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Le groupe de mode IKKS trouve repreneur mais perd 500 emplois

Énième symbole de la crise du prêt-à-porter français, le groupe IKKS a trouvé repreneur mais voit ses effectifs réduits de moitié, avec la perte d’environ 500 emplois, selon une décision vendredi du tribunal des activités économiques de Paris.L’offre de Santiago Cucci, actuel président de la holding HoldIKKS, et Michaël Benabou, cofondateur de Veepee (ex-Vente privée), validée par le tribunal, permet le maintien de 546 emplois sur les 1.094 en France et de 119 points de vente, selon un jugement consulté par l’AFP.Le Basque Santiago Cucci, qui a fait ses armes comme dirigeant chez Quiksilver et Tommy Hilfiger, a indiqué vendredi dans un entretien au site spécialisé Fashion Network vouloir se “recentrer sur le navire amiral”, soit, selon lui, les activités adultes d’IKKS, ce qui implique de mettre “en veille l’activité junior”. “Il faut se rendre compte que le junior est à l’origine de 82% des pertes d’IKKS”, a-t-il justifié. C’est un “coup sur l’emploi terrible” mais le choix de la “meilleure” offre parmi celles déposées, selon Sébastien Hervé, secrétaire général du syndicat CFDT dans le Maine-et-Loire, où se trouve le siège d’IKKS, marque haut de gamme pour femmes, hommes et enfants fondée en 1987. Le prix de cession est de 700.000 euros et les repreneurs s’engagent à un apport à court terme de 16 millions d’euros. S’y ajoute 700.000 euros d’abondement au plan de sauvegarde de l’emploi pour les salariés non repris, pour notamment des aides à la création d’entreprises ou à la mobilité. – “Deuil” -“C’est un véritable deuil pour celles et ceux qui voient brutalement s’arrêter l’aventure IKKS”, écrit la CFDT dans un communiqué. “Pour les salariés repris, l’incertitude reste immense”. Plombé par la concurrence de la seconde main et de la mode ultra-éphémère venue d’Asie, l’habillement français peine à subsister et, dans ce contexte, l’existence d’une offre de reprise sérieuse était déjà un soulagement face au risque de liquidation judiciaire, funeste couperet tombé sur le groupe d’électroménager Brandt jeudi.”Cette offre a le mérite d’exister et de maintenir plusieurs centaines d’emplois”, indique à l’AFP Hélène Signoret, avocate du Comité social et économique (CSE) représentant des salariés, qui a rendu un avis favorable devant le tribunal.”Évidemment, ce n’est pas une offre parfaite, elle va s’accompagner de beaucoup de licenciements, notamment sur le siège de Saint-Macaire-en-Auge et de beaucoup de fermetures de boutiques”, regrette-t-elle.Elle s’inquiète en particulier du sort des salariés du siège, où un poste sur trois seulement serait maintenu, une restructuration pouvant déboucher sur des “difficultés opérationnelles”. Dans les magasins repris, pas de réduction d’effectifs: soit un magasin est repris avec tous ses salariés, soit il est fermé.- Fast-fashion destructrice -Avec l’offre acceptée, 92 magasins en propre sont repris, représentant 341 emplois. S’y ajoutent 27 corners aux Galeries Lafayette (44 emplois) et 161 emplois au siège. Par ailleurs, 100 points de vente d’affiliés sont repris, soit 300 emplois indirects.Avant même la décision, “le plan a commencé à être mis en oeuvre par la direction”, explique Sébastien Hervé, “des magasins ont commencé à être fermés”, des déstockages mis en place. L’entreprise possédait fin août 473 points de vente en France et dans 11 autres pays, et employait 1.287 salariés dans le monde, dont 1.094 en France, selon les administrateurs judiciaires.IKKS a rejoint la longue liste des entreprises françaises de prêt-à-porter en difficulté: Camaïeu, Kookaï, Gap France, Jennyfer, André, San Marina, Minelli, Comptoir des Cotonniers, Princesse Tam Tam, Kaporal…”Depuis 10 ans, 48.000 emplois ont été détruits dans le commerce”, estime la CFDT, qui “alerte depuis longtemps sur l’effondrement progressif du secteur, marqué par des faillites en série” et “appelle l’État à prendre des mesures fortes et courageuses” face notamment au “modèle destructeur” de la fast-fashion.Après le difficile passage à la vente en ligne, le Covid-19, l’inflation et désormais la concurrence de la seconde main et de la mode ultra-éphémère, l’activité du secteur habillement/textile recule de 1,3% en 2025 et de 8,5% depuis 2019, selon l’Institut français de la mode (IFM).

