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Ukraine plans new talks with US after intelligence sharing ends

Ukraine said on Wednesday it planned to hold new talks with the United States after Washington suspended its intelligence sharing, delivering a fresh blow to Kyiv as it battles Russia’s invasion.Ukrainian President Volodymyr Zelensky has been scrambling to contain the fallout from his explosive meeting with Donald Trump last week, in which the US leader …

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Paris: les sanctions pleuvent sur les vélos

La police multiplie les contrôles dans les rues de Paris et les amendes commencent à pleuvoir sur les cyclistes et usagers de trottinettes.Une douzaine de policiers municipaux contrôlaient mercredi matin les deux-roues à un carrefour chaotique du neuvième arrondissement, au pied de la pente de la rue des Martyrs.- Écouteurs -Feu rouge grillé ou port des écouteurs en roulant: les policiers ont distribué une quarantaine de contraventions en deux heures.”Vous n’avez pas vu le feu? Les piétons non plus? Venez nous voir, Madame”, lance une policière à une jeune femme sur un vélo de location.Ce sera finalement une amende de 90 euros pour port des écouteurs. “Qu’on vienne me prévenir et qu’on me le dise, il n’y a aucun problème. Mais qu’on vienne me verbaliser, je trouve ça un peu fort de café”, proteste la jeune femme. “La journée commence bien!”Le nombre de cyclistes a explosé dans les rues de la capitale depuis l’épidémie de Covid. Les pistes cyclables ont fleuri, la place et la vitesse des voitures ont été réduites mais les piétons se méfient maintenant des vélos et trottinettes qui grillent les priorités, montent sur les trottoirs.”C’est insupportable”, tempête un cycliste mesuré à 32 km/h aux jumelles radar dans la descente de la rue des Martyrs, limitée à 20 km/h. “Il faut un peu de bon sens par rapport au fonctionnement d’un vélo! Je n’ai pas de régulateur de vitesse! (…) On fait l’effort de prendre son vélo alors qu’il y a des camions qui polluent”. Pour l’agent qui le verbalise, “les gens ont du mal à comprendre que le code de la route se respecte aussi à vélo”.Les cyclistes ont “du mal à accepter” les contrôles, confirme Carole, brigadier-chef principal, “ils demandent plus de tolérance. Mais pas mal de piétons nous remercient, nous disent qu’on devrait le faire plus souvent”.”Il y a de l’inquiétude de la part de beaucoup de nos concitoyens, souvent âgés (…) qui n’osent pas se promener en toute sérénité dans certaines rues de Paris”, estime Delphine Bürkli, la maire (Horizons) du 9e arrondissement.”Vous ne savez pas quand vous pouvez traverser, en fait”, témoigne une riveraine, Renée Bertrand, 70 ans.”Mais il ne s’agit pas d’être pour ou contre le vélo”, appuie Delphine Bürkli. “Il faut simplement que chacun adopte des règles de bienséance pour qu’on puisse vivre sereinement”.- Carrefours “dangereux” -La police municipale prévoit d’être présente au minimum deux fois par semaine sur des carrefours dits “dangereux” de l’arrondissement, comme celui contrôlé mercredi. La peur du l’uniforme fonctionne. “Lorsqu’on est là, il y a un maximum de respect”, dit Catherine, brigadier-chef.”Pour avoir une cohabitation harmonieuse dans les rues parisiennes, il faut que chacun respecte les règles”, martèle Nicolas Nordman, adjoint à la maire de Paris en charge de la sécurité.La maire de Paris mène une “politique globale pour diminuer la vitesse” des voitures, deux-roues motorisés, mais aussi des cyclistes, parce que “la vitesse aggrave la dangerosité des accidents”, selon M. Nordman.La mairie a identifié ces carrefours dangereux via des groupes de travail avec des associations de cyclistes, notamment suite au décès de Paul Varry, écrasé fin 2024 par le conducteur d’un SUV.Pour Marion Soulet, porte-parole de l’association Paris en Selle, il y a pourtant “une incompréhension sur ce que réclament les associations”. Cibler les cyclistes lors des contrôles et se focaliser sur les écouteurs ou la vitesse “pose un problème” alors qu’ils ne tuent personne, contrairement aux voitures.”On demande à la police de prioriser en fonction du danger”, souligne Marion Soulet, et il reste encore beaucoup à faire en termes d’aménagement de la ville “pour faciliter la cohabitation” avec les piétons, souligne-t-elle.Concernant les écouteurs, M. Nordman souligne faire “beaucoup de pédagogie, parce que c’est un élément qui n’est pas suffisamment connu par les cyclistes”.”Je ne suis pas en tort, j’avais pas les écouteurs, ils étaient dans mon cou. Je sais que c’est interdit. C’est fou ça!”, lance une jeune fille interpelée à quelques pas. Ce sera 90 euros.

