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Des milliers de personnes manifestent à Paris en soutien aux Palestiniens

Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Paris pour apporter leur soutien aux Palestiniens de la bande de Gaza, ravagée par plus de deux ans de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas.Une foule dense – estimée à 50.000 personnes par les organisateurs et 8.400 personnes par la préfecture de police de Paris – a défilé entre les places de la République et de la Nation, aux cris notamment de “Gaza, Gaza, Paris est avec toi”, “De Paris a Gaza, résistance!”, et brandissant drapeaux palestiniens et pancartes “Palestine, on ne nous fera pas taire” ou encore “Gaza, silence on tue. Stop génocide”.Quelques personnalités politiques de gauche, dont le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, faisaient partie du cortège.Sept semaines après un cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre, “il faut rappeler que rien n’est réglé”, a déclaré à l’AFP Anne Tuaillon, présidente de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), l’une des 80 ONG, partis et syndicats qui avaient appelé à manifester.”Le cessez-le-feu est un écran de fumée (…). Israël le viole tous les jours, Israël continue d’empêcher l’aide humanitaire de rentrer à Gaza et continue de détruire les infrastructures et les maisons à Gaza. Nous demandons un cessez-le-feu définitif et la fin du génocide”, ajoute-t-elle.Selon les termes du cessez-le-feu obtenu par les Etats-Unis, l’armée israélienne s’est repliée à l’intérieur de la bande de Gaza, au-delà d’une “ligne jaune” qui lui confère encore le contrôle de plus de 50% du territoire. Mais la trêve dans cette guerre déclenchée par l’attaque sanglante du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023 reste très fragile, les deux belligérants s’accusant mutuellement de la violer quotidiennement.”Il faut des sanctions, c’est le seul moyen pour qu’Israël applique le droit international”, a exhorté Mme Tuaillon, en dénonçant “l’accélération invraisemblable de la colonisation” en Cisjordanie, où la violence des colons “atteint des proportions jamais atteintes”.Béret sur la tête et drapeau palestinien sur le dos, Saleha, 72 ans, qui a souhaité garder l’anonymat, est venue défiler contre le “génocide” à Gaza.”Toute l’humanité regarde et ne peut rien faire, c’est une impunité totale”, dénonce-t-elle: “C’est extrêmement choquant pour des êtres humains de voir ça et de ne pas pouvoir agir. La seule chose qu’on puisse faire, c’est se mobiliser”.Bertrand, technicien informatique de 42 ans qui souhaite rester anonyme, estime lui aussi que “le massacre et le génocide continuent”, comme en témoigne, selon lui, les vidéos de deux hommes abattus jeudi lors d’une opération conjointe de la police et l’armée israéliennes à Jénine. L’ONU a demandé une enquête après cette “apparente exécution sommaire”.En l’absence de sanctions économiques et financières, “il faut continuer à faire pression dans la rue et à travers les élus”, estime-t-il.Trois personnes ont été interpellées, a indiqué la préfecture de police, sans en préciser les motifs. 

Le budget de la Sécu de retour à l’Assemblée, les recettes rejetées en commission

La commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a rejeté en nouvelle lecture la partie recettes du budget de la Sécurité sociale, dont l’examen du volet dépenses se poursuit samedi, avant une semaine à haut risque pour le texte comme pour la méthode du gouvernement Lecornu. De sources parlementaires, Les Républicains ont voté contre la partie recettes, comme l’extrême droite et la gauche, à l’exception des socialistes qui ont voté pour.En première lecture, début novembre, les commissaires avaient déjà rejeté ce volet du texte. En revanche, les députés avaient finalement voté pour dans l’hémicycle. Ils ne s’étaient toutefois pas prononcés sur l’ensemble du texte, n’ayant pas terminé son examen dans les temps.L’Assemblée repartira quoiqu’il arrive mardi en séance de la version du texte transmise par les sénateurs, les débats de samedi ayant des allures de tour de chauffe, permettant d’entrevoir les accords qui se noueront ou pas dans l’hémicycle. Le vote des députés sur le texte est prévu le 9 décembre.En commission, les socialistes ont donc voté pour, se réjouissant du rétablissement de la hausse de la CSG sur les revenus du capital, votée en première lecture à l’Assemblée début novembre avant d’être supprimée au Sénat.Ce dispositif voté à l’initiative du groupe de Boris Vallaud propose de faire progresser la Contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus du capital, permettant des recettes de 2,8 milliards d’euros supplémentaires en 2026.Le groupe des députés Renaissance a de nouveau apporté son soutien à la mesure, recevant les remerciements du socialiste Jérôme Guedj, pour qui il est absolument nécessaire d’augmenter les recettes de ce budget. La droite et l’extrême droite s’y sont opposées.A l’inverse, la commission a supprimé, comme en première lecture, le gel du barème de la CSG proposé par le gouvernement, et rétabli par les sénateurs. Les députés LR adoptant une position contraire à celles des sénateurs LR.Les députés de la commission des Affaires sociales termineront leurs travaux samedi soir, sans assurance d’aller au terme du texte.En fin d’après-midi, ils ont entamé la partie dépenses, là aussi, largement remaniée par le Sénat qui a notamment supprimé la suspension de la réforme des retraites.Les tractations se poursuivront tout le week-end sur les compromis possibles, avant une réunion cruciale à Matignon lundi entre le Premier ministre et les socialistes.- Objectif 20 milliards de déficit -Pour Jérôme Guedj, on “va vraiment rentrer dans le dur” à la deuxième lecture.Car si après une nouvelle lecture au Sénat, le dernier mot est donné à l’Assemblée, la copie soumise au vote final ne pourra que très peu différer de celle négociée la semaine prochaine.Et l’enjeu dépasse celui de ce seul texte. Pour beaucoup, le budget de la Sécu sera un “juge de paix” qui pourrait enclencher une dynamique positive également pour le budget de l’État.Si le budget de la Sécu est adopté, “vous avez fait la moitié du chemin. (…) l’histoire n’est pas la même derrière, c’est absolument majeur”, confie une ministre. Tenir l’objectif d’un déficit ne dépassant pas 20 milliards d’euros, comme souhaité par le gouvernement, sera difficile alors qu’il était évalué à 24 milliards en sortie de première lecture à l’Assemblée.Outre l’augmentation de la CSG sur les revenus du capital, une piste de recettes réside dans une mesure des sénateurs socialistes pour soumettre aux cotisations sociales certains compléments de salaire (primes d’intéressement…) lorsqu’ils dépassent 6.000 euros par an, pour les salaires supérieurs à trois Smic. La commission des Affaires sociales a supprimé l’article, avant de rejeter le volet recettes.Autre clé des négociations: le gel des prestations sociales et pensions de retraites, habituellement indexées sur l’inflation. Un compromis pourra-t-il être trouvé pour réindexer les petites retraites uniquement alors que les députés les avaient toutes dégelées en première lecture? Les sénateurs poursuivent de leur côté l’examen en première lecture du projet de loi de finances, réécrivant substantiellement la copie gouvernementale : ils ont ainsi supprimé samedi matin une surtaxe sur les bénéfices des entreprises censée rapporter 4 milliards d’euros, et même 6 milliards dans la version qui avait été approuvée par l’Assemblée avant qu’elle ne rejette l’ensemble du texte.la-sl-ama-cma/cbn

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Sri Lanka : le bilan des inondations et glissements de terrain grimpe à 153 morts

