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Le skipper Kevin Escoffier entendu en garde à vue pour quatre “agressions sexuelles”

Le skipper Kevin Escoffier a été placé en garde à vue début février “pour des faits d’agressions sexuelles” sur quatre plaignantes, a indiqué lundi à l’AFP le parquet de Lorient (Morbihan).Le célèbre navigateur breton avait été suspendu en octobre 2023 par la Fédération française de voile (FFVoile) après avoir fait l’objet d’accusations de violences sexuelles de la part de plusieurs femmes, une suspension ensuite annulée en mars 2024.Le 10 février, le skipper a été placé en garde à vue “pour des faits d’agressions sexuelles”, a indiqué le vice-procureur de Lorient, Eric Pouder, confirmant partiellement des informations du quotidien régional Ouest-France.Il s’agit de “quatre faits concernant quatre plaignantes”, a-t-il précisé. “L’enquête préliminaire se poursuit.”Une enquête judiciaire avait été ouverte en juillet 2023 par le parquet de Paris sur une agression sexuelle présumée survenue à Newport, aux Etats-Unis.Le parquet n’a pas confirmé dans l’immédiat si la victime de cette agression faisait partie des quatre plaignantes évoquées.Avant cette affaire, Kevin Escoffier ingénieur naval et membre d’une illustre famille de marins, s’était notamment fait connaître pour avoir manqué de faire naufrage en novembre 2020, sauvé in extremis par le marin Jean Le Cam lors de la course transatlantique du Vendée Globe.

Continuer “TPMP” sur internet est une idée de Bolloré, assure Hanouna

C’est le milliardaire Vincent Bolloré qui a eu l'”idée de génie” de continuer “Touche pas à mon poste” sur internet après l’arrêt de la chaîne C8 qu’il contrôlait, a affirmé lundi l’animateur de cette émission, Cyril Hanouna.”On est très heureux d’être à l’antenne ce soir, c’est une idée de génie de Vincent Bolloré, notre actionnaire, qui avait ça en tête depuis plusieurs semaines, plusieurs mois”, a déclaré M. Hanouna.Il était l’invité de l’émission de Pascal Praud sur CNews, autre chaîne dans le giron du milliardaire conservateur via le groupe Canal+.C8 a arrêté d’émettre vendredi après le non-renouvellement de sa fréquence par l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel. Validée par le Conseil d’Etat, cette décision a largement été motivée par les “manquements réitérés” de la chaîne, qui a cumulé 7,6 millions d’euros d’amende à cause des dérapages de Cyril Hanouna, son animateur vedette.L’arrêt de C8 a été dénoncé par nombre de responsables de droite et d’extrême droite au nom de la “liberté d’expression”.Au terme du dernier numéro de l’émission “Touche pas à mon poste” (TPMP) sur C8 jeudi, M. Hanouna a annoncé qu’il allait quitter le groupe Canal+ pour rejoindre en septembre le groupe rival M6, sur la télé W9 et Fun Radio.Entretemps, il continue “TPMP” à partir de lundi, en direct sur Dailymotion, YouTube et les bouquets des box internet.Face aux craintes suscitées en interne par son arrivée, M6 a affirmé à plusieurs reprises qu’il venait pour faire du “divertissement”, sans tonalité “politique”.”Bien sûr, (W9) c’est une chaîne qui est plus dans le divertissement. Après on va en parler avec les dirigeants de M6 mais pour l’instant on ne s’est pas parlé de ça”, a commenté l’intéressé sur CNews.”C’est sûr qu’on ne va pas faire de politique sur Fun Radio et sur W9, je ne vais pas inviter Eric Ciotti ou Laurent Wauquiez”, a-t-il ajouté, en indiquant toutefois qu’il aborderait des “sujets de société”.Tout en fustigeant le régulateur, M. Hanouna a assuré que l’arrêt de C8 n’était “pas une décision de l’Arcom”.”Ca veut dire que c’est Emmanuel Macron ?”, l’a relancé Pascal Praud. “Bien sûr! Vous croyez que c’est qui alors, c’est ma mère ?”, a-t-il répondu.Le 22 février, le président de la République avait souligné que l’arrêt de C8 et de NRJ12, qui a également perdu sa fréquence, n’était “pas une décision politique du tout”.

