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Refuser les enfants en train ? la SNCF empêtrée dans une polémique “no kids”

Refuser les enfants dans les trains ? la SNCF a dû se défendre jeudi d’exclure les jeunes voyageurs de ses trains après un vif débat au sujet de sa nouvelle classe affaires Optimum “sans enfants”.La polémique est partie du compte Instagram du podcast “Les adultes de demain” dédié à l’enfance, qui a relevé dans une communication de la SNCF l’exclusion des enfants de cette classe premium lancée le 8 janvier sur toutes ses liaisons à grande vitesse, en remplacement de la Business Première.”Pour garantir un maximum de confort à bord de l’espace dédié, les enfants ne sont pas acceptés”, écrivait SNCF Voyageurs dans un document publicitaire relayé par ce compte Instagram.”Une ligne rouge a été franchie. (…) La première entreprise publique de transport français cède à son tour au +no kid+ (pas d’enfants, NDLR)”, s’est émue Stéphanie d’Esclaibes, fondatrice du podcast.Répondant à cette publication, SNCF Voyageurs a assuré que “tous les enfants [étaient] les bienvenus à bord de [ses] trains” mais que la classe “Optimum” était pensée “pour les attentes spécifiques de nos clients professionnels”, soulignant que cela n’avait “rien d’une nouveauté”, puisque “c’était déjà le cas depuis des années” dans l’offre Business Première.Dans un contexte d’ouverture à la concurrence, la compétition entre l’entreprise publique et les nouveaux entrants sur le marché français comme Trenitalia se joue beaucoup sur la captation de la très rentable clientèle d’affaires.Mais les critiques ont continué à pleuvoir jeudi, en particulier des politiques de tous bords.”Une société qui préfère des espaces sans enfants plutôt que des espaces sans écran est une société malade”, a fustigé sur X le député LFI François Ruffin.Même constat pour Fabien Roussel (PCF) pour qui interdire des voitures aux enfants “normalise l’inacceptable”. “Un service public doit protéger, adapter, pas exclure, discriminer ou invisibiliser”, ajoute-t-il, également sur X.A l’autre côté du spectre politique, Bruno Retailleau (LR) juge qu'”exclure les enfants, c’est exclure l’avenir”, quand l’eurodéputée d’extrême droite Marion Maréchal y voit un “message anti-famille (…) lamentable” dans un moment “où notre pays a tellement besoin d’enfants”.En 2025, pour la première fois depuis 1945, le nombre de décès en France a été supérieur à celui des naissances. 645.000 bébés ont vu le jour, soit 2,1% de moins qu’en 2024 et 24% de moins qu’en 2010, selon l’Insee.Selon la députée Liot Constance de Pélichy, présidente d’une mission d’information sur la natalité, “le phénomène +no kids+ est en totale contradiction avec les enjeux démographiques, sociaux et sociétaux auxquels notre pays est confronté”.Sous l’avalanche, la SNCF qui se dit “très attachée” à ce que le train soit un “lieu de vie en commun ouvert à tous”, a reconnu une “formule marketing maladroite”, qui a été “retirée”.Les places Optimum ne représentent que 8% des places proposées, et seulement du lundi au vendredi, a-t-elle fait valoir. “92% des autres places sont proposées à tous et 100% les weekends”, a relevé Gaëlle Babault, directrice offres TGV Inoui, dans une vidéo sur les réseaux sociaux du groupe.La SNCF a aussi rappelé ses tarifications spéciales enfants et adolescents, ainsi que ses “espaces familles” proposés dans les TGV Inoui les weekends, jours fériés et jours de départs en vacances, “dans un espace où la nécessité de calme n’est pas essentielle pour ceux qui sont dans cette voiture”, sans préciser le pourcentage qu’ils représentaient.”Nous n’avons jamais accepté les nombreuses demandes de clients qui depuis longtemps réclament des voitures entières sans enfants, par exemple la 1re classe, dans les TGV Inoui”, faisait-elle valoir dans sa réponse à la publication sur Instagram.Pour défendre les enfants et les devoirs du service public face aux pressions commerciales liées à l’arrivée de la concurrence, la haut-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry a demandé à rencontrer le PDG de la SNCF Jean Castex. “Une société qui accueille bien ses enfants est une société qui va bien. Le train doit en être le reflet”, estime-t-elle, suggérant de penser l’offre Optimum “aussi pour les familles”.im-alh-mep-sac-hr/abb/LyS

Lait infantile: deux enquêtes ouvertes après la mort suspecte de deux nourrissons

