AFP Top News

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Le texte abaissant la protection du loup en Europe entre en vigueur

Le texte de la Convention de Berne qui déclasse le statut de protection du loup, le rétrogradant d'”espèce de faune strictement protégée” à “protégée”, est entré en vigueur, a annoncé vendredi le Conseil de l’Europe, même s’il ne s’appliquera pas dans trois pays qui ont notifié des objections.Le Comité permanent de la Convention de Berne, relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe, a voté la décision relative au loup le 6 décembre dernier.”Cette décision, qui implique une réduction du niveau de protection, devait entrer en vigueur trois mois plus tard, sauf objection d’au moins un tiers des Parties à la Convention”, rappelle le Conseil de l’Europe.La Convention de Berne comprend 50 membres, il aurait ainsi fallu qu’au moins 17 d’entre eux formulent des objections au texte pour empêcher son application.”Au cours de cette période de trois mois, trois Parties ont formellement notifié des objections: la République tchèque, Monaco et le Royaume-Uni. Par conséquent, la décision de modifier le statut de protection du loup ne s’appliquera pas à ces trois Parties. Toutefois, la décision prend effet immédiatement (à compter du 6 mars 2025) pour les autres Parties à la Convention”, poursuit le Conseil de l’Europe, vigie des droits de l’homme sur le continent.”On ne pourra pas se mettre à chasser le loup sans aucun cadre, mais un déclassement permettrait de généraliser la possibilité de tirer et de tuer des loups, selon des règles qui devront être déterminées nationalement”, avait expliqué le directeur des programmes de WWF-France, Yann Laurans, avant le vote de la décision.C’est l’Union européenne, cherchant à mieux protéger le bétail dans un contexte d’augmentation de la population des loups, qui avait déposé la proposition de texte adoptée par la Convention de Berne. La Commission a d’ailleurs proposé dès vendredi une révision des règles de l’UE afin de refléter ce changement de statut.La population de loups est en hausse sur le continent, atteignant les 20.300 individus recensés dans l’UE en 2023. Ce regain donne lieu à des prises de position parfois enflammées entre partisans et opposants du carnivore.A l’automne 2023, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, qui a perdu elle-même son vieux poney tué par un loup dans la propriété familiale du nord de l’Allemagne, plaidait pour abaisser le niveau de protection de l’animal.”Dans certaines régions européennes, les meutes de loups sont devenus un véritable danger, particulièrement pour le bétail”, a assuré Mme von der Leyen sur X.

La recherche française solidaire face au “sabotage” de la science aux Etats-Unis

Les scientifiques français ont affiché vendredi leur solidarité envers leurs collègues américains, cibles selon eux d’un “sabotage” par l’administration Trump, mettant en garde contre le danger d’un mouvement similaire en France. Licenciements massifs, coupes budgétaires, programmes gelés, interdiction de communiquer avec des journalistes, de se déplacer dans des congrès scientifiques, de publier des travaux sur les minorités ou le changement climatique…: les chercheurs américains font face à “un obscurantisme technophile qui a pris le pouvoir de manière violente, brutale, comme un coup d’Etat”, a déclaré l’historien Patrick Boucheron, lors d’une conférence de presse à Paris.”La science est devenue une cible”, a estimé la chercheuse en sciences du climat Valérie Masson-Delmotte dans le cadre de cette journée de mobilisation nationale, dénonçant des “attaques inédites sur la liberté académique” et un “sabotage au détriment de la société américaine (…) et du progrès scientifique dans le monde”.De nombreuses administrations américaines ont déjà fait les frais de réductions d’effectifs draconiennes décidées par la Commission pour l’efficacité gouvernementale (Doge), dirigée par le milliardaire Elon Musk. C’est le cas par exemple de l’agence américaine chargée des prévisions météo, de l’analyse du climat et de la conservation des océans (NOAA) ou des Centres de prévention et de lutte contre les maladies, qui assurent notamment la surveillance des épidémies.La décision de l’administration Trump de se retirer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ou celle de ne pas participer aux dernières réunions des experts du climat du Giec ont déjà un impact sur la coopération internationale, ont expliqué ces scientifiques. Sur les cinq dernières années, 23% des publications scientifiques dans le monde comportant les mots “changement climatique” “ont été signées par des scientifiques basés aux Etats-Unis”, a rappelé Mme Masson-Delmotte.   Décrivant une situation de “chaos”, l’informaticienne Claire Mathieu a expliqué que ses collègues américains avaient “peur de s’exprimer en public sur ce qui leur arrive par peur de représailles”.”Nous avons reçu de premières candidatures américaines” au programme PAUSE d’accueil dans des institutions françaises de scientifiques en exil, a souligné M. Boucheron.Les scientifiques ont souligné l’importance d’une solidarité internationale, et notamment européenne, “autour de ces enjeux parce que la science et la recherche de la vérité sont déterminantes pour notre espèce”, selon l’épidémiologiste Dominique Costagliola.Même s’il n’y a pas “d’attaque délibérée” comparable en France, “on n’est pas si loin que ça puisse se passer ici aussi”, a-t-elle jugé, citant la diminution des crédits de recherche, les “attaques contre le +wokisme+ dans les universités” ou celles contre l’Office de la biodiversité (OFB) et l’Institut national de recherche agronomique (INRAE). La journée de mobilisation à Paris et dans les villes universitaires françaises a été organisée en soutien au mouvement “Stand up for science” lancé par de jeunes scientifiques américains et qui appelle à des manifestations le même jour aux Etats-Unis.Des institutions comme France Universités, le CNRS, l’INRAE ou encore Sciences-Po Paris ont apporté leur soutien au mouvement.