‘Stable’ pope marks start of Lent in hospital

Pope Francis celebrated the start of the Lent religious season from his hospital suite on Wednesday, the 88-year-old’s condition stable but still complex as he undergoes treatment for double pneumonia, the Vatican said.The Argentine pontiff, head of the worldwide Catholic Church, has been in Rome’s Gemelli hospital since February 14, suffering several respiratory attacks that …

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Germany set for massive rearmament as divide with US widens

Germany is set to ramp up defence spending with the incoming government, saying it wants to invest hundreds of billions of euros to bolster Europe’s security as US guarantees look increasingly fragile. Likely next chancellor Friedrich Merz said Tuesday he planned to reform the country’s strict constitutional “debt brake” to pump up defence spending and pursue …

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Affaire Vasarely: la défense dénonce un “excès de pouvoir” devant la Cour de cassation

La Cour de cassation a examiné mercredi le pourvoi de Michèle Taburno-Vasarely, belle-fille du célèbre plasticien Victor Vasarely, mise en examen dans une information judiciaire où elle est accusée d’avoir dilapidé la fondation artistique du plasticien à son profit.Ces accusations sont principalement portées par la fondation, et le petit-fils du plasticien, Pierre Vasarely, actuel président de la fondation.Victor Vasarhelyi, dit Vasarely, (1906-1997), est un créateur franco-hongrois de l’Op-Art et de la peinture cinétique.Sa notoriété a été comparable dans les années 1970 à celles de Pablo Picasso ou Salvador Dali. De son vivant, il a donné à titre inaliénable des centaines d’œuvres à la fondation éponyme ouverte en 1971 à Aix-en-Provence.Sa belle-fille, Mme Taburno-Vasarely, a été la présidente de cette fondation.En avril 2023, deux juges d’instruction français se sont rendus à Porto Rico, territoire associé aux États-Unis, où elle réside désormais, pour la mettre en examen pour abus de confiance et blanchiment.Et lors d’une spectaculaire perquisition, la police fédérale américaine (FBI) a saisi 112 tableaux dans une nouvelle fondation qu’elle a créée à Porto Rico.La défense de Mme Taburno-Vasarely dénonce “un excès de pouvoir” des juges d’instruction parisiens, qui ont agi au nom de l’Etat français au-delà des frontières hexagonales.Claire Waquet, avocate aux conseils, a souligné que le code pénal autorise les juges d’instruction à “procéder à des auditions” sous commission rogatoire adressée à un Etat étranger, mais n’évoque pas l’interrogatoire de première comparution (IPC), étape préalable à la mise en examen.Or, un IPC est “différent” d’une audition: lors de cet interrogatoire, le magistrat n’est “pas là pour poser des questions” mais pour faire connaître au mis en cause la “décision” prise de le mettre en examen.Et “à partir du moment où c’est décisionnaire, le territoire national de la république s’impose”, a plaidé Me Waquet, demandant l’annulation des poursuites visant sa cliente.L’avocat général a préconisé le rejet du pourvoi notamment car cette mise en examen avait été autorisée par les États-Unis. “La question de la souveraineté territoriale est complètement neutralisée par l’accord qui a été donné par l’État étranger”, a abondé Patrice Spinosi, avocat aux conseils représentant la partie civile.Si la Cour donnait raison à la défense de Mme Taburno-Vasarely, cette décision pourrait avoir des conséquences pour nombre de suspects mis en examen à l’étranger.La décision de la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire sera rendue le 30 avril.

