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Argentine: la recherche de deux fillettes continue après les inondations meurtrières

Les recherches se poursuivent lundi dans la ville portuaire de Bahia Blanca en Argentine, touchée vendredi par des inondations soudaines responsables de la mort d’au moins 16 personnes, les secours s’efforçant de retrouver deux fillettes portées disparues tandis que l’aide aux sinistrés s’organise.Plus de 500 évacués ont trouvé refuge dans des centres d’assistance improvisés, tandis que des remblais ont été construits et des pompes mises en service pour retirer l’eau, a déclaré le maire de la ville, Federico Susbielles, lors d’une conférence de presse dans l’après-midi.Quatre jours après les pluies diluviennes qui ont frappé cette ville côtière de 350.000 habitants, située à 600 km au sud de la capitale argentine, les autorités ont réussi à rétablir l’électricité dans 70% des foyers, a-t-il ajouté.Route fracturée, enchevêtrements de voitures et boue omniprésente: Bahia Blanca porte encore les stigmates de ce que le gouverneur de la province, Axel Kicillof, a qualifié de “catastrophe sans précédents”.Jusqu’à présent, les autorités ont identifié 15 des 16 personnes décédées.Deux sœurs âgées de 1 et 5 ans, emportées par le courant avec leur mère qui a survécu, sont toujours recherchées. Le corps d’un homme qui a tenté de les secourir a été retrouvé dimanche après-midi.Une centaine de signalements de personnes recherchées par des proches ont été recensés par les autorités locales. Ces dernières estiment que la plupart sont injoignables en raison des réseaux de téléphonie mobile et d’électricité endommagés.- Gestes de solidarité -Les pompiers se sont joints aux efforts de nettoyage des engins de chantier et près de 800 policiers ont été déployés pour prévenir les pillages.Il n’y a toujours “pas de bus, pas de banques, et si vous devez acheter quelque chose, vous devez le faire en espèces car il n’y a pas de système de {paiement)”, a témoigné auprès de l’AFP Guillermo Busteros, un habitant.La reconstruction de Bahia Blanca coûtera environ 370 millions d’euros, a précédemment estimé le maire. Face à l’émotion suscitée par la catastrophe, le gouvernement de Javier Milei a décrété trois jours de deuil national et promis une aide extraordinaire de 10 milliards de pesos (environ 8,7 millions d’euros). La société civile aussi se mobilise. Des associations, notamment sportives, ont lancé des campagnes de dons pour venir en aide aux sinistrés.”Nous avons trois pièces remplies de dizaines de sacs de dons”, explique à l’AFP Simon Oliak, dirigeant du club de foot Atlanta, à Buenos Aires. Des lits, matelas, tables, chaises et une “quantité impressionnante de bidons” d’eau s’entassent, indique l’octogénaire. Les dons affluent depuis dimanche, de la part de membres du club mais aussi d’églises et d’écoles, précise-t-il.L’Association de football argentin (AFA) a publié une vidéo dans laquelle l’entraîneur de l’équipe nationale argentine, Lionel Scaloni, a appelé à faire des dons via la Croix-Rouge.- Condoléances -Le Pape François, de nationalité argentine et hospitalisé depuis plus de trois semaines, “exprime sa proximité avec les personnes touchées”, a fait savoir le Vatican.La star du football et idole nationale Lionel Messi a pour sa part adressé sur son compte Instagram ses “condoléances aux familles qui ont perdu leurs proches et beaucoup de force à tous ceux qui traversent une période difficile”.Ce désastre “est un exemple clair du changement climatique”, a estimé Andrea Dufourg, directrice de la politique environnementale de la ville d’Ituzaingo, près de Buenos Aires. “Nous n’avons d’autre choix que de préparer les villes, d’éduquer les citoyens et de mettre en place des systèmes d’alerte précoce efficaces”, a-t-elle ajouté.Bahia Blanca avait déjà subi une violente tempête en décembre 2023, qui avait fait 13 morts et provoqué des dégâts considérables.Les pluies ont commencé tôt vendredi matin et en quelques heures 400 millimètres d’eau sont tombés, presque autant que les précipitations en un an dans la région, cœur agricole de l’Argentine. 

