AFP Top News

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Des milliers d’habitants évacués dans le nord du Japon, ravagé par des feux de forêts records

Des milliers d’habitants ont été évacués dans le nord du Japon, où des feux de forêt ont ravagé une surface record depuis 1992 et fait un mort, selon les autorités.Depuis que les feux se sont déclarés mercredi, environ 2.000 personnes ont fui les zones autour de la ville d’Ofunato, dans la région boisée d’Iwate, dans le nord du Japon, ont indiqué dimanche les autorités japonaises. Plusieurs se sont réfugiées chez des amis ou des parents, et plus de 1.200 ont été conduites vers des abris, ont-elles ajouté.Au moins une personne est morte dans les flammes, qui ont aussi endommagé plus de 80 bâtiments.”Nous cherchons encore à déterminer la surface touchée, mais c’est la plus importante depuis 1992″, a assuré samedi à l’AFP un porte-parole de l’agence. A l’époque, un incendie avait détruit 1.030 hectares à Kushiro, dans l’île septentrionale de Hokkaido.Selon certaines informations de presse, le feu s’est déjà propagé sur 1.800 hectares. Des images aériennes de la chaîne publique NHK montrent des hélicoptères militaires survolant des volutes de fumée blanche, quatre jours après le début de l’incendie.Selon les données du gouvernement, le nombre d’incendies de forêt avait diminué depuis un pic dans les années 1970, mais le pays en recensait encore environ 1.300 en 2023, concentrés sur la période de février à avril, lorsque l’air s’assèche et que les vents se lèvent.Le dernier incendie en date dans la région d’Iwate a été alimenté par des “vents violents”, a souligné M. Fuchigami.L’année 2024 a aussi été la plus chaude jamais enregistrée au Japon, selon l’agence météorologique nationale (JMA), sur fond de phénomènes extrêmes se multipliant dans le monde en raison du changement climatique.

A Strasbourg, l’IA co-crée sac à main et robe de soirée

Et si les chaussures que vous portiez avaient été conçues grâce à une intelligence artificielle (IA) générative? A Strasbourg, la start-up française Imki élabore des modèles d’IA pour des marques de prêt-à-porter afin d’accélérer le processus de création.Séduits par cette promesse, Jonak, Kiabi, Ba&sh, Jules ou encore The Kooples ont sauté le pas et mis au point des collections capsules avec la jeune pousse. “Denim”, “noir”, “minimaliste”, “chic”… Aurélie Pello tape des mots clés précis dans le logiciel dopé à l’intelligence artificielle et, en quelques secondes, surgit sur son écran une image extrêmement réaliste du vêtement: un jean oversize avec des plis.”Je peux faire quatre images par minute”, explique à l’AFP la directrice artistique et ingénieure en IA chez Imki à Schiltigheim, en banlieue de Strasbourg, dans l’ancienne école où s’est installée l’entreprise. Aurélie Pello doit toutefois spécifier certaines limites à la machine pour qu’elle ne s’égare pas. “Le mot +saumon+, sans contexte, l’IA ne saura pas si c’est un poisson ou si c’est une couleur”, détaille-t-elle. “Au début, on avait des robes avec des écailles roses”. Un souci rapidement corrigé en indiquant dans une case au logiciel de ne pas générer d’animal.”Oui, l’intelligence artificielle peut faire des erreurs”, reconnaît la styliste. “Mais, sur un simple dessin, vous n’aurez jamais cette capacité de projection de la matière ou du tomber des volumes”.- Moins de surstock -Ces rendus hyperréalistes permettent de limiter le nombre d’allers-retours entre l’atelier de confection et la cellule design, accélérant la prise de décision et la réalisation de prototypes.Un processus qui peut habituellement durer de six à huit mois.A l’occasion du salon VivaTech l’année dernière, Imki a par exemple présenté une collection denim avec trois silhouettes, composée de six pièces, réalisée grâce à l’IA en moins de 21 jours. Et ce, alors que “c’est le textile le plus compliqué”, soutient Eric Gehl, directeur des opérations de la start-up. “Comme vous allez plus vite mettre le produit en boutique, vous êtes plus proche de la tendance et de la demande client, et donc potentiellement de l’acte d’achat”, limitant le surstockage et les pertes associées, souligne de son côté Frédéric Rose, fondateur d’Imki.Sacs à main à strass et fausse fourrure noire, robe pailletée ou blousons, les pièces de la collection The Kooples ont été commercialisées l’automne dernier tout comme celles réalisées pour la marque de prêt-à-porter masculin Jules. Ces dernières comportent même une étiquette indiquant qu’elles ont été conçues avec de l’IA. – Réticences  -Mais certaines marques, plus frileuses, préfèrent rester au stade expérimental voire ne pas communiquer sur leur collaboration avec Imki et leur usage de l’intelligence artificielle. “Dans les studios de mode, l’arrivée des ordinateurs et des tablettes graphiques avait créé un remue-ménage”, raconte à l’AFP Thibaut Ledunois, chargé de l’entrepreneuriat à la Fédération française du prêt-à-porter féminin. “Cette réticence, on la voit à chaque nouveauté technologique”. L’IA “ne remplace pas un designer ni un créateur”, il s’agit simplement “d’un outil au service de l’efficacité et de l’augmentation de la créativité”, veut rassurer Eric Gehl.Reste la question sensible des données des entreprises nécessaires à l’entraînement et à la spécialisation des modèles d’IA d’Imki pour générer des visuels au plus près de l’ADN d’une marque. “Nous traitons les données de nos clients de façon sécurisée, sur nos propres infrastructures”, affirme M. Gehl.L’accès à certaines données propriétaires comme les patrons est toutefois encore “difficile à obtenir”, admet Florent Michel, directeur technique d’Imki.  Pour autant, la start-up, qui compte une vingtaine d’employés et cherche à lever des fonds, ne compte pas s’arrêter là. “Le monde du luxe est sur notre calendrier dans les mois qui viennent”, glisse Eric Gehl. 