Sites pornos: Youporn et Pornhub vont contester l’obligation de vérification d’âge

La maison mère des sites pornographiques Youporn, Pornhub et Redtub, Aylo, entend contester l’obligation de vérification d’âge sur ses sites, imposée par un arrêté français jeudi, a indiqué l’entreprise à l’AFP vendredi.”Aylo vient de prendre connaissance des termes de l’arrêté interministériel et envisage maintenant ses différentes options à cet égard. Nous avons l’intention de le contester”, a déclaré Aylo dans une déclaration écrite transmise à l’AFP. L’arrêté en question, publié jeudi au Journal officiel, a étendu l’obligation de vérification de la majorité de leurs utilisateurs sur les sites pornographiques à tous les sites établis hors de France dans l’Union européenne. Cela “va enfin permettre de bloquer l’accès aux mineurs aux sites pornographiques les plus fréquentés en France”, s’est félicité le ministère de la Culture, évoquant une “avancée majeure dans la protection de nos enfants et adolescents en ligne”. Basé à Chypre, le groupe Aylo fait partie des entreprises explicitement mentionnées dans le texte. Tout comme Jacquie et Michel, installé en Hongrie et en Espagne, il a désormais trois mois pour mettre en œuvre un système de vérification de l’âge “respectueux de la vie privée” et “efficace”, sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’au blocage, a précisé le ministère de la Culture dans un communiqué jeudi.Cette obligation était jusqu’alors réservée aux sites hébergés en France ou dans des pays non membres de l’UE.”Aylo défend depuis des années publiquement la vérification de l’âge des utilisateurs”, a affirmé jeudi le groupe, interrogé par l’AFP.”Malheureusement, la manière dont nombre de législations dans le monde ont mis en œuvre cette vérification est inefficace, hasardeuse et dangereuse”, a-t-il relevé, en évoquant “les centaines de milliers de données personnelles sensibles collectées” à cette fin, ce qui “met en danger la sécurité des utilisateurs”.”La meilleure solution (…) consiste à vérifier l’âge à la source: sur l’appareil”, a ajouté le groupe, renvoyant au “contrôle parental”.Selon une étude du gendarme français du numérique l’Arcom, menée sur le premier semestre 2024, près de 40% des jeunes de 12 à 17 ans accèdent chaque mois à des sites pornographiques.

