AFP Top News

Yvelines: explosion dans un pavillon, une mère et ses trois enfants grièvement blessés

Une explosion s’est produite mardi matin dans un pavillon résidentiel à Magny-les-Hameaux (Yvelines), faisant quatre blessés graves, une mère et ses trois enfants en bas âge, a indiqué la préfecture des Yvelines.L’explosion, dont la cause est pour l’instant indéterminée et qui a eu lieu vers 08H30, a projeté des débris sur près de 100 mètres autour du bâtiment, a précisé la même source.La victime adulte est une mère âgée de 39 ans. Elle et ses trois enfants, âgés de 2, 4 et 5 ans, ont été transportés en état d'”urgence absolue” vers des hôpitaux parisiens.Les quatre blessés habitaient le pavillon de cette commune située à près de 30 kilomètres au sud-ouest de Paris.”Dix-sept autres personnes impliquées ont été recensées par les services de secours”, a ajouté la préfecture dans un communiqué.Une cellule d’urgence médico-psychologique a été ouverte pour le voisinage, notamment pour sept personnes qui ont tenté de porter secours aux habitants.”Une cellule d’accueil des familles à reloger en urgence a également été activée à l’hôtel de ville”, a pour sa part indiqué la municipalité dans un communiqué.La déflagration a aussi causé des dégâts matériels, dégradant une vingtaine de véhicules et plusieurs toitures des environs, a précisé la préfecture. Six habitations voisines sont déclarées inhabitables. Le réseau de gaz du secteur a lui été coupé “par mesure de sécurité”.Plusieurs dizaines de sapeurs-pompiers sont intervenus sur les lieux, mais aucun incendie ne s’est déclaré et les recherches de potentiels autres blessés sont achevées.

Enquête après la diffusion d’une vidéo d’un enfant juif agressé à Roissy

Une enquête est en cours au sujet de l’agression d’un enfant juif dans un aéroport parisien, révélée par la diffusion d’une vidéo où l’on entend un homme anglophone menacer et humilier l’enfant, exigeant qu’il “libère la Palestine” ou encore qu’il “danse”, a-t-on appris mardi de source judiciaire.Une enquête pour violence commise en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion a été ouverte et confiée à la police aux frontières, a indiqué à l’AFP le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis), sans donner d’indications sur les faits, qui auraient eu lieu à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a exprimé sur X son “indignation face à ces propos inadmissibles et insupportables”, assurant qu’ils ne resteront pas impunis”, dans une publication qui montre une image de la vidéo des faits. Associant à son message le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, il fait part de leur “pleine mobilisation face aux actes antisémites”.Le compte SwordOfSalomon a publié dimanche sur X cette vidéo – déjà vue plus de 442.000 fois – en assurant qu’elle avait été tournée le 25 juin à l’aéroport de Roissy. On y aperçoit un jeune garçon, dont le visage a été pixelisé, jouer avec une console de jeu puis un homme, dont on ne voit pas le visage, s’approcher, lui prendre le jouet et lui lancer en anglais “tu vas libérer la Palestine sinon je t’arrache ton chapeau”, en référence à la kippa qu’on devine sur la tête de l’enfant. L’agresseur lui dit plusieurs fois, dans un mauvais français, “danse, +cachou+” – “cachou” pouvant vouloir dire “cochon” selon ce compte, l’enfant esquissant alors une danse.Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Yonathan Arfi, a estimé auprès de l’AFP qu’il s’agissait d'”une illustration supplémentaire du climat d’antisémitisme qui règne depuis le 7 octobre (2023, date de l’attaque meurtrière du Hamas en Israël, ndlr) en Europe”.M. Arfi s’est dit frappé par “le côté débridé, décomplexé de l’antisémitisme”, un adulte s’en prenant à un enfant. “Ca démontre qu’il y a toujours derrière une essentialisation, une idée que les juifs, quels que soient leur âge et le lieu où ils habitent, devraient collectivement répondre d’une situation qui se déroule à des milliers de kilomètres”, a-t-il ajouté, en référence aux deux ans de guerre dévastatrice dans la bande de Gaza.”Aucune compromission du Groupe ADP sur l’antisémitisme”, a répondu l’exploitant des plates-formes aéroportuaires parisiennes, sollicité par l’AFP. “On travaille étroitement avec les services de l’Etat et toutes les parties prenantes de la communauté aéroportuaire dont le Grand Rabbin qui est l’un des aumôniers de l’aéroport”, a ajouté le groupe.

