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Neige: six départements en vigilance orange, conditions difficiles en Franche-Comté

Autoroute A36 partiellement coupée à la circulation, match de foot Sochaux-Lens reporté à dimanche, embouteillages… Les conditions sont difficiles samedi en Franche-Comté, dont les quatre départements font partie des six de l’est du pays placés depuis le matin en vigilance orange pour neige/verglas.”Compte tenu des conditions météorologiques et de circulation particulièrement difficiles, et afin de préserver la sécurité des supporters”, le 16e de finale de Coupe de France prévu samedi à 21H00 à Montbéliard entre Sochaux (National 1) et Lens (Ligue 1) a été reporté à 14H00 dimanche, a annoncé la préfecture du Doubs.Samedi après-midi, les conditions de circulation sont “très difficiles sur la majorité du réseau routier” du Doubs, tant sur les voies du réseau national que sur celles du réseau secondaire.Le préfet de la zone de défense et de sécurité Est, Amaury de Saint-Quentin, a pris en début d’après-midi un arrêté interdisant à tous les véhicules de circuler sur l’autoroute A36 entre Besançon et le péage de Fontaine, près de Belfort.A 14H30, 9 kilomètres de bouchons étaient recensés au niveau de ce péage, où des poids lourds venus de Mulhouse, direction Belfort, étaient appelés à rebrousser chemin, a indiqué la préfecture du Territoire de Belfort.Par ailleurs, “la Croix-Rouge est mobilisée pour porter assistance aux poids lourds immobilisés”, selon la même source.Outre le Jura, le Doubs, le Territoire de Belfort et la Haute-Saône, la Haute-Marne et les Vosges resteront placés en vigilance orange au moins jusqu’à minuit, d’après Météo-France. “Au regard de ces prévisions”, Amaury de Saint-Quentin avait déjà pris un “arrêté de réglementation exceptionnelle de la circulation sur le réseau routier national de ces six départements”, a indiqué la préfecture de la zone de défense et de sécurité Est.Cet arrêté prévoit jusqu’à lundi 08H00 l’interdiction de circulation des poids lourds de plus de 3,5 tonnes dans le Jura, le Doubs, le Territoire de Belfort, la Haute-Saône et les Vosges, ainsi qu’en Haute-Marne sur la N19, axe Langres-Vesoul, où la vitesse maximale autorisée est aussi abaissée de 20 km/h.Météo-France avait averti que la neige tomberait “parfois jusqu’en plaine”, avec 5 à 10 centimètres possibles “dès 300 mètres d’altitude”, dans le sillage de l’ex-tempête Goretti en provenance de l’Allemagne et du Benelux.Le prévisionniste évoquait aussi de 20 à 40 centimètres de neige, voire plus, au-delà de 500 mètres sur les plus hauts reliefs.Les chutes de neige doivent s’estomper progressivement dans la nuit de samedi à dimanche, mais les températures deviendront “nettement négatives en seconde partie” de cette nuit “avec un risque de formation de verglas/regel des chaussées sur un grand quart nord-est” du pays, a averti Météo-France.Ailleurs en France, l’indice de risque d’avalanche sera “fort” (4 sur 5) dimanche “sur la plupart des massifs des Alpes et des Pyrénées”, a annoncé l’organisme météorologique dans un bulletin spécial.Lorsque le risque est à ce degré, “un seul skieur peut facilement déclencher des avalanches mobilisant des volumes de neige considérables”, a-t-il mis en garde. “De nombreux déclenchements ont en effet été observés depuis jeudi”, avec des cumuls de neige fraîche atteignant un mètre au-dessus de 2.000 mètres d’altitude, “surtout dans les Alpes du Nord”, a précisé le prévisionniste.

