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Images dénudées de Grok: la Haute commissaire à l’Enfance française a saisi la commissaire européenne

La Haute commissaire à l’Enfance française, Sarah El Haïry, a saisi la commissaire européenne à la souveraineté numérique sur la fonctionnalité de Grok permettant de générer de fausses images de personnes dénudées, qui tombe sous le coup de réglementations européennes, a-t-elle indiqué au Parisien.”J’ai saisi la justice française, ainsi que l’Arcom (le régulateur de l’audiovisuel) et (la plateforme de signalement des contenus illégaux sur internet) Pharos, parce qu’il y a des contenus à faire retirer immédiatement. Surtout, j’ai saisi la commissaire européenne à la souveraineté numérique parce que ça tombe sous le coup du règlement européen sur les services numériques (Digital Services Act) et du règlement sur les marchés numériques (DMA), aussi bien dans le cas de Crans-Montana mais aussi sur le fait de dénuder des enfants et de faire des images pédocriminelles”, a-t-elle déclaré dans une interview publiée mardi. Et d’insister auprès du quotidien: “Ça tombe sous le coup de la loi! On a l’impression que c’est tellement puissant qu’on ne peut pas l’interdire, c’est faux. Une IA qui déshabille des enfants n’a rien d’un jeu: c’est hors la loi”.Un mouvement d’indignation internationale grandit autour de l’assistant IA du réseau social X qui permet de dénuder des personnes réelles à partir de photos ou vidéos. L’Indonésie et la Malaisie ont suspendu l’accès à Grok ce week-end, et Londres a durci le ton lundi contre le réseau social d’Elon Musk, avec l’ouverture d’une enquête sur les images à caractère sexuel issues de Grok.Sous le feu des critiques, Grok a désactivé vendredi sa fonctionnalité de création d’images pour les utilisateurs non payants.”Un premier pas”, a jugé le ministre français Roland Lescure, chargé de la souveraineté numérique, mais une décision “insuffisante et hypocrite”, selon la ministre déléguée au Numérique Anne Le Hénanff.”Ce ne doit être possible pour personne, en payant ou non”, a lancé la Haute commissaire à l’Enfance dans Le Parisien.La régulation des géants de la tech est l’objet de tensions croissantes entre Donald Trump et l’Europe, tout particulièrement l’Union européenne, accusée de brimer le développement des entreprises américaines.Bruxelles, qui a annoncé jeudi avoir imposé à X une mesure conservatoire à la suite du scandale Grok, avait infligé début décembre 2025 une amende de 120 millions d’euros au réseau, malgré les menaces récurrentes du président étasunien.

A l’Assemblée, le retour périlleux du budget… en attendant le 49.3 ?