Deux enquêtes distinctes ont été ouvertes à Angers et Bordeaux après les décès récents de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de “possible contamination” par une substance d’origine bactérienne, sans “lien de causalité” établi pour l’heure, selon les autorités.Un premier décès suspect, évoqué sans précisions de lieu mardi par l’un des services du ministère de la Santé qui a lancé des investigations sanitaires, concerne un bébé né le 25 décembre et mort le 8 janvier à l’hôpital Haut Lévêque de Pessac, dans la banlieue de Bordeaux.”Une fois sorti de la maternité, le nourrisson avait notamment été alimenté, entre le 5 et le 7 janvier 2026, avec un lait artificiel de marque Guigoz ayant fait l’objet d’un rappel pour une possible contamination par une bactérie Bacillus Cereus”, a précisé à l’AFP Renaud Gaudeul, procureur de la République à Bordeaux.A Angers, “il y a deux jours”, la mère d’une petite fille de 27 jours, morte le 23 décembre, a recontacté les enquêteurs pour évoquer une boîte de lait Guigoz donnée auparavant à son bébé, a indiqué jeudi soir le procureur de la ville, Eric Brouillard.”C’est une piste sérieuse” mais il est “beaucoup trop tôt pour dire que c’est la piste principale”, a souligné M. Brouillard, qui a saisi “en urgence” un laboratoire.Le 5 janvier, Nestlé, géant suisse de l’agroalimentaire, avait engagé un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal à cause de la présence potentielle de “céréulide” dans ces produits pourtant très contrôlés.Ce composant toxique, produit dans certaines conditions par une famille de bactéries, les Bacillus cereus, peut causer d’importants vomissements dans les heures suivant sa consommation.- Alerte sanitaire “d’ampleur” -A Bordeaux, le bébé victime avait été conduit en urgence à l’hôpital le 7 janvier, “la mère ayant constaté des troubles digestifs chez l’enfant”, selon le procureur, Renaud Gaudeul.Les premiers résultats d’analyses diligentées par l’enquête “ont établi l’absence de contamination par la bactérie Bacillus Cereus”, mais “des analyses complémentaires” ont été demandées pour retrouver la toxine céreulide, a complété M. Gaudeul plus tard dans la soirée.Les résultats de ces nouvelles analyses, “plus longues”, “ne sont pas encore connus”, a-t-il précisé.Dans un communiqué, les ministères de l’Agriculture et de la Santé ont évoqué jeudi une alerte sanitaire “d’ampleur, qui reste évolutive”, assurant déployer une “surveillance continue” du dossier.”À ce stade, il n’a pas été mis en évidence de lien de causalité entre la consommation des laits infantiles concernés et la survenue de symptômes chez des nourrissons”, ont-ils fait valoir.- Fournisseur chinois -“La conjonction des deux choses n’est pas établie, c’est ça que l’enquête va déterminer”, a confirmé la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, en déplacement dans la Manche, disant suivre le dossier “avec très grande vigilance”.”Il est de la responsabilité des entreprises de réaliser des contrôles et de rappeler les lots contaminés”, a-t-elle insisté.Le rappel diligenté par Nestlé concerne une soixantaine de pays parmi lesquels la France, et le patron du géant suisse, Philipp Navratil, a présenté des excuses à la mi-janvier, alors que le groupe est accusé par certaines ONG d’avoir tardé à prendre des mesures.Mercredi, le groupe français Lactalis a également annoncé un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays, notamment la France, la Chine, l’Australie et le Mexique. Selon les ministères de l’Agriculture et de la Santé, ce retrait est, comme pour celui de Nestlé, lié à un ingrédient soupçonné d’être source de la contamination, “une huile riche en acide arachidonique utile au bon développement des bébés, produite par un fournisseur chinois”.”À ce jour, l’ensemble des fabricants de lait infantile au niveau mondial, dès lors qu’ils ont eu recours à de l’huile riche en acide arachidonique de ce fournisseur, doivent conduire une analyse de risque leur permettant d’évaluer la sécurité de chacun des lots”, ajoutent-ils.L’ONG Foodwatch a annoncé mercredi porter plainte contre X pour “faire la lumière” sur ces rappels, affirmant que “des millions de nourrissons dans le monde étaient concernés”.pgr-jdy-mdz-aro-kal-jed-mb-tsq/gf/bfi

