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Bretagne: 1.700 personnes défilent à Lorient contre l’extrême droite, des dégradations

Quelque 1.700 personnes ont répondu dimanche à une manifestation régionale à Lorient “contre l’extrême droite” et “pour une Bretagne ouverte et solidaire” à l’appel d’une centaine d’associations et de collectifs de gauche, a annoncé la préfecture du Morbihan, qui a dénoncé “de nombreux actes de dégradation”. Lors de la manifestation dimanche après-midi, “de nombreux actes de dégradation ont été commis (tags, collages, bris de vitrines)”. En outre, “les forces de sécurité ont été la cible de tirs de mortiers et de jets de pierres”, a indiqué la préfecture dans un communiqué, précisant que “trois personnes ont été interpellées et placées en garde à vue”.Le préfet “dénonce vivement ces actes et condamne sans réserve les dégradations commises”, selon le même communiqué.”J’étais ce dimanche à la manifestation contre l’extrême-droite qui a réuni plus de 1.800 personnes à Lorient. C’est une belle mobilisation, qui répond à l’appel d’une centaine d’associations, partis et collectifs et qui montre une nouvelle fois que Lorient et la Bretagne résistent face à la vague d’extrême-droite”, a déclaré dans un communiqué le député du Morbihan Damien Girard (écologistes).”Pour autant, la violence n’a pas sa place dans nos manifestations. Je condamne fermement les dégradations commises, notamment contre le local du Parti Socialiste. Une minorité de casseurs ne doit pas venir entacher le succès de cette mobilisation”, a ajouté l’élu.Un correspondant de l’AFP a constaté d’importants dégâts sur la vitrine du local du Parti socialiste (PS), ainsi que des vitrines brisées d’agences d’intérim ou de distributeurs bancaires. Des forces de l’ordre ont également fait usage de gaz lacrymogènes, selon la même source.”La devanture du siège de la Fédération du Morbihan du Parti socialiste (…) a ainsi été victime d’une destruction méthodique pendant que les manifestants défilaient, avec 29 impacts recensés de masse ou d’objets équivalents et sans compter les tags injurieux. Il s’agit d’une attaque en règle contre les principes démocratiques et républicains les plus élémentaires que tous ceux qui disent combattre l’extrême-droite ont le premier devoir d’incarner avec la plus totale détermination”, a réagi le Premier secrétaire fédéral et sénateur du Morbihan Simon Uzenat, précisant que le parti allait déposer plainte. Lors de la manifestation, des pancartes “Pas de répit pour les fachos” ou “Bretagne anti fasciste” étaient déployées.Sous le soleil, les manifestants ont lancé des slogans comme “le fascisme, c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève” ou encore “pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos”.”Je suis ici pour montrer que les élus sont au côté des citoyens et des associations et des institutions culturelles. Quand l’extrême droite progresse, la culture est attaquée, les minorités, les femmes et les plus vulnérables sont pris pour cible”, a déclaré Rozenn Métayer, conseillère départementale de Lorient, non encartée. “Aujourd’hui, plus d’une centaine d’organisations ont appelé à manifester, c’est encourageant”, s’est félicité l’élue.

Xynthia: le gouvernement rend hommage aux victimes de la tempête 15 ans après

Un hommage a été rendu dimanche matin, en présence du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, aux victimes de la tempête Xynthia qui a fait 47 morts en 2010, dont 29 dans le village vendéen de La Faute-sur-Mer.”Tout a été renaturé, mais à l’époque, il y avait 600 maisons, 600 maisons qui ont été déconstruites et n’avaient rien à faire ici. Donc il faut transformer profondément notre façon de faire, s’imprégner d’une culture du risque pour se dire que le risque zéro n’existe jamais et que les forces de la nature sont extrêmement puissantes”, a déclaré Bruno Retailleau.Après une marche licencieuse, les participants se sont rassemblés devant la stèle en hommage aux victimes de Xynthia, sous le soleil. Des familles de victimes ont déposé des fleurs devant la stèle. Lors de l’hommage, Laurent Huger, maire de L’Aiguillon-la-Presqu’île, qui regroupe désormais les communes de La-Faute-sur-Mer et de L’Aiguillon-sur-Mer, a égrené les noms des victimes de la catastrophe. “Là où nous sommes là, juste là où nous sommes, il y avait 2,80 m d’eau, là où vous êtes avec moi”, a rappelé M. Huger.Élisabeth Tabary, vice-présidente de l’Association des victimes de la Faute-sur-Mer, qui a perdu son mari et son petit-fils lors de la tempête, dit “avoir deux vies”. “J’ai ma première vie, qu’il a fallu se reconstituer dans une deuxième vie, avec un regard différent sur l’avenir, sur les choses. Je ne suis pas la même personne”, a-t-elle dit à une vidéaste de l’AFP.A La-Faute-sur-Mer, village vendéen de quelques centaines d’âmes, 29 personnes étaient mortes, prises au piège de la tempête dans un quartier situé en contrebas de digues qui n’avaient pas suffit à la contenir.

