.”Ici, on ne traite pas des pathologies, on traite des êtres humains”, résume-t-il. – Relaxation -La neuropédagogue Hannah Fernandes souligne pour sa part les bienfaits en termes de “sociabilité”, les personnes recevant cette thérapie étant ainsi “en contact avec des personnes en dehors de leur environnement quotidien”, notamment les organisateurs de sessions.Avant d’entrer dans l’eau du fleuve, Luiz Felipe, qui réside à Manaus, la capitale de l’Amazonas, fait des exercices de respiration et de yoga pour se relaxer.”Cette fois, il n’a pas eu peur, alors que la première fois, il n’avait pas osé aller dans l’eau”, se félicite Hannah Fernandes.Munis de gilets de sauvetage, les patients flottent sur le Rio Negro, l’un des plus importants affluents de l’Amazone, tandis que les dauphins nagent entre leurs jambes et remontent de temps à autre à la surface.Pas besoin de les attirer avec de la nourriture: ils viennent d’eux-mêmes, par curiosité, comme quand des enfants des communautés locales se baignent dans le fleuve.Les sessions sont organisées avec l’autorisation de l’Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables (Ibama), un organe public de surveillance.

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Le nord-est du Japon ravagé par son pire feu de forêt depuis 1992

Le Japon tente samedi de contenir plusieurs feux de forêts, alors qu’une surface record depuis 1992 a déjà été brûlée, faisant un mort et forçant plus d’un millier d’habitants à évacuer.Au moins une personne est décédée dans l’incendie déclaré mercredi, qui a endommagé plus de 80 bâtiments et contraint des milliers d’habitants à évacuer les zones autour de la ville d’Ofunato, dans la région boisée d’Iwate, dans le nord-est du pays.Selon l’Agence japonaise de gestion des incendies, 1.200 hectares ont déjà été ravagés par les flammes.”Nous cherchons encore à déterminer la surface touchée, mais c’est la plus importante depuis 1992″, a assuré samedi à l’AFP un porte-parole de l’agence.A l’époque, un incendie avait détruit 1.030 hectares à Kushiro à Hokkaido, dans le nord du pays.Samedi, 1.700 pompiers étaient mobilisés dans tout le pays pour tenter d’éteindre les flammes qui continuent à faire rage, comme le montrent les images aériennes de la chaîne publique NHK.La cause de l’incendie n’est pas connue à ce stade.En 2023, le Japon a connu environ 1.300 feux de forêts, concentrés sur la période de février à avril, lorsque l’air s’assèche et que les vents se lèvent.Le dernier incendie en date dans la région d’Iwate a été alimenté par des “vents violents”, a souligné M. Fuchigami.L’année 2024 a aussi été la plus chaude jamais enregistrée au Japon, selon l’agence météorologique nationale (JMA), sur fond de phénomènes extrêmes se multipliant dans le monde en raison du changement climatique.