La France intercepte à nouveau un pétrolier de la flotte fantôme russe

La Marine française a arraisonné jeudi en Méditerranée un pétrolier soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe, quatre mois après l’interception en Atlantique d’un de ces navires qui permettent à Moscou d’exporter son pétrole en contournant les sanctions occidentales.Ce pétrolier, le Grinch, “sous sanctions internationales et suspecté d’arborer un faux pavillon”, a été intercepté “avec le concours de plusieurs de nos alliés”, a annoncé sur X le président Emmanuel Macron.Le chef de l’Etat français avait appelé début octobre les Européens à franchir un “pas” dans la “politique d’entrave” de ces navires, dont le commerce pétrolier permet à Moscou de financer “30 à 40%” de son effort de guerre contre l’Ukraine.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué l’arraisonnement du Grinch. “Merci à la France. C’est exactement le type de détermination nécessaire pour faire en sorte que le pétrole russe ne finance plus la guerre de la Russie”, a-t-il réagi sur X.L’opération s’est déroulée jeudi matin dans les eaux internationales de la mer d’Alboran, située entre l’Espagne et l’Afrique du Nord, à bord du “pétrolier-cargo Grinch en provenance de Mourmansk”, port arctique de la Mer de Barents.Elle “visait à vérifier la nationalité (du) navire”, dont “l’examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité du pavillon arboré”, ce qui a donné lieu à “un signalement au procureur de Marseille” et à l’ouverture d’une enquête, selon la préfecture maritime de Méditerranée.Le Grinch a été dérouté et “est actuellement escorté par des moyens de la Marine nationale vers un point de mouillage pour la poursuite des vérifications”, a-t-elle ajouté, précisant que l’opération a été menée “en coopération avec nos alliés dont le Royaume-Uni”.Le ministre britannique de la Défense John Healey a confirmé dans un communiqué que son pays avait fourni “un appui en matière de suivi et de surveillance”, notamment via le “déploiement du HMS Dagger pour surveiller le navire dans le détroit de Gibraltar”.Le pétrolier Grinch figure sous ce nom sur la liste des navires de la flotte fantôme russe placés sous sanctions par le Royaume-Uni, mais sous le nom de “Carl” sur la liste établie par l’Union européenne et les Etats-Unis.- Après le Boracay -Selon les sites marinetraffic et vesselfinder, spécialisés dans le suivi des navires, le pétrolier de 249 mètres de long faisait route vers l’est au moment de son arraisonnement, entre Almeria (Espagne) et Oran (Algérie), arborant le pavillon des Comores.Au moins deux hélicoptères et un navire de la Marine française ont été mobilisés, et une “équipe de visite” constituée de militaires cagoulés est montée à bord, selon des images diffusées par l’état-major des Armées.Pour Emmanuel Macron, cet arraisonnement, réalisé “dans le strict respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer”, démontre que la France est “déterminé(e) à faire respecter le droit international et à garantir l’efficacité des sanctions” contre la “flotte fantôme” russe, dont “les activités contribuent au financement de la guerre d’agression contre l’Ukraine”.”Aux côtés de nos alliés, nous intensifions notre riposte aux navires fantômes afin de tarir les fonds qui alimentent l’invasion illégale de l’Ukraine par Poutine”, a aussi souligné John Healey.Cette opération est la deuxième effectuée par la France après l’interception du Boracay. Ce dernier, qui figure lui aussi sur la liste des navires sanctionnés par l’Union européenne, avait été arraisonné fin septembre par les commandos marine français en Atlantique et détourné vers le port de Saint-Nazaire.Le pétrolier avait finalement pu reprendre la mer six jours tard. Son capitaine est convoqué en février à Brest afin d’être jugé pour “refus d’obtempérer”.L’arraisonnement du Grinch constitue une “bonne nouvelle”, a salué sur X Elie Tenenbaum, directeur du Centre des études de sécurité de l’Institut français des relations internationales (Ifri). Mais “il faut maintenant arriver à faire plus pour crédibiliser l’action: la saisie de la cargaison serait un défi juridique mais aurait un vrai poids stratégique”, a-t-il estimé.Quelque 598 navires soupçonnés de faire partie de la “flotte fantôme” font l’objet de sanctions de l’Union européenne.

