AFP Top News

Top départ pour le “service national”, militaire et volontaire

Le ministère des Armées a lancé lundi sa campagne de recrutement de jeunes volontaires pour un “service national” militaire sur le territoire français, présenté comme un moyen de renforcer le lien armée-nation et de répondre aux besoins des armées face à l’accumulation des menaces.Les jeunes hommes et femmes de 18 à 25 ans intéressés peuvent postuler jusqu’au mois d’avril pour rejoindre entre septembre et novembre les armées pendant une durée de dix mois, exclusivement en métropole ou dans les outre-mers.Pas question donc d’envoyer ces appelés à l’étranger, notamment dans l’hypothèse d’un “choc” face à l’armée russe envisagé d’ici quelques années par le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon.Mais faire “le choix du service national, c’est participer à la protection de nos citoyens, de notre pays, dans un environnement dont on a noté qu’il était incertain”, a affirmé le général Mandon lors d’une rare conférence de presse aux côtés de la ministre des Armées Catherine Vautrin et des chefs d’état-major des trois armées (Terre, Air, Marine).Intégrés dans les unités après un mois de formation de base, les appelés participeront “au renforcement de la capacité de résistance de notre nation”, selon lui.”Ils seront formés à réagir dans des situations inconfortables, à inscrire leur action dans le cadre d’un groupe organisé, solidaire, solide, où chacun, quels que soient son origine sociale, son parcours personnel, ses opinions, sa religion, évolue sous un même uniforme selon des principes d’égalité, de fraternité, d’équité et où on récompense le mérite”, a-t-il insisté.Trente ans après la suspension de la conscription obligatoire, l’instauration de ce service volontaire, annoncé par le président Emmanuel Macron en novembre, “s’inscrit dans une évolution de long terme vers un modèle d’armée plus hybride”, selon Mme Vautrin: 200.000 militaires d’active, 47.000 réservistes (80.000 en 2030) et les appelés.En 2026, les armées comptent en enrôler 3.000 (1.800 dans l’armé de Terre, 600 dans celle de l’Air et de l’Espace et 600 dans la Marine), puis 4.000 en 2027, 10.000 en 2030 avec 42.500 comme ambition en 2035.- Année de césure -Le jeune volontaire sera “sélectionné” selon son aptitude médicale, sa motivation et son “adéquation aux besoins des armées”, selon la ministre. Il sera rémunéré environ 800 euros bruts mensuel et logé pendant les dix mois de son service.Une campagne dans la presse régionale, sur un site internet dédié et sur les réseaux sociaux, doit faire connaître le dispositif qui sera également présenté lors de la journée défense et citoyenneté, rebaptisée “Journée de mobilisation”.Environ 80% des sélectionnés auront entre 18 et 19 ans. La période sous l’uniforme sera considérée comme une année de césure dans les études et les voeux sur ParcoursSup préservés.Les 20% restants auront des profils plus spécialisés (ingénieur, analyste de données, infirmier, etc.) et pourront faire leur service jusqu’à 25 ans avec le grade d’aspirant, le premier grade d’officier.Les appelés pourront aussi bien servir comme pilote de drone que fantassin dans l’armée de Terre, assurer la protection d’une base aérienne ou être assistant sur simulateur d’entraînement dans l’armée de l’Air, ou encore embarquer sur un navire pour 20% des appelés de la Marine.Le coût prévu du “service national” (paie, équipement, habillement, hébergement) pour la période 2026-2030 est de 2,3 milliards d’euros, dont 1,4 milliard pour les infrastructures, et 150 millions d’euros en 2026.A l’issue de ses 10 mois de service, le jeune pourra poursuivre ses études, s’engager dans la réserve opérationnelle ou s’enrôler dans l’armée d’active.Il sera quoi qu’il en soit, comme tout ancien militaire, basculé pendant 5 ans dans la réserve opérationnelle de disponibilité, susceptible d’être rappelé pour un maximum de 5 jours par an.Catherine Vautrin s’est toutefois voulu rassurante sur un engagement ultérieur en cas de conflit: “L’option d’une mobilisation générale nécessite un vote du Parlement, c’est vraiment dans des conditions extraordinaires qui ne se sont pas produites dans notre pays depuis la Seconde guerre mondiale”.