Retailleau assume la mise en place d’une “riposte graduée” à l’encontre de l’Algérie

En pleine crise entre Paris et Alger, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau assume dimanche la mise en place d’une “riposte graduée” à l’encontre de l’Algérie et assure que certains ressortissants algériens ont déjà été expulsés à leur arrivée à l’aéroport de Roissy. “Nous avons déjà mis en œuvre une riposte à nos frontières, à Roissy notamment, où l’on exige désormais un ordre de mission pour les Algériens présentant un passeport diplomatique à nos postes-frontières. Des ressortissants algériens ont ainsi dû être renvoyés dans leur pays”, explique le ministre dans une interview au Figaro, deux jours après des déclarations d’Emmanuel Macron tentant de calmer le jeu avec l’Algérie.  “Cette riposte graduée est la plus efficace”, selon le ministre Retailleau. “Elle permet d’abord d’aller sur des mesures individuelles, notamment vis-à-vis de membres de la nomenklatura algérienne”, ajoute-t-il.Selon une source proche du dossier, c’est ce qu’il s’est passé pour la femme de l’ambassadeur d’Algérie au Mali, interdite d’entrée sur le territoire français au motif qu’elle “n’avait pas tous ses documents de voyage”.”Quelques heures à peine, après les propos du président français son haineux ministre de l’Intérieur a remis une couche, en instruisant les services de la police des frontières de refouler l’épouse de l’ambassadeur d’Algérie au Mali, en lui interdisant l’entrée sur le territoire français sous le prétexte qu’elle n’avait pas d’argent”, a dénoncé samedi l’agence algérienne APS.”Et pourtant l’épouse du diplomate était en règle, elle a présenté son certificat d’hébergement, un document d’assurance et la carte de crédit de son époux”, a ajouté l’agence dénonçant “la provocation de trop” du ministre de l’Intérieur.Vendredi, le président français Emmanuel Macron a pris pour la première fois la parole après plusieurs attaques ces dernières semaines de Bruno Retailleau contre Alger. Le chef de l’Etat a appelé les deux capitales à “réengager un travail de fond” sur leurs accords d’immigration.