Femme abattue devant son bébé à Nice: la piste intrafamiliale privilégiée

La piste intrafamiliale est privilégiée à Nice au lendemain de l’assassinat d’une jeune femme dans une voiture devant son bébé, un acte “barbare”, selon les candidats aux municipales, qui a conduit plusieurs d’entre eux à suspendre leur campagne jusqu’à dimanche.Le drame a eu lieu mercredi peu après 18H00, à une intersection proche d’un lycée dans l’ouest de la ville. Un homme circulant à scooter s’est porté à la hauteur de la conductrice et a tiré à une dizaine de reprises à bout portant à travers la vitre du véhicule, a détaillé le procureur de Nice, Damien Martinelli, dans un communiqué.Arrivés rapidement sur les lieux, les pompiers ne sont pas parvenus à réanimer la jeune femme mais ont pu prendre en charge l’enfant de sept mois, qui était sur le siège passager dans son fauteuil bébé et miraculeusement indemne.La police a rapidement retrouvé le scooter juste derrière la gare, selon le parquet, qui a annoncé l’ouverture, jeudi soir, “d’une information judiciaire du chef de meurtre avec préméditation.”Le propriétaire du deux-roues s’est présenté à la police et a été placé en garde à vue, avait déjà indiqué le procureur.Selon une source policière, le petit ami de la victime a lui aussi été entendu et, selon une source judiciaire, il ne s’agit pas du propriétaire du scooter.Si le déroulement des faits pouvait initialement laisser penser à la piste d’un homicide sur fond de criminalité organisée, les enquêteurs ont recueilli “des éléments relatifs à une piste intrafamiliale”, explique le procureur.Ils s’intéressent au beau-père du petit ami de la victime, un homme d’environ 45 ans, placé en garde à vue la semaine dernière pour des violences aggravées sur la mère du compagnon de la défunte.- Intervention du Raid  -Cet homme, jusque-là connu de la justice uniquement pour conduite sans permis, avait été déféré dimanche et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’approcher cette femme, détaille le parquet.Tard mercredi soir, le Raid est intervenu pour tenter d’interpeller le suspect à son domicile mais il ne s’y trouvait pas et est désormais activement recherché, selon une source policière.Selon plusieurs médias locaux, cette intervention a eu lieu au sein d’une école située dans le nord de Nice, où l’homme travaillait et disposait d’un logement. Jeudi dans la matinée, le calme régnait aux abords de l’établissement, selon une journaliste de l’AFP.”De très nombreuses investigations sont en cours pour localiser le ou les personnes impliquées et préciser les circonstances et le motif des faits”, ajoute le procureur qui a ouvert dès mercredi soir une enquête pour meurtre aggravé, confiée à la police judiciaire du département.Ce fait divers a immédiatement fait réagir les candidats aux municipales à Nice. Le maire sortant Christian Estrosi (Horizons) a parlé sur le réseau social X d’un “acte d’une barbarie inouïe”. Un qualificatif repris par Juliette Chesnel-Le Roux (PS-PCF-Verts) qui s’est dite “sidérée et révoltée” par “cette violence d’une barbarie absolue”.Cette dernière a suspendu sa campagne pour trois jours, appelant les autres candidats à faire de même dans un geste d’unité et de responsabilité pour “ne jamais banaliser l’inacceptable” dans un “engagement constant contre les violences faites aux femmes”.Eric Ciotti, candidat UDR-RN, a accepté la proposition “face au choc immense qui a frappé notre ville”.L’équipe de campagne de M. Estrosi a pour sa part évoqué des consignes pour qu’aucune action militante ne soit menée, “dans un esprit de solidarité et de décence”, tandis que le maire a proposé d’accorder le statut de pupille de Nice à l’enfant pour l’accompagner jusqu’à sa majorité.

La Ciivise décapitée, plongée dans une nouvelle crise

La Ciivise est à nouveau plongée dans la crise, décapitée après la démission de deux de ses trois dirigeants, l’association Face à l’Inceste dénonçant un “climat délètère” et un “musèlement de la parole”.Face à l’Inceste a annoncé jeudi “claquer la porte” de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) en affirmant que “la parole des victimes n’est plus la boussole” de la commission.Celle-ci “se distancie des promesses faites aux victimes”, a affirmé à l’AFP la présidente de l’association, Solène Podevin-Favre, membre du collège directeur de la Ciivise depuis avril 2024.Un autre membre du triumvirat directeur, le pédopsychiatre Thierry Baubet, spécialiste du psychotrauma, avait annoncé sa démission mercredi, invoquant sur le réseau LinkedIn “des désaccords sur des décisions prises et sur les modalités de fonctionnement”.La Ciivise a été lancée en 2021 dans le sillage des révélations de “La Familia Grande” de Camille Kouchner. Elle est chargée de conseiller le gouvernement dans la lutte contre l’inceste. Face à l’Inceste était associée depuis le début.Sous la houlette de l’emblématique juge Edouard Durand, la Commission a recueilli 30.000 témoignages de victimes et remis en novembre 2023 un rapport de 82 préconisations pour protéger les enfants contre les violences sexuelles et accompagner les adultes qui en ont été victimes. Très peu se sont concrétisées.”Certains, au sein de la commission, remettent en cause les 82 recommandations”, dénonce Solène Podevin-Favre.Ils “se refusent à penser des questions centrales comme l’ordonnance de protection immédiate de l’enfant, l’inclusion des cousins comme auteurs incestueux, l’élaboration d’une infraction spécifique d’inceste, l’imprescriptibilité”, précise Face à l’Inceste dans un communiqué.Ces démissions laissent la magistrate Maryse Le-Men-Regnier seule à la tête de la Ciivise.Comptant plus d’une trentaine de membres experts (issus de la santé, la police, la justice), la Ciivise s’est divisée notamment sur le sujet polémique de l’imprescriptibilité des violences sexuelles sur mineurs, avec des échanges très tendus, selon des sources internes.Le secrétaire général de la Ciivise, Denis Roth-Fichet, assure à l’AFP que la commission n’a “jamais remis en cause une seule recommandation et a fortiori pas celle portant sur l’imprescriptibilité des crimes sexuels dont l’inceste”.”Un débat a été organisé mardi au sein de la Ciivise où nous nous sommes interrogés sur les moyens de répondre à la demande sociale d’imprescriptibilité tout en prenant en compte les contraintes de sa mise en œuvre”, dit-il. – Mission indépendante d’appui -La ministre des Familles Stéphanie Rist, qui a reçu jeudi Solène Podevin, a souhaité le lancement d’une “mission indépendante d’appui à la transformation de la Ciivise, afin de garantir la continuité” des travaux, “en engageant les évolutions nécessaires sur le plan des méthodes de travail, de l’organisation interne”.Depuis le départ du juge Durand, la Ciivise a connu de nombreux problèmes de gouvernance, avec notamment début 2024 la démission de sa vice-présidente, Caroline Rey-Salmon, visée par une plainte pour agression sexuelle dans le cadre d’une expertise médicale, aujourd’hui classée, puis de son président Sébastien Boueilh.Ces soubresauts ont laissé “des stigmates et des rancœurs”, selon M. Roth-Fichet, qui cherche à les “apaiser” et “regrette personnellement” les démissions.Mme Podevin a dénoncé aussi le manque de moyens accordés à la Ciivise depuis la mise à l’écart du juge Durand fin 2023. “Le gouvernement a maintenu la Ciivise mais en la vidant de moyens et de sens. Elle n’a plus qu’un secrétaire général et une deuxième personne depuis début janvier. Ce sont des moyens dérisoires. Nous sommes tous bénévoles”, a-t-elle souligné.”Le président de la République avait dit aux victimes qu’il ferait évoluer les lois. Cinq ans plus tard, les évolutions juridiques se comptent sur les doigts d’une seule main”, déplore-t-elle.”L’expertise, les données, les recommandations, tout est sur la table. Si une politique publique, volontaire, transversale n’est pas décidée, c’est un choix politique”, selon elle.L’association va se consacrer à la coopération avec des parlementaires pour faire avancer des textes qui reprennent des recommandations de la Ciivise. Plusieurs sont en préparation, notamment sur l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs, l’inclusion des cousins dans la définition de l’inceste ou encore la création d’une ordonnance de protection pour les enfants.

