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Japon: la pluie offre un répit face au pire incendie de forêt depuis 50 ans

Les autorités continuent mercredi de lutter contre le pire incendie de forêt au Japon depuis un demi-siècle, qui a fait un mort et forcé près de 4.000 personnes à évacuer, espérant que la pluie qui a commencé à tomber dans le nord du pays soulagera leur tâche.L’incendie, qui frappe la région d’Iwate (nord-est), déjà durement touchée par le tsunami meurtrier de mars 2011, a embrasé quelque 2.900 hectares, selon l’agence de gestion des incendies et des catastrophes, soit l’équivalent de plus du quart de la superficie de Paris.Plus de 2.000 pompiers sont mobilisés, pour la plupart déployés depuis d’autres régions du pays.”Nous nous efforçons (…) d’éteindre l’incendie avec la plus grande capacité possible de lutte”, a déclaré mercredi Kiyoshi Fuchigami, maire d’Ofunato, le chef-lieu local, disant avoir de “grands espoirs” que la neige et la pluie aideront à éteindre l’incendie.Des colonnes de fumée blanche s’échappaient d’une montagne sous la pluie et la neige mercredi, ont constaté des journalistes de l’AFP. Un temps encore plus humide est prévu jusqu’à jeudi.Près de 4.000 personnes vivant à proximité des zones en proie aux flammes avaient fui la zone en fin de journée mardi, sur les quelque 4.500 personnes ayant reçu l’avis d’évacuation émis par les autorités.”Je n’avais jamais vu un tel incendie. Il était gigantesque et se propageait rapidement”, raconte Mitsuo Otsubo, un habitant de 85 ans qui a fui la région pour se réfugier chez un proche.”Il n’a ni plu, ni neigé cette année. Heureusement, il a plu aujourd’hui. Je ne peux qu’espérer que cela permette de contenir la situation”, ajoute ce producteur d’algues et de coquilles Saint-Jacques dans la région.- Solidarité -Des tentes de fortune ont été installées dans une mairie où environ 270 personnes se sont réfugiées, avec des bouteilles d’eau et des réserves de nourriture étalées sur des tables.”Les incendies sont la catastrophe la plus effrayante, car ils se propagent d’un endroit à l’autre, de sorte que l’on ne sait pas où courir”, a déclaré mercredi à l’AFP Fumiko Tanaka, une évacuée de 69 ans.Dans la région, des initiatives locales de solidarité ont vu le jour face à l’ampleur de l’incendie. “En voyant tous ces gens qui fuyaient la catastrophe s’entasser dans des abris sans pouvoir se laver correctement, je me suis dit que je voulais les aider à profiter d’un grand bain chaud”, témoigne le propriétaire de l’établissement thermale “Ofunato onsen”, Toyoshige Shida, lui-même survivant du tsunami de 2011 qui avait submergé l’une des auberges qu’il tenait à l’époque.Au lendemain du début de l’incendie, cet homme de 60 ans a décidé de venir en aide aux évacués d’un refuge à proximité des zones incendiées, et de les amener dans son établissement.Depuis, une navette a été mise en place par la ville d’Ofunato et transporte chaque jour des centaines de personnes évacuées entre le refuge et les thermes de M. Shida.”J’espère qu’elle (la pluie) empêchera le feu de se propager davantage, mais je me demande toutefois dans quelle mesure elle peut aider à l’éteindre”, a-t-il ajouté.- Sécheresse -Les feux de forêts font rage dans la région d’Iwate, alors que le Japon a connu son été le plus chaud jamais enregistré et que le changement climatique fait grimper les températures sur le globe.Il s’agit au Japon de l’incendie de forêt le plus dévastateur depuis 1975, date à laquelle 2.700 hectares avaient brûlé à Kushiro, dans le nord de l’île de Hokkaido.A Ofunato, les précipitations ont seulement atteint 2,5 millimètres en février, battant ainsi à la baisse le précédent record de 4,4 millimètres en 1967 et se situant en dessous de la moyenne habituelle de 41 millimètres.”À mesure que la planète se réchauffe, on peut s’attendre à voir apparaître des incendies dans des endroits où ils n’ont jamais posé de problème auparavant”, a expliqué mercredi à l’AFP Greg Mullins, ex-agent des services d’incendie et de secours de l’État australien de Nouvelle-Galles du Sud.Cet incendie et les récents feux de forêt de Los Angeles sont “très inhabituels” parce qu’ils se sont produits en hiver, ajoutant qu’il “s’agit là d’un effet secondaire courant du changement climatique”.Selon M. Mullins, l’un des fondateurs du groupe Urgences et action pour le climat (Emergency Leaders for Climate Action), “dans les deux cas, les incendies ont été précédés d’étés chauds, qui ont augmenté l’évaporation et le dessèchement de la végétation, suivis d’importants déficits pluviométriques qui ont desséché le paysage”.”Le fait que les équipes de pompiers soient renforcées chaque jour et que l’incendie dure depuis une semaine montre l’ampleur de la sécheresse et les difficultés auxquelles nous sommes confrontés”, a confirmé M. Fuchigami, le maire d’Ofunato.