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Après le passage du cyclone Garance, La Réunion sous le choc

Arbres arrachés, voitures emportées par les flots, routes et électricité coupées: l’île de La Réunion, sous alerte rouge jusqu’à samedi matin, commencent à mesurer l’ampleur des dégâts au lendemain du passage du cyclone Garance, qui a provoqué la mort de quatre personnes.A Saint-Gilles-les-Bains, une ville balnéaire de la côte ouest de l’île, la ravine est sortie de son lit. Les flots déchaînés ont submergé la route, la faisant s’effondrer sur plusieurs mètres.”Nous n’avons plus d’électricité depuis ce moment-là, les lignes à haute tension ont été déterrées par les flots, je ne sais pas quand ça va pouvoir être réparé”, déplore Louis Fontaine, 66 ans, habitant de la commune.Une fois sorti de son lit, le cours d’eau boueux a envahi tout le centre-ville de Saint-Gilles. Depuis 06H00 samedi matin, bien avant la levée de l’alerte rouge, les employés des services communaux ont commencé à déblayer la boue des rues.L’alerte rouge, ordonnant le confinement de la population, a été levée samedi à 10H00 locales (07H00 à Paris). Le phénomène météorologique Garance a été déclassé au stade de forte tempête tropicale.L’aéroport Roland-Garros, à l’est de Saint-Denis (nord), sera rouvert samedi partir de 18H30 (15H30 à Paris).Le bilan “nous montre combien il faut être prudent alors que le danger n’est pas terminé”, a souligné vendredi soir le préfet de l’île, Patrice Latron.Le passage de ce cyclone, “brutal et violent” selon les termes du représentant de l’État, s’est en effet soldé par le décès de quatre personnes. – Une île “défigurée” -Une femme a été emportée par les eaux à Saint-Denis et un homme tué, également dans la commune chef-lieu de La Réunion, dans un incendie d’origine électrique. Une femme a elle été ensevelie par une coulée de boue à Trois Bassins, commune de l’ouest de l’île.La préfecture a annoncé samedi matin le décès d’une quatrième personne, “un homme coincé sous un arbre” à Saint-Denis.Samedi matin, quelque 953 personnes étaient réparties dans des centres d’hébergement et 160.000 restaient privées d’électricité, selon un point de la préfecture à 11H00 locales. Plus de 310.000 habitants sont toujours privés d’eau potable et 139.000 de réseau internet.”Il va y avoir beaucoup de travaux de remise en état: beaucoup de routes sont encombrées par des branchages, voire par des arbres en travers de la route, des routes sont inondées, des routes sont coupées, emportées, des ponts sont coupés”, décrit le préfet de l’île.Le préfet continue d’appeler à la “prudence” et prévient les plus de 880.000 habitants que compte l’île que le “monde” que “nous redécouvrirons” samedi sera “encore défiguré par Garance”.”Ce phénomène a été plus violent que Belal”, en 2024, selon lui. Le cyclone Belal, qui