Accord UE-Mercosur: la colère agricole persiste et essaime dans les ports

Après une semaine d’intense mobilisation, les agriculteurs en colère, notamment contre l’accord européen avec le Mercosur sud-américain, ont entamé lundi une nouvelle semaine de manifestations en ciblant les ports français, “symbole fort” du libre-échange international, et plusieurs autoroutes.À l’approche de la signature de ce traité samedi au Paraguay, les actions continuent d’essaimer un peu partout en France: barrage filtrant sur le port du Havre, blocages sur ceux de Bayonne et La Rochelle, ou encore opération près de Lille sur l’autoroute A1, la plus fréquentée du pays selon son concessionnaire.Au Havre, premier port français en trafic de conteneurs, des filtrages ont été mis en place avec des pneus en flamme, des troncs d’arbres et quelques tracteurs, a constaté un journaliste de l’AFP, sans bloquer l’activité portuaire: depuis ce week-end, les agriculteurs contrôlent les camions frigorifiques et vérifient la provenance des produits.Ces contrôles, prévus au moins jusqu’à lundi soir, ont permis de découvrir “de la farine étrangère, des soupes avec des légumes thaïlandais, des produits qui n’ont pas les mêmes normes de production” que les nôtres, a déploré Justin Lemaître, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs 76, qui réclame “que l’importation respecte nos standards de production”.Les partisans de l’accord avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), fruit de plus de 25 ans de négociations, le jugent essentiel pour stimuler les exportations, soutenir l’économie du continent et renforcer les liens diplomatiques dans un contexte d’incertitude mondiale. – Produits moins chers -Mais pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés d’Amérique latine moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.D’où le blocage d’un site céréalier d’exportation lundi jusqu’à la mi-journée sur le port de Bayonne par une centaine d’agriculteurs de la Confédération paysanne, du Modef et du syndicat basque ELB.Ce site de l’entreprise Maïsica, dédié au stockage, séchage et chargement de maïs et autres céréales pour l’export, est un “symbole fort”, avancent les manifestants qui rappellent leur opposition “historique” à ces accords de libre-échange.À La Rochelle, une soixantaine de manifestants ont établi un barrage de ballots de paille devant des installations pétrolières sur le port industriel, à l’appel de la Coordination rurale, a constaté un photographe de l’AFP.Et à Carquefou près de Nantes, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs revendiquent le blocage depuis dimanche soir d’une zone industrielle, où ils contrôlent les camions près d’une plateforme frigorifique de la grande distribution.- “Immense détresse” -Ce mouvement, débuté il y a un mois en opposition à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine, concerne aussi les axes routiers: si le blocage de l’A63 à hauteur de Bayonne a été levé dans la nuit après négociation avec le préfet, des barrages restaient en vigueur lundi sur l’A64 au sud de Toulouse, et surtout sur l’A1 avec un barrage filtrant établi par la Coordination rurale dans le sens Lille-Paris.”C’est à se demander si l’État français veut encore de ses paysans”, déplore Franck Hembert, exploitant maraîcher dans le Pas-de-Calais présent sur l’A1. “Qu’il y ait Mercosur ou pas Mercosur, les paysans sont déjà dans une immense détresse”.”La colère des agriculteurs est profonde et leurs revendications sont légitimes, et nous les entendons au plus haut niveau du gouvernement”, a répondu lundi matin sur BFMTV la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, qui a annoncé vendredi des mesures en faveur des céréaliers, des viticulteurs ou encore des éleveurs, sans calmer la mobilisation.Une grande partie de cette enveloppe de 300 millions d’euros, étalée sur 2026 mais aussi 2027, dépend toutefois de l’adoption du budget 2026.Outre la France, des manifestations ont eu lieu en Italie, Pologne ou Irlande pour protester contre l’accord avec le Mercosur, qui créerait l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, avec plus de 700 millions de consommateurs.La ratification du traité dépend encore d’un vote, qui s’annonce serré, au Parlement européen, pas avant février. Un grand rassemblement d’agriculteurs est prévu devant son siège strasbourgeois le 20 janvier.bur-cas-cho-llb-mac-kau-cln-jed/gf/def

