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Hamas says Trump’s ‘DEAD’ threat to Gaza undermines ceasefire

Hamas said Thursday that Donald Trump’s threats would encourage Israel to ignore the fragile ceasefire, after the US president warned that unless hostages were freed, the people of Gaza would be “DEAD”.Trump had earlier floated a widely condemned plan to relocate Palestinians from Gaza.Weighing in Thursday, France welcomed an alternative Arab plan to rebuild the …

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L’influenceur algérien “Doualemn” condamné à cinq mois de prison avec sursis

L’influenceur algérien “Doualemn” a été condamné jeudi à cinq mois de prison avec sursis pour “provocation non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit”, après la diffusion d’une vidéo qui avait entraîné une dégradation des relations diplomatique entre Paris et Alger.Le tribunal correctionnel de Montpellier a reconnu coupable Boualem Naman, de son vrai nom, d’avoir appelé à “donner une sévère correction” à un opposant au régime algérien, dans une vidéo diffusée début janvier sur TikTok, où cet homme de 59 ans était suivi par quelque 138.000 personnes.Lors d’une audience très médiatisée, le 24 février, le parquet avait requis une peine de 6 mois de prison assortie d’un sursis intégral. Son avocat, Jean-Baptiste Mousset, avait plaidé la relaxe.”L’appel à commettre des violences est caractérisé par l’emploi d’un terme qu’il explique signifier +donner des gifles ou des fessées+ et visant une personne identifiable”, a expliqué la présidente du tribunal. “Il ne pouvait pas s’agir de termes humoristiques”, a insisté la magistrate, expliquant à M. Naman qu’il s’agissait d’un “avertissement”. L’avocat du prévenu a directement indiqué qu’il ferait appel de cette décision.Avant d’être interpellé, Boualem Naman avait fait l’objet d’un signalement le 4 janvier par le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, et le préfet de l’Hérault, François-Xavier Lauch. Le préfet avait ensuite estimé que ses propos justifiaient le retrait de son titre de séjour et son expulsion immédiate.Mis dans un avion pour Alger, “Doualemn” avait été renvoyé en France dès son arrivée sur le sol algérien, le 9 janvier, un refoulement vécu comme un camouflet par le gouvernement français.- Procédure d’expulsion -Le tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne) avait ensuite annulé son obligation de quitter le territoire français (OQTF), enjoignant les autorités à reprendre la procédure d’expulsion, cette fois avec un débat contradictoire.C’est dans le cadre de cette procédure que M. Naman a comparu mercredi à Montpellier devant une Commission d’expulsion (ou “Comex”), qui rendra son avis le 12 mars sur la nouvelle demande d’expulsion formulée par le préfet de l’Hérault.Comme lors de son procès pénal, le presque sexagénaire, père de deux enfants adultes, a reconnu mercredi que ses propos constituaient bien un appel à la violence, tout en en minimisant la gravité. Disant s’être “emporté”, il a répété être “sincèrement désolé”.”C’est un dossier monté en épingle pour couvrir un coup politique du ministre de l’Intérieur”, Bruno Retailleau, avait plaidé devant la Comex une autre avocate de M. Naman, Marie David-Bellouard.Outre “Doualemn”, deux autres Algériens et une Franco-algérienne ont été interpellés dans l’Hexagone pour avoir mis en ligne des contenus haineux envers la France et appelé à des actes violents.Prévu mercredi, le procès à Grenoble de l’influenceur algérien dit “Imad Tintin”, poursuivi pour avoir appelé à commettre des actes terroristes en France sur le réseau social TikTok, a été renvoyé mercredi, au 23 mai, le temps d’une expertise sur la traduction de ses propos.- Escalade -Youcef A. alias “Zazou Youssef”, a lui été condamné fin février à Brest à 18 mois de prison ferme assortis d’une interdiction du territoire français pendant dix ans. Il était poursuivi pour avoir appelé sur TikTok à perpétrer des attentats en France et des violences en Algérie. Enfin, Sofia Benlemmane, suivie par des centaines de milliers de personnes sur TikTok et notamment poursuivie pour un live dans lequel elle insultait copieusement en arabe une autre femme, en lui lançant “nique ta mère toi et ta France”, doit être jugée à Lyon le 18 mars.Le refus de l’Algérie d’accepter des ressortissants en situation irrégulière renvoyés par Paris, dont l’auteur d’un attentat qui a fait un mort le 22 février à Mulhouse (est de la France), a encore envenimé des relations déjà très dégradées depuis la reconnaissance par la France de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental en juillet 2024.Le ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a fait de ce refus, comme celui de reprendre Boualem Naman, un cheval de bataille, alimentant une escalade, par médias interposés, entre les deux pays.Le président français Emmanuel Macron a tenté le 28 février de calmer le jeu avec l’Algérie sur les questions migratoires et appelé à “régler” le cas de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, toujours détenu à Alger.

