AFP Top News

Scientists say Trump cuts threaten climate research, public safety

Climate scientist Tom Di Liberto had dreamed of working at the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) since college. After more than a decade as a contractor, he finally secured a full-time position nearly two years ago.Last week, he was among hundreds abruptly fired in a sweeping government purge which, critics warn, will delay hurricane …

Scientists say Trump cuts threaten climate research, public safety Read More »

Terrorisme: “Plus ils nous haïssent, plus ils nous grandissent”, lance Macron

“Plus ils nous haïssent, plus ils nous grandissent”, a déclaré Emmanuel Macron lors d’une cérémonie d’hommage aux victimes du terrorisme mardi à Strasbourg, alors que “la menace rôde toujours”.”Derrière les bombes, les balles et les larmes, à chaque fois la haine, la haine de notre culture, de la connaissance, de notre modèle de démocratie. Mais ils n’ont pas compris une chose, c’est que plus ils nous haïssent, plus ils nous grandissent. Plus ils décuplent notre courage”, a déclaré Emmanuel Macron. L’hommage s’est déroulé quelques semaines après l’attaque au couteau survenue le 22 février à Mulhouse (Haut-Rhin), “un scénario d’horreur dont nous sommes encore meurtris”, a déclaré le président de la République.Avec cet attentat, qui a fait un mort, “Mulhouse a rejoint un douloureux cortège” de villes frappées par le terrorisme, a poursuivi M. Macron, mentionnant également Israël, touché par une attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023.”Nous ne pouvons nous résigner à l’innommable”, a déclaré le chef de l’Etat.”Cette mémoire est ce qui nous sépare de la barbarie”, a-t-il insisté devant des victimes et leurs proches présents à Strasbourg. “Nous n’oublions rien, aucun nom, aucun visage”.”Si neuf attentats ont été déjoués en 2024, la menace rôde toujours”, a aussi souligné Emmanuel Macron.Pour la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, “ce jour de mémoire doit être aussi un jour d’engagement. Un engagement absolu à lutter sans relâche contre le terrorisme”. “Nous travaillons avec nos États membres et nos partenaires dans le monde entier, pour combattre la radicalisation, anticiper la menace terroriste, prévenir les attaques et protéger nos citoyens”, a martelé Mme Metsola, présente à la cérémonie qui intervient en pleine session du Parlement européen à Strasbourg.”Il y a eu beaucoup d’actes de la part à la fois des pays européens individuellement et de l’Europe et ça a été des actes extrêmement sécuritaires qui étaient parfaitement nécessaires et qui ont permis de coordonner le renseignement, de mieux prévenir les attentats”, a réagi à l’issue de la cérémonie Arthur Dénouveaux, président de l’association Life For Paris et rescapé du Bataclan. “Là où on a vraiment péché, en revanche, c’est sur la radicalisation, sur notre capacité à aller contrer la propagande des jihadistes”, a-t-il estimé.D’autres responsables d’associations, ainsi que des victimes d’attentats et leurs proches ont assisté à cet hommage, qui se tient à la date anniversaire de l’attentat le plus meurtrier d’Europe, en 2004 à Madrid (191 morts).Dix ans après les attentats du 13 novembre 2015 (130 morts), Michel Catalano, qui avait été pris en otage par les frères Kouachi dans son imprimerie de Dammartin-en-Goële, a témoigné.”Il y a dix ans, ma vie a basculé, la mort a frappé à ma porte, m’entraînant dans un cauchemar inimaginable”, a-t-il décrit, saluant l’action des associations et le rôle de sa famille qui a été “essentielle” dans sa “reconstruction”.Lui qui intervient dans des collèges, lycées et en milieu carcéral, espère pouvoir “peut-être même un petit peu changer le monde dans lequel nous vivons”.