s’était abattu sur La Réunion le 15 janvier 2024, avait provoqué la mort de quatre personnes et fait 100 millions d’euros de dégâts, selon les chiffres de France assureurs.Pendant le passage du cyclone vendredi, Météo-France a relevé des rafales de vent soufflant à 214 km/h à l’aéroport situé au nord de l’île et de 230 km/h sur le piton Sainte-Rose à l’extrême est. De très fortes pluies orageuses ont également balayé l’île. Dans un gymnase de Saint-Denis, où sont hébergés des habitants sinistrés, Marie-Pierrette Narsou confie sa peur: “Là c’était méchant, (…) moi ça m’a un peu traumatisé”.Christophe Jacquey s’inquiète lui de ne pas avoir de nouvelles de proches, “parce que les téléphones ne passent pas, le réseau internet ne marche plus”.Le centre d’accueil se prépare à héberger plus de monde dans les prochaines heures. “Alors ça a été assez violent, on a eu beaucoup de pluie, beaucoup de vent donc les gens se sont un petit peu regroupés, assez inquiets, on a essayé de les contenir à l’intérieur, leur donner des jeux, on leur a fait un petit déjeuner, on les a laissés se réveiller tranquillement, en douceur, mais c’est vrai qu’ils étaient quand même pas mal inquiets”, explique à l’AFP Eric Sautron, responsable du centre d’hébergement de Champ Fleuri.- Renforts attendus -Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des rues totalement inondées avec parfois des torrents d’eau dévalant les pentes, notamment à Saint-Denis et à Saint-André (est de La Réunion). D’autres vidéos montrent des voitures emportées.”Nos armées se tiennent prêtes à assister les services de l’État et soutenir la population”, a posté sur X le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, précisant que le pont aérien toujours en place entre La Réunion et Mayotte, frappé par le cyclone Chido mi-décembre, “sera maintenu afin d’acheminer pompiers, gendarmerie, véhicules et fret réunionnais actuellement déployés sur l’archipel mahorais”. “Deux vagues de renforts nationaux sont prévues pour venir en aide à la population”, a annoncé vendredi soir sur X Bruno Retailleau.Samedi matin, “103 sapeurs-pompiers de la sécurité civile, accompagnés de cinq tonnes de matériel actuellement à Mayotte, arriveront à La Réunion”, a détaillé le ministre de l’Intérieur.Et dimanche, “100 personnels de la sécurité civile (50 pompiers et 50 militaires) partiront de métropole”, a assuré M. Retailleau.Floris Carpaye de la FDSEA, syndicat agricole majoritaire à La Réunion, se désole: “Toutes les filières agricoles ont été impactées, mais le maraîchage est peut être le secteur qui a été le plus touché, les serres ont volé, les plants de légumes ont été noyés, c’est une véritable catastrophe”.”Ca va se chiffrer en dizaines de millions d’euros”, redoute M. Carpaye.Le groupement hospitalier Est Réunion a lui aussi annoncé avoir “subi des dégâts majeurs”.