Faute d’accord trouvé en fin d’année, le projet de budget de l’Etat revient mardi dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, sans majorité en vue et avec, en toile de fond, un recours au 49.3 qui paraît de plus en plus difficile à éviter.Un moment décisif pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, de nouveau sous la menace d’être censuré, et qui joue sa crédibilité.”Rien n’est exclu”, a répété mardi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur TF1 à propos du recours au 49.3 ou même aux ordonnances, ces textes édictés par le gouvernement sans l’aval du Parlement. “Mais personne ne pourra faire l’économie du compromis, quelle que soit la procédure législative que vous utilisez, vous devez vous mettre d’accord sur le fond du budget”, a-t-elle insisté.La loi spéciale, votée dans l’urgence fin décembre, a assuré la continuité des actions de l’Etat et des administrations, mais ne permet que de pallier temporairement l’absence de véritable texte budgétaire. Dans une séquence budgétaire à rallonge, le gouvernement veut aller vite, il assure même qu’il y aura un budget “fin janvier”. Son objectif: ramener le déficit sous la barre des 5% en 2026, contre 5,4% en 2025.En fin d’après-midi mardi, les députés entameront donc une nouvelle lecture du projet de loi de Finances, en présence du Premier ministre.Les députés, qui avaient rejeté à la quasi-unanimité le texte en première lecture, repartiront de la version du Sénat et commenceront par examiner en priorité les articles relatifs aux collectivités.Les économies à demander aux collectivités territoriales, largement réduites par le Sénat par rapport à la proposition initiale du gouvernement, “font partie des quelques points bloquants”, selon Mme Bregeon. Autre point bloquant, les mesures fiscales, au cœur des tensions entre la droite et les socialistes. Celles-ci seront de facto débattues plus tard, comme la surtaxe sur les bénéfices des entreprises que les socialistes veulent porter à huit milliards d’euros.”A J-1 de l’examen, nous sommes encore loin d’un compromis. La droite républicaine reste accrochée à ses positions”, soulignait lundi à l’AFP la négociatrice PS Estelle Mercier, à l’issue d’une réunion organisée par Bercy entre forces politiques, de LR aux socialistes, pour trouver des “convergences”.- Fébrilité -L’exécutif continue d’afficher sa volonté d’aboutir à un accord pour faire voter le budget, alors même qu’un tel scénario semble impossible, les écologistes et les communistes ayant martelé leur opposition. Ainsi le recours à l’article 49.3 de la Constitution semble quasi inéluctable pour doter la France d’un budget.Plusieurs responsables, à l’image de l’ancien président socialiste François Hollande ou de l’ex‑Premier ministre LR Michel Barnier, pressent le gouvernement d’abréger les débats en recourant rapidement à cet outil qui lui permet de faire adopter un texte sans vote mais l’expose à une motion de censure.Pour Sébastien Lecornu, c’est en effet prendre le risque d’être renversé. Mais aussi de se dédire puisqu’il s’était engagé à ne pas utiliser ce 49.3 en échange de la clémence des socialistes.”Les étapes qui viennent seront importantes sur sa popularité, sur l’image qu’il renvoie”, affirme à l’AFP une ministre.Signe de fébrilité ? L’exécutif a agité vendredi la menace d’une nouvelle dissolution en cas de censure du gouvernement, faisant savoir qu’il se préparait à des législatives anticipées en même temps que les municipales en mars.Sebastien Lecornu a peu à craindre de deux motions de censure du Rassemblement national et de La France insoumise, sur la question de l’accord de libre-échange Mercosur, depuis que les socialistes ont affiché leur intention de ne pas voter ces motions qui devraient être examinées mercredi.- Faire trainer -L’inquiétude est autre sur le budget. Le rejet du texte la semaine dernière en commission a encore renforcé les interrogations.Faut‑il laisser les débats se dérouler ou écourter sans tarder ? L’exécutif semble, pour l’heure, privilégier la première option.Selon une ministre, le gouvernement choisira son moment pour actionner le 49.3 en fonction du “climat” ambiant, alors que la colère agricole persiste et que de nouveaux tracteurs sont attendus mardi matin à Paris.Sébastien Lecornu “veut traîner le plus longtemps possible”, confie à l’AFP l’un de ses proches. Recourir au 49.3 serait un “échec” pour lui, et “s’il l’utilise, c’est qu’il est allé jusqu’au bout ”.Un jeu délicat s’est instauré entre Sébastien Lecornu et le premier secrétaire du PS Olivier Faure qui a de nouveau refusé dimanche d’appeler explicitement à son utilisation.Pour les socialistes, la question centrale demeure la version du texte que l’exécutif mettra sur la table, pour appuyer ou non sur le bouton censure.

