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À La Réunion, des hectares couchés par les vents du cyclone Garance

À perte de vue, la Réunion offrait lundi les mêmes paysages de chaos, d’hectares de champs de bananes ou d’ananas dévastés après le cyclone Garance qui a fait quatre morts et provoqué des dégâts considérables pour l’agriculture vivrière.”Les vergers sont détruits, il va falloir attendre des années pour relancer” la production, commente Olivier Fontaine, président de la chambre d’agriculture de ce département ultra-marin.”Et donc pas de production, pas de revenus, c’est une très grosse catastrophe” pour cette île de l’océan Indien de près de 900.000 habitants, balayée vendredi par des vents à plus de 200 km/h et de très fortes pluies orageuses.Quatre personnes ont trouvé la mort, selon le dernier bilan officiel, établi samedi.Le ministre des Outre-mer Manuel Valls se rendra sur l’île jeudi et vendredi “pour être aux côtés des Réunionnais et pour définir, en concertation avec le préfet et les élus du territoire, les aides nécessaires pour faire face à l’ampleur des dégâts causés”, ont annoncé ses services lundi.Au niveau matériel, les dommages sont conséquents, et un millier de policiers et gendarmes sont engagés pour sécuriser les lieux, dont 100 gendarmes mobiles arrivés lundi matin pour “participer à cet effort”, indique la préfecture de La Réunion.Dans un état des lieux actualisé lundi, la préfecture précise que 90.000 clients (21% des abonnés) restaient privés d’électricité, même si quatre lignes haute tension ont été rétablies dans l’Est et le Nord, et la réalimentation de la ville de Saint-Benoît, sur la côte est, est en cours.Outre la téléphonie mobile et internet, l’accès à l’eau courante restait aussi perturbé lundi, avec 65.000 personnes qui en étaient encore privées, et plus d’un tiers de la population confrontée à des coupures des perturbations.Ont aussi été dévastés des pans entiers de l’agriculture, un secteur qui, selon l’Insee, employait fin 2023 plus de 10.000 personnes sur l’île. – “Il n’y a plus rien” -Tout juste revenus du Salon de l’agriculture à Paris, Sébastien Winsdor, président des chambres d’agriculture de France, et Olivier Fontaine, se sont se rendus lundi matin à Saint-Benoît, l’une des communes les plus touchées par le passage du cyclone.Éric Boyer, producteur de fruits, les reçoit à l’entrée de son exploitation, l’air hagard. Samedi matin, quelques heures après le passage du cyclone, il n’a pu que constater l’étendue des pertes: “15 hectares de bananes, 14 hectares de letchis et de 100% des ananas”.”Il va falloir attendre au moins trois ans pour avoir une nouvelle production de letchis”, déplore-t-il. “En 47 ans, je n’ai jamais vu une chose pareille”.”Les letchis, il n’y a plus rien”, tout comme la canne à sucre, “couchée”, se désole en écho une autre productrice, qui exploite avec sa famille des terres à Saint-Benoît et Sainte-Marie. Elle dit avoir “tout perdu” et se retrouve “sans revenus pour la prochaine campagne sucrière”.”Nous avons eu le cyclone Belal l’année dernière, la sécheresse cette année et là c’est le chaos. Les cannes, les letchis, les bananes, le maraîchage… Il n’y a plus rien”, énumère Olivier Fontaine. En janvier 2024, Belal avait déjà lourdement frappé le secteur agricole, occasionnant 33 millions d’euros de dégâts selon les chiffres de la chambre d’agriculture.”Il va falloir des aides pour ces agriculteurs dans la durée, jusqu’à ce que la situation revienne à la normale”, estime Sébastien Windsor.À Paris, en marge du Salon de l’agriculture après le passage de Garance, Olivier Fontaine a été reçu par la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard. “Nous lui avons demandé une mesure d’urgence et le placement de La Réunion en état de catastrophe naturelle et de calamité agricole”, a indiqué le président de la chambre d’agriculture.Pour le groupe GDR à l’Assemblée nationale, qui regroupe les députés communistes et certains ultra-marins, “ce cyclone de haute intensité vient nous rappeler que le changement climatique est à l’œuvre et impose de renforcer les politiques permettant de protéger nos populations” des phénomènes météorologiques violents, “qui vont se multiplier”.

