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Des substances toxiques d’usure de pneus en grande quantité dans le lac d’Annecy, selon une association

Des prélèvements réalisés dans le lac d’Annecy (Haute-Savoie) ont révélé une importante pollution aux microplastiques de pneus de voiture, avec des risques sévères pour la santé, a dénoncé lundi l’association France Nature Environnement en conférence de presse.Entre mars et avril 2025, une équipe de journalistes d’investigation scientifique de France 5 a prélevé des échantillons dans l’eau du lac en différents endroits, dans les sédiments, l’eau potable au robinet, l’air, et effectué des analyses d’urine de volontaires.”On retrouve la pollution des pneus partout dans le lac d’Annecy, partout dans l’air, dans les corps humains d’un tiers des personnes qui ont été testées. Et on en trouve un petit peu dans l’eau potable aussi”, a déclaré Anne Lassman-Trappier, présidente de France Nature Environnement (FNE) Haute-Savoie.Les particules présentes dans l’air étaient similaires à celles relevées à Paris ou d’autres grandes villes françaises, et des additifs présents dans les pneus ont été trouvés dans l’eau potable d’un local de pêche au bord du lac, selon les résultats révélés lundi en conférence de presse.Sur la rive ouest du lac, des niveaux de 6PPD et 6PPDQ, des substances toxiques pour les poissons et l’humain, ont été retrouvés à des niveaux similaires à ce que l’on peut trouver dans les rivières de Canton, au sud de la Chine, selon la même étude.”C’est vraiment une étude exploratoire”, a indiqué l’avocate en droit de l’environnement associée à l’équipe de France 5, Louise Tschanz, “mais c’est comparable au scandale des PFAS: c’est une pollution qui est très répandue, qui est omniprésente” et les connaissances scientifiques et sanitaires sont émergentes.Le maire écologiste d’Annecy François Astorg, qui a “salué le travail d’investigation”, a demandé “des études complémentaires”, portant sur “un échantillon de la population qui vit autour du lac”, selon un communiqué publié par la ville.Il a également demandé la constitution d’un comité de suivi sur cette pollution “sur le modèle de celui qui a été mis en place en Haute-Savoie au sujet des PFAS et des polluants éternels”, duquel la Ville d’Annecy fera partie.L’approvisionnement en eau potable de l’agglomération provient à 73% du lac, souligne le maire.Au pied des Alpes, le lac d’Annecy est réputé comme l’un des plus purs d’Europe, mais il est entouré par environ 40 kilomètres d’autoroute, où circulent près de 25.000 véhicules par jour.”Aujourd’hui, il n’y a pas de système pour filtrer les eaux pluviales, et donc les abrasions de pneus qui sont stockées sur les routes, à chaque fois qu’il y a un lessivage par des orages ou par la pluie, tout va dans le lac”, a expliqué Me Tschanz.Lorsque les véhicules roulent, l’abrasion des pneus émet 1.954 molécules différentes, dont 785 sont associées par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) à des “risques sévères pour la santé humaine et ou l’environnement”, relève l’association.Parmi celles-ci, 14 sont mortelles par ingestion, 10 mortelles par contact cutané et 19 mortelles par inhalation, a souligné FNE durant la conférence de presse.Les échantillons ont été analysés par l’Institut norvégien pour la recherche sur l’eau (NIVA) et le laboratoire central de l’environnement de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Cette dernière estime que la poussière de pneus représente la principale source de contamination par les microplastiques (28%) dans l’océan, rapporte la FNE.  

Jerome Powell: The careful Fed chair standing firm against Trump

US Federal Reserve Chair Jerome Powell has generally avoided escalation in the face of Donald Trump’s relentless criticism — but in recent months, the central banker has become a rare figure to publicly resist his attacks.The change of tack was especially pronounced on Sunday night, when Powell accused the Trump administration of threatening him with …

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Trump sets meeting with Venezuelan opposition leader, Caracas under pressure

Washington announced Monday Venezuelan opposition figure Maria Corina Machado will meet President Donald Trump this week as pressure grew on the interim leadership in Caracas to speed up the release of political prisoners.Machado has been sidelined by Washington since US forces seized long-term authoritarian leader Nicolas Maduro on January 3 and the Trump administration announced …

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La colère agricole persiste, grand rassemblement FNSEA prévu mardi à Paris

