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Syria forces beef up security amid reports of mass killings of Alawites

Syrian security forces deployed heavily in the Alawite heartland on the Mediterranean coast on Saturday, after a war monitor reported that government and allied forces killed nearly 750 civilians from the religious minority in recent days.Residents of the region continued to report killings of civilians after deadly clashes broke out on Thursday between Syria’s new authorities …

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Des dizaines de milliers de manifestants en France pour l’égalité femmes-hommes et contre le “masculinisme”

Inégalités salariales persistantes, féminicides et montée de discours “masculinistes”: des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi en France pour la Journée internationale pour les droits des femmes. “C’est une lutte, ce n’est pas fini. Trump, les masculinistes, font beaucoup de bruit mais ils sont moins forts que nous”, assure à l’AFP Sabine, 49 ans, responsable d’une association professionnelle, accompagnée de son fils dans un cortège parisien très dense.Autre manifestante croisée au milieu d’un public jeune et familial, Lucie, 18 ans, entend “défendre le droit à l’avortement et protester contre l’extrême droite car ça monte et ça fait peur”.Tonalité politique également avec une brève action de “Femen” qui, peintes de drapeaux américains, européens ou russes barrés d’une croix gammée, ont fait des saluts nazis en criant “Heil Trump”, “Heil Meloni” ou “Heil Poutine”. Une action, visant selon elles à offrir une “riposte féministe” à une “épidémie fasciste”.Une cinquantaine de collectifs, associations et syndicats avaient appelé à quelque 150 rassemblements en cette Journée internationale des droits des femmes. Le collectif organisateur Grève féministe a revendiqué 120.000 participants à Paris et au total 250.000 en France.La préfecture de police a annoncé 47.000 manifestants à Paris, près du double de l’an dernier. Le cortège a défilé dans le calme, hormis quelques tensions entre CRS et manifestants en queue – les autorités font état de sept interpellations. En province, la participation “est établie à 85.000 participants”, de source policière. Ils étaient 9.300 à Lyon, 7.500 à Toulouse, 6.000 à Marseille, 5.000 à Rennes, selon les préfectures.- “On patine” -A Paris, un petit groupe du collectif identitaire Nemesis, dont la présence annoncée avait été dénoncée par les associations féministes et antiracistes, a débuté sa manifestation environ 300 mètres derrière le cortège principal, très encadré par les forces de l’ordre et sous les huées de passants, a constaté une journaliste de l’AFP. Toujours dans la capitale, la Tour Eiffel devait arborer en soirée un message de soutien – en français, anglais, farsi et arabe – aux femmes afghanes. Au-delà du contexte politique et géopolitique tendu, la réduction des écarts de revenus persistants entre les femmes et les hommes reste en tête des revendications. A temps de travail identique, le salaire moyen des femmes reste inférieur de 14,2%, selon l’Insee.”On patine, on avance extrêmement lentement”, ce qui devient “insupportable”, a déploré samedi sur France Inter la numéro un de la CFDT Marylise Léon.”Nous sommes en grève féministe” pour montrer que “quand les femmes s’arrêtent, tout s’arrête”, rappelle Amy Bah, responsable de Nous Toutes Lille, qui a manifesté dans le Nord.Conséquence des inégalités professionnelles: les femmes ont généralement des pensions de retraite inférieures. Le 8 mars était aussi, aux yeux de la CGT, une mobilisation pour l’abrogation de la réforme des retraites, qui pénalise selon le syndicat davantage les femmes.- “Le machisme tue” -Pour renforcer l’égalité entre les sexes, le gouvernement a lancé en 2023 un plan quinquennal qui met l’accent sur plusieurs thématiques, dont la lutte contre les violences. Dans ce cadre, il a notamment renforcé le soutien financier à la ligne d’écoute associative 3919, qui a connu en 2024 une “année record”, avec plus de 100.000 appels.Le gouvernement a également développé le nombre de maison des femmes, qui accompagnent les victimes et le déploiement des téléphones “grave danger” et de bracelets anti-rapprochement.Des mesures insuffisantes pour les associations alors que, selon Salomé Hocquard de l’Unef, les affaires Pelicot, Le Scouarnec ou Bétharram montrent que les violences sexistes et sexuelles sont encore “partout”. Un message repris dans les cortèges à Strasbourg – “On ne naît pas femme mais on en meurt ” – comme à Paris: “Le féminisme n’a jamais tué personne, le machisme tue tous les jours”, clame la pancarte artisanale brandie par Christelle, 48 ans, employée dans l’informatique.En 2025, en France, c’est toujours “dur” d’être une femme, résume Clémentine, 36 ans, développeuse qui a défilé à Lyon. “Il faut toujours en faire dix fois plus que les hommes pour obtenir 1% de ce qu’ils ont.””Le combat n’est jamais fini. Des choses qui étaient acquises reculent”, abonde, à Marseille, Caroline, 27 ans,qui remarque qu’on “ferme par exemple des centres de planning familial dans la Drôme”.burs-mca-mdh-vac-alu/