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Collision entre un pétrolier et un cargo en mer du Nord, un membre d’équipage disparu

Un membre d’équipage est porté disparu après une collision entre un cargo et un pétrolier affrété par l’armée américaine lundi en mer du Nord au large des côtes anglaises, qui a provoqué un important incendie et le rejet de kérosène.L’incident, qui fait redouter des dégâts environnementaux, s’est produit lundi matin au large du Yorkshire (nord-est de l’Angleterre), déclenchant une vaste opération de secours, coordonnée par les garde-côtes britanniques, auprès des équipages des navires en flammes, entourés d’impressionnants panaches de fumée. Une trentaine de personnes ont été secourues.Les raisons de l’incident restent à déterminer, mais selon l’opérateur américain du pétrolier qui était à l’ancre, la société Crowley, “le +Stena Immaculate+ a été percuté par le porte-conteneurs +Solong+”. Un des réservoirs du “Stena Immaculate” contenant du kérosène a été brisé, a-t-il précisé, ajoutant que tout l’équipage avait pu quitter le navire.Du côté du “Solong”, les recherches pour retrouver le membre d’équipage disparu ont pris fin, ont annoncé les garde-côtes britanniques. “Après des recherches intensives, il n’a malheureusement pas été retrouvé et les recherches sont terminées”, a dit Matthew Atkinson, commandant divisionnaire des garde-côtes du Royaume-Uni.Au total, “trente-six membres d’équipage ont été ramenés à terre sains et saufs”, a-t-il précisé.Le cargo, battant pavillon portugais, transportait une quantité non déterminée d’alcool et quinze conteneurs de cyanure de sodium, un gaz inflammable et très toxique, selon le site spécialisé Lloyd’s List Intelligence.Un porte-parole du Premier ministre britannique Keir Starmer a qualifié la situation “d’extrêmement préoccupante”, tandis que les garde-côtes ont lancé une “évaluation” pour décider des “mesures de lutte contre la pollution probablement nécessaires” après la collision.- “Multiples risques toxiques” -L’ONG Greenpeace s’est dite “extrêmement préoccupée” par “les “multiples risques toxiques que ces produits chimiques pourraient poser à la vie marine”.”Le kérosène qui a pénétré dans l’eau à proximité d’une zone de reproduction des marsouins est toxique pour les poissons et autres créatures marines”, a déclaré Paul Johnston, scientifique aux laboratoires de recherche de Greenpeace à l’université d’Exeter.Pour Ivan Vince, directeur du cabinet ASK Consultants, spécialisé en sécurité des risques environnementaux, le kérosène n’est toutefois “pas persistant” dans l’environnement. “L’essentiel va s’évaporer rapidement et ce qui ne s’évapore pas sera dégradé assez rapidement par les micro-organismes” marins, a-t-il expliqué à l’AFP.La Branche d’investigation des accidents maritimes (MAIB) a annoncé avoir envoyé une équipe sur place pour procéder à de premières constatations. Dans la zone portuaire, seuls les travailleurs assermentés du site ont le droit d’entrer et de sortir, ont constaté en fin de journée des journalistes de l’AFP. Des bruits d’hélicoptères se faisaient régulièrement entendre.”Tous les mouvements de navires sont actuellement suspendus dans le Humber (estuaire maritime de la côte nord-est de l’Angleterre) en raison de l’incident”, a indiqué la société des ports britanniques ABP.Devant un pub local, Paul Lancaster, ancien marin de 60 ans, affirme qu’il ne “comprend pas comment deux bateaux aussi gros ont pu entrer en collision”. “Cela va causer beaucoup de problèmes pour la vie animale”, s’inquiète-t-il.- “Limiter l’impact” -Le “Stena Immaculate”, battant pavillon américain, appartient à la société suédoise Stena Bulk, et mesure 183 mètres de longueur et 32 mètres de largeur. Il avait été mis en service en 2017. Selon Lloyd’s List, il transportait 220.000 barils de kérosène.Il était parti le 27 février d’Agio Theodoroi, en Grèce, à destination de Killinghome, dans le nord de l’Angleterre, selon Vessel Finder.Selon un porte-parole du commandement chargé du transport maritime militaire, le “Stena Immaculate” “était temporairement affrété par le Military Sealift Command”, une branche de l’armée américaine.Le cargo impliqué, le “Solong”, bat pavillon portugais et était parti de Grangemouth, en Ecosse, lundi soir pour se rendre à Rotterdam, aux Pays-Bas.L’alerte a été donnée peu avant 10H00 GMT, ont indiqué les garde-côtes. Une opération de secours a été mise en place dans la fouée mobilisant notamment canots de sauvetage, un avion, un hélicoptère et des navires situés a proximité, avait indiqué la même source.bur-ode-adm-mhc/alm/cls/ybl