Le Louvre fermé lundi à cause du mouvement de grève lancé mi-décembre

Le conflit social s’enlise au Louvre, de nouveau contraint de fermer ses portes lundi après la reconduction de la grève de ses agents, mobilisés depuis mi-décembre pour de meilleures conditions de travail, a appris l’AFP auprès du musée et des syndicats.Le 15 décembre, au premier jour de cette mobilisation, le musée le plus visité au monde avait déjà dû garder ses portes closes après le vote de ses personnels réunis en AG.Depuis, ce mouvement, l’un des plus importants dans l’histoire du musée, a contraint à plusieurs reprises le Louvre à n’ouvrir que partiellement ses espaces aux visiteurs, cantonnés au “parcours chefs d’oeuvre” incluant la Joconde et la Vénus de Milo.Après une pause pendant les fêtes, le mouvement avait repris le 5 janvier en même temps que les négociations avec le ministère de la Culture, en première ligne sur le sujet des rémunérations, un des principaux points de blocage. Malgré des réunions en fin de semaine dernière, entre 300 et 350 agents ont reconduit lundi la grève faute d’avancées suffisantes également sur le sujet des conditions de travail, qui relève lui de la direction du Louvre, ont indiqué les syndicats. “Chers visiteurs, en raison d’un mouvement social le musée du Louvre est exceptionnellement fermé ce jour”, a fait savoir le musée dans un message publié sur son site internet.”Il y a un problème de dialogue social et une grande défiance vis-à-vis de la direction”, a estimé Valérie Baud, déléguée CFDT au Louvre. “Il y a clairement un blocage”, a renchéri Gary Guillaud de la CGT. Les syndicats, qui demandent également l’abandon de la hausse du prix d’entrée à partir de mercredi pour les étrangers extra-communautaires, doivent s’entretenir avec la présidente du Louvre Laurence des Cars en fin de matinée, a-t-on appris de sources concordantes. Les agents sont notamment mobilisés pour protester contre les sous-effectifs, en particulier pour la surveillance des salles, et dénoncent la dégradation du bâtiment, mise en lumière par le vol spectaculaire de huit joyaux de la Couronne française le 19 octobre.