Narcotrafiquants: les voisins des futures super-prisons ne paniquent pas

“Je n’ai pas du tout peur”: Magalie Manzi, habitante de Vendin-le-Vieil, accueille sereinement la désignation de la prison de cette commune du Pas-de-Calais pour accueillir cent des plus gros narcotrafiquants de France dès cet été.”Il y a la police qui est là pour faire son travail” et “apparemment” la prison “est très sécurisée”, estime cette agente hospitalière de 44 ans rencontrée par l’AFP près de la mairie de Vendin.Ces gros narcotrafiquants, “il faut bien les mettre quelque part, du moment qu’ils n’embêtent pas la population, c’est tout ce que je demande, voilà”, ajoute-t-elle.”Bien sûr qu’on peut se dire que ça peut être stressant, voire flippant, parce qu’on entend +narcotrafiquants+. Après, j’estime que c’est quand même assez bien gardé”, abonde Hugo Duchilliez, 18 ans, qui habite à Lens, à quelques kilomètres de la prison de haute sécurité.”Je fais confiance à l’État, mais pas à 100% non plus. Il y a toujours une méfiance, évidemment”, tempère le jeune homme en formation de sécurité, qui avoue avoir un peu peur de “potentielles évasions, même si ce sont des choses qui arrivent rarement”.Le ministre de la Justice Gérald Darmanin, en visite vendredi matin à la prison de Vendin, a juré de “dissiper les inquiétudes” des riverains, tout en disant “comprendre” leurs préoccupations.”Je crois que quand la prison est arrivée il y a quelques années il y avait les mêmes inquiétudes et que, finalement, aujourd’hui les gens ont vu que cette prison était tout à fait dans le paysage”, a développé le garde des Sceaux. Cette implantation n’a pas empêché le marché immobilier local “de se porter correctement et les personnes d’avoir une sécurité”, selon M. Darmanin.- “Partie du paysage” -“On espère qu’il n’y aura pas de conséquences sur les mobilisations de forces de police nationale”, commente de son côté Sylvain Robert, le maire de Lens. “On est déjà en sous-effectifs par rapport à la norme qui se pratique habituellement sur le territoire”, souligne l’élu divers gauche.Mais pour les habitants, l’arrivée de gros narcotrafiquants détenus ne devrait pas changer grand-chose, admet M. Robert: pour beaucoup, la prison de Vendin-le-Vieil, inaugurée en 2014, fait déjà “partie du paysage”.M. Darmanin retournera aussi à Condé-sur-Sarthe (Orne), prison jumelle de Vendin-le-Vieil, choisie jeudi soir pour accueillir cent autres narcotrafiquants à partir de mi-octobre.”On sait que ces trafiquants ont beaucoup d’argent, et donc peuvent mettre la pression. Comment les personnels vont-ils être protégés, comment ça va se passer?”, s’interroge Emmanuel Baudin, secrétaire général du syndicat FO Justice et ancien surveillant à Condé, qui dit néanmoins “valider à 100% cette décision” du ministre de la Justice.L’évaluation des coût d’aménagement de ces deux sites déjà modernes et très sécurisés, “c’est entre 4 et 5 millions d’euros pour la prison de Vendin et sans doute le même montant pour la prison de Condé, donc à peu près 10 millions d’euros”, a estimé M. Darmanin. “Il faut notamment mettre des caillebotis sur les fenêtres, c’est-à-dire des petits carreaux qui empêchent de faire rentrer des choses par l’extérieur”, a-t-il détaillé. Gérald Darmanin a aussi évoqué “un système de lutte anti-drone extrêmement performant”, un “renforcement technologique pour que, même si on peut assez peu communiquer à l’intérieur de cette prison, on ne le puisse plus du tout”. “On va mettre des salles de visioconférence parce que le principe c’est que les détenus ne sortiront pas de la prison”, a-t-il conclu. En mai 2024, l’évasion sanglante de Mohamed Amra s’était produite lors d’un transfert à l’extérieur de ce narcotrafiquant pour être interrogé par un juge d’instruction.Du côté du Rassemblement national, le député du Pas-de-Calais Bruno Bilde se montre sceptique: “Vendin-le-Vieil risque de devenir le QG du crime organisé où corruption et violences exploseront”, s’est-il inquiété vendredi dans un communiqué.”Les surveillants manquent de moyens, la sécurité des extractions est hors de contrôle et les riverains sont abandonnés”, a-t-il lancé, appelant M. Darmanin à “sortir de la communication et rendre des comptes”.las-edy-pgr-mac/etb/abl

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Royaume-Uni: la justice allège les peines les plus lourdes contre des écologistes emprisonnés

