AFP Top News

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Indonésie: des centaines d’évacuations après des inondations à Jakarta

Des centaines d’habitants ont été évacués mardi de dizaines de quartiers inondés autour de Jakarta après des pluies torrentielles qui se sont abattues sur la capitale indonésienne et sa banlieue, provoquant le débordement de plusieurs rivières.Certains quartiers de la métropole de 30 millions d’habitants ont été paralysés, des quartiers entiers étant submergés par des eaux boueuses mais aucune victime n’a été signalée dans l’immédiat.De fortes pluies ont commencé à s’abattre lundi, provoquant des inondations à Jakarta et dans les villes voisines de Bogor, Bekasi et Tangerang.L’eau a atteint parfois plusieurs mètres de haut mardi dans certaines zones de l’est et du sud de Jakarta alors que la pluie a provoqué le débordement de la rivière Ciliwung, affectant près de 1500 personnes et 224 maisons dans un seul village, a déclaré l’Agence nationale d’atténuation des catastrophes (BNPB).A Bogor, au sud de la capitale, plus de 300 personnes ont été évacuées, des dizaines de maisons endommagées et un pont s’est effondré. A Tangerang, 350 maisons ont été inondées après la crue de la rivière Cimanceuri.Selon un journaliste de l’AFP sur place, des habitants se sont réfugiés sur les toits ou ont utilisé des cordes face à la crue pour se mettre en sécurité dans un quartier du sud de Jakarta.Les autorités ont indiqué avoir distribué des rations de nourriture prêtes à manger, des couvertures et des bâches aux sinistrés alors que des bateaux pneumatiques ont été déployés pour évacuer les habitants.Jakarta est régulièrement sujette aux inondations pendant la saison des pluies qui commence vers novembre et dure jusqu’en avril.En 2020, des pluies torrentielles avaient provoqué des inondations et des glissements de terrain qui avant fait près de 70 morts à Jakarta et dans ses environs, tandis que des milliers d’habitants avaient été évacués.

Accueil en commissariat et gendarmerie: “des défaillances persistantes”, selon une étude

“Des défaillances persistantes” ont été relevées dans l’accueil du public en commissariat et gendarmerie, selon une étude du Défenseur des droits, mettant en lumière une professionnalisation qui “demeure insuffisante”, notamment envers les femmes victimes de violences sexistes et sexuelles.La qualité de l’accueil, professionnalisé depuis les années 2000 avec entre autres l’adoption de chartes ou la mise en place de référents, reste hétérogène selon les territoires, les services et les publics concernés, soulignent les résultats d’une recherche de plus de deux ans menée par des chercheurs du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP) et publiée mardi.L’étude pointe des services de police et de gendarmerie devant “composer avec des ressources matérielles et humaines limitées et inégales, une charge de travail importante (…), des locaux inadaptés et une dévalorisation de la mission d’accueil dans les formations et par les agents eux-mêmes”.Elle montre également que “certains publics (victimes de violences sexistes et sexuelles, étrangers en situation irrégulière, jeunes issus des quartiers populaires, populations roms…) rencontrent d’importantes difficultés pour accéder à un accueil de qualité”. Et que “les obstacles persistants quant à l’accueil des victimes s’observent tout particulièrement dans l’accueil et la prise en charge des femmes victimes de violences sexistes et sexuelles”.Selon les résultats de l’enquête, “la persistance de stéréotypes sexistes et la priorité donnée à l’intervention et la judiciarisation des réponses ont pour effet de maintenir un désajustement entre les besoins des victimes et les réponses apportées par les forces de l’ordre, pouvant parfois aboutir à une victimisation secondaire et provoquer des humiliations supplémentaires pour les victimes”.Les recherches se sont appuyées sur 75 entretiens avec des personnes ayant sollicité les services de la police ou de la gendarmerie nationale, des femmes victimes de violences de genre et des jeunes hommes issus des classes populaires urbaines; 63 entretiens avec des policiers et gendarmes, 12 entretiens avec des professionnels accompagnant; des enquêtes de terrain dans des commissariats et gendarmeries en Auvergne-Rhône-Alpes, Ile-de-France, Grand-Est et Guadeloupe.Une enquête par questionnaire, portant sur les perceptions et expériences, a aussi été réalisée en septembre 2023 sur un échantillon 2.617 panélistes: environ 75% des répondants ont déclaré s’être rendus au moins une fois dans un commissariat de police au cours de leur vie, et 64% dans une brigade de gendarmerie, en majorité pour un dépôt de plainte.Si les agents qui enregistrent les plaintes sont jugés plutôt positivement par les répondants, le “résultat” de la plainte est en revanche majoritairement perçu de manière négative, d’après l’enquête.”Ainsi, le mouvement historique de professionnalisation de la prise en charge des publics par les forces de l’ordre demeure fragile et rencontre des obstacles qui contreviennent aux principes d’égalité et d’équité dans l’accès aux services publics”, déplore le Défenseur des Droits dans un communiqué.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Au Pakistan, finie la lune de miel: le changement climatique tue fleurs et abeilles

