AFP Top News

Près de 10 tonnes de cocaïne saisies au port de Dunkerque, un record

Un nouveau chiffre astronomique qui illustre l’ampleur du narcotrafic en France: près de 10 tonnes de cocaïne ont été saisies par les douanes ce weekend dans le port de Dunkerque, un record en métropole.La drogue était dissimulée dans un conteneur, a indiqué une source proche du dossier, confirmant une information d’Actu 17.À ce stade, il n’y a pas eu d’interpellations dans cette enquête, selon une autre source proche du dossier.La valeur estimée de ce chargement atteint les 300 millions d’euros avant la revente au détail, si l’on se base sur le prix de gros moyen évalué à 30.000 euros par kilo en France en 2024, a précisé cette source à l’AFP. Au détail, la cocaïne se revend en moyenne à 58 euros le gramme en 2024, a ajouté cette source. Un chiffre en baisse comparé à 2023 où le prix au gramme s’élevait à 65 euros, selon cette source.Sollicité par l’AFP, le parquet de Paris et de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco) a confirmé que cette dernière “dirige l’enquête sur les 10 tonnes de cocaïne saisies au port de Dunkerque”.”La divulgation de cette information dans la presse trop tôt au vu de la chronologie de l’enquête obère sérieusement les chances de succès de celle-ci, ce qui est d’autant plus regrettable vu la quantité saisie”, a déploré le ministère public.Il n’a pas apporté d’autres précisions.Sollicités par l’AFP, les douanes n’ont pas répondu. L’Office antistupéfiants (Ofast) de la police judiciaire va être chargé de la suite des investigations, selon les sources proches du dossier.Un total de 53,5 tonnes de cocaïne ont été saisies par les autorités françaises en 2024, soit une augmentation de 130% comparé à 2023 (23 tonnes).Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a lui-même reconnu que la France faisait face à une “submersion” de drogue, un “tsunami blanc”.Les saisies de produits stupéfiants, même massives, n’ont que peu de conséquences sur le trafic, notent cependant les spécialistes, et elles ne représentent qu’une infime partie de ce qui entre et circule réellement en France.Si les forces de l’ordre ont été “très bonnes cette année, elles ont dû saisir 20%” des produits stupéfiants, “5%, si elles n’ont pas été bonnes, et, si elles ont été comme d’habitude, 10%”, expliquait ainsi un policier spécialisé à l’AFP en janvier.- 110 morts liés au narcotrafic en 2024 -La saisie record à Dunkerque intervient alors qu’a débuté mardi l’examen en commission des Lois d’une proposition de loi de lutte contre le narcotrafic, érigée en priorité par le gouvernement.Cette proposition de loi transpartisane, adoptée à l’unanimité au Sénat début février, entend compléter l’arsenal répressif contre le trafic de drogues et prévoit notamment la création d’un parquet spécialisé, le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco).Mais cette proposition de loi contient des mesures dénoncées comme liberticides par certains, et quelque 500 amendements ont été déposés par les députés. L’examen, qui promet de susciter de vifs débats, devrait se poursuivre jusqu’à vendredi.Un total de 110 personnes sont mortes et 341 ont été blessées dans des violences liées au narcotrafic en 2024, selon les derniers chiffres communiqués début février par le gouvernement.Les saisies de drogue de synthèse sont également en hausse en 2024: plus de neuf millions de comprimés d’ecstasy et de MDMA ont été saisis (+123% par rapport à 2023), ainsi que 618 kg d’amphétamines et de méthamphétamines (+133%).Mais les chiffres sont en baisse pour le cannabis (101 tonnes saisies, -19%).La dernière grosse saisie de cocaïne en France métropolitaine date du 30 décembre, lorsque deux tonnes de cocaïne dissimulées dans un conteneur avaient été appréhendées au port du Havre (Seine-Maritime). Un docker de 22 ans et un chauffeur routier de 41 ans avaient été mis en examen.En août 2024, le patrouilleur Antilles-Guyane “La Confiance” de la marine nationale a fait une prise de 10 tonnes.