Cagnac-les-Mines, battu par les vents et le souvenir avant le procès Jubillar

Ce sont des traces que ni les bourrasques du vent d’autan, dont il se dit par ici qu’elles rendent fou, ni les années ne sont parvenues à arracher: les affichettes à l’effigie de Delphine Jubillar, barrées de la mention “DISPARITION INQUIETANTE”, s’accrochent toujours aux murs de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn.Il y a quatre ans, cette infirmière de 33 ans, mère de deux enfants, disparaissait dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Son mari, Cédric, est vite devenu le principal suspect et sera jugé devant les assises du Tarn à partir du 22 septembre, a indiqué lundi à l’AFP le parquet général.”Le village y pense encore”, raconte début mars une employée de la seule pharmacie du village, qui ne souhaite pas donner son nom. “D’ailleurs, voyez, on a une affiche là et on n’arrive pas à l’enlever”, montre-t-elle.”On aimerait savoir ce qui s’est passé exactement”, confie Myriam (qui n’a pas, comme la plupart des personnes interrogées, souhaité donner son nom de famille), une habitante des environs venue randonner autour de ce village de 2.600 habitants près d’Albi. “Il faut que la famille puisse faire le deuil à un moment donné.”Le procès de Cédric Jubillar, accusé de meurtre sur la base d’un faisceau d’indices malgré l’absence de corps ou d’aveux, facilitera-t-il ce deuil ? “On espère tous un dénouement de l’histoire”, souffle le maire, Patrice Norkowski.Le peintre-plaquiste, qui clame son innocence, “est un peu soulagé de voir se profiler enfin une date”, a assuré mardi sur BFMTV l’un de ses avocats, Alexandre Martin.- “Tu vas trop loin” -Pour tenter de retrouver Delphine, d’immenses battues citoyennes ont tout de suite été organisées et les enquêteurs ont déployé brigades canines, drones, plongeurs…Jérémie, sans emploi au début de la pandémie, s’est vite joint aux recherches. Il ne connaissait pas Delphine, mais dit avoir été “touché” par l’histoire de “cette mère de famille qui avait l’air gentille”.Quatre ans après, Jérémie continue d’explorer les environs de Cagnac tous les deux jours environ. “J’enquête”, martèle-t-il.En cette fin d’hiver, cet Albigeois de 38 ans crapahute dans le bois de Saint-Quintin, qui longe Cagnac et où les cachettes ne manquent pas. Sécateur à la main, il se fraie un chemin dans les ronces et examine ici une douille, là une pierre qui évoque un crâne d’animal.Equipé d’un gilet tactique dans les poches duquel il a fourré lampe-torche, pelle-piolet pliable, mais aussi spray au poivre au cas où il surprendrait un gros animal, il désigne un puits en béton perdu dans la forêt. C’est là qu’il a cru trouver un crâne humain, fin janvier. Une illusion d’optique, ont conclu les enquêteurs.”Certains proches me disent: tu vas trop loin, arrête, t’as autre chose à faire de ta vie”, dit-il. “Mais je m’en voudrais de lâcher maintenant.”Sur le chemin du retour, Jérémie s’arrête devant la maison des Jubillar. Il nettoie un peu le mémorial improvisé, près duquel il a planté un magnolia l’an dernier pour l’anniversaire de Delphine. “Je ne peux pas l’oublier, je suis né le même jour”, dit-il.La maison est une sorte de testament aux rêves brisés de la famille Jubillar. Une bâtisse orange de parpaings apparents, jamais terminée par Cédric, dont le muret en béton gris partiellement effondré ne cache rien. Le pare-brise de la 307 garée devant depuis le début de l’affaire est enfoncé, les sièges couverts d’immondices.- “Avancer” -Le contraste avec la maison voisine, à la jolie façade en bois, est saisissant. Sa propriétaire Olga, petite dame élégante de 73 ans, rencontrée à l’église Sainte-Barbe, ne s’est toujours pas remise de la disparition et a longtemps hésité à sortir sur sa terrasse, de crainte d’être assaillie par les souvenirs.Foulard vert dans les cheveux, elle se dit encore très proche des enfants Louis et Elyah, dix et cinq ans aujourd’hui, confiés par la justice à la soeur de Delphine. Avec son mari Michel, décédé depuis, celle que Louis appelle “Mamie Olga” n’a rien entendu lors de la fameuse nuit. C’est au matin que les gendarmes venus les interroger leur ont appris la nouvelle, à elle et son mari décédé depuis. “Mon Dieu”, souffle-t-elle encore aujourd’hui, se prenant le front dans la main. “On en est tombés tous les deux…”Après le procès, Olga voudrait organiser une grande messe pour Delphine. “Ça m’aidera, moi, à avancer. Parce que j’ai besoin de faire quelque chose pour Delphine.”