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Xynthia: le gouvernement rend hommage aux victimes de la tempête 15 ans après

Un hommage a été rendu dimanche matin, en présence du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, aux victimes de la tempête Xynthia qui a fait 47 morts en 2010, dont 29 dans le village vendéen de La Faute-sur-Mer.”Tout a été renaturé, mais à l’époque, il y avait 600 maisons, 600 maisons qui ont été déconstruites et n’avaient rien à faire ici. Donc il faut transformer profondément notre façon de faire, s’imprégner d’une culture du risque pour se dire que le risque zéro n’existe jamais et que les forces de la nature sont extrêmement puissantes”, a déclaré Bruno Retailleau.Après une marche licencieuse, les participants se sont rassemblés devant la stèle en hommage aux victimes de Xynthia, sous le soleil. Des familles de victimes ont déposé des fleurs devant la stèle. Lors de l’hommage, Laurent Huger, maire de L’Aiguillon-la-Presqu’île, qui regroupe désormais les communes de La-Faute-sur-Mer et de L’Aiguillon-sur-Mer, a égrené les noms des victimes de la catastrophe. “Là où nous sommes là, juste là où nous sommes, il y avait 2,80 m d’eau, là où vous êtes avec moi”, a rappelé M. Huger.Élisabeth Tabary, vice-présidente de l’Association des victimes de la Faute-sur-Mer, qui a perdu son mari et son petit-fils lors de la tempête, dit “avoir deux vies”. “J’ai ma première vie, qu’il a fallu se reconstituer dans une deuxième vie, avec un regard différent sur l’avenir, sur les choses. Je ne suis pas la même personne”, a-t-elle dit à une vidéaste de l’AFP.A La-Faute-sur-Mer, village vendéen de quelques centaines d’âmes, 29 personnes étaient mortes, prises au piège de la tempête dans un quartier situé en contrebas de digues qui n’avaient pas suffit à la contenir.

Pope’s condition stable but complex

Pope Francis is in a “stable” condition in hospital but the clinical picture remains complex, the Vatican said Sunday, as the 88-year-old issued a statement thanking well-wishers for their support.The head of the Catholic Church was admitted to Rome’s Gemelli hospital on February 14 with bronchitis, which later developed into pneumonia in both lungs.After appearing …

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Au championnat du monde du cri de la mouette, la folle réinvention du carnaval de Dunkerque