Sous un ciel bas et brumeux, Malik Hussain Khan charge délicatement ses ruches dans un camion: au Pakistan, où la pluie se fait rare, les apiculteurs voyagent désormais des centaines de kilomètres pour trouver les fleurs qui feront le miel de leurs abeilles.”On déplace nos ruches là où la météo permet aux fleurs de s’épanouir”, explique à l’AFP l’homme originaire du Pendjab frontalier de l’Inde et qui s’apprête à rallier le Cachemire, à 500 km au nord.Autour de lui, les orangeraies sont déjà dégarnies: cette année, les fleurs sont arrivées plusieurs semaines en retard et toutes ont fané en quelques jours.Au Pakistan, traditionnellement, les apiculteurs pendjabis quittent leur province au climat tempéré pour passer l’été au Khyber-Pakhtunkhwa, de l’autre côté du pays, près de l’Afghanistan.Mais ils sont désormais forcés de se déplacer plus souvent pour éviter records mondiaux de pollution et épisodes météo de plus en plus extrêmes, froids ou chauds, dans l’un des pays les plus vulnérables au changement climatique.Cette année, au Pendjab, ils ont dû affronter un épais brouillard de pollution, le smog qui empêche les abeilles de localiser les fleurs. Et une baisse de la pluviométrie de 42% qui fait redouter la sécheresse aux cultivateurs. – Smog meurtrier -“Quasiment la moitié de mes abeilles sont mortes quand le smog et le brouillard sont arrivés cet hiver parce qu’elles ne pouvaient plus voler”, raconte M. Khan, qui n’est pas resté au même endroit plus de quelques semaines d’affilée pendant la floraison, qui se terminera en mars.La production des 27.000 apiculteurs pakistanais a longtemps fait la fierté du pays en pots de miel, ingrédient pour la médecine traditionnelle ou transformée en sucreries et offerte pour les grandes occasions.Mais elle a chuté de 15% depuis 2022, selon l’Institut de la recherche sur le miel.”La pluie et la grêle abîment les fleurs et, avant cela, leur développement peut être arrêté en hiver par des pluies imprévisibles et des températures plus élevées que les normales”, explique Muhammad Khalid, chercheur de cet institut public.”Quand les fleurs disparaissent, le nombre d’abeilles diminue car elles ne trouvent plus de nectar et tout cela fait baisser la production du miel”, poursuit-il.Partout sur le globe, les abeilles sont menacées par le changement climatique, l’usage intensif des pesticides et la surexploitation des terres.Sans ces pollinisateurs, c’est la sécurité alimentaire qui est menacée, prévient l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), car un tiers de la production mondiale de nourriture dépend d’eux.Avec des floraisons raccourcies, le Pakistan a perdu la moitié de ses 22 variétés de miel. Quant à ses quatre espèces d’abeilles, trois sont désormais en danger.- Défi -“Les endroits où l’on trouvait de la verdure il y a 30 ans n’existent plus”, se lamente Sherzaman Momaan, 52 ans, qui lui aussi dit devoir déplacer ses ruches “beaucoup plus qu’avant” à cause de la déforestation.Surtout, il a dû quasiment repartir de zéro en 2010, lorsque des pluies de mousson ont submergé près d’un cinquième du pays et fait 2.000 morts.Depuis 30 ans, Youssef Khan et son frère produisaient leur miel en se déplaçant d’Islamabad vers des régions proches dans le Pendjab.”Maintenant, on doit aller jusque dans le Sindh”, la province côtière à un millier de kilomètres plus au sud, “pour trouver des températures plus chaudes et échapper à la rudesse de l’hiver”, dit-il, en couvant du regard ses ruches.Mais chaque déplacement est un défi: “s’il fait trop chaud ou si la distance est trop grande, des abeilles peuvent mourir, ça m’est déjà arrivé”, raconte M. Khan.En plus, il faut trouver des aliments artificiels pour nourrir les abeilles en transhumance et veiller à les maintenir à température en couvrant les ruches de tissus épais contre le froid ou de fins filets si le thermomètre grimpe. – Ruches climatisées -A cela s’ajoutent le coût de l’essence qui a augmenté de plus de 55% depuis 2022 quand le pays a frôlé le défaut de paiement et fortement réduit les subventions sur le carburant –et les ennuis avec des agriculteurs furieux de voir débarquer des ruches dans leurs champs.Sur un terrain pelé au Khyber Pakhtunkhwa, Goul Badchah regarde ses abeilles revenir à la ruche sans avoir trouvé aucune fleur à butiner.”Elles se battent et se tuent entre elles si la météo ne leur convient pas”, dit celui qui a aussi perdu tous ses essaims en 2010 puis en 2022, lors d’inondations encore plus importantes.Mais lui ne fait plus de voyages. “Il n’y nulle part où aller”, assène-t-il.Et les problèmes ne s’arrêteront pas avec la fin de la floraison, anticipe Abdullah Chaudry. En s’inspirant de ses collègues turcs ou australiens, cet apiculteur a introduit au Pakistan des ruches avec ventilation intégrée.Avec ses ruches à 30 dollars –deux fois plus que les ruches traditionnelles– il promet 10% de production en plus.”En innovant avec des ruches et des trajectoires de migrations différentes, nous allons continuer à nous adapter et à découvrir de nouvelles façon de préserver ce secteur”, veut-il croire.”La lutte continue”.