Face au revirement américain, Macron relance le débat sur une dissuasion européenne

Devant le spectaculaire rapprochement des États-Unis de Donald Trump avec la Russie, Emmanuel Macron a relancé le débat sur l’idée très sensible d’un parapluie nucléaire européen, qui divise la classe politique et que l’extrême droite conteste déjà.Le président français, à la tête d’une des deux puissances nucléaires en Europe avec le Royaume-uni, s’est dit prêt à “ouvrir la discussion” sur une dissuasion nucléaire européenne après l’affrontement verbal entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump vendredi à Washington, qui laisse craindre un désengagement des Etats-Unis en Ukraine et une rupture historique de leur alliance avec les Européens.Emmanuel Macron répondait au futur chancelier allemand Friedrich Merz qui a jugé nécessaire que l’Europe se prépare “au pire scénario” d’une Otan dépourvue de la garantie de sécurité américaine, y compris nucléaire.Mais pour la leader du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen, les États-Unis restent “évidemment” un allié de la France au sein de l’Otan (Organisation du traité de l’Atlantique nord). Ceux qui disent le contraire “ne sont pas des gens raisonnables”, a-t-elle affirmé samedi.La dissuasion nucléaire de la France doit rester “française” et “on ne doit pas la partager”, a-t-elle estimé, en minimisant la portée des échanges très tendus entre les présidents américain et ukrainien, la veille dans le bureau ovale. “C’est assez normal”, a-t-elle jugé parce que “le chemin de la paix est un chemin qui est difficile”.- “Servilité atlantiste” -Le ministre des Armées Sébastien Lecornu lui a répondu sur X que la dissuasion nucléaire “restera” française “de la conception et la production de nos armes, jusqu’à leur mise en œuvre sur décision du président de la République”, mais qu’en même temps “nos intérêts vitaux comportent une +dimension européenne+”.Emmanuel Macron propose à cet égard un “dialogue stratégique” avec les pays européens qui n’ont pas l’arme nucléaire et pourraient ne plus dépendre de la dissuasion américaine, faisant valoir dans le Parisien que cela “rendrait la France plus forte” car, ajoute-t-il dans Ouest-France, “aujourd’hui” les missiles russes déployés en Biélorussie “nous exposent”.”On ne peut pas dire qu’on veut des Européens plus autonomes et considérer qu’on va laisser nos voisins dépendre totalement de la capacité américaine sur le plan de la dissuasion”, ajoute-t-il dans le quotidien régional.Sans se prononcer directement sur l’arme nucléaire, le chef de file de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé qu’il fallait “faire obstacle” à “l’Europe de la défense” tout en dénonçant la “servilité atlantiste” des Européens.Sans surprise, l’idée d’un parapluie nucléaire élargi est soutenue par les plus pro-européens au sein de la classe politique.”Les ennemis de l’Europe doivent savoir que nos partenaires, ceux qui partagent nos valeurs, bénéficient du parapluie nucléaire français”, a affirmé sur France Inter Valérie Hayer, présidente du groupe Renew (centristes) au Parlement européen.- Intérêts vitaux -“La France a un rôle immense à jouer parce qu’elle est la seule puissance dotée de l’arme nucléaire de l’Union européenne, parce qu’elle a une industrie de défense puissante”, a abondé sur franceinfo l’eurodéputé social-démocrate Raphaël Glucksmann. “Nous changeons d’époque”, a souligné sur X l’ancien Premier ministre français Michel Barnier qui, sans évoquer le nucléaire, plaide pour un “aggiornamento stratégique” en Europe, avec par exemple la création d’un “conseil de sécurité européen”.Une quinzaine de dirigeants européens doivent se retrouver lors d’un sommet dimanche à Londres pour “faire avancer” leurs actions concernant l’Ukraine et la sécurité.Les 27 pays de l’UE se retrouveront ensuite jeudi à Bruxelles pour un sommet consacré à défense.Mais le scénario d’une dissuasion européenne se heurte à de nombreux obstacles, dont l’autonomie de décision revendiquée par la France dans ce domaine. Depuis son origine, la dissuasion française voulue par le général de Gaulle se veut complètement indépendante et repose sur l’appréciation par un seul homme, le président de la République, d’une menace contre les intérêts vitaux du pays.En février 2020, Emmanuel Macron avait mis en avant “la dimension authentiquement européenne” des intérêts vitaux français, non sans susciter des débats. Et en avril 2024, il s’était dit prêt à “ouvrir le débat” d’une défense européenne qui pourrait “inclure la défense antimissile, les tirs d’armes de longue portée, l’arme nucléaire pour ceux qui l’ont ou qui disposent sur leur sol de l’arme nucléaire américaine”. Vendredi il a en même temps relevé que sa “doctrine nucléaire garde un certain mystère parce que l’ambiguïté fait partie de son efficacité”. La France ne va donc pas dire par avance où elle pourrait frapper, “c’est le choix du chef des armées”, c’est-à-dire du président, a-t-il ajouté.