Colère agricole: sur les derniers barrages, entraide et festivités pour durer

Des fêtes en soirée, Noël qui se prépare sur la chaussée et des citoyens aux fourneaux: l’esprit de camaraderie et “le soutien de la population” entretiennent la mobilisation sur les derniers barrages d’agriculteurs, onze jours après le début du mouvement dans le Sud-Ouest.A Carbonne, au sud de Toulouse, le barrage sur l’A64 a des allures de marché de Noël, avec ses nombreux sapins et ses guirlandes lumineuses accrochées aux barnums.En guise de décorations, les sapins arborent des cartouches vides de lacrymo, ramassées selon les éleveurs aux Bordes-sur-Arize, au pied de la ferme ariégeoise où l’abattage de plus de 200 vaches après la découverte d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a mis le feu aux poudres mi-décembre.”Ici, les gens peuvent exprimer leur mal-être”, confie Jérôme Bayle, figure de la mobilisation agricole de janvier-février 2024 qui avait, elle aussi, débuté à Carbonne.C’est le cas d’un agriculteur de 55 ans, qui vient chaque jour. “Lui, il s’est mis à pleurer, en disant +Sans le barrage, la mobilisation, j’aurais fait une connerie avant Noël et j’aurais pas vu Noël+”, relate M. Bayle.- Prêtres, DJ et moto-cross -Les éleveurs réclament toujours l’arrêt de l’abattage systématique des troupeaux lorsqu’un cas de dermatose est signalé et le rejet de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur. Ils jurent qu’ils passeront Noël sur l’A64 s’ils n’ont pas gain de cause.Trois prêtres ont même proposé d’y célébrer une messe mercredi soir, selon un responsable agricole de Haute-Garonne.En Gironde, la Coordination rurale (CR33) annonce organiser un “réveillon de Noël façon auberge espagnole” sur l’A63 au sud de Bordeaux, avec une messe également prévue. Le week-end dernier, c’est un DJ qui a posé ses platines sur ce barrage de Cestas, où une fête a été organisée.”Les sympathisants passent, donc ça remonte le moral des troupes”, affirme Ludovic Ducloux, coprésident de la CR33.”Le côté festif, ça permet de durer plus longtemps. Mais pas tous les soirs non plus. Il faut pas qu’il y n’ait pas de débordements et que ça reste bon enfant”, résume à l’AFP Jean-Paul Ayres, porte-parole de la CR33, alors qu’un terrain de moto-cross a été improvisé sur le terre-plein central de l’autoroute.- “Vraiment jusqu’au bout” -A l’image de leurs confrères de Carbonne, Cestas ou encore Baraqueville (Aveyron), certains agriculteurs qui bloquent l’A64 à Briscous (Pyrénées-Atlantiques) sont prêts à sacrifier le réveillon pour obtenir satisfaction, convaincus pour beaucoup que rien ou presque n’a changé depuis leur mobilisation de l’hiver 2024.Si le syndicat basque ELB, affilié à la Confédération paysanne, a annoncé mardi dans un communiqué “suspendre l’occupation de l’autoroute” afin de “maintenir nos forces intactes”, la Coordination rurale, elle, compte maintenir la pression.”La CR reste mais ELB part”, constate Camille Fosse, ouvrière agricole et sympathisante CR, selon qui les effectifs et le nombre de tracteurs présents ont diminué de moitié mardi matin.”Si on commence à lâcher maintenant pour les fêtes de fin d’année, ils vont croire qu’on est faibles. Là, on y va vraiment jusqu’au bout”, avertit Maxime Terrien, chauffeur dans les travaux publics de 25 ans, qui accompagne les agriculteurs en colère depuis le premier jour.Comme lui, plusieurs dizaines de citoyens se relaient sur le barrage pour permettre aux agriculteurs de souffler et de s’occuper de leurs fermes.”Il y a des gens qui ne sont pas du monde agricole. Ils s’occupent de faire les repas”, expose Xan Michelema, petit-fils d’agriculteurs de 20 ans, qui dort sur le barrage depuis onze jours.”Il y a beaucoup de soutien, notamment sur les réseaux sociaux”, souligne Camille Fosse.L’ouvrière agricole de 21 ans travaille pour cinq fermes à Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques), à quarante kilomètres du barrage. “Mes patrons m’ont dit +Tu ne viens pas travailler aujourd’hui, mais tu vas nous représenter sur le barrage+”.gag-tb-jed-vgr-ap/gf/frd/

