AFP Top News

Une question d'”exemplarité” : la classe politique unanime après la démission de Lang

Une question d'”exemplarité”, “la seule décision possible”, “il était temps” : la classe politique était unanime dimanche au lendemain de la démission de Jack Lang – mis en cause pour ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein – de la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA).”Je crois que Jack Lang a pris la seule décision possible”, “la situation était, me semble t-il, intenable”, a déclaré la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur franceinfo. “Ce sera à la justice de dire pour l’ensemble des parties prenantes quelles sont les responsabilités” mais, dans son cas, il y a aussi “une question morale qui se pose, me semble t-il, de façon évidente”.Même réaction pour le premier secrétaire du PS : “la justice, elle doit passer pour les puissants comme pour les autres (…) mais la responsabilité, l’exemplarité supposaient qu’il parte”, a relevé sur France 3 Olivier Faure.Jack Lang, ex-figure du Parti socialiste, emblématique ministre de la Culture sous François Mitterrand et célèbre pour avoir lancé à travers le monde le concept de la Fête de la musique, a présenté samedi sa démission de la présidence de l’IMA. Il était sous la pression de l’Elysée et de Matignon, l’entourage d’Emmanuel Macron l’exhortant à “penser” à l’IMA afin que le prestigieux institut ne soit pas éclaboussé par cette affaire. L’Elysée a sobrement déclaré samedi “prendre acte” de sa démission.”Je pense que c’était absolument nécessaire qu’il quitte sa fonction”, a relevé dimanche l’ex-Premier ministre (LR) Michel Barnier sur LCI, mettant en garde contre “le sentiment d’impunité” des puissants, qui est “insupportable” et “donne du carburant au vote dégagiste ou au vote populiste”.”C’est bien qu’il démissionne. Il aurait dû le faire tout de suite, immédiatement”, a commenté la députée écologiste Sandrine Rousseau sur BFMTV.”Il était temps”, a souligné pour sa part le vice-président du RN Sébastien Chenu, invité du Grand Jury RTL/Public Sénat/Le Figaro/M6. “Il a peut-être fraudé l’impôt”, “était probablement ami de Jeffrey Epstein”.”C’était la bonne décision (à prendre) plutôt qu’on ne l’y oblige”, a estimé pour sa part Eric Coquerel, cadre de LFI, soulignant que des liens étaient “avérés (…) au moins de nature financière”, par des enquêtes de médias.Si aucune charge ne pèse à ce stade contre l’ancien ministre, la mention de son nom à 673 reprises dans des échanges avec Jeffrey Epstein et ses liens d’intérêt avec le financier américain avaient poussé de nombreux membres de la classe politique à exiger son départ.Et le parquet national financier a ouvert vendredi une enquête préliminaire contre lui et sa fille Caroline Lang pour “blanchiment de fraude fiscale aggravée”.”Les accusations portées à mon encontre sont inexactes et je le démontrerai”, a assuré samedi Jack Lang dans le courrier au ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot dans lequel il propose sa démission.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Cinq personnes interpellées en lien avec le rapt d’une magistrate et de sa mère

Coup de filet dans l’enquête sur le rapt et la séquestration survenue cette semaine d’une magistrate grenobloise et sa mère: cinq personnes ont été interpellées dans cette nouvelle affaire de demande de rançon en cryptomonnaies, selon le parquet de Lyon dimanche.”Cinq personnes, quatre hommes et une femme”, ont été interpellées, trois dans la nuit et deux dans la matinée, et ont été placées en garde à vue dimanche matin, a indiqué à l’AFP le procureur de Lyon Thierry Dran.Les deux victimes, âgées de 35 et 67 ans, avaient été retrouvées blessées vendredi dans un garage dans la Drôme après avoir été séquestrées pendant une trentaine d’heures pour une demande de rançon en cryptomonnaies.Deux des personnes interpellées dans la nuit tentaient de prendre un bus pour l’Espagne, selon une source proche du dossier.Les deux suspects arrêtés dimanche matin se trouvaient dans l’ouest lyonnais et d’autres sont encore recherchés, a indiqué une deuxième source proche du dossier, précisant que la femme arrêtée est la compagne de l’un des quatres hommes.”Les auditions débutent”, a ajouté cette source. L’enquête se poursuit, pilotée par l’Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO) et traitée par la Juridiction interrégionale de Lyon et les polices judiciaires lyonnaise et iséroise.- Demande de rançon -Vendredi, lors d’une conférence de presse, le procureur avait déclaré qu’une magistrate exerçant à Grenoble avait été enlevée la veille avec sa mère à son domicile à Saint-Martin-le-Vinoux, près de Grenoble.Son compagnon, “associé dans une start-up qui a des activités de cryptomonnaie”, était absent lors du rapt mais il a prévenu jeudi matin la police après avoir reçu un message de la part des ravisseurs “lui demandant le versement d’une rançon en cryptomonnaies et menaçant de mutilations les victimes si cette rançon n’était pas rapidement versée”, selon M. Dran, qui a refusé de préciser le montant demandé.Un important dispositif policier, comptant 160 agents de différents services, a alors été mobilisé dans la région.Mais les deux femmes ont réussi à se défaire de leurs liens et à donner l’alerte par leurs propres moyens.”Elles ont pu profiter de l’absence de leurs ravisseurs pour se détacher, pour appeler de l’aide, notamment en tapant fortement contre la porte du garage”, à Bourg-les-Valence, où elles étaient séquestrées, avait détaillé le procureur.”Alerté par le bruit, un voisin est alors intervenu. Il a pu ouvrir la porte et ainsi permettre à nos deux victimes de s’échapper”, selon son récit.La mère et la fille, qui souffraient d’hématomes, se sont réfugiées dans un laboratoire d’analyses médicales situé à proximité avant d’être prises en charge par les secours et transportées à l’hôpital.Les enlèvements, parfois spectaculaires, contre demande de rançon ou vols de cryptomonnaies se sont multipliés en 2025 en France, parallèlement à la popularité de ces actifs.En janvier, un homme de 74 ans avait été enlevé dans le but d’extorquer une rançon en cryptomonnaie à son fils, à Voiron (Isère), et libéré quelques heures plus tard à Loriol (Drôme). Trois personnes avaient été mises en examen et écrouées dans cette affaire.