PKK declares ceasefire with Turkey after 40 years of armed struggle

Outlawed Kurdish militants on Saturday declared a ceasefire with Turkey following a landmark call by jailed PKK leader Abdullah Ocalan asking the group to disband and end more than four decades of armed struggle. President Recep Tayyip Erdogan, who backed the peace process initiated by a close nationalist ally, warned Turkey would pursue anti-PKK fight unless …

PKK declares ceasefire with Turkey after 40 years of armed struggle Read More »

UN chief warns against return to war as Gaza truce first stage due to end

The head of the United Nations made a fresh appeal for the Gaza ceasefire to be extended, warning against a “catastrophic” return to war as the first phase of the Israel-Hamas truce was to expire on Saturday.Negotiations on the next stage have so far been inconclusive, leaving uncertainty over the fate of hostages still held in …

UN chief warns against return to war as Gaza truce first stage due to end Read More »

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

“Défigurée” par le cyclone Garance, La Réunion face à l’ampleur des dégâts

Arbres arrachés, voitures emportées par les flots, routes et électricité coupées: l’île de La Réunion, “défigurée”, selon le préfet, par le cyclone Garance, qui a provoqué la mort de quatre personnes, a pris samedi la mesure des dégâts.C’est dans l’est et le nord de l’île de l’océan Indien que les conditions cycloniques ont été les plus dévastatrices.”55 ans que j’habite là, j’ai vécu plusieurs cyclones, je n’ai jamais vu ça”. A Bras-Panon (est), le toit de la maison de Krishna Cadivel a ainsi été emporté comme un fétu de paille. “Je suis sûr que ça a soufflé à plus de 200 km/h”, glisse ce père de famille de 55 ans.”Le toit s’est soulevé et a failli voler sur notre maison qui se trouve à l’arrière”, décrit de son côté à l’AFP Jimmy Bortel, à propos de la maison de ses parents, à Saint-Benoît. “Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie.”L’alerte rouge, ordonnant le confinement de la population, a été levée samedi à 10H00 locales (07H00 à Paris). L’aéroport Roland-Garros, à l’est de Saint-Denis (nord), a lui rouvert en fin d’après-midi.Le bilan “nous montre combien il faut être prudent alors que le danger n’est pas terminé”, a souligné vendredi soir le préfet de l’île, Patrice Latron.Le passage de ce cyclone, “brutal et violent” selon les termes du représentant de l’État, s’est en effet soldé par le décès de quatre personnes. Une femme a été emportée par les eaux à Saint-Denis et un homme tué, également dans la commune chef-lieu de La Réunion, dans un incendie d’origine électrique. Une femme a elle été ensevelie par une coulée de boue à Trois Bassins, commune de l’ouest de l’île.La préfecture a annoncé samedi matin le décès d’une quatrième personne, “un homme coincé sous un arbre” à Saint-Denis.”Pensées pour les familles des femmes et hommes à qui le cyclone Garance a arraché la vie. La Nation se tient à leurs côtés, aux côtés des blessés et de l’ensemble des Réunionnais”, a écrit Emmanuel Macron sur X. “Forces de sécurité et de secours, élus, services de l’État : la mobilisation est totale”, a-t-il ajouté.A Saint-Gilles-les-Bains, une ville balnéaire de la côte ouest de l’île, la ravine est sortie de son lit. Les flots déchaînés ont submergé la route, la faisant s’effondrer sur plusieurs mètres.”Nous n’avons plus d’électricité depuis ce moment-là, les lignes à haute tension ont été déterrées par les flots, je ne sais pas quand ça va pouvoir être réparé”, déplore Louis Fontaine, 66 ans, habitant de la commune.Une fois sorti de son lit, le cours d’eau boueux a envahi tout le centre-ville de Saint-Gilles.