Les tracteurs de retour à Paris pour exprimer la colère agricole

Environ 350 tracteurs sont entrés dans Paris pour une nouvelle journée de mobilisation agricole, cette fois-ci aux couleurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, afin d’exiger des “actes concrets et immédiats” du gouvernement qui peine à faire face à la colère agricole.Peu après 8H00, quelque 250 tracteurs tracteurs étaient arrivés au Quai d’Orsay, non loin de l’Assemblée nationale, sur les 350 recensés par les forces de l’ordre comme participant à la mobilisation, selon un point de la préfecture de police.Ces tracteurs arrivent du Nord, de l’Eure-et-Loir, du Loiret et des départements de la grande couronne parisienne et sont escortés par la police, jusqu’au quai d’Orsay où se trouve leur point de rassemblement.A 7H30, une file ininterrompue de tracteurs s’étirait depuis l’Assemblée nationale, devant laquelle a été déployée une banderole “La révolte paysanne reprend”, a constaté une journaliste de l’AFP.Un premier convoi d’une quinzaine de tracteurs arborant des drapeaux de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs et issus des Yvelines était entré dans Paris peu avant 06H00. Vite rejoints par des dizaines d’autres véhicules, ils ont remonté l’avenue Foch et les Champs-Elysées en klaxonnant abondamment, escortés par des camions de CRS.”Pas de pays sans paysan”, “pas de paysan => pas d’alimentation”, indiquait un panneau accroché à l’un des tracteurs. Certains agriculteurs, équipés de remorques, ont même prévu matelas et duvets pour prolonger la journée de mobilisation.”Si on veut garder la souveraineté alimentaire, qu’on nous laisse exercer notre métier”, dit à l’AFP Fabrice Moulin, 52 ans, qui cultive des céréales dans l’Eure, à proximité des Yvelines. “On n’est pas pour l’anarchie mais trop de règles tue les règles. Aujourd’hui, on ne vit plus de notre activité”, ajoute-t-il, évoquant le chapelet de mauvaises nouvelles pour l’agriculture : crise sanitaire liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), l’accroissement du coût des engrais, l’accord UE-Mercosur en passe d’être signé. Pour Baptiste Zado, qui exploite une ferme en polyculture et élevage avec son père dans les Yvelines, en région parisienne, “on a besoin qu’on nous sécurise le marché français. L’élevage français doit passer avant l’élevage brésilien”. “On ne peut plus se serrer la ceinture”, affirme ce membre des Jeunes Agriculteurs.L’action a lieu à l’initiative de la FRSEA Grand bassin parisien, une entité englobant l’Ile-de-France et des départements de régions voisines, qui réclame des actes pour défendre la souveraineté alimentaire. Des actions coup de poing ont déjà eu lieu de la part de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne.A l’autre bout de la France, le barrage agricole sur l’A64 près de Toulouse était lui en cours de démantèlement par les forces de l’ordre mardi, un mois après avoir été érigé, a-t-on appris de sources concordantes. “Nous sommes encerclés par les gendarmes”, a déclaré par téléphone à l’AFP Jérôme Bayle, porte-voix des “Ultras de l’A64” qui tiennent ce barrage depuis le 12 décembre. Les journalistes sont maintenus à l’écart.- “Colère légitime” -À quelques jours de la signature de l’accord UE-Mercosur, samedi au Paraguay, les agriculteurs ont multiplié leurs opérations de protestation, comme au Havre, premier port français de commerce, où des filtrages ont été mis en place, sans bloquer l’activité, toutefois: depuis ce weekend, des agriculteurs “contrôlent” les camions frigorifiques et vérifient la provenance des produits.Ils ont découvert “des produits qui n’ont pas les mêmes normes de production” que les nôtres, avait déploré auprès de l’AFP Justin Lemaître, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs en Seine-Maritime, réclamant “que l’importation respecte nos standards de production”.Pour les détracteurs du traité commercial avec les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), cet accord va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.Les ports de Bayonne, La Rochelle, ont également été le théâtre de blocages de la part de divers syndicats agricoles, lesquels ont mobilisé devant les préfectures ou sur les routes à Metz, Pau, Périgueux, Poitiers, Dax et Limoges.Cette nouvelle mobilisation, débutée en décembre dans le Doubs puis en Ariège en opposition à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine, s’était musclée la semaine dernière avec l’entrée de tracteurs dans Paris.”La colère des agriculteurs est profonde et leurs revendications sont légitimes, et nous les entendons au plus haut niveau du gouvernement”, a répondu lundi matin sur BFMTV la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, après avoir annoncé vendredi des mesures en faveur des céréaliers, des viticulteurs ou encore des éleveurs, sans calmer la mobilisation.bur-ngu-sb-meh-sm/ak/apz/