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“Nous les sauverons”: l’espoir de ressusciter des rhinocéros techniquement éteints

L’herbe semble délicieuse aux pieds du Mont Kenya. Les deux femelles rhinocéros s’en régalent tranquillement, indifférentes à l’immense effort mondial en cours pour tenter d’empêcher que leur espèce ne meure bientôt avec elles. Najin et sa fille Fatu sont les deux derniers rhinocéros blancs du Nord encore en vie, une sous-espèce africaine qui pourrait bientôt rejoindre la liste des animaux que les humains ont braconné jusqu’à l’extinction. Mais, grâce à une récente percée scientifique, un embryon de rhinocéros blanc du Nord pourrait grandir en 2025. Un développement qui serait spectaculaire pour cette sous-espèce déclarée techniquement éteinte après le décès de son dernier mâle, Sudan, en 2018. Ni Najin ni Fatu, respectivement fille et petite-fille de Sudan, ne peuvent mener de grossesse à terme en raison de problèmes d’utérus. Mais Fatu produit encore des ovules viables, qui pourraient être ensemencés lors d’une fécondation in vitro (FIV). Depuis plusieurs années, des scientifiques collectent ses ovules dans la réserve privée d’Ol Pejeta, au centre du Kenya, où vivent les deux femelles, surveillées 24h/24. Les oeufs sont envoyés en Europe où, dans un laboratoire, ils sont fécondés avec le sperme de différents mâles décédés. Les chercheurs ont désormais obtenus 36 oeufs fécondés – ou embryons – prêts à être implantés, affirme Jan Stejskal, coordinateur du projet pour BioRescue, la plus importante des initiatives mondiales visant la résurrection de l’espèce.Ces experts pensent que Fatu peut encore produire une dizaine d’oeufs supplémentaires. “Nous espérons réussir la première grossesse avec un embryon de rhinocéros blanc du Nord cette année”, affirme M. Stejskal. “Mais je ne peux pas le promettre.”- “Joie et tristesse” -L’idée est d’utiliser comme mère porteuse une femelle rhinocéros blanc du Sud, une espèce proche. Il y a un an, les scientifiques avaient annoncé une percée : la première FIV avait été réalisée avec succès sur une mère porteuse – mais avec un embryon de rhinocéros blanc du Sud. Et, comme beaucoup d’étapes dans ce processus long et difficile, la joie s’était rapidement “mêlée à la tristesse”, pointe Samuel Mutisya, directeur de la recherche d’Ol Pejeta auprès de l’AFP. Au bout d’environ deux mois, la mère porteuse était décédée d’une infection sans lien avec sa grossesse. L’équipe est déterminée à tenter de nouveau, cette fois avec un embryon de rhino blanc du Nord. Il existe d’autres pistes. Au Japon, des chercheurs tentent d’utiliser des cellules souches pour créer des gamètes mâles et femelles. En cas de succès, cela permettrait d’augmenter radicalement le nombre d’embryons mais aussi la diversité génétique pour les futures FIV.Ces recherches sont environ à mi-parcours, selon M. Stejskal, pour qui des embryons pourraient être produits d’ici environ 4 ans. Parallèlement, l’université d’Oxford tente d’utiliser des tissus ovariens de femelles rhinocéros décédées pour créer de nouveaux ovules. Même après la disparition de Najin, 35 ans, et de Fatu, 24 ans, les scientifiques pourraient alors exploiter les oeufs immatures dans leurs ovaires. Suzannah Williams, qui dirige cette initiative, estime pouvoir récupérer “au mieux” quelques centaines d’oeufs, même si tous ne seraient pas viables. Le scénario idéal serait qu’un nouveau bébé naisse tandis que Najin et Fatu sont toujours en vie, pour lui apprendre comment se comporter en rhinocéros blanc du Nord. – Trop tard -Personne ne sait quelles sont exactement les chances qu’une tentative unique de FIV débouche sur une grossesse. Il en avait fallu trois il y a un an.Beaucoup d’autres étapes pourraient tourner court dans une gestation qui dure 18 moins. Mais M. Stejskal reste optimiste : “Nous les sauverons”, dit-il, tandis que Mme Williams estime que la question est “quand, et non si”.D’autres sont moins convaincus. Même si des bébés venaient à naître, la diversité génétique serait “trop basse” pour faire revivre la sous-espèce, affirme à l’AFP Jo Shaw, directrice de l’ONG Save the Rhino International.Il est probablement déjà trop tard pour les rhinocéros blancs du Nord, dit-elle, et l’attention devrait plutôt se porter sur les sous-espèces de Java et de Sumatra, qui comptent chacune moins de 50 individus. Mais les chercheurs travaillant sur le rhino blanc du Nord soulignent que les techniques qu’ils sont en train de développer aideront tous ces mastodontes, de même que d’autres espèces. Le travail de BioRescue contribue déjà à sauver le rhino de Sumatra, plaide M. Stejskal.Dans leur enclos d’Ol Pejeta, le principal soignant de Najin et Fatu, Zacharia Mutai, défend que les humains sont les responsables de leur extinction, donc qu’ils ont la responsabilité de leurs résurrection. M. Mutai, qui a aussi connu Sudan, estime que la naissance d’un bébé serait “mondialement célébrée.””Et je m’occuperai du bébé”, ajoute-t-il avec un sourire, tandis que derrière lui Fatu et Najin continuent de se régaler d’herbe. 