La justice britannique a allégé vendredi en appel les peines de prison de six activistes de l’organisation Just Stop Oil, dont son fondateur, parmi les plus lourdes jamais infligées à des militants écologistes au Royaume-Uni, confirmant en revanche celles de dix d’entre eux.La juge Sue Carr a notamment décidé de réduire les peines de cinq militants condamnés de quatre à cinq ans de prison en juillet 2024 pour “conspiration”, après avoir planifié lors d’une réunion en ligne une action de blocage de l’autoroute M25 autour de Londres.Ces peines, qui avaient choqué ONG et défenseurs de l’environnement, étaient “les plus élevées de leur genre dans l’histoire moderne du Royaume-Uni”, avait affirmé l’un des avocats des plaignants, Danny Friedman, lors de l’audience fin janvier. Parmi eux figure le cofondateur de Just Stop Oil, Roger Hallam, qui a vu sa peine réduite de cinq à quatre ans de prison par la Cour d’appel de Londres.Au total, ces 16 militants avaient tous été condamnés en première instance à des peines comprises entre 15 mois et cinq ans de prison ferme en 2024.Dès le début de la lecture de la décision, une vingtaine de militants se sont levés des bancs de la salle d’audience en silence, et ont tourné le dos à la juge, vêtus de tee-shirt “Corruption au tribunal”.L’avocate de l’ONG Friends of the Earth Katie de Kauwe, associée à ce recours, a salué après le jugement une “évolution positive pour le mouvement climat”, après que la juge a estimé que certaines des peines étaient “manifestement excessives”.”Nous saluons le principe de l’arrêt d’aujourd’hui selon lequel la condamnation pour une manifestation pacifique doit tenir compte des motivations de l’accusé et des protections offertes par la Convention européenne des droits de l’homme”, a ajouté l’avocate.Gaie Delap, militante de 78 ans condamnée à 20 mois de prison pour avoir escaladé les portiques de l’autoroute M25, a elle vu sa peine réduite à 18 mois.Cette femme à la santé fragile, victime d’un AVC en juillet, avait déjà été autorisée à sortir de prison fin janvier après 43 jours, pour être assignée à résidence avec un bracelet électronique.- “Sans précédent” -Phoebe Plummer et Anna Holland, respectivement condamnées à deux ans et 20 mois de prison pour avoir jeté une conserve de soupe sur les “Tournesols” de Van Gogh – protégés derrière une vitre – à la National Gallery, ont elles vu leur requête rejetée.C’est aussi le cas des quatre militants qui avaient escaladé les portiques de l’autoroute M25 avec des bannières Just Stop Oil, et de quatre autres qui avaient occupé pendant 13 jours un tunnel sous une route dans l’Essex, pour dénoncer l’impact de l’industrie des énergies fossiles.Le parquet avait défendu la sévérité des peines infligées, accusant les membres de Just Stop Oil d’avoir “dépassé les limites du raisonnable”, et soulignant le caractère “dangereux” de leurs actions.”Aucun pays en Europe ne prononce de peines aussi draconiennes pour des manifestations pacifiques, ce qui prouve que nous sommes en décalage avec le reste du monde civilisé”, a déclaré l’avocat de plusieurs de ces militants, Raj Chada, qui a dit envisager un “appel devant la Cour suprême britannique”.Cet arrêt de la Cour d’appel aura, selon les ONG, “des répercussions considérables sur l’avenir des manifestations pacifiques” et sur le sort des militants écologistes en attente de leur jugement.C’est le cas des membres de Just Stop Oil accusés d’avoir “endommagé” les monolithes protégés de Stonehenge, dans le sud de l’Angleterre, en les aspergeant de peinture, ou d’avoir dégradé la tombe de Charles Darwin dans l’abbaye de Westminster.Cette organisation britannique est connue pour ses actions aussi spectaculaires que critiquées dans des musées, lors de compétitions sportives ou de spectacles. Elle exhorte le gouvernement à cesser l’exploitation des énergies fossiles d’ici à 2030.Ces dernières années, ONG et militants ont dénoncé un recul de la liberté de manifester au Royaume-Uni, et une répression grandissante des militants écologistes.En 2022 et 2023, les précédents gouvernements conservateurs ont voté une série de lois pour dissuader et punir plus sévèrement les actions coup de poing des militants écologistes.