Le pédocriminel Le Scouarnec interrogé sur ses journaux intimes

Joël Le Scouarnec va-t-il en finir avec le “mensonge”? L’interrogatoire très attendu de l’ex-chirurgien, jugé à Vannes pour des viols ou agressions sexuelles sur près de 300 jeunes patients, a repris mardi avec l’examen de son parcours professionnel, avant celui des carnets où il consignait ses actes pédocriminels.Lundi, au lancement de la deuxième semaine du procès, Joël Le Scouarnec a assuré vouloir désormais “assumer” la responsabilité de ses actes, avouant avoir “menti à tout le monde” jusqu’à son arrestation en 2017 pour le viol de sa voisine de six ans.Les perquisitions avaient permis aux enquêteurs de saisir quelque 300.000 images pédopornographiques et des fichiers où l’accusé décrivait avec précision les violences sexuelles commises pendant des décennies sur les enfants de son entourage et ses patients, souvent mineurs, dont il indiquait méticuleusement le nom, l’âge et parfois l’adresse.Ce sont ces “carnets” qui sont au coeur de l’interrogatoire de la cour, qui a débuté lundi et auquel l’ex-chirurgien a répondu d’une voix toujours égale.Mardi, l’interrogatoire a repris, exceptionnellement dès 9H00, avec l’examen scrupuleux de la carrière du médecin, qui a pratiqué dans une quinzaine d’hôpitaux dans l’ouest de la France et qui est jugé pour des viols ou agressions sexuelles de 1989 à 2014.”Si j’ai commis un viol, je dirai: +J’ai commis un viol+”, a-t-il poursuivi, disant s’être “débarrassé” de son désir pour les enfants depuis son incarcération.- “Sordide” -Depuis le début du procès le 24 février, Joël Le Scouarnec a adopté une posture contrite, demandant “pardon” à ses proches à la suite de leurs témoignages, lors de courtes prises de parole.Cet interrogatoire débuté lundi représente une première occasion pour l’ex-chirurgien de s’exprimer longuement. Les premières questions portent sur sa décision de choisir comme spécialité la chirurgie viscérale, puis son passage à la clinique de Loches (Indre-et-Loire), où il est poursuivi pour viols et agressions sexuelles, et de son “départ précipité”, de son propre aveu.Quelqu’un savait-il, demande la présidente Aude Buresi. “Je n’ai pas de commentaire”, répond le médecin.La veille, le directeur de l’enquête, le gendarme Sylvain Boissinot, a souligné que l’accusé avait reconnu pendant une garde à vue une partie des viols, lorsqu’il s’agissait de toucher rectal sur des garçons, mais pas les viols avec pénétration vaginale sur les filles, n’avouant que des agressions sexuelles sur celles-ci.Interrogé lundi sur ses écrits faisant état de viols de fillettes dans ses carnets, le médecin a expliqué “qu’il s’agissait soit d’une exagération de sa part, soit d’un fantasme”, s’est souvenu l’officier.Des écrits qualifiés lundi par leur auteur de “sordides”, “crus”, “vulgaires”. “Oralement, je ne me suis jamais exprimé ainsi, avilissante pour les personnes concernées, avilissante pour moi aussi”, a-t-il assuré.A l’époque, a dit l’ex-chirurgien, il n’avait “aucun état d’âme” pour les victimes, âgées en moyenne de 11 ans.”Il se montrait fier de ses penchants, il aimait marquer qu’il était pédophile”, a souligné le directeur d’enquête.L’accusé “est quelqu’un qui a avancé, qui a mis des mots sur ses actes, qui a une position qui a fortement évolué”, a affirmé lundi Me Thibaut Kurzawa, avocat de Joël Le Scouarnec.