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Coupe de France: Lyon et Endrick sortent Lille, Metz humilié

Le choc des 16es de finale de la Coupe de France a tourné en faveur de Lyon qui a éliminé Lille sur sa pelouse grâce à sa recrue brésilienne Endrick (2-1), dimanche, alors que Metz a subi une correction contre Montpellier, pensionnaire de Ligue 2 (4-0).L’OL a parfaitement géré son duel contre l’un de ses rivaux dans la course à l’Europe en championnat et a pu compter sur son nouvel attaquant, prêté par le Real Madrid, pour faire la différence. Le grand espoir du football auriverde (19 ans), en manque de temps de jeu en Espagne et venu à Lyon pour tenter de gagner sa place pour le Mondial-2026, a marqué les esprits dès sa première titularisation.Après plusieurs vaines tentatives, dont l’une a été déviée sur son poteau par Arnaud Bodart, le gardien lillois, Endrick a réussi à trouver l’ouverture de près juste avant la mi-temps pour donner définitivement l’avantage aux siens.Lyon, 5e en Ligue 1 et sur une série de cinq victoires consécutives, toutes compétitions confondues, a ainsi démontré ses bonnes dispositions actuelles et peut voir loin avec son renfort offensif de poids. – Lens et Rennes en contrôle -Tout le contraire de Lille, qui n’est pas parvenu à s’acheter un peu de tranquillité, une semaine après avoir vécu une soirée à très haute tension face à Rennes en L1 (défaite 2-0) avec les vives critiques de ses dirigeants contre l’arbitrage et des insultes proférées par ses ultras en tribunes. A cinq jours d’un déplacement à Paris pour y défier le champion d’Europe, vendredi au Parc des Princes, les Dogues sont dans le dur. L’exploit de la journée est à mettre à l’actif de Montpellier, qui a terrassé Metz à Saint-Symphorien. La lanterne rouge de la Ligue 1 a totalement sombré et les Lorrains, humiliés, ont quitté le terrain sous les sifflets de leur public après avoir été submergés par les assauts répétés de Héraultais pourtant guère fringants en Ligue 2 (9e).  Les autres équipes de l’élite ont connu des sorts plus favorables. Lens, leader de la L1, a fait respecter la hiérarchie à Sochaux (N) (3-0). Cette partie avait été décalée de samedi à dimanche en raison de fortes chutes de neige.Rennes, longtemps mené au score, a connu plus de difficultés à Beauvais face à Chantilly (N2) mais a fini par l’emporter 3-1 en profitant de l’exclusion de Sambou Yatabaré en fin de rencontre. Nice, à la peine depuis le début de saison, s’est lui offert une petite bouffée d’oxygène en écartant Nantes à La Beaujoire (1-1, 5-3 aux t.a.b.). L’arrivée de Claude Puel durant la mini-trêve hivernale a permis de stopper l’hémorragie pour les Aiglons, qui viennent d’enchaîner deux matches sans revers. Les deux dernières rencontres des 16e de finale de la Coupe de France auront lieu lundi (PSG – Paris FC) et mardi (Bayeux (R1) – OM).

