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Inondations et glissements de terrain en Indonésie: trois morts et cinq disparus

Des inondations et des glissements de terrain sur l’île de Java, en Indonésie, ont fait trois morts et cinq disparus après que de fortes pluies ont inondé de nombreuses villes, a déclaré un responsable vendredi.Des pluies torrentielles ont frappé cette semaine la capitale Jakarta et les villes voisines, poussant les autorités à évacuer des milliers d’habitants.Les autorités ont également commencer à ensemencer les nuages afin de tenter de modérer les précipitations, une technique qui consiste à injecter du sel ou des produits chimiques dans les nuages afin de déclencher la pluie hors des zones critiques.Mais les intempéries ont continué jeudi dans la province voisine de Java Ouest, frappant la majeure partie du district de Sukabumi, endommageant des maisons et inondant des centaines d’installations publiques, dont des écoles et des hôpitaux.Au moins trois personnes, dont un enfant, ont été retrouvées mortes, et cinq personnes sont toujours portées disparues, selon l’agence locale de lutte contre les catastrophes.”La catastrophe a été causée par des conditions météorologiques extrêmes et des pluies torrentielles de forte intensité qui ont duré longtemps”, a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’agence, Andrie Setiawan.Au moins 24 villes ont été touchées par des inondations et des glissements de terrain, a-t-il ajouté, précisant que plus de 200 personnes avaient dû être évacuées vers des zones plus élevées.L’Indonésie est sujette aux glissements de terrain pendant la saison des pluies, généralement entre novembre et avril. Le changement climatique a également accru l’intensité des tempêtes, entraînant des pluies plus abondantes, des crues soudaines et des rafales plus violentes.En janvier, au moins 25 personnes ont trouvé la mort après que des inondations et des glissements de terrain ont frappé une ville du centre de Java. Environ 70 sont mortes en mai de l’année dernière après que de fortes pluies ont provoqué des crues soudaines dans l’ouest de Sumatra.

Violences faites aux femmes: le 3919 fait état d’une “année record”

Le 3919, la ligne d’écoute et d’orientation des femmes victimes de violences, en particulier conjugales, a connu en 2024 une “année record”, avec “plus de 100.000 appels pris en charge”, a annoncé vendredi la Fédération nationale Solidarité femmes (FNSF). “C’est la première fois que le nombre d’appels pris en charge dépasse la barre des 100.000”, a indiqué à l’AFP une porte-parole de la Fédération qui gère le 3919, ligne accessible gratuitement 24h/24 et sept jours sur sept. Dans le détail, 14% des appelantes victimes de violences conjugales en 2024 “ont témoigné de menaces de mort proférées au moment des faits”, précise la FNSF dans un communiqué. Quelque 75% des appelantes pour violences conjugales avaient des enfants. Parmi elles, “98% déclarent que leurs enfants subissent des violences indirectes et 49% déclarent des violences directes”. En tout, 21.880 enfants seraient victimes des violences conjugales rapportées au 3919, ajoute la Fédération. Face à cette hausse du nombre d’appels et de prises en charge, la FNSF appelle l’Etat à renforcer son engagement financier auprès des associations de terrain vers lesquelles elle oriente les femmes victimes de violences.”Sans financements pérennes, nos associations locales ne pourront plus assurer un accompagnement spécialisé de qualité pourtant nécessaire pour la sortie des violences et la reconstruction des femmes et des enfants”, prévient-elle. Selon les derniers chiffres officiels, plus de 270.000 victimes de violences conjugales, en très grande majorité des femmes, ont été enregistrées par les forces de sécurité en 2023. La même année, 96 femmes ont été victimes de féminicide conjugal. 