Municipales à Paris: les candidats exposent leurs engagements sur le vélo

Les candidats à la mairie de Paris, à l’exception de l’extrême droite, ont exposé vendredi soir devant des associations leurs engagements sur l’avenir du vélo dans la capitale, dont la pratique a explosé sous la mandature d’Anne Hidalgo.Presque une personne sur deux se déplace à vélo au moins une fois par semaine sur les 1.500 kilomètres de pistes que compte la ville, a rappelé en préambule Paris en selle, qui avait convié à son “grand oral” quatre des six candidats à l’Hôtel de ville, devant environ 250 personnes.”Depuis notre premier grand oral aux municipales de 2020, le nombre de cyclistes a triplé”, a expliqué à l’AFP Marion Soulet, porte-parole de l’association.Beaucoup reste à faire, alors que le plan vélo 2020-2026 adopté par la majorité sortante n’a été mis en oeuvre qu’à 40%: répondre à une demande croissante, rééquilibrer les aménagements entre l’Est et l’Ouest (moins bien doté), rendre les voies plus respirables pour cyclistes et piétons… Et mieux les sécuriser face aux “violences motorisées” qui concernent neuf cyclistes sur dix, en s’engageant sur un objectif “zéro mort, zéro blessé”, rappelle Paris en selle dont un militant, Paul Vary, a été écrasé par un SUV en 2024.Le candidat de la gauche unie hors-LFI Emmanuel Grégoire – le seul à être venu en personne – a présenté ses mesures pour un Paris “100% cyclable”, à commencer par la sécurisation des 15 voies de bus les plus fréquentées. L’ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo promet aussi une “coopérative” pour des locations abordables – notamment de “vélos cargos” – et la création d’une “vélo-école” dans chaque arrondissement.- Nouveau plan de circulation -Maud Gatel, venue représenter la candidate de LR et du MoDem Rachida Dati, a insisté sur “la qualité des aménagements” qui ont augmenté au détriment selon elle de la sécurité, en revoyant le plan de circulation.Rachida Dati veut “continuer à augmenter les kilomètres de pistes, en les portant à 1.800 km, avec un niveau de budget adapté pour réparer une voirie en mauvais état”, a critiqué l’élue du MoDem.La candidate de droite souhaite “enfouir le stationnement” des voitures pour “reconquérir de l’espace” au profit des vélos, des piétons et de la végétalisation. Mais sans réduire la place de la voiture, ce qui a agacé l’auditoire, réuni dans les locaux d’une fondation de la Cité universitaire.”On voit que certains sont gênés sur la réduction de la place de la voiture qui est pourtant essentielle pour faire une place au vélo”, a commenté Marion Soulet.Pour le candidat d’Horizons et Renaissance Pierre-Yves Bournazel, le haut-commissaire au Plan Clément Beaune a défendu la création d’une unité de police municipale spécialisée dans la lutte contre les infractions et le doublement du nombre de places de livraisons pour éviter qu’elles empiètent sur les pistes cyclables.Au nom du candidat “anti-pagaille”, il a aussi annoncé un plan “zéro nid de poule”, dont a été récemment été victime à vélo le présentateur de la matinale de RTL Thomas Sotto.   L’écologiste Emile Meunier, représentant la candidate Insoumise Sophia Chikirou, a également souligné la nécessité “d’actualiser le plan de circulation qui date de 2007”, et proposé la création d’un “service public du vélo”, avec la “reprise en régie municipale de Vélib'”.Les candidats ont chacun été appelés à s’engager sur les axes encore non pourvus ou à réaménager en priorité s’ils étaient élus en mars, citant pêle-mêle les boulevards des Italiens et Saint-Germain rive gauche, Magenta, Malesherbes ou encore l’avenue Ledru-Rollin rive droite.La candidate de Reconquête Sarah Knafo et celui du RN Thierry Mariani n’avaient pas été conviés.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Affaire Epstein: Jack Lang annonce sa démission de l’Institut du monde arabe