Ukraine: Bayrou affirme la “priorité” budgétaire à la défense, sans abandonner le “modèle social” français

François Bayrou a exprimé jeudi sa volonté de donner la “priorité” dans le prochain budget du pays à la défense, compte tenu du désengagement des États-Unis de l’Ukraine et de la rupture de leurs liens avec l’Europe, mais “sans rien abandonner” du “modèle social”. “Il s’agit non seulement de donner priorité à l’accomplissement de la loi de programmation militaire, mais d’aller au-delà pour une loi de réarmement, ou en tout cas pour une loi de sécurité”, a affirmé le Premier ministre, en marge de l’installation de son successeur, l’ex-ministre macroniste Clément Beaune, au Haut-commissariat au Plan.”Il faut renouveler complètement la vision des projets pour l’avenir. On va le faire sans rien abandonner. Le modèle social fait partie de l’identité française”, a-t-il ajouté.”La défense est désormais une priorité évidente pour tous. Mais ça n’efface pas d’autres priorités, par exemple le souci des finances publiques, par exemple le souci du pacte social”, a développé le Premier ministre.”Nous ne laisserons aucun des problèmes du pays de côté et j’aurai l’occasion de m’exprimer dans les jours qui viennent sur les choix que le gouvernement a l’intention de porter”, a-t-il encore dit sans plus de détails.Dans son allocution télévisée mercredi soir, Emmanuel Macron avait prévenu qu’il faudrait “des réformes, du choix, du courage”, dans la “nouvelle ère” qui s’esquisse face à un rapprochement entre les États-Unis et la Russie, potentiellement aux dépens de l’Europe et de l’Ukraine.”On avait vécu pendant des années avec l’idée que les États-Unis étaient notre allié et le meilleur défenseur du droit entre les nations” et “on s’aperçoit aujourd’hui que (…) ce n’est pas le cas”, a souligné François Bayrou. Dans le même temps jeudi, les dirigeants des vingt-sept pays de l’UE se retrouvent à Bruxelles pour un sommet extraordinaire destiné à muscler la défense européenne.M. Bayrou a par ailleurs salué l’engagement européen de son sucesseur au Plan Clément Beaune, soulignant que “la dimension européenne, continentale, dans cette unité de civilisation et de projet de société, représente par rapport à d’autres menaces”.”Il faut tout prévoir, même le pire, parce que c’est en prévoyant le pire qu’on se met en situation de l’éviter”, a complété M. Beaune, qui sera rémunéré dans ses nouvelles fonctions, contrairement à M. Bayrou qui avait choisi de ne pas l’être quand il dirigeait le Plan.