Le Sri Lanka a déclaré samedi l’état d’urgence et lancé un appel à l’aide internationale après des inondations et glissements de terrain, provoqués par le cyclone Ditwah, qui ont fait au moins 153 morts et 191 disparus.Depuis lundi, le pays a subi des pluies torrentielles liées au passage de Ditwah, qui se dirige désormais vers l’Inde voisine, où l’aéroport de Chennai a annulé 54 vols. Les intempéries ont détruit plus de 20.000 habitations et contraint 108.000 personnes à se réfugier dans des abris temporaires, a indiqué le Centre de gestion des catastrophes (DMC).Près de 800.000 autres, déplacées, ont demandé une aide d’urgence, a ajouté le porte-parole du DMC, Pradeep Kodippili.Un tiers du pays est privé d’électricité ou d’eau potable, les lignes électriques ayant été arrachées et les installations de purification d’eau inondées. Les connections internet sont également perturbées dans de nombreuses régions. Le président Anura Kumara Dissanayake a déclaré l’état d’urgence, qui lui confère des pouvoirs étendus pour gérer la crise. L’armée a été déployée pour soutenir les opérations de secours.M. Kodippili a confirmé la mort de 153 personnes et la disparition de 191 autres. Parmi les victimes figurent onze résidents d’un établissement pour personnes âgées, inondé samedi dans le district de Kurunegala (centre-nord), selon la police.Dans le district d’Anuradhapura (centre-nord), l’armée a secouru 69 passagers d’un bus, dont un touriste allemand, qui étaient bloqués, après une opération de 24 heures impliquant un hélicoptère et des bateaux de la marine. W. M. Shantha, un passager, a raconté qu’ils avaient été sauvés par trois hommes de la marine qui les avaient aidés à grimper sur le toit d’une maison après avoir attaché des cordes pour leur permettre de traverser les eaux de crue. “Nous avons eu beaucoup de chance, alors que nous étions sur le toit, une partie de celui-ci s’est effondrée (…) trois femmes sont tombées à l’eau, mais elles ont été aidées à remonter sur le toit”, a déclaré M. Shantha aux journalistes à l’hôpital de Nochchiyagama.Dans le district de Badulla (centre), l’un des plus touchés, les villages restent inaccessibles.”Nous avons perdu deux personnes… les autres ont trouvé refuge dans un temple et une maison qui tiennent toujours debout (…) Il n’y a pas de nourriture et on commence à manquer d’eau potable”, a témoigné Saman Jumara du village de Maspanna au site d’information News Center.Le gouvernement sri-lankais a lancé un appel à la solidarité internationale et demandé aux Sri-Lankais vivant à l’étranger d’envoyer des dons.L’Inde a été la première à répondre avec l’envoi de deux avions d’aide, deux hélicoptères de transport et une équipe de secours.”Nous restons prêts à apporter plus d’aide et d’assistance à mesure que la situation évolue”, a écrit sur X le Premier ministre indien, Narendra Modi.Les inondations se sont aggravées samedi dans les zones de faible altitude, amenant les autorités à ordonner l’évacuation des rives de la rivière Kelani, qui est sorti de son lit vendredi soir.En 2003, le Sri Lanka avait connu ses pires inondations du siècle, responsables de 254 morts.

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Les inondations font plus de 460 morts en Asie du Sud-Est

Le bilan provisoire des inondations provoquées par des pluies torrentielles en Indonésie, Thaïlande et Malaisie s’élève à 467 morts samedi, selon les derniers chiffres des autorités locales.Dans les trois pays, les mêmes images de villes inondées, de populations piégées par les eaux, et de glissements de terrain entraînés par le déluge qui s’abat depuis plusieurs jours.L’agence des catastrophes indonésienne a fait état de plus de 300 morts, le gouvernement de la Thaïlande a rapporté que 162 personnes avaient été tuées dans le sud du pays, tandis que les autorités malaisiennes ont recensé deux tués.En Indonésie, 166 personnes ont perdu la vie dans la province de Sumatra nord, 47 à Aceh et 90 à Sumatra ouest, a annoncé le chef de l’agence, Suharyanto.Samedi, les secours s’efforçaient de rallier les zones de l’île de Sumatra les plus gravement touchées. Quelque 270 personnes sont portées disparues dans l’île.”C’est la pire inondation qui ait jamais eu lieu dans notre village”, a déclaré Novia, 30 ans, un habitant du village de Pidie, à Aceh, qui déblaie sa maison “entièrement envahie par la boue”. “Il y avait des inondations avant (…) mais ce n’était pas comme ça”. En Thaïlande, “le total des morts dans les sept provinces (concernées) s’établit à 162, dont 126 à Songkhla”, la plus durement frappée, a indiqué samedi en conférence de presse le porte-parole du gouvernement, Siripong Angkasakulkiat.Les eaux sont montées jusqu’à trois mètres dans cette région, qui a connu l’un de ses pires épisodes d’inondations de la décennie.Afin de suppléer des morgues surchargées, des camions frigorifiques ont été mobilisés pour entreposer les corps des victimes.- Excuses officielles -Vendredi, le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul s’est rendu dans un refuge du district de Hat Yai, sévèrement touché.”Je dois vraiment présenter mes excuses pour avoir laissé cela se produire alors que je suis au gouvernement”, a-t-il dit sur la chaîne AmarinTV.”La prochaine étape est d’éviter que la situation se détériore”, a ajouté le dirigeant, expliquant que les opérations de nettoyage dans le district prendraient deux semaines.Le gouvernement a annoncé des compensations s’élevant jusqu’à 62.000 dollars pour les familles endeuillées par ces catastrophes.La grogne publique monte en Thaïlande face à la gestion de la situation. Deux responsables locaux ont été suspendus pour manquements présumés.En Malaisie voisine, deux personnes ont été tuées par des inondations dans l’Etat de Perlis (nord).La saison de la mousson, qui s’étend généralement de juin à septembre, est souvent synonyme de fortes précipitations dans la région, avec des risques de glissements de terrain et de crues subites.En Indonésie et en Thaïlande, les bilans humains sont parmi les pires de ces dernières années pour des inondations.Par ailleurs, en Asie du Sud, le président Anura Kumara Dissanayake a déclaré l’état d’urgence au Sri Lanka samedi après une semaine de pluies diluviennes.- Appel à la solidarité au Sri Lanka -Le Centre de gestion des catastrophes de l’île a fait état d’un bilan d’au moins 153 morts dans des inondations et des glissements de terrain, avec près de 900.000 déplacés. Plus de 190 personnes sont portées disparues.Le gouvernement a sollicité une aide internationale et appelé ses ressortissants à l’étranger à faire des dons.L’armée a secouru 69 passagers d’un bus, dont un touriste allemand, qui étaient bloqués dans le district d’Anuradhapura, dans le centre-nord de l’île, après une opération de 24 heures impliquant un hélicoptère et des bateaux de la marine. W. M. Shantha, un passager, a raconté qu’ils avaient été sauvés par trois hommes de la marine qui les avaient aidés à grimper sur le toit d’une maison après avoir attaché des cordes pour leur permettre de traverser les eaux de crue. “Nous avons eu beaucoup de chance, alors que nous étions sur le toit, une partie de celui-ci s’est effondrée (…) trois femmes sont tombées à l’eau, mais elles ont été aidées à remonter sur le toit”, a déclaré M. Shantha aux journalistes à l’hôpital de Nochchiyagama.Les fortes précipitations ont été apportées par le cyclone Ditwah, qui progresse vers l’Inde. Les pires inondations du siècle au Sri Lanka, en 2003, avaient fait 254 morts.Selon les scientifiques, le réchauffement climatique engendré par l’activité humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, plus meurtriers et plus destructeurs.Pour chaque degré supplémentaire, l’atmosphère peut contenir 7% d’humidité en plus, avec des retombées hydriques plus lourdes, préviennent les experts.