Vol au Louvre: une grille de protection installée sur la fenêtre de la galerie d’Apollon

Une grille de protection a été installée mardi matin sur la porte-fenêtre de la galerie d’Apollon du Louvre, empruntée par les cambrioleurs lors du spectaculaire vol de bijoux du 19 octobre, a constaté un journaliste de l’AFP.”C’est l’une des mesures d’urgence décidées après le vol ”, a indiqué à l’AFP Francis Steinbock, administrateur général adjoint du musée.En début de matinée, des ouvriers installés sur un balcon ont réceptionné une imposante grille montée par un camion-nacelle pour la fixer sur la porte-fenêtre.”Nous avions pris l’engagement de le faire avant la fin de l’année”, a ajouté le responsable, précisant que l’opération avait été pilotée par François Châtillon, l’architecte en chef des monuments historiques du Louvre. Des “réflexions” sont en cours concernant la “sécurisation sur les autres fenêtres”, a-t-il poursuivi.La présidente du Louvre, Laurence des Cars, avait assuré la semaine dernière devant les sénateurs qu’une grille serait reposée “avant Noël”. Elle avait précisé que la précédente avait été retirée en 2003-2004, lors d’importants travaux de restauration de la galerie d’Apollon.Comme annoncé, un poste de police mobile est désormais déployé dans la cour Napoléon. “Il sera présent pendant toute la période des fêtes de fin d’année ainsi que lors des pics de fréquentation ”, a confirmé M. Steinbock.Autre chantier majeur: le renforcement de la vidéosurveillance sur les façades du palais. “Nous avons annoncé un dispositif d’une centaine de caméras positionnées autour du palais. Le marché a été signé et l’installation pourra débuter tout au long de l’année 2026 ”, a-t-il précisé.La semaine dernière, le Louvre avait également annoncé l’achèvement de la mise en place de dispositifs anti-intrusion autour du musée.Le 19 octobre, quatre malfaiteurs ont réussi à approcher le bâtiment en camion-élévateur et à hisser deux d’entre eux jusqu’à la galerie d’Apollon grâce à une nacelle. Après avoir découpé une fenêtre à la disqueuse, ils avaient dérobé huit joyaux de la Couronne de France. Le butin, estimé à 88 millions d’euros, reste introuvable.Depuis, la sécurité du musée le plus visité au monde se retrouve au cœur des critiques, le braquage ayant révélé une série de défaillances.Les voleurs auraient pu être stoppés “à 30 secondes près”, a notamment estimé mi-décembre Noël Corbin, chef de l’Inspection générale des affaires culturelles (Igac).

