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Fermetures de cabinets médicaux et reports d’opérations attendus à partir de lundi

Les médecins de ville et cliniques débutent lundi un mouvement de grève qu’ils prédisent très suivi, afin de dénoncer le budget “insuffisant” de la sécurité sociale 2026 et exprimer leur crainte de la remise en question de leur liberté d’exercice.La grève, qui doit durer dix jours, lancée par les organisations professionnelles représentatives, des syndicats étudiants et de la jeune génération de médecins, devrait conduire à la fermeture des cabinets et à l’annulation d’opérations, prédisent ces derniers. Une manifestation est aussi prévue à Paris, le 10 janvier.”Le mouvement sera excessivement suivi”, a affirmé le syndicat CSMF.Du côté des médecins de ville, Jeunes médecins Ile-de-France a lancé une plateforme pour permettre aux grévistes de se déclarer. Plus de 14.500 sont déjà enregistrés. Les grévistes déplorent un budget de la Sécu insuffisant face à des besoins croissants, un contrôle accru des prescriptions d’arrêts de travail ou des mesures permettant aux autorités de baisser “de façon autoritaire” les tarifs de certains actes, en “contournant” le dialogue social. Ils craignent également la restriction de leur liberté d’installation, objet de textes en cours d’examen au Parlement.Les patients déjà hospitalisés continueront d’être soignés mais les personnes arrivant aux urgences ou à la maternité seront, sauf urgences vitales, “transférées vers l’hôpital public”, selon les syndicats.La grève pourrait ainsi mettre sous tension l’hôpital public, déjà éprouvé par un pic d’épidémies hivernales.Dans un entretien à la République du Centre publié dimanche, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a indiqué avoir “pris des mesures pour organiser la permanence des soins” avec les Agences régionales de santé (ARS), les établissements et les professionnels afin que les patients “ne soient pas en danger pendant cette mobilisation”. Elle a également souligné qu’elle pourrait “avoir recours aux réquisitions, en cas de besoin”.Pour le syndicat des gynécologues-obstétriciens (Syngof), ce mouvement est “la conséquence de politiques qui agressent les médecins”, notamment le secteur 2 (praticiens conventionnés, avec dépassements d’honoraires), alors que les tarifs remboursés par l’Assurance maladie n’ont pour certains “pas évolué depuis les années 1990”.La ministre a pour sa part rappelé qu’il y avait “une augmentation exponentielle de ces dépassements d’honoraires ces dernières années”.”Même si les abus ne concernent qu’une minorité de médecins, nous ne pouvons pas laisser la situation en l’état car nous avons des concitoyens qui renoncent aux soins pour des raisons financières”, a-t-elle expliqué.

Le Premier ministre reçoit les syndicats d’un monde agricole où persiste la colère