Italie: Naples et McTominay contrarient encore l’Inter Milan

Naples et Scott McTominay sont en train de devenir les bêtes noires de l’Inter Milan: alors que les Nerazzurri pouvaient prendre le large en tête du Championnat d’Italie dimanche, ils ont été contrariés par un doublé du milieu écossais du Napoli (2-2).La série de six victoires consécutives de l’Inter n’a pas résisté aux retrouvailles avec Naples et McTominay qui avaient privé, en mai dernier, le club lombard du scudetto 2025 pour un point au terme de la 38e et dernière journée.Ce choc de la 20e journée pouvait être un tournant de la saison, mais comme aucun des trois principaux prétendants au titre ne s’est imposé ce week-end, l’Inter conserve avec ses 43 points trois longueurs d’avance sur l’AC Milan (2e, 40 pts) et quatre sur Naples (3e, 39 pts).Le leader a pourtant rapidement pris l’avantage contre le champion en titre, dès la 9e minute, grâce à Federico Dimarco, servi dans la surface de réparation par Marcus Thuram.Mais Naples, qui n’a plus perdu en championnat contre l’Inter depuis décembre 2023 (3 nuls, 1 victoire 3-1 lors de la phase aller), a égalisé grâce à McTominay.Le meilleur joueur du dernier Championnat d’Italie pour sa première saison en Serie A a surpris la défense intériste en coupant au premier poteau un centre d’Eljif Elmas (26e).Malgré cette égalisation, l’Inter a conservé l’ascendant et a fini par reprendre l’avantage sur un penalty qui a fait sortir de ses gonds Antonio Conte et qui lui a valu d’être exclu.Grand spécialiste de l’exercice, Hakan Calhanoglu n’a pas tremblé et a pris à contrepied Vanja Milinkovic-Savic (73e, 2-1).- La Fiorentina reprend espoir -Alors que leur équipe comptait virtuellement cinq points d’avance sur l’AC Milan (2e), les tifosi de l’Inter ont déchanté à cause de l’inévitable McTominay qui a égalisé en reprenant de volée un centre mal négocié par la défense intériste (81e).L’Inter, toujours en quête d’une victoire contre un adversaire de son standing cette saison, a poussé jusqu’au bout, mais Henrikh Mkhitaryan a vu sa frappe repoussée par un montant napolitain dans le temps additionnel.”C’est un nul amplement mérité qui a montré notre caractère et qui nous donne de la confiance pour l’avenir”, a insisté Cristian Stellini, l’entraîneur adjoint du Napoli.”Cela se joue sur quelques détails, mais cela reste un bon résultat, ce n’était pas une formalité”, a de son côté analysé le défenseur de l’Inter Alessandro Bastoni.De son côté, pour le deuxième match de Serie A consécutif, l’AC Milan a laissé filer des points face à un mal classé, la Fiorentina (1-1).Mené depuis la 66e minute, le Milan a arraché le nul grâce à l’international français Christopher Nkunku (90e) qui, muet pendant quatre mois et demi, a inscrit son deuxième but en moins de deux semaines.Son compatriote Mike Maignan a également été décisif en remportant son duel avec Moise Kean dans le temps additionnel (90e+6).Si l’AC Milan a enchaîné un dix-huitième match sans défaite, il a de nouveau montré ses difficultés face aux mal classés: il avait été neutralisé par le Genoa en début de semaine (1-1), comme par Pise fin octobre (2-2) et Parme début novembre (2-2) et a concédé sa seule défaite, en août, face à un promu, la Cremonese (2-1).La Fiorentina est, elle, toujours relégable (18e, 14 pts), à deux points de la 17e place, synonyme de maintien, mais la “Viola” reprend espoir en ayant empoché huit points lors des cinq dernières journées.

Coupe de France: Lyon élimine Lille avec un show d’Endrick

Porté par son jeune brésilien Endrick, inarrêtable pour sa première, Lyon a éliminé Lille (2-1) de la Coupe de France pour rallier les huitièmes, dimanche soir au Stade Pierre-Mauroy.Comme en 2023 et en 2024 en huitièmes de finale, l’OL a sorti le Losc de la compétition, dans le froid de l’enceinte de la banlieue lilloise, au toit fermé pour l’occasion et même pas remplie de moitié (quelque 20.000 spectateurs) malgré le prestige de cette affiche.Le club rhodanien doit en grande partie ce succès à sa dernière recrue, Endrick, principale attraction du mercato hivernal en France, qui a pris la lumière pour sa première.Prêté par le Real Madrid, l’attaquant de 19 ans, positionné à droite du onze concocté par Paulo Fonseca, ancien de la maison lilloise, a tenté pas moins de six frappes, apportant constamment le danger dans la défense nordiste.Dès la cinquième minute, l’international brésilien a failli tromper Arnaud Bodart d’une frappe lourde et flottante, que le portier lillois a difficilement détournée sur son poteau droit.Après plusieurs autres tentatives infructueuses, l’une d’entre elles obligeant Bodart à un nouvel arrêt (14e), le gaucher de 1,73 mètre a trouvé la faille en reprenant un centre délicieusement dévié par Corentin Tolisso (43e).- La bourde de Bodart -En confiance, le virevoltant brésilien s’est permis quelques chevauchées de classe, comme celle qui lui a permis d’éliminer deux Lillois grâce à sa vitesse, puis d’obtenir une faute en dribblant Thomas Meunier alors qu’il faisait face à cinq adversaires (50e).A l’inverse, Lille est plutôt en régression par rapport à sa fin d’année 2025. Après le craquage de ses dirigeants en coulisse, et de ses ultras en tribune, la semaine dernière lors de la défaite contre Rennes (2-0) en Ligue 1, les Dogues ont une nouvelle fois failli en défense et manqué, globalement, leur prestation.Ils se sont sabordés dès la 46e seconde en concédant un but après une bévue de Bodart, pas aidé par son défenseur central Nathan Ngoy. Le gardien N.2 du club nordiste avait déjà été fautif à Nice en championnat, précipitant la défaite des siens.Quand ce n’est pas le portier de 27 ans, c’est un autre Lillois, trop souvent, qui coûte des buts, et, inévitablement, des points au Losc, ou, cette fois, une élimination prématurée de la Coupe de France.- Le Losc inquiète -Les joueurs de Bruno Genesio se sont pourtant révoltés avant le but d’Endrick, égalisant grâce à Ngoy, habilement servi par Hakon Haraldsson dans la surface lyonnaise (28e).Mais ce but n’a fait que masquer l’inefficacité de la pression exercée par les Lillois, leur milieu de terrain qui a parfois ressemblé à un désert, leur manque d’engagement global dans les duels et les prestations trop ternes de Félix Correia, Haraldsson, Matias Fernandez-Pardo et Olivier Giroud, entre autres.Le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France (57 buts en 137 sélections) a été trop court à deux reprises lorsqu’il a fallu reprendre des bons centres de Thomas Meunier, en première période, puis Romain Perraud (63e).Les Nordistes, déjà face à une pénurie de défenseurs centraux (Alexsandro est suspendu, Chancel Mbemba et Aïssa Mandi disputaient jusqu’à très récemment la Coupe d’Afrique des nations) ont en plus dû jouer une demi-heure sans leur capitaine Benjamin André, sorti blessé à l’heure de jeu.Ils ont toutefois failli égaliser d’une frappe lointaine et puissante de Tiago Santos qui a secoué le poteau droit lyonnais en fin de rencontre (88e). En vain. Lille commence bien mal 2026, au contraire de Lyon, vainqueur de ses quatre derniers matchs.