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Le climat abandonné par le gouvernement Trump pour satisfaire les énergéticiens

Le ministre de l’Energie du gouvernement Trump avait un message clair lundi à Houston, au Texas, où les énergéticiens sont rassemblés: il est temps de redonner la priorité à la production d’énergies fossiles plutôt qu’à la lutte contre le réchauffement climatique.S’exprimant en ouverture de la CERA Week, un événement professionnel majeur, Chris Wright a évoqué l’abandon de certaines normes ou les efforts du président américain pour promouvoir le gaz naturel liquéfié (GNL) comme exemples de changements par rapport à la présidence de Joe Biden, dont il s’est moqué.”Le gouvernement Trump va mettre fin aux politiques climatiques irrationnelles, quasi religieuses, du gouvernement Biden, qui ont imposé des sacrifices sans fin à nos concitoyens”, a déclaré M. Wright.Fondateur de la société Liberty Energy, qui fournit des équipements à l’industrie du gaz et pétrole de schiste, cet entrepreneur est connu pour son soutien à l’extraction des énergies fossiles.Son discours sonnait plutôt comme de “la rhétorique” pour Mark Brownstein, vice-président du Fonds pour la défense de l’environnement, pour qui “à un moment donné, le gouvernement devra cesser d’être en campagne et montrer qu’il gouverne”.Selon lui, de nombreux participants au salon restent dans l’expectative face aux positions changeantes de Donald Trump, tant sur l’énergie que sur le climat, sans parler des droits de douane.”C’est un secteur qui nécessite beaucoup de capital et pour investir à une telle échelle, ils ont besoin de certitudes et de constance”, a-t-il ajouté.Prenant la parole après le ministre, le patron du pétrolier Chevron, Mike Wirth, n’a pas dit autre chose, insistant sur le fait que “passer d’un extrême à l’autre” en termes de politique “n’est pas la bonne approche face aux longs cycles d’une industrie comme celle-ci. Quand nous investissons, nous le faisons pour des décennies.”Il a rendu hommage aux premières décisions du président américain, mais a souligné que “nous avons besoin de voir certaines d’entre elles entrer dans la loi afin d’éviter le risque que le balancier reparte dans l’autre direction en cas de gouvernement ayant une autre approche”.- “Débats vigoureux” -Dès sa prise de fonctions, le 20 janvier, Donald Trump a signé un décret intitulé “Unleashing American Energy” (Libérer l’énergie américaine), destiné à donner le ton de son second mandat.Au programme, déréglementation et dérégulation, avec des mesures favorables à l’extraction des énergies fossiles et d’autres visant à limiter ou annuler des contraintes environnementales ainsi que des subventions et des incitations fiscales à la transition énergétique.L’incertitude règne quant à la propension du gouvernement à changer la trajectoire énergétique des Etats-Unis, résolument engagés dans la transition vers les sources à bas carbone sous la conduite de Joe Biden.Ce contexte devrait “faire de 2025 une année blanche, durant laquelle il va y avoir des hésitations à faire avancer tout projet de décarbonation”, estime Dan Pickering, du cabinet Pickering Energy Partners.Côté fossiles, rien n’indique, pour l’instant, que le signal envoyé par Donald Trump a eu un effet sur la production pétrolière, qui se situait déjà à des niveaux record avant l’investiture du milliardaire républicain.Le secteur gazier, lui, s’est animé, avec l’annonce vendredi de l’extension du terminal GNL (gaz naturel liquéfié) de Plaquemines, en Louisiane (sud), par l’opérateur Venture Global, qui va investir 18 milliards de dollars supplémentaires.L’incertitude vient principalement des changements de pieds de M. Trump concernant les droits de douane ces dernières semaines, alors que ceux annoncés sur l’acier et l’aluminium doivent entrer en vigueur mercredi.En conférence de presse, Chris Wright a cherché à se montrer rassurant, disant avoir “plutôt confiance de voir un homme d’affaires intelligent travailler quotidiennement pour l’avenir des Etats-Unis”, en référence à Donald Trump.”Je suis plutôt optimiste quant à ce qui en sortira”, a-t-il assuré, reconnaissant que la question des droits de douane suscite “des débats vigoureux” au sein du gouvernement.Il a également laissé entendre que le président américain ne remettra pas en question l’ensemble de la législation en faveur des énergies renouvelables de son prédécesseur, même s’il a qualifié l’éolien marin de gaspillage “très impopulaire”.Donald Trump a déjà promis de bloquer tout nouveau projet éolien aux Etats-Unis et d’annuler les incitations fiscales à la construction de fermes éoliennes, même si celles-ci dépendent du Congrès et non de l’exécutif.