Barbouzeries au profit de LVMH: Bernard Squarcini condamné à deux ans ferme

L’ex-patron du renseignement intérieur Bernard Squarcini a été condamné vendredi à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, pour avoir profité de ses réseaux pour obtenir informations confidentielles et privilèges au bénéfice notamment du PDG de LVMH, Bernard Arnault.Dans cette affaire à tiroirs, dont l’un portait sur la surveillance de François Ruffin, qui à l’époque tournait un film satirique sur le leader mondial du luxe, l’ancien chef de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, devenue depuis DGSI) a en outre été condamné à une amende de 200.000 euros.Le tribunal correctionnel de Paris a également prononcé contre M. Squarcini, 69 ans, une interdiction d’exercice professionnel en matière de renseignement, de conseil, d’intelligence économique pendant cinq ans, comme la quasi-totalité des condamnés.La partie ferme de sa peine de prison s’effectuera sous bracelet électronique.Le tribunal a souligné que M. Squarcini a notamment “détourné les moyens de l’État afin de satisfaire les préoccupations clandestines du représentant d’une personne morale de droit privé”, “conçu et validé un système de surveillance étroite de l’activité et des membres d’une association dont l’existence était parfaitement légale”.Il fait valoir qu’en dépit d’une précédente condamnation, il “a délibérément choisi d’enfreindre la loi dans un dessein lucratif”.Bernard Squarcini va faire appel, selon son avocate Me Marie-Alix Canu-Bernard.Lors du procès, le représentant du ministère public avait requis quatre ans d’emprisonnement avec sursis et 300.000 euros d’amende à l’égard de M. Squarcini, un “haut fonctionnaire émérite” coupable selon lui de “faits extrêmement graves”.- “Collusion” -L’ancien chef de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a comparu en novembre aux côtés de neuf autres personnes, parmi lesquels des policiers et consultants en intelligence économique.Sept d’entre eux ont été condamnés vendredi à des peines allant de six mois de prison avec sursis à trois ans de prison dont deux avec sursis et 75.000 euros d’amende.L’ancien magistrat de la cour d’appel de Paris Laurent Marcadier et le préfet Pierre Lieutaud ont tous deux été relaxés.Dans ce dossier aux multiples volets, celui qui est surnommé “le Squale” a été condamné pour une palette d’infractions, allant du trafic d’influence à la complicité et au recel de violation du secret professionnel, en passant par l’appropriation d’un secret de défense nationale ou le faux en écriture publique.M. Squarcini a été condamné vendredi notamment en lien avec une rocambolesque opération de surveillance de François Ruffin et du journal Fakir, entre 2013 et 2016, pour le compte de LVMH. M. Squarcini venait de se reconvertir dans le privé.A l’époque, François Ruffin, alors journaliste, tournait le film “Merci patron !”, qui sera récompensé en 2017 du César du meilleur documentaire, et prévoyait d’interpeller Bernard Arnault lors des assemblées générales du groupe de luxe.A l’issue du délibéré, François Ruffin a fait valoir qu’il est désormais “jugé” qu'”il y a eu une collusion entre la première fortune de France et le premier flic de France pour faire espionner un petit journal et son rédacteur en chef qui, à l’époque, faisait un film qui était de nature satirique”.- “Absolument pas au courant” -Regrettant que Bernard Arnault n’ait pas fait l’objet de poursuites pénales, le député lui a donné rendez-vous au civil, dans une procédure engagée l’année dernière notamment pour atteinte à la vie privée et espionnage.Bernard Arnault avait d’ailleurs témoigné à la barre, contraint de venir au tribunal après avoir été cité à comparaître par les avocats de l’ancien journaliste et désormais député François Ruffin (ex-LFI, qui siège désormais dans le groupe écologiste), partie civile.Le milliardaire avait assuré n’avoir été “absolument pas au courant” et a accusé M. Ruffin “d’instrumentaliser” le procès, celui-ci n’ayant eu de cesse de déplorer que le groupe de luxe ait pu conclure, en 2021, une convention judiciaire d’intérêt public de 10 millions d’euros pour éviter les poursuites.Selon l’accusation, M. Squarcini a indûment missionné des agents de la DCRI en 2008 afin de débusquer un homme qui voulait faire chanter Bernard Arnault, mais aussi obtenu des informations couvertes par le secret auprès de policiers, notamment sur l’affaire Cahuzac, sur une plainte d’Hermès contre Vuitton et sur l’assassinat de l’avocat corse Antoine Sollacaro. Ou encore fait appel à ses connaissances pour faciliter des procédures de passeports et visas.Les avocats de la défense avaient plaidé la relaxe.

Paris: la découverte d’une bombe de la Seconde guerre mondiale bloque la gare du Nord