Dermatose: blocage d’une autoroute, le gouvernement maintient sa stratégie d’abattage

Des agriculteurs en colère contre l’abattage de troupeaux affectés par la dermatose bovine ont bloqué vendredi l’autoroute Toulouse-Bayonne, alors que le gouvernement a réaffirmé sa politique et étendu vendredi les zones de vaccination obligatoire dans le Sud-Ouest face “à la dégradation soudaine de la situation sanitaire”.Dénonçant une gestion “plus effrayante que la maladie elle-même”, la Confédération paysanne a appelé à des “blocages partout”, “la fin de l’abattage total” et une vaccination élargie.Le syndicat a annoncé plusieurs rassemblements d’ici à dimanche, dont dès vendredi soir un blocage de la rocade prévu toute la nuit à Auch (Gers) et un autre “à durée indéterminée” sur la RN20 au sud de Tarascon-sur-Ariège.Des agriculteurs au volant de 80 tracteurs ont bloqué vendredi dans l’après-midi l’A64 à la hauteur de Carbonne (Haute-Garonne), y installant un campement pour y passer la nuit, selon un journaliste de l’AFP sur place.”Ce soir on sera là, demain matin on sera là”, a déclaré Jérôme Bayle, figure régionale de la mobilisation, tandis que les manifestants plaçaient des bottes de paille, installaient une tonnelle et un groupe électrogène sur la chaussée.Au même moment, la préfecture de Haute-Garonne a annoncé un premier cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans le département, le quatrième d’Occitanie touché après les Pyrénées-Orientales, l’Ariège et les Hautes-Pyrénées.Reçu vendredi par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, le président de la Coordination rurale Bertrand Venteau a appelé à “continuer à manifester” pour faire valoir la “vaccination généralisée” demandée par son syndicat.- L’abattage, “seule solution” -“Pour sauver toute la filière, l’abattage est la seule solution”, a estimé au contraire Mme Genevard, au terme de deux jours de mobilisation dans l’Ariège de manifestants opposés à l’abattage d’un troupeau touché par la DNC.Vendredi matin, les services vétérinaires ont commencé à abattre les 207 vaches concernées sous la protection des gendarmes mobiles.”Le protocole actuel fonctionne”, a assuré la ministre dans une interview au Parisien, estimant que cette stratégie, imposée par les règles européennes, avait fait ses preuves en Savoie et Haute-Savoie où la DNC est apparue en France, en juin.Quant à une vaccination générale, elle s’est dite “ouverte au dialogue (…). On va commencer par étendre la zone vaccinale, autour des foyers de contamination”.”Nous sommes aujourd’hui engagés dans une véritable course contre la montre contre le virus”, a-t-elle souligné dans un message posté sur X.”Face à la dégradation soudaine de la situation sanitaire, le ministère chargé de l’Agriculture a décidé d’étendre le dispositif de lutte en instaurant une zone vaccinale couvrant les départements de l’Aude, de la Haute-Garonne, du Gers, des Pyrénées-Atlantiques (à l’exception des communes déjà situées en zone règlementée)”, a annoncé le ministère. Le département des Landes est également concerné, a confirmé la préfecture à l’AFP.- “Epée de Damoclès” -Désormais, la vaccination de tous les bovins y est obligatoire et les bêtes ne peuvent sortir de la zone vaccinale, sauf vers un abattoir, précise le ministère.La stratégie mise en place par l’Etat depuis l’apparition de la DNC en France implique l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et jusqu’ici une “vaccination d’urgence” de tous les bovins dans un rayon de 50 km de la zone concernée.Les autorités expliquent que l’absence de symptômes ou même un test négatif sur les bêtes de troupeaux touchés ne signifient pas que ces animaux ne sont pas malades, ce qui implique l’abattage du lot.Mais les opposants à cette stratégie, soutenus par la Coordination rurale et la Confédération paysanne, dénoncent un protocole “injuste et inefficace”, une “épée de Damoclès permanente” sur la vie des éleveurs et de leurs bêtes, et demandent une vaccination large.Le puissant syndicat FNSEA n’a pas la même vision, son président Arnaud Rousseau jugeant que la vaccination complète mettrait pendant de longs mois “la France sous cloche”, la privant de son statut européen de pays “indemne”, et donc de ses capacités d’export et d’un soutien important à ses prix.Pour le syndicat ainsi que l’organisation Jeunes Agriculteurs, “l’abattage total est la meilleure solution. C’est un crève-cœur, mais c’est ce que nous disent les scientifiques”.Apparue en juin en France, la DNC est non transmissible à l’humain, mais peut entraîner la mort des animaux.meh-ppy-cho-bdu/tq/ak/nth