Nouvelles “mesures” et retour au “bon sens”: le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit lundi et mardi les syndicats d’agriculteurs pour tenter d’écarter la menace d’un troisième hiver de colère paysanne, alors que ceux-ci annoncent déjà se remobiliser après une relative trêve pendant les fêtes.Chacun espère un répit face aux crises qui secouent le monde agricole: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui frappe les bovins; faible cours du blé et prix élevé des engrais qui plombent les céréaliers; menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur.Dans le Sud-Ouest frondeur, en première ligne de la crise sanitaire, la vaccination des bovins s’accélère – avec 74,7% du cheptel concerné vacciné au 4 janvier – mais les troupeaux ne sont considérés comme immunisés que 21 jours minimum après l’injection. Trois nouveaux foyers de DNC ont été détectés ces derniers jours en Ariège.Le gouvernement a promis vendredi d’annoncer “de nombreuses mesures” en faveur des agriculteurs “tout au long du mois de janvier”, selon l’entourage de M. Lecornu. A la veille des rendez-vous à Matignon, le Premier ministre s’est adressé aux agriculteurs dans une “lettre ouverte”, promettant de “dire les choses clairement”. “Depuis trop longtemps, un sentiment domine dans votre profession: celui d’une injustice profonde, celui d’une iniquité structurelle, celui d’un empilement de règles venues de loin qui, parfois, ont perdu leur bon sens”, reconnaît M. Lecornu.Rappelant certaines mesures déjà prises – “les règles ont commencé à être simplifiées” -,  il promet d’entrer dans une “phase plus ferme, plus offensive”, notamment vis-à-vis de l’Union européenne.  M. Lecornu appelle notamment l’UE à “amplifier rapidement” ses contrôles aux frontières pour tous les produits agricoles qui “ne respecteraient pas les normes sanitaires et phytosanitaires” de l’Union imposées aux producteurs. “Dans cette attente, nous assumons d’agir dès maintenant”, souligne le Premier ministre. Sébastien Lecornu et la ministre de l’Agriculture Annie Genevard ont confirmé dimanche qu’ils suspendraient par arrêté l’importation de fruits et légumes d’Amérique du Sud contenant des résidus de cinq fongicides et herbicides interdits en Europe – les mancozèbe, glufosinate, thiophanate-méthyl et carbendazime. Attendu mardi au Journal officiel, l’arrêté devra toutefois obtenir un feu vert de Bruxelles. – Promesses “insuffisantes” -Le Premier ministre recevra les Jeunes agriculteurs (JA) lundi à 15H, puis la Coordination rurale (CR) à 18H, avant de s’entretenir mardi à 17H30 avec la puissante FNSEA puis la Confédération paysanne.Le gouvernement entend “rompre avec l’approche techno qui fait du mal” et “tourne parfois le dos au bon sens”, selon l’entourage de M. Lecornu.”Je ne vous demande pas de croire à des mots: je vous demande de regarder les actes”, exhorte M. Lecornu dans sa lettre. Mais l’opération déminage s’annonce délicate, et pour l’heure, les syndicats jugent tous “insuffisantes” les promesses faites. Dans un communiqué, la FNSEA dénonce une “absence de vision (…) mortifère” et estime qu’aucune des annonces contenues dans la lettre de M. Lecornu “ne permettent d’apporter les réponses concrètes aux problématiques de revenus des agriculteurs”. Le syndicat réclame “une loi d’exception agricole” permettant de s’exempter de certains “verrous réglementaires”, notamment pour “relancer la production” agricole et “mettre fin aux contrôles absurdes”.Après une accalmie relative pendant les fêtes de fin d’année, tous les syndicats ont annoncé une reprise massive de la mobilisation en janvier.Unanimes dans leur opposition à l’accord de libre-échange UE-Mercosur, qui devrait être signé le 12 janvier, ils divergent cependant dans leur appréciation de la gestion de la dermatose.La Coordination rurale (2e syndicat, adepte des opérations coups de poing et anti-écologiste) et la Confédération paysanne (3e syndicat, classé à gauche) sont en pointe de la contestation, occupant autoroutes, ronds-points ou abords de fermes touchées: ils réclament la vaccination généralisée du cheptel (près de 16 millions de bovins) et l’arrêt de l’abattage intégral dès le premier cas.Côté CR, la volonté d’en découdre reste palpable dans les fiefs sudistes du syndicat. “Si ça se passe mal, il faudra monter à Paris, en tracteurs, en voitures…”, a déclaré à l’AFP José Pérez, président de la CR47, fer de lance des manifestations les plus spectaculaires dans le Sud-Ouest.bur-nal-are-sb/abb/vmt/lpa