Aucun train ne circule vendredi matin depuis la gare du Nord de Paris, l’une des premières d’Europe, après la découverte dans la nuit d’une bombe de 500 kg de la Seconde guerre mondiale sur la commune de Saint-Denis, le ministre des Transports suggérant une possible reprise du trafic à 16H00.Aucun TGV, Eurostar, RER ni TER ne circule et le trafic “ne pourra reprendre qu’après la fin des opérations de déminage”, précise la SNCF. Tous les trains Eurostar en provenance et à destination de Paris sont annulés, a indiqué l’entreprise ferroviaire franco-britannique, qui prévoit, en revanche, un trafic normal samedi.”Si les choses se sécurisent et si on a le feu vert du préfet de police dans les heures qui viennent, c’est à partir de 16H00 qu’une partie du service pourrait, et je dis bien pourrait, être rétablie”, a déclaré le ministre des Transports, Philippe Tabarot, lors d’un point de presse en fin de matinée.Dans le hall de la gare du Nord, du côté du RER, les voyageurs sont désabusés, a constaté un journaliste de l’AFP. “C’est pas de chance si cela vous arrive, mais je ne veux pas monter dans un train qui passe sur une bombe de la Seconde Guerre mondiale qui n’a pas explosé”, a jugé auprès de l’AFP Owen Pritchard, touriste qui tente de rentrer au Royaume-Uni, mais dont l’Eurostar a été annulé.C’est au cours de travaux réalisés dans la nuit de jeudi à vendredi que l’engin explosif de 500 kg à été découvert, à 2,5 km de la gare du Nord. La bombe est située à environ 200 m au nord du boulevard périphérique parisien. Deux cents riverains ont été évacués par la police, a indiqué le préfet de Seine-Saint-Denis, qui a demandé aux habitants de Saint-Denis et Saint-Ouen qui habitent à moins de 500 m du lieu de la bombe de se confiner.Une partie du boulevard périphérique et de l’autoroute A1 sont également fermées pendant l’opération de déminage, a indiqué la préfecture de police de Paris.Vers 14H00, le site de la direction des routes de la région Sytadin a recensé plus de 200 km de bouchon sur les routes d’Ile-de-France, un niveau “exceptionnel” par rapport à la normale.- Les cars “pris d’assaut” -“On a essayé de regarder les avions, mais c’est hors de prix, et puis de toute manière, on ne peut même pas aller à l’aéroport Charles-de-Gaulle” du fait de l’arrêt de la circulation du RER B vers le Nord, se désole Marion, 43 ans, qui devait se rendre à Londres pour rendre visite à des amis.La SNCF invite les usagers à “reporter leur voyage”. Le RER B est reporté à la Plaine-Stade de France et à Aulnay-sous-Bois, tandis que les lignes K et H sont respectivement reportées à Mitry et à Saint-Denis.Des trains à destination de Lille, Dunkerque et Valenciennes sont reportés gare de Lyon à Paris, précipitant de nombreux voyageurs dans les bouches du métro.Certains voyageurs se sont également redirigés vers les cars longue distance : l’opérateur Flixbus s’est dit “pris d’assaut” depuis l’interruption du trafic, affichant complet sur ses lignes de car entre Paris et Bruxelles, Londres et Amsterdam.Dans l’attente de plus d’explications, certains voyageurs ont fait part de leur étonnement quant à l’incongruité de la situation. “C’est marrant, je reviens justement de Lorient où la découverte d’obus non explosés, ça arrive tout le temps”, s’amuse Chloé Ternand, qui devait prendre un Ouigo vers Bruxelles.A Saint-Denis, à proximité de l’endroit où a été découvert l’engin, Marcello, 85 ans, tient en main un magazine qui relate le bombardement qui a ravagé le quartier de La Plaine le 21 avril 1944.”J’habitais à côté, ça m’a rappelé des souvenirs. Quand il y a eu le bombardement, on n’a même pas eu le temps d’aller à l’abri parce que ça a été soudain”, témoigne-t-il à l’AFP.Ce n’est pas la première fois que la découverte d’une bombe de la Seconde guerre mondiale vient paralyser le réseau ferroviaire à Paris. En 2019, un obus retrouvé dans les Hauts-de-Seine avait interrompu le trafic entre la gare de Saint-Lazare et la proche banlieue ouest de Paris.La gare du Nord est l’une des gares les plus fréquentées d’Europe, avec plus de 226 millions de voyageurs en 2023, selon les chiffres de la SNCF.