Accord UE-Mercosur: nouvelle journée de mobilisation, des ports visés

Des agriculteurs protestant notamment contre l’accord commercial UE-Mercosur ont bloqué lundi un dépôt pétrolier à La Rochelle et des silos à grains à Bayonne, dans le sillage d’un barrage filtrant établi ce week-end sur le port du Havre, ont annoncé lundi les syndicats mobilisés.Alors que les actions d’agriculteurs se sont multipliées ce week-end contre la signature prochaine de cet accord commercial entre l’Union européenne et les pays sud-américains du Mercosur, notamment sur l’autoroute A1 au sud de Lille, la journée de lundi a débuté par deux blocages sur des sites portuaires du Sud-Ouest.Un barrage de ballots de paille a été établi devant des installations pétrolières sur le port industriel de La Pallice, près de La Rochelle, avec une trentaine de tracteurs et une soixantaine de manifestants à l’appel de la Coordination rurale de Charente-Maritime (CR17), a constaté un photographe de l’AFP.D’autres manifestants ont annoncé bloquer lundi matin le site céréalier Maïsica sur le port de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), action menée par la Confédération paysanne, le Modef et le syndicat basque ELB en dépit d’une interdiction de rassemblement annoncée par la préfecture.”Une trentaine de tracteurs bloquent les entrées. Les militants sont en train d’arriver sur place”, a écrit le Modef dans un communiqué.Non loin de là, sur l’autoroute A63 à hauteur de Bayonne, la centaine d’agriculteurs établie depuis vendredi a levé dans la nuit le barrage sur cet axe routier majeur entre la France et l’Espagne, après négociation avec le préfet. Ce dernier avait menacé de recourir à la force pour déloger ces manifestants non syndiqués, qui s’étaient surnommés “les Ultras de l’A63″.”Après l’appel du préfet à quitter les lieux sans délai, celui-ci s’est rendu personnellement sur place pour dialoguer avec la centaine d’agriculteurs présents, entre 23H00 et 1H30 du matin. À l’issue, le blocage a été levé”, sans “dégradation”, a annoncé la préfecture des Pyrénées-Atlantiques dans un communiqué.Vinci Autoroutes a fait savoir dans la foulée que le trafic avait repris dans les deux sens.- “Tenir le siège” -Outre la France, des manifestations ont eu lieu en Italie, Pologne ou Irlande pour protester contre la signature du traité entre l’UE et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), qui créerait l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, avec plus de 700 millions de consommateurs.Au Havre, environ 150 agriculteurs avec des tracteurs ont décidé d’inspecter tous les camions pour écarter les produits alimentaires non conformes aux normes imposées aux producteurs français et européens, sans bloquer l’entrée du port.Dans le Pas-de-Calais, la Coordination rurale entendait dimanche soir maintenir “au moins jusqu’à mercredi” le barrage filtrant que plusieurs dizaines d’agriculteurs ont installé sur l’autoroute A1 dans le sens Lille-Paris, a indiqué à l’AFP Damien Salomon, coprésident de la CR62.”On a énormément de monde (…) On est largement capables aujourd’hui de tenir le siège pendant plusieurs jours”, a-t-il assuré.L’A1 est présentée par la société concessionnaire Sanef comme “l’axe routier le plus fréquenté de France”.Cette vaste mobilisation agricole, débutée le mois dernier en opposition à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine, a été amplifiée par le feu vert européen donné vendredi à l’accord avec le Mercosur, qui doit être signé samedi prochain au Paraguay.Pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés d’Amérique latine moins chers et pas forcément respectueux des normes européennes, faute de contrôles suffisants.

Lancement de la campagne de recrutement du nouveau “service national” voulu par Macron

Le gouvernement et l’état-major de l’armée française lancent lundi une campagne en vue de recruter plusieurs milliers de jeunes pour un nouveau “service national” rémunéré d’une durée de dix mois, une initiative annoncée en novembre par le président Emmanuel Macron pour “répondre aux besoins des armées” face aux risques accrus de conflit.La ministre des Armées, Catherine Vautrin, tracera les contours de cette campagne de recrutement lors d’une conférence de presse lundi matin à Paris, aux côtés du général Fabien Mandon, chef d’état-major des armées, du général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de Terre, de l’amiral Nicolas Vaujour, chef d’état-major de la Marine nationale et du général Jérôme Bellanger, chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace.Ce nouveau “service national” sera “purement militaire”, et les recrues serviront exclusivement sur le territoire national, avait précisé M. Macron en annonçant ce projet le 27 novembre.L’armée compte sélectionner à partir de ce mois-ci les recrues, qui commenceront par un mois de formation, suivi de neuf mois au sein de l’armée.Disette budgétaire oblige, le dispositif montera en puissance graduellement: la première année, il doit concerner 3.000 jeunes, avec un objectif de 10.000 par an en 2030, puis une ambition de 42.500 en 2035. Ce qui ferait 50.000 par an en cumulant avec les personnes qui font déjà le service militaire volontaire (SMV) et son équivalent ultramarin, le service militaire adapté (SMA), qui perdureront en parallèle car ils ont un objectif différent d’insertion professionnelle.Les volontaires seront à 80% des jeunes hommes et femmes de 18-19 ans, futurs soldats pour lesquels le service fera office d'”année de césure” avant les études supérieures et sera ainsi valorisé dans Parcoursup. Les autres, futurs aspirants, auront jusqu’à 25 ans, sélectionnés sur la base de leur spécialisation (ingénieurs, infirmiers, traducteurs…).Le service volontaire sera rémunéré 800 euros par mois minimum pour chaque volontaire, qui sera aussi logé, nourri et équipé, selon l’Elysée.Le nouveau “service national” lancé lundi signe aussi l’enterrement du service national universel (SNU) qui était cher au président. Promesse du candidat Macron en 2017 au nom de la “cohésion nationale”, lancé en 2019, le SNU, destiné aux mineurs de 15 à 17 ans, n’a jamais pu être généralisé. Et il “n’est aujourd’hui plus adapté au contexte stratégique” créé par l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, reconnaît l’Elysée.