Darmanin veut “dissiper les inquiétudes” des riverains des super-prisons

Le ministre de la Justice Gérald Darmanin s’est employé vendredi à “dissiper les inquiétudes” des riverains de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), prison de haute sécurité choisie pour accueillir 100 narcotrafiquants parmi les plus dangereux, à partir du 31 juillet.Le garde des Sceaux s’est rendu dans cette commune au nord de Lens avant d’aller à Condé-sur-Sarthe (Orne), autre prison retenue comme établissement de haute sécurité pour ce type de profils dangereux, qui accueillera 100 détenus également, à la mi-octobre. Le ministre a dit “comprendre” les préoccupations des riverains.”Je vais m’acharner à dissiper les inquiétudes, je crois que quand la prison est arrivée il y a quelques années il y avait les mêmes inquiétudes et que, finalement, aujourd’hui les gens ont vu que cette prison était tout à fait dans le paysage”, a développé Gérald Darmanin. Selon lui, cette prison “n’a pas empêché l’immobilier de se porter correctement et les personnes d’avoir une sécurité, il y a un centre commercial juste à côté d’ici”. Le ministre a critiqué les élus du RN, indiquant leur avoir écrit “pour leur dire +n’hésitez pas, dans les villes que vous possédez, à nous proposer des terrains pour construire des centres de rétention administrative pour les étrangers délinquants+”.”Je n’ai pas eu de retour positif”, a-t-il assuré. Et de remercier en revanche “les élus républicains” qui “expliquent à leur population, surtout à une année des municipales”, ces annonces de prisons “que l’Etat fait pour la sécurité des Français”.L’évaluation du coût de transformation de ces prisons, “c’est entre 4 et 5 millions d’euros pour la prison de Vendin et sans doute le même montant pour la prison de Condé, donc à peu près 10 millions d’euros”, a précisé le ministre. “Il faut notamment mettre des caillebotis sur les fenêtres, c’est-à-dire des petits carreaux qui empêchent de faire rentrer des choses par l’extérieur”, a-t-il détaillé. Gérald Darmanin a aussi évoqué “un système de lutte anti-drone extrêmement performant”, un “renforcement technologique pour que, même si on peut assez peu communiquer à l’intérieur de cette prison, on ne le puisse plus du tout”. “On va mettre des salles de visioconférence parce que le principe c’est que les détenus ne sortiront pas de la prison”, a-t-il conclu sur le sujet. Au moment de son évasion sanglante, en mai 2024, Mohamed Amra avait été extrait de sa cellule pour être amené chez un juge d’instruction pour y être interrogé.

Trafic interrompu à la gare du Nord après la découverte d’une bombe de la Seconde Guerre mondiale