Martine Aubry, maire de Lille depuis 2001, annonce sa démission “mi-mars”

“Le temps est venu de passer la main”: Martine Aubry, l’emblématique maire socialiste de Lille depuis 2001 et ancienne ministre qui a porté la réforme des 35 heures, a annoncé jeudi sa démission “mi-mars”, à un an des prochaines élections municipales.Lors d’une conférence de presse où elle a d’abord longtemps vanté son bilan à la tête de la ville, l’élue de 74 ans, très émue, a invité le conseil municipal à élire son premier adjoint, Arnaud Deslandes, 42 ans, qui se tenait à ses côtés.”Je suis élue à Lille depuis 30 ans, je suis maire depuis 24 ans, j’ai encore de l’énergie et des idées, mais le temps est venu de passer la main a une nouvelle génération”, a-t-elle déclaré, essuyant quelques larmes, tout en assurant être “très sereine”.Estimant que la sénatrice PS Audrey Linkenheld, un temps pressentie comme candidate, et le député PS Roger Vicot, candidat déclaré à la mairie, avaient leur rôle à jouer au niveau national, elle a jugé que M. Deslandes, son ancien directeur de cabinet, a “la vision nécessaire pour devenir maire de Lille”.Mme Aubry a précisé quitter toutes ses fonctions politiques.”Je ne prends pas ma retraite politique, je compte bien occuper ma part (…) et participer au renouveau des idées de gauche”, a-t-elle néanmoins assuré, tout en précisant n’avoir “pas d’ambition personnelle” pour un poste.

Sites porno: l’obligation de vérifier l’âge désormais applicable aux géants PornHub ou YouPorn

L’obligation pour les sites X de vérifier que leurs utilisateurs sont majeurs s’applique désormais aux géants PornHub ou YouPorn établis dans d’autres pays de l’Union européenne (UE) que la France, selon un arrêté interministériel publié jeudi.Depuis janvier, cette disposition légale ne s’appliquait qu’aux éditeurs de sites établis en France et en dehors de l’UE. Hébergé à Chypre, le groupe Aylo (maison-mère de YouPorn et PornHub) tout comme Jacquie et Michel, installé en Hongrie et en Espagne, ont désormais trois mois pour mettre en oeuvre un système de vérification de l’âge “respectueux de la vie privée” et “efficace”, sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’à leur blocage, précise le ministère de la Culture dans un communiqué.Cet arrêté “va enfin permettre de bloquer l’accès aux mineurs aux sites pornographiques les plus fréquentés en France”, se félicite le ministère, évoquant une “avancée majeure dans la protection de nos enfants et adolescents en ligne”. D’ici à trois mois, ces sites devront eux aussi exiger l’envoi d’une photo ou d’un document d’identité par exemple, en proposant au moins une méthode respectant le principe de “double anonymat” qui permet de prouver sa majorité sans divulguer son identité.Sans cela, ils s’exposent à une sanction de l’Arcom, le gendarme du numérique, qui peut, depuis l’adoption en mai 2024 de la loi dite Sren visant à sécuriser internet, ordonner un blocage par les opérateurs télécoms et le déréférencement des sites incriminés.”La loi doit être respectée, dans les espaces numériques comme ailleurs”, a déclaré la ministre de la Culture Rachida Dati, citée dans le communiqué.Ce système de vérification de l’âge est réclamée de longue date par les associations de protection de l’enfance. Selon l’Arcom, 2,3 millions de mineurs fréquentent des sites pornographiques en France.En décembre, le groupe Aylo avait affirmé à l’AFP être “consciente de la nouvelle règle et s’engage(r) à toujours respecter la loi”, tout en jugeant ces mesures “inefficaces” et “dangereuses” pour la sécurité et la vie privée des utilisateurs.Malgré l’arsenal déployé par l’Arcom, des moyens de contournement existent, soit via l’installation d’un VPN – un réseau privé virtuel – ou des sites miroirs, qui répliquent à l’identique une page sous un nom de domaine différent.D’autres pays comme le Royaume-Uni ou l’Allemagne imposent eux aussi des restrictions d’accès aux sites X liés à l’âge.