L’épargne des ménages français, un énorme pactole et des placements variés

Le patrimoine financier des Français reste largement investi en assurance vie, loin devant les produits d’épargne réglementée comme le Livret A, sans oublier les centaines de millions d’euros dormant sur les comptes courants.- Une montagne d’argent -Le patrimoine financier des ménages en France s’élevait fin juin à 6.477,6 milliards d’euros, selon les derniers chiffres disponibles de la Banque de France. Il n’a jamais été aussi élevé.Ils sont répartis dans de multiples supports: assurance vie, actions cotées, organismes de placement collectif (OPC), livrets réglementés, dépôts à vue…Difficile à imaginer, cette somme est près de deux fois supérieure à la dette publique et plus de trois fois supérieure à l’ensemble de la capitalisation boursière des entreprises du CAC40.Ce montant a augmenté de plus de 50% au cours des dix dernières années, selon la Banque de France, qui réalise un pointage tous les trimestres.La direction générale du Trésor a publié le 8 janvier un montant encore plus important pour le deuxième trimestre 2025, à 6.596 mds d’euros.- L’assurance vie, leader incontesté -L’assurance vie reste le placement qui capte le plus d’épargne en France, devant les actions non cotées et autres participations (associées à une activité d’entrepreneur individuel ou via des placements).Selon les données de la fédération professionnelle France Assureurs publiés début janvier, l’encours s’élevait à 2.106 mds d’euros fin novembre.Quelque 20 millions de personnes disposent d’une assurance vie, soit un capital moyen de plus de 100.000 euros par souscripteur, souvent dans plusieurs contrats.Les sommes sont réparties en deux grandes catégories: les fonds euros, dont le capital est garanti et le rendement fixé chaque année par l’assureur, et les unités de compte (UC), des placements plus risqués qui n’offrent pas de garantie en capital pour l’assuré mais qui peuvent, les bonnes années, rapporter davantage.Le taux moyen servi des fonds euros est bien orienté cette année et devrait se situer hors prélèvements fiscaux et sociaux autour de 2,65%, selon les estimations du cabinet spécialisé Facts & Figures.- L’épargne réglementée, outsider à l’arrêt -Le livret A, souvent présenté comme le placement préféré des Français car 57 millions en ont un, pèse beaucoup moins lourd que l’assurance vie.Avec 438,9 mds d’euros à fin novembre selon le dernier pointage de la Caisse des Dépôts, son encours est près de cinq fois inférieur.Son développement est limité par le plafond de 22.950 euros. Les livrets A sont remplis en moyenne à 7.482 euros à fin 2024, le tiers de leur capacité, selon le rapport annuel de l’Epargne réglementée de la Banque de France.Ce produit, garanti, défiscalisé et qui permet de récupérer ses fonds très facilement, a moins le vent en poupe depuis la descente brutale de son taux de rémunération passé de 3% en janvier 2025 à 1,7% depuis août. Son rendement est de nouveau attendu en baisse au 1er février.Il existe d’autres produits d’épargne réglementée, comme le plan d’épargne logement (PEL, pensé pour permettre un projet immobilier), le Livret d’Epargne populaire (LEP, soumis à des conditions de ressources, rémunéré à 2,7%) ou encore le Livret de développement durable et solidaire (aux caractéristiques proches du Livret A).- Les dépôts à vue, hémorragie stoppée -Par ailleurs, une partie de l’argent des ménages n’est pas investie ou placée. La réserve qui dort sur les comptes courants a connu une lente décrue mais reste supérieure à l’argent déposé sur les Livrets A: 546 mds d’euros à fin novembre, selon la Banque de France.Cet argent n’est généralement pas rémunéré par les banques.La liasse de billets sous le matelas n’a enfin pas disparu. Les Français disposeraient de près de 210 mds d’euros en espèces, selon un calcul de l’AFP réalisé avec les données de la Banque de France.