Chaos as Serbia opposition set off flares in parliament to back protests

Serbian opposition lawmakers lit flares and set off suspected tear gas grenades in parliament on Tuesday in support of ongoing anti-corruption protests, with several lawmakers injured during the melee.Footage shared online showed opposition members holding colourful flares and throwing what seemed to be smoke canisters with some appearing to engage in scuffles as the opening …

Chaos as Serbia opposition set off flares in parliament to back protests Read More »

Impassible, Le Scouarnec évoque en détail sa “pédophilie” qui a “tout envahi”

Pressé de questions par la cour criminelle du Morbihan qui le juge depuis le 24 février pour des violences sexuelles sur 299 patients, souvent mineurs, Joël Le Scouarnec a égrainé mardi sans ciller les facettes de sa sexualité, marquée par une pédophilie méticuleusement organisée et décrite dans les milliers de pages de ses carnets.Âgé de 74 ans, le médecin cachait des revues pédopornographiques, des clichés de lui-même nu “dans des positions suggestives” et des disques durs remplis de photos pédopornographiques en haut d’une armoire, raconte-t-il dans la salle du tribunal de Vannes.D’une voix impassible, jamais troublée par l’émotion, l’accusé décrit une organisation bien rodée: il écrit “quotidiennement dans (son) journal intime”, met en gras le mot “éjaculer” puis rapporte dans un fichier excel le nombre de ses éjaculations mensuelles.Dans les milliers de pages de ce que la cour appelle “les carnets”, Joël Le Scouarnec a décrit in extenso les viols et agressions sexuelles infligés à quelque 300 victimes, dont de nombreux patients dans des hôpitaux de l’ouest de 1989 à 2014, mais consigné aussi le “journal intime” de sa sexualité.”J’ai écrit des atrocités sans pour autant les penser”, affirme-t-il, évoquant une “surenchère du fantasme”. “Plus c’était ignoble, sordide, plus je m’y complaisais.” “Ca a tout envahi (…) J’étais dans la transgression en permanence, je ne m’interdisais rien.”Pédophile, sadique, masochiste, exhibitionniste, scatophile, zoophile… La présidente Aude Buresi lit un extrait du carnet de 2004 où le médecin énumérait ses paraphilies puis concluait “et j’en suis heureux”.Elle évoque aussi ses poupées, dont certaines “avaient la taille d’un enfant de cinq ans”, selon Joël Le Scouarnec. “Vous avez pleuré lorsqu’elles ont été détruites” après la perquisition de 2017 ?, demande Mme Buresi. “Non. J’ai regardé Véronique (l’une d’elles) et je lui ai dit +maintenant, c’est fini+.”Celui qui s’autoproclamait “le plus grand pervers du monde” buvait son urine, préparait des gâteaux avec son sperme, subtilisait les culottes sales de petites filles, essayait de se faire pénétrer par son chien…Et répond à la cour sans ciller depuis son box, couronne de cheveux blancs sur crâne chauve, veste à zip entrouverte.- Sans “aucun état d’âme” -Mardi matin, il a martelé être à la fois “le bon chirurgien et le pervers qui n’avait aucun état d’âme”. “Ce sont deux choses qui se juxtaposent (mais) cette activité pédophile n’a pas eu de retentissement sur mon activité professionnelle”, a-t-il dit.”J’ai été ce chirurgien qui a profité de son statut pour abuser d’enfants”, consent-il.De même, lundi, Joël Le Scouarnec avait affirmé être à la fois un bon père et un “pédophile” qui fantasmait sur ses trois fils.”Nous avons vu au moins trois facettes de lui: le pédocriminel, mais également le père et également aussi le chirurgien”, a résumé Me Maxime Tessier, l’un de ses avocats.- “La dignité de l’enfant” -Le médecin a promis lundi d'”assumer” ses actes. “Si j’ai commis un viol, je dirai: +J’ai commis un viol+.”Mais s’il a déjà admis avoir violé des garçons, l’ex-chirurgien réfute avoir commis des viols sur des fillettes, affirmant que les actes en question, souvent des touchers rectaux ou vaginaux, qu’il décrit dans son carnet sont des fantasmes ou des actes médicaux.Ce dernier point a été balayé par trois experts de chirurgie viscérale pédiatrique, qui ont mis en lumière par leurs réponses les violences médicales commises par le praticien, insistant sur le “respect de la dignité de l’enfant”.Pour la première fois depuis le début du procès le 24 février, une dizaine de victimes ont pu entrer dans la salle du tribunal, au lieu de suivre les débats dans la salle de retransmission mise en place en raison de leur grand nombre.”Mon souhait (est) d’avoir devant moi quelqu’un qui exprime sa souffrance et qui me fait prendre conscience des souffrances qu’il a subies”, a dit en matinée l’accusé, dont les victimes avaient en moyenne 11 ans au moment des faits.Mais parmi les parties civiles, beaucoup mettent en cause sa sincérité, comme Me Marie Grimaud, qui estime que le médecin cherche à se poser “en victime de lui-même (…), un acte extrêmement pervers.”