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Argentine: au moins 12 morts dans des pluies torrentielles dans la ville de Bahia Blanca

Au moins 12 personnes ont péri en Argentine dans des pluies torrentielles qui se sont abattues depuis l’aube vendredi sur la ville portuaire de Bahia Blanca, à 600 km au sud de Buenos Aires.”Nous avons déjà 12 morts, sept ont été identifiés”, a déclaré samedi le ministre de la Sécurité de la province de Buenos Aires, Javier Alonso, à la chaîne de télévision TN. La ministre de la Sécurité nationale, Patricia Bullrich, a estimé lors d’une interview accordée sur place à la station de radio locale Radio Mitre, que Bahia Blanca était “une ville détruite” et que l’on recherchait deux jeunes filles “emportées par les eaux”. La presse argentine a indiqué qu’il s’agissait de deux sœurs âgées d’un et de quatre ans.Sur les 12 morts, au moins cinq sont décédés dans la rue, a affirmé la mairie dans un communiqué, sans exclure la possibilité d’autres décès dans cette ville de 350.000 habitants.Le nombre de personnes évacuées est passé de 1.321 à 1.128 entre vendredi soir et samedi matin, selon la mairie.Selon les autorités, 400 millimètres de pluie sont tombés en huit heures, soit l’équivalent de ce qui tombe en une année.”C’est sans précédent” selon Javier Alonso. “La plus grosse tempête à Bahia Blanca a eu lieu en 1930, avec 175 millimètres. Celle-ci est presque trois fois plus importante”, a-t-il dit.Le gouvernement a débloqué une aide d’urgence de 10 milliards de pesos (8,6 millions d’euros).- “Montés sur les toits” -Des images de télévision ont montré des infirmières et du personnel médical, par la suite aidés par l’armée, évacuant en urgence dans leurs bras des bébés de l’unité néonatale de l’hôpital José Penna, le plus important de la ville.La municipalité de Bahia Blanca a annulé toute activité dans la ville pour la journée de vendredi et appelé les habitants à rester chez eux jusqu’à nouvel ordre, n’autorisant “que les déplacements avec engins lourds”, en vue des opérations de secours.L’aéroport de Bahia Blanca a été fermé jusqu’à nouvel ordre et les autorités ont coupé certaines sources d’électricité pour réduire le risque d’électrocution.Au cours de la journée de samedi, la compagnie d’électricité de la ville a indiqué que 120.000 usagers restaient affectés dans leur approvisionnement.Une habitante de Bahia Blanca a été interviewée par la chaîne LN+ depuis un camion, où elle s’est réfugiée avec ses enfants en voyant l’eau monter dans la rue puis dans sa maison.”On a monté les chiens sur le toit, mis les enfants dans le camion et on est resté là-dedans. Il reste encore environ un mètre d’eau, et on attend que ça baisse pour aller dans un endroit plus sûr”, a raconté Flavia Viera Romero.”Les voisins sont tous montés sur les toits”, a-t-elle ajouté.La province de Buenos Aires –distincte de la capitale– dont dépend Bahia Blanca a annoncé en début d’après-midi l’envoi de canoës semi-rigides, d’ambulances 4X4, de deux hélicoptères, de camions de vivres, d’eau potable et d’équipements vers la ville sinistrée.La ville n’est pas étrangère aux phénomènes météorologiques extrêmes: fin 2023, une violente tempête, avec de fortes pluies et des vents atteignant 150 km/h, y avait fait 13 morts, lors de l’effondrement du toit d’un club de sport.Les pluies se sont déplacées vers le nord et le service météorologique national a émis une alerte orange pour le nord-ouest du pays. De fortes pluies ont notamment été enregistrées dans la province de Tucumán (nord-ouest), provoquant des inondations.