US economic growth surges in 3rd quarter, highest rate in two years

US economic growth in the third quarter came in at 4.3 percent on an annualized basis, easily topping expectations, according to Commerce Department data released Tuesday.The report, which also showed an acceleration in inflation, provides reassurance about the world’s largest economy after other recent data showing a weakening labor market. It comes as worries have …

US economic growth surges in 3rd quarter, highest rate in two years Read More »

Adoptée à l’Assemblée, la “loi spéciale” en route pour le Sénat

L’Assemblée nationale a adopté mardi le projet de “loi spéciale” permettant de continuer de financer provisoirement l’État, un texte qui doit encore recevoir l’aval du Sénat, avant la reprise en janvier des débats pour l’adoption du budget 2026.Adopté à l’unanimité par la chambre basse, il va être transmis au Sénat en vue d’une adoption définitive, dès ce mardi, en cas de vote conforme. Il a été déposé par le gouvernement après l’échec de la commission mixte paritaire députés-sénateurs sur le projet de budget 2026.Après deux mois et demi de débats budgétaires qui se soldent par un échec partiel pour Sébastien Lecornu, le Premier ministre s’exprimera “en fin de journée”, a indiqué Matignon.Le dialogue privilégié engagé par le locataire de Matignon avec le Parti socialiste a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur son financement et sur les retraites.Mais les profondes divergences entre l’Assemblée et le Sénat, hostile à tout prélèvement supplémentaire, ont empêché l’approbation du second texte budgétaire, celui sur le financement de l’État. “Un léger décalage horaire entre l’Assemblée et le Sénat (…) qu’il va nous falloir tout de même corriger dans les temps qui viennent”, a déclaré M. Lecornu, interrogé à la chambre basse par le président du groupe PS Boris Vallaud.Les parlementaires se retrouveront en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction des déficits.”Nous devrons au plus vite, en janvier, donner un budget à la nation” qui “devra tenir l’objectif de 5% (de PIB) de déficit et financer nos priorités”, a déclaré Emmanuel Macron lundi lors du Conseil des ministres.Le gouvernement voudrait une nouvelle lecture du budget en commission à l’Assemblée dès le 5 ou 6 janvier, mais selon le président de la Commission des Finances Eric Coquerel (LFI), ce sera plutôt le 7 ou le 8 avant le débat dans l’hémicycle à partir du 12.- Le 49.3 dans toutes les têtes -La loi spéciale, qui reconduit temporairement le budget de 2025, permet de lever l’impôt et de payer les fonctionnaires. Mais elle ne comprend pas de dépenses nouvelles, y compris sur la défense, érigée en priorité face à la menace russe.Déjà l’an dernier, l’exécutif y avait recouru après la chute du gouvernement de Michel Barnier. Les deux textes budgétaires 2025 avaient finalement été approuvés en février.Cette loi spéciale est “instrumentalisée” par l’exécutif pour faire “pression” sur l’Assemblée afin d'”adopter au plus vite, cette fois-ci, un budget”, a jugé M. Coquerel.Anticipant la reprise des débats en janvier, Sébastien Lecornu a reçu dimanche et lundi les forces politiques, à l’exception de La France insoumise et du Rassemblement national, pour tenter d’avancer vers un compromis. “Nous avons du Sénat un texte qui est à 5,3% de déficit public. L’objectif partagé à gauche et à droite est de 5%, ça veut dire neuf milliards d’écart” sur lequel il faut se mettre d’accord, entre augmentation de la fiscalité et baisse des dépenses, a résumé le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous.Le gouvernement va remettre sur la table la surtaxe sur les grandes entreprises, supprimée par le Sénat, mais il a enterré la réforme de la TVA des auto-entrepreneurs, rejetée par les deux chambres.Si le Parlement ne parvenait pas à voter un budget en janvier, alors la pression serait de plus en plus forte sur le gouvernement pour recourir au 49.3, qui permet de faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure. Écarté par le Premier ministre à la demande des socialistes, il est évoqué avec insistance par des responsables de droite et du bloc central qui lui demandent de revenir sur son engagement.Il faudrait alors pour le gouvernement nouer avec le PS un accord de non-censure. De fait, une motion de censure (289 voix) ne peut être adoptée sans les voix des socialistes. Pour l’exécutif, cet objectif semble plus atteignable qu’une approbation du budget, qui nécessiterait non seulement une abstention des socialistes mais aussi celle d’une partie des écologistes et des communistes. “Je suis très opposée à l’utilisation du 49.3”, a répété la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet à l’issue du vote des députés. “Il faut que nous travaillions pour trouver le chemin du compromis”.Pour l’heure Sébastien Lecornu s’y refuse aussi, jugeant le projet de budget “encore votable sans intervention du gouvernement”. bur-hr-far-bpa/sde/jpa