Corps carbonisé à Marseille: la victime, un adolescent de 15 ans au casier vierge

Le corps carbonisé retrouvé vendredi dans le nord de marseille est celui d’un adolescent de 15 ans au casier judiciaire vierge, a-t-on appris samedi auprès du parquet de la deuxième ville de France, évoquant l’hypothèse “d’un meurtre lié au trafic de stupéfiants.””Le mode opératoire laisse penser qu’il s’agirait d’un meurtre lié au trafic de stupéfiants”, a indiqué le parquet de Marseille sollicité par l’AFP.Ces dernières semaines, la deuxième ville de France, particulièrement touchée par des trafics de drogue et les guerres d’influence entre gangs rivaux, a été secouée par plusieurs homicides. Mais les autorités mettent en avant le recul ces trois dernières années des meurtres liés au narcotrafic.Le corps calciné avait été retrouvé vendredi matin dans le quartier des Arnavaux, dans le 14ème arrondissement de Marseille, une source policière rapportant la présence d’une douille à proximité.La victime, un jeune Marseillais, est un adolescent de 15 ans, au casier judiciaire vierge, a indiqué le parquet de Marseille, confirmant une information publiée par BFMTV.La victime a été tuée avant d’être brûlée, a précisé le parquet. L’adolescent “avait été signalisé dans une affaire de menaces dans laquelle il avait été mis hors de cause”, d’après la même source.Selon un décompte de l’AFP, en ne tenant pas compte de ce nouvel homicide, 16 personnes ont perdu la vie dans des assassinats liés au trafic de drogue depuis le début de l’année dans les Bouches-du-Rhône.Mercredi soir déjà, un jeune homme de 18 ans, connu des services de police, avait été abattu de quatre balles dans le dos près de la gare Saint-Charles, dans le centre de Marseille.Le 13 novembre, la mort de Mehdi Kessaci, 20 ans, le petit frère du militant écologiste et anti narcotrafic Amine Kessaci, a bouleversé Marseille. Plus de 6.000 personnes se sont rassemblées le 22 novembre sur les lieux du crime pour dire “stop” au narcotrafic qui gangrène la deuxième ville de France.