Aucun train ne circule vendredi matin à la gare du Nord de Paris, l’une des premières d’Europe, après la découverte dans la nuit d’une bombe de la Seconde Guerre mondiale sur la commune de Saint-Denis et la SNCF ne sait pas quand le trafic pourra reprendre. Aucun TGV, Eurostar, RER, ni TER ne circulait et le trafic “ne pourra reprendre qu’après la fin des opérations de déminage qui sont en cours d’organisation par les services spécialisés de la préfecture de police de Paris”, précise la SNCF. Tous les trains Eurostar en provenance et à destination de Paris sont annulés, a indiqué Eurostar.Vers 10H30, la SNCF indiquait à l’AFP que l’interruption du trafic était toujours “d’une durée indéterminée”. Dans le hall de la gare du Nord, du côté du RER, les voyageurs étaient désabusés, a constaté un journaliste de l’AFP. “J’attends depuis 06H00 un RER pour Goussainville, j’ai tenté de prendre un bus de remplacement mais c’est impossible, trop de voyageurs, ils sont bondés. Je suis à mon compte, j’ai un client qui m’attend depuis 07H00 et je ne vais pas pouvoir facturer”, déplore Corinne Schiavenato, 55 ans, qui travaille dans l’administratif. Le ministre chargé des transports, Philippe Tabarot, a confirmé sur Sud Radio que le trafic sera “fortement chamboulé toute la journée” et espère une reprise de la circulation “dans un mode un peu dégradé dès l’après-midi”.La RATP affirme avoir déployé des agents supplémentaires pour orienter les voyageurs à la recherche d’un itinéraire alternatif. C’est au cours de travaux réalisés dans la nuit de jeudi à vendredi que l’engin explosif à été découvert à 2,5 kilomètres de la gare du Nord. L’interruption du trafic a été décidée “à la demande de la préfecture de police de Paris” après la découverte de la bombe “non explosée” dans la nuit de jeudi à vendredi “lors de travaux réalisés en amont de Paris gare du Nord”, explique la SNCF. Une source proche du dossier indiquait à l’AFP que l’engin explosif pesait “500 kilos”. La bombe, située environ 200 mètres au nord du périphérique parisien, n’a en revanche pas nécessité d’évacuer d’habitants à Saint-Denis, le lieu de la bombe se trouvant “assez loin des populations”, a indiqué la ville.Vers 10H, une journaliste de l’AFP présente à proximité du lieu de déminage constatait que la circulation automobile était suspendue sur l’avenue Wilson dans le sens Saint-Denis Paris, sans toutefois que les piétons ou les vélos ne soient stoppés. – Durée indéterminée -“Les agents nous conseillent de nous faire rembourser et de partir demain, on a essayé de regarder les avions, mais c’est hors de prix, et puis de toute manière, on ne peut même pas aller à l’aéroport Charles-de-Gaulle” du fait de l’arrêt de la circulation du RER B vers le Nord, se désole Marion, 43 ans, qui devait se rendre à Londres pour rendre visite à des amis. La SNCF invite les usagers et clients à “reporter leur voyage” mais indique que le RER B est reporté à la Plaine-Stade de France et à Aulnay-sous-Bois, et que les lignes K et H sont respectivement reportées à Mitry et à Saint-Denis. Le tout avec une circulation “très fortement perturbée”, précise le groupe.Des trains à destination de Lille, Dunkerque, et Valenciennes étaient reportés gare de Lyon, quelques kilomètres plus au sud de Paris, précipitant de nombreux voyageurs dans les bouches du métro.Dans l’attente de plus d’explications, certains voyageurs faisaient part de leur étonnement quant à l’incongruité de la situation. “C’est marrant, je reviens justement de Lorient où la découverte d’obus non explosés, ça arrive tout le temps”, s’amuse Chloé Ternand, qui doit prendre un Ouigo vers Bruxelles.Ce n’est pas la première fois que la découverte d’une bombe de la Seconde guerre mondiale vient paralyser le réseau ferroviaire à Paris. En 2019, un obus retrouvé dans les Hauts-de-Seine avait interrompu le trafic entre la gare de Saint-Lazare et la proche banlieue ouest de Paris.La gare du Nord est l’une des gares les plus fréquentées d’Europe, avec plus de 226 millions de voyageurs en 2023 selon les chiffres de la SNCF.

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Royaume-Uni: seize militants écologistes emprisonnés fixés sur leur peine en appel

Seize militants de l’organisation écologiste Just Stop Oil, qui ont fait appel en janvier de leurs lourdes peines de prison, doivent être fixés sur leur sort vendredi lors d’une audience considérée comme déterminante pour l’avenir de ces actions au Royaume-Uni.La juge Sue Carr, la plus haute magistrate d’Angleterre et du Pays de Galles, doit commencer à rendre son jugement à la Cour d’appel de Londres, dans le centre de la capitale, vers 10H GMT.Ces 16 militants ont tous été condamnés en première instance en 2024 à des peines comprises entre 15 mois et cinq ans de prison ferme, “les plus élevées de leur genre dans l’histoire moderne du Royaume-Uni”, avait affirmé l’un de leurs avocats Danny Friedman.Certains ont organisé le blocage d’une autoroute autour de Londres, d’autres ont jeté de la soupe sur “Les Tournesols” de Van Gogh – protégés derrière une vitre – à la National Gallery, pour dénoncer l’inaction climatique et l’impact de l’industrie du pétrole et du gaz.Les ONG Greenpeace et Friends of the Earth, qui dénoncent une répression croissante à l’encontre des militants écologistes, se sont associées à ce recours.Il aura, selon elles, “des répercussions considérables sur l’avenir des manifestations pacifiques”, et sur le sort des activistes qui attendent leur jugement.C’est le cas des membres de Just Stop Oil accusés d’avoir “endommagé” les monolithes protégés de Stonehenge, dans le sud de l’Angleterre, en les aspergeant de peinture, ou d’avoir dégradé la tombe de Charles Darwin dans l’abbaye de Westminster.Cette organisation britannique est connue pour ses actions aussi spectaculaires que critiquées dans des musées, lors de compétitions sportives ou de spectacles. Elle exhorte le gouvernement à cesser l’exploitation des énergies fossiles d’ici à 2030.- “Complot” -Ce que ces militants “ont fait dans le cadre d’une action collective, non-violente, que cela plaise ou non, était dans l’intérêt de la population, de la planète et des générations futures”, et “ils l’ont fait par esprit de sacrifice”, avait déclaré leur avocat en janvier.Au lendemain de l’audience, Gaie Delap, âgée de 78 ans, avait été autorisée à sortir de prison après 43 jours, afin d’être assignée à résidence avec un bracelet électronique.Cette militante à la santé fragile avait notamment été victime d’un AVC en juillet 2024, peu avant son procès.Le parquet britannique avait lui défendu la sévérité des peines, estimant que les membres de Just Stop Oil avaient “dépassé les limites du raisonnable”, et soulignant le caractère “dangereux” de leurs actions.Cinq de ces 16 activistes, dont le fondateur de Just Stop Oil Roger Hallam, ont été condamnés à des peines allant de quatre à cinq ans d’emprisonnement pour avoir planifié, lors d’une réunion en ligne, une action de blocage de l’autoroute M25 autour de Londres.”Chacun d’entre vous a franchi, il y a quelques temps, la ligne qui sépare le militant du fanatique”, avait affirmé à l’époque le juge Christopher Hehir.Michel Forst, rapporteur spécial des Nations Unies sur les défenseurs de l’environnement, avait lui estimé qu’il s’agissait d’un “jour sombre pour les manifestations pacifiques” en faveur du climat et l’exercice des “libertés fondamentales”.Ces dernières années, ONG et militants ont dénoncé un recul de la liberté de manifester au Royaume-Uni.En 2022 et 2023, les précédents gouvernements conservateurs ont voté une série de lois pour dissuader et punir plus sévèrement les actions coup de poing des militants écologistes. Ils ont notamment créé une infraction prévoyant jusqu’à dix ans de prison pour “complot en vue de causer des nuisances publiques”.