- “Mascarade” -Pour Marie, une des victimes de l’ex-chirurgien, difficile d'”avoir confiance en sa sincérité”.Me Francesca Satta, avocate de plusieurs parties civiles, a fustigé “cinq heures de mascarade”. “Je ne crois pas à sa sincérité. Je pense qu’il est bien préparé”.Doté selon son ex-épouse d’une “mémoire d’éléphant” et adepte des listes de livres, opéras, films, il affiche de troublants trous de mémoire, comme sur son enfance ou une éventuelle relation extraconjugale, mais aussi sur la disparition d’un carnet évoquant d’éventuels faits commis en 1994. Mardi matin, il a indiqué avoir une “excellente mémoire pour certaines choses”.Interrogé la veille sur un éventuel traumatisme dans son enfance par la présidente, Joël Le Scouarnec affirme n’avoir “rien trouvé” dans son “passé” qui pourrait “expliquer (son) comportement” pédocriminel.Pourquoi est-il ainsi?, insiste-t-elle. “Je ne sais toujours pas apporter une réponse.”Bien qu’il estime avoir été un bon père pour ses trois fils, il affirme ne jamais avoir eu de gestes incestueux à leur égard -contrairement à trois nièces victimes- mais reconnaît avoir fantasmé sur eux. “Il y avait deux personnes: il y avait le pédophile et le père”, souligne-t-il.”J’ai fait tellement de mal que j’ai du mal à le supporter”, a avoué l’accusé.Le procès doit durer jusqu’à début juin, selon le calendrier transmis par la cour.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Thaïlande: un tribunal accepte une action de groupe dans une affaire de poisson envahissant

Un tribunal thaïlandais a accepté mardi une action de groupe déposée par des centaines de pêcheurs réclamant 73 millions de dollars de dommages et intérêts à un géant de l’agroalimentaire concernant le tilapia noir, espèce invasive, a annoncé un représentant du conseil des avocats thaïlandais.Cette espèce étrangère, originaire d’Afrique de l’Ouest, a été trouvée dans 19 provinces de Thaïlande, endommageant les écosystèmes des rivières, des marécages et des canaux. En 2024, le gouvernement thaïlandais a déclaré que son éradication était une priorité nationale.Outre l’impact écologique, les autorités craignent la menace qu’elle représente pour l’industrie thaïlandaise de l’élevage de poissons, l’une des sources de revenus les plus importantes du pays.Un tribunal thaïlandais a accepté d’examiner l’affaire contre Charoen Pokphand (CP), un gros groupe agroalimentaire, mardi, selon un membre du Conseil des avocats de Thaïlande.”Aujourd’hui, un tribunal civil de Bangkok a accepté le dossier déposé par les professionnels de la pêche de Samut Songkhram qui ont été affectés par le tilapia”, a déclaré Somchai Armeen, un avocat spécialiste de l’écologie en charge de l’affaire, sur son compte Facebook.La plainte, déposée il y a six mois au nom de plus de 1.400 professionnels de la pêche, accuse CP d’avoir introduit le tilapia noir en Thaïlande en important l’espèce du Ghana en 2010, a indiqué un communiqué du conseil.Les pêcheurs ont demandé 2,48 milliards de bahts (73 millions de dollars) de compensation, a-t-il ajouté.Charoen Pokphand est l’un des plus grands conglomérats de Thaïlande. Ses fondateurs, les frères Chearavanont, sont la deuxième famille la plus riche de Thaïlande, selon Forbes en 2024. L’entreprise a fait l’objet d’un examen accru pour des pratiques monopolistiques, en particulier après sa fusion avec Tesco, autre géant du secteur, en 2020.