Grippe: des stocks de vaccins débloqués face à l’inquiétude des pharmaciens

Le gouvernement a annoncé samedi qu’il allait débloquer des doses supplémentaires de vaccins contre la grippe, face à l’inquiétude de pharmaciens qui craignent de ne pas en disposer assez au moment où l’épidémie semble sur le point de commencer dans l’Hexagone.”Pour accompagner la période des fêtes et éviter toute tension, nous libérerons progressivement les doses supplémentaires déjà sécurisées”, a déclaré sur le réseau X (ex-Twitter), la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.Cette décision était une demande de l’une des deux principales organisations de pharmaciens, l’Union des syndicats de pharmacies d’officine (Uspo). Celle-ci a alerté samedi, auprès du média Franceinfo, sur le fait que les doses disponibles seraient bientôt épuisées.La campagne actuelle de vaccination, entamée mi-octobre, semble bien démarrer. Le nombre de doses vendues par les pharmacies est supérieur à celui de la même époque l’an dernier, une saison qui avait finalement été marquée par une épidémie très sévère, selon des données transmises en début de semaine par la direction générale de la Santé (DGS).Selon l’Uspo, la campagne risque toutefois d’être victime de son succès. L’organisation a rapporté à Franceinfo que seules 1,5 million de doses étaient encore disponibles, des pharmacies peinant déjà à trouver des vaccins à administrer.Elle a donc appelé l’Etat à libérer des doses supplémentaires, via l’usage d’un stock de sécurité maintenu de côté par les pouvoirs publics. C’est au sein de cette réserve que Mme Rist a annoncé la libération de certaines doses.Interrogée par l’AFP, l’Uspo a exprimé une satisfaction prudente. La mesure fonctionnera “si la libération des doses se fait de façon fluide et efficiente”, a déclaré son président, Pierre-Olivier Variot.”Pas genre: +Je commande et j’ai les doses 10 jours plus tard+”, a-t-il prévenu, évoquant des expériences malheureuses avec la vaccination anti-Covid.L’épidémie de grippe saisonnière n’a officiellement pas commencé en métropole mais elle apparaît sur le point de démarrer. Cette semaine, l’agence de santé publique a classé trois régions en “pré-épidémie”: Île-de-France, Normandie et Nouvelle-Aquitaine.

Le budget de la Sécu de retour à l’Assemblée pour un examen express en commission

La commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a commencé samedi l’examen en nouvelle lecture du budget de la Sécurité sociale, pour une seule journée, avant une semaine à haut risque pour le texte comme pour la méthode du gouvernement Lecornu. Les commissaires ont notamment rétabli la hausse de la CSG sur les revenus du capital, votée en première lecture à l’Assemblée début novembre avant d’être supprimée au Sénat.Le dispositif voté à l’initiative du groupe socialiste propose de faire progresser la Contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus du capital, permettant des recettes de 2,8 milliards d’euros supplémentaires en 2026.Le groupe des députés Renaissance a de nouveau apporté son soutien à la mesure, recevant les remerciements du député PS Jérôme Guedj, pour qui il est absolument nécessaire d’augmenter les recettes de ce budget pour qu’il soit “potable”. La droite et l’extrême droite s’y sont opposées.Plus tôt dans la matinée, les députés avaient comme en première lecture supprimé le gel du barème de la contribution sociale généralisée proposé par le gouvernement, et rétabli par les sénateurs. Les députés LR adoptant une position contraire à celles des sénateurs LR.Sans surprise, ils se sont également à nouveau opposés au gouvernement sur la suppression de l’exonération de cotisations salariales en faveur des apprentis, qui ferait baisser leur rémunération nette.Les députés de la commission des Affaires sociales termineront leurs travaux samedi soir, sans assurance d’aller au terme du texte. L’Assemblée repartira quoiqu’il arrive mardi en séance de la version du texte transmise par les sénateurs, les débats de samedi ayant des allures de tour de chauffe, permettant d’entrevoir les accords qui se noueront ou pas dans l’hémicycle.Le Sénat a largement remanié la copie gouvernementale, supprimant notamment la suspension de la réforme des retraites.Les tractations se poursuivront tout le week-end sur les compromis possibles, avant une réunion cruciale à Matignon lundi entre le Premier ministre et les socialistes.- Objectif 20 milliards de déficit -Pour Jérôme Guedj, on “va vraiment rentrer dans le dur” à la deuxième lecture, et il faut désormais que les groupes parlementaires se mettent “autour de la table” pour “trouver un point d’atterrissage” qui convienne à une majorité.Car si après une nouvelle lecture au Sénat, le dernier mot est donné à l’Assemblée, la copie soumise au vote final ne pourra que très peu différer de celle négociée la semaine prochaine.Et l’enjeu dépasse celui de ce seul texte. Pour beaucoup, le budget de la Sécu sera un “juge de paix” qui pourrait enclencher une dynamique positive également pour le budget de l’État.Si le budget de la Sécu est adopté, “vous avez fait la moitié du chemin. (…) l’histoire n’est pas la même derrière, c’est absolument majeur”, confie une ministre. Tenir l’objectif d’un déficit ne dépassant pas 20 milliards d’euros, comme souhaité par le gouvernement, sera difficile alors qu’il était évalué à 24 milliards en sortie de première lecture à l’Assemblée.Outre l’augmentation de la CSG sur les revenus du capital, une piste de recettes réside dans une mesure des sénateurs socialistes pour soumettre aux cotisations sociales certains compléments de salaire (primes d’intéressement…) lorsqu’ils dépassent 6.000 euros par an, pour les salaires supérieurs à trois Smic. Mais la commission des Affaires sociales a supprimé l’article.Autre clé des négociations: le gel des prestations sociales et pensions de retraites, habituellement indexées sur l’inflation. Un compromis pourra-t-il être trouvé pour réindexer les petites retraites uniquement alors que les députés les avaient toutes dégelées en première lecture? Sans parler des discussions inflammables sur les franchises médicales que le gouvernement souhaite doubler et élargir à certains dispositifs.Le vote des députés sur le texte est prévu le 9 décembre.Les sénateurs poursuivent de leur côté l’examen en première lecture du projet de loi de finances, réécrivant substantiellement la copie gouvernementale : ils ont ainsi supprimé samedi matin une surtaxe sur les bénéfices des entreprises censée rapporter 4 milliards d’euros, et même 6 milliards dans la version qui avait été approuvée par l’Assemblée avant qu’elle ne rejette l’ensemble du texte.

