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Face à la grogne, Londres promet des factures réduites aux riverains des pylônes

Le gouvernement britannique a annoncé lundi des factures d’énergie réduites pendant dix ans aux personnes habitants près de pylônes en construction ou en projet, destinés à connecter les énergies renouvelables au réseau électrique, qui suscitent des levées de bouclier dans le pays.Les ménages situés à moins de 500 mètres “de pylônes neufs ou modernisés économiseront jusqu’à 2.500 livres (près de 3.000 euros) sur leurs factures sur 10 ans, soit 250 livres par an”, une mesure qui devrait être en place à partir de 2026, a annoncé le gouvernement lundi dans un communiqué.National Grid, entreprise propriétaire du réseau en Angleterre et au Pays de Galles, prévoit d’investir 35 milliards de livres (42 milliards d’euros) d’ici 2031 pour transformer le réseau électrique, un chantier d’une ampleur inédite depuis les années 1960.”Le réseau électrique britannique a été conçu dans les années 1930 pour connecter des centrales électriques au charbon” mais “une refonte est nécessaire alors que le Royaume-Uni s’éloigne des combustibles fossiles et que la demande en électricité augmente”, résume le gouvernement.Des groupes d’opposants partout dans le pays estiment que les alternatives aux pylônes n’ont pas été sérieusement étudiées. Certains, déterminés à se battre en justice, promettent une “guerre des pylônes” au gouvernement.Ces réductions de factures reviennent à “soudoyer” les riverains “en échange de la destruction de leur environnement local et de leurs entreprises”, a dénoncé auprès de l’AFP Rosie Pearson, fondatrice d’un groupe d’opposants en Est-Anglie, région au nord-est de Londres.Selon elle, les promoteurs ne devraient “pas être autorisés à payer pour détruire la nature” mais si les projets vont de l’avant “les résidents et les entreprises doivent être entièrement indemnisés pour leurs pertes financières”.De son côté, le gouvernement soutient que les pylônes sont moins chers, et le premier ministre travailliste Keir Starmer, arrivé au pouvoir en juillet, a juré de passer outre ceux qu’il voit comme des “bloqueurs”.Au-delà des infrastructures énergétiques, le gouvernement veut “que la Grande-Bretagne se remette à construire” et entend réformer des règles d’aménagement du territoire particulièrement contraignantes: un projet de loi sur l’urbanisme et les infrastructures sera discuté à partir de cette semaine au Parlement.Sur les pylônes, au-delà des réductions de factures, les développeurs de nouvelles infrastructures devront “financer des projets tels que des clubs sportifs, des programmes éducatifs ou des installations de loisirs”, promet l’exécutif dans son communiqué.

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La France à +4°C: le plan gouvernemental d’adaptation au changement climatique enfin lancé lundi