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À La Réunion, des hectares couchés par les vents du cyclone Garance

À perte de vue, la Réunion offrait lundi les mêmes paysages de chaos, d’hectares de champs de bananes ou d’ananas dévastés après le cyclone Garance qui a fait quatre morts et provoqué des dégâts considérables pour l’agriculture vivrière.”Les vergers sont détruits, il va falloir attendre des années pour relancer” la production, commente Olivier Fontaine, président de la chambre d’agriculture de ce département ultra-marin.”Et donc pas de production, pas de revenus, c’est une très grosse catastrophe” pour cette île de l’océan Indien de près de 900.000 habitants, balayée vendredi par des vents à plus de 200 km/h et de très fortes pluies orageuses.Quatre personnes ont trouvé la mort, selon le dernier bilan officiel, établi samedi.Le ministre des Outre-mer Manuel Valls se rendra sur l’île jeudi et vendredi “pour être aux côtés des Réunionnais et pour définir, en concertation avec le préfet et les élus du territoire, les aides nécessaires pour faire face à l’ampleur des dégâts causés”, ont annoncé ses services lundi.Au niveau matériel, les dommages sont conséquents, et un millier de policiers et gendarmes sont engagés pour sécuriser les lieux, dont 100 gendarmes mobiles arrivés lundi matin pour “participer à cet effort”, indique la préfecture de La Réunion.Dans un état des lieux actualisé lundi, la préfecture précise que 90.000 clients (21% des abonnés) restaient privés d’électricité, même si quatre lignes haute tension ont été rétablies dans l’Est et le Nord, et la réalimentation de la ville de Saint-Benoît, sur la côte est, est en cours.Outre la téléphonie mobile et internet, l’accès à l’eau courante restait aussi perturbé lundi, avec 65.000 personnes qui en étaient encore privées, et plus d’un tiers de la population confrontée à des coupures des perturbations.Ont aussi été dévastés des pans entiers de l’agriculture, un secteur qui, selon l’Insee, employait fin 2023 plus de 10.000 personnes sur l’île. – “Il n’y a plus rien” -Tout juste revenus du Salon de l’agriculture à Paris, Sébastien Winsdor, président des chambres d’agriculture de France, et Olivier Fontaine, se sont se rendus lundi matin à Saint-Benoît, l’une des communes les plus touchées par le passage du cyclone.Éric Boyer, producteur de fruits, les reçoit à l’entrée de son exploitation, l’air hagard. Samedi matin, quelques heures après le passage du cyclone, il n’a pu que constater l’étendue des pertes: “15 hectares de bananes, 14 hectares de letchis et de 100% des ananas”.”Il va falloir attendre au moins trois ans pour avoir une nouvelle production de letchis”, déplore-t-il. “En 47 ans, je n’ai jamais vu une chose pareille”.”Les letchis, il n’y a plus rien”, tout comme la canne à sucre, “couchée”, se désole en écho une autre productrice, qui exploite avec sa famille des terres à Saint-Benoît et Sainte-Marie. Elle dit avoir “tout perdu” et se retrouve “sans revenus pour la prochaine campagne sucrière”.”Nous avons eu le cyclone Belal l’année dernière, la sécheresse cette année et là c’est le chaos. Les cannes, les letchis, les bananes, le maraîchage… Il n’y a plus rien”, énumère Olivier Fontaine. En janvier 2024, Belal avait déjà lourdement frappé le secteur agricole, occasionnant 33 millions d’euros de dégâts selon les chiffres de la chambre d’agriculture.”Il va falloir des aides pour ces agriculteurs dans la durée, jusqu’à ce que la situation revienne à la normale”, estime Sébastien Windsor.À Paris, en marge du Salon de l’agriculture après le passage de Garance, Olivier Fontaine a été reçu par la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard. “Nous lui avons demandé une mesure d’urgence et le placement de La Réunion en état de catastrophe naturelle et de calamité agricole”, a indiqué le président de la chambre d’agriculture.Pour le groupe GDR à l’Assemblée nationale, qui regroupe les députés communistes et certains ultra-marins, “ce cyclone de haute intensité vient nous rappeler que le changement climatique est à l’œuvre et impose de renforcer les politiques permettant de protéger nos populations” des phénomènes météorologiques violents, “qui vont se multiplier”.