Plusieurs milliers de médecins défilent à Paris et en appellent à Lecornu

Plusieurs milliers de médecins libéraux en grève depuis lundi défilent samedi à Paris contre une “dérive autoritaire” qui menace selon eux leur “liberté d’exercice”, appelant le Premier ministre Sébastien Lecornu à leur “faire des propositions”.”Maltraiter les soignants, c’est maltraiter les patients”, proclame la banderole de tête portée par les syndicats représentatifs des professionnels.Parmi les slogans des manifestants, venus nombreux en blouse blanche, “on veut des soignants pas des sanctions”, “la Sécu parle chiffres, nous parlons patients” ou encore, à l’intention du gouvernement, “nous ne sommes pas des pions de vos échecs”.”La mesure phare de ce qui nous met en colère, c’est la mise sous objectifs pour les arrêts de travail. On essaye de faire au mieux tous les jours pour faire en sorte que les arrêts soient justifiés, productifs, ça vient saccager tout notre travail. C’est insultant”, estime Elise Mercier, médecin généraliste à La Haie-Fouassière, près de Nantes, rencontrée dans le cortège.L’Assemblée nationale a adopté en décembre la limitation à un mois des arrêts de travail en première prescription et à deux mois pour un renouvellement.”On voit nos conditions de travail se dégrader beaucoup” et “maintenant, différentes attaques sur notre secteur vont nous empêcher de faire notre travail correctement”, juge aussi Muriel Kolmer, anesthésiste libérale venue de Mulhouse.- “défendre notre liberté” -Autre point irritant, la possibilité donnée au directeur de l’Assurance maladie de fixer unilatéralement des tarifs médicaux.”Nous voulons défendre notre liberté”, a résumé Franck Devulder, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) lors d’une conférence de presse dans la matinée.En France, “les besoins de soins augmentent mais les moyens dédiés à la santé diminuent, alors, forcément, il y a une inadéquation. Et il y a une dérive autoritaire”, a déploré la présidente du premier syndicat des généralistes, Agnès Giannotti.La manifestation s’inscrit dans le cadre d’une grève du 5 au 15 janvier, qui devrait connaître un point d’orgue en début de semaine prochaine lorsque de nombreuses cliniques privées seront affectées par des fermetures de blocs opératoires.Signe de la tension ambiante, l’intersyndicale a refusé vendredi un rendez-vous avec la ministre de la Santé Stéphanie Rist à l’issue de la manifestation, estimant qu’elle connaissait déjà “depuis longtemps les points bloquants”.Au vu de la “mobilisation historique”, “il est grand temps qu’au plus haut niveau de l’Etat, le Premier ministre Sébastien Lecornu nous donne des réponses concrètes”, a exigé M. Devulder.Les médecins libéraux ont déjà obtenu la suppression la surtaxation des dépassements d’honoraires ou l’obligation de consulter et d’alimenter le dossier médical partagé (DMP) des patients.Ils s’opposent aussi à d’autres mesures en cours d’examen par le Parlement, comme la possibilité d’imposer des objectifs de réduction des prescriptions aux médecins qui prescrivent nettement plus que leurs confrères en situation comparable.- “grève perlée” -“On demande de respecter, de sanctuariser la convention médicale, l’accord qu’on signe avec l’Assurance maladie” tous les quatre ans pour réguler le secteur, a souligné Patricia Lefébure, présidente du syndicat FMF.Les internes, également mobilisés, dénoncent la mise en place “bâclée” de la réforme instaurant une quatrième année de médecine générale, qui devait initialement leur offrir un an de stage en libéral mais va, par manque de places, pousser de nombreux étudiants à rester “une année de plus à l’hôpital”, selon leurs représentants.Selon la ministre de la Santé – qui reçoit les statistiques avec un délai de 48 heures – l’activité avait diminué mardi de 19% chez les généralistes et 12% chez les spécialistes.Des chiffres “pas représentatifs” selon les syndicats qui estiment que 80% des praticiens participent au mouvement, qui prend souvent la forme d’une “grève perlée”, avec quelques jours d’ouverture pour ne pas pénaliser leurs patients.Selon Lamine Gharbi, président de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), 80% des 4.000 praticiens inscrits à la “permanence des soins en établissements de santé” (gardes) ont été “réquisitionnés” par les autorités pour maintenir un niveau d’activité minimal en clinique.Les grévistes ont reçu le soutien du patron de LR Bruno Retailleau, qui a estimé sur X que “le gouvernement trahit sa parole et méprise la médecine libérale”.