- “C’était méchant” -Samedi en début de soirée à La réunion, quelque 970 personnes étaient réparties dans des centres d’hébergement et 120.000 (37% des foyers) restaient privées d’électricité, selon un point de la préfecture. Plus de 310.000 habitants sont toujours privés d’eau potable. “Près de 32% des abonnés sont privés d’accès à internet et de téléphonie fixe (et) n’ont pas accès à leurs appareils, ainsi que 35 % des abonnés à la téléphonie mobile”, ajoute la préfecture, en précisant qu’ils étaient “respectivement 43 et 47% au plus fort de l’évènement”.”Il va y avoir beaucoup de travaux de remise en état: beaucoup de routes sont encombrées par des branchages, voire par des arbres en travers de la route, des routes sont inondées, des routes sont coupées, emportées, des ponts sont coupés”, décrit le préfet de l’île.Le représentant de l’Etat continue d’appeler à la “prudence” et prévient les plus de 880.000 habitants de l’île que le “monde” que “nous redécouvrirons” sera “encore défiguré par Garance”.”Ce phénomène a été plus violent que Belal”, en 2024, selon lui. Le cyclone Belal, qui s’était abattu sur La Réunion le 15 janvier 2024, avait provoqué la mort de quatre personnes et fait 100 millions d’euros de dégâts, selon les chiffres de France assureurs.Pendant le passage du cyclone vendredi, Météo-France a relevé des rafales de vent soufflant à 214 km/h à l’aéroport situé au nord de l’île et de 230 km/h sur le piton Sainte-Rose à l’extrême est. De très fortes pluies orageuses ont également balayé l’île. Dans un gymnase de Saint-Denis, où sont hébergés des habitants sinistrés, Marie-Pierrette Narsou confie sa peur: “Là c’était méchant, (…) moi ça m’a un peu traumatisée”.Le centre d’accueil se prépare à héberger plus de monde dans les prochaines heures. – Voitures emportées -Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des rues totalement inondées avec parfois des torrents d’eau dévalant les pentes, notamment à Saint-Denis et à Saint-André (est de La Réunion). D’autres vidéos montrent des voitures emportées.Le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, “se rendra sur place dans les prochains jours pour être aux côtés des Réunionnais et pour définir, en concertation avec le préfet et les élus du territoire, les aides nécessaires pour faire face à l’ampleur des dégâts”, a fait savoir son entourage samedi.”Deux vagues de renforts” de pompiers et de personnels de sécurité civile, en provenance de la métropole et de Mayotte, sont attendus ce week-end, a annoncé de son côté sur X Bruno Retailleau, le ministre de l’Intérieur.Floris Carpaye de la FDSEA, syndicat agricole majoritaire à La Réunion, se désole: “Toutes les filières agricoles ont été impactées, mais le maraîchage est peut être le secteur qui a été le plus touché, les serres ont volé, les plants de légumes ont été noyés, c’est une véritable catastrophe”.