A Ajaccio, les “vivants” manifestent pour dire “non” à la mafia

“A Maffia Fora!” (la mafia dehors!), “les vivants se révoltent”: plus de 1.500 personnes ont manifesté samedi à Ajaccio à l’appel des deux collectifs antimafia de Corse, en présence de nombreux élus et avec l’intervention saluée et inédite du préfet.Derrière une banderole “Assassini, maffiosi, fora” (“Assassins, mafieux, dehors”) tenue par des jeunes gens, cette manifestation, organisée par les collectifs “Maffia no, a vita ié” (Non à la mafia, oui à la vie) et “Massimu Susini”, du nom d’un militant nationaliste assassiné en septembre 2019 à Cargèse (Corse-du-Sud), a rassemblé quelque 1.500 personnes selon la police, et plus de 3.000 selon les organisateurs.Une seconde banderole était frappée du slogan “A maffia tomba, U silenziu dino” (La mafia tue, le silence aussi).Organisée après le meurtre mi-février d’une étudiante de 18 ans, sans doute ciblée par erreur, la mobilisation, dix jours après une session de l’assemblée de Corse consacrée aux dérives mafieuses, est partie de la gare à 14H30 pour rejoindre la préfecture.”Les vivants se révoltent et ils le font savoir ce samedi après-midi, à Ajaccio”, avaient annoncé les collectifs dans un communiqué.Etaient présents notamment la présidente autonomiste de l’Assemblée de Corse Marie-Antoinette Maupertuis “en tant que présidente, mais aussi citoyenne, professeure et mère”, trois des quatre députés de l’île, le sénateur autonomiste Paul Toussaint Parigi et des politiques, de la droite aux indépendantistes de Core in Fronte, à l’exception des indépendantistes de Nazione. Drapeaux corses et petites pancartes brandies par les manifestants flottaient dans le cortège: “Mafieux, fossoyeurs de notre peuple”, “maffiosi traditori” (maffieux = traîtres), “U silenziu tomba” (le silence tue).  – “Tous victimes de la mafia” -“Merci d’être venus si nombreux pour troubler ce silence assourdissant qui a duré trop longtemps. Nous sommes tous victimes de la mafia”, a lancé au mégaphone Josette Dell’Ava-Santucci du collectif “Maffia No, a vita ié”, devant la préfecture.Evoquant des “procès emblématiques à venir”, elle a appelé à “soutenir la libération de la parole dans les prétoires” ainsi qu’à “accompagner les victimes pour les aider à porter plainte”.  Puis Jean-Jérôme Mondoloni, du collectif “Massimu Susini”, a assuré que “le premier pouvoir en Corse, ce n’est ni celui des élus, ni celui du préfet, c’est celui de la mafia” en égrenant son “capital criminel”: 10 élus assassinés en 20 ans, 15 chefs d’entreprises en 10 ans, un total de 192 assassinats ou tentatives en 20 ans, 80 restaurants victimes d’incendies criminels en dix ans…Appelant à soutenir le renforcement de la législation, il a assuré que le statut de repenti, “seul moyen légal validé par la cour européenne des droits de l’Homme”, avait eu “des résultats remarquables en Sicile” en faisant baisser considérablement le nombre d’assassinats où il y en a désormais bien moins qu’en Corse.Événement rarissime en Corse où un préfet a été assassiné en 1998, il a ensuite passé le mégaphone au préfet de région, Jérôme Filippini, qui a reconnu que “ça n’arrive pas souvent dans la vie d’un préfet” de monter sur un camion de manifestants pour parler à la foule.”Je suis venu au nom de l’Etat, au nom du gouvernement, vous dire que le rassemblement populaire que vous formez aujourd’hui, il a mon soutien, notre soutien et il peut nous donner confiance”, a-t-il déclaré sous les applaudissements et les remerciements. “Compte tenu des relations anciennes et parfois difficiles entre la Corse et la République (…), je dirai volontiers au nom de l’Etat tout le mal que nous avons pu faire dans le passé”, a-t-il déclaré, “mais le passé c’est le passé, et on a maintenant le choix: si la Corse, sa société, ses élus, et l’État, la justice, se font confiance (…), nous pouvons triompher de la mafia”.La manifestation est ensuite passée devant le bar où un jeune pompier a été tué fin décembre, avant de se terminer devant la collectivité de Corse par deux autres discours conclus sur un vibrant “A Maffia Fora!”.