Des agriculteurs en colère prévoient de manifester mardi matin à Paris avec plusieurs centaines de tracteurs, après des opérations ayant ciblé lundi les ports français, symbole du libre-échange international, ainsi que des autoroutes.La branche Grand bassin parisien de la FNSEA, qui englobe l’Ile-de-France, mais aussi des départements d’autres régions voisines, est à la manœuvre de cette manifestation visant à exiger des “actes concrets et immédiats” pour défendre une souveraineté alimentaire “en danger”, selon un communiqué.Les manifestants comptent se retrouver place de la Concorde “vers 6–7 heures” du matin et “environ 250 tracteurs” devraient venir des Hauts-de-France, a déclaré lundi à l’AFP Benoît Raux, secrétaire général de la branche départementale du Nord.L’itinéraire de cette manifestation, déclarée par la FNSEA, a été “validé” par le préfet de Police, les organisateurs s’étant “engagés à se conformer aux consignes de sécurité qui leur seront données”, a indiqué la préfecture de police dans un communiqué. Cette dernière évoque un rassemblement prévu aux abords de l’Assemblée nationale.À l’approche de la signature de l’accord UE-Mercosur samedi au Paraguay, les actions d’agriculteurs qui y sont opposés perdurent ainsi en France.Au Havre, premier port français pour le trafic de conteneurs, des filtrages ont été mis en place avec des pneus en flamme, des troncs d’arbres et quelques tracteurs, sans bloquer l’activité: depuis ce week-end, des agriculteurs “contrôlent” les camions frigorifiques et vérifient la provenance des produits.Ces actions ont permis de découvrir “de la farine étrangère, des soupes avec des légumes thaïlandais, des produits qui n’ont pas les mêmes normes de production” que les nôtres, a déploré auprès de l’AFP Justin Lemaître, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs en Seine-Maritime, réclamant “que l’importation respecte nos standards de production”.La mobilisation à l’entrée du port du Havre “sera levée à minuit de lundi à mardi”, “avant d’organiser un départ collectif en bus vers Strasbourg le 20 janvier” devant le siège du Parlement, selon ce porte-parole.- Produits moins chers -Les partisans de l’accord avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), fruit de plus de 25 ans de négociations, le jugent essentiel pour stimuler les exportations, soutenir l’économie du continent et renforcer les liens diplomatiques dans un contexte d’incertitude mondiale.Mais pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés d’Amérique latine moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.Lundi matin au port de Bayonne, une centaine d’agriculteurs de la Confédération paysanne, du Modef et du syndicat basque ELB ont ainsi bloqué un site céréalier d’exportation de l’entreprise Maïsica, vu comme un “symbole fort” des accords de libre-échange qu’ils dénoncent.À La Rochelle, une soixantaine de manifestants ont, eux, établi un barrage de ballots de paille devant des installations pétrolières sur le port industriel, à l’appel de la Coordination rurale (CR).Au total, “55 actions” organisées dans “31 départements”, ont mobilisé “2.400 personnes et 1.000 engins”, selon le ministère de l’Intérieur. Elles ont notamment eu lieu devant les préfectures ou sur les routes à Metz, Pau, Périgueux, Poitiers, Dax et Limoges, à l’appel de différents syndicats.Cette nouvelle mobilisation agricole, qui avait débuté en décembre dans le Doubs puis en Ariège en opposition à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine, s’était musclée la semaine dernière avec l’entrée de tracteurs dans Paris.- “Immense détresse” -“Je n’ai pas l’impression que l’on ait pris beaucoup d’avancées depuis Paris”, glisse, amer, Thomas Hégarty, président de la CR en Haute-Vienne, où le syndicat a déversé des déchets devant la préfecture à Limoges.Plusieurs axes routiers, ponts ou zones industrielles ont été bloqués ou perturbés par des tracteurs dans les Pyrénées-Atlantiques, les Landes, en Loire-Atlantique, dans le Morbihan ou en Moselle, et sur l’A31 près de la frontière avec le Luxembourg.Si un blocage de l’A63 à hauteur de Bayonne a été levé dans la nuit après négociation avec le préfet, des barrages restaient en vigueur lundi sur l’A64 au sud de Toulouse, et surtout sur l’A1 avec un barrage filtrant établi par la CR dans le sens Lille-Paris.”C’est à se demander si l’État veut encore de ses paysans”, déplore Franck Hembert, exploitant maraîcher dans le Pas-de-Calais. “Qu’il y ait Mercosur ou pas Mercosur, les paysans sont déjà dans une immense détresse”.”La colère des agriculteurs est profonde et leurs revendications sont légitimes, et nous les entendons au plus haut niveau du gouvernement”, a répondu lundi matin sur BFMTV la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, après avoir annoncé vendredi des mesures en faveur des céréaliers, des viticulteurs ou encore des éleveurs, sans calmer la mobilisation.Une grande partie de cette enveloppe de 300 millions d’euros, étalée sur 2026 mais aussi 2027, dépend toutefois de l’adoption du budget 2026.Outre la France, des manifestations ont eu lieu en Italie, Pologne ou Irlande pour protester contre l’accord avec le Mercosur, qui créerait l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, avec plus de 700 millions de consommateurs.La ratification du traité dépend encore d’un vote qui s’annonce serré au Parlement européen, pas avant février. Un grand rassemblement d’agriculteurs est prévu devant son siège strasbourgeois le 20 janvier.bur-cas-cho-llb-mac-kau-cln-jed-tsq-ldf-etb-kal-mca/ngu/jbo/yk