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Salvador: une rivière polluée témoin des craintes des opposants à la relance de l’exploitation minière

Au bord d’une rivière sans poissons, à l’eau trouble et malodorante en contrebas d’une mine d’or fermée en 2006, des défenseurs de l’environnement affirment que la relance de l’exploitation minière de métaux approuvée par le Parlement du Salvador génèrera de nouvelles pollutions.”Voilà le résultat”, dit à l’AFP Graciela Funes, une responsable de communauté locale en brandissant une bouteille d’eau de couleur cuivrée tirée de la rivière San Sebastian, à Santa Rosa de Lima, dans l’est de ce petit pays d’Amérique centrale.”On ne peut pas se permettre encore ça. Nous avons tous besoin de ce liquide vital” qu’est l’eau, affirme cette femme de 67 ans.Sur proposition du président Nayib Bukele, le Parlement a abrogé fin décembre l’interdiction de l’extraction minière de métaux en vigueur depuis 2017.Le Salvador avait alors été le premier pays au monde à interdire toute licence ou concession de mines de métaux que ce soit à ciel ouvert ou souterraines, ainsi que l’usage de produits chimiques toxiques comme le cyanure ou le mercure.Mais M. Bukele, arrivé au pouvoir en 2019 et triomphalement réélu en 2024, a fait valoir que, selon une étude dont il n’a pas révélé l’auteur, le sous-sol salvadorien regorgeait de gisements aurifères estimés à 131 milliards de dollars, soit “380% du PIB”.Comme de nombreux opposants, le président de l’ONG “Centro Salvadoreño de Tecnologia Apropiada”, Ricardo Navarro, affirme à l’AFP que ce chiffre est “surestimé”.Selon lui, “la concentration d’or dans le sol salvadorien est d’un gramme par tonne de roche, soit peu d’or et beaucoup de dégâts”.L’économiste Julia Martinez souligne également l’absence d’étude “où est expliqué si cet or existe vraiment”, et estime que M. Bukele “a été trompé”. Selon elle, les compagnies minières qui obtiendront des concessions s’arrangeront pour “payer des miettes” en redevances fiscales.Les futures zones d’exploitation minières mettront en danger, selon les défenseurs de l’environnement et l’Eglise catholique, la rivière Lempa qui approvisionne en eau 70% des habitants de la capitale et de ses environs.L’analyste Nelson Flores à l’inverse rejette ce “scénario apocalyptique”, et estime qu’il serait “absurde” de se passer de l’exploitation de ces filons d’or, “opportunité de développement économique” et “source d’emploi” qui offrirait “de meilleures conditions de vie pour la population”.”L’exploitation minière a progressé et il y a des méthodes d’extraction plus modernes, respectueuses de l’environnement et protégeant les ressources naturelles”, affirme-t-il.Le texte approuvé par les parlementaires interdit l’utilisation de mercure dans les opérations minières. Celles-ci ne pourront être effectuées ni dans les zones naturelles protégées ni dans les sites de captage d’eau.- “Dette en suspend” -Pendant une bonne partie du XXe siècle, la mine de San Sebastian était considérée comme “la plus productive d’Amérique centrale”, explique à l’AFP la biologiste Cidia Cortés, auteure d’une étude sur l’exploitation minière.Entre 1904 et 1953, au moins 32 tonnes d’or ont été extraites mais l’exploitation “a laissé un héritage de misère, des maladies et de dommages environnementaux”, souligne son étude.La licence accordée en 1987 à l’entreprise américaine Commerce Group avait été révoquée en 2006. En 2016, le Bureau du Défenseur des Droits de l’Homme avait indiqué dans un rapport que cette mine avait “gravement affecté la qualité et la disponibilité” de l’eau dans cette zone agricole du département de La Union.Selon Mme Cortés, “il y a une dette en suspens de l’Etat pour les dégâts environnementaux et à la santé” causés par l’exploitation de cette mine. Et “cette dette va s’aggraver avec de nouveau de l’exploitation minière” au Salvador, s’alarme-t-elle.”D’autres rivières au Salvador peuvent aussi être polluées, et c’est pour cette raison que nous essayons de sensibiliser la population sur l’impact de l’exploitation minière”, renchérit Luis Gonzales, défenseur de l’environnement sur les bords de la rivière San Sebastian.L’exploitation minière “peut générer du développement et des profits, mais seulement à l’oligarchie du pays et aux sociétés transnationales, mais pas aux communautés, à la société, ni au peuple” auxquel elle n’apporte que “destruction et mort”, affirme-t-il.