A Ajaccio, manifestation des “vivants” pour dire “non” à la mafia

“Les vivants se révoltent!”: une manifestation à l’appel des deux collectifs antimafia de Corse a rassemblé un millier de personnes samedi, selon les organisateurs et la police, dont de nombreux élus de tous bords.Derrière une banderole tenue par des jeunes gens avec pour mot d’ordre “Assassini, maffiosi, fora” (“Assassins, mafieux, dehors”), cette manifestation, organisée par les collectifs “A Maffia no, a Vita ié” (Non à la mafia, oui à la vie) et Maxime-Susini, du nom d’un militant nationaliste assassiné en septembre 2019 à Cargèse (Corse-du-Sud), a débuté à 14h30.Organisée après le meurtre mi-février d’une étudiante de 18 ans, sans doute ciblée par erreur, la manifestation est partie de la gare pour rejoindre la préfecture, avec une seconde banderole tenue par des membres des deux collectifs et frappée du slogan “A maffia tomba, U silenziu dino” (La mafia tue, le silence aussi: NDLR). Deux discours devraient alors être prononcés, avant de repartir jusqu’à la collectivité de Corse ou deux autres devraient avoir lieu. Initialement prévue le 22 février, cette marche avait été reportée à la demande de la famille de l’étudiante. Celle-ci a indiqué cette semaine dans un communiqué “s’opposer à l’utilisation de l’image ou du nom de leur fille sans accord préalable et à tout rassemblement, marche blanche ou manifestation”, estimant que “le temps était dédié au deuil”.”Les tragédies criminelles succèdent aux tragédies criminelles (…) et voilà que se lèvent des femmes et des hommes pour dire non, simplement non, avec leurs mains nues et leur visage à découvert”, écrivent dans un communiqué commun les deux collectifs.”La peur est là, mais elle ne se voit pas car ils savent qu’ils le font pour l’avenir de ce pays et de ses enfants”, ajoutent-ils.”Nous marchons vers ceux qui ont la responsabilité de notre sécurité, de la gestion de nos ressources, de la préservation de nos conditions de vie: naturelles, sociales, économiques et culturelles”, expliquent-ils, ajoutant: “nous leur demandons si la solution est seulement de faire des communiqués de condoléances et des messages de soutien convenus”.”Nous regardons le mal en face et nous crions notre refus de le voir nous submerger. Les vivants se révoltent et ils le font savoir ce samedi après-midi, à Ajaccio”, concluent les collectifs.Cet événement intervient dix jours après une session spéciale de l’assemblée de Corse consacrée aux dérives mafieuses.