Le procès de l’influenceur algérien “Imad Tintin” renvoyé au 23 mai

Le procès à Grenoble de l’influenceur algérien dit “Imad Tintin”, poursuivi pour avoir appelé à commettre des actes terroristes en France sur le réseau social TikTok, a de nouveau été renvoyé mercredi, au 23 mai, le temps d’une expertise sur la traduction de ses propos.La présidente du tribunal correctionnel, Béatrice Nicollet, souhaite s’appuyer sur un examen supplémentaire pour “s’assurer de la nature des propos tenus” en arabe par l’influenceur dans une vidéo où il est accusé d’avoir incité à des actes violents envers la France. Différentes traductions de cette vidéo s’opposent. La première traduction présentée à l’influenceur lors de sa garde à vue indiquait que ce dernier y appelait à “brûler vif, tuer et violer sur le sol français”. Mais dans celles fournies par la défense “on n’a plus les mots +brûler+, +violer+ et +tuer+”, a plaidé mercredi Me Alexandre Rouvier, avocat de l’influenceur, qui souhaitait lui l’ouverture des débats, sans pour autant citer ces nouvelles traductions.Début janvier, Imad Ould Brahim, de son vrai nom, et deux autres Algériens ainsi qu’une Franco-algérienne ont été interpellés dans l’Hexagone pour avoir mis en ligne des contenus haineux envers la France tout en appelant à des actes violents.Arrêté le 3 janvier à Échirolles, en banlieue grenobloise, et premièrement jugé en comparution immédiate pour “provocation directe à un acte de terrorisme”, il avait alors requis un délai pour préparer sa défense et son procès avait été renvoyé.L’intéressé, qui est sous Obligation de quitter le territoire (OQTF) et encourt sept ans d’emprisonnement, a nié lors de sa première comparution toute visée terroriste dans les faits qui lui sont reprochés. Placé en détention provisoire à l’issue de sa première comparution, son placement sous contrôle judiciaire a été demandé par la présidente du tribunal, jusqu’à la nouvelle audience fixée au 23 mai.Concernant les autres influenceurs, Youcef A. alias “Zazou Youssef”, a été condamné fin février à Brest à 18 mois de prison ferme assortis d’une interdiction du territoire français pendant dix ans. Il était poursuivi pour avoir appelé sur TikTok à perpétrer des attentats en France et des violences en Algérie. Six mois de prison avec sursis ont été requis à Montpellier à l’encontre de Boualem Naman, un agent d’entretien dit “Doualemn” sur TikTok, dont l’une des vidéos appelait à “tuer” et “faire souffrir” un manifestant opposé au gouvernement d’Alger. Il avait pour cela été expulsé par la France début janvier, mais l’Algérie l’avait renvoyé vers Paris, une décision reçue comme un camouflet par le gouvernement français. Le tribunal doit se prononcer jeudi sur sa peine. Enfin, Sofia Benlemmane, suivie par des centaines de milliers de personnes sur TikTok et notamment poursuivie pour un live dans lequel elle insultait copieusement en arabe une autre femme en lui lançant “nique ta mère toi et ta France”, doit être jugée à Lyon le 18 mars. 