Les réseaux sociaux nuisent gravement à la santé des ados, alerte l’Anses

L’usage des réseaux sociaux nuit à la santé mentale des adolescents, en particulier celle des filles, estime l’agence française de sécurité sanitaire, au moment où plusieurs textes visant à les interdire pour les moins de 15 ans sont en préparation. S’ils ne sont pas la cause unique de la dégradation de la santé mentale des ados, les effets négatifs des réseaux sociaux, tout récemment proscrits pour les moins de 16 ans en Australie, sont “nombreux” et “documentés”, affirme l’Anses dans un avis publié mardi, fruit de cinq ans de travaux d’un comité d’experts pluridisciplinaire.Comme l’avait préconisé en septembre la commission d’enquête parlementaire sur TikTok, l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans fait actuellement l’objet de deux textes de loi: l’un initié par le président Emmanuel Macron, l’autre par le groupe Renaissance de Gabriel Attal et d’autres au Sénat. L’Anses préconise d'”agir à la source” pour que les mineurs n’accèdent qu’à des “réseaux sociaux conçus et paramétrés pour protéger leur santé”.Cela implique que les plateformes modifient algorithmes de personnalisation de contenu, techniques d’interfaces persuasives et paramétrages par défaut, souligne l’agence, dont les travaux éclairent les décisions publiques.”Cette étude donne des arguments scientifiques au débat sur les réseaux sociaux des dernières années: elle est basée sur 1.000 études qui ont été décortiquées” et documentent “les effets sur la santé”, a affirmé Olivia Roth-Delgado, coordinatrice de l’expertise, lors d’une conférence de presse.L’enjeu est de créer un cadre de gouvernance “à la hauteur des enjeux”, a martelé Olivier Merckel, chef de l’unité Evaluation des risques liés aux agents physiques, soulignant qu’instaurer “des mesures réglementaires et des actions de contrôle robustes” pour protéger la santé des mineurs “incombe aux plateformes”.Celles-ci doivent déployer “des systèmes fiables de vérification de l’âge et de recueil du consentement parental” afin de respecter la réglementation européenne sur les services numériques (DSA) et le règlement général sur la protection des données (RGPD). Ce dernier prévoit une inscription possible à partir de 13 ans, avec une validation parentale entre 13 et 15 ans.- “Les filles plus impactées” -Pour l’agence sanitaire, les “systèmes de captation de l’attention” des plateformes “exploitent des vulnérabilités propres” aux adolescents (tendance à prendre des risques, à la comparaison sociale, importance du jugement des pairs) alors qu’ils n’ont pas les “capacités de régulation émotionnelle et comportementale” des adultes.Les réseaux sociaux consultés via un smartphone, sur lequel la moitié des 12-17 ans passent deux à cinq heures par jour, sont une “caisse de résonance inédite” qui renforce les stéréotypes, met en avant des comportements à risque et favorise le cyberharcèlement.Ceci découle d’un modèle économique “maximisant le temps d’utilisation” à des fins lucratives et de “stratégies de captation de l’attention” (défilement infini des contenus, contenus ultra personnalisés…) incitant les adolescents à rester sur les réseaux sociaux au détriment de leur sommeil. Cela induit somnolence, irritabilité, tristesse et “favorise des symptômes dépressifs”, rappelle l’Anses.En outre, les contenus véhiculent des “idéaux normatifs” inatteignables, intériorisés par les filles, via des images retouchées, pouvant “engendrer une dévalorisation de soi”, “terrain fertile” pour les symptômes dépressifs et les troubles alimentaires.Les algorithmes de personnalisation des contenus exposent certains mineurs à des publications incitant au suicide, à l’automutilation ou à des comportements à risques (défis dangereux, consommation de drogues, alcool, tabac, cannabis…) et aux cyberviolences (insultes, rumeurs, exclusion, chantage, images intimes diffusées sans consentement), amplifiées par l’anonymat et la facilité de diffusion des menaces. Plus utilisatrices des réseaux sociaux que les garçons, davantage objets de “pression sociale liée aux stéréotypes de genre” et plus cyberharcelées, les filles sont “plus impactées”, constate l’Anses, à l’instar des personnes LGBTQI et des jeunes ayant déjà des troubles psychiatriques.Pour l’agence, les contenus délétères pour la santé (violents, pornographiques, haineux, harcèlement, conduites à risques, jeux d’argent, régimes alimentaires extrêmes…) doivent être interdits. Il y a urgence, alors que l’IA redouble le danger: “Perte de pensée critique, génération de stéréotypes ou contenus dangereux…”.