Pressé depuis plusieurs jours de quitter la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA), l’ancien ministre de la Culture Jack Lang a finalement présenté samedi sa démission, après l’ouverture d’une enquête financière visant ses liens avec Jeffrey Epstein.”Je propose de remettre ma démission lors d’un prochain conseil d’administration extraordinaire”, a écrit l’actuel président de l’IMA, dans une lettre adressée au ministre des Affaires étrangères, transmise à l’AFP. Jean-Noël Barrot, a immédiatement “pris acte” de cette décision, suivi par l’Elysée, et a précisé qu’il lançait la procédure de désignation de son successeur à la tête de l’IMA. “Je convoque un conseil d’administration sous sept jours qui désignera un ou une président(e) par intérim”, a-t-il ajouté.A 86 ans, le président de ce prestigieux institut culturel français passera donc la main avant la fin de son quatrième mandat, en raison de ses liens récemment révélés avec le financier et criminel sexuel Jeffrey Epstein.Initialement convoqué par le Quai d’Orsay dimanche, M. Lang ne s’y rendra pas, mais a avancé son retour à Paris depuis l’étranger à samedi soir, a précisé à l’AFP son entourage.La décision met fin à une semaine de tensions, provoquée par la publication fin janvier de millions de documents, nouveau volet des “Epstein files”. Accusé d’avoir entretenu des liens proches avec un homme déjà condamné pour sollicitation de prostituée mineure, l’ancien ministre de la Culture emblématique de François Mitterrand a d’abord résisté aux demandes de démission.Mercredi, il avait rejeté toute hypothèse d’un départ de l’IMA.Mais les pressions se sont accélérées, d’abord au sein de la classe politique puis jusqu’au sommet de l’Etat, quand l’Elysée et Matignon avaient exigé sa convocation auprès du ministère des Affaires étrangères.Jean-Noël Barrot avait déclaré se réserver “toutes les options” quant au mandat de M. Lang, qualifiant les premiers éléments de l’affaire d'”inédits et d’une extrême gravité”. – “Très triste” -La défense de l’ancien ministre n’a quant à elle pas beaucoup évolué. Après avoir assumé ses liens avec Jeffrey Epstein, puis plaidé la naïveté, il a réaffirmé son innocence samedi.”Les accusations portées à mon encontre sont inexactes et je le démontrerai”, a-t-il assuré dans le courrier au ministre des Affaires étrangères. “Je me réjouis que la justice se saisisse de ce dossier”, a-t-il aussi affirmé, évoquant l’enquête préliminaire ouverte vendredi par le parquet national financier (PNF) contre lui et sa fille Caroline Lang pour “blanchiment de fraude fiscale aggravée”, après des “faits révélés par Mediapart”. Sur la base des nouveaux éléments publiés par l’administration américaine, le média a fait état de liens financiers et d’intérêts économiques communs entre la famille Lang et le financier.D’après son avocat Laurent Merlet, interrogé samedi sur BFM TV, Jack Lang “est à la fois très triste de quitter une institution muséale qu’il aime beaucoup” mais également “extrêmement combatif et ne laissera pas les calomnies prendre le terrain”.D’après les messages exhumés, le nom de l’ancien ministre ressort 673 fois de la correspondance de l’ancien homme d’affaires américain décédé en prison en 2019.Les deux hommes ont notamment négocié en 2015 la vente entre eux d’un riad à Marrakech, et les messages ont continué les années suivantes. “Cher Jeffrey, (…) votre générosité est infinie”, aurait écrit Jack Lang en 2017. “Puis-je encore abuser ?”, avait-il aussi demandé, avant de solliciter le milliardaire pour qu’il le transporte en voiture à une fête organisée hors de Paris.La fille de l’ancien ministre, Caroline Lang, a quant à elle démissionné lundi de la tête d’un syndicat de producteurs de cinéma après les révélations sur une société “offshore” qu’elle a fondée en 2016 avec l’homme d’affaires américain.Au micro de BFM TV samedi, avant la démission du président de l’IMA, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a dénoncé “la complaisance du système politique et du système médiatique à l’égard de Jack Lang”. En 1977, Jack Lang avait fait partie des signataires d’une pétition défendant les relations sexuelles entre adultes et enfants, publiée dans Le Monde mais aussi dans Libération. Avoir signé cette pétition “était une connerie”, avait-il regretté en 2021.