Colère des agriculteurs: opérations pour débloquer des dépôts de carburant

Les forces de l’ordre sont intervenues samedi pour mettre fin au blocage du dépôt de carburant de Bassens, près de Bordeaux, par la Coordination rurale (CR) après la levée vendredi soir de celui d’Haulchin, près de Valenciennes.  Vers midi, des gendarmes mobiles casqués et bouclier en avant ont convergé pour faire reculer les militants du syndicat agricole, utilisant par moment des gaz lacrymogènes face aux récalcitrants, ont constaté des journalistes de l’AFP à Bassens.”On est en train de mourir, vous allez mourir aussi, on se fout de vous en haut”, a lancé l’un d’entre eux aux forces de l’ordre. “J’espère que vous dormirez bien la nuit”, a ajouté un autre, avant que les agriculteurs n’entonnent la Marseillaise.Une heure plus tôt, une partie de la quarantaine d’agriculteurs installés devant les dépôts pétroliers DPA, bloqués depuis mercredi soir, en étaient brièvement venus aux mains avec les forces de l’ordre qui ont ceinturé le rond-point. “On a des revendications et leur réponse c’est d’envoyer les Centaures (blindés de la gendarmerie, NDLR), et ça fait 30 ans que ça dure”, a déploré Vincent Colineau, coprésident de la CR33. Dans le Nord, la Coordination rurale a levé vendredi vers 21H00 le blocage de l’entrepôt pétrolier d’Haulchin, près de Valenciennes, qu’elle avait entamé dans la matinée, sous la pression des autorités, a indiqué à l’AFP Patrick Legras, président du syndicat agricole dans les Hauts-de-France. “C’est tendu, c’est très tendu, plus ça va et plus ils nous empêchent de manifester”, a-t-il regretté.En Occitanie, des barrages ont aussi été levés sur des axes routiers, notamment dans les Hautes-Pyrénées, même si le barrage de l’A64 au sud de Toulouse, actif depuis une vingtaine de jours à l’initiative des “Ultras de l’A64” menés par l’éleveur haut-garonnais Jérôme Bayle, reste en place.Ils sont imités au Pays basque par les “Ultras de l’A63” qui ont mis en place vendredi un barrage à hauteur de Bayonne, toujours en place samedi matin, selon la préfecture des Pyrénées-Atlantiques. Vendredi soir, une centaine d’agriculteurs et 80 engins ont également convergé à l’appel de la FNSEA vers Montauban dans le Tarn-et-Garonne, où la préfecture a déploré “plusieurs déversements et dégradations”, avec feux de palettes et de ballots de paille. Tous les syndicats agricolent protestent contre l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur sud-américain qui sera signé samedi prochain au Paraguay. La CR et la Confédération paysanne dénoncent aussi la gestion par l’Etat de l’épizootie de dermatose nodulaire bovine (DNC) qui a attisé la colère agricole en décembre dans le Sud-Ouest.La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé vendredi “un paquet de mesures agricoles” de 300 millions d’euros visant à répondre à la colère des agriculteurs, avec notamment un doublement du fonds d’indemnisation de la dermatose bovine et d’autres mesures égrenées ces dernières semaines (sur les engrais ou l’aide à l’arrachage des vignes).