Ouverture du procès en appel du RN, Le Pen joue son avenir présidentiel

Le procès en appel de Marine Le Pen, du Rassemblement national et de onze autres prévenus s’ouvre mardi à Paris: la cheffe de file de l’extrême droite française joue son éligibilité pour l’élection présidentielle de 2027 et, plus généralement, son avenir politique.L’audience, présidée par Michèle Agi, doit débuter à 13H30. Le procès doit se tenir théoriquement jusqu’au 11 février dans le palais de justice historique au cœur de la capitale, avant une décision attendue à l’été.La triple candidate malheureuse à l’Elysée a été condamnée pour détournement de fonds publics le 31 mars 2025 par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100.000 euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, c’est-à-dire immédiate, qui l’empêche à date de concourir à la présidentielle – ou, en cas de dissolution, à sa propre succession dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais.Les juges de première instance l’ont reconnue coupable d’avoir mis en place un “système” entre 2004 et 2016 de captation des enveloppes versées par le Parlement européen aux eurodéputés, destinées à rémunérer leurs assistants dans le cadre de leurs fonctions à Bruxelles et Strasbourg.Pour l’accusation – qui sera représentée devant la cour d’appel par Thierry Ramonatxo et Stéphane Madoz-Blanchet – et le Parlement européen, partie civile, lesdits assistants travaillaient en réalité pour le seul parti Front national (FN, devenu RN) ou leurs dirigeants.Le tribunal correctionnel a établi le préjudice à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros déjà remboursé par une partie des prévenus – ils étaient 25 en première instance, douze ont renoncé à faire appel malgré leur condamnation, dont la propre sœur de Marine Le Pen, Yann Le Pen.Le maire de Perpignan, Louis Aliot, le député RN Julien Odoul, l’eurodéputé Nicolas Bay ou Bruno Gollnisch seront en revanche à nouveau sur le banc des prévenus.- Bardella “meilleur président” -“J’espère pouvoir convaincre les magistrats de mon innocence”, a rappelé Marine Le Pen lundi en marge des vœux à la presse de Jordan Bardella, estimant qu’il n’y avait qu'”un seul axe de défense: dire la vérité, c’est la stratégie qui est la mienne, comme je l’ai fait en première instance, en espérant être mieux entendue”.Mais, assistée de son conseil historique, Me Rodolphe Bosselut, et d’une nouvelle avocate, Me Sandra Chirac-Kollarik, la patronne du groupe RN à l’Assemblée pourrait davantage insister sur sa “non-intentionnalité” de commettre les faits qui lui sont reprochés plutôt qu’une dénégation en bloc, parfois perçue comme une “défense de rupture”, telle que plaidée en première instance, selon plusieurs de ses proches.Si Marine Le Pen n’a pas abandonné l’espoir d’être relaxée, une déclaration de culpabilité n’obérerait pas sa possibilité de concourir à la présidentielle de 2027 mais à une double condition: qu’une éventuelle peine d’inéligibilité soit inférieure à deux ans et que les magistrats renoncent à la condamner au port d’un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener une campagne.Elle a quoi qu’il en soit indiqué que la seule décision de la cour d’appel déterminera son avenir, sans attendre une éventuelle décision de la Cour de cassation – bien que cette dernière entende se prononcer, si elle devait être saisie, avant l’échéance présidentielle.Neuf mois après sa condamnation, Marine Le Pen a déjà vu son image se dégrader dans l’opinion, l’idée d’une candidature de substitution de Jordan Bardella à l’Elysée s’étant peu à peu imposée comme la plus probable.Dans une étude Verian pour Le Monde et L’Hémicycle parue dimanche, 49% des Français estiment que, des deux leaders d’extrême droite, c’est le président du RN qui a “le plus de chances de remporter la présidentielle”, contre 16% pour la fille de Jean-Marie Le Pen. De même que M. Bardella ferait “un meilleur président de la République” que sa mentor pour 30% des personnes interrogées, alors que 22% pensent le contraire.Qu’importe: cet automne, Marine Le Pen avait pris la peine de rappeler qu’il était “sûr et certain” qu’elle brigue à nouveau l’Elysée “si elle peut être candidate”. Tout en reconnaissant que, à défaut, “Jordan Bardella peut gagner à (sa) place”.