Bétharram: la congrégation admet sa “responsabilité”, “soulagement” mitigé des victimes

La congrégation des pères de Bétharram, qui a longtemps dirigé l’établissement catholique des Pyrénées-Atlantiques au cœur d’un scandale de violences physiques et sexuelles, a reconnu mardi sa “responsabilité” en annonçant des mesures saluées avec nuance par les victimes.”Je prends la parole au nom de la congrégation pour dire que nous sommes toujours très affectés par ce qui s’est passé (…), par les souffrances de ces enfants qui étaient venus ici pour être protégés, éduqués” mais auxquels “le contraire” est arrivé: “ils ont été anéantis”, a déclaré le prêtre Laurent Bacho, 75 ans et ancien vicaire régional des bétharramites, dans un entretien avec l’AFP.”Pour aboutir à une position commune irrévocable, il nous a fallu du temps”, a concédé le religieux face aux critiques sur son “mutisme”.”C’est un immense soulagement”, a réagi Alain Esquerre, porte-parole du collectif des victimes, regrettant toutefois un positionnement “contraint” et tardif d’une “congrégation acculée” qui “aurait dû reconnaître” ses responsabilités “depuis des décennies” selon lui.D’anciens religieux et personnels laïcs de Notre-Dame-de-Bétharram sont visés par plus de 150 plaintes déposées depuis un an pour violences physiques, agressions sexuelles et viols. Le parquet de Pau a ouvert une information judiciaire le 21 février, un ancien surveillant étant mis en examen et écroué.Mardi, l’avocat d’une des premières victimes déclarées a annoncé le dépot d’ici vendredi d’une plainte pour “recel de crime” et “complicité de crime par dissimulation” à l’encontre de la congrégation des pères de Bétharram.Laurent Bacho, responsable de la cellule d’écoute au sein de la congrégation, a rencontré huit victimes. “Je n’ai pas douté” de leur parole, assure-t-il. Mais il murmure aussi sa “douloureuse” prise de conscience: les personnes accusées sont “des frères (qu’il a) appréciés”. “Ce n’est pas moi en tant que tel mais je fais partie de ce corps. Sans être coupable, je suis responsable.”En mai dernier, après l’ouverture d’une enquête judiciaire, la congrégation s’est tournée vers l’Institut francophone pour la justice et la démocratie (IFJD), qui doit “les accompagner” pour satisfaire “le plus possible les droits des victimes” et prévenir de nouvelles violences, explique à l’AFP sa directrice, Magalie Besse.- “Toutes les victimes” -De premières mesures ont été décidées.Jusqu’à présent, la congrégation avait indemnisé à hauteur de “700.000 euros”, soit 60% de ses finances, les 19 victimes de violences sexuelles prescrites perpétrées par des religieux, reconnues par la Commission de reconnaissance et réparation (CRR) mise en place par l’Église depuis 2021.Elle ne prenait pas en compte cependant les victimes de laïcs, que les pères de Bétharram veulent indemniser désormais, grâce à “la vente des quelques biens immobiliers” qu’ils possèdent à Lestelle-Bétharram.Le montant des réparations dépendra notamment des fonds récoltés lors de ces ventes, et de la teneur des dénonciations.”Nous allons nous dépouiller (…) et c’est d’autant plus douloureux que ces biens ont été acquis par notre fondateur Michel Garicoïts”, a souligné Laurent Bacho.”De quoi parle-t-on ? On parle de biens immobiliers qui sont complètement à l’abandon depuis des décennies”, a rétorqué Alain Esquerre.”C’est une évolution effectivement très importante que la congrégation reconnaisse ses responsabilités sur le volet sexuel du dossier” mais “ce n’est toujours pas suffisant”, a-t-il ajouté, réclamant que soient aussi prises en compte les victimes de violences physiques.Pour Magalie Besse, “il y a des questions techniques complexes” liées au nombre important des victimes mais “il va falloir proposer des solutions”, également, pour ces faits “extrêmement graves”.- Commission d’enquête indépendante -Une “réparation mémorielle” sera aussi proposée, souligne Laurent Bacho. Le 15 mars à Bayonne, l’IFJD organise un forum pour ouvrir “un dialogue” entre les victimes qui le souhaitent et la congrégation. L’idée d’installer une plaque ou d’édifier un monument devrait y être évoquée.Ce rendez-vous sera aussi l’occasion d’expliciter le fonctionnement d’une nouvelle commission d’enquête indépendante, financée par la congrégation.Composée de membres externes qui restent à définir, elle devra investiguer “pendant au moins six mois” sur “les causes” des “abus massifs”, assure Laurent Bacho: examen des archives, audition des victimes, de membres de la congrégation, étude de son fonctionnement dans les “différents pays” où elle est présente…”Pourquoi nous n’avons rien vu, rien su ?”, répète le prêtre, circonscrivant les violences à “des personnalités déviantes” et rejetant l’idée d’un “système” ayant permis cinquante ans de violences.Pour parachever ce “travail de réflexion”, Magalie Besse suggère d’interroger aussi “les acteurs de l’Éducation nationale”, les “politiques”, “une partie des élites”… qui ont pu contribuer “au déni”. clw-cac-cas-kal-jed/ppy/swi