Face à la progression de la grippe, des SMS de l’Assurance maladie pour inciter à la vaccination

“ATTENTION: le virus de la grippe circule TRES activement”: l’Assurance maladie a envoyé ces derniers jours des textos à certains Français à risque pour les inciter à se faire vacciner, alors que l’épidémie touche la quasi totalité de l’Hexagone et préoccupe pour sa potentielle sévérité.Des parents d’enfants à risque ont reçu des messages proches: “ASSURANCE MALADIE: ATTENTION: le virus de la grippe circule TRES activement, faites vite vacciner votre enfant pour le protéger et éviter des complications”.”L’ensemble de l’Hexagone étant en phase épidémique, des envois de SMS ont été planifiés entre le 10 et le 12 décembre”, a précisé la Cnam vendredi à l’AFP, notant que “le SMS est une nouveauté 2025 en cas d’épidémie de grippe” et s’ajoute aux  courriels de rappel de mi-novembre.”L’objectif des différentes relances réalisées par l’Assurance Maladie est d’éviter les oublis et de rappeler qu’il est encore temps de se faire vacciner”, selon la même source.Consultations en médecine de ville, passages aux urgences, tests positifs: l’épidémie de grippe saisonnière a accéléré dans l’Hexagone, où presque toutes les régions sont touchées et où la Corse devrait suivre prochainement, d’après Santé publique France.La dynamique est, jusqu’ici, “comparable” à celle de l’an dernier à la même période, a observé l’agence sanitaire, après une saison 2024/2025 particulièrement sévère, avec plus de 17.000 décès et nombre de bébés hospitalisés.A l’approche des fêtes, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a appelé jeudi dans un communiqué “à la mobilisation de tous”: “la grippe n’est pas une fatalité: se vacciner, c’est se protéger, mais aussi protéger nos proches les plus fragiles”, et “préserver notre système de santé”.Il faut environ deux semaines pour développer des anticorps après l’injection. La vaccination demeure la meilleure défense contre les formes graves de grippe, surtout pour les plus vulnérables (plus de 65 ans, femmes enceintes, personnes immunodéprimées ou avec des maladies chroniques), martèlent les autorités sanitaires. Les gestes barrières (masques, aération, évitement du contact avec les personnes fragiles) restent recommandés.La campagne de vaccination semble moins poussive qu’un an plus tôt, et le ministère de la Santé a annoncé fin novembre qu’il allait débloquer des stocks de sécurité, certains pharmaciens se disant déjà à court de doses.L’épidémie de grippe, plus précoce que les saisons précédentes, est portée jusqu’ici principalement par des virus de type A (H1N1 et H3N2), et plusieurs spécialistes craignent une épidémie sérieuse, notamment sous l’effet d’un sous-variant de H3N2 appelé “K”.Le Royaume-Uni est confronté à une “vague sans précédent” de grippe, a averti vendredi le service de santé public britannique.