“Ici on est tous fous”: événement récent mais déjà incontournable du carnaval de Dunkerque, le championnat du monde du cri de la mouette illustre la capacité de cette tradition festive à se réinventer, tout en restant très codifiée.Plumes de faisan sur la tête et costume de corsaire avec un jabot en dentelles, Moumoune, 42 ans, fait partie de la dizaine de candidats sélectionnés par les organisateurs pour la finale de ce championnat dimanche, en lancement de la bande de Dunkerque, l’un des défilés de carnaval les plus célèbres du nord de la France.En guise d’entraînement, “j’ai bu de l’eau salée, je me suis cachée dans les dunes, j’ai suivi les mouettes”, explique cette employée communale, à fond dans son personnage.Sous une grande tente montée dans le centre de Dunkerque, à l’atmosphère chauffée à blanc par les comités de soutien des candidats, les concurrents défilent sur un podium, s’emparant d’une banane qui pend du plafond avant de lancer un cri aigu, tantôt geignard, tantôt belliqueux mais toujours couvert au bout de quelques secondes par les huées ou les applaudissements. Les sept membres du jury, figures du carnaval de Dunkerque comme Kate Moche, brandissent leurs notes sur des ardoises. Moumoune finit sur la seconde marche du podium, le “bouclier de Mouettus” revenant à Michel Polnamouette, 24 ans, manteau de fourrure couvert de pin’s, perruque blonde bouclée et lunettes noires à la Michel Polnareff, qui entonne: “On ira tous au championnat, qu’on soit une mouette, un goéland…”Pour le concours, le ramage compte mais le plumage également: les candidats arborent qui un nid sur la tête, qui un filet de pêche où est pris un hareng autour des épaules. Ici, on ne parle pas de déguisement mais de “clet’che”, un costume que les carnavaleux complètent d’une année sur l’autre. Pour cette douzième édition du concours, certains candidats avaient fait le déplacement de Bayonne, Gap ou Orléans. – Plus de classes sociales -Événement off de la bande de Dunkerque, lancé par un restaurateur, le championnat du cri de la mouette est devenu l’un des temps forts du carnaval, qui s’étend dans la région sur plus de trois mois, de mi-janvier à fin avril.Le carnaval de Dunkerque puise ses racines au XVIIe siècle, dans les fêtes qui précédaient le départ des pêcheurs pour de longs et rudes mois au large de l’Islande.”Il y a un côté très codifié dans le carnaval, mais en même temps ça n’empêche pas de se réinventer et de créer des nouvelles bêtises à faire”, avec “toujours ce côté +On ne se prend pas au sérieux+”, résume Ludovic Bertin, président d’une association carnavalesque et auteur de livres sur le sujet.Fête de la transgression et de l’inversion, où le travestissement tient une grande place, le carnaval s’amuse désormais à brouiller les frontières entre l’homme et l’animal.Cette année, pour la deuxième fois, un championnat du cri du grisard, ou bébé goéland, est organisé pour les enfants de 4 à 12 ans.Visage maquillé façon arc-en-ciel à paillettes, Martine Fontaine, adjointe RH dans une usine, est venue avec son mari et ses enfants de 4 et 8 ans assister au concours du cri de la mouette. “On est carnavaleux, on voulait montrer aux enfants le frisson quand les 40 musiciens (de la bande) démarrent”, explique cette quadragénaire. “On oublie tout, il n’y a plus de classes sociales, plus de chef, plus d’ouvrier (…), on se donne plein d’amour tous ensemble.”L’après-midi doit se poursuivre avec une autre tradition non pas ancestrale mais néanmoins bien ancrée à Dunkerque: le lancer de harengs depuis le balcon de l’hôtel de ville, pratiqué depuis 1962. Cette année, environ 3.000 poissons représentant 550 kg vont prendre la voie des airs. En 2024, la bande de Dunkerque, qui se termine par le rigodon, chahut d’une heure pendant lequel les carnavaleux ou masquelours tournent autour des musiciens, avait rassemblé quelque 68.000 personnes, selon les autorités locales.

Salon de l’agriculture: fréquentation en légère hausse, la sérénité “retrouvée”

Le Salon de l’agriculture a accueilli 607.503 visiteurs pendant neuf jours à Paris pour sa 61e édition, ont annoncé dimanche peu avant sa clôture les organisateurs de l’événement, saluant le “retour de la sérénité” après les heurts de 2024.La fréquentation est en légère hausse (+0,64%) par rapport aux 603.652 visiteurs de l’édition précédente, marquée par une visite mouvementée du président de la République dans un contexte de crise agricole.”Tout le monde a retrouvé la sérénité”, a déclaré dimanche à l’AFP le président du Salon international de l’agriculture (SIA) Jérôme Despey.Après les huées et les violences qui avaient entouré la venue d’Emmanuel Macron l’an passé, les organisateurs du Salon avaient élaboré une charte pour encadrer les visites politiques, en limitant notamment la taille des délégations et en encadrant les déambulations.Cette charte a été “bien respectée”, a ajouté M. Despey, qui note “l’absence d’altercations majeures” lors de la venue du président mais aussi des ministres et des chefs de partis politiques. Le nombre de visites protocolaires est d’ailleurs passé de 83 à 88 cette année.”Il y a eu des échanges qui ont pu être animés lorsqu’ils ont rencontré les organisations syndicales ou des agriculteurs qui veulent avoir des explications sur le Mercosur (…) ou sur le sujet de leur revenu, de la simplification (administrative) ou des moyens de production”,  a-t-il constaté.Le contexte est bien différent des 10 jours de colère agricole qui avaient précédé l’édition 2024. Le gouvernement estime avoir respecté ses engagements au travers d’aides d’urgence et de lois récemment adoptées ou en passe de l’être.”Tout n’est pas réglé, mais il fallait qu’on puisse faire passer des messages”, a déclaré Jérôme Despey, aussi viticulteur, après une année 2024 terrible pour les récoltes et pour les élevages ravagés par des épizooties.Jérôme Despey, dont c’était la première édition en tant que président, s’est aussi réjoui de l’impulsion donnée à l’aspect international du Salon qui avait pour la première fois un pays à l’honneur, le Maroc.Une attention qui avait irrité certains agriculteurs, qui ont fait de la tomate marocaine un des symboles de la “perte de souveraineté” agricole, alors que la France importe déjà la moitié de sa consommation de fruits et légumes.”Mon rôle, c’est de faciliter l’échange entre producteurs, et la discussion entre producteurs de tomates français et producteurs marocains a eu lieu”, affirme M. Despey.”Ils sont en train d’établir une charte de saisonnalité pour avoir des éléments de régulation. Pour que quand la tomate est en production en France, il y ait moins de télescopage avec les importations de tomates marocaines.”Le Salon, qui s’est tenu du 22 février au 2 mars, appartient au Centre national des expositions et concours agricoles (Ceneca), constitué des grandes organisations agricoles, en particulier le fonds d’investissement Unigrains ou le syndicat historique FNSEA, dont M. Despey est aussi le vice-président.Le record de fréquentation de l’événement remonte à 2014, avec 703.407 visiteurs.Autre petite victoire, deux ans après la mise en place de campagne de prévention pour limiter la consommation d’alcool, “il y a eu moins de difficultés liées à l’alcool que ce qu’on a pu voir par le passé”, a souligné M. Despey.