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Collision en mer du Nord: incendie toujours en cours, craintes pour l’environnement

L’incendie déclenché par la collision entre un cargo et un pétrolier lundi en mer du Nord, au large de l’Angleterre, est toujours en cours mardi, alors que l’incident fait redouter une catastrophe écologique et suscite de nombreuses questions.”L’incendie a fait rage toute la nuit et il est toujours en cours mardi matin”, a affirmé à l’AFP Martyn Boyers, le directeur du port de Grimsby, non loin du lieu de la collision à l’issue de laquelle une personne a disparu.Des images diffusées par la BBC montrent d’épais panaches d’une fumée noire s’échappant du lieu du lieu de la collision. Le pétrolier Stena Immaculate, affrété par l’armée américaine, apparaît lui endommagé, avec un trou béant sur un ses côtés.Ce pétrolier était à l’ancre à environ 16 km au large de la ville de Hull dans le Yorkshire, sur la côte est du Royaume-Uni, quand il a été percuté par le porte-conteneurs Solong, dans des circonstances encore inconnues.L’un des réservoirs du Stena Immaculate contenant du kérosène a été brisé, ce qui a provoqué une fuite et fait craindre d’importants dégâts environnementaux.Le Solong “a surgi de nulle part”, a raconté à la BBC un membre d’équipage du pétrolier, qui bat pavillon américain.Le cargo, battant pavillon portugais, transportait une quantité non déterminée d’alcool et quinze conteneurs de cyanure de sodium –un composé qui produit un gaz inflammable et toxique au contact de l’eau–, selon le site spécialisé Lloyd’s List Intelligence.- “Feux de l’enfer” -Les recherches pour retrouver un membre d’équipage disparu du cargo ont été stoppées dans la nuit. Il n’était pas immédiatement possible de savoir si les recherches allaient reprendre.Au total, trente-six membres d’équipage ont été ramenés à terre sains et saufs.La collision fait la Une de la totalité des journaux britanniques mardi. “Catastrophe”, s’alarme The Mirror, tandis que le Sun s’inquiète de ces “Feux de l’enfer”. Le Daily Mail s’interroge: “comment un bateau transportant du cyanure de sodium a-t-il pu percuter un pétrolier plein de kérosène pour l’armée américaine, en plein jour?”.Le Daily Telegraph cite une source gouvernementale selon laquelle rien ne permet d’affirmer à ce stade que l’incident est de nature criminelle, sans toutefois pouvoir l’exclure.Le secrétaire d’Etat au logement Matthew Pennycook a indiqué mardi à Times Radio que les autorités américaines et portugaises étaient en charge de l’enquête. Les navires battaient pavillon de ces pays.Un porte-parole du Premier ministre britannique Keir Starmer a qualifié la situation “d’extrêmement préoccupante”, tandis que les garde-côtes ont lancé une “évaluation” pour décider des “mesures de lutte contre la pollution probablement nécessaires” après la collision.L’ampleur de la pollution n’a, à ce stade, pas été déterminée.- Peur pour la faune -La Branche d’investigation des accidents maritimes (MAIB) a annoncé lundi avoir envoyé une équipe sur place pour procéder à de premières constatations. De son côté, l’ONG Greenpeace s’est dite “extrêmement préoccupée” par “les “multiples risques toxiques que ces produits chimiques pourraient poser à la vie marine”.”Le kérosène qui a pénétré dans l’eau à proximité d’une zone de reproduction des marsouins est toxique pour les poissons et autres créatures marines”, a déclaré Paul Johnston, scientifique aux laboratoires de recherche de Greenpeace à l’université d’Exeter.Des habitants de Grimsby rencontrés par l’AFP ont fait part de leur craintes. “Nous ne voulons pas voir la faune mourir”, a déclaré à l’AFP Laura Scrimshaw, 47 ans.Mais selon Nicolas Tamic, adjoint au directeur du Cedre, un centre d’expertise international qui travaille pour l’UE, la fuite de kérosène est “impressionnante mais pas forcément hyper grave”.En revanche, le porte-conteneurs transportant du cyanure de sodium pourrait poser davantage de problèmes, selon M. Tamic.Le Stena Immaculate, appartenant à la société suédoise Stena Bulk, mesure 183 mètres de longueur et 32 mètres de largeur. Il a été mis en service en 2017. Selon Lloyd’s List, il transportait 220.000 barils de kérosène.Il était parti le 27 février d’Agio Theodoroi, en Grèce, à destination de Killinghome, dans le nord de l’Angleterre, selon le site Vessel Finder.Le Solong était parti lundi soir de Grangemouth, en Ecosse,  pour se rendre à Rotterdam, aux Pays-Bas.