“Défigurée” par le cyclone Garance, La Réunion face à l’ampleur des dégâts

Arbres arrachés, voitures emportées par les flots, routes et électricité coupées: l’île de La Réunion, “défigurée”, selon le préfet, par le cyclone Garance, qui a provoqué la mort de quatre personnes, a pris samedi la mesure des dégâts.C’est dans l’est et le nord de l’île de l’océan Indien que les conditions cycloniques ont été les plus dévastatrices.”55 ans que j’habite là, j’ai vécu plusieurs cyclones, je n’ai jamais vu ça”. A Bras-Panon (est), le toit de la maison de Krishna Cadivel a ainsi été emporté comme un fétu de paille. “Je suis sûr que ça a soufflé à plus de 200 km/h”, glisse ce père de famille de 55 ans.”Le toit s’est soulevé et a failli voler sur notre maison qui se trouve à l’arrière”, décrit de son côté à l’AFP Jimmy Bortel, à propos de la maison de ses parents, à Saint-Benoît. “Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie.”L’alerte rouge, ordonnant le confinement de la population, a été levée samedi à 10H00 locales (07H00 à Paris). L’aéroport Roland-Garros, à l’est de Saint-Denis (nord), a lui rouvert en fin d’après-midi.Le bilan “nous montre combien il faut être prudent alors que le danger n’est pas terminé”, a souligné vendredi soir le préfet de l’île, Patrice Latron.Le passage de ce cyclone, “brutal et violent” selon les termes du représentant de l’État, s’est en effet soldé par le décès de quatre personnes. Une femme a été emportée par les eaux à Saint-Denis et un homme tué, également dans la commune chef-lieu de La Réunion, dans un incendie d’origine électrique. Une femme a elle été ensevelie par une coulée de boue à Trois Bassins, commune de l’ouest de l’île.La préfecture a annoncé samedi matin le décès d’une quatrième personne, “un homme coincé sous un arbre” à Saint-Denis.”Pensées pour les familles des femmes et hommes à qui le cyclone Garance a arraché la vie. La Nation se tient à leurs côtés, aux côtés des blessés et de l’ensemble des Réunionnais”, a écrit Emmanuel Macron sur X. “Forces de sécurité et de secours, élus, services de l’État : la mobilisation est totale”, a-t-il ajouté.A Saint-Gilles-les-Bains, une ville balnéaire de la côte ouest de l’île, la ravine est sortie de son lit. Les flots déchaînés ont submergé la route, la faisant s’effondrer sur plusieurs mètres.”Nous n’avons plus d’électricité depuis ce moment-là, les lignes à haute tension ont été déterrées par les flots, je ne sais pas quand ça va pouvoir être réparé”, déplore Louis Fontaine, 66 ans, habitant de la commune.Une fois sorti de son lit, le cours d’eau boueux a envahi tout le centre-ville de Saint-Gilles.- “C’était méchant” -Samedi en début de soirée à La réunion, quelque 970 personnes étaient réparties dans des centres d’hébergement et 120.000 (37% des foyers) restaient privées d’électricité, selon un point de la préfecture. Plus de 310.000 habitants sont toujours privés d’eau potable. “Près de 32% des abonnés sont privés d’accès à internet et de téléphonie fixe (et) n’ont pas accès à leurs appareils, ainsi que 35 % des abonnés à la téléphonie mobile”, ajoute la préfecture, en précisant qu’ils étaient “respectivement 43 et 47% au plus fort de l’évènement”.”Il va y avoir beaucoup de travaux de remise en état: beaucoup de routes sont encombrées par des branchages, voire par des arbres en travers de la route, des routes sont inondées, des routes sont coupées, emportées, des ponts sont coupés”, décrit le préfet de l’île.Le représentant de l’Etat continue d’appeler à la “prudence” et prévient les plus de 880.000 habitants de l’île que le “monde” que “nous redécouvrirons” sera “encore défiguré par Garance”.”Ce phénomène a été plus violent que Belal”, en 2024, selon lui. Le cyclone Belal, qui s’était abattu sur La Réunion le 15 janvier 2024, avait provoqué la mort de quatre personnes et fait 100 millions d’euros de dégâts, selon les chiffres de France assureurs.Pendant le passage du cyclone vendredi, Météo-France a relevé des rafales de vent soufflant à 214 km/h à l’aéroport situé au nord de l’île et de 230 km/h sur le piton Sainte-Rose à l’extrême est. De très fortes pluies orageuses ont également balayé l’île. Dans un gymnase de Saint-Denis, où sont hébergés des habitants sinistrés, Marie-Pierrette Narsou confie sa peur: “Là c’était méchant, (…) moi ça m’a un peu traumatisée”.Le centre d’accueil se prépare à héberger plus de monde dans les prochaines heures. – Voitures emportées -Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des rues totalement inondées avec parfois des torrents d’eau dévalant les pentes, notamment à Saint-Denis et à Saint-André (est de La Réunion). D’autres vidéos montrent des voitures emportées.Le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, “se rendra sur place dans les prochains jours pour être aux côtés des Réunionnais et pour définir, en concertation avec le préfet et les élus du territoire, les aides nécessaires pour faire face à l’ampleur des dégâts”, a fait savoir son entourage samedi.”Deux vagues de renforts” de pompiers et de personnels de sécurité civile, en provenance de la métropole et de Mayotte, sont attendus ce week-end, a annoncé de son côté sur X Bruno Retailleau, le ministre de l’Intérieur.Floris Carpaye de la FDSEA, syndicat agricole majoritaire à La Réunion, se désole: “Toutes les filières agricoles ont été impactées, mais le maraîchage est peut être le secteur qui a été le plus touché, les serres ont volé, les plants de légumes ont été noyés, c’est une véritable catastrophe”.