Explosion dans une usine près de Lyon: pronostic vital engagé pour l’un des quatre blessés

Le pronostic vital restait engagé mardi pour l’une des quatre personnes blessées la veille dans l’explosion dans l’usine chimique Elkem Silicones à Saint-Fons, près de Lyon, a-t-on appris auprès de l’entreprise.Les blessés sont trois hommes et une femme – un ingénieur chimiste, deux techniciens spécialisés et une personne du département santé environnement de l’usine – qui travaillaient dans l’atelier pilote du site, classé Seveso seuil haut, au moment de l’explosion, a précisé à l’AFP Guillaume Artois, chargé de la communication.”Le pronostic vital est engagé pour une personne”, a-t-il ajouté, sans autre précision.Le parquet de Lyon a confirmé un bilan de quatre blessés, dont trois “grièvement brûlés”, et indiqué avoir ouvert une enquête pour “blessures involontaires par personne morale suivies d’incapacité supérieure à trois mois”.La Division de la criminalité organisée spécialisée (DCOS, ex PJ), et la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS), ont été saisies pour déterminer les causes et circonstances de l’explosion, selon le parquet.La déflagration a pu être causée par l’émanation d’hydrogène “dans un atelier expérimental”, avait déclaré lundi à la presse Jean-Pierre Lerat, le directeur du l’usine. Selon le porte-parole Guillaume Artois, cet atelier était une “unité bien particulière, le laboratoire pilote, qui n’est pas connecté au reste du site”. Il avait été installé en 2021 et répondait aux exigences des “dernières normes de sécurité”, a-t-il assuré à l’AFP.Une équipe y testait une méthode de dévolatilisation d’huiles de silicone hydrogénées, une “manipulation relativement courante dans un atelier pilote”, a-t-il poursuivi.  “Il y avait une réaction qui se passait mal et l’équipe est intervenue. Pendant l’intervention, il y a eu une émission, probablement d’hydrogène gazeux, qui a pu déclencher l’explosion”, a ajouté le porte-parole.Pour éteindre l’incendie qui a suivi, une centaine de pompiers ont été mobilisés lundi. L’autoroute A7, les voies ferrées et fluviales sur le Rhône à proximité de l’usine avaient été coupées quelques heures, et environ un millier de personnes autour de la zone avaient été confinées le même temps.En 2016, déjà sur le même site Elkem de Saint-Fons, une personne avait été tuée dans l’incendie de fûts de silicone dans un entrepôt de 2.500 m2.

Yvelines: explosion dans un pavillon, quatre personnes dont trois enfants grièvement blessés

Une explosion s’est produite mardi matin dans un pavillon résidentiel à Magny-les-Hameaux (Yvelines), faisant quatre blessés graves dont trois enfants âgés de 2 à 5 ans, a indiqué à l’AFP la préfecture des Yvelines, confirmant une information du Parisien.L’explosion, dont la cause est pour l’instant indéterminée et qui a eu lieu vers 08H30, a projeté des débris sur près de 100 mètres autour du bâtiment, a précisé la même source.La victime adulte, âgée de 39 ans, et les trois enfants âgés de 2, 4 et 5 ans, sont en état d'”urgence absolue”. Les quatre blessés habitaient le pavillon, mais la préfecture n’était pas en mesure de confirmer s’il s’agissait d’une famille dans l’immédiat.Une cellule médico-psychologique a été ouverte pour le voisinage, notamment pour sept personnes qui ont tenté de porter secours aux habitants.Un fort déploiement de pompiers est encore présent sur les lieux, mais aucun incendie n’est en cours et les recherches de potentiels autres blessés sont achevées.