Seize or freeze? Friction in Europe over Russian assets for Ukraine

As Europe scrambles to boost military aid to Ukraine, calls are intensifying to fund it by seizing tens of billions of euros in frozen Russian assets, in an issue causing tension between European allies.France on Tuesday voiced opposition to seizing frozen Russian assets, arguing such a move would be against international agreements in a stance …

Seize or freeze? Friction in Europe over Russian assets for Ukraine Read More »

Mort de Nahel: procès pour meurtre requis contre le policier auteur du tir

Le parquet de Nanterre a requis lundi un procès pour meurtre contre le policier ayant tiré sur Nahel, adolescent de 17 ans dont la mort en juin 2023 avait choqué l’opinion publique, devenant symbole des violences policières et à l’origine de plusieurs nuits d’émeutes à travers la France.Le parquet “a requis le 3 mars 2025 le renvoi du policier mis en examen (…) du chef de meurtre, et le non-lieu du chef de complicité de meurtre pour le second policier présent lors des faits”, détaille le ministère public dans un communiqué mardi.Nahel a été tué le 27 juin 2023 d’une balle tirée à bout portant par un policier qui contrôlait le véhicule qu’il conduisait.Dans la foulée, une enquête pour meurtre avait été ouverte. Celle-ci s’est achevée le 2 août dernier. Une première version policière, selon laquelle le jeune homme aurait foncé sur le motard, avait été infirmée par une vidéo amateur diffusée sur les réseaux sociaux.- Pas de “danger immédiat” -Au moment précis des faits, “alors que (le véhicule de Nahel) était bloqué dans le flot de la circulation, et même s’il tentait de redémarrer, il n’apparaît pas qu’il ait représenté un danger immédiat” pour les policiers, d’après le réquisitoire définitif consulté par l’AFP.”En réalité, selon toute vraisemblance, le déclenchement du tir s’explique essentiellement par l’état de tension extrême dans lequel la scène a eu lieu, mais précisément, en sa qualité de fonctionnaire de police expérimenté, (le policier) aurait dû conserver son sang-froid”, poursuit le même document, qualifiant le tir de “prise de risque inconsidérée”. “C’est sans surprise que nous avons pris connaissance de la position du parquet dans cette affaire, qui reste identique à celle affichée au moment des faits”, a réagi auprès de l’AFP l’avocat du policier Me Laurent-Franck Liénard, pour qui “le tir (mortel) était parfaitement conforme au cadre légal”.”Nous espérons que les juges chargés de régler le dossier sauront marquer leur indépendance”, a-t-il poursuivi en dénonçant des “erreurs juridiques et factuelles” du parquet.”Pour la mère de Nahel, c’est un soulagement. Cette femme n’avait qu’une crainte, c’est que dans le combat qu’elle menait pour établir que son fils avait été tué volontairement, on arrive par je ne sais pas quelle opération à éviter une