Après le passage du cyclone Garance, La Réunion sous le choc

Arbres arrachés, voitures emportées par les flots, routes et électricité coupées: l’île de La Réunion, sous alerte rouge jusqu’à samedi matin, commencent à mesurer l’ampleur des dégâts au lendemain du passage du cyclone Garance, qui a provoqué la mort de quatre personnes.A Saint-Gilles-les-Bains, une ville balnéaire de la côte ouest de l’île, la ravine est sortie de son lit. Les flots déchaînés ont submergé la route, la faisant s’effondrer sur plusieurs mètres.”Nous n’avons plus d’électricité depuis ce moment-là, les lignes à haute tension ont été déterrées par les flots, je ne sais pas quand ça va pouvoir être réparé”, déplore Louis Fontaine, 66 ans, habitant de la commune.Une fois sorti de son lit, le cours d’eau boueux a envahi tout le centre-ville de Saint-Gilles. Depuis 06H00 samedi matin, bien avant la levée de l’alerte rouge, les employés des services communaux ont commencé à déblayer la boue des rues.L’alerte rouge, ordonnant le confinement de la population, a été levée samedi à 10H00 locales (07H00 à Paris). Le phénomène météorologique Garance a été déclassé au stade de forte tempête tropicale.L’aéroport Roland-Garros, à l’est de Saint-Denis (nord), sera rouvert samedi partir de 18H30 (15H30 à Paris).Le bilan “nous montre combien il faut être prudent alors que le danger n’est pas terminé”, a souligné vendredi soir le préfet de l’île, Patrice Latron.Le passage de ce cyclone, “brutal et violent” selon les termes du représentant de l’État, s’est en effet soldé par le décès de quatre personnes. – Une île “défigurée” -Une femme a été emportée par les eaux à Saint-Denis et un homme tué, également dans la commune chef-lieu de La Réunion, dans un incendie d’origine électrique. Une femme a elle été ensevelie par une coulée de boue à Trois Bassins, commune de l’ouest de l’île.La préfecture a annoncé samedi matin le décès d’une quatrième personne, “un homme coincé sous un arbre” à Saint-Denis.Samedi matin, quelque 953 personnes étaient réparties dans des centres d’hébergement et 160.000 restaient privées d’électricité, selon un point de la préfecture à 11H00 locales. Plus de 310.000 habitants sont toujours privés d’eau potable et 139.000 de réseau internet.”Il va y avoir beaucoup de travaux de remise en état: beaucoup de routes sont encombrées par des branchages, voire par des arbres en travers de la route, des routes sont inondées, des routes sont coupées, emportées, des ponts sont coupés”, décrit le préfet de l’île.Le préfet continue d’appeler à la “prudence” et prévient les plus de 880.000 habitants que compte l’île que le “monde” que “nous redécouvrirons” samedi sera “encore défiguré par Garance”.”Ce phénomène a été plus violent que Belal”, en 2024, selon lui. Le cyclone Belal, qui s’était abattu sur La Réunion le 15 janvier 2024, avait provoqué la mort de quatre personnes et fait 100 millions d’euros de dégâts, selon les chiffres de France assureurs.Pendant le passage du cyclone vendredi, Météo-France a relevé des rafales de vent soufflant à 214 km/h à l’aéroport situé au nord de l’île et de 230 km/h sur le piton Sainte-Rose à l’extrême est. De très fortes pluies orageuses ont également balayé l’île. Dans un gymnase de Saint-Denis, où sont hébergés des habitants sinistrés, Marie-Pierrette Narsou confie sa peur: “Là c’était méchant, (…) moi ça m’a un peu traumatisé”.Christophe Jacquey s’inquiète lui de ne pas avoir de nouvelles de proches, “parce que les téléphones ne passent pas, le réseau internet ne marche plus”.Le centre d’accueil se prépare à héberger plus de monde dans les prochaines heures. “Alors ça a été assez violent, on a eu beaucoup de pluie, beaucoup de vent donc les gens se sont un petit peu regroupés, assez inquiets, on a essayé de les contenir à l’intérieur, leur donner des jeux, on leur a fait un petit déjeuner, on les a laissés se réveiller tranquillement, en douceur, mais c’est vrai qu’ils étaient quand même pas mal inquiets”, explique à l’AFP Eric Sautron, responsable du centre d’hébergement de Champ Fleuri.- Renforts attendus -Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des rues totalement inondées avec parfois des torrents d’eau dévalant les pentes, notamment à Saint-Denis et à Saint-André (est de La Réunion). D’autres vidéos montrent des voitures emportées.”Nos armées se tiennent prêtes à assister les services de l’État et soutenir la population”, a posté sur X le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, précisant que le pont aérien toujours en place entre La Réunion et Mayotte, frappé par le cyclone Chido mi-décembre, “sera maintenu afin d’acheminer pompiers, gendarmerie, véhicules et fret réunionnais actuellement déployés sur l’archipel mahorais”. “Deux vagues de renforts nationaux sont prévues pour venir en aide à la population”, a annoncé vendredi soir sur X Bruno Retailleau.Samedi matin, “103 sapeurs-pompiers de la sécurité civile, accompagnés de cinq tonnes de matériel actuellement à Mayotte, arriveront à La Réunion”, a détaillé le ministre de l’Intérieur.Et dimanche, “100 personnels de la sécurité civile (50 pompiers et 50 militaires) partiront de métropole”, a assuré M. Retailleau.Floris Carpaye de la FDSEA, syndicat agricole majoritaire à La Réunion, se désole: “Toutes les filières agricoles ont été impactées, mais le maraîchage est peut être le secteur qui a été le plus touché, les serres ont volé, les plants de légumes ont été noyés, c’est une véritable catastrophe”.”Ca va se chiffrer en dizaines de millions d’euros”, redoute M. Carpaye.Le groupement hospitalier Est Réunion a lui aussi annoncé avoir “subi des dégâts majeurs”.