8-Mars : le code civil, “socle solide” de l’égalité femmes-hommes

Il a été récemment au cœur d’une décision de la Cour européenne des droits de l’homme sur le “devoir conjugal”. Depuis sa conception en 1804, le code civil français a été profondément retouché et constitue aujourd’hui un “socle solide” de l’égalité femmes-hommes, estime la sociologue Irène Théry.Depuis les années 1960, “beaucoup a été fait” pour gommer les biais de la version initiale, souligne la chercheuse spécialisée dans la sociologie du droit, de la famille et de la vie privée, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars.Question : Que prévoyait le code civil de 1804 ?Réponse : “Le code Napoléon instaure un ordre matrimonial de la famille et de la sexualité commun à tous. La sexualité valorisée, c’est la sexualité dans le mariage. Mais avec un principe de hiérarchie des sexes et une double morale pour les hommes et pour les femmes : on considère que la sexualité masculine est +par nature+ une sexualité de conquête, un signe de virilité qui a ses exigences, et ne peut pas se résumer à la bienséance matrimoniale. A l’inverse, les femmes, si elles ne veulent pas être classées du côté des +filles perdues+ et des prostituées, doivent arriver vierges au mariage, et leur infidélité est beaucoup plus sévèrement punie que celle des hommes. Le mariage étant fait pour donner un père aux enfants que les femmes mettent au monde, il y a un +devoir conjugal+, même s’il n’est pas nommé. On peut même dire que le droit institue en réalité un +consentement statutaire de la femme mariée+. Dès lors qu’une femme est mariée, on ne va pas se demander si tel jour, à telle heure, elle voulait ou ne voulait pas. Statutairement, la +communauté de toit et de lit+ implique qu’elle consent. On ne se pose pas la question pour l’homme, non seulement parce qu’il est supposé avoir toujours envie mais parce que c’est lui le titulaire de la puissance maritale, et que l’épouse lui doit +obéissance+. Il a fallu attendre le temps du +démariage+ – le mariage cesse d’être une obligation sociale impérative, et se marier ou non devient une question de conscience personnelle – pour qu’un arrêt de la Cour de cassation institue la possibilité du viol conjugal, en 1990.Question : Quels autres changements se sont produits? Réponse : Les années 60-70 marquent le début de l’émergence d’un autre régime d’organisation de la famille et de la civilité sexuelle, fondé sur les valeurs  nouvelles d’autonomie personnelle, d’égalité des sexes et de droits de l’enfant.Les femmes avaient gagné l’égalité des droits politiques en 1945, elles gagnent peu à peu l’égalité des droits dans la famille. L’ancienne puissance paternelle devient l’autorité parentale, exercée en commun par les deux époux. On institue en 1975 un divorce par consentement mutuel.Mais tout ne change pas en un jour. L’homme ou la femme a continué jusque récemment à pouvoir obtenir un divorce pour faute si son conjoint refusait les rapports sexuels. Un nouveau pas est franchi avec la Cour européenne des droits de l’homme qui a estimé en janvier dernier qu’une telle idée de la “faute” revenait de fait à autoriser le viol entre époux.  Question : Qu’est ce qu’il reste encore à faire?Réponse : Beaucoup a été fait. Aujourd’hui, le Code civil refuse toute hiérarchie des sexes et repose sur un socle solide d’égalité – en droit – entre les femmes et les hommes.  Il y a encore des changements à faire, en matière de filiation. Ou encore pour la vieillesse : les veuves et veufs non mariés n’ont aucun droit, même après trois enfants et 40 ans de vie commune ! Les acquis obtenus par les femmes et les personnes LGBT+ sont impressionnants mais ils sont encore fragiles, comme on le voit sur l’IVG, où une contre-révolution menée par des courants masculinistes décomplexés vient relayer désormais les classiques mouvements religieux traditionalistes. Avec ce qui se passe aux Etats-Unis, on peut s’inquiéter de la vitesse avec laquelle la haine de certaines minorités sexuelles, comme les personnes trans, se répand aussi chez nous”.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