Alain Orsoni, figure du nationalisme, abattu aux obsèques de sa mère en Corse

Alain Orsoni, figure du nationalisme corse reconverti dans les affaires, a été tué lundi à 71 ans aux obsèques de sa mère dans son village natal, suscitant une nouvelle onde de choc sur l’île de beauté, ravagée par les luttes intestines entre bandes criminelles.Les faits se sont produits autour de 16H30 à Vero, à une trentaine de kilomètres d’Ajaccio. Il est décédé sur place, d’une balle unique, “un tir à longue distance”, a indiqué à l’AFP le procureur de la République d’Ajaccio, Nicolas Septe, sur place. Mais rapidement l’enquête a basculé au tout nouveau Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) cosaisi avec la Juridiction inter-régionale spécialisée (Jirs) de Marseille, ont annoncé à l’AFP le Pnaco et le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone.Une enquête a été d’abord ouverte pour assassinat par le parquet d’Ajaccio, puis le Pnaco a ouvert une enquête pour meurtre en en bande organisée, participation à une association de malfaiteurs criminelle et participation a une organisation criminelle.Il s’agit de la première saisine du Pnaco depuis son lancement début janvier. Les investigations sont confiées à la police judiciaire d’Ajaccio avec la brigade nationale de lutte contre la criminalité organisée corse dépendant de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLO), à Nanterre, a précise M. Bessone.Un magistrat de la Jirs est sur place et un autre du Pnaco y sera dès mardi.Alain Orsoni a été touché en plein coeur, d’une balle tirée sans doute à plusieurs centaines de mètres, alors qu’il se tenait devant la tombe de sa mère dans ce cimetière en terrasse niché au milieu de pins, selon une source proche de l’enquête. “J’étais avec lui le matin pendant une heure. Il n’avait pas l’air inquiet du tout, il avait fait des courses en ville sans gilet pare-balles. (…) Je n’ai jamais vu en Corse, quelle que soit la raison, un assassinat lors d’obsèques. Là on a franchi, ce qu’il y a de plus sacré,”, a raconté à l’AFP Jo Peraldi, un de ses proches.Peu après 19H30, dans la nuit noire, les policiers ont quitté les lieux après avoir retrouvé l’unique ogive, a constaté une journaliste de l’AFP. Une cellule psychologique a été ouverte à l’hôpital d’Ajaccio.- “Sur le cercueil de sa mère” -Alain Orsoni était venu spécialement du Nicaragua où il vit: “On jette le corps du fils sur le cercueil de sa mère, c’est innommable”, estime Jo Peraldi.Les drames et vengeances, la famille Orsoni les connaît depuis plus de 40 ans. En 1983, Guy, le frère, lui même militant nationaliste, était assassiné. Un an plus tard, nait son fils, il s’appellera Guy, présenté aujourd’hui par la police comme “une personnalité saillante du banditisme corse”.Il s’agit sans doute d’un des meurtres les plus retentissants depuis celui du bâtonnier Antoine Sollacaro en 2012, qui était d’ailleurs son avocat et dont le tueur a été condamné en décembre à 30 ans de prison en l’absence du commanditaire présumé de ce meurtre, Jacques Santoni, soupçonné d’être le chef de la bande criminelle du Petit Bar.C’est cette même bande criminelle qui avait été impliquée dans le projet d’assassinat visant Alain Orsoni en 2008 et une forte rivalité oppose depuis plusieurs années le clan Orsoni au Petit Bar. Mi-mai, Guy Orsoni, aujourd’hui âgé de 41 ans et détenu, a d’ailleurs été condamné à 13 ans de prison à Marseille pour avoir voulu tenter d’assassiner en 2018 Pascal Porri, membre présumé du Petit Bar. Ce même Pascal Porri qui est de son côté mis en examen dans une enquête sur la tentative d’assassinat de Guy Orsoni en septembre 2018.Après des études à Paris, Alain Orsoni était devenu l’un des chefs du Front de libération nationale de la Corse (FLNC) avant de fonder le Mouvement pour l’autodétermination (MPA), qualifié plus tard par ses adversaires de “Mouvement pour les affaires”.Réputé pour son sens politique et son sang froid, Alain Orsoni, condamné et brièvement écroué dans plusieurs dossiers, avait quitté la Corse en 1996, en pleine guerre fratricide au sein de la mouvance nationaliste. Il a vécu durant 13 ans en Floride puis au Nicaragua, où il avait des activités dans le secteur des jeux, et en Espagne.En 2008, il succède à la présidence du club de foot de l’Athletic Club Ajaccio (ACA) à son ami Michel Moretti, un ancien nationaliste qui venait de décéder.Il l’a présidé à deux reprises, de 2008 à 2015, puis en 2022 pour une saison seulement, le club était alors de retour en Ligue 1. Mais il a finalement été relégué dès la saison suivante. bur-mc-clw-san-we/gvy