Le gouvernement relance l’idée d’un “congé de naissance”

Remplacer le congé parental par un “congé de naissance” plus court mais mieux rémunéré favoriserait l’égalité entre les femmes et les hommes, dans la sphère privée comme professionnelle, estime la ministre Aurore Bergé, qui souhaite concrétiser ce projet dès l’an prochain.Annoncée l’an dernier par le président Emmanuel Macron, la mise en place du congé de naissance avait été suspendue à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale. “Je souhaite évidemment qu’on avance”, “nous allons continuer à travailler de manière, j’espère, à ce qu’il soit effectif l’année prochaine”, a indiqué lundi à l’AFP la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé.Ce congé de “quatre mois par parent”, à prendre après le congé maternité ou paternité si souhaité, bénéficierait d’une “bien meilleure indemnisation” que le congé parental actuel, qui permet de toucher environ 400 euros mensuels.Ce nouveau congé permettrait “d’éviter que la parentalité ne pèse que sur les femmes”, qui sont bien plus nombreuses que les hommes à prendre un congé parental, a souligné la ministre. Le projet doit faire l’objet de discussions avec les partenaires sociaux, avant de pouvoir éventuellement être intégré au prochain Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).Cette mesure, tout comme le service public de la petite enfance, tarde “à se concrétiser, a déploré lundi l’ONG Oxfam France, qui appelle le gouvernement à agir “d’urgence”.- Inégalités salariales persistantes -Pour favoriser l’égalité économique au sein des couples, à partir de septembre, le gouvernement va “appliquer par défaut un taux individualisé pour le calcul de l’impôt sur le revenu”, a également indiqué Aurore Bergé. A l’heure actuelle, un taux moyen s’applique automatiquement, ce qui est désavantageux pour celui — ou le plus souvent celle — qui gagne moins. Pour bénéficier d’un taux individualisé, les contribuables doivent effectuer une démarche sur leur espace en ligne.A noter, le revenu salarial moyen des femmes dans le privé est inférieur de 23,5% à celui des hommes, un écart qui s’explique en partie par un volume de travail moindre, selon la dernière étude de l’Insee sur le sujet.Concernant cette différence salariale persistante, la Cour des Comptes estimait dans un récent rapport que le ministère du Travail devait “s’impliquer davantage” pour revaloriser les métiers majoritairement exercés par des femmes. Plus globalement, la Cour étrillait la politique en faveur de l’égalité menée par le gouvernement, qui peine selon elle à produire des “effets probants”.- Lutte contre les violences -Pour œuvrer en faveur de l’égalité des hommes et des femmes, le gouvernement a lancé en 2023 un plan quinquennal, qui met l’accent sur plusieurs thématiques, dont le travail et la santé. “La première cause de mortalité féminine, ce sont les maladies cardiovasculaires”, rappelle à l’AFP Aurore Bergé qui souhaite lancer cette année “une campagne de sensibilisation, notamment vers les professionnels de santé”. Le gouvernement travaille aussi sur un projet de “bus itinérants”, dédiés à la prévention de maladies gynécologiques et cardiovasculaires, pour les zones où manquent les professionnels de santé.Autre priorité de ce plan: la lutte contre les violences faites aux femmes.Dans ce cadre, le gouvernement poursuit le déploiement des téléphones grave danger, qui permettent en cas de besoin d’alerter les forces de l’ordre via une touche spéciale: “près de 6.500” sont actuellement utilisés. Il fait de même pour les bracelets anti-rapprochements: 817 sont actifs.  Le gouvernement a également mis en place une aide universelle d’urgence, destinée aux victimes de violences conjugales qui quittent leur domicile. Depuis décembre 2023, 38.000 femmes en ont bénéficié.Il avait également prévu de multiplier le nombre de Maisons des femmes, structures d’aide aux victimes de violences, afin qu’il y en ait une par département d’ici à 2027. A l’heure actuelle, une centaine ont été déployées dans 81 départements, a indiqué Aurore Bergé.