comparution devant la cour d’assises des policiers”, a indiqué l’avocat de cette dernière, Mounia Merzouk, Me Frank Berton, à l’AFP.”Il n’y avait pas d’autre qualification envisageable dans cette affaire: le geste est volontaire et l’intention de tuer évidente”, a-t-il souligné.L’avocate d’autres membres de la famille de Nahel, Me Margot Pugliese, estime pour sa part que “la qualification de meurtre s’imposait” tout en déplorant “l’absence de réaction judiciaire” concernant le deuxième policier présent lors des faits.Pour celui-ci, placé sous le statut de témoin assisté et pour qui le parquet requiert un non-lieu, “l’accusation elle-même admet (…) que rien ne peut lui être reproché, ce qui correspond à la stricte réalité du dossier”, a commenté pour l’AFP son avocate Me Pauline Ragot. De son côté, sollicité par l’AFP, le maire DVG Raphaël Adam a rappelé que la ville de Nanterre porte “une exigence de justice et de vérité, que notre société doit à la famille de Nahel, à ses amis et à l’ensemble des Nanterriens émus par ce drame”. L’auteur du coup de feu mortel, Florian M., a été mis en examen pour meurtre et incarcéré pendant cinq mois, avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire.En 2023, 36 personnes sont décédées dans le cadre d’une mission de police, selon le rapport annuel de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).- Versions contradictoires -Une reconstitution des faits avait eu lieu le 5 mai 2024. En présence de leurs avocats, Florian M., son collègue présent ce jour-là et plusieurs témoins avaient été confrontés à leurs déclarations, notamment pour établir si le policier auteur du tir était en danger de mort.Après cette reconstitution faite à partir des récits des policiers et des témoins, un expert accidentologue “confirmait qu’aucune des versions n’était en totale adéquation avec ses constatations et analyses”, selon le réquisitoire du parquet.Les analyses écartent d’un côté des coups portés à Nahel par les policiers, comme les passagers et certains témoins l’avaient affirmé, mais aussi la mise en danger de ces derniers par le redémarrage de la voiture.Le syndicat de police Alliance a lui dénoncé “une décision inacceptable” et appelé l’ensemble des policiers du pays à se réunir devant les services de police à 12H30 mercredi pour “exprimer leur colère”.Quant au syndicat Un1té, il a soulevé des “interrogations légitimes” concernant le choix du parquet et apporté “son soutien” au suspect et à ses proches.Contrairement à Alliance, ce syndicat a jugé que “tout rassemblement serait préjudiciable à la défense et à ses intérêts”. Un juge d’instruction doit désormais décider si un procès doit ou non se tenir.gd-tll-dho-js-mlf/cal/bfa/abl

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

La Réunion: cinq morts après le passage du cyclone, la procédure de catastrophe naturelle enclenchée