Jean-Louis Debré, porte-flingue de Chirac devenu sage de la République

Considéré un temps comme le vilain petit canard de son illustre famille, grognard de la chiraquie d’abord associé à la droite dure, Jean-Louis Debré, décédé mardi à l’âge de 80 ans, s’était imposé comme un sage de la République, à la parole émancipée.Sa fidélité sans faille à Jacques Chirac lui a valu d’obtenir les postes les plus en vue: le ministère de l’Intérieur en 1995 dès l’arrivée à l’Elysée de son mentor, la présidence stratégique du groupe RPR à l’Assemblée après la dissolution ratée de 1997, le perchoir du Palais-Bourbon (2002-2007) remporté au nez et à la barbe d’Edouard Balladur et, récompense suprême, la présidence de 2007 à 2016 du Conseil constitutionnel, institution qu’il a profondément modernisée.- “Fidèle, républicain et libre” -“C’est un politique jusqu’au bout des ongles”, décrivait le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand.Mais aussi “un homme fidèle, républicain et libre”, résumait récemment pour l’AFP l’ancien président de la République socialiste François Hollande. Les deux hommes ont longtemps bataillé ferme avant d’entretenir des relations d’estime mutuelle.Après avoir quitté la rue de Montpensier et retrouvé sa liberté de parole, dont il use dès lors pleinement, Jean-Louis Debré révèle même avoir voté Hollande en 2012 face à Nicolas Sarkozy, son ennemi intime, “homme de clan” sans “aucun sens de l’Etat” à ses yeux. “Sarkozy et moi, ça n’a jamais collé…”, soufflait-il.Né le 30 septembre 1944 à Toulouse, Jean-Louis Debré est issu d’une famille éminente. Son père Michel, résistant, rédigera la Constitution de la Ve République en 1958 et sera Premier ministre du général de Gaulle. Le grand-père Robert a fondé la pédiatrie moderne et est à l’origine des CHU et l’arrière-grand-père Simon a failli être grand rabbin de France.Il a trois frères dont un jumeau, Bernard, chirurgien urologue réputé, député et ministre, décédé en 2020. Son faux jumeau à tous égards: Bernard hérite du fief politique familial d’Amboise quand Jean-Louis, dans l’ombre envahissante de leur père et moins charismatique, doit conquérir seul sa place au soleil, dans l’Eure. Et lors de la guerre Chirac-Balladur, les frères sont dans des camps opposés, Bernard choisissant Balladur.Magistrat, Jean-Louis Debré se lance définitivement en politique en 1986, dans le sillage de Chirac bien sûr.Avec qui il a des relations quasi filiales – lui restant fidèle jusqu’à la mort – mais empreintes de franchise. “Chirac, je l’adore, je l’aime. Mais je suis aussi lucide sur le personnage” à qui il est l’un des seuls à pouvoir dire “des choses désagréables en privé”.Ministre de l’Intérieur, il doit faire face à la série d’attentats islamistes à l’été 1995 et devient la bête noire de la gauche et des caricaturistes après l’expulsion musclée en 1996 de centaines de sans-papiers occupant l’église Saint-Bernard à Paris.Après 2002, changement radical: au perchoir, la gauche découvre “un vrai républicain”, une “personnalité originale”, “pas sectaire”, qui “défend les droits de l’opposition” au grand dam de la droite, résume pour l’AFP Jean-Marc Ayrault, alors patron des députés PS.- Ecrivain prolifique -Veuf, père de trois enfants, il a toujours aimé écrire: des romans policiers comme “Quand les brochets font courir les carpes” mais aussi un “Dictionnaire amoureux de la République” ou une galerie de femmes pionnières, “Ces femmes qui ont réveillé la France”, qu’il adapte au théâtre en montant sur les planches en 2021 avec sa nouvelle compagne Valérie Bochenek.En privé, il montre aussi des talents de conteur et d’imitateur. Narrant avec délectation la haine inextinguible entre Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac, amenés en 2007 à siéger ensemble parmi les Sages.Ces dernières années, l’homme, toujours à l’affût d’un bon mot, était devenu chroniqueur à la radio et à la télévision.Sans filtre, il aimait décocher ses flèches, notamment contre ces “politiques à bout de souffle”. Mais aussi prodiguer des conseils. Ainsi proposait-il en 2023 qu’Emmanuel Macron, pour qui il a voté dès 2017, ait recours au “référendum” ou à “la dissolution”. Vraisemblablement sans imaginer être pris au mot…