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Ce que l’on sait sur la collision entre un pétrolier et un cargo en mer du Nord

Un cargo transportant du cyanure de sodium et un pétrolier affrété par l’armée américaine sont entrés en collision lundi en mer du Nord au large de l’Angleterre, entraînant un énorme incendie et une fuite de kérosène. Un membre d’équipage est porté disparu et une trentaine d’autres ont été secourus.Voici ce que l’on sait des circonstances de la collision entre le pétrolier +Stena Immaculate+ et le porte-conteneurs +Solong+”, qui a entraîné une alerte à la pollution sur la côte nord-est de l’Angleterre.- Pétrolier percuté alors qu’il était à l’ancreLe pétrolier était à l’ancre à environ 16 km au large de la ville de Hull dans le Yorkshire, sur la côte Est du Royaume-Uni, quand “il a été percuté par le porte-conteneurs Solong”, a affirmé l’opérateur américain du premier, la société Crowley. L’alerte a été déclenchée à 09H48 GMT.Le cargo transportait quinze conteneurs de cyanure de sodium, un gaz inflammable, selon le site spécialisé Lloyd’s List Intelligence.Un énorme incendie s’est déclenché, les flammes se propageant sur les deux bateaux.Selon Crowley, le pétrolier transportait du kérosène. Il “était temporairement affrété par le Military Sealift Command”, une branche de l’armée américaine, selon un porte-parole du commandement chargé du transport maritime militaire.Le pétrolier – long de 183 mètres- était parti le 27 février d’Agio Theodoroi, en Grèce, à destination de Killinghome, dans le nord de l’Angleterre, selon Vessel Finder.Le “Solong”, battant pavillon portugais – long de 140 mètres -, était lui parti de Grangemouth (Ecosse) lundi soir pour se rendre à Rotterdam, aux Pays-Bas.La Branche d’investigation des accidents maritimes (MAIB), organisme chargé des enquêtes sur les accidents en transport maritime, a envoyé une équipe sur place.- Un disparuUn membre de l’équipage du cargo est porté disparu, mais les 13 autres personnes qui étaient à bord ont été transportées à terre, saines et sauves, selon son propriétaire, la compagnie maritime allemande Ernst Russ.Du côté du pétrolier, tous ses membres sont recensés et “sains et saufs”, a assuré Crowley. L’équipage a été évacué après de “multiples explosions”.Une trentaine de personnes ont été évacuées au total, selon les secours.- Fuite de kérosèneUn des réservoirs du “Stena Immaculate” contenant du kérosène a subi une “cassure”, selon Crowley, qui a fait état de “signalements selon lesquels des hydrocarbures s’échappent”.Une vaste opération de secours a été mise en place, coordonnée par les garde-côtes britanniques, auprès des navires en flammes.