En Nouvelle-Calédonie, meurtrie par les émeutes, Valls réussit une reprise du dialogue

Au terme d’une visite d’une semaine, Manuel Valls a quitté samedi la Nouvelle-Calédonie avec la satisfaction d’avoir réuni l’ensemble des forces politiques autour de la table. Le ministre des Outre-mer reviendra courant mars pour la suite de discussions sur le statut du territoire, meurtri par les émeutes de 2024. “Les blocages politiques, le marasme économique et social, la peur, l’absence de perspectives créent une situation qui n’est plus tenable”, a expliqué à la presse l’ancien Premier ministre avant de regagner la métropole.”Chacun est responsable devant l’histoire et devant les Calédoniens. Une seule voie s’ouvre à nous, celle d’un accord politique, suivant un chemin de réconciliation. Sans ce chemin, aucune reconstruction de la Nouvelle-Calédonie ne sera possible”, a souligné le ministre des Outre-mer.M. Valls reviendra ainsi fin mars dans l’archipel pour “poursuivre le dialogue”, sans toutefois fixer de date butoir pour parvenir à un accord.- Arrivé sous les huées -Arrivé le 22 février sous les huées des partisans de la Calédonie française, qui lui reprochaient d’avoir parlé de “souveraineté partagée” à propos du futur statut du territoire, Manuel Valls a réussi en une semaine à réunir autour d’une même table indépendantistes et non-indépendantistes, dix mois après les violences de mai et juin 2024, qui ont fait 14 morts et détruit l’économie de l’archipel.”La méthode est bonne”, s’est réjoui auprès de l’AFP le député (Renaissance) Nicolas Metzdorf, qui avait pourtant eu une altercation avec le ministre au premier jour de son séjour.L’élu, qui contestait l’existence d’un “peuple premier”, s’était fait publiquement taxé de “révisionnisme” par le ministre des Outre-mer.Manuel Valls, familier de la question calédonienne depuis ses passages à Matignon comme conseiller de Michel Rocard (1988-1991) puis de Lionel Jospin (1997-2002), a “passé énormément de temps à écouter les uns les autres, en cadrant les débats, tout en laissant des espaces d’expression libre”, salue l’élu non indépendantiste.”On a apprécié. On a pu avoir des échanges sereins, constructifs”, confirme, côté indépendantiste, le député Emmanuel Tjibaou.La “méthode Valls” a consisté en des réunions plénières sur des thématiques précises (lien avec la métropole, gouvernance, droit à l’autodétermination), entrecoupées de réunions bilatérales avec les différentes formations politiques.- “Etape importante” -Le ministre des Outre-mer avait également défini des principes préalables auxquels l’État n’entend pas déroger : le lien avec Paris devra être maintenu et la Calédonie devra rester “une et indivisible”.Ni indépendance pure donc, ni fédéralisme trop poussé, qui verraient les trois provinces, collectivités qui concentrent aujourd’hui la plupart des compétences, vivre un “développement différencié”, comme souhaité par exemple par la présidente de la province Sud, Sonia Backès.Le ministre des Outre-mer a remis aux deux camps un document de synthèse de cette semaine de travail. “Il s’agit des orientations du gouvernement, elles ne valent pas accord, elles n’engagent pas les partenaires, mais nous avons franchi une étape importante. L’’État peut aider, peut faciliter. Mais ce sont les Calédoniens qui ont leur destin en main”, souligne-t-il.Les différentes formations indépendantistes ont réuni samedi leurs militants pour évoquer la suite à donner aux discussions. La décision de les poursuivre en vue de signer un accord, qui permettrait notamment la tenue des élections provinciales, prévues fin novembre, sera examinée mardi par le bureau politique du Front de libération national socialiste (FLNKS).Les discussions sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie étaient au point mort depuis le référendum d’autodétermination de 2021 que l’État avait décidé de maintenir malgré la demande de report formulée par les indépendantistes, alors que l’archipel était touché par l’épidémie de Covid.Les indépendantistes avaient alors décidé de boycotter le scrutin, qui avait vu le “non” à l’indépendance l’emporter à 97%, mais avec un taux de participation de seulement 43,87%.Depuis lors, toutes les tentatives d’organiser des discussions sur un nouveau statut institutionnel en réunissant indépendantistes et non-indépendantistes autour d’une même table se sont soldées par un échec.