La SNCF conclut mardi ses négociations annuelles sur les salaires

Le trafic devrait être quasi normal mardi à la SNCF, malgré l’appel à la grève national lancé par deux syndicats le jour où doivent aboutir les négociations annuelles sur les salaires au sein du groupe ferroviaire national.”Dans le cadre du mouvement social national du mardi 13 janvier, les circulations seront normales sur TGV et Intercités et quasi normales sur les trains régionaux avec des perturbations limitées à quelques lignes en Occitanie et en Ile-de-France”, a indiqué la SNCF dans un communiqué diffusé dimanche.Ce mouvement social intervient dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) qui s’achèvent mardi. Les deux syndicats qui appellent à la grève, CGT et Sud-Rail, comptent ainsi soutenir leurs revendications. Malgré le versement d’une prime anticipée en décembre par la direction, la CGT-Cheminots, premier syndicat du groupe, et Sud-Rail, troisième organisation, estiment que le compte n’y est pas.Dans un tract publié jeudi, la CGT réclame une hausse des salaires et des pensions de 12% ainsi que la mise en place d’un treizième mois pour tous les cheminots et d’une grille unique des salaires quel que soit leur statut. Elle dénonce également les recrutements insuffisants et la dégradation des conditions de travail en appelant à la mobilisation.Lundi soir, le syndicat estimait que la mobilisation de mardi pourrait se situer autour de 15% voire un peu plus.Pour Sud-Rail, “l’évolution du métier, marquée par l’augmentation constante des missions et une polyvalence imposée, doit obliger la direction à revaloriser immédiatement les salaires” de 400 euros pour tous les salariés et à augmenter les primes.”L’entreprise ferroviaire SNCF est la plus rentable d’Europe en ce moment: quand est-ce que le pouvoir d’achat des cheminots va monter s’il se contente de stagner quand tout va bien?”, s’est interrogé Fabien Villedieu, secrétaire-fédéral de Sud-Rail auprès de l’AFP. – Garder les salariés -Les résultats financiers 2025 de la SNCF seront connus à la fin février. Au premier semestre, elle a multiplié par six son bénéfice net, à 950 millions d’euros, portée notamment par la hausse du trafic sur les rails et l’engouement des voyageurs pour le train depuis le Covid.La direction n’a pas divulgué la proposition de hausse salariale qui sera faite mardi aux syndicats lors d’une table ronde.Mais elle fait valoir que les cheminots ont bénéficié en moyenne d’une hausse de rémunération des personnels présents de 16,4% sur les quatre dernières années, pour une inflation cumulée de 8,1% sur la période. Et 100% d’entre eux ont eu plus de 10%, précise la direction qui compte porter son attention sur les bas salaires, dont “aucun n’est inférieur au Smic + 10%”, c’est-à-dire 1.594 euros net actuellement.Depuis son arrivée à la tête de la SNCF début novembre, l’ancien premier ministre Jean Castex a reçu toutes les organisations syndicales afin d’échanger sur la façon dont le groupe compte accompagner la transition, voire la mutation, à laquelle il est confronté dans les prochaines années, avec l’ouverture à la concurrence sur ses rails.Charge de travail, santé mentale, formation, égalité hommes-femmes, la SNCF a lancé des ateliers et des travaux sur plusieurs sujets pour tenter de maintenir son attractivité et fidéliser ses salariés.Certains – à la maintenance par exemple-  pourraient être tentés de partir chez des constructeurs comme Alstom ou Airbus à Toulouse. Les cheminots employés pour faire rouler les trains – conducteurs, chefs de bord ou contrôleurs – pourraient être tentés par les sociétés de transport concurrentes qui arrivent sur les rails français comme Trenitalia.Car depuis une réforme en 2020, la SNCF ne recrute plus de personnel “au statut” garantissant un emploi à vie. Les cheminots statutaires représentent encore deux-tiers des personnels, alors que le tiers restant sont des contractuels en contrat à durée indéterminée (CDI). Ils devraient représenter 50% des effectifs d’ici la fin de la décennie, selon les projections de la direction qui estime qu’elle doit “repenser complètement sa politique d’attractivité” pour garder ses salariés.