En Inde, l’éléphant-mécanique au secours du bien-être animal

Il bat des oreilles et crache de l’eau avec sa trompe, comme ceux de chair et d’os. Mais l’éléphant qui remue dans ce temple du sud de l’Inde est un robot, spécialement conçu pour jouer les doublures lors des cérémonies religieuses.Faite de fibre de verre et de caoutchouc sur une structure métallique, sa réplique est présentée par les ONG de défense de la vie sauvage comme une alternative à la captivité et à ses périls.Personnages récurrents des cérémonies hindoues, les pachydermes sont contraints d’y parader au cœur de foules gesticulantes et de musiques assourdissantes qui peuvent susciter chez eux embardées voire attaques en règle.”C’est un animal sauvage, qui aime vivre dans la jungle”, souligne C.G. Prakash, 68 ans, du temple Chakkamparambu Bhagavathy de Thrissur, dans l’Etat du Kerala (sud). “Il est capturé et torturé, c’est totalement contraire à l’éthique”.Sur sa recommandation, ce temple a donc adopté un robot, offert par l’ONG Voice for Asian Elephants Society.Selon l’association de défense des animaux PETA, les 2.700 pachydermes en captivité dénombrés en Inde souffrent pour nombre d’entre eux de “stress physique et psychologique sévère”.PETA a financé plus d’une douzaine d’éléphants mécaniques pour des temples hindous, à la condition expresse qu’ils renoncent à utiliser des animaux vivants lors de leurs cérémonies.”Les éléphants mécaniques permettent de perpétuer les traditions d’une façon moderne”, plaide l’un de ses responsables indiens, Khushboo Gupta. “Grâce à eux, les vrais éléphants peuvent rester auprès des leurs, dans leur habitat naturel”.Avec trois amis, Prasanth Prakasan, 42 ans, a commencé à fabriquer des éléphants mécaniques dans le cadre d’un projet artistique. Il a aujourd’hui produit une cinquantaine de modèles.- “Plus sûrs” -La version de luxe du robot, avec battements de la tête, des yeux ou de la queue grâce à un moteur électrique, peut coûter jusqu’à 5.500 euros.”Nous sommes heureux que ce que nous faisons contribue à sauver les éléphants”, se réjouit-il.Nombre d’adeptes de la religion hindoue voient eux aussi d’un bon œil l’arrivée de pachydermes-robots, à la main de leurs cornacs.”Avec un éléphant vivant, on a toujours peur du coup de folie”, décrit l’un d’eux, Jayasree Sivaraman Narayaneeya, un enseignant de 58 ans. “Avec un robot, on se sent plus en sécurité”.Les accidents causés par des éléphants effrayés par la foule défraient régulièrement la chronique. En février, neuf d’entre eux ont encore tué 5 personnes dans l’Etat du Kerala (sud).”Certains de leurs guides ne respectent pas les règles”, déplore V.K. Venkatachalam, de l’ONG Heritage Animal Task Force.La cause de leur bien-être a toutefois fait des progrès ces dernières années.En novembre, un tribunal du Kerala a ainsi fixé des règles sur le traitement des éléphants en captivité.”Leur utilisation est souvent justifiée par les traditions et les pratiques religieuses”, ont écrit les juges, mais ils “sont exploités commercialement sans aucun égard pour leur bien-être”.L’Asie du Sud abrite quelque 26.000 éléphants sauvages, principalement en Inde, considérés par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) comme une espèce menacée.Les conflits entre pachydermes et humains sont en hausse dans le pays le plus peuplé de la planète.Selon les statistiques officielles, 629 personnes ont été tuées lors de ces incidents entre 2023 et 2024, ainsi que 121 éléphants, pour l’essentiel victimes de grilles électriques, braconnage ou empoisonnement.