La France ne doit pas “partager” sa dissuasion nucléaire qui doit rester “française”, estime Le Pen

La dissuasion nucléaire de la France doit rester “française” et “on ne doit pas la partager”, a estimé samedi Marine Le Pen.La leader du Rassemblement national s’exprimait en marge du Salon de l’agriculture après que le président français Emmanuel Macron, à la tête d’une des deux puissances nucléaires en Europe avec le Royaume-uni, s’est dit prêt à “ouvrir la discussion” sur une dissuasion nucléaire européenne.”La dissuasion nucléaire française doit rester une dissuasion nucléaire française” et “on ne doit pas la partager, on doit encore moins la déléguer”, a déclaré Mme Le Pen, interrogée sur les développements qui ont suivi l’affrontement verbal entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump vendredi à Washington.Elle a exprimé à cet égard sa “tristesse de l’absence d’une voix forte et indépendante qui devrait être celle de la France”.La cheffe de file des députés RN a jugé “normal” qu’il “puisse y avoir des frictions” entre deux dirigeants politiques, après les échanges tendus, devant les caméras, entre le président américain et son homologue ukrainien.”Que des dirigeants de nations puissent se parler avec passion, qu’il puisse y avoir des frictions, qu’il puisse y avoir des mots durs, après tout, c’est assez normal”, a affirmé Mme Le Pen, tout en reconnaissant que la publicité de ces échanges a “pu entraîner une émotion légitime”. “C’est un chemin difficile de construire la paix” et “ce serait dommage de considérer que, parce que ce moment est difficile, il rompt tout espoir d’arriver à une paix”, a-t-elle ajouté.La leader du parti d’extrême droite a aussi jugé que “ceux qui disent que les États-Unis ne sont pas des alliés” n’étaient “pas raisonnables”. “Evidemment que les États-Unis (sont) un allié de la France”, a-t-elle dit.”Est ce qu’on sort de l’Otan ? Non, bien sûr, tout ça, ceux qui disent cela ne sont pas des gens raisonnables”, a-t-elle ajouté.Sur la dissuasion nucléaire, Emmanuel Macron s’était exprimé vendredi soir en marge d’une visite au Portugal et répondait à une demande du futur chancelier allemand Friedrich Merz.Devant le spectaculaire rapprochement des Etats-Unis de Donald Trump avec la Russie, Friedrich Merz a jugé nécessaire que l’Europe se prépare “au pire scénario” d’une Otan dépourvue de la garantie de sécurité américaine, y compris nucléaire.”Si les collègues veulent avancer vers une plus grande autonomie et des capacités de dissuasion, alors nous devrons ouvrir cette discussion très profondément stratégique. Elle a des composantes très sensibles et très confidentielles mais je suis disponible pour que cette discussion s’ouvre”, a dit M. Macron vendredi dans une interview aux chaînes portugaises RTP1 et RTP3.

Après le passage du cyclone Garance, La Réunion prend la mesure des dégâts

Arbres arrachés, voitures emportées par les flots, routes et électricité coupées: l’île de La Réunion, sous alerte rouge jusqu’à samedi matin, s’apprête à mesurer l’ampleur des dégâts au lendemain du passage du cyclone Garance, qui a provoqué la mort de quatre personnes.L’alerte rouge, ordonnant le confinement de la population, a été levée samedi à 10H00 locales (07H00 à Paris). Le phénomène météorologique Garance a été déclassé au stade de forte tempête tropicale.L’aéroport Roland-Garros, à l’est de Saint-Denis (nord), sera rouvert samedi partir de 18H30 (15H30 à Paris).Le bilan “nous montre combien il faut être prudent alors que le danger n’est pas terminé”, a souligné vendredi soir le préfet de l’île, Patrice Latron.Le passage de ce cyclone, “brutal et violent” selon les termes du représentant de l’État, s’est en effet soldé par le décès de quatre personnes. – Une île “défigurée” -Une femme a été emportée par les eaux à Saint-Denis et un homme tué, également dans la commune chef-lieu de La Réunion, dans un incendie d’origine électrique. Une femme a elle été ensevelie par une coulée de boue à Trois Bassins, commune de l’ouest de l’île.La préfecture a annoncé samedi matin le décès d’une quatrième personne, “un homme coincé sous un arbre” à Saint-Denis.Samedi matin, quelque 953 