Hangar néonazi ou salle de MMA ? Des militants antifascistes manifestent dans un village

“Pas de fachos dans les villages”: plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi à Combres-sous-les-Côtes dans la Meuse, près de Verdun, pour réclamer la fermeture d’un hangar considéré de longue date comme un lieu néonazi.Les participants ont parcouru environ 2,5 km à travers la campagne, derrière une banderole proclamant “Fermez-la! fermons tous les lieux nazis”, illustrée d’un dessin représentant un poing écrasant une croix gammée, ont constaté des journalistes de l’AFP.”Nous attendons de l’Etat qu’il prenne ses responsabilités et ferme ce local qui sert de QG à une idéologie raciste, masculiniste et suprémaciste”, a dit à l’AFP Julien Boillot, membre du collectif “Fermez-la!”.Ce dernier comprend de nombreuses organisations politiques (LFI, PCF, PS, les Ecologistes) et syndicales (FSU, CGT, Solidaires).La marche vers le petit village d’une centaine d’habitants s’est globalement déroulée de façon pacifique, à part quelques brefs heurts à la fin. Plusieurs dizaines de militants vêtus de noir et le visage masqué ont pris part au défilé, a constaté l’AFP, mais aucun débordement n’a eu lieu. – “Tout le monde a peur”Les gendarmes, déployés en nombre, ont maintenu les militants antifascistes à distance de la “Taverne de Thor”, un hangar agricole reconverti en salle de sport – pour des combats de MMA, notamment.Selon les organisateurs de la manifestation, il sert de lieu de réunion pour les membres d’un groupe néonazi présent dans plusieurs pays, les Hammerskins.”Pas de fachos dans les villages, pas de hangar pour les fachos”, ont scandé les protestataires depuis la route, à bonne distance.”Tous les républicains devraient être là aujourd’hui. Que ce lieu ne soit pas encore fermé, ça me révolte”, a dit à l’AFP le député LFI Christophe Bex, présent aux côtés de deux autres élus insoumis.”Malheureusement, de nos jours la tendance est bien souvent celle de regarder ailleurs, de minimiser, et de se raconter que +ces néonazis ne font de mal à personne+”, a déploré à la tribune l’un des organisateurs, qui a souhaité rester anonyme. Selon lui, “beaucoup de riverains et riveraines n’osent pas se positionner publiquement par crainte de représailles”.Interrogée par l’AFP, une habitante du village, Julia, 92 ans – qui n’a pas souhaité donner son nom de famille – a indiqué que “tout le monde a peur” dans le village quand des réunions ont lieu à la “Taverne de Thor”. – Seulement “une salle de sport” -Selon le collectif, la “Taverne de Thor” a d’abord été installée dans une zone industrielle de Toul (Meurthe-et-Moselle) où elle a été démantelée sur décision administrative en 2013.Elle a alors déménagé à Combres-sous-les-Côtes en 2015. Plus de 300 néonazis y ont participé en juin dernier à un tournoi de MMA (arts martiaux mixtes), avait dénoncé à l’époque le conseil départemental de la Meuse.Le propriétaire des lieux, Jérémy Flament, 43 ans, a déclaré au quotidien régional Le Républicain lorrain de samedi que l’association “la Taverne de Thor” n’existait plus. Son local n’est qu’une “salle de sport” dont les voisins n’ont jamais eu à se plaindre, selon lui.”Je n’ai plus rien à voir avec les Hammerskins (…)  Nos chemins se sont séparés”, a encore indiqué celui qui se définit comme “patriote”, ajoutant cependant: “je ne renie rien du tout”.En fin de parcours, quelques dizaines de protestataires ont tenté de s’approcher au plus près du hangar, en scandant “Pétain, reviens, t’as oublié tes chiens”, ou “la police protège les nazis”. Les gendarmes ont lancé quatre grenades lacrymogènes. Après quoi, la manifestation s’est achevée dans le calme.