Brigitte Macron cyberharcelée: décision attendue lundi au tribunal de Paris

Le tribunal correctionnel de Paris va rendre lundi sa décision dans le procès pour cyberharcèlement de dix personnes accusées d’avoir diffusé ou relayé sur les réseaux sociaux des insultes et rumeurs sur Brigitte Macron, liées à son genre et à son écart d’âge avec le président.La relation entre Emmanuel Macron, 48 ans, et sa femme Brigitte, 72 ans, rencontrée lorsqu’elle enseignait le théâtre dans son lycée, fait l’objet d’une diffusion massive de fausses informations que le couple s’est finalement décidé à combattre sur le plan judiciaire en France et aux Etats-Unis. “Moi, je me bats, à longueur de temps. Je veux aider les adolescents à se battre contre le harcèlement. Mais si je ne (…) montre pas l’exemple, ça va être difficile”, a indiqué l’épouse du chef de l’Etat lors du JT de 20H00 de TF1, à la veille du délibéré. “On ne touchera pas à ma généalogie”, “on ne joue pas avec ça”, a-t-elle asséné. Des peines de trois à douze mois de prison avec sursis et des amendes pouvant atteindre 8.000 euros ont été requises contre dix personnes, âgées de 41 à 65 ans et originaires de tout le pays, lors d’un procès très médiatisé qui s’est déroulé les 27 et 28 octobre derniers à Paris.Absente de ce procès, Brigitte Macron avait expliqué aux enquêteurs lors de dépôt de plainte fin août 2024 que la rumeur la présentant comme une femme transgenre avait eu “un très fort retentissement” sur son entourage et sur elle-même, rapportant que ses petits-enfants entendaient dire que “leur grand-mère est un homme”.Devant une salle comble, sa fille Tiphaine Auzière a confirmé l’impact de cette infox mondiale sur la santé de sa mère, “en permanence sur le qui-vive” face à la remise en cause continuelle de son “identité”. Les réquisitions les plus lourdes ont visé les prévenus jugés les plus influents sur les réseaux sociaux, qualifiés d'”instigateurs” par le procureur Hervé Tétier: l’écrivain Aurélien Poirson-Atlan, alias Zoé Sagan sur les réseaux, la médium Amandine Roy et le galeriste Bertrand Scholler. Les sept autres ont été présentés comme des “suiveurs” qui se seraient “laissés aller” depuis “leur canapé”, certains s’étant simplement contentés de relayer ou de “liker” quelques publications.La plupart des prévenus ont exprimé leur surprise d’avoir à se justifier de posts “satiriques”, invoquant la liberté d’expression ou le droit d’informer face à une vérité “cachée”.  – “Devenir Brigitte” – Sur son compte X, suspendu depuis, Zoé Sagan, 41 ans, avait qualifié les 24 ans qui séparent les époux Macron de “crime sexuel” et de “pédophilie cautionnée par l’Etat”. Le publicitaire est également connu pour avoir diffusé en 2020 des vidéos à caractère sexuel de Benjamin Griveaux, ancien ministre macroniste contraint de renoncer à se présenter à la mairie de Paris.Amandine Roy, 51 ans, est à l’origine d’une vidéo virale de quatre heures publiée en 2021, depuis retirée, affirmant que Brigitte Macron n’aurait jamais existé et que son frère Jean-Michel aurait pris son identité après avoir changé de sexe. Condamnée en première instance pour diffamation en septembre 2024 dans un autre procès, elle a été relaxée en appel le 10 juillet. La Première dame française, qui s’est pourvue en cassation avec son frère, avait expliqué que cette vidéo réalisée avec Natacha Rey – qui ne comparaît pas à ce procès – avait largement contribué à amplifier la rumeur.Egalement absent de ce procès pour cyberharcèlement, le journaliste Xavier Poussard, dont le cas a finalement été disjoint car il vit à Milan, est présenté comme l’autre grand instigateur de cette infox mondiale. Auteur du best-seller “Becoming Brigitte” (“Devenir Brigitte”), il s’est associé à l’influenceuse américaine Candace Owen contre laquelle le couple présidentiel a engagé cet été des poursuites aux Etats-Unis.La podcasteuse conspirationniste de 36 ans a publié une série de vidéos basée sur le livre de Xavier Poussard dont la viralité a donné un écho mondial à la rumeur transphobe. Plusieurs prévenus jugés à Paris ont relayé ses publications et notamment une couverture détournée du magazine Time présentant Mme Macron en “homme de l’année”. 

Man City held by Chelsea in major title blow, Liverpool denied in Fulham thriller

Manchester City’s Premier League title challenge suffered a huge setback as managerless Chelsea salvaged a dramatic 1-1 draw, while Harrison Reed’s stunning last-gasp strike gave Fulham a 2-2 draw against Liverpool on Sunday.Manchester United boss Ruben Amorim sparked fresh talk about his future with a fiery press conference after his side rescued a 1-1 draw …

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Delcy Rodriguez: From Maduro’s ‘tigress’ to acting Venezuelan president

Venezuela’s acting president Delcy Rodriguez is known for her anti-imperialist rhetoric, earning her the nickname “the tigress” from toppled leader Nicolas Maduro.A fierce defender of Maduro, who was snatched by US forces in an extraordinary raid early Saturday, Rodriguez is now seeking to portray herself as a steady hand to lead the country’s political transition.A …

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