Cacophonie dans l’enseignement catholique au sujet d’une fermeture de Bétharram

Fermera, fermera pas ? La structure associative qui fédère la gestion des établissements scolaires catholiques a annoncé jeudi la fin prochaine du site de Bétharram, au cœur d’un scandale de violences physiques et sexuelles, avant d’être démentie par le secrétariat général du secteur, rattaché à l’Église.”Le mot Bétharram doit être envoyé aux oubliettes de l’Histoire”, a déclaré sur la radio RTL, à la mi-journée, Pierre-Vincent Guéret, président de la Fédération nationale des organismes de gestion de l’enseignement catholique (Fnogec), qui chapeaute le fonctionnement des établissements.Depuis deux ans, près de 250 plaintes ont été déposées par d’anciens élèves de Notre-Dame-de-Bétharram auprès du parquet de Pau, mettant en cause des prêtres et des laïcs pour des faits commis entre la fin des années 1950 et le début des années 2000.”Le symbole doit disparaître”, a ajouté le responsable, précisant que l’ensemble scolaire fondé en 1837 à Lestelle-Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), rebaptisé Le Beau Rameau depuis 2009, aurait fermé ses portes “à l’été” et que ses élèves actuels poursuivraient leur scolarité dans l’établissement catholique d’une commune voisine, Igon.Son annonce a rapidement été saluée par le principal porte-parole des victimes, Alain Esquerre, et les députés Violette Spillebout (Renaissance) et Paul Vannier (LFI), co-rapporteurs d’une commission d’enquête parlementaire – née du scandale – sur le contrôle par l’État des établissements scolaires, publics et privés.Mais les propos de M. Guéret ont été démentis, dans l’après-midi, par le Secrétariat général de l’Enseignement catholique (Sgec), chargé de “mettre en œuvre la politique” du secteur en accord avec la Conférence des évêques de France.”Il n’est pas question de fermeture de l’établissement à ce stade”, a assuré cette instance dans un communiqué, saluant le travail engagé par la direction du Beau Rameau pour “rétablir la confiance et la sérénité”, ce qui “demande temps et discernement”.Une mission visant à “renouveler en profondeur la gouvernance de l’Enseignement catholique” doit par ailleurs être lancée lundi, selon le Sgec.- “Dissonance” -“Querelle de chefs”, balaie Alain Esquerre, ancien élève de Bétharram qui fut à l’origine de la révélation du scandale, auquel il a consacré un livre. Selon lui, l’établissement est dans une situation financière “catastrophique” et sa fermeture est bien actée, les parents d’élèves en étant informés.”Sans Ogec, il n’y a pas de financement public et le fonctionnement ne peut perdurer dans son cadre actuel”, abonde le député Paul Vannier, interrogé par l’AFP.”Cette dissonance démontre que l’enseignement catholique est mal à l’aise dans les mesures à prendre”, juge de son côté Violette Spillebout, qui appelait “depuis longtemps”, avec son collègue co-rapporteur, à la fermeture de ce “lieu de terribles souffrances”. Quinze prêtres, presque tous décédés, et quatre laïcs ont été mis en cause. Mais seules deux plaintes ont échappé à la prescription, conduisant à la mise en examen, pour viol et agression sexuelle, d’un ex-surveillant placé en détention.Des violences avaient déjà été dénoncées dans les années 1990 mais la parole des anciens élèves ne s’est libérée qu’à partir de l’automne 2023, dénonçant fellations et masturbations forcées, passages à tabac, humiliations et supplices.Des faits pour lesquels la congrégation des pères de Bétharram a reconnu sa responsabilité, l’an dernier après que le scandale eut éclaté, et compte indemniser toutes les victimes.Selon le président de la Fnogec, fermer l’établissement nécessite l’accord de cette communauté religieuse, dont le siège est à Rome. “Si celle-ci ne s’engage pas, on les attaquera en justice”, a lancé M. Guéret au micro de RTL.Dans un communiqué, la congrégation de Bétharram a rappelé qu’elle n’avait plus, depuis juillet, la tutelle sur l’établissement béarnais, exercée désormais par celle des Filles de la Croix, implantée à Igon.Elle reste cependant propriétaire des murs, a précisé à l’AFP son vicaire régional, Jean-Marie Ruspil.slb-cg-cas-ppy/tsq/asm