Deux Français arrivent à Shanghai, ralliée à pied depuis la France

Un an et demi de voyage, 16 pays traversés: deux marcheurs français sont arrivés samedi en Chine, à Shanghai, destination finale de leur périple à pied entrepris en 2024 au départ de la France.Épuisés mais heureux, Loïc Voisot, 26 ans, et Benjamin Humblot, 27 ans, partis d’Annecy, dans les Alpes françaises, en septembre 2024, se sont embrassés en arrivant sur le boulevard touristique du Bund, à Shanghai, dans l’est de la Chine.”Nous avons pensé à ce moment presque tous les jours depuis plus d’un an maintenant, alors c’est un sentiment vraiment intense,” s’est exclamé en anglais Benjamin Humblot.”On a du mal à réaliser que c’est réel, qu’on est enfin arrivé”, a confié à l’AFP Loïc Voisot. “Tous les gens qu’on a rencontrés sur la route, c’était merveilleux… qui nous ont aidés, hébergés, donné à manger, ou juste souri, indiqué la route”, raconte-t-il.”On est fier surtout d’avoir osé faire ça (…), fier d’avoir osé essayer”, a-t-il témoigné.Loïc Voisot, consultant en changement climatique, et Benjamin Humblot, qui gérait des équipes informatiques avant le départ, avaient décidé de rallier à pied la ville portuaire chinoise pour réaliser leur rêve de “grande aventure”.Depuis la France, la Chine “est un des points les plus éloignés qu’on peut rejoindre à pied en prenant la direction de l’est, ça symbolise le bout du monde”, a expliqué à l’AFP Benjamin Humblot.Le duo, qui voulait visiter la Chine, ne voulait pas prendre l’avion pour s’y rendre, en raison de l’impact de ce mode de transport sur le changement climatique. “Nous sommes tous les deux conscients du changement climatique, et de la responsabilité des humains pour ce qui arrive”, souligné Loïc Voisot.Leur périple s’est achevé après 518 jours et quelque 12.850 kilomètres – environ 45 km par jour – parcourus à pied, à l’exception d’un tronçon en Russie effectué en car pour des raisons de sécurité et de logistique.Il a été financé pour environ la moitié par une cagnotte sur internet, et par des entreprises de la région d’Annecy pour le reste, ont-ils expliqué à l’AFP.- “Si tes rêves sont fous…” -Une cinquantaine de personnes s’étaient rassemblées au point de départ des 10 derniers kilomètres de l’odyssée des deux marcheurs, rejoints au bord du chemin par des journalistes, des Français vivant à Shanghai, et de nombreux Chinois qui avaient suivi leur progression dans le pays sur les réseaux sociaux.”Si tes rêves sont fous, avance simplement pas à pas : parfois tu n’y arriveras pas, mais parfois tu y arriveras”, a dit Loïc Voisot. Les deux Français se connaissent depuis l’âge de dix ans, et ont été à l’école et à l’université ensemble.Le nombre de leurs supporteurs n’a cessé d’augmenter au fil de leur périple.”C’est très impressionnant qu’ils aient eu cette idée et l’aient réalisée”, a dit Salome Gao, une Chinoise de 28 ans qui leur a demandé des autographes.Luo, une autre femme, âgée de 57 ans, a confié avoir elle-même marché deux heures pour rejoindre les deux Français sur les derniers kilomètres de leur périple.Les deux hommes ont cependant confié que ce voyage n’avait pas été toujours facile.”Il y a eu des hivers très rigoureux, nous devions traverser le désert en Ouzbékistan”, a souligné Loïc Voisot.Mais ils ont ajouté ne pas exclure de poursuivre l’aventure.”Nous avons atteint l’océan, et nous nous disions – pourquoi ne pas prendre un bateau pour continuer vers l’est et les Etats-Unis?”, a dit Benjamin Humblot. Dans ce cas, ils devraient traverser le continent américain, puis monter à nouveau dans un bateau à destination du nord de la France, et marcher encore jusqu’à Annecy, pour boucler la boucle.Pour le court terme, les projets sont plus simples, dit Loïc Voisot : “Dormir beaucoup !”

La brigade fluviale cartographie les épaves de voitures pour élucider des cold cases