Des substances toxiques d’usure de pneus en grande quantité dans le lac d’Annecy, selon une association

Des prélèvements réalisés dans le lac d’Annecy (Haute-Savoie) ont révélé une importante pollution aux microplastiques de pneus de voiture, avec des risques sévères pour la santé, a dénoncé lundi l’association France Nature Environnement en conférence de presse.Entre mars et avril 2025, une équipe de journalistes d’investigation scientifique de France 5 a prélevé des échantillons dans l’eau du lac en différents endroits, dans les sédiments, l’eau potable au robinet, l’air, et effectué des analyses d’urine de volontaires.”On retrouve la pollution des pneus partout dans le lac d’Annecy, partout dans l’air, dans les corps humains d’un tiers des personnes qui ont été testées. Et on en trouve un petit peu dans l’eau potable aussi”, a déclaré Anne Lassman-Trappier, présidente de France Nature Environnement (FNE) Haute-Savoie.Les particules présentes dans l’air étaient similaires à celles relevées à Paris ou d’autres grandes villes françaises, et des additifs présents dans les pneus ont été trouvés dans l’eau potable d’un local de pêche au bord du lac, selon les résultats révélés lundi en conférence de presse.Sur la rive ouest du lac, des niveaux de 6PPD et 6PPDQ, des substances toxiques pour les poissons et l’humain, ont été retrouvés à des niveaux similaires à ce que l’on peut trouver dans les rivières de Canton, au sud de la Chine, selon la même étude.”C’est vraiment une étude exploratoire”, a indiqué l’avocate en droit de l’environnement associée à l’équipe de France 5, Louise Tschanz, “mais c’est comparable au scandale des PFAS: c’est une pollution qui est très répandue, qui est omniprésente” et les connaissances scientifiques et sanitaires sont émergentes.Le maire écologiste d’Annecy François Astorg, qui a “salué le travail d’investigation”, a demandé “des études complémentaires”, portant sur “un échantillon de la population qui vit autour du lac”, selon un communiqué publié par la ville.Il a également demandé la constitution d’un comité de suivi sur cette pollution “sur le modèle de celui qui a été mis en place en Haute-Savoie au sujet des PFAS et des polluants éternels”, duquel la Ville d’Annecy fera partie.L’approvisionnement en eau potable de l’agglomération provient à 73% du lac, souligne le maire.Au pied des Alpes, le lac d’Annecy est réputé comme l’un des plus purs d’Europe, mais il est entouré par environ 40 kilomètres d’autoroute, où circulent près de 25.000 véhicules par jour.”Aujourd’hui, il n’y a pas de système pour filtrer les eaux pluviales, et donc les abrasions de pneus qui sont stockées sur les routes, à chaque fois qu’il y a un lessivage par des orages ou par la pluie, tout va dans le lac”, a expliqué Me Tschanz.Lorsque les véhicules roulent, l’abrasion des pneus émet 1.954 molécules différentes, dont 785 sont associées par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) à des “risques sévères pour la santé humaine et ou l’environnement”, relève l’association.Parmi celles-ci, 14 sont mortelles par ingestion, 10 mortelles par contact cutané et 19 mortelles par inhalation, a souligné FNE durant la conférence de presse.Les échantillons ont été analysés par l’Institut norvégien pour la recherche sur l’eau (NIVA) et le laboratoire central de l’environnement de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Cette dernière estime que la poussière de pneus représente la principale source de contamination par les microplastiques (28%) dans l’océan, rapporte la FNE.  

Jerome Powell: The careful Fed chair standing firm against Trump

US Federal Reserve Chair Jerome Powell has generally avoided escalation in the face of Donald Trump’s relentless criticism — but in recent months, the central banker has become a rare figure to publicly resist his attacks.The change of tack was especially pronounced on Sunday night, when Powell accused the Trump administration of threatening him with …

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