Cancer du sein et alcool, des liaisons dangereuses sous-estimées par les femmes

Les Françaises, en particulier les jeunes, le savent-elles ? Environ 8.000 des 61.000 nouveaux cancers du sein par an sont dus à l’alcool et boire un verre par jour suffit à accroître le risque.”En consultation, assez souvent, les femmes ne s’interrogent pas sur les facteurs de risques les plus évidents, comme l’alcool, mais sur les déodorants ou les soutien-gorges, dont elles ont entendu parler sur les réseaux sociaux. Or ce ne sont pas ceux démontrés scientifiquement”, dit à l’AFP Emmanuelle Mouret-Fourme, médecin oncogénéticienne à l’Institut Curie.Pourtant, “plus de 50 études mettent en évidence le lien entre consommation d’alcool et cancer du sein”, souligne-t-elle.”L’alcool est un perturbateur endocrinien, c’est vraiment l’un des plus gros facteurs de risque qui existe, devant l’obésité”, explique Suzette Delaloge, oncologue spécialiste du cancer du sein. Pourtant “c’est super difficile de se dire que boire de l’alcool augmente le risque de cancer du sein. Ca n’est pas très intuitif, les personnes ont du mal à adhérer à ça”, admet-elle.Le programme pionnier de l’institut Gustave-Roussy qu’elle supervise, Interception, propose une prévention personnalisée aux femmes à “risque augmenté” de cancer du sein (génétique familiale…) avec un accompagnement global, notamment nutritionnel, incluant l’alcool.Un lien direct entre consommation d’alcool et cancer a été établi pour sept cancers, dont le sein: ceux du côlon-rectum, de l’oesophage, du foie, de la cavité buccale, du pharynx et du larynx. Toutes les boissons alcoolisées sont concernées: bière, vin, spiritueux.”Souvent, on pense que c’est en descendant le long du tube digestif que l’alcool est dangereux”, note Emmanuel Ricard, porte-parole de la Ligue contre le cancer. Or “il se répand dans le sang et touche tous les organes”.Une fois ingéré, l’alcool est métabolisé et l’éthanol (alcool pur) produit alors de l’acétaldéhyde, un composé toxique qui peut dégrader l’ADN des cellules mammaires. En outre l’alcool perturbe l’équilibre hormonal, notamment les niveaux d’œstrogène, au rôle crucial dans la prolifération des cellules cancéreuses. – “Profondément tabou” -Or “si, pour le cancer du foie, on estime risqué de consommer trois à quatre verres standards par jour, il y a une très grande sensibilité pour le cancer du sein: un verre par jour suffit”, explique M. Ricard.En février, la Haute Autorité de santé a alerté sur la vulnérabilité accrue des femmes face à l’alcool: il entraîne chez elles des dommages plus graves et plus rapides -ou spécifiques comme le cancer du sein- que chez les hommes. Ces risques doivent être mieux évalués et accompagnés au plan médical, a-t-elle recommandé.Il y a dix ans, après son cancer du sein, Laure Guéroult-Accolas a fondé Patients en réseau, une plateforme qui facilite le quotidien de malades et de leurs proches. “On a créé des groupes d’échanges sur la sexualité, le tabac, le travail… Et pas l’alcool ! C’est une question profondément taboue”, expose-t-elle.Parmi les patientes du réseau, Yannick, 62 ans, s’est étonnée récemment, après une plongée sous-marine avec d’autres ex-malades, de les voir déboucher une bière une fois sorties de l’eau. “Elles ont affirmé que c’était indiqué, parce que +reminéralisant+. Lorsque j’en ai douté, je me suis fait jeter”, rapporte-t-elle.Les jeunes femmes en particulier ne sont pas forcément conscientes des risques de leur consommation, banalisée -au mépris de la loi Evin de 1991- par des influenceurs sur les réseaux sociaux, selon un rapport d’Addiction France, qui a recensé 11.300 contenus valorisant l’alcool de 2021 à 2024.”J’ai deux filles: depuis qu’elle est jeune adulte, l’aînée fait la fête avec ses amis et ils picolent comme des fous”, affirme Mme Guéroult-Accolas. Selon l’Organisation mondiale de la santé, bien d’autres facteurs accroissent le risque de cancer du sein: âge, obésité, antécédents familiaux, exposition aux radiations, antécédents gynécologiques, tabagisme, certains traitements hormonaux de la ménopause…Mais un cancer du sein sur deux touche une femme qui n’est pas concernée par les risques identifiés, et d’autres facteurs doivent être explorés, comme le travail de nuit, la pollution, l’alimentation transformée, les perturbateurs endocriniens des cosmétiques, notamment. Avec 105,4 cas pour 100.000 habitants en métropole, la France a la plus forte incidence de cancer du sein au monde. Détectée tôt, la femme en guérit dans 9 cas sur 10.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

A69: le gouvernement va demander la reprise du chantier, dans l’attente de l’appel

Le gouvernement va demander un sursis à exécution pour permettre au chantier de l’A69 de se poursuivre, dans l’attente de la procédure d’appel, a rappelé vendredi le ministre chargé des Transports, à la veille d’une mobilisation des partisans de l’autoroute dont la construction est à l’arrêt depuis une semaine.L’appel du gouvernement “sera déposé dans les jours qui viennent, on travaille sur un mémoire pour faire appel, et surtout pour demander un sursis à exécution”, a déclaré Philippe Tabarot sur Sud Radio, jugeant que l’arrêt du chantier provoquait une “catastrophe concrète et immédiate sur un plan économique”.Cette déclaration intervient à la veille d’une mobilisation, prévue samedi à Castres par les partisans de l’autoroute, contre le jugement du tribunal administratif de Toulouse, qui a ordonné l’arrêt d’un chantier déjà très avancé.”Il y a 3.000 à 4.000 personnes qui sont indirectement concernées, qui sont des sous-traitants, qui avaient commandé du matériel, qui sont en cessation de paiement”, a décrit le ministre, se disant “déterminé” à mener à bien ce tronçon de 53 km entre Castres-Toulouse.Le 27 février, la justice administrative a annulé l’autorisation environnementale du chantier, une première pour une autoroute de cette envergure en France et qui devait entrer en service fin 2025.Convaincu que c’est un “projet qui est indispensable pour désenclaver le Tarn”, le ministre a estimé que “c’est la crédibilité de l’État qui se joue aussi si demain ce chantier est arrêté”, d’autant plus que “cela va faire jurisprudence sur l’ensemble du territoire national (…) c’est la fin des grands projets”.”Je rappelle quand même que les deux tiers sont réalisés, que 300 millions d’euros ont été pratiquement investis, que deux ouvrages d’art sur trois ont été réalisés. Quelles conséquences si demain, on est amené à être obligé de détruire ce qui a été réalisé?”, s’est-il interrogé.Les anti-A69 dénoncent le “passage en force” de l’Etat et du constructeur Atosca, qui a démarré le chantier avant que la justice ne se soit prononcée sur les recours.Dans le camp des opposants, l’appel et la requête de sursis de l’Etat étaient attendus, le ministre les avait annoncés le 27 février. “En revanche, ce qui me choque, c’est la façon dont l’Etat remet en cause un jugement du tribunal administratif. On a l’impression d’une remise en cause de l’Etat de droit”, a réagi Gilles Garric, membre du collectif La voie est libre, opposé à l’A69.”Le passage en force a été orchestré par l’Etat. Ce n’est pas parce qu’on a une DUP (déclaration d’utilité publique) qu’on a une Raison impérative d’intérêt public majeur” (RIIPM), c’est la loi”, souligne-t-il.Le ministre a aussi souhaité que les développements judiciaires comme ceux de l’A69 “ne se reproduisent plus dans notre pays” et évoqué une réforme pour que “quand on a une déclaration d’utilité publique, on ait une autorisation environnementale” automatiquement.La requête de l’Etat devra être déposée devant la cour administrative d’appel de Toulouse. Dans un premier temps, la justice administrative examinera le sursis à exécution, lors d’une audience programmée dans un délai d’un à deux mois, et rendra sa décision dans les jours suivants.Pour l’audience sur le fond concernant l’appel de l’arrêt du chantier, elle ne sera probablement programmée qu’au deuxième semestre 2025.L’A69 réduirait d’une vingtaine de minutes le trajet Castres-Toulouse.