- Risques de pollutionLa situation a été qualifiée “d’extrêmement préoccupante” par un porte-parole du Premier ministre britannique Keir Starmer.L’ONG Greenpeace s’est dite “extrêmement préoccupée” par les “multiples risques toxiques” pour la vie marine.”Le kérosène qui a pénétré dans l’eau à proximité d’une zone de reproduction des marsouins est toxique pour les poissons et autres créatures marines”, a déclaré Paul Johnston, scientifique aux laboratoires de recherche de Greenpeace à l’université d’Exeter.Mais pour Ivan Vince, directeur du cabinet ASK Consultants, spécialisé en sécurité des risques environnementaux, le kérosène “n’est pas persistant” dans l’environnement. “L’essentiel va s’évaporer rapidement et ce qui ne s’évapore pas sera dégradé assez rapidement par les micro-organismes” marins, ajoute-t-il.- Interruption du traficTous les mouvements de navires ont été suspendus dans le Humber, estuaire maritime de la côte nord-est de l’Angleterre, selon la société des ports britanniques ABP.- Des précédentsPlusieurs collisions ont été rapportées ces dix dernières années en mer du Nord.Il y a deux ans, deux cargos s’étaient percutés au large de l’archipel allemand de Heligoland. Trois personnes avaient été tuées et deux autres avaient disparu en mer.En 2015, le Flinterstar, un cargo transportant plus de 500 tonnes de produits pétroliers, avait coulé après une collision avec un tanker à huit kilomètres au large du littoral belge.- Enregistreurs de donnéesSelon David McFarlane, du Maritime Risk and Safety Consultancy, il y a entre 200 et 300 collisions de navires dans le monde chaque année, mais la plupart d’entre elles ne sont qu’un “léger choc” dans un port.”La réglementation sur les collisions (…) stipule que tous les navires doivent maintenir une veille appropriée à tout moment. Et il est clair que quelque chose n’a pas fonctionné ici, car si une veille adéquate avait été maintenue, cette collision aurait été évitée”, a-t-il déclaré à l’AFP.Quand l’incendie sera éteint, les enquêteurs rechercheront les enregistreurs de données vidéo des deux navires, l’équivalent des “boîtes noires” des avions. Ils devraient contenir des informations provenant des radars des navires ainsi que des enregistrements vocaux des équipes. Selon M. McFarlane, ces enregistrements aideront les enquêteurs à déterminer s’il y a eu communication entre les deux navires.burs-tw/jkb/js/cls/ybl

Fashion Week de Paris: Louis Vuitton invite au voyage, des airs d’adieu chez Loewe