Les médecins libéraux appelés à manifester contre une “dérive autoritaire” du système de santé

Les médecins libéraux défileront samedi après-midi à Paris à l’appel de l’ensemble de leurs syndicats pour dénoncer une “dérive autoritaire” du système de santé, selon l’expression de l’une des organisations participantes, le syndicat Jeunes Médecins.La manifestation s’inscrit dans le cadre d’une grève du 5 au 15 janvier, qui devrait connaître un point d’orgue en début de semaine prochaine lorsque de nombreuses cliniques privées seront affectées par des fermetures de blocs ou des réductions d’activité.Signe de la tension régnant parmi les représentants des médecins, l’intersyndicale a refusé vendredi le rendez-vous que leur proposait la ministre de la Santé Stéphanie Rist, à l’issue de leur manifestation.Plusieurs membres de l’intersyndicale, dont le docteur Jérôme Marty, président de l’UFML, ont demandé à rencontrer la semaine prochaine le Premier ministre Sébastien Lecornu.Mobilisés depuis l’automne, les médecins libéraux ont déjà obtenu la suppression de plusieurs mesures présentes dans la version initiale du projet de budget de la Sécu 2026.La surtaxation des suppléments d’honoraires, ou l’obligation de consulter et d’alimenter le dossier médical personnalisé (DMP) des patients ont ainsi disparu.Toutefois, subsistent dans le texte final une possibilité donnée au directeur de l’Assurance maladie de fixer unilatéralement des tarifs médicaux dans certains cas, ou la réduction à un mois de la durée maximale d’un premier arrêt de travail.Et les praticiens s’opposent à d’autres mesures en cours d’examen par le Parlement, comme la possibilité d’imposer des objectifs de réduction des prescriptions aux médecins qui prescrivent nettement plus que leurs confrères en situation comparable. Cette disposition figure dans le projet de loi contre la fraude sociale et fiscale en cours d’examen parlementaire.Ils redoutent également des entraves futures à leur liberté d’installation, alors que deux propositions de lois (Garot et Mouillé) sont en concurrence pour imposer un début de régulation de l’installation.La ministre de la Santé a adressé deux courriers cette semaine aux syndicats pour tenter de “renouer le dialogue”, promettant notamment de ne pas utiliser la fixation unilatérale des tarifs.Pour sa première semaine, la grève des médecins libéraux semble en tout cas avoir eu un impact certain.Selon les derniers chiffres, remontant à mardi, l’activité (mesurée par les télétransmissions à l’Assurance maladie) était en baisse de 19% chez les généralistes libéraux et de 12% chez les spécialistes. La situation pèse sur les services d’urgence dans les hôpitaux, déjà exposés à une épidémie de grippe à son sommet ainsi qu’aux chutes liées à la neige et au verglas des derniers jours. 

Des peines de deux à trois ans de prison pour des faits de corruption en détention