Municipales: LFI et le RN envoient leurs députés à l’assaut des villes

Les uns “n’ont rien à perdre”, les autres vont “y aller franchement”: lancés à l’assaut des municipales, le RN et LFI vont envoyer des députés en nombre aux élections de mars, en tablant sur leur notoriété pour s’implanter durablement dans les villes.A La France insoumise, ce sont une quinzaine d’élus qui se présentent, sur 71 députés. Le mouvement de gauche radicale est, en proportion, le parti représenté à l’Assemblée qui envoie le plus de députés aux municipales de 2026. Devant le Rassemblement national, dont une vingtaine de députés (sur 123) sont pressentis pour porter les couleurs du parti d’extrême droite. Sans compter les députés européens: deux pour LFI et six pour le RN.”On a dit qu’on y allait franchement et y aller franchement, c’est aussi, dans certaines villes, mettre en position de conduire les listes des personnalités qui sont très largement identifiées par la population”, explique à l’AFP Manuel Bompard, le coordinateur de LFI.Sophia Chikirou à Paris, Sébastien Delogu à Marseille, Anaïs Belouassa-Cherifi à Lyon, François Piquemal à Toulouse, Nathalie Oziol à Montpellier, Marie Mesmeur à Rennes… C’est surtout dans les grandes villes et quelques communes de banlieue populaire, là où Jean-Luc Mélenchon a réussi ses meilleurs scores à la présidentielle 2022, que les Insoumis déploient leurs troupes.Surtout qu’après avoir fait l’impasse sur les municipales de 2020, LFI dispose d’une faible implantation locale (seulement deux maires dans des villes de plus de 5.000 habitants) et doit donc faire de nécessité vertu en puisant dans ses forces vives au Palais Bourbon.”On a toujours encouragé nos députés à être candidats”, abonde Paul Vannier, responsable des élections au sein de la formation mélenchoniste.”La notoriété du rôle de député aide à la construction d’une liste, c’est sûr. Ca change d’avoir un appui national et cette expérience parlementaire”, illustre la députée du Puy-de-Dôme Marianne Maximi, candidate à Clermont-Ferrand, où elle est par ailleurs conseillère municipale d’opposition depuis 2014.La recette n’avait cependant pas suffi en début d’année lors d’un scrutin anticipé à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) où, malgré sa renommée, le député Louis Boyard avait perdu face à la droite, faute notamment d’avoir pu faire l’union de la gauche derrière lui.- “Volonté de s’ancrer” -Le RN fait le même pari. “Il y a un intérêt stratégique” à présenter des parlementaires, susceptibles de “faire de très bons scores, parce qu’ils ont la notoriété et l’implantation”, reconnait la vice-présidente du parti à la flamme, Edwige Diaz.Et ce même si la formation d’extrême droite envoie ses têtes d’affiche “dans des communes qui ne sont pas forcément gagnables tout de suite”, admet la députée de Gironde, citant en exemple Bordeaux où sa jeune collègue eurodéputée Julie Rechagneux tentera déjà d’atteindre les 10% nécessaires pour se maintenir au second tour et espérer quelques places au conseil municipal.Même cas de figure pour ses camarades bruxellois Matthieu Valet à Lille, Aleksandar Nikolic à Tours et Virginie Joron à Strasbourg, dont les chances de victoire sont a priori infimes.Les mieux placés siègent sur les bancs de l’Assemblée, en particulier les méridionaux Laure Lavalette à Toulon, Alexandra Masson à Menton et Franck Allisio à Marseille. “Ils n’ont rien à perdre et beaucoup à gagner”, souligne le secrétaire général du groupe RN, Renaud Labaye, assurant que le parti n’a pas poussé ses meilleurs espoirs.”C’est d’abord leur volonté d’y aller. Le mandat de maire est particulier, il faut aimer ça”, ajoute ce proche de Marine Le Pen, tout en admettant que “ça s’inscrit dans la volonté du parti de s’ancrer localement”.”Il n’y a pas d’obligation, on nous a laissé une grande liberté”, confirme Mme Diaz, qui réfléchit elle-même à une possible candidature dans son département – mais pas comme tête de liste.Au RN comme à LFI, cette approche conquérante des municipales tranche avec celle, plus fébrile, des autres groupes. En particulier chez les macronistes, où l’ambiance est au sauve-qui-peut: Violette Spillebout à Lille, Antoine Armand à Annecy, Karl Olive à Poissy, Thomas Cazenave à Bordeaux…”C’est un peu notre dernière chance”, affirmait un député Renaissance il y a quelques mois, prédisant que “ceux qui n’auront pas un ancrage local en 2027 ne survivront pas”.