Evasion de Mohamed Amra: huit nouvelles interpellations lundi

Huit autres personnes ont été interpellées lundi et placées en garde à vue dans l’enquête sur l’évasion mortelle en mai 2024 du narcotrafiquant Mohamed Amra et sa cavale pendant neuf mois, a indiqué le parquet de Paris.Les suspects ont été arrêtés en Ile-de-France ainsi que dans les régions de Rouen et Evreux, selon le site Actu 17.Au total, dix-neuf suspects, dont Mohamed Amra arrêté en Roumanie et remis à la France mardi, ont déjà été mis en examen la semaine dernière. Quinze d’entre eux ont été incarcérés et quatre placés sous contrôle judiciaire.Un homme avait été interpellé en Espagne et deux hommes au Maroc dans le cadre de cette information judiciaire menée par la Juridiction nationale de lutte contre le crime organisée (Junalco). Ils pourraient être extradés ou remis à la France dans les prochaines semaines.Ces personnes sont soupçonnées, à des degrés divers, d’avoir participé aux divers projets d’évasion de Mohamed Amra, dont celle qui a fini tragiquement à Incarville (Eure) le 14 mai 2024 avec la mort de deux agents pénitentiaires, Arnaud Garcia et Fabrice Moello, et des blessures pour trois autres. Les enquêteurs de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), chargés des investigations, ont ratissé un “cercle extrêmement large” de personnes dont l’implication est “assez mince”, avait précisé une source proche du dossier.Parmi les personnes mises en examen figurent des membres présumés du commando mais aussi Jean-Charles P., présenté par une source comme un très proche d’Amra et son possible mentor. D’autres mis en cause semblent avoir des rôles secondaires: achat d’outils pour l’un, location de voiture pour un autre, récupération d’échelles télescopiques pour un troisième, etc.Certains sont aussi accusés d’avoir aidé le narcotrafiquant dans sa fuite.Il a été interpellé le 22 février à Bucarest. Il vivait avec de faux papiers depuis le 8 février dans un appartement dans la banlieue de Bucarest, selon la police roumaine. “L’hypothèse la plus probable” est qu’il soit resté en France jusqu’à son départ en Roumanie début février, avaient confié deux sources proches de l’enquête lundi à l’AFP.

Finances publiques: le gouvernement met en place un “comité d’alerte” pour éviter les dérapages

Le gouvernement a annoncé lundi un “plan d’action” pour améliorer le pilotage des finances publiques, notamment la création d’un “comité d’alerte” qui associera le Parlement pour éviter un nouveau dérapage du déficit public.”C’est un vrai tournant (…) dans le pilotage de nos finances publiques, qui se fera dans la transparence et le dialogue”, a déclaré le ministre de l’Economie, Eric Lombard, lors d’une conférence de presse. “C’est d’autant plus important que nous sommes entrés dans une période nouvelle de l’histoire du monde, avec la montée des tensions internationales qui sont telles que l’Union européenne va devoir retrouver une autonomie stratégique accrue”, laquelle nécessitera de s’assurer “des marges de manoeuvre budgétaires”, a-t-il ajouté. Ce plan d’action fait suite à d’importants dérapages du déficit public en 2023 et 2024, attribués notamment à des recettes inférieures aux prévisions, alors que la France fait figure de mauvais élève de la zone euro en raison de la forte détérioration de ses finances publiques. Celle-ci lui a valu vendredi un avertissement de l’agence de notation S&P.  Pour tenir l’objectif d’un déficit à 5,4% du PIB pour 2025, après 6% environ l’an dernier, le gouvernement souhaite renforcer le dialogue avec le Parlement sur le suivi de l’exécution du budget.Il s’agit de prolonger les consultations des groupes politiques du Parlement qui avaient été menées dans le cadre de la difficile élaboration du budget 2025 après la censure du gouvernement Barnier en décembre. Ainsi, un “comité d’alerte” réunira, autour des ministres de Bercy, les rapporteurs, notamment les parlementaires des commissions des finances et des affaires sociales, des représentants de la Sécurité sociale et le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici. Cette structure, qui se réunira trois fois par an, se penchera à la fois sur les comptes de l’Etat, de la Sécurité sociale et des opérateurs de l’Etat.Le deuxième axe du plan prévoit une “transparence” renforcée, avec une saisie systématique du Haut conseil des finances publiques et la création d’un “cercle des prévisionnistes” qui examinera la pertinence des hypothèses de prévisions macroéconomiques. Sera déployée aussi une “conversation” avec les Français à travers le pays, dont les modalités restent à préciser. “Nous voulons ouvrir la boîte noire de Bercy pour (…) conforter les conditions du compromis politique”, a indiqué la ministre Amélie de Montchalin, chargée des Comptes publics. Un dernier volet consistera à “améliorer” les outils et méthodes de prévisions, notamment concernant la prévisibilité de l’impôt sur les sociétés et des dépenses des collectivités locales.  