Le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence a condamné à des peines de prison ferme, de deux à trois ans, dans la nuit de vendredi à samedi, quatre personnes travaillant en prison et un détenu qui avaient fait entrer en détention des stupéfiants, des parfums ou des cigarettes.Une cinquième personne travaillant aussi dans la prison a, elle, été relaxée. Ce groupe de prévenus, dont une surveillante, était jugé pour corruption passive et participation à une association de malfaiteurs, et le détenu pour corruption active.Un signalement anonyme puis des écoutes avaient révélé les échanges entre personnels au sujet de “weed”, de “salade” ou de “bouteilles”, qu’il s’agissait de “faire entrer” dans l’enceinte pénitentiaire.La surveillante Julie L. a été condamnée à trois ans de prison dont un an avec sursis, et devra rester en détention, où elle est déjà depuis deux mois. Du fait de son statut de personne dépositaire de l’autorité publique, c’est contre elle que le procureur avait eu les mots les plus durs, Emmanuel Merlin estimant qu’elle avait “choisi de basculer du côté des voyous”.La jeune femme de 24 ans, cheveux longs et raides, et vêtue d’un grand pull gris, avait expliqué un peu plus tôt à la barre avoir fait passer un parfum dans son sac de travail à la demande d’un coprévenu, Mohamed S., technicien pour la Gepsa, une société spécialiste de la maintenance en milieu carcéral, avec qui elle était en couple, “parce que je l’aimais”.Ensuite, avait-elle reconnu, elle avait eu “des soucis financiers”: “la banque ne voulait pas m’accorder de crédit et j’en ai parlé aux mauvaises personnes”.Un détenu, Sid Ahmed B., lui propose “1.000 euros contre du shit”, et elle accepte, se rend sur un parking de Marignane (au nord de Marseille) pour récupérer la marchandise et l’argent et cache dans sa brassière quatre morceaux “comme des savons” de résine de cannabis.- “Dans la fosse aux lions” -Mohamed S., 24 ans, un temps en couple avec Julie L., assure lui avoir été “jeté dans la fosse aux lions” à son arrivée à la prison d’Aix-Luynes.”Je ne savais pas comment ça fonctionnait”, a raconté le technicien de maintenance à la barre. “Dès que je suis arrivé, j’étais énormément sollicité. J’ai fini par céder pour avoir la paix”. Il reconnaît seulement avoir fait passer parfums et cigarettes, même si des stupéfiants ont été retrouvés chez lui bien emballés lors de la perquisition. Il a été condamné à trois ans de prison.Son oncle, Kamel S., à la tête d’une entreprise de BTP et qui avait reconnu avoir acheté des cigarettes électroniques après des menaces, a écopé de deux ans.Un autre technicien de Gepsa, Laurent B., considéré comme “la cheville ouvrière” de ce trafic selon le procureur, à la tête de “cette bande qui fricotait”, a été condamné à trois ans de prison.Le détenu Sid Ahmed B., auxiliaire de justice à Aix-Luynes et désigné par les enquêteurs comme un des intermédiaires dans ce trafic entre détenus et personnels intervenant dans la prison, déjà condamné à 20 ans dans une affaire criminelle, a été condamné à trois ans de prison également.Son avocat Me Jacquemin a indiqué à l’AFP sa volonté de faire appel.Emmanuel Merlin a fustigé “une énième affaire de corruption en prison, et en particulier à Luynes”, deuxième établissement pénitentiaire de France par sa taille.En mai, une surveillante de Luynes soupçonnée d’être impliquée dans un vaste réseau de trafic de stupéfiants entre la France et l’Espagne avait été mise en examen et placée en détention provisoire.Fin janvier, une autre surveillante sera jugée à Aix-en-Provence pour corruption.

Le gouvernement annonce un “paquet de mesures agricoles”