Le Crédit Agricole en grève pour la rémunération et l’emploi

La colère sociale monte au sein des caisses régionales du Crédit Agricole: plusieurs syndicats ont appelé à un débrayage jeudi, regrettant des augmentations de salaires insuffisantes l’an dernier et la mise en place d’un plan de transformation menaçant l’emploi.Les quelque 78.000 salariés de la fédération nationale du Crédit Agricole (FNCA), qui regroupe les 39 caisses régionales et plusieurs filiales associées (spécialisées dans l’informatique ou la formation par exemple) ont été invités à arrêter le travail deux heures jeudi, voire une demi-journée ou une journée pour ceux qui le souhaitent.Le taux de grévistes varie fortement en fonction des caisses, ont indiqué deux syndicats à l’AFP, et allait jusqu’à 40 à 50% en Normandie Seine.”Ce sont des milliers de salariés qui ont manifesté leur mécontentement, du jamais vu”, a déclaré à l’AFP Samuel Mathieu, président du Sneca, lié à la la CFE-CGC.La direction fait quant à elle état d’une “participation très faible”, inférieure à 5% à la mi-journée.A Paris, une vingtaine de salariés de la caisse régionale d’Ile-de-France se sont rassemblés devant le siège, a constaté une journaliste de l’AFP.”Les augmentations générales de salaires sont bloquées à 0,5% (…) c’est insatisfaisant. Et le Crédit Agricole a les moyens d’augmenter nos salaires”, a déploré Corinne Kazmierczak, porte-parole du Sneca CFE-CGC Ile-de-France.Elle dénonce également des restructurations qui n’ont pour objectif, selon elle, que la rentabilité.La grève est rare dans le secteur bancaire, d’autant plus dans une banque mutualiste comme le Crédit Agricole.Contacté par l’AFP, le secrétaire national Sud-Crédit agricole Mutuel (Sud-Cam) Jean-Yves Salvat dénonce de son côté un “manque de respect” de la direction dans les négociations salariales menées en fin d’année dernière, et souhaite leur réouverture.Les syndicats n’ont pas digéré l’échec de ces négociations, qui se sont soldées par une augmentation générale d’environ 0,5%.”La négociation a été forcément une négociation difficile”, concède auprès de l’AFP François-Xavier Heulle, directeur général adjoint de la FNCA en charge des ressources humaines, mettant en avant la part supplémentaire d’augmentations individuelles à la discrétion des caisses régionales, qui sont des banques coopératives autonomes.- “Efficacité” -Les syndicats se mobilisent également contre les potentiels effets d’un plan de mutualisation de certains métiers porté par la direction, baptisé “efficacité”.Ce programme vise à “être un peu plus +industriel+ dans la façon de traiter les opérations” parmi les caisses régionales du Crédit Agricole, explique de son côté le directeur adjoint de la FNCA en charge de la transformation et de la performance, Eric Gonce.Le Crédit Agricole “travaille depuis toujours et en continu sur l’amélioration et l’optimisation de ses offres, ses process, ses parcours clients et collaborateurs. Cette démarche n’implique pas de plan de réduction d’effectifs”, écrit jeudi la banque dans un communiqué.L’objectif du plan se limite à “essayer de baisser la masse salariale en regroupant des services partout en France”, balaye M. Salvat, qui cite en exemple une menace sur 150 postes dans la caisse régionale du Centre Ouest, qui regroupe les départements de la Haute-Vienne et de l’Indre.Le responsable syndical souhaite être davantage “associé” au projet “efficacité”, en négociant réellement les mesures d’accompagnement pour les salariés.Les syndicats sont également attentifs au nombre d’agences, dont la baisse s’est amorcée au tournant des années 2010, selon un décompte tenu par Sud-cam.Le syndicat constate une accélération du phénomène, avec 112 agences fermées l’an dernier, deux fois plus que les années précédentes.Le Crédit Agricole ne fait pas face à des problèmes de rentabilité: le bénéfice net part du groupe des caisses régionales approche des 3,2 milliards d’euros pour les trois premiers trimestres de 2025.La banque a vu l’arrivée en mai 2025 d’un nouveau directeur général au sein de l’entité cotée du groupe (Casa), Olivier Gavalda.Les craintes sur l’emploi dans l’industrie bancaire se matérialisent en outre jeudi pour deux concurrents du Crédit Agricole.Société Générale a ainsi annoncé un projet de réorganisation qui prévoit la suppression de 1.800 postes en France d’ici à fin 2027, sans procéder à un plan de départs, quand BNP Paribas envisage une réorganisation de sa filiale de gestion d’actifs.