Entre deux sommets européens, le Parlement compte ses divisions sur l’Ukraine

Jusqu’où soutenir Kiev et comment ? Tandis que Paris et ses alliés cherchent la parade à un possible désengagement des Etats-Unis, deux débats sans vote sont organisés, lundi à l’Assemblée puis mardi au Sénat, sur “la situation en Ukraine et la sécurité en Europe”.Annoncés mi-février, ces débats prennent une nouvelle dimension après l’altercation entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky vendredi à la Maison Blanche. Dans la classe politique française, la vague d’indignation qui a suivi n’a pas suffi à resserrer les rangs car de profondes divisions subsistent sur l’attitude à adopter, tant vis-à-vis de Washington que de Moscou, et sur le rôle des Européens.La séance à l’Assemblée doit commencer vers 17H00 avec une déclaration de François Bayrou qui devrait reprendre les propositions faites dimanche soir par Emmanuel Macron après une réunion à Londres avec une quinzaine d’autres responsables européens. Avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, Emmanuel Macron avance notamment l’idée d’une trêve d’un mois en Ukraine “dans les airs, sur les mers et les infrastructures énergétiques”. A ce stade, ce n’est qu’une “option”, a cependant relativisé Londres lundi matin. Ce serait une première étape avant un éventuel cessez-le-feu sur l’immense ligne de front, préalable indispensable à toute éventualité de déploiement de forces européennes, auquel la France et la Grande-Bretagne sont prêtes à participer, dans le cadre d’un accord de paix et sous une protection américaine.Le chef de l’Etat a confirmé au passage sa volonté “d’approfondir le dialogue” avec d’autres pays sur la dissuasion nucléaire française, pour le “développement d’une véritable culture stratégique entre Européens” même s’il entend conserver “la décision totalement souveraine” d’utiliser l’arme atomique.Par ailleurs, il estime que l’Union européenne doit mobiliser “200 milliards d’euros dans un premier temps” pour financer l’effort militaire, et que ses 27 membres doivent porter leur effort de défense autour de 3% à 3,5% de leur produit intérieur brut (PIB) contre 2% aujourd’hui. Cette montée en puissance sera à l’ordre du jour d’un sommet jeudi à Bruxelles car “la ligne de front ne cesse de se rapprocher de nous” en raison des “ambitions impérialistes” de la Russie, selon le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Une fois n’est pas coutume, le chef de l’Etat peut compter sur l’appui du Parti socialiste, dont le leader Olivier Faure a dit lundi “se retrouver parfaitement” avec ce qu’il propose.”Faire bloc avec les Ukrainiens et, à moyen terme, s’engager dans une défense européenne dans laquelle les Français doivent prendre toute leur part, y compris en reposant la question du parapluie nucléaire”, a-t-il résumé. Désaccords sur la table -Mais les désaccords ne manqueront pas de s’exprimer. En premier lieu sur la dissuasion nucléaire, que la patronne du Rassemblement national Marine Le Pen ne veut “pas partager”. “Ce serait une trahison nationale”, a renchéri lundi Jordan Bardella, qui a réaffirmé son hostilité à une défense européenne.Le RN risque néanmoins d’être mis sur la défensive sur son positionnement vis-à-vis de Donald Trump et Vladimir Poutine. François Hollande a ainsi appelé “à une prise de conscience politique qui doit nous permettre, en 2027, “d’écarter une dirigeante qui puisse être l’amie des deux partenaires qui sont prêts à dépecer l’Ukraine”.Autre divergence, le dialogue avec la Russie. Le chef des députés LR Laurent Wauquiez a jugé “indispensable de parler” avec Vladimir Poutine pour “restaurer la paix”.Un rare point commun avec le numéro un du parti communiste Fabien Roussel, qui ne veut “pas laisser Trump et Poutine discuter ensemble” et “sceller un accord sur le dos des Européens”.La France insoumise devrait saisir l’occasion pour dénoncer, à l’instar de son leader Jean-Luc Mélenchon, la “servilité atlantiste” des dirigeants européens qui ont “diabolisé Poutine” et se retrouvent désormais “coupables d’une capitulation sans condition (et) sans issue”.Accusation dont voudra sans doute se défendre l’ex-Premier ministre et chef des députés Renaissance Gabriel Attal, pour qui “les Etats-Unis ont perdu le droit de se revendiquer comme les leaders du monde libre”.