Après son évasion, Mohamed Amra s’est caché à Compiègne puis Rouen

Le narcotrafiquant Mohamed Amra s’est caché notamment à Compiègne (Oise) et à Rouen, pendant sa cavale de neuf mois stoppée en Roumanie après son évasion mortelle dans l’Eure en mai 2024, a indiqué mercredi la procureure de Paris Laure Beccuau sur France 2.”L’un des lieux d’hébergement de Mohamed Amra a pu se situer dans la ville de Compiègne”, “plutôt tôt” dans sa cavale débutée en mai 2024 après l’attaque au péage d’Incarville (Eure) qui a tué deux agents pénitentiaires et permis son évasion, puis “il y eu la ville de Rouen”, a confirmé Mme Beccuau.”Ca fait partie des éléments d’enquête qui nous restent à élucider : est-il arrivé à Compiègne immédiatement après son évasion ou a-t-il a eu un endroit de rebond avant?”, a questionné celle qui fait aussi office de ministère public pour la Juridiction nationale de lutte contre le crime organisé (Junalco), chargée de l’enquête.Alors que dix-neuf suspects, dont Mohamed Amra arrêté en Roumanie le 22 février et remis à la France le 25, ont déjà été mis en examen à Paris, et que huit nouvelles personnes sont en garde à vue depuis lundi, Mme Beccuau a indiqué qu’il n’y avait mercredi matin pas de nouvelle interpellation.Ces huit personnes appartiennent plutôt, d’après elle, aux “logisticiens qui ont permis de dissimuler Mohamed Amra après son évasion”. “Ce n’est pas à exclure” qu’il y ait d’autres arrestations par la suite, a-t-elle encore dit.Trois hommes font l’objet d’une notice rouge Interpol, consultable en ligne: Albinou Dasylva, 37 ans, Alan Gomes, 27 ans, et Adonis Correa, 24 ans.D’après différentes sources, les deux premiers ont déjà été interpellés au Maroc dans le cadre de cette information judiciaire, en même temps qu’un troisième homme, Fernando D. dit “Abe”, en Espagne. Ils pourraient être remis à la France ou extradés dans les prochains jours ou semaines.Le dernier, suspecté, selon des éléments de l’enquête dont l’AFP a eu connaissance, d’être un “membre actif du commando”, aurait échappé lundi aux opérations d’interpellation d’après différents médias.”La plupart” des mis en cause déjà interrogés par la justice “se refusent à toute déclaration et gardent le silence”, selon Mme Beccuau, tandis que “d’autres commencent à livrer un certain nombre d’explications” dans ce “dossier tentaculaire”. La procureure a encore précisé que les enquêteurs ont eu “début février (…) la conviction que la manière dont on pistait (Mohamed Amra) était la bonne et que c’était bien lui derrière les sonnettes qui carillonnaient”.