Louis Vuitton a recréé lundi, à l’avant-dernier jour de la Fashion Week de Paris, l’ambiance animée d’une gare parisienne pour présenter une collection automne-hiver 2025-2026 invitant au voyage, tandis que chez Loewe, Jonathan Anderson s’est contenté d’une simple présentation.Après son énorme show d’octobre dans la cour du Louvre pour célébrer ses 10 ans à la tête de la griffe monogrammée, le styliste Nicolas Ghesquière a, cette fois, investi un bâtiment construit en 1845 pour abriter les bureaux d’une compagnie ferroviaire, juste en face de la Gare du Nord.Un défilé plus intimiste auquel de nombreuses personnalités étaient conviées, à commencer par la première dame française Brigitte Macron, fidèle du malletier, les actrices Ana de Armas, Alicia Vikander et Léa Seydoux, la papesse de la mode Anna Wintour ou la réalisatrice française oscarisée Justine Triet. “Départ imminent”, prévient la maison phare de LVMH lors de ce show dédié au voyage sous toutes ses formes. Capes en plastique transparent avec capuche, chaussures à talons avec semelles en caoutchouc pour ne pas glisser, manteaux luxueux mais pratiques, joggings élégants et confortables, le tout accompagné de boîtes à chapeau, étuis à violon, petits sacs à main ou semblables à des couvertures roulées en boule, étaient au rendez-vous.Des manteaux en cuir ornés de plumes, des jupes à froufrous, des ensembles en laine avec des pulls à épaulettes, des robes bohèmes ou plus chics et un ample manteau en fourrure noir complètent le vestiaire.- La dernière d’Anderson chez Loewe ? -Absente de la semaine de la mode masculine de Paris en janvier, la marque espagnole Loewe, qui appartient également à LVMH, s’est contentée d’une simple présentation de ses collections femme et homme.De quoi alimenter les rumeurs de départ de son directeur artistique Jonathan Anderson pour d’autres horizons au sein du géant français du luxe. Il se murmure qu’il pourrait prendre la tête de Dior, en remplacement de Kim Jones, qui a quitté Dior Homme en janvier, et de Maria Grazia Chiuri, directrice artistique des collections femme.En attendant, le Nord-Irlandais a dévoilé un vestiaire féminin composé notamment de grands manteaux en laine multicolore, tissés comme un patchwork minutieux, de vestes en cuir et de longs manteaux noirs à grandes poches avec d’énormes fermetures métalliques associées à d’immenses cuissardes, et de robes de soirée en organza bleu ciel.Chez les hommes, les pantalons sont larges, les bottes de style alpin.- Puissance et sensualité chez Marine Serre -Pour cette nouvelle saison, la jeune créatrice française Marine Serre a elle présenté un vestiaire mixte sensuel et structuré, où la taille est cintrée et les épaules carrées, hommage aux femmes fatales des années 1950 et 1980, et où la lingerie s’expose.”La collection est axée sur le fait de donner aux hommes et aux femmes l’impression qu’ils sont dans un film tous les jours”, a expliqué la styliste de 33 ans à la presse.Un film, ou une série, de David Lynch, décédé mi-janvier. “C’est une référence à la +Red Room+ de Twin Peaks, où on ne sait pas si on est dans le futur, dans le passé, le présent, ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas”, a-t-elle ajouté.Élément iconique de la série télévisée des années 1990 du cinéaste américain, la “Red Room” est un monde parallèle dans lequel le personnage principal fait des rêves étranges.Une robe midi en cuir noir et aux épaules futuristes, un manteau sans manches en fourrure ceinturé à la taille, une robe blanche à longues manches faite à partir d’éléments de lingerie, une nuisette satinée jaune clair sur une chemise noire ou encore un bustier de cuir noir porté sur une combinaison en dentelle rouge transparente font partie des looks les plus remarquables.Le tout, donc, essentiellement en noir et blanc, avec des touches de rouge et d’imprimé tigre.L’Uruguayenne Gabriela Hearst, ex-directrice artistique de Chloé, a de son côté dévoilé une collection chic et bohème, avec une abondance de cuir, d’imprimés python et de vison recyclé.Une robe côtelée en laine mérinos ocre et jaune, avec des tourbillons sur la poitrine, ou un modèle fait de restes de cachemire, couleur avoine, tissés à la main par des artisans uruguayens, figurent parmi les pièces remarquables.Rodrigo Basilicati-Cardin, enfin, a présenté chez Pierre Cardin une collection inspirée de la Lune, avec des silhouettes sculpturales, géométriques et épurées, toujours avant-gardistes, fidèle à l’esprit du fondateur disparu en 2020.