Une cinquantaine de mesures pour préparer la France à un réchauffement pouvant atteindre 4°C degrés: le gouvernement présente lundi son très attendu et longtemps retardé troisième plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC), jugé insuffisant par certains observateurs.La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, dévoile lundi matin la “version finalisée” de ce plan qui doit prévoir un “ensemble d’actions concrètes pour adapter notre territoire” à l’évolution du climat, selon le gouvernement.Parmi la cinquantaine de mesures du projet présentées en octobre figure le renforcement du fonds Barnier, créé en 1995 pour aider collectivités, petites entreprises et particuliers à financer les travaux nécessaires pour réduire leur vulnérabilité aux catastrophes naturelles, pour le porter à 300 millions d’euros. Insuffisant, avait commenté France Assureurs.Parmi les autres mesures: un renforcement des protections pour les travailleurs exposés aux canicules, différentes études et diagnostics pour mieux adapter transports et exploitations agricoles, une évolution des règles de rénovation des logements ou encore une protection des principaux sites culturels français comme la Tour Eiffel ou le Mont Saint-Michel. Si ce plan présente “un certain nombre de bonnes intentions”, il se “heurte au fait qu’on ne sait pas si elles sont financées et comment elles sont pilotées”, a commenté auprès de l’AFP Nicolas Richard, vice-Président de France Nature Environnement (FNE). “Il montre la bonne direction mais il lui manque une tête et des jambes”, regrette-t-il.Attendu depuis fin 2023, le plan avait été annoncé comme un des axes majeurs de la stratégie du gouvernement Borne pour lutter contre le réchauffement climatique, en complément de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.Mais il n’avait cessé d’être repoussé au gré de diverses échéances politiques, jusqu’à la dissolution de juin qui l’avait une nouvelle différé.Une consultation publique a finalement été lancée fin octobre après présentation du projet, qui se base sur une trajectoire de réchauffement de référence à +2,7°C en 2050 et +4°C en 2100 en France.Les épisodes caniculaires de 2022 et les inondations à répétition qu’a connues la France en 2024 ont prouvé à chacun la nécessité de s’adapter rapidement. En juin, le Haut conseil pour le climat avait jugé que le pays n’était pas à la hauteur, réclamant un “changement d’échelle dans l’adaptation”. Quelques mois plus tôt, la Cour des comptes avait pressé les pouvoirs publics de “prendre conscience” de l’urgence de s’attaquer à ce chantier, qui exige selon elle un “mur d’investissements”.

La France à +4°C: le plan gouvernemental d’adaptation au changement climatique enfin lancé lundi

Une cinquantaine de mesures pour préparer la France à un réchauffement pouvant atteindre 4°C degrés: le gouvernement présente lundi son très attendu et longtemps retardé troisième plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC), jugé insuffisant par certains observateurs.La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, dévoile lundi matin la “version finalisée” de ce plan qui doit prévoir un “ensemble d’actions concrètes pour adapter notre territoire” à l’évolution du climat, selon le gouvernement.Parmi la cinquantaine de mesures du projet présentées en octobre figure le renforcement du fonds Barnier, créé en 1995 pour aider collectivités, petites entreprises et particuliers à financer les travaux nécessaires pour réduire leur vulnérabilité aux catastrophes naturelles, pour le porter à 300 millions d’euros. Insuffisant, avait commenté France Assureurs.Parmi les autres mesures: un renforcement des protections pour les travailleurs exposés aux canicules, différentes études et diagnostics pour mieux adapter transports et exploitations agricoles, une évolution des règles de rénovation des logements ou encore une protection des principaux sites culturels français comme la Tour Eiffel ou le Mont Saint-Michel. Si ce plan présente “un certain nombre de bonnes intentions”, il se “heurte au fait qu’on ne sait pas si elles sont financées et comment elles sont pilotées”, a commenté auprès de l’AFP Nicolas Richard, vice-Président de France Nature Environnement (FNE). “Il montre la bonne direction mais il lui manque une tête et des jambes”, regrette-t-il.Attendu depuis fin 2023, le plan avait été annoncé comme un des axes majeurs de la stratégie du gouvernement Borne pour lutter contre le réchauffement climatique, en complément de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.Mais il n’avait cessé d’être repoussé au gré de diverses échéances politiques, jusqu’à la dissolution de juin qui l’avait une nouvelle différé.Une consultation publique a finalement été lancée fin octobre après présentation du projet, qui se base sur une trajectoire de réchauffement de référence à +2,7°C en 2050 et +4°C en 2100 en France.Les épisodes caniculaires de 2022 et les inondations à répétition qu’a connues la France en 2024 ont prouvé à chacun la nécessité de s’adapter rapidement. En juin, le Haut conseil pour le climat avait jugé que le pays n’était pas à la hauteur, réclamant un “changement d’échelle dans l’adaptation”. Quelques mois plus tôt, la Cour des comptes avait pressé les pouvoirs publics de “prendre conscience” de l’urgence de s’attaquer à ce chantier, qui exige selon elle un “mur d’investissements”.