Le bilan du cyclone Garance qui a frappé La Réunion vendredi s’est alourdi à cinq morts après la découverte du corps sans vie d’un homme à Saint-Paul, dans l’ouest de cette île de l’océan Indien, balayée vendredi dernier par des vents à plus de 200 km/h et de très fortes pluies orageuses.La procédure de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle “est enclenchée et devrait aboutir en urgence dès cette semaine”, a indiqué mardi le ministre des Outre-mer Manuel Valls lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.Le corps d’un homme, enchevêtré dans les branchages et les galets arrachés par les pluies cycloniques, a été retrouvé dans un bassin d’eau situé à Saint-Paul (commune de l’ouest de La Réunion), a annoncé lundi soir la préfecture, précisant que la découverte du corps avait été faite plus tôt dans l’après-midi par des employés communaux nettoyant les abords du bassin après le passage du cyclone.Ce décès porte à cinq le nombre de personnes tuées lors du passage du cyclone Garance sur l’île de près de 900.000 habitants, frappée par de violentes pluies et marquée par des dégâts considérables pour l’agriculture vivrière.Six personnes ont été blessées, dont trois grièvement, selon le ministère de l’Intérieur, qui fait état de 50.000 foyers privés d’électricité (11,6% des foyers) et 43.960 personnes totalement privées d’eau (5% de la population).”Le travail de la Daaf”, la Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt de La Réunion, et du préfet a “déjà commencé en vue de la reconnaissance de calamités agricoles”, a assuré Manuel Valls devant les députés.Le ministre se rendra jeudi et vendredi à La Réunion pour établir “un état des lieux précis”, enclencher “des actions prioritaires pour soutenir les habitants sinistrés de l’île et permettre la reconstruction économique, et notamment dans le secteur de l’agriculture”, a-t-il précisé.Lors des questions au gouvernement, il a également évoqué un “plan de reconstruction” qu’il devrait préciser lors de sa visite sur l’île.Quelque 1.200 personnels sont mobilisés par le préfet, dont 153 sapeurs-pompiers de La Réunion, 851 gendarmes – dont 99 en renfort – et 232 policiers, selon le ministère de l’Intérieur. Dimanche, 100 personnels de la sécurité civile sont partis de métropole pour l’île.mah-tll-mby-sc/bfa/hj

La Réunion: cinq morts après le passage du cyclone, la procédure de catastrophe naturelle enclenchée

Le bilan du cyclone Garance qui a frappé La Réunion vendredi s’est alourdi à cinq morts après la découverte du corps sans vie d’un homme à Saint-Paul, dans l’ouest de cette île de l’océan Indien, balayée vendredi dernier par des vents à plus de 200 km/h et de très fortes pluies orageuses.La procédure de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle “est enclenchée et devrait aboutir en urgence dès cette semaine”, a indiqué mardi le ministre des Outre-mer Manuel Valls lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.Le corps d’un homme, enchevêtré dans les branchages et les galets arrachés par les pluies cycloniques, a été retrouvé dans un bassin d’eau situé à Saint-Paul (commune de l’ouest de La Réunion), a annoncé lundi soir la préfecture, précisant que la découverte du corps avait été faite plus tôt dans l’après-midi par des employés communaux nettoyant les abords du bassin après le passage du cyclone.Ce décès porte à cinq le nombre de personnes tuées lors du passage du cyclone Garance sur l’île de près de 900.000 habitants, frappée par de violentes pluies et marquée par des dégâts considérables pour l’agriculture vivrière.Six personnes ont été blessées, dont trois grièvement, selon le ministère de l’Intérieur, qui fait état de 50.000 foyers privés d’électricité (11,6% des foyers) et 43.960 personnes totalement privées d’eau (5% de la population).”Le travail de la Daaf”, la Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt de La Réunion, et du préfet a “déjà commencé en vue de la reconnaissance de calamités agricoles”, a assuré Manuel Valls devant les députés.Le ministre se rendra jeudi et vendredi à La Réunion pour établir “un état des lieux précis”, enclencher “des actions prioritaires pour soutenir les habitants sinistrés de l’île et permettre la reconstruction économique, et notamment dans le secteur de l’agriculture”, a-t-il précisé.Lors des questions au gouvernement, il a également évoqué un “plan de reconstruction” qu’il devrait préciser lors de sa visite sur l’île.Quelque 1.200 personnels sont mobilisés par le préfet, dont 153 sapeurs-pompiers de La Réunion, 851 gendarmes – dont 99 en renfort – et 232 policiers, selon le ministère de l’Intérieur. Dimanche, 100 personnels de la sécurité civile sont partis de métropole pour l’île.mah-tll-mby-sc/bfa/hj