Police, art sleuth crack case of Brueghel stolen in Poland in 1974

With the help of an art detective and some journalists, Dutch police say they have cracked the case of the mysterious disappearance of a Brueghel painting from a Polish museum 50 years ago.”Woman Carrying the Embers”, also known as “Woman Moving A Bonfire”, painted by Flemish-Dutch master Pieter Brueghel the Younger around 1626, vanished from …

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Aurore Bergé veut remplacer le congé parental par un “congé de naissance”

Plus court mais mieux rémunéré: la ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes Aurore Bergé veut “avancer” sur le “congé de naissance” afin de remplacer dès l’année prochaine l’actuel congé parental, a-t-elle indiqué lundi à l’AFP.Annoncée l’an dernier par le président Emmanuel Macron, la mise en place du congé de naissance avait été suspendue à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale. “Je souhaite évidemment qu’on avance”, “nous allons continuer à travailler de manière, j’espère, à ce qu’il soit effectif l’année prochaine”, a indiqué la ministre, à l’approche du 8 mars, journée internationale des droits des femmes.Ce congé de “quatre mois par parent”, à prendre après le congé maternité ou paternité si souhaité, bénéficierait d’une “bien meilleure indemnisation” que le congé parental actuel, qui permet de toucher environ 400 euros mensuels.Ce nouveau congé permettrait “d’éviter que la parentalité ne pèse que sur les femmes”, qui sont bien plus nombreuses que les hommes à prendre un congé parental, a souligné Aurore Bergé. Le projet doit faire l’objet de discussions avec les partenaires sociaux, avant de pouvoir éventuellement être intégré au prochain Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).Pour favoriser l’égalité économique au sein des couples, à partir de septembre, le gouvernement va “appliquer par défaut un taux individualisé pour le calcul de l’impôt sur le revenu”, a également indiqué Aurore Bergé. A l’heure actuelle, un taux moyen est appliqué automatiquement, ce qui est désavantageux pour celui — ou le plus souvent celle — qui gagne moins.Autres chantiers prioritaires du gouvernement: la santé des femmes et la lutte contre les violences.”La première cause de mortalité féminine, ce sont les maladies cardiovasculaires”, rappelle Aurore Bergé, qui souhaite lancer cette année “une campagne de sensibilisation, notamment vers les professionnels de santé”. Le gouvernement travaille aussi sur un projet de “bus itinérants”, dédiés à la prévention de maladies gynécologiques et cardiovasculaires, pour les zones où manquent les professionnels de santé.En matière de lutte contre les violences, le gouvernement poursuit notamment le déploiement des téléphones grave danger, qui permettent en cas de besoin d’alerter les forces de l’ordre via une touche spéciale: “près de 6.500” sont actuellement déployés. 

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A Paris, le périph’ réserve une place au covoiturage