Spectacles de l’humoriste Ary Abittan perturbés: le producteur porte plainte

Le producteur des spectacles d’Ary Abittan a porté plainte contre X jeudi “pour entrave à la liberté d’expression” et “à la diffusion d’une œuvre”, après que des représentations de l’humoriste ont été perturbées ou annulées, a-t-il annoncé à l’AFP.”Depuis plusieurs mois, notre artiste, M. Ary Abittan et les équipes qui l’accompagnent font l’objet d’actions répétées, coordonnées et revendiquées visant à empêcher la tenue de ses spectacles: campagnes de dénigrement, pressions sur les salles, appels à la déprogrammation, perturbations de représentations, intimidations et menaces”, écrit Gilbert Coullier dans un communiqué accompagnant la plainte.Il fait référence aux appels à manifestation du collectif féministe #NousToutes pour perturber la tournée de l’artiste, accusé de viol mais ayant bénéficié d’un non-lieu.En décembre, Brigitte Macron avait rendu visite à cet humoriste dans la salle parisienne des Folies Bergère, une visite lors de laquelle elle avait qualifié de “sales connes” les militantes de ce collectif qui avaient perturbé le spectacle la veille, suscitant une vague d’indignation dans les rangs féministes, de la gauche et également dans le milieu de la culture.Depuis, une représentation du show, prévue en février, a été annulée sur décision d’une salle municipale à Bergerac (Dordogne) et une autre, prévue le 23 mai en Suisse à Saint-Maurice, l’a été également sur décision de la salle, selon la production.La société de M. Coullier, Gilbert Coullier Productions, a saisi le parquet de Paris d’une plainte contre X “pour entrave à la liberté d’expression, à la liberté de création artistique et à la diffusion d’une œuvre”, selon le communiqué et le récépissé du dépôt de plainte, dont une copie a été transmise à l’AFP.Cette entrave est passible d’un an d’emprisonnement et d’une amende de 15.000 euros, selon le Code pénal.Mi-décembre, l’association féministe Les Tricoteuses hystériques avait annoncé avoir déposé plainte pour injure publique contre Brigitte Macron.L’épouse du président avait déclaré début janvier “ne pas être une femme mesurée” et redit “être absolument désolée”.

Niche LR: l’Assemblée adopte une résolution contre les Frères musulmans, après des débats houleux