Amélie de Montchalin, le budget, l’Assemblée et la macronie en péril

Députée en vue dès 2017, battue en 2022, de retour au gouvernement en 2024, en première ligne de l’imbroglio budgétaire: Amélie de Montchalin a connu quasiment toutes les étapes du macronisme au pouvoir, désormais affairée à éviter la censure et assurer la fin de mandat du président.Une certaine nervosité s’est emparée de l’exécutif avec le dépôt de deux motions de censure par le Rassemblement national et La France insoumise, après la mise en minorité de la France en Europe sur l’accord Mercosur. Jusqu’à agiter la menace d’une dissolution et de législatives concomitantes aux élections municipales en cas de chute du gouvernement.Avare de sa parole publique, le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est fendu d’une phrase au Parisien dimanche pour relativiser cet avertissement. Laissant sa ministre des Comptes publics en première ligne. Sur France 3, Amélie de Montchalin a fustigé “le niveau de bêtise, de vide” de députés censeurs “pitoyable(s)”.C’est également elle qui épaulait vendredi sa collègue Annie Genevard pour de nouvelles annonces en faveur des agriculteurs. Assorties d’un avertissement aux députés: “pas de gouvernement, pas de solution pour les agriculteurs”. “Irresponsable et irrespectueux”, a réagi l’Ecologiste Marine Tondelier.Après une dissolution ratée, la censure de Michel Barnier, la chute de François Bayrou et l’invraisemblable faux-départ du gouvernement Lecornu 1, les macronistes se savent en danger. S’ils ont évité la chute en octobre en concédant aux socialistes la suspension de la réforme des retraites, la formule n’a jusqu’ici pas fonctionné pour le budget de l’État. Une nouvelle réunion est prévue lundi à Bercy pour tenter d’aboutir à un compromis, avant le retour du budget en séance à l’Assemblée mardi.Macronistes en mode survie? “Les gens nous aiment ou ne nous aiment pas, ils en ont peut-être marre de nous voir, mais nous, nous sommes là depuis huit ans et nous considérons que nous devons finir proprement l’action. En ayant une boussole: agir ici et maintenant pour résoudre les crises”, a résumé dimanche Amélie de Montchalin.Dans cette séquence budgétaire à rallonge, qui prend le pas sur toute l’activité gouvernementale, rares sont les ministres aussi exposés. “Y a pas besoin d’un gouvernement. Il faut un Premier ministre et Amélie de Montchalin, c’est tout”, ironisait en octobre un membre non-reconduit du gouvernement Bayrou.- Un “duo” avec Lecornu -Sébastien Lecornu a lui-même évoqué un “duo” avec cette économiste de 40 ans qui avait accumulé les portefeuilles des Affaires européennes (2019-2020), de la Fonction publique (2020-2022) et, pour quelques semaines, de la Transition écologique (2022), avant sa défaite aux législatives dans l’Essonne – terre de ses grands-parents agriculteurs – face au socialiste Jérôme Guedj.Battue d’emblée dans ce deuxième quinquennat mal engagé, elle est revenue au gouvernement avec l’arrivée de François Bayrou à Matignon, après deux années comme ambassadrice auprès de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). François Bayrou a chuté à l’Assemblée sur ses intentions budgétaires, mais la ministre, elle, est restée. “La logique, c’est qu’elle ne pouvait pas, mais elle fait correctement le job”, glisse un député macroniste.Préposée aux budgets dès son arrivée à l’Assemblée en 2017, Amélie de Montchalin recueille désormais les louanges, oppositions comprises. “Elle a été extrêmement pédagogique, elle rend compréhensible des trucs qui ne le sont pas”, juge une source au RN.”Amélie de Montchalin a laissé un mauvais souvenir quand elle était dans sa première phase de ministre. Elle était très jeune, il y avait un côté suffisant chez elle. Je crois que sa défaite électorale, son passage par l’OCDE l’ont fait mûrir. Elle a changé totalement”, estime le sénateur PS Claude Raynal.Le ton professoral de cette diplômée d’HEC et Harvard, passée par les équipes de Valérie Pécresse, continue néanmoins d’agacer. “Elle a cette capacité de vous faire passer pour débile dès les premiers mots”, cingle un député de droite.En cas de dissolution, elle ne sera pas candidate dans son ancienne circonscription, a-t-elle indiqué dimanche.Elle avait franchi le pas il y a huit ans dans le sillon d’Emmanuel Macron. “J’y vois une route pour grandir et déployer ce que je suis et ce qui compte pour moi autrement. Comme quand les pères jésuites sont envoyés en +mission+, loin et différemment de leurs attentes”, expliquait en 2017 cette mère de trois enfants lors d’un rassemblement de jésuites francophones européens.