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Australie: plus de 200.000 foyers toujours privés d’électricité après le passage d’Alfred

Les fournisseurs d’électricité s’efforcent lundi de rétablir le courant dans plus de 200.000 foyers et entreprises dans l’est de l’Australie, après le passage de la tempête Alfred qui a frappé le pays samedi.Environ 194.000 foyers et entreprises étaient toujours plongés dans le noir dans le Queensland, et 10.000 autres en Nouvelle-Galles du Sud.La veille, les chiffres s’élevaient respectivement à 310.000 et 16.000 foyers dans les deux Etats.La tempête Alfred a provoqué de fortes précipitations dans cette région, faisant gonfler les rivières sur les 400 kilomètres de littoral du Queensland et de la Nouvelle-Galles du Sud, et déclenchant de nombreuses alertes aux inondations.”Cet événement est loin d’être terminé” et “nous devons continuer à ne pas nous reposer sur nos lauriers”, a déclaré le Premier ministre australien Anthony Albanese, en déplacement à Lismore, une ville de Nouvelle-Galles du Sud touchée par les inondations.Les services d’urgence ont secouru 17 personnes des crues dans le Queensland dans la nuit de dimanche à lundi, a déclaré le Premier ministre de l’Etat, David Crisafulli.Il a également recommandé à la population de “rester à l’écoute en raison de la perspective d’inondations plus intenses au cours de la journée”.- Météo “imprévisible” -Essential Energy, qui gère la distribution électrique pour une grande partie de la Nouvelle-Galles du Sud et plusieurs localités du Queensland, utilise des hélicoptères “pour inspecter les zones reculées du réseau afin d’aider à identifier les dégâts”, a indiqué un porte-parole.La société avait dit plus tôt que des interventions étaient en cours, avec “d’importants travaux” pour remplacer les lignes emportées par des arbres, poteaux renversés et autres équipements endommagés.”Les conditions météorologiques sont encore assez imprévisibles. Nous nous attendons à une augmentation des précipitations au cours des prochaines 24 heures”, a déclaré Chris Minns, le Premier ministre de la Nouvelle-Galles du Sud, lors d’une conférence de presse.Néanmoins, tous les avis d’évacuation de l’Etat, sauf un, ont été levés, a-t-il ajouté.Samedi, le corps d’un homme de 61 ans a été retrouvé après que son 4×4 a été emporté par les flots alors qu’il traversait un pont sur une rivière en crue, dans le nord de la Nouvelle-Galles du Sud.Après avoir réussi à sortir de son véhicule, il a tenté en vain de s’accrocher à une branche avant de sombrer dans l’eau, selon la police.Treize soldats australiens ont par ailleurs été blessés samedi dans un accident impliquant deux camions militaires en mission de secours sur la côte est. Tous les militaires, sauf un, avaient quitté l’hôpital lundi, a déclaré le ministre australien de la Défense, Richard Marles.

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Inondations en Argentine: au moins 16 morts, des dizaines de disparus