8-Mars : le gouvernement accusé d’avoir “enterré” l’égalité femmes-hommes

Budgets “insuffisants”, mesures annoncées qui “tardent”: la promesse d’Emmanuel Macron d’une plus grande égalité femmes-hommes a été “enterrée”, estime l’ONG Oxfam France lundi, à quelques jours de la journée internationale des droits des femmes. “Les travailleuses françaises gagnent toujours 23,5% de moins que leurs homologues hommes” dans le secteur privé et “la France a été classée 48e pays du monde en matière d’égalité dans le secteur économique par le Forum économique mondial en 2024”, souligne l’organisation dans un communiqué.Les mesures annoncées – “congés de naissance partagés équitablement”, service public de la petite enfance, réforme de l’index de l’égalité professionnelle – “tardent à se concrétiser”, s’alarme-t-elle. Or “un réel service public de la petite enfance est un impératif pour réduire les inégalités femmes-hommes quand on sait que ce sont les femmes qui continuent de sacrifier leur carrière professionnelle à l’arrivée des enfants”, souligne Sandra Lhote Fernandes, responsable de la campagne justice de genre au sein de l’ONG.Cette dernière exhorte également l’exécutif à mettre en place une “loi cadre intégrale contre les violences sexuelles”, une demande formulée en novembre par une coalition d’associations féministes et écartée par le gouvernement Barnier de l’époque. Face aux critiques, Emmanuel Macron, qui a fait de la lutte pour l’égalité femmes-hommes et contre les violences faites aux femmes “une grande cause nationale”, s’est à plusieurs reprises défendu de toute inaction, estimant être “inattaquable” sur ces questions.L’exécutif met notamment en avant un soutien financier accru à la ligne d’écoute associative 3919 destinée aux femmes victimes de violence, le déploiement des téléphones “grave danger” et des bracelets anti-rapprochement, ou encore l’indice de l’égalité professionnelle.  La ministre chargée de l’Égalité femmes-hommes Aurore Bergé a fait valoir de son côté début février un budget en hausse de 20% pour 2025, avec des crédits s’élevant à 94 millions d’euros pour affronter ce problème. “Le budget du ministère des droits des femmes pour 2025 c’est à peine la moitié de ce qu’a coûté l’organisation des législatives anticipées de juin dernier”, fustige Oxfam France, qui déplore un budget “aveugle aux inégalités de genre”.L’ONG propose la mise en place de 15 mesures “d’urgence”, parmi lesquelles l’introduction d'”éga-conditionnalités” dans la commande publique, la revalorisation des secteurs les plus féminisés, le renforcement de l’index Egapro ou encore la mise en place effective d’un “congé d’au moins 6 mois partagé entre les deux parents”. 