Des musées plus chers pour les touristes hors-UE, nouvelle exception française

Américains, Chinois ou Mexicains passent à la caisse: les touristes extra-européens en France devront payer davantage que les autres pour visiter le Louvre et cinq autres lieux culturels, une mesure combattue par des syndicats et quasiment sans équivalent en Europe et aux Etats-Unis.Au nom d’une “rupture” portée par le gouvernement pour renflouer les caisses, les touristes hors Espace économique européen (Union européenne + Islande, Liechtenstein et Norvège) s’acquitteront à partir de mercredi de 32 euros pour arpenter le Louvre, musée le plus visité du globe, soit 45% de plus que le prix d’entrée actuel.Dès à présent, l’entrée au château de Chambord leur coûte 31 euros, soit 10 de plus qu’aux résidents européens, et le prix du billet pour le château de Versailles sera plus élevé de trois euros pour eux à partir de mercredi. Selon le ministère de la Culture, cette tarification différenciée s’appliquera aussi cette année à trois autres lieux (Conciergerie, Sainte-Chapelle, visites de l’Opéra Garnier) en France, première destination touristique mondiale. “Je souhaite que les visiteurs hors UE paient davantage leur billet d’entrée et que ce supplément aille financer la rénovation du patrimoine national. Les Français n’ont pas vocation à payer tout, tout seuls”, expliquait fin 2024 la ministre de la Culture Rachida Dati, pour justifier ce qu’elle qualifiait de “vraie rupture dans la politique tarifaire”.De fait, une telle mesure n’a pas vraiment d’équivalent en Europe ou aux Etats-Unis. Au British Museum de Londres, où l’entrée est gratuite, au Rijksmuseum d’Amsterdam, au Prado de Madrid ou à l’Alte Nationalgalerie de Berlin, les visiteurs sont logés à la même enseigne quelle que soit leur origine géographique.Parmi les rares – et limitées – exceptions, le Met de New York permet aux résidents de cet Etat de fixer eux-mêmes leur prix d’entrée, l’accès au Palais des Doges de Venise est gratuit pour les habitants de la ville et les Européens de moins de 25 ans ont droit à un tarif réduit pour l’Acropole d’Athènes ou le Colisée à Rome. Des tarifs plus élevés s’appliquent par ailleurs aux touristes étrangers dans des lieux culturels de pays moins riches, comme le Machu Picchu au Pérou.- “Musées sous pression” -Avec sa nouvelle politique tarifaire, la France espère générer “20 à 30 millions d’euros” supplémentaires par an, selon les estimations du ministère de la Culture, des fonds qui seront notamment alloués au colossal chantier de rénovation du Louvre voulu par le président français et évalué à plus d’un milliard d’euros.”Ce sera un des moyens de financement de ce projet qui accompagnera évidemment la montée du nombre de visiteurs (au Louvre, ndlr), puisque nous viserons moins de 12 millions de visiteurs par an”, contre environ 9 millions actuellement, avait expliqué Emmanuel Macron en janvier 2025, en présentant ce projet baptisé “Louvre, nouvelle renaissance”.Cette différenciation fait toutefois grincer des dents au nom de “l’universalisme” des musées. Les syndicats du Louvre, engagés depuis mi-décembre dans une des plus longues grèves de l’histoire du musée, ont ainsi listé parmi leurs revendications le “renoncement à la double tarification qui foule aux pieds notre histoire républicaine et l’universalisme fondateur du musée du Louvre”, selon le texte de leur préavis déposé début décembre.Cette politique est “choquante philosophiquement, socialement, humainement”, avait déjà déclaré le syndicat CFDT fin novembre lors du conseil d’administration du Louvre qui avait avalisé la nouvelle grille tarifaire et réveillé un lancinant débat sur les musées. Sommés d’assurer un accès au plus grand nombre tout en générant suffisamment de recettes pour leur entretien, “les musées sont sous pression”, a reconnu un des comités du Conseil international des musées (Icom), une organisation représentée dans 139 pays, peu après la décision du Louvre. Ces deux impératifs – accessibilité et viabilité – “ne cohabitent pas toujours facilement”, avait admis l’instance dans un post Instagram.