Au moins 16 personnes sont mortes et plusieurs dizaines sont portées disparues dans la ville portuaire de Bahia Blanca, en Argentine, en raison d’inondations aussi violentes que soudaines provoquées par une tempête vendredi, ont annoncé dimanche les autorités.Le président Javier Milei a décrété trois jours de deuil national. “Tous les domaines du gouvernement national continueront à se consacrer (…) à l’assistance aux sinistrés en ce moment douloureux pour tous les Argentins”, a écrit la présidence dans un communiqué.Les inondations ont causé pour environ 370 millions d’euros de dégâts, a annoncé de son côté le maire de la ville, Federico Susbielles.Les autorités locales ont également reçu plus de 100 signalements de personnes disparues à la suite de la tempête qui s’est abattue sur cette ville qui abrite l’un des principaux ports d’Argentine, à 600 km au sud de Buenos Aires. Deux fillettes ont disparu après avoir été emportées en quelques secondes par une brusque montée des eaux, un drame qui a bouleversé l’Argentine.- Deux fillettes emportées -La mère tentait de transborder les enfants, âgées d’un et cinq ans, de sa voiture vers une camionnette conduite par un homme qui les aidait, quand les eaux les ont emportées sur une distance de 350 mètres.Quand le véhicule s’est arrêté, la fille aînée et la mère, avec la plus jeune dans ses bras, sont montées sur le toit pour se mettre à l’abri. Mais une autre vague les a emportées en quelques secondes.La mère a pu s’en sortir après avoir été traînée sur environ 1.200 mètres, mais les deux fillettes ont disparu. Les recherches, à l’aide de plongeurs et d’autres moyens aquatiques, se poursuivent dans les environs, encore recouverts par plus d’un mètre d’eau, a indiqué le ministre de la Sécurité de la province, Javier Alonso, à la station de radio locale Radio Mitre.Plus tard dans l’après-midi, M. Alonso a confirmé que le corps de l’homme qui avait tenté d’aider la femme et ses deux filles avait été retrouvé sans vie.”La plupart des morts sont (…) des personnes très âgées qui se trouvaient dans des maisons de retraite ou dans des foyers qui s’occupent de personnes âgées”, a déclaré M. Susbielles lors d’une conférence de presse.Onze d’entre eux ont déjà été identifiés et la mairie n’a pas exclu la possibilité d’autres décès dans cette ville de 350.000 habitants.- “Comme une guerre contre l’eau” -La reconstruction de Bahia Blanca coûtera “400 milliards de pesos”, soit environ 370 millions d’euros, a estimé le maire de la ville. “Nous avons plus que jamais besoin d’aide.”Les pluies ont commencé tôt vendredi matin et se sont terminées dans l’après-midi. Mais la ville a reçu en quelques heures 400 millimètres d’eau, presque autant que ce qu’il pleut d’habitude en un an dans la région.La rivière Maldonado, qui traverse Bahia Blanca, est sortie de son lit et des quartiers entiers ont été submergés, ne laissant apparaître que les toits.Le nombre de personnes évacuées s’élevait encore à 960 dimanche soir, selon les chiffres officiels.”Mes condoléances aux familles qui ont perdu leurs proches et beaucoup de force à tous ceux qui traversent une période difficile”, a écrit sur son compte Instagram la star du football et idole nationale Lionel Messi.Toute la ville “est bouleversée”, a déclaré à la radio Dsports le directeur technique du club de football Olimpo de Bahia Blanca, Gaston Lotito.”Nous avons été complètement déconnectés parce que tout est tombé en panne. Nous n’avons toujours pas d’électricité, ni d’eau, mais nous avons maintenant retrouvé le téléphone”, a-t-il raconté. “C’était comme une guerre”, mais une guerre contre l’eau.Ce désastre “est un exemple clair du changement climatique”, a estimé Andrea Dufourg, directeur de la politique environnementale de la ville d’Ituzaingo, près de Buenos Aires. “Nous n’avons d’autre choix que de préparer les villes, d’éduquer les citoyens et de mettre en place des systèmes d’alerte précoce efficaces”, a-t-elle ajouté.Bahia Blanca avait déjà subi une violente tempête en décembre 2023, qui avait fait 13 morts et provoqué des dégâts considérables.

Far-right candidate excluded from Romania presidential vote

Romania’s electoral bureau on Sunday rejected far-right hopeful Calin Georgescu’s candidacy for the re-run of last year’s annulled presidential election, sparking outrage among his supporters in Bucharest.Georgescu — a past admirer of Russian President Vladimir Putin and an EU and NATO critic — shot to prominence almost overnight to unexpectedly win the first round of …

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Syria vows accountability after reports of mass killings

Syria’s leader on Sunday vowed accountability and an investigation after the killing of Alawite civilians triggered an international backlash against the worst violence since Bashar al-Assad’s overthrow.In its latest toll, the Syrian Observatory for Human Rights war monitor said 830 Alawite civilians were killed in “executions” carried out by security personnel or pro-government fighters in …

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