Après la colère, la “sérénité retrouvée” au Salon de l’agriculture

Le Salon international de l’agriculture (SIA) ferme ses portes dimanche, au terme d’une 61e édition apaisée, contrastant nettement avec les tensions de l’an dernier et l’expression d’une colère profonde du monde agricole.Ils sont venus voir les taureaux de concours, monter dans la moissonneuse-batteuse, découvrir l’ail de la Drôme ou l’huile d’argan du Maroc, invité d’honneur de cette édition… 607.503 visiteurs ont parcouru les allées de la plus grande ferme de France, installée pendant neuf jours au Parc des expositions de la porte de Versailles à Paris.La fréquentation a connu une petite hausse de 0,64% mais c’est surtout la “sérénité retrouvée” que le président du Salon Jérôme Despey tient à saluer, avec quelque 88 visites protocolaires “sans altercation majeure” entre politiques et agriculteurs.Après les huées et les violences qui avaient entouré la venue d’Emmanuel Macron en 2024, en pleine mobilisation des agriculteurs pour demander un “revenu décent” et de la “considération”, la déambulation présidentielle a retrouvé ses allures de marathon.Samedi dernier, il a arpenté douze heures durant les allées, avec un passage obligé devant le box d’Oupette, la vache Limousine égérie du salon.”Tout n’est pas réglé, mais il fallait qu’on puisse faire passer des messages sereinement”, a déclaré dimanche à l’AFP Jérôme Despey, aussi viticulteur, après une année 2024 terrible pour les récoltes, les vendanges et pour les élevages, ravagés par des épizooties.- Souveraineté alimentaire -Emmanuel Macron s’est posé en défenseur des agriculteurs, qui ne peuvent, a-t-il dit, être “la variable d’ajustement” du pouvoir d’achat ou d’accords commerciaux, comme celui récemment passé entre l’Union européenne et des pays du Mercosur.Face à des syndicats inquiets, le président s’est engagé à tout faire “pour protéger cette souveraineté alimentaire française et européenne” dans un monde instable où Pékin, Trump ou Poutine peuvent faire trembler les secteurs des vins, cognacs, fromages ou blés français.Après le président Macron, c’est aussi une vision de la souveraineté alimentaire conçue comme un “réarmement” qu’a défendue la ministre de l’Agriculture Annie Genevard: “La France doit produire plus pour manger mieux (…), produire plus pour rester une puissance exportatrice”.Cette vision a largement satisfait le premier syndicat agricole FNSEA, comme son rival de la Coordination rurale, qui n’ont de cesse de plaider pour moins de contraintes et de normes, et plus de “moyens de production” – notamment des pesticides et de l’eau.Au contraire, la Confédération paysanne, le troisième syndicat agricole qui défend une “réelle transition agroécologique”, s’est dite “extrêmement choquée”. La position du gouvernement constitue, selon elle, un “recul majeur” sur les questions environnementales “sans pour autant garantir des prix minimum” aux agriculteurs.- Agneau, tête de veau et grands patrons -Soucieux de tourner la page de la colère agricole, l’exécutif a mis en avant les engagements “honorés” depuis un an, avec notamment “500 millions d’euros d’allégement de charges fiscales”, et la toute récente adoption de la loi d’orientation agricole, attendue depuis trois ans par la profession.Comme toujours, élus et responsables politiques se sont succédé dans les allées. Le communiste Fabien Roussel a mangé une tête de veau au petit-déjeuner; l’écologiste Marine Tondelier a posé avec un agneau sur les genoux; l’eurodéputé d’extrême droite et président du Rassemblement national Jordan Bardella a multiplié les selfies.Tous ont globalement respecté la charte qui avait été mise en place pour mieux encadrer les visites politiques, se félicite M. Despey.Mercredi, plateau inédit: cinq patrons de la grande distribution, mais sans le leader du secteur E.Leclerc, ont présenté des “engagements” destinés à aider les agriculteurs sous l’impulsion de l’animatrice Karine Le Marchand.Cette initiative a laissé sceptique le secteur agro-industriel, qui a ironisé ou dénoncé un “coup de communication” avant la clôture samedi des négociations commerciales, particulièrement tendue cette année, entre la grande distribution et ses fournisseurs. Les supermarchés ont affirmé dimanche avoir obtenu en moyenne une “quasi-stabilité” des tarifs auxquels ils achèteront une grande partie de ce qui garnira leurs rayons en 2025.Les agro-industriels avaient eux demandé des hausses pour compenser l’augmentation des charges industrielles mais aussi de la matière première agricole.