Wauquiez juge “très difficile” pour les ministres LR “d’avoir des résultats” avec Macron et Bayrou

Laurent Wauquiez, candidat à la présidence des Républicains, juge qu’il sera “très difficile” pour les ministres de son parti “d’avoir des résultats” dans le gouvernement actuel, prenant l’exemple de son concurrent Bruno Retailleau entravé selon lui dans son action sur l’Algérie par Emmanuel Macron et François Bayrou.Le patron des députés LR s’est dit sur RTL “totalement d’accord avec le discours de fermeté de Bruno Retailleau sur l’Algérie”, mais “on ne lui donne pas les moyens d’avoir des résultats”.M Wauquiez a dénoncé “les choix incompréhensibles” d’Emmanuel Macron qui ne veut pas dénoncer, mais renégocier l’accord de 1968 qui donne un statut particulier aux Algériens en France en matière de circulation, de séjour et d’emploi. “Quand François Bayrou dit +on va faire une évaluation (ndlr, de l’Algérie) pendant deux mois+, on n’a pas besoin d’un conclave pour comprendre que l’Algérie nous humilie”, a-t-il insisté, regrettant que la France “soit dans la soumission et pas suffisamment dans le rapport de forces”. Selon lui, cet exemple justifie sa candidature à la présidence de LR car son rival, Bruno Retailleau, “ne peut pas dire ça” en tant que ministre de l’Intérieur, tenu à la solidarité gouvernementale. “Moi, je peux le dire. Et demain, comme président des Républicains, je pourrai le dire”, a-t-il insisté. Les ministres LR “ont des contraintes, c’est très difficile pour eux d’avoir des résultats. Raison de plus pour avoir une parole de la droite plus libre, plus indépendante, à l’extérieur” du gouvernement, a martelé M. Wauquiez qui veut “refonder la droite sur un projet de rupture avec le macronisme”.

L’influenceur algérien “Imad Tintin” jugé pour provocation au terrorisme

L’influenceur algérien dit “Imad Tintin”, poursuivi pour avoir appelé à commettre des actes terroristes en France sur le réseau social TikTok, doit être jugé mercredi au tribunal correctionnel de Grenoble, dans un contexte de tensions entre Alger et Paris.Début janvier, lui et deux autres Algériens ainsi qu’une Franco-algérienne avaient été interpellés dans l’Hexagone pour avoir mis en ligne des contenus haineux envers la France tout en appelant à des actes violents.Âgé de 31 ans, Imad Ould Brahim, de son vrai nom, a été mis en cause au sujet d’un montage et de traductions de vidéos, dont l’une, retirée depuis, appelait à “brûler vif, tuer et violer sur le sol français”.Arrêté le 3 janvier à Échirolles, en banlieue grenobloise, et premièrement jugé en comparution immédiate pour “provocation directe à un acte de terrorisme”, il avait alors requis un délai pour préparer sa défense et son procès avait été renvoyé. Il a été placé en détention provisoire en attendant, la présidente du tribunal évoquant des risques de pressions sur des témoins ou de fuite à l’étranger.L’intéressé, qui est sous Obligation de quitter le territoire (OQTF) et encourt sept ans d’emprisonnement, a nié lors de sa première comparution toute visée terroriste dans les faits qui lui sont reprochés.Son avocat, Alexandre Rouvier, avait estimé que son client avait été “livré en pâture” alors que seule “l’écume du dossier” était connue à ce stade.Concernant les autres influenceurs, Youcef A. alias “Zazou Youssef”, a été condamné fin février à Brest à 18 mois de prison ferme assortis d’une interdiction du territoire français pendant dix ans. Il était poursuivi pour avoir appelé sur TikTok à perpétrer des attentats en France et des violences en Algérie.Six mois de prison avec sursis ont été requis à Montpellier à l’encontre de Boualem Naman, un agent d’entretien dit “Doualemn” sur TikTok, dont l’une des vidéos appelait à “tuer” et “faire souffrir” un manifestant opposé au gouvernement d’Alger.Il avait pour cela été expulsé par la France début janvier, mais l’Algérie l’avait renvoyé vers Paris, une décision reçue comme un camouflet par le gouvernement français. Le tribunal doit se prononcer jeudi sur sa peine.Enfin, Sofia Benlemmane, suivie par des centaines de milliers de personnes sur TikTok et notamment poursuivie pour un live dans lequel elle insultait copieusement en arabe une autre femme en lui lançant “nique ta mère toi et ta France”, doit être jugée à Lyon le 18 mars.