Salah fires Liverpool 16 points clear, Forest beat Man City

Premier League leaders Liverpool needed two Mohamed Salah penalties to beat bottom-of-the-table Southampton 3-1 on Saturday, while Nottingham Forest took a giant step towards the Champions League with a 1-0 win over Manchester City.Liverpool stretched their lead at the top to a massive 16 points, despite a sloppy first 45 minutes.Fresh from a smash-and-grab 1-0 …

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Des milliers de manifestants en France pour l’égalité femmes-hommes et contre le “masculinisme”

Inégalités salariales persistantes, féminicides et montée de discours “masculinistes”: des milliers de personnes manifestent samedi après-midi à Paris et ailleurs en France pour la Journée internationale pour les droits des femmes. “C’est une lutte, ce n’est pas fini. Ça va dans le bon sens, Trump, les masculinistes, font beaucoup de bruit mais ils sont moins forts que nous”, assure à l’AFP Sabine, 49 ans, responsable d’une association professionnelle, accompagnée de son fils de sept ans dans un cortège parisien très dense.Autre manifestante croisée dans ce cortège comprenant beaucoup de jeunes et des familles, Lucie, 18 ans, entend “défendre le droit à l’avortement et protester contre l’extrême droite car ça monte et ça fait peur”.Tonalité politique également avec une brève action de “Femen” qui, peintes de drapeaux américains, européens ou russes barrés d’une croix gammée, ont fait des saluts nazis en criant “Heil Trump”, “Heil Meloni” ou encore “Heil Poutine” devant les caméras. Une action, visant selon elles à offrir une “riposte féministe” à une “épidémie fasciste”.Une cinquantaine d’organisations, dont des associations et des syndicats (CGT, CFDT, CFE-CGC, FSU, Solidaires, Unsa), ont appelé à manifester dans plus d’une centaine de villes françaises, en cette Journée internationale des droits des femmes. Selon le collectif Grève féministe, responsable de l’organisation, les quelque 150 rassemblements et manifestations prévus dans le pays ont réuni 120.000 personnes à Paris et au total 250.000 en France. Aucun chiffre parisien et national n’a encore été communiqué par les autorités. A Lyon, ils étaient 9.300, 5.000 à Rennes, selon les préfectures. A Strasbourg, la police a compté 2.500 manifestants.- “On patine” -A Paris, un petit groupe du collectif identitaire Nemesis, dont la présence annoncée avait été dénoncée par les associations féministes et antiracistes, a débuté sa manifestation après le cortège principal, très encadré par les forces de l’ordre et sous les huées de passants, a constaté une journaliste de l’AFP. Toujours dans la capitale, la Tour Eiffel doit arborer en soirée un message de soutien – en français, anglais, farsi et arabe – aux femmes afghanes. Au-delà du contexte politique et géopolitique tendu, la réduction des écarts de revenus persistants entre les femmes et les hommes reste en tête des revendications. A temps de travail identique, le salaire moyen des femmes reste inférieur de 14,2%, selon l’Insee.”On patine, on avance extrêmement lentement”, ce qui devient “insupportable”, a déploré samedi sur France Inter la numéro un de la CFDT Marylise Léon.”Nous sommes en grève féministe” pour montrer que “quand les femmes s’arrêtent, tout s’arrête”, rappelle Amy Bah, responsable de Nous Toutes Lille, qui a manifesté avec environ un millier de personnes dans le Nord.Conséquence des inégalités professionnelles: les femmes ont généralement des pensions de retraite inférieures. Le 8 mars doit aussi être l’occasion d’une mobilisation pour l’abrogation de la réforme des retraites, qui pénalise plus particulièrement les femmes, a ainsi estimé Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT.- “Le machisme tue” -Pour renforcer l’égalité entre les sexes, le gouvernement a lancé en 2023 un plan quinquennal qui met l’accent sur plusieurs thématiques, dont la lutte contre les violences. Dans ce cadre, il a notamment renforcé le soutien financier à la ligne d’écoute associative 3919, qui a connu en 2024 une “année record”, avec plus de 100.000 appels pris en charge.Le gouvernement a également développé le nombre de maison des femmes, qui accompagnent les victimes et le déploiement des téléphones “grave danger” et de bracelets anti-rapprochement.Des mesures insuffisantes pour les associations alors que, selon Salomé Hocquard de l’Unef, les affaires Pelicot, Le Scouarnec ou Bétharram montrent que les violences sexistes et sexuelles sont encore “présentes partout”. Un message repris dans les cortèges à Strasbourg – “On ne naît pas femme mais on en meurt ” – comme à Paris: “Le féminisme n’a jamais tué personne, le machisme tue tous les jours”, clame la pancarte artisanale brandie par Christelle, 48 ans, employée dans l’informatique.En 2025, en France, c’est toujours “dur” d’être une femme, estime Clémentine, 36 ans, développeuse qui a défilé à Lyon. “Il faut toujours en faire dix fois plus que les hommes pour obtenir 1% de ce qu’ils ont.””Le combat n’est jamais fini. Des choses qui étaient acquises reculent”, abonde, à Marseille, Caroline Cailleau, 27 ans, qui remarque qu’on “ferme par exemple des centres de planning familial dans la Drôme”.burs-mdh-vac-alu/bow