Centre Pompidou: clap de fin pour cinq ans pour le musée national d’art moderne

Frida Kahlo, Salvador Dali, Francis Bacon… Le musée d’art moderne du Centre Pompidou à Paris, dont la collection est la plus grande au monde avec celle du MoMA à New York, va fermer ses portes lundi pour cinq ans de travaux de rénovation.Le public aura une dernière chance de voir ces chefs d’oeuvre gratuitement de vendredi 18H00 à lundi 21H00, en profitant d’une programmation culturelle et festive (DJ, performances, ateliers de création).Après, les quelque 2.000 oeuvres d’art exposées en permanence sur 12.000 m2 (deux niveaux) seront déplacées en semi-remorques dans des réserves ou dans d’autres musées à Paris, ailleurs en France ou à l’étranger. “Cette opération colossale a demandé des mois voire des années de préparation”, explique à l’AFP Claire Garnier, directrice de la production.Déplacer d’immenses installations comme celles de l’artiste allemand Anselm Kiefer nécessitera par exemple “une dépose des baies vitrées” du bâtiment par endroit, relève-t-elle.Le grand public pourra cependant continuer d’admirer une partie de la collection – qui compte au total quelque 150.000 oeuvres – notamment au Grand-Palais rénové à Paris où plusieurs grandes expositions sont déjà programmées.Elle continuera également à être visible à l’étranger grâce aux partenariats entre le Centre Pompidou et Malaga (Espagne), Shanghaï ou bientôt Bruxelles, et dans de grands musées aux Etats-Unis, en Australie, au Japon et en Europe, détaille Xavier Rey, directeur du musée d’art moderne.- Pionnier -“Dès son inauguration, le 31 janvier 1977, il y a 48 ans, on a eu des chiffres de fréquentation qu’on ne connaissait pas à l’époque et le Centre a donné le +la+ des musées du XXe et du XXIe siècle”, rembobine-t-il.”Il y a un avant et un après. Le musée d’art moderne a été le premier signe d’une mutation profonde de tous les autres (musées d’art moderne) à travers le monde”, appuie Bernard Blistène, qui a consacré 23 ans de sa vie professionnelle au musée dont une dizaine à sa tête. Le Centre Pompidou, inauguré en 1977, fermera entièrement le 22 septembre avec sa dernière exposition temporaire, pour des travaux colossaux de désamiantage et de rénovation programmés jusqu’en 2030.Lieu inédit et pionnier pour l’art moderne et contemporain dans le monde, aussi appelé Beaubourg, il avait été voulu par l’ancien président de la République Georges Pompidou (1911-1974) comme un espace vivant de rencontre de toutes les disciplines artistiques accueillant tous les publics.Avec une moyenne de quatre millions de visiteurs annuels (hors crise du Covid, ndlr), le vaste bâtiment tubulaire multicolore, conçu par les architectes Renzo Piano et Richard Rogers, est devenu l’un des monuments les plus fréquentés de Paris.- Duchamp -C’est “une monographie de Marcel Duchamp” qui a lancé les hostilités, suivie d’une autre consacrée à “Salvador Dali de son vivant”, retrace M. Rey.Le créateur du célèbre urinoir renversé baptisé “Fontaine” (1917) est exposé aux côtés de Louise Bourgeois, Constantin Brancusi, Marc Chagall, Robert et Sonia Delaunay, Otto Dix, Jean Dubuffet, Frida Kahlo, Vassily Kandinsky, Yves Klein, Fernand Léger, Henri Matisse, Annette Messager, ou encore Piet Mondrian.”Figure tutélaire pour l’art moderne et contemporain, il reste un peu une clef de voûte de notre collection”, souligne M. Rey. Un prix Marcel Duchamp récompense chaque année un artiste émergent.Le directeur évoque avec émotion une rétrospective plus récente, consacrée en 2022 au peintre français Gérard Garouste, 78 ans, “redécouvrant ses oeuvres de jeunesse”.La collection présente “non seulement des oeuvres majeures mais aussi le processus créatif qui y a conduit” avec des “scénographies et modes d’exposition qu’on ne trouvait pas ailleurs”, souligne M. Blistène.”Il a aussi offert aux artistes un lieu d’expérience” leur permettant de jouer avec son architecture, ajoute-t-il, en évoquant deux expositions consacrées à l’architecte Daniel Buren et à l’artiste conceptuel Christian Boltanski, décédé en 2021.Enrichi au fil du temps de nouvelles acquisitions ainsi que de départements d’architecture, de design ou de vidéo, il possède aussi une collection photographique devenue l’une des plus importantes au monde.