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A69: le gouvernement va demander un sursis à exécution

Le gouvernement va demander un sursis à exécution pour permettre au chantier de l’A69 de se poursuivre, dans l’attente de la procédure d’appel, a annoncé vendredi le ministre chargé des Transports, se disant “déterminé” à mener ce projet à bien.L’appel “sera déposé dans les jours qui viennent, on travaille sur un mémoire pour faire appel, et surtout pour demander un sursis à exécution”, a déclaré Philippe Tabarot sur Sud Radio, jugeant que l’arrêt du chantier provoquait une “catastrophe concrète et immédiate sur un plan économique”.Le 27 février, la justice administrative a mis un coup d’arrêt au colossal chantier de l’A69 Castres-Toulouse, en annulant son autorisation environnementale, une première pour une autoroute de cette envergure en France.”Il y a 3.000 à 4.000 personnes qui sont indirectement concernées, qui sont des sous-traitants, qui avaient commandé du matériel, qui sont en cessation de paiement”, a décrit le ministre.”Nous sommes déterminés à mener ce chantier, à ce que le chantier soit mené à bien (…) parce qu’on pense plus que jamais que c’est un projet qui est indispensable pour désenclaver le Tarn”, a plaidé M. Tabarot.Pour lui, “c’est la crédibilité de l’État qui se joue aussi si demain ce chantier est arrêté”, d’autant plus que “cela va faire jurisprudence sur l’ensemble du territoire national (…) c’est la fin des grands projets”.S’adressant aux opposants à l’A69, M. Tabarot a estimé qu'”ils ne vont pas me reprocher, eux, qui ont fait six ou sept fois appel des décisions de justice, de pouvoir le faire au nom de l’État aussi”.”Je rappelle quand même que les deux tiers sont réalisés, que 300 millions d’euros ont été pratiquement investis, que deux ouvrages d’art sur trois ont été réalisés. Quelles conséquences si demain, on est amené à être obligé de détruire ce qui a été réalisé sur ce chantier ?”, s’est interrogé le ministre.Ce dernier a souhaité vendredi que les développements judiciaires comme ceux de l’A69 “ne se reproduisent plus dans notre pays” et évoqué une réforme pour que “quand on a une déclaration d’utilité publique, on a une autorisation environnementale”, cela puisse “tout aplatir, tout écraser”, en référence à d’éventuels recours.