Le rappeur Booba se désiste de poursuites en diffamation contre l’influenceuse Magali Berdah

Le rappeur Booba a décidé de se désister de poursuites en diffamation contre l’ex-reine des influenceurs Magali Berdah, qui visaient des messages et une interview fin mai 2022 où elle dénonçait le harcèlement dont elle fait l’objet, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier.Le désistement sera formellement acté vendredi par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, qui devait examiner ce dossier.Le “Duc de Boulogne” s’est lancé en 2022 avec un collectif “d’aide aux victimes d’influenceurs” dans une croisade contre ceux qu’il appelle les “influvoleurs”, dénonçant de multiples arnaques à l’encontre des internautes.De son côté, Magali Berdah dénonce le “cyberharcèlement” dont elle fait l’objet, et pour lequel le rappeur de 48 ans a été mis en examen.Les propos poursuivis par Booba remontaient à la fin du mois de mai 2022, au début de ce feuilleton au long cours.”Il est intouchable, il vit à Miami, et a une puissance de frappe énorme, avec cinq millions d’abonnés sur Twitter”, se désolait Magali Berdah dans un entretien au Parisien le 24 mai 2022, “de son compte en découlent des centaines d’autres internautes qui se mettent à me harceler, le jour, la nuit, avec des menaces de mort”.Etaient également visés des messages sur Instagram des 25 et 27 mai dans lesquels Magali Berdah accusait Booba de “faire n’importe quoi” et la mettre en danger ainsi que sa famille, d’attiser “la haine”. “Je subis du harcèlement en meute depuis plusieurs jours ! H24 ! Ca suffit ! Laisse-moi tranquille !”.Dans un communiqué, les avocats de Magali Berdah ont dénoncé ce désistement annoncé “moins de trois jours avant l’audience”, affirmant que la date d’audience est fixée depuis plus d’un an et que trois heures ont été bloquées par la chambre pour l’examen de ce dossier.”Ces plaintes en diffamation n’étaient qu’un leurre”, et “n’avaient qu’un seul but”, “faire taire Magali Berdah”, ont accusé Mes Antonin Gravelin-Rodriguez, Rachel-Flore Pardo et David Olivier Kaminski.Ils dénoncent une “procédure bâillon”, une “procédure abusive”, espérant que Booba “sera lourdement condamné” pour cela.Jointe par l’AFP, l’avocate du rappeur, Me Marie Roumiantseva, n’a pas souhaité réagir.Booba, désormais installé aux Etats-Unis, a été mis en examen fin 2023 pour cyberharcèlement à l’encontre de Magali Berdah, et placé sous le statut plus favorable de témoin assisté pour des menaces de mort et recel d’une infraction d’atteinte à l’intimité.Dans cette affaire, il est notamment reproché à Booba “au moins 487 messages sur les réseaux sociaux la visant directement” entre mai 2022 et mai 2023, d’après des éléments de l’enquête consultés par l’AFP.Lui a contesté toute menace de mort ou “intention d’atteindre Magali Berdah dans sa santé ou sa vie”. Booba a expliqué “essayer de démasquer (Mme Berdah et ses proches) pour prouver que ce sont des escrocs”, un “vrai combat qui a abouti à une loi contre les influenceurs”, a-t-il souligné.En outre, 28 personnes ont été condamnées en mars dernier à Paris pour avoir participé au cyberharcèlement “en meute” de Magali Berdah.De son côté, Booba avait porté plainte contre Mme Berdah pour pratiques commerciales trompeuses, mais l’enquête avait été classée sans suite en mars par le parquet de Paris.