France: plus de 3.700 décès liés à la chaleur pendant l’été 2024

En France, la chaleur a tué plus de 3.700 personnes, dont les trois quarts âgées de 75 ans et plus, pendant l’été 2024, le huitième été le plus chaud depuis 1900, a annoncé mardi l’agence de santé publique.L’estimation 2024 des décès liés à la chaleur – qui s’établit précisément à 3.711 décès – concerne tout l’été, du 1er juin au 15 septembre, et pas seulement les épisodes de canicule stricto sensu, précise dans un communiqué Santé publique France.Plus chauds d’un point de vue météorologique, les deux étés précédents avaient tué davantage: 5.167 décès liés à la chaleur avaient été enregistrés en 2023, année marquée par des épisodes de canicule plus tardifs que la normale, et 10.420 en 2022, où le Covid-19 avait pu augmenter la vulnérabilité de certaines personnes. “Depuis 2015, dans la continuité liée au changement climatique, nous avons maintenant des étés très chauds, marqués par des canicules, avec des expositions à la chaleur sur tout le territoire”, explique à l’AFP Guillaume Boulanger, chercheur à Santé publique France.Au plan géographique, “si la façade atlantique et l’Ile-de-France ont été en partie épargnées, le quart sud-est du pays a été à nouveau très exposé à des phénomènes de chaleur”, observe M. Boulanger.La principale canicule, du 28 juillet au 14 août avec deux pics d’intensité successifs, a concerné 40% de la population en touchant la Corse et 43 départements dans le sud-est de la métropole. Les Pyrénées-Orientales avaient déjà été frappées par une canicule, du 23 au 25 juillet.Les Alpes-Maritimes et les Pyrénées-Orientales sont les deux départements qui ont connu le plus de jours de canicule, respectivement 14 et 13 jours.Les personnes âgées de 75 ans et plus, au “système de régulation de transpiration moins fonctionnel”, représentent les trois quarts de décès de l’été 2024.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