Bretagne: 1.800 personnes défilent à Lorient contre l’extrême droite

Quelque 1.800 personnes ont répondu dimanche après-midi à une manifestation régionale à Lorient “contre l’extrême droite” et “pour une Bretagne ouverte et solidaire” à l’appel d’une centaine d’associations et de collectifs de gauche, a constaté un correspondant de l’AFP.Parmi les pancartes figuraient “Pas de répit pour les fachos” ou “Bretagne anti fasciste”. Sous le soleil, les manifestants ont lancé des slogans comme “le fascisme, c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève” ou encore “pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos”.”Je suis ici pour montrer que les élus sont au côté des citoyens et des associations et des institutions culturelles. Quand l’extrême droite progresse, la culture est attaquée, les minorités, les femmes et les plus vulnérables sont pris pour cible”, a déclaré Rozenn Métayer, conseillère départementale de Lorient, non encartée. “Aujourd’hui, plus d’une centaine d’organisations ont appelé à manifester, c’est encourageant”, a ajouté l’élue.  Pour le député du Morbihan Damien Girard (écologiste), il était “évident” d’être “en soutien cette manifestation, portée par la jeunesse”. “Dans une tribune publiée après les élections européennes (de juin 2024, ndlr), je m’inquiétais de la montée de l’extrême droite en Bretagne. On a vu, à l’occasion du centre pour réfugiés de Callac, que l’extrême droite pouvait être présente dans des territoires qui ont besoin d’être revitalisés. La Bretagne a toujours été une terre d’intégration. Si ça bascule en Bretagne, ça veut dire que la France va être submergée par l’extrême droite”, a-t-il dit. Des dégradations ont eu lieu peu après 16H30 visant notamment le local du Parti socialiste (PS) du Morbihan, des agences d’interim ou encore des guichets de banque, a constaté un correspondant de l’AFP. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène.

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Un air de “fin du monde”: La Réunion en partie dévastée par le cyclone Garance