Macron va s’adresser aux Français sur l’Ukraine et la défense européenne

Emmanuel Macron va s’adresser mercredi soir aux Français pour répondre aux “angoisses” grandissantes sur la guerre en Ukraine, avant un sommet européen crucial et dans un moment de “bascule” géopolitique autour d’un rapprochement entre Washington et Moscou, potentiellement aux dépens de l’Europe et de Kiev.”Mes chers compatriotes, dans ce moment de grande incertitude où le monde est confronté à ses plus grands défis, je m’adresserai à vous ce soir à 20H”, a écrit le chef de l’Etat sur le réseau X pour annoncer son allocution télévisée.L’Europe “est aujourd’hui à un tournant de son histoire: depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, jamais notre continent n’avait connu une situation aussi grave et aussi instable”, a renchéri la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, à l’issue du Conseil des ministres.Elle a assuré qu’il n’était “de l’intérêt de personne” de “rompre les relations avec les États-Unis”, malgré l’accélération née de la détermination du président américain Donald Trump de mettre fin à tout prix au conflit, en négociant directement avec son homologue russe Vladimir Poutine, plus de trois ans après le début de l’invasion par la Russie de l’Ukraine. Dans son discours d’une quinzaine de minutes, Emmanuel Macron pourra annoncer les “prochaines étapes” d’un processus diplomatique incertain, a précisé un proche du président.”On sent une angoisse très forte chez les Français”, a-t-il ajouté, évoquant un nombre de courriers sur le sujet reçus par l’Elysée “multiplié par quinze” ces dernières semaines. “Le président parle pour y répondre, et transformer ces angoisses en volonté d’agir et d’avancer.”- Orban à l’Elysée -Selon l’entourage présidentiel, ce moment de “bascule de l’histoire peut être aussi l’occasion de cristalliser ce qu’on n’a pas réussi à faire ces dernières années”, à savoir renforcer massivement la défense européenne pour rendre le Vieux Continent plus autonome par rapport aux Etats-Unis.Ce sera le sujet d’un sommet extraordinaire de l’Union européenne, jeudi à Bruxelles, qui vise selon l’Elysée à démontrer que les Vingt-Sept “accélèrent” dans ce domaine.Juste après son allocution, Emmanuel Macron va d’ailleurs recevoir à dîner le Premier ministre hongrois Viktor Orban, soutien de Donald Trump et Vladimir Poutine, et l’une des voix les plus dissonantes dans l’UE.Mardi soir, le président français avait salué la volonté de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky “de réengager le dialogue avec les États-Unis”, après l’altercation spectaculaire que ce dernier avait eue vendredi dans le Bureau ovale avec son homologue américain. Ensuite Donald Trump a annoncé lundi le gel de l’aide militaire de Washington à Kiev, vitale pour tenir tête à l’armée russe.Emmanuel Macron, qui s’est entretenu avec les deux hommes après cette nouvelle annonce fracassante, a aussi redit mardi “la détermination de la France à travailler avec toutes les parties prenantes à la mise en œuvre d’une paix solide et durable en Ukraine”.Mardi soir, dans un discours devant le Congrès américain, le locataire de la Maison Blanche a dit avoir reçu une lettre de Volodymyr Zelensky manifestant sa volonté de négocier “dès que possible” une “paix durable” avec la Russie.Le dirigeant ukrainien avait exprimé cette intention quelques heures auparavant sur X, en proposant notamment de commencer par une “trêve dans les airs” et “en mer”. Il a ainsi repris une option mise sur la table ce week-end par Emmanuel Macron.Le président français se veut à la manœuvre, avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, pour organiser l’unité des Européens et tenter de maintenir le dialogue transatlantique.La possibilité d’un nouveau déplacement “à court terme” du duo franco-britannique à Washington, avec Volodymyr Zelensky, a été évoquée par la porte-parole du gouvernement français, mais aussitôt démentie par l’Elysée qui a assuré que ce n’était pas “envisagé à ce stade” Ces derniers temps, le chef de l’Etat français est revenu en première ligne, pour la première fois depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, et prend régulièrement la parole sur le dossier ukrainien.”Emmanuel Macron prend vraiment les Français pour des imbéciles! Il va nous rejouer le sketch comme le Covid, comme quand l’Ukraine a été envahie par Poutine, c’est-à-dire de dramatiser à tel point qu’il faudra en oublier le reste”, a déploré le vice-président du Rassemblement national Sébastien Chenu sur Sud Radio, au sujet de l’allocution solennelle du président de la République.