France: plus de 3.700 décès liés à la chaleur pendant l’été 2024

En France, la chaleur a tué plus de 3.700 personnes, dont les trois quarts âgées de 75 ans et plus, pendant l’été 2024, le huitième été le plus chaud depuis 1900, a annoncé mardi l’agence de santé publique.L’estimation 2024 des décès liés à la chaleur – qui s’établit précisément à 3.711 décès – concerne tout l’été, du 1er juin au 15 septembre, et pas seulement les épisodes de canicule stricto sensu, précise dans un communiqué Santé publique France.Plus chauds d’un point de vue météorologique, les deux étés précédents avaient tué davantage: 5.167 décès liés à la chaleur avaient été enregistrés en 2023, année marquée par des épisodes de canicule plus tardifs que la normale, et 10.420 en 2022, où le Covid-19 avait pu augmenter la vulnérabilité de certaines personnes. “Depuis 2015, dans la continuité liée au changement climatique, nous avons maintenant des étés très chauds, marqués par des canicules, avec des expositions à la chaleur sur tout le territoire”, explique à l’AFP Guillaume Boulanger, chercheur à Santé publique France.Au plan géographique, “si la façade atlantique et l’Ile-de-France ont été en partie épargnées, le quart sud-est du pays a été à nouveau très exposé à des phénomènes de chaleur”, observe M. Boulanger.La principale canicule, du 28 juillet au 14 août avec deux pics d’intensité successifs, a concerné 40% de la population en touchant la Corse et 43 départements dans le sud-est de la métropole. Les Pyrénées-Orientales avaient déjà été frappées par une canicule, du 23 au 25 juillet.Les Alpes-Maritimes et les Pyrénées-Orientales sont les deux départements qui ont connu le plus de jours de canicule, respectivement 14 et 13 jours.Les personnes âgées de 75 ans et plus, au “système de régulation de transpiration moins fonctionnel”, représentent les trois quarts de décès de l’été 2024.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Mer du Nord: incendie toujours en cours après la collision entre un pétrolier et un cargo

L’incendie déclenché par la collision entre un cargo et un pétrolier lundi en mer du Nord, au large de l’Angleterre, est toujours en cours mardi matin, alors que l’incident fait redouter une catastrophe écologique majeure et suscite de nombreuses questions.”L’incendie a fait rage toute la nuit et il est toujours en cours mardi matin”, a affirmé à l’AFP Martyn Boyers, le directeur du port de Grimsby, non loin du lieu de l’incident au cours duquel une personne a disparu. Le pétrolier, Stena Immaculate, affrété par l’armée américaine, était à l’ancre à environ 16 km au large de la ville de Hull dans le Yorkshire, sur la côte est du Royaume-Uni, quand il a été percuté par le porte-conteneurs Solong, dans des circonstances encore inconnues. Le cargo, battant pavillon portugais, transportait une quantité non déterminée d’alcool et quinze conteneurs de cyanure de sodium, un gaz inflammable et très toxique, selon le site spécialisé Lloyd’s List Intelligence.La collision a entraîné un énorme incendie. Un des réservoirs du “Stena Immaculate” contenant du kérosène a été brisé, ce qui a provoqué une fuite et fait craindre d’importants dégâts environnementaux.Les recherches pour retrouver un membre d’équipage disparu du cargo ont été stoppées dans la nuit. Il n’était pas immédiatement possible de savoir si les recherches allaient reprendre.Au total, trente-six membres d’équipage ont été ramenés à terre sains et saufs.- “Feux de l’enfer” -La collision fait la Une de la totalité des journaux britanniques mardi. “Catastrophe”, s’alarme The Mirror, tandis que le Sun s’inquiète de ces “Feux de l’enfer”. Le Daily Mail s’interroge: “comment un bateau transportant du cyanure de sodium a-t-il pu percuter un pétrolier plein de kérosène pour l’armée américaine, en plein jour?”.Le Daily Telegraph cite une source gouvernementale selon laquelle rien ne permet d’affirmer à ce stade que l’incident est de nature criminelle, sans toutefois pouvoir l’exclure.Un porte-parole du Premier ministre britannique Keir Starmer a qualifié la situation “d’extrêmement préoccupante”, tandis que les garde-côtes ont lancé une “évaluation” pour décider des “mesures de lutte contre la pollution probablement nécessaires” après la collision.L’ONG Greenpeace s’est dite “extrêmement préoccupée” par “les “multiples risques toxiques que ces produits chimiques pourraient poser à la vie marine”.”Le kérosène qui a pénétré dans l’eau à proximité d’une zone de reproduction des marsouins est toxique pour les poissons et autres créatures marines”, a déclaré Paul Johnston, scientifique aux laboratoires de recherche de Greenpeace à l’université d’Exeter.Le “Stena Immaculate”, battant pavillon américain, appartient à la société suédoise Stena Bulk, et mesure 183 mètres de longueur et 32 mètres de largeur. Il avait été mis en service en 2017. Selon Lloyd’s List, il transportait 220.000 barils de kérosène.Il était parti le 27 février d’Agio Theodoroi, en Grèce, à destination de Killinghome, dans le nord de l’Angleterre, selon Vessel Finder.Selon un porte-parole du commandement chargé du transport maritime militaire, le “Stena Immaculate” “était temporairement affrété par le Military Sealift Command”, une branche de l’armée américaine.Le cargo impliqué, le “Solong”, bat pavillon portugais et était parti de Grangemouth, en Ecosse, lundi soir pour se rendre à Rotterdam, aux Pays-Bas.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