Kery James, rappeur révolté entre “résistance, amour et poésie”

À jamais “banlieusard et fier de l’être”, Kery James reste solide sur ses appuis après 30 ans de carrière: sorti vendredi, “R.A.P” pour “Résistance, Amour et Poésie” sonne comme la devise d’un rappeur toujours révolté.”Voilà le son qu’on n’entend plus/Pourtant l’époque est tellement tendue”, amorce Kery James dès l’intro de “Radical”, l’un des 15 titres de cet opus, dans lequel l’interprète de “Mouhammad Alix” balance une nouvelle salve d’uppercuts.Parfois “je me parle à moi-même, je me dis, calme-toi, t’en as assez dit, arrête de monter au front… jusqu’à ce qu’il y ait un nouvel événement qui vienne encore me toucher”, confie à l’AFP l’une des plumes les plus aiguisées du rap français.”Je me suis assagi, mais je suis toujours aussi sensible”, assume-t-il. “Etre sensible au monde, à la douleur des autres, je pense que c’est ça mon vrai moteur.”Jamais à court d’indignation, l’artiste de 47 ans reste fidèle à ce qu’il sait faire depuis qu’il a été repéré ado par MC Solaar, avant de germer au sein des collectifs Mafia K’1 Fry et Ideal J: un rap dénonciateur des inégalités comme du racisme, où l’impact des mots compte plus encore que la mélodie.Cette musique surgie de la rue – portée à la même époque par IAM, Oxmo Puccino ou encore Lino et Calbo d’Ärsenik – est pourtant désormais considérée comme “à l’ancienne”.  Hormis quelques exceptions (Vald, Youssef Swatt’s…), de nombreux rappeurs à succès recentrent leurs thématiques autour des histoires de deal, du matérialisme ou d’une légèreté festive, sans discours engagé.”C’est une nouvelle variété. C’est-à-dire que pour en arriver là, à ce que ce soit la musique la plus streamée, il a fallu qu’elle se vide de sa substance”, assène Kery James.”Le rap, c’est devenu vraiment un business dans lequel il y a beaucoup d’argent”, ajoute-t-il, déplorant une musique qui “colle au capitalisme, en accord avec le monde dans lequel on évolue.”Kery James ne se retrouve guère dans cette nouvelle formule, lui dont l’un des meilleurs albums s’intitule “À l’ombre du show business” (2008). – “Shaban”, soutien aux Palestiniens -Son nouveau projet contient six duos avec, entre autres, la star internationale congolaise Fally Ipupa, le chanteur sénégalais Wally B. Seck et Kareen Guiock Thuram, visage de l’info sur M6 et chanteuse jazz.Le rappeur réaffirme son soutien au peuple palestinien, meurtri par la guerre dans la bande de Gaza, avec le titre “Shaban”, hommage à un jeune homme tué dans un incendie déclenché par une frappe israélienne sur un camp de déplacés en octobre 2024, brûlé vif selon le témoignage de sa famille.”C’est important de personnaliser ces victimes”, souligne-t-il. “Parce qu’on nous parle de chiffres, de gens qui ont été tués, mais qui n’ont pas de nom, qui n’ont pas d’histoire.”Dans “Radical”, Alix Mathurin – nom civil de ce Franco-Haïtien né en Guadeloupe, avant de grandir dans la précarité en région parisienne – dédie son message à un large spectre, des “sans-papiers qui font gonfler le PIB” aux “flics qui ont de l’éthique”.Il a dénoncé à plusieurs reprises les violences policières, en musique et sur les planches (“A vif” en 2017 puis “A huis clos” en 2023).Ses autres bêtes noires demeurent les médias, épinglés notamment dans “J’suis pas CNews”, chaîne de la galaxie Bolloré, ainsi que la classe politique, “ces gens déconnectés de la réalité depuis trop longtemps”.À son niveau, il œuvre depuis 17 ans avec son association “Apprendre, comprendre, entreprendre, servir”, qui aide la jeunesse des quartiers populaires à rêver grand en finançant des bourses d’études. Actif aussi derrière la caméra, il dépeint la trajectoire de trois frères dans “Banlieusards”: le troisième volet de ce film, réalisé avec Leïla Sy et dans lequel il joue, est attendu au printemps sur Netflix.”Si j’avais été dans un autre milieu, peut-être que j’aurais fait de la littérature…”, imagine-t-il.In fine, cet amateur de boxe préfère la scène pour ring: actuellement en tournée acoustique, il sera à l’Accor Arena en novembre 2026, sept ans après son dernier passage dans l’antre parisienne.