Pédocriminel et “bon chirurgien”: Le Scouarnec revendique ses deux visages

Joël Le Scouarnec, accusé de violences sexuelles sur 299 patients souvent mineurs, a martelé mardi être à la fois “le bon chirurgien et le pervers qui n’avait aucun état d’âme”, désirant montrer la “juxtaposition” de ses deux visages à la cour criminelle du Morbihan à Vannes.”Mon activité pédophile était une chose et mon activité professionnelle en était une autre, et cette activité pédophile n’a pas eu de retentissement sur mon activité professionnelle”, affirme-t-il, debout dans son box.”Pour certaines personnes, c’est incompréhensible (…) Comment peut-on être chirurgien et aussi en même temps commettre des actes d’agression sur certains de ses patients?”, résume-t-il avant de répondre: “ce sont deux choses qui se juxtaposent.””J’ai été ce chirurgien qui a profité de son statut pour abuser d’enfants”, consent-il d’une voix toujours égale devant la cour qui l’interroge sur son parcours professionnel. Il admet aussi regarder des images pédopornographiques à la pause-déjeuner dans son bureau, ce qui a pu avoir des “conséquences néfastes” sur sa pratique.De même, lundi, Joël Le Scouarnec a affirmé être à la fois un bon père et un “pédophile”. S’il avoue avoir “fantasmé” sur ses trois fils, il ne reconnaît aucun geste incestueux à leur égard – contrairement à trois nièces victimes.La cour, puis les avocats des parties civiles, l’interrogent aussi sur son “départ précipité”, de son propre aveu, de la clinique de Loches (Indre-et-Loire), où il a exercé de 1983 à 1994.A-t-il voulu fuir parce qu’il était soupçonné d’y avoir agressé sexuellement des enfants ? Il nie fermement, évoquant un conflit avec un associé.”Ils ont pensé que j’étais quelqu’un de bien et j’étais celui qui les a trahis”, déclare-t-il en évoquant ses anciens collègues de la quinzaine d’hôpitaux de l’ouest de la France où il a violé ou agressé sexuellement des patients entre 1989 et 2014.”Nous avons vu au moins trois facettes de lui: le pédocriminel, mais également le père et également aussi le chirurgien”, a résumé Me Maxime Tessier, l’un de ses avocats.- “La dignité de l’enfant” -“Je suis entièrement responsable de ce que j’ai fait”, a réaffirmé mardi le médecin après avoir promis la veille d'”assumer” ses actes. “Si j’ai commis un viol, je dirai: +J’ai commis un viol+”, a-t-il dit.S’il a déjà admis avoir violé par pénétration digitale rectale des garçons, l’ex-chirurgien réfute avoir commis des viols digitaux et vaginaux sur des fillettes, affirmant que les actes en question décrits dans son carnet sont des fantasmes ou qu’il s’agissait d’actes médicaux.A la barre, trois experts de la chirurgie viscérale pédiatrique ont balayé ce dernier point de la défense du médecin.”Le toucher vaginal n’apporte aucune indication pour retrouver une douleur abdominale ou péritonéale”, notamment après une appendicite, notent-ils.S’il faut le faire, “dans des circonstances très exceptionnelles”, les chirurgiens ont recours à “un spéculum pédiatrique” qui est indolore. “Tout examen invasif (…) doit être discuté en amont avec les parents de l’enfant, et l’enfant lui-même.”Ces trois experts ont insisté sur le fait que les examens médicaux devaient “respecter la dignité de l’enfant”.En fin après-midi, l’accusé sera interrogé plus précisément sur ses carnets, des centaines de pages où il a décrit méticuleusement pendant des décennies les violences sexuelles commises sur les enfants de son entourage, ainsi que sur ses patients.Ces journaux intimes, saisis en 2017 après son interpellation, ont permis aux enquêteurs de retrouver la trace de quelque 300 victimes de viols ou agressions sexuelles, âgées en moyenne de 11 ans au moment des faits.- “Mémoire sélective” -L’accusé “est quelqu’un qui a avancé, qui a mis des mots sur ses actes, qui a une position qui a fortement évolué”, a affirmé lundi Me Thibaut Kurzawa, l’un de ses avocats.”Aucune évolution”, a rétorqué Me Marie Grimaud, avocate de 39 parties civiles, estimant que par ses propos l’ex-médecin cherchait à se poser “en victime de lui-même”, ce qui constitue selon elle “un acte extrêmement pervers.”Lundi, la cour a interrogé l’accusé sur un éventuel traumatisme dans son enfance. Mais Joël Le Scouarnec affirme n’avoir “rien trouvé” dans son “passé” qui pourrait “expliquer (son) comportement” pédocriminel.Confronté mardi encore à ses “trous de mémoire” alors que ses proches l’ont tous décrit comme doté d’une “mémoire d’éléphant”, le médecin a invoqué une “mémoire sélective”.