A69: le gouvernement va demander un sursis à exécution

Le gouvernement va demander un sursis à exécution pour permettre au chantier de l’A69 de se poursuivre, dans l’attente de la procédure d’appel, a annoncé vendredi le ministre chargé des Transports, se disant “déterminé” à mener ce projet à bien.L’appel “sera déposé dans les jours qui viennent, on travaille sur un mémoire pour faire appel, et surtout pour demander un sursis à exécution”, a déclaré Philippe Tabarot sur Sud Radio, jugeant que l’arrêt du chantier provoquait une “catastrophe concrète et immédiate sur un plan économique”.Le 27 février, la justice administrative a mis un coup d’arrêt au colossal chantier de l’A69 Castres-Toulouse, en annulant son autorisation environnementale, une première pour une autoroute de cette envergure en France.”Il y a 3.000 à 4.000 personnes qui sont indirectement concernées, qui sont des sous-traitants, qui avaient commandé du matériel, qui sont en cessation de paiement”, a décrit le ministre.”Nous sommes déterminés à mener ce chantier, à ce que le chantier soit mené à bien (…) parce qu’on pense plus que jamais que c’est un projet qui est indispensable pour désenclaver le Tarn”, a plaidé M. Tabarot.Pour lui, “c’est la crédibilité de l’État qui se joue aussi si demain ce chantier est arrêté”, d’autant plus que “cela va faire jurisprudence sur l’ensemble du territoire national (…) c’est la fin des grands projets”.S’adressant aux opposants à l’A69, M. Tabarot a estimé qu'”ils ne vont pas me reprocher, eux, qui ont fait six ou sept fois appel des décisions de justice, de pouvoir le faire au nom de l’État aussi”.”Je rappelle quand même que les deux tiers sont réalisés, que 300 millions d’euros ont été pratiquement investis, que deux ouvrages d’art sur trois ont été réalisés. Quelles conséquences si demain, on est amené à être obligé de détruire ce qui a été réalisé sur ce chantier ?”, s’est interrogé le ministre.Ce dernier a souhaité vendredi que les développements judiciaires comme ceux de l’A69 “ne se reproduisent plus dans notre pays” et évoqué une réforme pour que “quand on a une déclaration d’utilité publique, on a une autorisation environnementale”, cela puisse “tout aplatir, tout écraser”, en référence à d’éventuels recours.

Cyclone à La Réunion: un fonds de 200 millions d’euros pour aider les collectivités

Le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, avait promis une réponse rapide après le passage du cyclone Garance, qui s’est abattu sur la Réunion le 28 février: il a annoncé vendredi la mobilisation d’un fonds représentant “200 millions d’euros” pour les collectivités territoriales de l’île.Ce “soutien de l’Etat” vise “la remise en état des équipements publics, pour permettre de rétablir les services de proximité”, et notamment “les écoles”, a poursuivi le ministre sur Réunion La 1ère.Ce fonds de secours servira aussi pour “les biens non assurés, pour acquérir des matériels de développement et de sécurisation, pour les biens de première nécessité”.Le 28 février dernier, l’île de 900.000 habitants a été touchée par le passage du cyclone Garance, qui a causé de nombreux dégâts, notamment dans l’est et le nord, faisant cinq morts et six blessés dont trois grièvement, selon un dernier bilan. Manuel Valls a “évidemment à l’esprit, par exemple, les écoles (…) détruites, qui vont rendre la rentrée scolaire difficile à Saint-Benoît” le 17 mars. Le ministre, arrivé jeudi sur l’île, a pu mesurer l’impatience qui montait chez les élus et habitants. Il a d’ailleurs commencé sa visite par la commune de Saint-Benoît, la plus sinistrée, en rencontrant des habitants et des commerçants. “Il y a encore beaucoup de travail à faire, notamment pour l’électricité et l’eau”, a-t-il estimé. Selon les derniers chiffres de la préfecture de La Réunion, 20.000 clients sont toujours sans électricité et 7.220 habitants totalement privés d’eau.Le ministre des Outre-mer a également annoncé des “avances pour les agriculteurs afin d’éviter les trous dans la trésorerie”. Selon le préfet de La Réunion, Patrice Latron, Garance a fait deux fois plus de dégâts sur les exploitations agricoles que le cyclone Belal, un an plus tôt.”Belal, c’était 50 millions de dégâts. Là, on va s’approcher des 100 millions d”euros”, a estimé le préfet.- Exploitations “dévastées” -Le ministre des Outre-mer est venu “constater les dégâts, s’imprégner des images et annoncer tous les dispositifs à mettre en œuvre pour la reconstruction”. Manuel Valls a notamment annoncé que “les dispositifs de catastrophe naturelle et de calamité agricole” seraient “rapidement mis en œuvre pour débloquer les assurances et les aides de l’État”. La commission catastrophe naturelle se tient d’ailleurs ce vendredi au ministère de l’Intérieur.Ce vendredi, le ministre des Outre-mer s’est rendu sur une exploitation maraîchère dans l’est avant d’échanger avec les représentants des filières agricoles. Selon Olivier Fontaine, président de la chambre d’agriculture de La Réunion, “toutes les exploitations sont touchées. Il y a énormément de dégâts dans le nord, dans le sud et dans l’ouest”.  D’autant que les productions agricoles avaient déjà été fragilisées par le cyclone Belal puis par un épisode de sécheresse qui a duré environ sept mois.”La canne à sucre et les exploitations de fruits et légumes sont dévastées. De nombreux élevages ont perdu leur toit. Même les cultures traditionnelles comme la vanille ou le cacao ont été touchées”, poursuit Olivier Fontaine.Dans l’après-midi, Manuel Valls s’entretiendra avec les représentants du monde économique, largement frappé également. Selon Didier Fauchard, le président du Medef à la Réunion, “90% des adhérents ont été impactés”, par les vents mais aussi et surtout par les coupures d’électricité et d’eau.”De nombreux commerces ont dû jeter leurs produits frais car la chaîne du froid a été rompue. Et certains ne peuvent toujours pas rouvrir”, assure-t-il.