Dans une ambiance délétère, l’Assemblée a adopté jeudi une résolution appelant au lancement d’une procédure en vue d’inscrire les Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes, avec le soutien du camp gouvernemental et du RN, et malgré l’opposition de toute la gauche.Au terme de près de cinq heures de débats houleux, le texte inscrit à l’agenda de l’Assemblée par Les Républicains dans leur journée réservée, a été adopté par 157 voix contre 101.Non contraignant, il appelle la Commission européenne à engager une procédure pour inscrire “la mouvance des Frères musulmans et de ses responsables sur la liste européenne des organisations terroristes”, et demande à l’UE “une évaluation juridique et factuelle du réseau transnational des Frères musulmans”.Le rapporteur Eric Pauget (LR) a défendu un texte contre un “mouvement politique” dont le projet est de “faire triompher la charia sur la loi de la République”, estimant qu’une telle classification permettrait de geler des financements et faciliterait l’échange d’informations entre Etats.Après le vote, le patron du groupe Laurent Wauquiez a estimé que le texte permettrait de sortir “d’un déni”, appelant le gouvernement à relayer l’initiative à l’échelon européen.Peu allant, le gouvernement avait toutefois rendu dans l’hémicycle un avis de sagesse (ni pour, ni contre), la ministre de la Francophonie Eléonore Caroit partageant “l’objectif” d’agir “contre la mouvance des Frères musulmans et son idéologie séparatiste”, mais estimant le texte fragile juridiquement.”Ce texte ne constitue en réalité qu’une diversion politicienne opportuniste, minable, qui risque d’alimenter la stigmatisation d’une partie de nos concitoyens sans faire reculer d’un iota l’influence de celles et ceux que vous prétendez combattre”, a tancé la députée écologiste Dominique Voynet.Face à la presse, M. Wauquiez a aussi dénoncé “un travail d’obstruction” pendant les débats, visant notamment les Insoumis.La séance a été marquée par de nombreux incidents de séance. Comme lorsque Laurent Jacobelli, député RN, a fustigé l’opposition des Insoumis au texte : “les Frères musulmans veulent lapider les homosexuels, et bien, si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI”, a-t-il lancé, suscitant de multiples réactions et demandes de sanction à gauche.La question sera tranchée lors d’une réunion du bureau de l’Assemblée le 18 février, a annoncé Sébastien Chenu, vice-président RN.”Je ne peux un seul instant tolérer que vous insinuiez que mon engagement aille à l’encontre de l’égalité humaine”, a vertement répondu le député Insoumis Pierre-Yves Cadalen, se disant lui-même homosexuel.Un autre épisode a impliqué Sébastien Chenu (RN) et Antoine Léaument (LFI). Il est descendu (vers le bas de l’hémicycle) en hurlant et remettant en cause ma présidence, puis ne se calmant pas il m’a menacé en disant +descendez on va discuter face-à-face+”, a dit M. Chenu. M. Léaument dément toute menace physique : “j’ai dit, +très bien, descendez discuter avec moi+”.Fondé en 1928 en Egypte, le mouvement pan-islamiste sunnite des Frères musulmans a un temps étendu son influence sur le monde arabe, mais a connu un recul ces dernières années sous la pression des grandes puissances arabes.

Quatre départements bretons en vigilance orange crues vendredi

Les Côtes-d’Armor ont rejoint le Finistère, le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine en vigilance orange crues, selon les derniers bulletins de Météo-France et de Vigicrues, alors que de fortes pluies et des risques de submersion sont attendues vendredi en Bretagne.Dans le détail, le Finistère et le Morbihan seront en vigilance orange pluie et vagues-submersion, a indiqué jeudi Météo-France dans son bulletin de 16h. La vigilance vagues-submersion sera valable à compter de 6h vendredi pour le Finistère et de 18h pour le Morbihan.La Loire-Atlantique pourrait également passer en vigilance orange vagues-submersion, en fonction de la trajectoire “encore incertaine” de la dépression Ingrid qui doit toucher la France vendredi, a précisé Météo-France.Dans le centre-ville de Quimperlé, quai Brizeux, l’eau est montée jeudi matin à 4,47 mètres dépassant les barrières anti-inondations, a indiqué le maire de la ville, Michaël Quernez, à l’AFP.”Les premières évacuations ont lieu en ce moment, avec le concours des pompiers”, a ajouté l’élu. Ces évacuations ont concerné une douzaine de riverains bloqués dans les étages par la montée des eaux.La situation est maîtrisée et le niveau de l’eau reste loin des crues historiques “mais il faut rester prudent” car “la météo des jours à venir n’est pas bonne”, a précisé Michaël Quernez jeudi après-midi à l’AFP TV.”Il y a de grandes chances malheureusement que cette situation que nous vivons depuis hier se poursuive”, peut-être même durant le week-end, a-t-il estimé.Le centre-ville est rendu inaccessible et les pompiers ont activé un poste de commandement avancé et déployé des moyens supplémentaires, dont des embarcations nautiques, a détaillé la préfecture.Corentin Bouguennec, propriétaire d’un bar situé sur un quai inondé, est là “depuis trois jours pour tout écoper, pour essayer de tout enlever, tout surélever. Hier, on était avec des seaux en train d’écoper, aider les pompes. Mais bon, quand ça monte d’un coup comme ça…”, a-t-il raconté à l’AFP TV.Trois rivières sont concernées par la vigilance orange: l’Oust, la Laïta et le Blavet.En Ille-et-Vilaine, “une crue modérée est en cours sur la Vilaine à l’amont de Rennes et ses affluents”, a indiqué Vigicrues dans son bulletin de 16h.Des protections amovibles seront installées vendredi dans un quartier de la ville de Saint-Nicolas-de-Redon, située en aval de Rennes et fortement touchée par des inondations il y a un an. Ce quartier de la Digue est déjà protégé par divers ouvrages, mais des “protections amovibles” seront ajoutées, a fait savoir l’établissement public Eaux et Vilaine dans un communiqué. Plusieurs routes sont fermées à la circulation dans le Finistère, a encore fait savoir la préfecture.