Une infirmière de l’AP-HP conteste son licenciement pour avoir refusé d’ôter son calot

Une infirmière de La Pitié-Salpétrière (AP-HP) a contesté mardi en référé, devant la justice administrative, son licenciement et sa révocation de la fonction publique pour avoir refusé de manière répétée d’ôter son calot chirurgical, un couvre-chef fréquemment utilisé à l’hôpital.Infirmière depuis 2018 dans cet hôpital de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris, Majdouline B. a été licenciée le 10 novembre 2025. Depuis un an, la direction lui reprochait de porter quotidiennement et en toutes circonstances un calot, équipement de protection en tissu, porté habituellement au bloc opératoire ou en réanimation. Au cours de l’année, elle a fait l’objet de six convocations et d’un blâme, jusqu’à un conseil disciplinaire en octobre. Dans un premier temps, “l’AP-HP lui a reproché de porter ce couvre-chef pour des raisons qui relèvent de ses supposées convictions religieuses”, estimant ainsi “qu’il portait atteinte au principe de neutralité des services publics” et contrevenait au guide de la laïcité diffusé aux équipes, a indiqué devant le tribunal l’avocat de Majdouline B., Me Lionel Crusoé.Mais Majdouline B. n’a jamais revendiqué d’appartenance religieuse, indiquant simplement que le port de cet équipement relevait de “sa vie privée”. L’argument de la laïcité “a finalement été écarté”, a-t-il ajouté. L’AP-HP l’a sanctionnée car elle “refusait d’obéir à une règle” justifiée par des questions “d’hygiène”, qui “interdit de porter le calot de manière continue, dans des zones où il n’est pas prescrit”, en particulier un calot “qui n’est pas fourni par l’établissement”, “entre et ressort” des locaux, a indiqué l’avocate de l’AP-HP, Me Violaine Lacroix.L’AP-HP se fonde notamment sur des recommandations de 2014 du comité de lutte contre les infections nosocomiales.Mais, selon Me Crusoé, “aucune loi, aucun règlement” et “aucune donnée objective” n’interdisent le port du calot dans le service de médecine interne où elle travaillait. – Une “discrimination” -Majdouline B. “justifie de la reconnaissance et de l’admiration de ses collègues” et “a été en première ligne pendant la crise sanitaire”, a plaidé Me Crusoé. Il a assuré qu’à l’AP-HP, d’autres femmes portent le calot, notamment en cas d’alopécie ou après un cancer.Majdouline B. voit pour sa part dans ce licenciement “une discrimination”.”On me révoque pour mon apparence et non pour mes compétences professionnelles”, a-t-elle dit à l’AFP, assurant qu’elle portait ce calot depuis son embauche et que “pendant le Covid, tout le monde portait calot, masques, surblouse”. Le jugement est attendu dans une à deux semaines.Une cinquantaine de personnes – collègues, syndicalistes ou militants politiques – se sont rassemblées devant le tribunal, en soutien à Majdouline B. et aux “nombreuses autres soignantes” victimes selon eux, “d’une chasse aux bouts de tissu” généralisée.”On a recensé 20 collègues concernées” à La Pitié-Salpétrière dont neuf “sont finalement parties”, des cas “dans 16 hôpitaux en région parisienne” et d’autres “à Lyon, Marseille, Rennes…”, a dénoncé Blandine Chauvel, assistante sociale et représentante Sud.Ces femmes sont “convoquées, questionnées sur leur vie privée” parfois contraintes “de fournir un certificat médical” pour justifier d’une éventuelle alopécie, et pendant ce temps “dans les services, on manque de bras”, a-t-elle ajouté.Sur les réseaux sociaux, plusieurs soignantes se sont filmées ces derniers jours avec un calot en soutien aux professionnelles sanctionnées par leurs directions.”Le calot n’est ni un signe religieux, ni encore moins un signe prosélyte. (…) En plus d’une islamophobie crasse”, ce type d’affaires est “extrêmement grave puisque cela met en danger les services de santé”, a dénoncé lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale la députée LFI Mathilde Panot.