La France va présenter à l’Algérie une liste de “plusieurs centaines de personnes” aux profils “dangereux”, déclare Retailleau

Dans une stratégie de “riposte graduée” à l’encontre de l’Algérie, la France prépare une liste de “plusieurs centaines” de ressortissants algériens aux “profils dangereux”, qu’elle souhaite renvoyer en Algérie, a déclaré lundi le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.En pleine crise entre Paris et Alger, “nous sommes en train d’établir une liste de plusieurs centaines de personnes qui ont des profils dangereux”, “bien sûr, ils n’ont pas tous la même dangerosité”, et “ces gens-là, dont il est établi qu’ils sont des ressortissants algériens, nous allons les présenter aux Algériens” pour leur demander de les reprendre, a-t-il indiqué sur RMC/BFMTV.Ces individus présentent un danger “parce qu’ils ont commis des troubles à l’ordre public ou parce qu’ils figurent dans notre fichier des radicalisés pour terrorisme”, a précisé Bruno Retailleau.Et la réaction de l’Algérie à cette demande, “ce sera l’épreuve de vérité”, a-t-il jugé.”Ma mission”, a plaidé le ministre, “elle est de protéger les Français et je ne veux pas que ce qui s’est produit à Mulhouse se reproduise demain (…) A Mulhouse, un terroriste a tué un homme qui était un ressortissant portugais. Il aurait dû être en Algérie. Nous l’avions présenté à de multiples reprises aux Algériens qui l’avaient refusé”, a-t-il poursuivi.”Ce que je souhaite, c’est que l’Algérie, encore une fois pour garantir la sécurité des Français, reprenne ses ressortissants, conformément au droit international”, a souligné celui qui est aussi candidat à la présidence de LR.Car, a-t-il martelé, “l’Algérie ne respecte pas, de manière unilatérale, les accords internationaux”: la Convention internationale de Chicago de 1944 et surtout l’accord conclu avec la France en 1994, selon lequel “un ressortissant algérien doit être accepté par l’Algérie”.Interrogé sur l’octroi par le ministère de l’Intérieur de visas pour le temps du Ramadan à des imams venant surtout du Maroc mais aussi parfois d’Algérie, le ministre a jugé qu'”il n’y a aucun paradoxe”. “C’est le ramadan et nous accordons depuis des dizaines d’années des facilités à des imams, des psalmodieurs, qui viennent pendant 40 jours” et “sont strictement contrôlés”, a développé Bruno Retailleau, disant préférer “des gens qui viennent sur une courte période plutôt que certains qui s’autoproclament imams et qui tiennent des discours de haine”. “Ce que ne voit pas le Rassemblement national, c’est que si on mettait des entraves au culte pour des compatriotes qui respectent les principes de la République, on creuserait en réalité le séparatisme et on les ferait basculer du mauvais côté de la barrière”, a-t-il affirmé.

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La fonte des glace pourrait ralentir un courant Antarctique vital, selon une étude