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé vendredi “un paquet de mesures agricoles” visant à répondre à la colère des agriculteurs, s’adressant en premier lieu aux éleveurs, avec un doublement du fonds d’indemnisation de la dermatose bovine.La ministre a annoncé un doublement à “22 millions d’euros” du fonds d’indemnisation destiné aux éleveurs touchés par les conséquences économiques de la dermatose nodulaire bovine (DNC), maladie animale dont la gestion par l’Etat a déclenché un vif mouvement de contestation chez les éleveurs.Mme Genevard a ouvert la voie à une évolution du protocole d’abattage total des troupeaux dans lesquels la maladie est détectée, en cas “d’immunité collective” après vaccination, mais en conditionnant tout changement à un “avis scientifique”.Répondant par ailleurs à une demande forte des éleveurs face aux attaques de troupeaux et renouvelée ces derniers jours par la FNSEA, premier syndicat agricole, elle a annoncé que le nombre de loups pouvant être éliminés dans l’année allait “augmenter de 10%”.”Notre régime de régulation doit être revu et il le sera, car il n’est plus adapté au fait que le loup s’étend de plus en plus dans des territoires nouveaux et qu’il se multiplie”, a-t-elle dit. Le quota d’abattage annuel autorisé est fixé à 19% de la population lupine, estimée à 1.082 animaux en 2025. Cette année-là, “il y a eu plus de 4.000 attaques”, a affirmé la ministre.Elle a également répondu à une demande récurrente de l’alliance majoritaire FNSEA-Jeunes agriculteurs, en annonçant la signature “avant la fin du mois” des décrets d’application de la loi Duplomb concernant la facilitation de construction de bâtiments d’élevage.”De même, les textes qui permettent de trouver des solutions plus vite pour lutter contre les nuisibles, les virus, les bactéries qui ravagent les productions seront pris avant le Salon” de l’agriculture, a-t-elle ajouté.La ministre a rappelé l’engagement du gouvernement auprès des viticulteurs et des céréaliers, notamment concernant les avancées obtenues à Bruxelles sur les engrais et pour le maintien du budget de la future Politique agricole commune (PAC).A ses côtés, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a mis en garde les députés qui voteraient la semaine prochaine les motions de censure déposées par le RN et LFI, faisant valoir que “s’il n’y a pas de gouvernement, il n’y aura pas de solution pour les agriculteurs”.La ministre de l’Action et des Comptes publics a estimé que ces motions apporteraient “un moment de clarification”. Evoquant notamment les élus des territoires viticoles, elle a observé que, s’ils font tomber le gouvernement, “ils enverront un message très clair aux viticulteurs de leurs circonscriptions”, en empêchant l’introduction dans le budget de l’enveloppe de 130 millions d’euros prévue pour financer un plan d’arrachage.”Il faut que l’ensemble des élus et du pays prennent conscience de l’importance du budget de l’agriculture qui doit absolument être voté la semaine prochaine”, a réagi Yohann Barbe, porte-parole de la FNSEA, auprès de l’AFP. Sur l’ensemble des mesures annoncées, “le compte n’y est pas”, a-t-il ajouté, il manque notamment “un périmètre pour l’utilisation de l’enveloppe d’accompagnement” à la lutte contre la dermatose.Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, 2e syndicat agricole du pays, et en pointe de la contestation agricole des dernières semaines, a estimé de son côté que les mesures annoncées “co-écrites avec la FNSEA” ne “répondaient pas du tout” aux revendications de son organisation. “Il faut souhaiter une dissolution rapide du gouvernement pour en finir avec ces ministres qui n’écoutent rien”, a-t-il lancé, joint par l’AFP.Fanny Métrat, porte-parole de la Confédération paysanne, 3e syndicat, a aussi estimé que le gouvernement a essentiellement répondu au premier syndicat, la FNSEA. La seule annonce qu’elle juge positive sur un potentiel assouplissement du protocole de vaccination “arrive avec six mois de retard et le sacrifice de milliers de vaches bien portantes et d’éleveurs”.cho-sb-mdz-od-im/ved/vmt/tmt

Le gouvernement fait quelques concessions face à la colère persistante des agriculteurs