Une voie réservée au covoiturage est entrée en vigueur lundi sur le périphérique parisien, première étape de la transformation en “boulevard urbain” de l’espace le plus pollué de la capitale, un héritage des Jeux olympiques porté par Anne Hidalgo, mais contesté à droite.”Ca peut être une bonne idée dans la dynamique de dépolluer et désengorger Paris, mais ça peut rendre encore plus compliqués les bouchons”, redoute Noam, interrogé par l’AFP au volant de sa voiture.”Il va y avoir énormément d’embouteillages au départ et par la suite, je pense que la circulation va se fluidifier”, espère pour sa part Didier, un habitué du “périph'”.A l’instar d’autres axes routiers dans les métropoles de Lille, Nantes et Grenoble, le périphérique parisien, où la vitesse a déjà été abaissée de 70 km/h à 50 km/h, réserve désormais aux heures de pointe sa voie de circulation la plus à gauche aux véhicules qui transportent “au moins deux passagers”, hors poids lourds, ainsi qu’aux transports collectifs, taxis, véhicules de secours et personnes à mobilité réduite.La mesure vise à “diminuer le nombre de voitures en circulation en optimisant leur taux de remplissage afin de réduire le bruit et la pollution”, explique à l’AFP David Belliard, adjoint écologiste chargé des mobilités, rappelant que 80% des usagers du périph’ sont autosolistes.”Le périphérique est l’autoroute urbaine la plus fréquentée d’Europe et c’est un véritable scandale sanitaire. Le demi-million d’habitants qui vivent de part et d’autre de cette autoroute urbaine sont exposés à des niveaux de pollution encore bien trop importants avec 30% d’asthme en plus chez les enfants”, rappelle Dan Lert, adjoint écologiste chargé de la Transition écologique.La voie sera active dès lors que des panneaux au losange blanc sur fond bleu seront allumés, du lundi au vendredi de 07H00 à 10H30 et de 16H00 à 20H00. Par précaution, la préfecture de police pourra la désactiver en cas de bouchons importants.Certains tronçons de l’autoroute A1, au nord de Paris, et de l’A13 à l’ouest sont également concernés.Au sud, sept des 35 kilomètres qui séparent le quai d’Issy de la porte de Bercy y échappent, faute d’avoir été des “voies olympiques” desservant des sites pendant les JO. – “Passage en force” -Une première phase “pédagogique” de contrôle va permettre de détecter les contrevenants via l’intelligence artificielle. Ces derniers verront alors un message s’afficher sur les panneaux pour leur demander de changer de voie.Les premières contraventions, de 135 euros, tomberont à partir du 1er mai, la police municipale étant chargée d’analyser chaque cliché de vidéo-verbalisation auparavant.Cette expérimentation organisée “sans date de fin”, selon la mairie, fera l’objet d’une publication hebdomadaire d’indicateurs de suivis, avec des bilans intermédiaires prévus en septembre, décembre et mars.Avec environ 1,5 million de déplacements quotidiens, le boulevard périphérique est “l’espace le plus pollué de la capitale”, qui concentre “2 à 2,5 fois plus de particules ultrafines que sur les sites urbains”, argumente la Ville.L’exécutif municipal entend aussi amplifier les effets positifs observés depuis l’abaissement de la vitesse maximale à 50 km/h le 1er octobre.Selon l’Atelier parisien d’urbanisme, les embouteillages ont depuis diminué de 15%, les accidents de 16%, le bruit de 2,6 décibels, la pollution au dioxyde d’azote de 16%, aux particules fines de 15%.Mais la mesure suscite le scepticisme, voire la colère de l’opposition. La présidente LR de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a réitéré lundi sa crainte d’embouteillages massifs en petite couronne, alors que “40% des trajets” sur le périphérique s’effectuent “de banlieue à banlieue”.Dans un communiqué, elle “insiste sur la nécessité de désactiver la voie en cas de congestion”.”Une fois encore, Anne Hidalgo choisit de passer en force, au mépris des premiers concernés”, dénonce le groupe Changer Paris codirigé par Rachida Dati.”80% des personnes consultées étaient contre et nous dénonçons l’absence d’étude d’impact objective, exhaustive et précise”, critique également Geoffroy Boulard (LR), co-président d’Union Capitale, premier groupe d’opposition.L’association “40 millions d’automobilistes” a lancé une pétition contre une décision qui risque de “créer une nouvelle forme de discrimination entre les automobilistes”, le covoiturage n’étant selon elle “pas une solution accessible à tous”.La mairie revendique de son côté le “pragmatisme”, et fait valoir que la pollution de l’air a été réduite “de 40% en dix ans grâce à une réduction équivalente du trafic routier”.L’observatoire de l’air en Ile-de-France Airparif prévoit pour mardi un épisode de pollution important lié à l’absence de vent, avec un risque de dépassement du seuil d’information.hdu-tq-vid-juc/bfa/mpm