“Des chiffres et des lettres”: les ex-présentateurs gagnent aux prud’hommes

Bertrand Renard et Arielle Boulin-Prat, anciens piliers du jeu télévisé “Des chiffres et des lettres”, ont obtenu devant les prud’hommes que France Télévisions leur verse respectivement 230.000 et 220.000 euros d’indemnités pour “discrimination fondée sur l’âge” et “licenciement nul” notamment.Évincés mi-2022, le M. Chiffres et la Mme Lettres du jeu, depuis respectivement 47 ans et 36 ans, avaient réclamé devant le conseil de prud’hommes de Paris la requalification en CDI de leurs CDD d’usage passés, et la reconnaissance d’une rupture abusive.Après de longs mois de procédure, le conseil, appuyé par un magistrat professionnel, leur a donné gain de cause, dans un jugement du 27 novembre révélé par Le Parisien et consulté par l’AFP.Leurs contrats ont été requalifiés en CDI depuis mars 1975 pour Bertrand Renard et depuis février 1986 pour Arielle Boulin-Prat, leurs postes étant “pérennes”. De plus, le conseil a estimé que “la discrimination fondée sur l’âge est caractérisée”, France Télévisions ayant “organisé le départ de deux salariés” et “maintenu des salariés plus jeunes (…) à la faveur de choix alternatifs”.En outre, la rupture de la relation de travail a été jugée “brutale et vexatoire”.Ils doivent ainsi percevoir quelque 136.000 et 129.000 euros respectivement au titre de l’indemnité conventionnelle de licenciement, près de 35.000 et 32.000 euros pour “licenciement nul” et 10.000 euros chacun de “dommages et intérêts pour rupture brutale et vexatoire”. “Nous prenons le temps de la réflexion” pour un éventuel appel afin d’obtenir “une meilleure indemnisation” sur certains points, a déclaré à l’AFP leur avocate, Me Juliette Mascart.”Peut-on soutenir que ce programme, qui existe depuis l’ORTF, est temporaire ?”, avait-elle fait valoir à l’audience.De son côté, France Télévisions avait expliqué le recours à ces CDD d’usage, courants dans la profession, par le fait que “la reconduction d’une émission dans une grille est réinterrogée chaque année”.Le groupe public n’a pas souhaité faire de commentaire vendredi. Auparavant quotidienne, “Des chiffres et des lettres” a été diffusée le week-end sur France 3 à partir de la rentrée 2022, puis supprimée à la rentrée 2024. Bertrand Renard et Arielle Boulin-Prat avaient dénoncé dès 2022 un départ “contraint et forcé” de ce jeu à la longévité exceptionnelle (un demi-siècle au compteur), alors que France Télévisions avait demandé une baisse de salaire de 60%.Ils avaient reçu le soutien de nombreux téléspectateurs. Bertrand Renard, 70 ans, a depuis lancé un blog culturel, tandis qu’Arielle Boulin-Prat, 72 ans, est bénévole dans des associations. Ils avaient été remplacés par un ancien candidat, Stéphane Crosnier, et une professeure des écoles, Blandine Maire, aux côtés de l’animateur principal du jeu, Laurent Romejko, qui tenait ce rôle depuis 1992. 