2024-2025, un long hiver irrespirable au Pakistan

Pendant au moins 120 jours d’affilée, des dizaines de millions de Pakistanais ont dû survivre dans un air irrespirable, selon des données analysées par l’AFP qui révèlent les détails du pire hiver traversé par le pays, l’un des plus pollués au monde.Pendant six mois sans discontinuer à Lahore et quatre mois à Islamabad et dans la capitale économique Karachi, la concentration moyenne de particules fines a été au moins 20 fois supérieure à celle tolérée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Depuis leur installation en 2018, les capteurs de l’ambassade américaine s’affolent chaque hiver quand le “smog”, ce brouillard de pollution piégée dans de l’air froid, enveloppe Lahore (est) et ses 14 millions d’habitants.Cette année, ils sont passés dans le rouge dès octobre, un mois plus tôt qu’auparavant et dans des villes où le smog était autrefois plus clément. En novembre, 80% des 240 millions de Pakistanais assuraient à l’institut de sondage Ipsos avoir été touchés par cet épais nuage que la NASA voit désormais depuis l’espace et qui brûle la gorge, pique les yeux et peut provoquer angine ou asthme.Un tiers en avaient subi des conséquences directes, sur leur santé, ou indirectes: écoles fermées, chômage technique, interdiction de circuler…Au nom de ses concitoyens, Risha Rashid, militante du climat de 21 ans, a décidé de poursuivre les autorités pour faire valoir le “droit à respirer un air pur” qu’elles ont inscrit en 2023 dans la Constitution.Asthmatique, l’étudiante a dû se confiner une grande partie de l’hiver ratant jusqu’à ses examens. Elle dit porter plainte à Islamabad parce que la capitale “est en train de devenir un deuxième Lahore” et que “rien n’est fait pour y remédier”.- “En guerre” -Le Pendjab, la province de Lahore, a lancé en 2024 la “guerre contre le smog”. Son gouvernement a multiplié par dix le nombre de capteurs d’air, passés de trois à une trentaine, fixes et mobiles.Il a aussi répertorié, pour la première fois de son propre aveu, les usines pour envoyer régulièrement des fonctionnaires contrôler leurs émissions. Les briqueteries ont par exemple été forcées de changer leur méthode de fabrication.Le gouvernement a promis de louer à prix coûtant un millier de “super semoirs” pour en finir avec les brûlis agricoles et assure vouloir gérer les déchets pour éviter leur incinération.Mais il contrôle dans le même temps étroitement les capteurs privés, accusés de donner “des résultats erronés qui sèment la panique”. Une hérésie pour les chercheurs qui ont besoin de ces capteurs pour compléter des données gouvernementales, trop parcellaires.Quant à ses machines anti-smog, elles ne sont que des pansements sur des jambes de bois, estiment les experts.Les brumisateurs censés faire retomber la poussière en suspension sur les chantiers? “Les particules fines PM2.5, premier polluant, sont trop petites pour être arrêtées”, répond Ahmad Ali Gul, universitaire spécialisé dans la gestion de crise et des risques.La “tour anti-pollution” censée purifier l’air, inaugurée en décembre et retirée deux mois plus tard, officiellement pour “raisons techniques”? “C’est comme si vous mettiez un climatiseur en plein air pour lutter contre le changement climatique”, rétorque un expert sous couvert d’anonymat. “C’est aussi inefficace que les pluies artificielles déclenchées chaque année par avion”.- “La baignoire déborde” -“Quand une baignoire déborde, est-ce que vous prenez d’abord une serviette pour éponger ou est-ce que vous fermez le robinet?”, lance M. Gul.Pour lui, “il faut commencer par réduire les émissions avant de parler du meilleur moyen de se protéger du smog”.”Le gouvernement répète: ‘l’Inde est responsable’, ‘les agriculteurs sont des ennemis de la nation’, ‘les briqueteries sont la principale source de pollution’, mais il ne dit jamais un mot sur le transport”, poursuit-t-il.Et cela alors que la feuille de route gouvernementale estime le transport responsable de 83% des émissions à Lahore.La directrice de la cellule anti-smog, Sabah Ashgar, renvoie la balle dans le camp des constructeurs automobiles.Elle dit ne pas pouvoir “contraindre” les automobilistes, mais Islamabad promet que 30% des véhicules vendus au Pakistan en 2030 seront électriques, transport en commun inclus. Pour le moment, les premières voitures électriques chinoises mises sur le marché peinent à s’écouler dans un pays où 40% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.Et les autorités évacuent deux questions: comment vont-elles financer une telle révolution? Et pourquoi ne pas d’abord se débarrasser des carburants de mauvaise qualité utilisés massivement car moins chers?”Passer à un carburant plus propre aurait un effet immédiat”, assure pourtant Frank Hammes, PDG mondial de IQAir, société de surveillance de la qualité de l’air.D’ailleurs le Pakistan a déjà eu un avant-goût d’air pur: en 2020, lors du confinement anti-Covid quand usines et transports se sont arrêtés.”La qualité de l’air s’est tellement améliorée que pour la première fois depuis des années, nous pouvions même voir les étoiles à Lahore la nuit”, se souvient Umar Masood, directeur du centre Urban Unit, qui analyse les données sur la pollution pour le compte du gouvernement.Abdul Sattar Babar, directeur d’Ipsos Pakistan, plaide de son côté pour une prise de conscience collective.Aujourd’hui, 28% des Pakistanais rejettent le changement climatique ou ne se sentent pas personnellement responsables –bien au-dessus de la moyenne mondiale de 19%.”Lorsque vous arrivez à peine à vivre, les enjeux climatiques ne sont évidemment pas votre préoccupation première”, assure-t-il à l’AFP.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Guatemala: près d’un millier d’évacuations après l’éruption d’un volcan