“On aurait dit que c’était la fin du monde”: comme cette habitante de Saint-Denis, les Réunionnais restent dimanche sous le choc, deux jours après le passage dévastateur sur l’île du cyclone Garance, tuant quatre personnes.L’heure est dimanche aux travaux de nettoyage et de déblaiement après le passage du cyclone et de ses vents à plus de 200 km/h.Les réseaux électriques continuent d’être progressivement remis en route mais 90.000 personnes (21% des abonnés) restent privées d’alimentation, a indiqué dimanche en fin de journée la préfecture, précisant que l’alimentation était “entravée par la perte de 21 pylônes, détruits” par le vent.L’accès à l’eau reste aussi perturbé, avec 65.000 personnes encore privées d’eau courante, selon la préfecture, qui a mis en place une cellule pour résoudre ce problème et déployé 60 citernes sur l’île. Téléphonie et internet sont aussi perturbés, obligeant la préfecture à disposer huit kits Starlink (kits satellitaires pour l’internet haut débit) sur le territoire.- “Tout est perdu !” -La route du littoral reliant l’ouest au nord de l’île a été rouverte à la circulation dimanche à la mi-journée. Construite en partie sur la mer, cet axe majeur de circulation était fermé depuis jeudi soir. “Même si nous étions préparés, le cyclone a été très puissant”, a souligné le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, dans Le Figaro dimanche.Il a redit que “deux vagues de renforts nationaux sont prévues pour venir en aide à la population”, avec une centaine de pompiers en provenance de Mayotte, acheminant cinq tonnes de matériel, ainsi qu’un escadron de gendarmerie avant lundi, “100 personnels de la Sécurité civile” arrivant de métropole.Mais en attendant chez les habitants, le traumatisme est très présent.A La Colline, un quartier excentré de Saint-Denis difficilement accessible autrement qu’en véhicule tout terrain, une Réunionnaise confie, sous couvert de l’anonymat, avoir cru “ne plus jamais voir un autre jour”.”On aurait dit que c’était la fin du monde, la rivière était en crue, la pluie tombait sans arrêt et le vent soufflait très fort”, décrit-elle. “Regardez tout ça, nous n’avons plus rien, tout est perdu !”, lance-t-elle en montrant un amoncellement de tôles tordues, d’arbres arrachés et de détritus recouvert de boue qui s’étalent sur quelques centaines de mètres.Son voisin, qui requiert aussi l’anonymat -“parce que je ne parle pas en mon nom propre, mais au nom de tout le monde”-, abonde dans son sens: “Des habitants ont dû se sauver eux-mêmes. Certains ont nagé pour survivre et se sont accrochés aux toits. Des bébés ont été placés dans des seaux et dans des paniers pour les protéger des eaux en furie”.Après le cyclone, un épisode météorologique “brutal et puissant”, l’île, qui compte plus de 880.000 personnes, reste “défigurée”, selon les termes du préfet.De nombreuses localités, en plus des vents violents, ont été traversées par des coulées de boue provenant des rivières en crue ou des ravines se jetant dans l’océan.”Il va y avoir beaucoup de travaux de remise en état: beaucoup de routes sont encombrées par des branchages, voire par des arbres en travers de la route, des routes sont inondées, des routes sont coupées, emportées, des ponts sont coupés”, a prévenu dès vendredi le préfet de l’île, Patrice Latron.- Agriculture dévastée -Nombre d’habitants expriment leur colère. “Regardez tout ça, nous n’avons plus rien, tout est perdu !”, lance une habitante de La Colline en montrant un amoncellement de tôles tordues, d’arbres arrachés et de détritus recouvert de boue qui s’étalent sur quelques centaines de mètres.Contactée par l’AFP, la mairie de Saint-Denis a assuré dimanche qu’un détachement de militaires des forces armées de la zone sud de l’océan Indien (FAZSOI) et l’élue municipale du secteur s’étaient rendus sur place à la mi-journée.Les militaires procèdent au déblayage, au nettoyage et à la sécurisation du quartier.Alimenté par le ronronnement des tronçonneuses et le raclement de pelleteuses sur les chaussées, un bruit de fond est audible dans plusieurs quartiers de Saint-Denis.Dans le centre-ville de la préfecture de l’île, Marjorie Bénard, sabre en main, hache en morceaux une grosse branche qui obstrue l’entrée de son jardin. “Avec mon mari et les enfants nous n’arrêtons de tailler, hacher et balayer depuis samedi matin”, raconte-t-elle à l’AFP.Elle se dit “un peu fatiguée” et “surtout préoccupée”: chez elle, deux baies vitrées ont volé en éclats sous la force des vents. “Maintenant on peut entrer dans la maison comme dans un moulin.”Le cyclone a aussi eu des conséquences dévastatrices pour l’agriculture réunionnaise.”Ça fait bientôt 17 ans que j’habite ici. Et j’ai jamais vu mon jardin comme ça un lendemain de cyclone”, se désole Jean-Christophe Hoarau, qui cultive à L’Etang-Salé (sud-ouest) melons et concombres en serre.Tous ses arbres fruitiers ont été détruits. Il ne lui reste que ses cultures sous serres pour subvenir à ses besoins. Au total, il estime avoir perdu 75% de sa production.