Pope ‘slept all night’ after two breathing attacks: Vatican

Pope Francis, hospitalised with penuemonia in both lungs, slept “all night long and continues to rest” after suffering two bouts of acute respiratory failure, the Vatican said on Tuesday.The 88-year-old pope was admitted to Rome’s Gemelli hospital on February 14 with bronchitis, which developed into pneumonia in both lungs, sparking alarm across the globe. On Monday, …

Pope ‘slept all night’ after two breathing attacks: Vatican Read More »

Trade war casts pall as China’s leaders meet

China’s leadership gathered at their largest political event of the year in Beijing on Tuesday, seeking a response to US President Donald Trump’s latest salvo of tariffs targeting an already sluggish economy.The closed-door meetings, known as the “Two Sessions”, are concurrent talking shops of China’s rubber-stamp parliament and a separate political advisory body.Voting is tightly …

Trade war casts pall as China’s leaders meet Read More »

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

La Réunion: le bilan du cyclone Garance s’alourdit à cinq morts

Le bilan du cyclone Garance qui a frappé La Réunion vendredi s’est alourdi à cinq morts après la découverte du corps sans vie d’un homme à Saint-Paul, dans l’ouest de l’île, a annoncé la préfecture.Le corps a été retrouvé lundi par des employés communaux qui nettoyaient les abords d’un bassin. “Une cinquième victime est à déplorer”, a indiqué la préfecture dans un communiqué, soulignant que cet homme avait précédemment été “porté disparu”.Ce décès porte à cinq le nombre de personnes tuées lors du cyclone.Le corps était enchevêtré dans les branchages et les galets arrachés par les pluies cycloniques.Selon la gendarmerie, “une famille nous avait signalé la disparition d’une personne vendredi peu avant le passage de Garance.”En plus de ces cinq morts, Garance a fait au moins cinq blessées lors et provoqué d’importants dégâts.Le ministre des Outre-mer Manuel Valls doit se rendre sur l’île jeudi et vendredi pour définir “les aides nécessaires pour faire face à l’ampleur des dégâts causés”, selon ses servies.

La Réunion: le bilan du cyclone Garance s’alourdit à cinq morts

Le bilan du cyclone Garance qui a frappé La Réunion vendredi s’est alourdi à cinq morts après la découverte du corps sans vie d’un homme à Saint-Paul, dans l’ouest de l’île, a annoncé la préfecture.Le corps a été retrouvé lundi par des employés communaux qui nettoyaient les abords d’un bassin. “Une cinquième victime est à déplorer”, a indiqué la préfecture dans un communiqué, soulignant que cet homme avait précédemment été “porté disparu”.Ce décès porte à cinq le nombre de personnes tuées lors du cyclone.Le corps était enchevêtré dans les branchages et les galets arrachés par les pluies cycloniques.Selon la gendarmerie, “une famille nous avait signalé la disparition d’une personne vendredi peu avant le passage de Garance.”En plus de ces cinq morts, Garance a fait au moins cinq blessées lors et provoqué d’importants dégâts.Le ministre des Outre-mer Manuel Valls doit se rendre sur l’île jeudi et vendredi pour définir “les aides nécessaires pour faire face à l’ampleur des dégâts causés”, selon ses servies.