Près d’un millier de personnes ont été temporairement évacuées lundi au Guatemala après l’éruption du volcan de Fuego, dans l’ouest du pays, ont indiqué les autorités.Lundi soir, heure locale, l’éruption était officiellement terminée, selon le dernier bulletin de l’Institut public de vulcanologie, permettant aux personnes évacuées de commencer à regagner leur domicile.Situé à environ 35 kilomètres à vol d’oiseau au sud-ouest de la ville de Guatemala, la capitale, le volcan de Fuego avait vu dimanche son activité s’intensifier avec des jets de lave, de cendres et de roches.Environ 125 familles, soit quelque 900 personnes, ont été évacuées du hameau El Porvenir, dans la municipalité d’Alotenango, a déclaré Juan Laureano, le porte-parole de la Conred, l’organisme national de gestion des catastrophes, à des journalistes.Un photographe de l’AFP a observé lundi l’arrivée de bus transportant les personnes évacuées à la salle municipale d’Alotenango, qui a fait office de refuge temporaire.L’état d’alerte a été déclaré par les autorités dimanche soir afin de maintenir “une communication constante avec les maires et les gouverneurs” des zones proches du volcan et de “coordonner les actions de prévention” face à l’éruption, selon un communiqué de la Conred.Le gouvernement a également suspendu les activités scolaires à Alotenango et fermé une route qui traverse le village et relie le sud du pays à la ville coloniale d’Antigua, principal site touristique du Guatemala et classée Patrimoine culturel de l’Humanité par l’Unesco depuis 1979.Le 3 juin 2018, le volcan de Fuego, haut de 3.763 mètres, avait provoqué une coulée de matériaux en fusion qui avait dévasté la communauté de San Miguel Los Lotes et une partie de la route à Alotenango, faisant 215 morts et un nombre similaire de disparus.