Lutte contre les violences faites aux femmes: près de 5.000 téléphones grave danger actifs

Près de 5.000 téléphones grave danger, dispositifs de lutte contre les violences faites aux femmes, étaient actifs au 1er février selon un bilan communiqué mercredi par le ministère de la justice en amont de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars.Selon les chiffres de la Chancellerie, 4.911 de ces téléphones étaient actifs au début du mois dernier, contre 4.529 au 1er février 2024, 3.629 au 1er février 2023 et 2.448 l’année précédente.Expérimenté en 2009 en Seine-Saint-Denis, le téléphone grave danger a été élargi à toute la France cinq ans plus tard.Attribué sur décision du procureur et bénéficiant d’une géolocalisation, le téléphone permet, en appuyant sur une simple touche, aux femmes qui en disposent, d’être mises en relation avec un professionnel de la lutte contre ces violences.Selon la Chancellerie, 3.000 alarmes via ce dispositif ont donné lieu à une intervention des forces de l’ordre en 2024.Fin février en Seine-Saint-Denis, la police a ainsi été alertée et a utilisé un pistolet à impulsions électriques pour maîtriser un homme qui menaçait les forces de l’ordre au domicile de son ex-conjointe, selon une source policière.Quant aux bracelets anti-rapprochement, le nombre de dispositifs actifs au 1er février 2025 était de 770, contre 983 un an plus tôt.Depuis son instauration par la loi du 28 décembre 2019 visant à agir “contre les violences au sein de la famille”, 2.591 décisions de placement sous ces bracelets ont été prononcées. Porté à la cheville, cet outil permet de géolocaliser le conjoint ou ex-conjoint violent et de déclencher un système d’alerte lorsqu’il s’approche de la personne protégée au-delà d’un périmètre défini par le juge. Le conjoint ou ex-conjoint violent est alors contacté par une plateforme de téléassistance, puis les forces de l’ordre sont alertées s’il ne répond pas ou ne rebrousse pas chemin.Ces chiffres concernant les téléphones anti-rapprochement ou les bracelets indiquent que “ce sont des dispositifs dont les parquets se saisissent pleinement”, commente-t-on au ministère de la Justice, “ils sont complètement intégrés dans les outils qui sont mis à notre disposition pour protéger les victimes”.Avec la lutte contre le narcotrafic, celle contre les violences faites aux personnes, dont les violences intrafamiliales, sont les deux priorités de la politique pénale définie par le garde des Sceaux, a-t-on souligné de même source.Entre 2017 et 2023, les condamnations pour violences conjugales et délits commis par conjoint ou concubin ont augmenté de 136%, de 22.202 condamnations à 52.302.Les évictions du domicile, prononcées dans le cadre de contrôles judiciaires, ont progressé de 213%, de 1.264 en 2017 à 3.953 en 2023.Selon un bilan du ministère de l’Intérieur publié fin novembre dernier, 96 femmes ont été victimes de féminicide conjugal en France en 2023, un chiffre en baisse de 19% par rapport à 2022.