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En Espagne, la fin programmée du nucléaire met le gouvernement sous tension

A rebours d’une partie de l’UE, acquise au retour de l’atome, l’Espagne continue de miser sur une sortie définitive du nucléaire, prévue à l’horizon 2035. Mais la pression monte sur l’exécutif, sommé par de nombreux acteurs de revoir sa position.”Notre pari, c’est les renouvelables”: voilà, résumé par la ministre de l’Ecologie Sara Aagesen, le credo de l’Espagne, devenue en quelques années l’un des champions européens de la transition énergétique. Un choix assumé par le gouvernement de gauche, qui souhaite fermer toutes ses centrales nucléaires d’ici 10 ans.Pour le pays, c’est un “changement important” car cela implique de compenser “une énergie constante et prévisible” par des sources d’énergie “plus volatiles”, comme le solaire et l’éolien, explique à l’AFP Enric Bartlett, professeur spécialiste de l’énergie à l’Esade Law School.Au plus fort de l’engouement pour l’atome, dans les années 1980, l’Espagne disposait de huit centrales, qui fournissaient 38% de son électricité. Aujourd’hui, elle n’en a plus que cinq, comptant sept réacteurs et représentant 20% de son mix électrique.Et ce poids devrait à nouveau reculer en 2027-2028 avec la fermeture programmée des deux réacteurs d’Almaraz, dans la région d’Estrémadure (ouest). Cette centrale, la plus puissante du pays, produit 7% de l’électricité espagnole et 15% de l’électricité madrilène.Sa fermeture, actée en 2019 dans le Plan national pour l’énergie et le climat (PNIEC), a reçu l’aval des entreprises concernées. Mais à l’approche de la date butoir, qui implique de lancer très en amont la mise en veille, l’inquiétude monte dans la filière.- “Irréparable” -Pour les partisans de l’atome, la donne a en effet changé: “L’accord a été adopté dans un contexte industriel, géopolitique, social et économique complètement différent”, estime le Forum nucléaire, lobby représentant le secteur.Avec l’électrification du parc automobile et les besoins générés par l’essor des data centers, sur fond d’engouement pour l’intelligence artificielle (IA), la demande d’électricité risque en effet de bondir dans la péninsule au cours des prochaines années.Dans ce contexte, on ne peut pas “fermer les centrales” sans s’assurer qu’il y a “une alternative viable avec toutes les sources d’énergie non émettrices de CO2”, insiste le Forum, qui met en garde sur un possible impact pour le “tissu productif” espagnol.Un message relayé récemment par Ignacio Sánchez Galán, président du géant énergétique Iberdrola, qui exploite des parcs renouvelables mais aussi plusieurs centrales nucléaires: l’atome “est absolument nécessaire” pour que “les lumières restent allumées”, a-t-il insisté.Avec une trentaine d’autres entreprises, Iberdrola a publié fin février un manifeste pour une “prolongation de la vie des centrales”. “Le démantèlement prématuré de ces infrastructures serait un coup économique et social irréparable” pour l’Espagne, assure le texte.- “Souveraineté” -Le gouvernement du socialiste Pedro Sánchez fait également face à une offensive politique du Parti populaire (droite), principale formation d’opposition, qui vient de faire voter au Parlement une résolution demandant à l’exécutif de suivre l’exemple de ses voisins européens.Début février, la Belgique a en effet annoncé vouloir prolonger la vie de ses réacteurs. La Suède et les Pays-Bas ont lancé de nouveaux projets de centrales. Et l’Italie vient de rouvrir l’hypothèse d’un retour à l’atome, 25 ans après avoir fermé ses derniers réacteurs.Il faut “protéger l’emploi et la souveraineté énergétique du pays”, a martelé la présidente conservatrice de la région de Madrid Isabel Diaz Ayuso lors d’un déplacement fin février à la centrale d’Almaraz, où les syndicats de salariés sont également mobilisés.Aujourd’hui, l’Espagne “n’est pas prête pour remplacer le nucléaire”, a insisté l’élue, qui met en garde contre une hausse des tarifs de l’électricité – qui pourrait atteindre 23% pour les ménages et 35% pour les entreprises, selon une étude de PwC.Face à cette fronde, la ministre Sara Aagesen a joué ces dernières semaines la prudence, en rappelant que les entreprises avaient elles-mêmes “fixé le calendrier de fermeture” et en insistant sur la solidité du système électrique espagnol.Si en 2035 “nous avons la puissance installée et les réseaux de transport et de stockage adéquats (…) le plan de fermeture devrait pouvoir être mené à bien sans perturbations”, abonde Enric Bartlett. Mais pour y parvenir, selon lui, il faudra “augmenter sensiblement les investissements”.