A Paris, le périph’ réserve une place au covoiturage

Une voie réservée au covoiturage est entrée en vigueur lundi sur le périphérique parisien, première étape de la transformation en “boulevard urbain” de l’espace le plus pollué de la capitale, un héritage des Jeux olympiques porté par Anne Hidalgo, mais contesté à droite.”Ca peut être une bonne idée dans la dynamique de dépolluer et désengorger Paris, mais ça peut rendre encore plus compliqués les bouchons”, redoute Noam, interrogé par l’AFP au volant de sa voiture.”Il va y avoir énormément d’embouteillages au départ et par la suite, je pense que la circulation va se fluidifier”, espère pour sa part Didier, un habitué du “périph'”.A l’instar d’autres axes routiers dans les métropoles de Lille, Nantes et Grenoble, le périphérique parisien, où la vitesse a déjà été abaissée de 70 km/h à 50 km/h, réserve désormais aux heures de pointe sa voie de circulation la plus à gauche aux véhicules qui transportent “au moins deux passagers”, hors poids lourds, ainsi qu’aux transports collectifs, taxis, véhicules de secours et personnes à mobilité réduite.La mesure vise à “diminuer le nombre de voitures en circulation en optimisant leur taux de remplissage afin de réduire le bruit et la pollution”, explique à l’AFP David Belliard, adjoint écologiste chargé des mobilités, rappelant que 80% des usagers du périph’ sont autosolistes.”Le périphérique est l’autoroute urbaine la plus fréquentée d’Europe et c’est un véritable scandale sanitaire. Le demi-million d’habitants qui vivent de part et d’autre de cette autoroute urbaine sont exposés à des niveaux de pollution encore bien trop importants avec 30% d’asthme en plus chez les enfants”, rappelle Dan Lert, adjoint écologiste chargé de la Transition écologique.La voie sera active dès lors que des panneaux au losange blanc sur fond bleu seront allumés, du lundi au vendredi de 07H00 à 10H30 et de 16H00 à 20H00. Par précaution, la préfecture de police pourra la désactiver en cas de bouchons importants.Certains tronçons de l’autoroute A1, au nord de Paris, et de l’A13 à l’ouest sont également concernés.Au sud, sept des 35 kilomètres qui séparent le quai d’Issy de la porte de Bercy y échappent, faute d’avoir été des “voies olympiques” desservant des sites pendant les JO. – “Passage en force” -Une première phase “pédagogique” de contrôle va permettre de détecter les contrevenants via l’intelligence artificielle. Ces derniers verront alors un message s’afficher sur les panneaux pour leur demander de changer de voie.Les premières contraventions, de 135 euros, tomberont à partir du 1er mai, la police municipale étant chargée d’analyser chaque cliché de vidéo-verbalisation auparavant.Cette expérimentation organisée “sans date de fin”, selon la mairie, fera l’objet d’une publication hebdomadaire d’indicateurs de suivis, avec des bilans intermédiaires prévus en septembre, décembre et mars.Avec environ 1,5 million de déplacements quotidiens, le boulevard périphérique est “l’espace le plus pollué de la capitale”, qui concentre “2 à 2,5 fois plus de particules ultrafines que sur les sites urbains”, argumente la Ville.L’exécutif municipal entend aussi amplifier les effets positifs observés depuis l’abaissement de la vitesse maximale à 50 km/h le 1er octobre.Selon l’Atelier parisien d’urbanisme, les embouteillages ont depuis diminué de 15%, les accidents de 16%, le bruit de 2,6 décibels, la pollution au dioxyde d’azote de 16%, aux particules fines de 15%.Mais la mesure suscite le scepticisme, voire la colère de l’opposition. La présidente LR de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a réitéré lundi sa crainte d’embouteillages massifs en petite couronne, alors que “40% des trajets” sur le périphérique s’effectuent “de banlieue à banlieue”.Dans un communiqué, elle “insiste sur la nécessité de désactiver la voie en cas de congestion”.”Une fois encore, Anne Hidalgo choisit de passer en force, au mépris des premiers concernés”, dénonce le groupe Changer Paris codirigé par Rachida Dati.”80% des personnes consultées étaient contre et nous dénonçons l’absence d’étude d’impact objective, exhaustive et précise”, critique également Geoffroy Boulard (LR), co-président d’Union Capitale, premier groupe d’opposition.L’association “40 millions d’automobilistes” a lancé une pétition contre une décision qui risque de “créer une nouvelle forme de discrimination entre les automobilistes”, le covoiturage n’étant selon elle “pas une solution accessible à tous”.La mairie revendique de son côté le “pragmatisme”, et fait valoir que la pollution de l’air a été réduite “de 40% en dix ans grâce à une réduction équivalente du trafic routier”.L’observatoire de l’air en Ile-de-France Airparif prévoit pour mardi un épisode de pollution important lié à l’absence de vent, avec un risque de dépassement du seuil d’information.hdu-tq-vid-juc/bfa/mpm