Le Sénégal suspend toute extradition vers la France, accuse Paris de ne pas coopérer

Les avocats d’un Sénégalais dont Dakar réclame l’extradition à la France ont qualifié vendredi de “chantage diplomatique” la suspension annoncée par le Sénégal de toute extradition vers Paris accusé de refuser deux de ses demandes d’extradition.”Nous avons décidé de suspendre toute extradition vers la France jusqu’à ce que la France réponde” favorablement aux demandes d’extradition sénégalaises, “la réciprocité va s’appliquer”, a affirmé jeudi aux députés la ministre sénégalaise de la Justice Yassine Fall.Le 25 novembre, la justice française a reporté à février sa décision sur la demande d’extradition de Madiambal Diagne, patron de presse sénégalais critique des autorités de Dakar, ordonnant un “supplément d’information”, notamment sur “la procédure et le régime juridique applicable au Sénégal”.Sans les nommer, elle a cité le cas de “deux Sénégalais” réclamé par Dakar et que la France n’a toujours pas extradé, bien que le Sénégal ait, selon elle, “donné toutes les justifications”. Elle a affirmé que la France demande actuellement de son côté l’extradition de 12 personnes de Dakar.La décision du gouvernement sénégalais “s’apparente à un véritable chantage diplomatique” alors que la demande d’extradition de Madiambal Diagne est actuellement examinée par les juridictions françaises”, a réagi vendredi le collectif d’avocats de l’intéressé dans un communiqué publié à Dakar.”La juridiction (française) a considéré qu’elle ne disposait, en l’état, pas des éléments nécessaires pour se prononcer” et “il appartient à l’Etat sénégalais d’apporter un certain nombre d’éléments parfaitement listés” dans son arrêt, “au plus tard le 23 janvier 2026”, selon les avocats.Les avocats affirment que les autorités sénégalaises font “pression” sur la France, faute de pouvoir fournir les éléments réclamés, “compte tenu du caractère politique des poursuites exercées contre leur client”.Le Sénégal a émis un mandat d’arrêt international contre Madiambal Diagne qui a fui vers la France en septembre, après avoir été convoqué par la police dans le cadre d’une enquête portant sur des transactions financières présumées suspectes.Dakar réclame également à la France l’extradition d’un homme d’affaires sénégalais poursuivi dans son pays pour des malversations, selon la presse locale.Deux journalistes sénégalais avaient été arrêtés fin octobre au Sénégal après avoir interviewé Madiambal Diagne alors qu’il se trouvait en France. Ils ont depuis été libérés.Ces arrestations avaient suscité de vives protestations de représentants de la presse et au sein de la classe politique au Sénégal.

Nouvelle augmentation du prix des cigarettes au 1er janvier 2026

Les prix de certains paquets de cigarettes, notamment les marques premium, vont augmenter au 1er janvier 2026, des hausses allant jusqu’à 50 centimes selon un document publié par les Douanes vendredi.Ce sera notamment le cas de paquets de Camel et de Winston du fabricant Japan Tobacco International (JTI), qui passeront à 13 euros. JTI, qui augmente aussi son tabac à rouler, appliquera des augmentations de 10 centimes à plus d’un euro en fonction des références.Le fabricant Philip Morris International (PMI) a de son côté décidé d’appliquer des augmentations d’environ 50 centimes sur ses cigarettes et tabac à rouler, notamment sur ses marques premium Marlboro Red ou Philip Morris dont plusieurs références dépassent les 13 euros.”Nous avions plutôt absorbé les coûts jusqu’à présent, là nous avons décidé d’augmenter les prix ce qui correspond à la hausse de notre éco-contribution, à l’inflation des coûts de production et à la hausse de la part versée aux buralistes”, explique un porte-parole de PMI à l’AFP”La hausse reste limitée pour ne pas pousser les acheteurs vers le marché illégal et nous n’augmentons que les cigarettes, pas les produits alternatifs comme la vape que nous souhaitons garder abordables”, poursuit-il.Le fabricant British American Tobacco (BAT, Dunhill, Lucky Strike..) n’augmente qu’une petite dizaine de références, principalement ses cigarettes, des hausses allant de 10 à 50 centimes, selon la grille tarifaire des Douanes.Imperial Brands – Seita (Fortuna, Gauloises…) applique des hausses de 10 centimes sur la plupart de ses marques de cigarettes.A l’annonce fin 2023 du programme national de lutte contre le tabagisme 2023-2027, le gouvernement prévoyait un prix du paquet de cigarettes de minimum 13 euros courant 2026.Le document publié a finalement retenu l’objectif d’un paquet à 13 euros en 2027.Malgré les hausses prévues en 2026, les grands fabricants proposent toutefois tous des références autour de 11,50 euros le paquet de 20.Les ventes de cigarettes ont reculé de plus de 11% en volume entre novembre 2025 et novembre 2024, et de plus de 15% pour le tabac à rouler, selon des données publiées vendredi par les Douanes. Pour le président de la Confédération des buralistes Serdar Kaya “cette énième évolution de prix est une nouvelle occasion de fragiliser davantage nos commerces au profit de la criminalité organisée”.”L’Etat doit réagir et ne plus se contenter de percevoir 87% de taxes sur le produit. Nous avons besoin d’une réponse adaptée de sa part sur la contrebande et la contrefaçon”, a-t-il déploré dans une déclaration à l’AFP.