Budget: le Sénat s’oppose à la surtaxe sur les entreprises

Le Sénat a rejeté samedi la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, l’une des principales propositions du gouvernement qui espérait en dégager des recettes de quatre milliards d’euros dans son projet de budget pour 2026.La chambre haute, dominée par une alliance entre la droite et les centristes, a repoussé cette mesure à 202 voix contre 118.Cette contribution exceptionnelle, opérée via une surtaxe sur l’impôt sur les sociétés (IS), avait été instaurée dans le précédent budget, avec un rendement attendu de 8 milliards d’euros pour 2025. Le gouvernement a proposé de la reconduire en 2026, tout en la divisant par deux. Ce vote du Sénat n’est pas définitif: la mesure sera à nouveau examinée au Parlement dans la suite des débats budgétaires.La surtaxe concernerait environ 400 grandes entreprises, celles dont le chiffre d’affaires dépasse le milliard d’euros.”Il est incompréhensible que le gouvernement choisisse cette facilité de taxer les entreprises plutôt que de réduire les dépenses”, s’est justifié Jean-François Husson, rapporteur général du budget (Les Républicains), rappelant que l’exécutif avait assuré à plusieurs reprises que cette contribution resterait cantonnée à la seule année 2025. La majorité sénatoriale promet de compenser cette perte de recettes par des baisses de dépenses.Ce vote des sénateurs montre à nouveau les grandes divergences qui existent entre l’Assemblée nationale et le Sénat. En effet, les députés avait non seulement approuvé ce dispositif mais il en avaient relevé le taux grâce à un amendement de compromis déposé par le gouvernement lui-même, pour aboutir à un rendement de six milliards d’euros.Les députés avaient toutefois rejeté l’ensemble du projet de loi de finances par la suite, faisant disparaître cet amendement du texte soumis au Sénat.La gauche demandait de son côté une reconduction de la mesure au moins au niveau de 2025.”Supprimer cet article, c’est la démonstration qu’il y a la volonté de ne pas avoir de compromis, de ne pas avoir de budget et d’avoir de l’instabilité dans le pays”, a regretté Grégory Blanc, sénateurs du parti Place publique qui siège au sein du groupe écologiste. “La droite s’adonne à une surenchère pour donner des gages à son électorat”, s’est désolé le socialiste Thierry Cozic.Le ministre de l’Economie, Roland Lescure, a défendu la mesure gouvernementale, estimant qu'”aller surtaxer des entreprises qui vont plutôt bien semble plus favorable qu’aller chercher des impôts tapant directement sur les classes moyennes”.Le Sénat a en revanche adopté un dispositif parallèle permettant de taxer les grandes entreprises procédant au rachat de leurs propres actions en vue de leur annulation, fruit d’une alliance de circonstance entre la gauche et les centristes. Mais Mme de Montchalin l’a jugé inopérant, estimant son rendement nul.