Ariane 6 prête à décoller pour sceller la souveraineté spatiale européenne

La fusée Ariane 6 est sur la dernière ligne droite avant de décoller pour son premier vol commercial avec un satellite militaire, une mission hautement symbolique pour l’Europe dans un contexte du changement de cap des Etats-Unis. Sous une fine pluie tropicale, le portique a été retiré et Ariane 6 s’est dévoilée sur son pas de tir à Kourou, en Guyane française, dans la nuit de dimanche à lundi, quelques heures avant le décollage prévu à 13H24, heure locale (16H24 GMT).”Tout se déroule bien, on a eu la météo au vert à 05H00″, en termes de vents au sol et en altitude ainsi que d’absence de foudre au passage de la fusée, a expliqué à la presse Toni Tolker-Nielsen, directeur du transport spatial de l’Agence spatiale européenne. Ce sont en revanche les turbulences géopolitiques qui sont dans tous les esprits. “Nous devons être unis”, a lancé le nouveau patron d’Arianespace David Cavaillolès à l’intention des alliés européens, au cours d’une conférence de presse à Kourou, en soulignant l’importance de “ne dépendre de personne” pour le lancement des satellites “dans le monde d’aujourd’hui”. – “Garder notre place” -Face à l’entrée dans le gouvernement américain d’Elon Musk, qui domine déjà l’espace avec son entreprise SpaceX, et au rapprochement américain avec la Russie, cette mission revêt une importance stratégique.”L’Europe doit assurer sa propre sécurité”, souligne Toni Tolker-Nielsen en insistant sur la nécessité de viser plus de lancements annuels avec Ariane 6, jusqu’à 12, contre cinq prévus cette année. Philippe Baptiste, ministre de la Recherche et ancien patron du Cnes, agence spatiale française, dit s’attendre à  “des coups de boutoir” pour les lanceurs et les satellites de la part d’Elon Musk, qui a déjà chamboulé l’environnement spatial avec SpaceX et a renforcé sa puissance en devenant un membre éminent de l’administration de Donald Trump.   Dans ce contexte, “le concept d’autonomie stratégique, un temps moqué comme une lubie française, est au cœur de l’Europe de demain”, a-t-il déclaré dans une interview à La Tribune. “Le nombre de lancements a explosé, non seulement américains, mais aussi chinois. Nous devons garder notre place”, a fait valoir à Kourou le général Jérôme Bellanger, chef de l’Etat-major de l’armée de l’air et de l’espace.- Cinq satellites pour l’Europe -Le satellite CSO-3 (pour “composante spatiale optique”), qui sera placé sur une orbite à 800 kilomètres, va compléter la mini-constellation de surveillance de la Terre pour le ministère français de la Défense.En Europe, seules la France et l’Italie disposent de satellites militaires (respectivement cinq optiques et deux radars) et les deux pays échangent des informations, a détaillé pour l’AFP Bertrand Denis, vice-président chargé de l’observation de la Terre de la coentreprise franco-italienne Thales Alenia Space, qui fabrique l’instrument optique pour les CSO. Huit pays européens obtiennent des images de la constellation française contre une participation financière, comme l’Allemagne ou la Belgique, ou, pourla Suède, en échange d’accès à l’antenne stratégique de Kiruna (en Laponie suédoise). Les Etats-Unis comme la Chine comptent “des centaines” de satellites militaires ou civils et militaires, a dit à l’AFP Philippe Steininger, auteur du livre “Révolutions spatiales” et consultant du Cnes.Cette mission est importante pour l’armée française car le CSO-3, dont la présence en orbite va améliorer les capacités de renseignement, attend depuis 2022 d’être lancé.Le fait d’avoir ce satellite de nouvelle génération en orbite augmente le taux de revisite, c’est-à-dire permet de voir plus souvent “la même zone au sol” – deux fois par jour au lieu d’une, explique Bertrand Denis. Les deux premiers satellites CSO-1 et CSO-2 déjà positionnés avaient été envoyés en 2018 et 2020 par des Soyouz russes. La France disposait auparavant de deux satellites Pléiades. Après le vol inaugural réussi d’Ariane 6 en juillet, un an après le dernier vol d’Ariane 5, ce premier lancement embarquant un satellite commercial doit sécuriser l’accès autonome de l’Europe à l’espace dont elle a été privée pendant plusieurs mois, ne pouvant plus disposer de Soyouz depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022.L’autre fusée européenne légère, Vega-C, n’a repris les vols qu’en décembre 2024, après avoir été immobilisée pendant deux ans dans la foulée d’un accident ayant entraîné la perte de satellites.

