Des milliers de personnes manifestent à Paris en soutien aux Palestiniens
Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Paris pour apporter leur soutien aux Palestiniens de la bande de Gaza, ravagée par plus de deux ans de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas.Une foule dense – estimée à 50.000 personnes par les organisateurs et 8.400 personnes par la préfecture de police de Paris – a défilé entre les places de la République et de la Nation, aux cris notamment de “Gaza, Gaza, Paris est avec toi”, “De Paris a Gaza, résistance!”, et brandissant drapeaux palestiniens et pancartes “Palestine, on ne nous fera pas taire” ou encore “Gaza, silence on tue. Stop génocide”.Quelques personnalités politiques de gauche, dont le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, faisaient partie du cortège.Sept semaines après un cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre, “il faut rappeler que rien n’est réglé”, a déclaré à l’AFP Anne Tuaillon, présidente de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), l’une des 80 ONG, partis et syndicats qui avaient appelé à manifester.”Le cessez-le-feu est un écran de fumée (…). Israël le viole tous les jours, Israël continue d’empêcher l’aide humanitaire de rentrer à Gaza et continue de détruire les infrastructures et les maisons à Gaza. Nous demandons un cessez-le-feu définitif et la fin du génocide”, ajoute-t-elle.Selon les termes du cessez-le-feu obtenu par les Etats-Unis, l’armée israélienne s’est repliée à l’intérieur de la bande de Gaza, au-delà d’une “ligne jaune” qui lui confère encore le contrôle de plus de 50% du territoire. Mais la trêve dans cette guerre déclenchée par l’attaque sanglante du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023 reste très fragile, les deux belligérants s’accusant mutuellement de la violer quotidiennement.”Il faut des sanctions, c’est le seul moyen pour qu’Israël applique le droit international”, a exhorté Mme Tuaillon, en dénonçant “l’accélération invraisemblable de la colonisation” en Cisjordanie, où la violence des colons “atteint des proportions jamais atteintes”.Béret sur la tête et drapeau palestinien sur le dos, Saleha, 72 ans, qui a souhaité garder l’anonymat, est venue défiler contre le “génocide” à Gaza.”Toute l’humanité regarde et ne peut rien faire, c’est une impunité totale”, dénonce-t-elle: “C’est extrêmement choquant pour des êtres humains de voir ça et de ne pas pouvoir agir. La seule chose qu’on puisse faire, c’est se mobiliser”.Bertrand, technicien informatique de 42 ans qui souhaite rester anonyme, estime lui aussi que “le massacre et le génocide continuent”, comme en témoigne, selon lui, les vidéos de deux hommes abattus jeudi lors d’une opération conjointe de la police et l’armée israéliennes à Jénine. L’ONU a demandé une enquête après cette “apparente exécution sommaire”.En l’absence de sanctions économiques et financières, “il faut continuer à faire pression dans la rue et à travers les élus”, estime-t-il.Trois personnes ont été interpellées, a indiqué la préfecture de police, sans en préciser les motifs.