Le Medef soutiendra “les décideurs politiques qui comprennent l’économie”, selon Patrick Martin

Le président du Medef Patrick Martin a indiqué lundi que le mouvement patronal avait l’intention de soutenir “les décideurs politiques qui comprennent l’économie”.”Nous soutenons et nous soutiendrons les décideurs politiques qui comprennent l’économie et le monde, ceux, trop rares à ce jour qui traduisent cette compréhension dans leurs décisions, ceux dont le calendrier dépasse 2027″, a lancé le responsable au moment de la présentation de ses vœux.Enonçant les différentes mesures budgétaires en discussion, allant dans le sens d’un alourdissement fiscal pour les entreprises, M. Martin a souligné “la totale incompréhension” de ces dernières face “à ces choix démagogiques et économiquement dangereux”.”Ceux qui jouent les ménages contre l’entreprise sont des bonimenteurs et des apprentis-sorciers!”, selon lui.”Nous ne sommes pas un acteur politique, (mais) nous ne laisserons pas péricliter notre pays, que ce soit à petit feu ou à gros bouillons”, a-t-il déclaré ensuite, en soulignant que la prochaine REF – l’évènement annuel du Medef, fin août – serait, “à neuf mois de l’élection présidentielle”, l’occasion de “parler vrai pour faire réussir la France et tous les Français”.Il a consacré une grande partie de son discours à la jeunesse, nouveau thème de bataille du Medef qui déplore le nombre de jeunes, 1,4 million, qui “ne sont ni en emploi ni en études ni en formation”, tandis que la politique budgétaire a abouti en 2025 à une baisse des contrats d’apprentissage.Il s’est dit “choqué par l’ignorance ou l’indifférence de certains représentants de nos supposées +élites+, souvent si bien pensantes, à l’égard de nos 650.000 lycéens professionnels: ce n’est pas leur monde, donc ce n’est pas un sujet ! Et pourtant si !”, s’est-il écrié.Il a dénoncé par ailleurs le “discours culpabilisateur” sur “la souffrance au travail”. Certes, “il faut toujours nous améliorer” a-t-il convenu, tout en considérant que c’était un sujet qui “semble surtout concerner la sphère publique: qu’elle commence par s’occuper d’elle-même”, a-t-il lancé.Semblant enfin viser les autres organisations patronales, CPME et U2P, qui avaient notamment refusé de s’associer à son appel à un rassemblement de chefs d’entreprises en octobre, M. Martin s’est dit “parfois un peu seul au milieu du champ de bataille, quand d’autres se bercent d’illusions, composent sur la base de petits calculs opportunistes, parfois se déjugent sans scrupule ou jouent la fracturation”: “nous au Medef assumons la conviction du collectif patronal, sans courber l’échine”, a-t-il affirmé.