Le pédocriminel Joël Le Scouarnec était aussi adepte de vidéos violentes

L’ex-chirurgien pédocriminel Joël Le Scouarnec, jugé depuis le 24 février à Vannes pour viols et agressions sexuelles sur près de 300 victimes, visionnait également des images de violences commises sur des animaux ou des humains, a témoigné lundi le gendarme qui a dirigé l’enquête.Cet officier était interrogé sur les carnets dans lesquels l’accusé relatait minutieusement les actes commis durant des décennies sur ses victimes, âgées de 11 ans en moyenne, souvent des patients endormis ou en phase de réveil. Il a reconnu une grande partie des faits décrits dans ces carnets, retrouvés par les enquêteurs dans ses ordinateurs lors de son interpellation en 2017 après une plainte pour viol sur une voisine de six ans. Avec ces carnets se trouvaient quelque 300.000 images et vidéos.Outre un grand nombre d’images pédocriminelles, “on a pu constater sur les disques durs des photos et vidéos de toutes sortes. Il visionnait des images très violentes, de pendaison, de décapitation de personnes humaines”, a déclaré le directeur d’enquête, qui mentionne également “des actes de cruauté envers les animaux”.Comme à son habitude lorsque la cour évoque de manière précise ses multiples perversions, Joël Le Scouarnec, bouche pincée et visage figé, se courbe dans le box des accusés, ne laissant dépasser que son crâne chauve couronné de cheveux blancs.L’avocat général, Stéphane Kellenberger, lit alors l’extrait glaçant d’un carnet, où l’accusé consigne avoir regardé un documentaire sur les rescapés d’un camp de concentration nazi: “on voit des hommes, des femmes et des enfants complètement nus se diriger vers la chambre à gaz”.Joël Le Scouarnec écrit avoir dans la foulée “été rejoindre sa petite Sonia”, l’une des nombreuses poupées enfantines qui lui servaient d’accessoires sexuels, pour se masturber sur elle dans son lit.L’avocat général lit un autre passage dans lequel l’accusé décrit comment il enduit une autre poupée de ses excréments matinaux et de ses sécretions sexuelles avant de l’offrir à sa petite-fille.Vendredi devant la cour, il avait avoué à son fils aîné avoir commis des “abus sexuels” sur elle alors qu’elle était en bas âge, alors que son fils aîné, le père de cette dernière, se trouvait à la barre. Des faits non prescrits qui auront “des suites judiciaires”, a fait savoir le parquet de Lorient.”Il se montrait fier de ses penchants, il aimait marquer qu’il était pédophile”, a souligné lundi le directeur d’enquête.