Trois plongeurs de la brigade fluviale s’immergent dans la Seine, munis d’un drone sous-marin qui retransmet leur progression sur un écran à la surface. Leur objectif: procéder à la reconnaissance de trois épaves de voitures détectées plusieurs mois auparavant.Lancé il y a six mois, le projet de Localisation des épaves, traitement hydrographique et enquête (LETHE) de la gendarmerie vise à cartographier l’ensemble des cours et plans d’eau de l’Hexagone pour y déceler des carcasses de véhicules et d’éventuels cadavres restés coincés dans l’habitacle.Le but de cette modélisation à grande échelle est de retrouver des personnes disparues et d’aider à la résolution de crimes non élucidés (cold cases).”L’élément déclencheur a été la découverte (en octobre 2023, NDLR) d’ossements dans la Seille, une petite rivière en Bourgogne, lors de la fouille d’une voiture immergée”, explique l’adjudant-chef Yohan Gérard, commandant de la brigade fluviale de Conflans-Saint-Honorine (Yvelines) et coordinateur du projet. Après analyse, les gendarmes ont réalisé qu’il s’agissait du corps d’un homme, resté sous l’eau pendant 40 ans.”Un autre constat est le fait qu’on ait connaissance de plusieurs centaines d’épaves de voitures dans le cadre d’affaires dites courantes sans qu’elles soient recensées”, ajoute Yohan Gérard.Réparties sur l’ensemble du territoire national, les unités fluviales comptent au total une centaine de plongeurs, qui interviennent dans leur zone de compétence.”Seuls les plongeurs sont capables d’aller sur la scène, d’où le besoin de la numériser pour en rendre compte” aux autorités judiciaires, explique Yohan Gérard.- “Aspirateurs subaquatiques” – Pour constituer cette mémoire cartographique, les techniciens de l’investigation sous-marine suivent un parcours bien jalonné.Première étape: la prospection grâce aux échos d’un sonar qui permet de localiser les véhicules immergés.Vient ensuite la phase de reconnaissance et de constatations durant laquelle les plongeurs cherchent à identifier la marque, le modèle ou encore l’état de la voiture.La fouille de l’habitacle est la partie la plus chronophage car elle “implique de retirer les tonnes de vase qui se sont accumulées au fil des années à l’intérieur de la voiture”, explique Yohan Gérard.”On utilise des techniques archéologiques avec des aspirateurs subaquatiques et différents outils pour essayer, de la façon la plus minutieuse possible, de retirer la vase et s’assurer qu’il n’y ait pas de restes humains”, détaille l’adjudant-chef.Le repêchage est quant à lui optionnel car très coûteux. Dans la plupart des cas, la voiture reste sous l’eau.En plus du drone et d’un lourd équipement pouvant peser jusqu’à 30 kg, les plongeurs disposent d’un appareil photo pour réaliser des clichés du véhicule.Si des ossements sont découverts, les gendarmes ont alors recours à la photogrammétrie, une technique de prises de vue multiples sous différents angles qui permet de réaliser des reconstitutions en 3D.Le projet LETHE est mené en partenariat avec le Pôle des crimes sériels et non élucidés du tribunal de Nanterre et avec l’appui de la division des affaires non élucidées (DIANE) de l’Unité nationale de police judiciaire de la gendarmerie.Depuis le début de cette initiative, trois corps ont déjà été découverts, a indiqué Yohan Gérard, qui n’a pas souhaité communiquer davantage de détails, s’agissant d’enquêtes en cours.

Au Muséum d’Histoire naturelle, fossiles et squelettes déménagent

Des invertébrés, des rongeurs ou encore des papillons: au sein de la Galerie de Paléontologie et d’Anatomie comparée du Muséum national d’Histoire naturelle, les équipes s’affairent pour déménager des centaines de spécimens en prévisions de travaux.Dans quelques jours, la GPAC, joyau de l’Art nouveau inaugurée en 1898 à Paris et déjà fermée au public depuis la mi-janvier, sera totalement inaccessible pendant 18 mois.A l’été 2027, la mise aux normes de cette emblématique galerie du Muséum sera terminée. La nouvelle GPAC sera rigoureusement identique à l’ancienne – notamment avec ces fameuses allées serrées – hormis un nouvel accès pour les personnes à mobilité réduite.En attendant, c’est une ruche studieuse à l’oeuvre sur les différents niveaux du site au milieu des vitrines, des fossiles, des squelettes et des bocaux de formol, afin de préparer le terrain aux échafaudages. – Restauration -En bas, c’est un squelette de cochon d’Inde mal en point pour qui la fermeture tombe à pic: le fait de le déplacer a révélé la fragilité de sa structure. Penchés sur le petit squelette, le préparateur ostéologique Guillaume Gérard et la régisseuse des collections Cécile Colin-Fromont établissent le diagnostic: sa tête s’est décrochée, une patte également, et plusieurs côtes manquent à l’appel. Il va devoir bénéficier d’une restauration.”C’est un spécimen qui vient du Pérou, il date de la moitié du 19e siècle”, confie la chercheuse. “En route !”, lance son collègue Alexander Nasole, chargé des projets muséographiques, en emmenant sur un chariot la fragile petite structure vers les coulisses.En plus des restaurations opérées en interne, “12 spécimens seront envoyés en restauration à l’extérieur du Muséum, auprès de restaurateurs spécialistes de +naturalia+, les objets d’histoire naturelle”, explique à l’AFP Christine Lefèvre, directrice des collections naturalistes du MNHN.Comme ce petit cochon d’Inde, peu des 5.600 spécimens de la galerie ont été déplacés depuis l’inauguration de ce lieu emblématique.Dans la galerie d’anatomie comparée, au rez-de-chaussée, “la plupart des spécimens étaient déjà là soit à l’époque des galeries Cuvier (ouvertes en 1806), soit préparés pour cette galerie (1898)”, explique Christine Lefèvre.Au 1er niveau, en paléontologie, “il y a eu davantage de mouvements car l’arrivée de nouveaux spécimens de grande taille a nécessité de réaménager l’espace”, poursuit-elle en regardant les fossiles de dinosaures.Au niveau des invertébrés, Marie-Béatrice Forel, responsable scientifique de la paléontologie, et deux agentes techniques des collections s’attellent à une tâche bien spécifique: elles regardent “la liste des spécimens que les scientifiques du Muséum veulent sortir pour les étudier”. Il y en a 80 à mettre à leur disposition, listés “pour des projets scientifiques, ou pour des projets d’ouvrages qui sont déjà lancés et qui doivent continuer”.Ceux qui auront oublié de faire leur demande à temps auront “éventuellement la possibilité d’être redirigés vers des spécimens dans les réserves de collection”, disent-elles.Ainsi donc, pendant les travaux, les recherches continuent.- Vibrations -En tout, 622 spécimens seront déplacés au centre des salles, près des grandes structures – dont le fameux rorqual – indémontables et indéplaçables. Les travaux porteront principalement sur le pourtour (fenêtres, portes…).L’équipe s’attelle à minimiser les “risques de vibrations qui vont intervenir”, explique Christine Lefèvre.”On fait très attention aussi aux spécimens accrochés sur les grands panneaux en bois, tels les crânes d’éléphants. Certains sont fragiles et il faut les descendre”. Ce sera chose faite après plusieurs heures d’effort.Non loin, des techniciens procèdent au calage du squelette d’un éléphanteau, afin de minimiser les vibrations.Délicatement, ils lui soulèvent les pattes, pour glisser dessous une plaque rigide plutôt qu’une mousse, afin d’éviter que les os ne s’enfoncent et que la structure d’ensemble ne se déforme.Après les travaux, les salles seront mieux isolées des variations de températures extérieures.En hiver, il y fait trop froid, et en été, trop chaud. Or “les squelettes de mammifères marins par exemple sont très gras. Quand il fait très chaud, ils continuent à suinter des extrémités articulaires”, rappelle Christine Lefèvre.C’est la magie de ce lieu plus de 100 ans après son ouverture: ses spécimens “bougent” encore.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Affaire Epstein: Macron ciblé par une opération de désinformation liée à la Russie