Galileo: le ministère de l’Education annonce une inspection sur l’enseignement supérieur privé

Les ministres de l’Education Elisabeth Borne et de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste, qui ont reçu lundi le président du groupe Galileo, ont annoncé qu’une inspection interministérielle serait missionnée “pour une plus grande transparence du fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur privés à but lucratif”.  Galileo Global Education, qui se présente comme le premier groupe mondial d’enseignement supérieur indépendant avec plus de 200.000 étudiants dans le monde, est au cœur d’une enquête journalistique qui décrit des dérives, avec un système pour maximiser les rendements.Elisabeth Borne et Philippe Baptiste ont indiqué par ailleurs travailler avec la ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet sur un “renforcement du dispositif Qualiopi qui conditionne l’obtention des financements de l’apprentissage”.Ce label Qualiopi, qui atteste de la qualité des prestations, “sera ainsi dans sa future version, plus exigeant s’agissant des critères d’évaluation de la qualité des formations”, poursuivent-ils dans un communiqué. Philippe Baptiste avait précisé dans un entretien aux journal Les Echos que l’objectif était “que ce label renforcé soit en place début 2026”. Galileo, qui rassemble environ la moitié de ses sites en France, détient des écoles comme le Cours Florent en théâtre, l’EMLyon pour le commerce ou l’école d’art Penninghen.Basé sur quelque 150 témoignages et des documents exclusifs, le livre “Le Cube” de Claire Marchal, paru mercredi, met en cause le fonctionnement de ce groupe, avec des frais d’inscriptions très élevés, des baisses de salaires des enseignants et du volume de cours, et parfois des entorses à la sécurité des étudiants, tassés dans des classes surchargées.Le président de Galileo Global Education, Marc-François Mignot Mahon, avait été sommé de “venir au ministère s’expliquer” sur “les graves allégations dont fait l’objet le groupe qu’il dirige”, avait indiqué Philippe Baptiste à l’AFP jeudi.Le livre sort alors que deux propositions de lois ont été déposées pour mieux encadrer le secteur de l’enseignement privé lucratif, l’une du député PS Emmanuel Grégoire et l’autre du député Jean Laussucq (Ensemble pour la République).Les ministres “sont très attentifs aux deux propositions de loi”, qui “vont dans le bon sens et feront prochainement l’objet d’échanges entre leurs auteurs et les ministres”, indique le communiqué.”Cette rencontre a permis de clarifier en profondeur plusieurs points”, s’est félicité dans la foulée Galileo Global Education dans un communiqué, assurant sa “volonté de collaborer étroitement avec les pouvoirs publics.”Suite aux “allégations du livre”, le groupe a indiqué avoir remis aux ministres différents chiffres.”Depuis 2021, la rentabilité opérationnelle a été divisée par 4 passant de 12,8% à 3,4%”, assure-t-il, face aux “insinuations de course aux profits”.Le groupe cite aussi les conclusions de son dernier baromètre de qualité indépendant Harris montrant que 77% des étudiants les “recommandent”.”90% des étudiants jugent leurs enseignants compétents, 86% louent la possibilité d’échanger avec leurs professeurs; 77 % sont très satisfaits de la qualité de l’enseignement; 92% font état d’un nombre d’heures conforme à celui annoncé; 91 % des matières enseignées sont conformes à celles annoncées”, énumère-t-il.Le groupe, qui se dit “déterminé” à “bâtir un modèle d’enseignement supérieur privé exemplaire”, appelle “chacun des acteurs à se baser sur le dialogue et les faits”.

Syria announces end to ‘military operation’ after mass killings

Syria’s new authorities announced on Monday the end of an operation against loyalists of deposed president Bashar al-Assad, after a war monitor reported more than 1,000 civilians killed in the worst violence since his overthrow.The Syrian Observatory for Human Rights said the overwhelming majority of the 1,068 civilians killed since Thursday were members of the …

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