A l’hôpital de Montreuil, un lieu pilote pour “réparer” les victimes d’excision

“Depuis mon opération, je me sens libérée. C’est comme une nouvelle vie.” Bintou a appris par hasard qu’elle avait été excisée dans son pays natal, le Mali. Installée en France depuis dix ans, elle vient de bénéficier d’une chirurgie réparatrice à l’hôpital de Montreuil.”C’était la première fois que j’en parlais. J’ai passé une heure à pleurer”, se rappelle cette employée dans le secteur bancaire, 27 ans, à la sortie de sa consultation post-opératoire. Dans une unité spécialisée de cet hôpital de Seine-Saint-Denis, les victimes d’excision peuvent voir une sage-femme, une psychologue, une sexologue puis, si elles le souhaitent, une chirurgienne pour être opérées. A partir du 8 mars, date de la Journée internationale des droits des femmes, le parcours sera intégralement pris en charge par la Sécurité sociale, et non plus seulement l’opération. Le dispositif pourrait être généralisé en France, si l’expérimentation de trois ans est validée.”Ma famille n’est pas encore au courant. Je vais leur en parler cet été quand je retournerai au Mali. J’ai besoin d’en discuter avec ma maman, qu’elle s’excuse. Je lui en ai beaucoup voulu”, témoigne Bintou, une semaine après son opération. “J’ai appris que j’avais été excisée en surprenant une conversation téléphonique. Je n’en ai aucun souvenir, je pense que j’étais bébé”.- “Une revanche” – Selon le ministère de l’Egalité femmes-hommes, le nombre de femmes excisées en France est estimé à 125.000. A Montreuil, la majorité des patientes accueillies sont arrivées en France après avoir été excisées dans leur pays d’origine. “D’autres ont été excisées dans le pays d’origine des parents pendant les vacances, quelques-unes l’ont été en France dans les années 1980″, indique Sarah Abramowicz, gynécologue obstétricienne qui a créé l’unité en 2017.Une autre patiente se souvient avoir été excisée, à six ans, dans un appartement, en région parisienne. Elle se rappelle avoir vu des enfants sortir de l’immeuble en pleurs, sans qu’elle ne sache pourquoi, puis de la douleur ressentie. Son exciseuse, Hawa Gréou, a été condamnée en 1998 à huit ans d’emprisonnement pour la mutilation de 48 fillettes.”Ma cousine s’est fait réparer, elle m’a dit que c’était comme si on lui avait remis ce qu’on lui avait volé. Ça m’a donné envie, j’ai toujours eu le sentiment qu’il me manquait quelque chose, je me sentais différente des autres quand je parlais de sexualité avec mes amies”, raconte pendant sa consultation la Malienne âgée de 45 ans. Elle se fera opérer le 11 mars.- “Lutte féministe” -“C’est une opération assez facile, basée sur les mêmes techniques que les chirurgies de changement de genre”, explique Emilie Orain, chirurgienne formée par Sarah Abramowicz. “Je suis contente de l’avoir décidé seule, sans en parler avec mes parents. C’était une revanche, parce que quand j’ai été excisée, on ne me l’avait pas demandé non plus”, souligne Bintou. “Pouvoir avoir un rapport sexuel pour la première fois à 27 ans, et réduire les risques de complications pendant l’accouchement, c’est ce qui m’a le plus motivé.””Je trouve ça joli, je suis très contente, ça m’a fait oublier beaucoup de choses”, se réjouit une autre patiente, Djeni Coulibaly, demandeuse d’asile, entre deux éclats de rire. Victime d’excision à 14 ans en Côte d’Ivoire, mariée de force, elle a été opérée il y a trois semaines, après avoir fui son pays. Pour beaucoup de femmes, l’excision n’est que le début d’une série de violences. Dans l’unité, elles sont nombreuses à avoir subi violences sexuelles, viols conjugaux, mariages forcés. Certaines ont fui leur pays pour éviter que leur fille ne soit elle aussi excisée.”Je me dis que c’est une lutte féministe”, revendique Sarah Abramowicz.”L’opération peut redéclencher des traumatismes, des flashbacks, des cauchemars. C’est pour cela qu’on le fait sous anesthésie générale”, souligne Emilie Orain aux patientes en consultation.Généralement, “elles le cachent à leur conjoint qui n’est pas d’accord. Dans certaines cultures, ils pensent que les femmes sont intenables si on ne leur coupe pas le clitoris”, regrette la chirurgienne.Deux cents femmes suivent ce parcours de soin chaque année. La moitié se fait opérer. Dans les trois ans à venir, l’unité espère en accueillir un millier.