Situation internationale: Macron s’adressera aux Français à 20h

Emmanuel Macron s’adressera aux Français à 20h dans une allocution en rapport avec l’Ukraine et la situation internationale, a annoncé le président mercredi matin sur X.”Mes chers compatriotes, dans ce moment de grande incertitude où le monde est confronté à ses plus grands défis, je m’adresserai à vous ce soir à 20h”, écrit-il.Mardi soir, le chef de l’Etat avait salué la volonté de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky “de réengager le dialogue avec les États-Unis” et redit “la détermination de la France à travailler avec toutes les parties prenantes à la mise en œuvre d’une paix solide et durable en Ukraine”.Après l’annonce dans la nuit de Donald Trump indiquant avoir reçu une lettre de Volodymyr Zelensky, la porte-parole du gouvernement Sophie Primas, a salué mercredi sur LCI “une reprise du dialogue”. “C’est heureux car personne n’a intérêt à couper les liens avec les États-Unis. Dans ce cadre-là, et dans le cadre de l’accord sur les minerais qui semble arriver, nous aurons peut-être des conditions qui nous permettront d’avoir une paix durable et robuste. C’est ce que veulent les Européens”, a-t-elle ajouté. 

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L’Australie se prépare à l’arrivée d’un cyclone sur sa côte orientale vendredi

Un cyclone tropical se dirige mercredi vers la côte orientale densément peuplée de l’Australie, déclenchant des alertes d’urgence et la fermeture anticipée de centaines d’écoles.Selon les prévisionnistes, le cyclone tropical Alfred devrait frapper dans les premières heures de la matinée vendredi le secteur de la ville de Brisbane, au milieu de la côte est.De fortes pluies, des vents destructeurs et des vagues violentes devraient s’abattre plus largement sur une bande côtière densément peuplée de 300 kilomètres, à cheval sur la frontière entre l’Etat du Queensland et la Nouvelle-Galles du Sud.Il s’agirait du premier typhon à frapper la zone depuis plus 1974.Rien qu’à Brisbane, près de 20.000 habitations risquent d’être inondées, selon les modélisations du conseil municipal.”Les rayons des supermarchés ont été pratiquement vidés”, a confié à l’AFP Kim Hollow, qui travaille dans un motel à une heure de route au sud du quartier des affaires de Brisbane.Plus de 700 écoles du Queensland et de la région des rivières du nord de la Nouvelle-Galles du Sud, sujette aux inondations, seront fermées à partir de jeudi, ont indiqué des responsables du ministère de l’Education.Les compagnies aériennes Qantas et Virgin ont annulé une série de vols, tandis que l’aéroport international de la Gold Coast fermera complètement ses portes mercredi après-midi.Le cyclone provoquera des “rafales de vent destructrices” pouvant atteindre 155 km/h par endroits, selon le Bureau météorologique.Les prévisionnistes estime qu’il risque de toucher terre à marée haute, provoquant une “marée de tempête dangereuse”.Plusieurs rendez-vous sportifs, dont le plus grand triathlon d’Australie ont été annulés.

‘America is back,’ Trump declares in divisive Congress speech

Donald Trump declared “America is back” Tuesday in his first address to Congress since returning to power, touting his radical policies in the face of raucous Democratic hostility while proclaiming a breakthrough on Ukraine.In the longest presidential speech to lawmakers on record, the Republican repeatedly hailed billionaire advisor Elon Musk’s controversial assault on the federal …

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