Deux rares oeuvres de Magritte vendues aux enchères à Caen

Un tableau objet et un dessin réalisés avant 1944 par l’artiste surréaliste belge René Magritte (1898-1967) ont été vendus aux enchères à Caen respectivement 255.000 euros et 100.000 euros samedi.Inédites jusqu’à aujourd’hui sur le marché de l’art, ces oeuvres avaient été conservées au sein de la famille du poète, avocat et cinéaste surréaliste belge Ernst Moerman (1897-1944) qui en était devenu propriétaire avant sa mort.”Trouver ainsi deux oeuvres inconnues au catalogue raisonné et certifiées par le comité Magritte est exceptionnel”, a expliqué à l’AFP Solène Lainé, commissaire-priseur à Caen, “et la provenance est idéale puisqu’elles ont été acquises par un ami de Magritte référencé en tant que collectionneur de l’artiste”.Le comité Magritte est composé de trois personnes de la fondation Magritte et quatre experts internationaux qui ont toutes les archives leur permettant de remettre les certificats d’authenticité, de préserver et promouvoir l’œuvre de René Magritte, selon Me Lainé.Le tableau objet, estimé entre 150.000 et 200.000 euros, a été acheté par téléphone à l’hôtel des ventes de Caen pour un montant de 255.000 euros (316.000 euros avec frais).C’est une huile sur toile et galet de 25×21 cm, une palette de bois sur laquelle Magritte a peint un ciel bleu parsemé de nuages et transpercée par un véritable galet.Une oeuvre jumelle intitulée “Le Fait Primitif” et datant de 1936 était déjà répertoriée et conservée au sein d’une collection privée new-yorkaise. Le dessin aux crayons de couleurs (27×24 cm), sans titre mais appelé “Nu de face” pour la vente, représente une femme nue debout avec de longues boucles multicolores et n’a obtenu qu’une seule enchère, au prix plancher de son estimation (entre 100.000 et 150.000 euros), soit un total de 124.000 euros avec frais.”C’est la bonne période de Magritte, ces années 30-40, les plus recherchées, c’est la période surréaliste, celle qui a le plus marqué”, a relevé Irénée Brun, du cabinet d’expertise Perazzone-Brun chargé d’authentifier et d’estimer les œuvres.”C’est vraiment son style, ce que l’on recherche chez lui: ce n’est pas les débuts où il peut y avoir un tâtonnement, ce n’est pas non plus la fin où il peut y avoir une espèce de redite, mais vraiment l’élan créateur”, a-t-il ajouté, “c’est rare d’avoir des œuvres de cette importance”.”Quand on nous les a apportés, moi je n’ai pas eu l’ombre d’un doute”, s’est rappelé son collègue Roberto Perazzone, “la dextérité qui donne ce mouvement incroyable, on retrouve cette façon de traiter les nuages qui donne ce volume extraordinaire, ce sont les œuvres de Magritte, c’est une part de rêve”.