Une opération de désinformation en ligne visant à faire croire à une implication d’Emmanuel Macron dans l’affaire Epstein a été détectée par la France, qui l’attribue à un réseau russe déjà responsable de plusieurs dizaines d’attaques informationnelles.L’opération a été détectée par les autorités mercredi sur la plateforme X. Une vidéo y a été postée, prétendant que “des journalistes auraient découvert un échange compromettant” mettant en cause le président Macron parmi les documents rendus publics dans le cadre de l’affaire Epstein, a détaillé Viginum dans une note diffusée vendredi soir.Le 30 janvier la justice américaine a publié des millions de documents du dossier Epstein, financier et criminel sexuel américain dont les liens avec de nombreuses personnalités dans le monde les éclaboussent aujourd’hui.Une recherche effectuée sur la base de données “Epstein Library”, consultable sur le site du ministère américain de la Justice, montre que les documents cités n’y figurent pas.Vu le “type de contenu” et la “chaîne de diffusion employée” Viginum a indiqué imputer “avec une confiance très élevée” cette opération au “mode opératoire informationnel russe Storm-1516”, avec le “soutien technique de CopyCop”.Storm-1516, accusés d’être derrière de nombreuses opérations de désinformation visant la France et des pays occidentaux, est lié à “l’unité 29155 du service de renseignement militaire russe (GRU), avec l’appui du think tank moscovite Centre d’expertise géopolitique”, rappelle la note. CopyCop, réseau de sites internet factices, lié à un ancien policier américain, John Mark Dougan, exilé en Russie depuis 2016, relaie notamment des faux contenus fabriqués par Storm-1516.Outre la fausse vidéo postée sur X, l’opération a aussi consisté à poster un faux article diffusé sur un faux site internet “usurpant l’identité de France Soir”, avait indiqué plus tôt vendredi à l’AFP une source gouvernementale, confirmant une information de BFMTV.L’identité d’un journaliste du Parisien, présenté comme l’auteur de l’article, a elle aussi été usurpée.Le média France Soir avait publié dès mercredi soir un démenti sur les réseaux sociaux. Le journaliste du Parisien a lui indiqué avoir déposé plainte.- Audience limitée – Le premier compte ayant diffusé la fausse information est un “relais historique et fréquent” des opérations informationnelles de Storm-1516 en France, selon Viginum. Le contenu a ensuite été relayé par un “groupe de comptes connus de Viginum et très probablement rémunérés” par les personnes derrière Storm-1516, précise le service. Néanmoins, ces publications ont “cumulé environ 1,1 million de vues sur X” pour l’heure. Une “audience en-deçà des précédentes opérations” de Storm-1516, ajoute Viginum.Comme lors de chaque opération Storm-1516, le faux site web a rapidement été désactivé et n’était plus consultable deux jours après sa mise en ligne. Après la publication des Epstein files, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont le pays est selon les experts et autorités la cible centrale des campagnes Storm-1516, a aussi fait l’objet de fausses publications.Selon les derniers chiffres communiqués par Viginum en mai 2025, Storm-1516 serait à l’origine d’au moins 77 opérations informationnelles visant des pays occidentaux, dont la France, entre son émergence fin 2023 et mars 2025.L’objectif de Storm-1516 “semble être avant tout de décrédibiliser le gouvernement ukrainien, probablement dans l’espoir d’entraîner la suspension de l’aide occidentale à l’Ukraine” détaillait alors Viginum dans son rapport.Pour l’organisme, ce réseau représente une “menace importante pour le débat public numérique français et européen”.Storm-1516 est notamment mis en cause pour son action dans le cadre de l’élection présidentielle américaine de 2024, des élections fédérales allemandes et des législatives moldaves de 2025.En France, où se tiendront mi-mars les élections municipales, avant la présidentielle en 2027, des dizaines de faux sites d’informations locaux apparus en ligne fin 2025 et publiant contenus anxiogènes et clivants, mêlant vrai et faux, lui ont été attribués. 