Le gouvernement français, impuissant en Europe face au vote de l’accord avec le Mercosur et menacé en interne par deux motions de censure, a annoncé vendredi soir une série de mesures “de justice agricole”, peinant néanmoins à apaiser la colère des agriculteurs qui ont manifesté en tracteur à Paris ces derniers jours.Doublement du fonds à 22 millions d’euros pour les éleveurs touchés par la dermatose nodulaire bovine, augmentation des tirs autorisés contre les loups menaçant les troupeaux, simplification du registre sur les pesticides…Un “paquet de 300 millions” qui contient aussi d’autres mesures égrainées ces dernières semaines (sur les engrais ou l’aide à l’arrachage des vignes) mais que la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a conditionné à la non-censure du gouvernement et au vote du budget.Si la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a ouvert la voie à une évolution du protocole d’abattage total des troupeaux dans lesquels la dermatose est détectée, en cas “d’immunité collective” après vaccination, elle l’a conditionné à un “avis scientifique” encore en construction.Ce qui a fortement déçu la Coordination rurale (CR) et la Confédération paysanne qui demandent la fin de l’abattage total et une généralisation ou un assouplissement des vaccinations.La seule annonce jugée positive par la Confédération paysanne sur un potentiel assouplissement du protocole de vaccination “arrive avec six mois de retard et le sacrifice de milliers de vaches bien portantes et d’éleveurs” s’est désolée auprès de l’AFP Fanny Métrat, porte-parole du troisième syndicat agricole qui demande “la démission de la ministre Annie Genevard”.- “Plus rien à se dire” -La CR souhaitait aussi un moratoire sur tous les contrôles pesant sur les agriculteurs jusqu’à la présidentielle et la suppression des agences environnementales.”Ces deux volets n’ont pas été traités. On n’a plus rien à se dire (…). Il faut souhaiter une dissolution rapide du gouvernement pour en finir avec ces ministres qui n’écoutent rien”, a lancé vendredi soir à l’AFP Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale à la pointe de la contestation.Une cinquantaine d’actions ont été menées vendredi dans 31 départements, par la CR et la Confédération paysanne mais aussi par des sections locales de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs: blocages d’autoroutes, manifestations devant les préfectures… Plusieurs pays européens ont aussi observé des actions d’agriculteurs.La FNSEA souhaitait, elle, une “loi spéciale” pour répondre aux demandes les plus urgentes, pas au programme, ainsi que la publication des décrets d’application de la loi Duplomb, ce qui sera fait “d’ici la fin du mois” mais sur un seul point qui concerne l’agrandissement des élevages, a annoncé la ministre.Malgré certaines “réponses positives”, le compte “n’y est pas” a estimé vendredi soir Yohann Barbe, éleveur et porte-parole de la FNSEA, il manque notamment “un périmètre pour l’utilisation de l’enveloppe d’accompagnement” à la lutte contre la dermatose, selon lui.”Il faut que l’ensemble des élus et du pays prennent conscience de l’importance du budget de l’agriculture qui doit absolument être voté la semaine prochaine”, a-t-il ajouté à l’adresse des députés et sénateurs.- Interpellations -La crispation pour les agriculteurs réside aussi dans la signature, prévue le 17 janvier au Paraguay après le vote des Etats membres vendredi, de l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur. FNSEA et JA ont appelé à manifester le 20 janvier à Strasbourg devant le Parlement européen qui devra voter pour le ratifier.Reconnaissant que la défiance était un “signal d’alarme majeur”, la ministre Annie Genevard a salué vendredi des manifestations “pacifiques, à l’exception de quelques épisodes dommageables”. Deux des porte-parole nationaux de la Confédération paysanne, interpellés devant l’Arc de Triomphe vendredi à Paris, ont été relâchés en début de soirée. Il est “inadmissible que la Confédération paysanne soit le seul syndicat à subir cette répression”, a dénoncé cette organisation, classée à gauche, qui avait mené à l’aube une opération escargot avec des tracteurs sur le périphérique autour de Paris.Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a assumé pour sa part jeudi de n’avoir pas dispersé l’action “illégale” de la Coordination rurale (CR) avec ses tracteurs à Paris alors que les rassemblements non déclarés y étaient interdits.Le ton est monté aussi vendredi devant le siège de l’agence sanitaire Anses, au sud de Paris, où des adhérents de la CR ont lancé des oeufs contre la façade. Aucune interpellation n’a été rapportée.bur-sb-mdz-im/ved/cbn

Trump pitches Venezuela oil to US majors – and hits skepticism

US President Donald Trump pressed top oil executives Friday to invest in Venezuela’s vast reserves, but was met with a cautious reception — with one major CEO dismissing the country as “uninvestable” without sweeping reforms.Trump told the industry leaders that his administration — not Caracas — would decide which firms are allowed to operate in …

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