La Lituanie commande 30 canons Caesar supplémentaires au franco-allemand KNDS

La Lituanie a commandé 30 canons Caesar au franco-allemand KNDS, qui s’ajoutent à 18 pièces acquises en 2022, a annoncé le groupe de défense dans un communiqué, sans donner de montant. Ce pays balte, ex-république soviétique frontalière à la Russie, disposera ainsi d’ici 2030 d’une division entière de canons Caesar, fabriqués par la branche française de KNDS et éprouvés sur le front ukrainien. Les livraisons débuteront au premier semestre 2027. Interrogé par l’AFP, le groupe n’a pas révélé le montant du contrat. Selon le quotidien La Tribune, il s’élève à 252 millions d’euros.Ce choix “ participera à la protection du flanc Est de l’Otan”, souligne KNDS. L’accord prévoit aussi l’ouverture d’un centre de maintien en condition opérationnelle en Lituanie, afin de soutenir la montée en puissance de l’industrie de défense locale.En parallèle, Vilnius franchit une nouvelle étape avec la construction d’un site d’assemblage pour 41 chars Leopard à Kaunas dans le cadre d’un contrat signé avec KNDS Allemagne qui fabrique ces chars.Cet accord prévoit la formation de personnel pour la production et la maintenance, ainsi qu’un soutien logistique pendant cinq ans après la livraison des premiers systèmes. Cette initiative fait suite à la décision de la Lituanie, en décembre 2024, d’acquérir 44 chars Leopard dans le cadre du programme commun d’achats européen, dont elle fut le premier pays signataire. Les livraisons sont attendues entre 2028 et 2030.La Lituanie a déclaré cette semaine un “état d’urgence” facilitant la participation des militaires à la surveillance de la frontière bélarusse face à un afflux de ballons en provenance du Bélarus, allié de la Russie, que Vilnius et Bruxelles qualifient “d’attaque hybride”.Depuis l’annexion de la péninsule ukrainienne de la Crimée par la Russie en 2014 et le début de la guerre en Ukraine, la Lituanie est l’un des pays européens les plus en alerte face à la menace russe. Membre de l’Otan depuis 2004, elle a rétabli la conscription en 2015, augmenté ses dépenses militaires au-delà des 2% du PIB et milite pour une présence renforcée des forces alliées sur le flanc Est. Sa position géographique, voisine de l’enclave russe de Kaliningrad et du Bélarus, la place en première ligne des tensions régionales. Vilnius dénonce régulièrement les cyberattaques et campagnes de désinformation attribuées à Moscou, qu’elle considère comme une menace directe pour sa sécurité nationale.