Macron affirme que Poutine est un “impérialiste révisionniste”

Le président français Emmanuel Macron a accusé jeudi son homologue Vladimir Poutine d’être un “impérialiste révisionniste” qui a fait selon lui “un contre-sens historique” en le comparant à Napoléon.”Napoléon menait des conquêtes. La seule puissance impériale que je vois aujourd’hui en Europe s’appelle la Russie”, a-t-il déclaré. “C’est un impérialiste révisionniste de l’histoire et de l’identité des peuples”, a-t-il ajouté devant la presse à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles.Insistant sur un “contre-sens historique”, M. Macron a estimé que le président russe avait “sans doute” été “piqué du fait que nous avons démasqué son jeu”. Il a ainsi assuré que si Moscou voulait un cessez-le-feu en Ukraine dans le cadre de ses pourparlers avec les Etats-Unis de Donald Trump, ce ne serait pas pour faire “la paix durable” mais “pour mieux reprendre la guerre”. La Russie a dénoncé comme une “menace” le discours M. Macron se disant prêt à des discussions sur une protection de l’Europe par le parapluie nucléaire français et l’accusant de vouloir que la guerre continue.Le président russe Vladimir Poutine a regretté jeudi qu’il “existe encore des gens qui veulent retourner aux temps de Napoléon, en oubliant comment ça s’est terminé”, dans une pique apparemment adressée à Emmanuel Macron.L’empereur Napoléon Bonaparte avait envahi l’empire russe en 1812, prenant Moscou, mais sa campagne s’était conclue par une retraite désastreuse et en définitive une victoire russe.Le personnage de Napoléon et la campagne de Russie, avec Moscou en flammes, sont très prégnants dans l’imaginaire russe et sont fréquemment invoqués pour renforcer le patriotisme russe.  Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a lui comparé Emmanuel Macron à Hitler et Napoléon, qui tous deux ont voulu “conquérir” et “vaincre” la Russie. “Apparemment, il veut la même chose”, a-t-il déclaré.