Budget: les partis à Bercy pour trouver des “convergences” avant les discussions à l’Assemblée

La ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin, reçoit lundi les partis à Bercy pour trouver des “convergences” sur le budget 2026, et enfin parvenir à un compromis, à la veille du coup d’envoi des discussions dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.La tâche s’annonce ardue: les députés ont déjà rejeté samedi en commission le texte.La réunion devrait permettre de “poursuivre le dialogue (…) sur les points qui n’ont pas encore fait l’objet de convergence”, a expliqué le cabinet de la ministre, laquelle a mentionné les “collectivités locales” et les “dépenses d’avenir”, comme deux points de friction à résoudre.La ministre a même réitéré son objectif de “trouver une solution avant la fin” janvier pour doter la France d’un budget, seulement pallié pour l’instant par une loi spéciale permettant d’assurer la continuité de l’Etat.Ne sont conviés que les “groupes parlementaires qui souhaitent sortir de l’impasse budgétaire par le travail, plutôt que de prendre le risque d’un arrêt de la procédure dès mercredi en cas d’adoption des motions de censure”, a mentionné le cabinet de la ministre, sans plus de détails.-  Se saisir du 49.3 -Olivier Faure, patron des socialistes, a annoncé que le PS se rendrait à Bercy lundi.Les discussions devraient se dérouler dans un contexte tendu, alors que l’exécutif fait face à deux motions de censure déposées par le RN et LFI, axées sur leur opposition au traité de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, ce qui risque d’encore compliquer les débats.Amélie de Montchalin a qualifié dimanche cette initiative “d’acte politique qui n’a aucun sens” sur France 3. Elle a mis en garde sur les conséquences de l’adoption d’une motion de censure contre le gouvernement, alors que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, brandit désormais clairement la menace d’une dissolution en réponse à cette éventualité.”Quand vous faites tomber un gouvernement, à l’instant où nous parlons, ça stoppe les débats budgétaires. Ça ne résout rien au Mercosur. Et oui, il y aura une dissolution”, a déploré Mme de Montchalin, ce qui empêcherait “d’avoir un budget avant les élections municipales” de mars.Face aux blocages, des voix demandent au gouvernement de se saisir de l’article 49.3, à l’instar de l’ex-ministre des Finances, Eric Lombard.L’ex-ministre a aussi fustigé les concessions “sans contrepartie” accordées au PS, citant la suspension de la réforme des retraites. “Après toutes ces concessions, on n’a pas de budget!”, a-t-il regretté.L’ancien président et député de Corrèze, François Hollande, a lui aussi soutenu cette hypothèse. Olivier Faure a de son côté jugé qu’il serait “absurde” pour son parti de demander l’utilisation du 49.3.

Danish PM says Greenland showdown at ‘decisive moment’ after new Trump threats

Denmark’s prime minister on Sunday said her country faces a “decisive moment” in its diplomatic battle with the United States over Greenland, after President Donald Trump again suggested using force to seize the Arctic territory.Ahead of meetings in Washington from Monday on the global scramble for key raw materials, Prime Minister Mette Frederiksen said that …

Danish PM says Greenland showdown at ‘decisive moment’ after new Trump threats Read More »