A69: le gouvernement va demander la reprise du chantier, dans l’attente de l’appel

Le gouvernement va demander un sursis à exécution pour permettre au chantier de l’A69 de se poursuivre, dans l’attente de la procédure d’appel, a rappelé vendredi le ministre chargé des Transports, à la veille d’une mobilisation des partisans de l’autoroute dont la construction est à l’arrêt depuis une semaine.L’appel du gouvernement “sera déposé dans les jours qui viennent, on travaille sur un mémoire pour faire appel, et surtout pour demander un sursis à exécution”, a déclaré Philippe Tabarot sur Sud Radio, jugeant que l’arrêt du chantier provoquait une “catastrophe concrète et immédiate sur un plan économique”.Cette déclaration intervient à la veille d’une mobilisation, prévue samedi à Castres par les partisans de l’autoroute, contre le jugement du tribunal administratif de Toulouse, qui a ordonné l’arrêt d’un chantier déjà très avancé.”Il y a 3.000 à 4.000 personnes qui sont indirectement concernées, qui sont des sous-traitants, qui avaient commandé du matériel, qui sont en cessation de paiement”, a décrit le ministre, se disant “déterminé” à mener à bien ce tronçon de 53 km entre Castres-Toulouse.Le 27 février, la justice administrative a annulé l’autorisation environnementale du chantier, une première pour une autoroute de cette envergure en France et qui devait entrer en service fin 2025.Convaincu que c’est un “projet qui est indispensable pour désenclaver le Tarn”, le ministre a estimé que “c’est la crédibilité de l’État qui se joue aussi si demain ce chantier est arrêté”, d’autant plus que “cela va faire jurisprudence sur l’ensemble du territoire national (…) c’est la fin des grands projets”.”Je rappelle quand même que les deux tiers sont réalisés, que 300 millions d’euros ont été pratiquement investis, que deux ouvrages d’art sur trois ont été réalisés. Quelles conséquences si demain, on est amené à être obligé de détruire ce qui a été réalisé?”, s’est-il interrogé.Les anti-A69 dénoncent le “passage en force” de l’Etat et du constructeur Atosca, qui a démarré le chantier avant que la justice ne se soit prononcée sur les recours.Dans le camp des opposants, l’appel et la requête de sursis de l’Etat étaient attendus, le ministre les avait annoncés le 27 février. “En revanche, ce qui me choque, c’est la façon dont l’Etat remet en cause un jugement du tribunal administratif. On a l’impression d’une remise en cause de l’Etat de droit”, a réagi Gilles Garric, membre du collectif La voie est libre, opposé à l’A69.”Le passage en force a été orchestré par l’Etat. Ce n’est pas parce qu’on a une DUP (déclaration d’utilité publique) qu’on a une Raison impérative d’intérêt public majeur” (RIIPM), c’est la loi”, souligne-t-il.Le ministre a aussi souhaité que les développements judiciaires comme ceux de l’A69 “ne se reproduisent plus dans notre pays” et évoqué une réforme pour que “quand on a une déclaration d’utilité publique, on ait une autorisation environnementale” automatiquement.La requête de l’Etat devra être déposée devant la cour administrative d’appel de Toulouse. Dans un premier temps, la justice administrative examinera le sursis à exécution, lors d’une audience programmée dans un délai d’un à deux mois, et rendra sa décision dans les jours suivants.Pour l’audience sur le fond concernant l’appel de l’arrêt du chantier, elle ne sera probablement programmée qu’au deuxième semestre 2025.L’A69 réduirait d’une vingtaine de minutes le trajet Castres-Toulouse.