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Grenoble: six blessés légers par un engin explosif, les agresseurs se sont filmés

Six personnes, dont un enfant de 5 ans, ont été légèrement blessées vendredi par un engin explosif lancé en plein jour dans un institut de beauté à Grenoble par des inconnus masqués, qui ont filmé et posté la scène sur les réseaux sociaux.Les faits se sont déroulés peu avant 15H00 dans le salon “BK Maison Beauté”, une petite boutique située près des grands boulevards qui traversent le centre-ville de Grenoble, au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitations de sept ou huit étages. Six personnes, dont un enfant de 5 ans, ont été légèrement blessés mais leur état n’a pas nécessité d’hospitalisation et les pompiers les ont soignées sur place, selon la préfecture.Une vidéo postée sur X montre un homme tout habillé en noir et masqué, dégoupillant un engin avant de le lancer à l’intérieur alors qu’une femme tente de refermer la porte en verre pour l’en empêcher. L’agresseur prend ensuite la fuite en courant.Le souffle a brisé la vitrine du commerce mais ne semble pas avoir fait de dégâts au-delà. La police, arrivée sur place, a bloqué la contre-allée avec des rubalises pour permettre aux enquêteurs scientifiques de faire des relevés, a constaté l’AFP. “Ce n’est pas un engin destiné à tuer compte tenu du fait qu’il n’y avait pas de charge explosive importante et pas d’éléments métalliques projetant”, a estimé le procureur de Grenoble Etienne Manteaux, qui s’est rendu sur les lieux. Il s’agit selon lui d’une “action d’intimidation” qui démontre “une escalade dans la désinhibition des délinquants”. La vidéo, semble-t-il filmée par un complice de l’auteur avant qu’ils ne prennent tous deux la fuite en courant, a été postée sur X.”C’étaient des personnes déterminées à agir quel que soit le nombre de personnes présentes”, a également commenté le procureur. “Ce n’est pas une grenade quadrillée militaire, c’est plutôt un engin explosif qui fait du souffle”, mais “parce que c’est fait en plein jour, que c’est filmé”, cela “démontre une désinhibition, une appropriation de l’espace public qui est particulièrement inquiétante”, a-t-il insisté.”Tout ça paraît vraiment invraisemblable donc soyez persuadés de la détermination des services d’enquête et de la justice pour élucider ces faits”, a-t-il ajouté.- Point de deal -L’institut de beauté se trouve à proximité du quartier Hoche, connu pour son important point de deal, et où des violences et des règlements de comptes se sont produits ces dernières années, à l’instar d’autres quartiers périphériques de Grenoble en proie au narcotrafic. Le salon de beauté visé n’était cependant pas connu pour poser des problèmes, a indiqué le procureur, ce qu’a confirmé un voisin se présentant sous le seul prénom de Alain. “Ce sont des filles très bien, ma fille va se faire coiffer chez eux puisque j’habite au 2e”, a-t-il témoigné, dénonçant toutefois un “climat d’insécurité” à Grenoble. Quant à l’explosion elle-même, “on a entendu un boum monstrueux et je suis descendu en vitesse. On a vu les gens crier, en sang et paniqués”, a-t-il indiqué.Il y a un an, le 12 février 2025, une attaque à la grenade avait fait quinze blessés, dont six graves, dans un bar associatif d’un quartier périphérique du sud de Grenoble en proie au trafic de stupéfiants. Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, avait dénoncé “une opération criminelle inédite, puisqu’on a utilisé une technique de guerre (avec) une grenade très spécifique”. Un mineur de 17 ans, soupçonné de l’avoir lancée, avait été mis en examen une dizaine de jours plus tard.