Le plus fort courant océanique de la planète pourrait ralentir avec la fonte des glaces de l’Antarctique, selon des recherches publiées lundi et qui avertissent de graves conséquences climatiques.Des scientifiques ont utilisé l’un des superordinateurs les plus puissants d’Australie pour modéliser la façon dont la fonte des calottes glaciaires pourrait modifier le courant circumpolaire antarctique, qui joue un rôle majeur dans les schémas climatiques mondiaux.”L’océan est extrêmement complexe et finement équilibré”, a déclaré Bishakhdatta Gayen, scientifique à l’université de Melbourne. “Si ce +moteur+ actuel tombe en panne, les conséquences pourraient être graves, notamment une plus grande variabilité du climat, avec des extrêmes plus marqués dans certaines régions, et un réchauffement planétaire accéléré en raison d’une réduction de la capacité de l’océan à agir en tant que puits de carbone”.Le courant circumpolaire antarctique agit comme une sorte de “tapis roulant océanique” qui déplace d’immenses colonnes d’eau à travers les océans Indien, Atlantique et Pacifique, a expliqué M. Gayen.La fonte des calottes glaciaires “déverserait de grandes quantités d’eau douce” dans le courant, selon la modélisation, ce qui changerait la teneur en sel de l’océan et rendrait plus difficile la circulation de l’eau froide entre la surface et les profondeurs. Les océans jouent un rôle essentiel en tant que régulateurs du climat et puits de carbone. Des eaux plus froides peuvent absorber de plus grandes quantités de chaleur de l’atmosphère.Si les émissions de combustibles fossiles augmentaient au cours des 25 prochaines années (scénario dit “à fortes émissions”), le courant pourrait ralentir d’environ 20%, selon les résultats de la recherche publiée dans la revue Environmental Research Letters.Les algues et les mollusques pourraient alors plus facilement coloniser l’Antarctique, écrivent les chercheurs. Même si le réchauffement climatique était limité à un seuil de 1,5 degré Celsius, le courant antarctique pourrait encore ralentir.”L’accord de Paris de 2015 visait à limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius par rapport aux niveaux préindustriels”, a déclaré le climatologue et co-auteur de l’étude Taimoor Sohail.”De nombreux scientifiques s’accordent à dire que nous avons déjà atteint cet objectif de 1,5 degré, et il est probable qu’il fasse plus chaud, avec des impacts en flux sur la fonte des glaces de l’Antarctique.”L’équipe de recherche, qui comprend des scientifiques australiens, indiens et norvégiens, a toutefois noté que ses résultats contrastaient avec ceux d’études antérieures qui avaient observé une accélération du courant.Ils ont déclaré que des observations et des modélisations supplémentaires étaient nécessaires pour comprendre comment cette “région mal observée” réagissait au changement climatique.

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Le Japon déploie plus de 2.000 pompiers pour lutter contre d’importants feux de forêts

Plus de 2.000 pompiers sont mobilisés dans le nord du Japon, alors que des feux de forêts records ont entraîné l’évacuation de 4.600 habitants, selon les autorités lundi.Une personne est décédée la semaine dernière dans l’incendie qui frappe la région d’Iwate, où les précipitations ont particulièrement baissé et alors que le Japon a connu l’an dernier son été le plus chaud depuis le début des relevés.Des sapeurs-pompiers venus de 14 départements du Japon ont été mobilisés pour tenter de venir à bout de l’incendie qui a déjà brûlé quelque 2.100 hectares depuis jeudi, a indiqué l’agence de gestion des incendies et des désastres.”Même s’il est inévitable que le feu se propage dans une certaine mesure, nous prendrons toutes les dispositions nécessaires pour nous assurer qu’il n’y aura pas d’impact sur les habitations”, a déclaré lundi le Premier ministre Shigeru Ishiba devant le Parlement.Seize hélicoptères, y compris ceux des forces d’autodéfense, ont également fait la navette pour verser de l’eau sur les flammes.L’incendie a endommagé 84 bâtiments dimanche, mais les dégâts sont encore en cours d’évaluation, selon l’agence.Environ 2.000 personnes ont fui les zones autour de la ville d’Ofunato, dans la région boisée d’Iwate, selon les autorités. Une partie d’entre elles se sont réfugiées chez des amis ou des parents, et plus de 1.200 personnes ont été conduites vers des abris, ont-elles ajouté.Des images aériennes de la chaîne publique NHK diffusées lundi matin dans la ville d’Ofunato montraient des flammes orange près de bâtiments et d’épaisses volutes de fumée blanche.Le nombre d’incendies de forêt avait diminué au Japon depuis un pic dans les années 1970, selon les données du gouvernement, mais l’archipel en recensait encore environ 1.300 en 2023, concentrés sur la période de février à avril, lorsque l’air s’assèche et que les vents se lèvent.A Ofunato, les précipitations ont seulement atteint 2,5 millimètres en février, battant ainsi le précédent record de 4,4 millimètres en 1967 et se situant en dessous de la moyenne habituelle de 41 millimètres.L’année 2024 a aussi été la plus chaude jamais enregistrée au Japon, selon l’agence météorologique nationale (JMA), sur fond de phénomènes extrêmes se multipliant dans le monde en raison du changement climatique.