personnes étaient réparties dans des centres d’hébergement et 160.000 restaient privées d’électricité, selon un point de la préfecture à 11H00 locales. Plus de 310.000 habitants sont toujours privés d’eau potable et 139.000 de réseau internet.”Il va y avoir beaucoup de travaux de remise en état: beaucoup de routes sont encombrées par des branchages, voire par des arbres en travers de la route, des routes sont inondées, des routes sont coupées, emportées, des ponts sont coupés”, décrit le préfet de l’île.Le préfet continue d’appeler à la “prudence” et prévient les plus de 880.000 habitants que compte l’île que le “monde” que “nous redécouvrirons” samedi sera “encore défiguré par Garance”.”Ce phénomène a été plus violent que Belal”, en 2024, a affirmé le préfet de La Réunion. Le cyclone Belal, qui s’était abattu sur La Réunion le 15 janvier 2024, avait provoqué la mort de quatre personnes et fait 100 millions d’euros de dégâts, selon les chiffres de France assureurs.Pendant le passage du cyclone vendredi, Météo-France a relevé des rafales de vent soufflant à 214 km/h à l’aéroport situé au nord de l’île et de 230 km/h sur le piton Sainte-Rose à l’extrême est. De très fortes pluies orageuses ont également balayé l’île. A Saint-Gilles-les-Bains, une ville balnéaire de la côte ouest de l’île, la ravine est sortie de son lit.Les flots déchaînés ont submergé la route, la faisant s’effondrer sur plusieurs mètres. “Nous n’avons plus d’électricité depuis ce moment-là, les lignes à haute tension ont été déterrées par les flots, je ne sais pas quand ça va pouvoir être réparé”, déplore Louis Fontaine, 66 ans, habitant de la commune.Une fois sorti de son lit, le cours d’eau boueux a envahi tout le centre-ville de Saint-Gilles. Depuis 06H00 samedi matin, bien avant la levée de l’alerte rouge, les employés des services communaux ont commencé à déblayer la boue des rues.”On y va à la pelle, les habitants nous aident mais il y a beaucoup trop de boue, nous avons été obligés de faire intervenir des pelleteuses”, commente Jean, un employé communal, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille.- Renforts attendus -Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des rues totalement inondées avec parfois des torrents d’eau dévalant les pentes, notamment à Saint-Denis et à Saint-André (est de La Réunion). D’autres vidéos montrent des voitures emportées.”Nos armées se tiennent prêtes à assister les services de l’État et soutenir la population”, a posté sur X le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, précisant que le pont aérien toujours en place entre La Réunion et Mayotte, frappé par le cyclone Chido mi-décembre, “sera maintenu afin d’acheminer pompiers, gendarmerie, véhicules et fret réunionnais actuellement déployés sur l’archipel mahorais”. “Deux vagues de renforts nationaux sont prévues pour venir en aide à la population”, a annoncé vendredi soir sur X Bruno Retailleau.Samedi matin, “103 sapeurs-pompiers de la sécurité civile, accompagnés de cinq tonnes de matériel actuellement à Mayotte, arriveront à La Réunion”, a détaillé le ministre de l’Intérieur, ajoutant qu’un escadron de gendarmerie partirait aussi de Mayotte “en renfort pour la sécurisation”.Et dimanche, “100 personnels de la sécurité civile (50 pompiers et 50 militaires) partiront de métropole”, a assuré M. Retailleau.Des habitants de cette île habituée aux événements climatiques ont confié à l’AFP leur “peur” face à la “puissance” de ce cyclone.Floris Carpaye de la FDSEA, syndicat agricole majoritaire à La Reunion, se désole: “toutes les filières agricoles ont été impactées, mais le maraîchage est peut être le secteur qui a été le plus touché, les serres ont volé, les plants de légumes ont été noyés, c’est une véritable catastrophe”.”Ca va se chiffrer en dizaines de millions d’euros”, redoute M. Carpaye.Le groupement hospitalier Est Réunion a lui aussi annoncé avoir “subi des dégâts majeurs”.”Sous la pression des vents violents, des vitres ont cédé et 61 patients ont dû être déplacés à l’intérieur de l’établissement pour garantir leur sécurité. Aucune évacuation extérieure n’a été nécessaire”, précise le groupement hospitalier.