Supercoupe d’Espagne: le Barça conserve son titre dans la souffrance, Xabi Alonso en péril

Malgré le retour de Kylian Mbappé, le FC Barcelone a conservé son titre en Supercoupe d’Espagne dimanche en Arabie saoudite au terme d’une finale haletante face au Real Madrid (3-2), dont l’entraîneur Xabi Alonso se retrouve plus que jamais menacé.Cette défaite sera-t-elle jugée assez digne par les dirigeants madrilènes ? Ou sera-t-elle, à l’inverse, celle de trop, qui mettra fin au projet collectif du technicien basque après seulement huit mois en poste ?L’ex-milieu de terrain et stratège de la Maison Blanche, menacé depuis le début de l’hiver, pourrait ne pas survivre à cette finale perdue face à l’éternel rival, cochée par l’exécutif comme date butoir pour renverser la situation.Les prochaines heures en diront sûrement plus sur son destin, que le retour express de Kylian Mbappé seulement onze jours après l’annonce de sa blessure au genou gauche n’a pas pu faire basculer cette fois-ci.”Kylian allait rentrer juste avant que l’on encaisse le but du 3-2, il restait 15-20 minutes, on voulait qu’il apporte du déséquilibre en se démarquant entre les lignes ou dans l’espace, c’était le plan que nous avions avant le match”, a déclaré Xabi Alonso, assurant que son équipe devait “tirer le positif” malgré une défaite “douloureuse”.”Nous ne sommes pas contents du résultat, c’est clair, mais la saison est encore longue. On doit renverser la situation le plus tôt possible. L’équipe a lutté jusqu’au bout, nous avons eu deux occasions d’aller aux tirs au but, mais nous avons manqué d’efficacité”, a-t-il estimé.- Spectacle assuré -Sans son buteur providentiel, auteur de 29 buts en 24 rencontres depuis le début de saison, l’entraîneur merengue avait maintenu sa confiance en Gonzalo Garcia, le jeune attaquant formé au club, dans un système inédit en 5-2-3, avec Aurélien Tchouaméni comme troisième défenseur central.Cette approche a mécaniquement laissé beaucoup de contrôle aux Catalans, mais elle a permis au Real de résister pendant plus d’une demi-heure, tout en se procurant deux belles occasions, pas transformés par Vinicius (14e) et Gonzalo Garcia (33e), trop tendre pour tromper le gardien barcelonais Joan Garcia.Largement dominateur avec plus de 75% de possession, mais sans parvenir à créer du danger, le Barça est resté patient, et le Brésilien Raphinha a poussé le gardien belge Thibaut Courtois à effectuer un premier arrêt (27e).L’ancien Rennais, parfaitement lancé par le prodige Lamine Yamal, a ensuite complètement raté sa reprise du gauche (35e), avant de se rattraper quelques secondes plus tard d’un tir rasant pour ouvrir le score (36e, 1-0).Dos au mur, Xabi Alonso a bien appelé ses joueurs au calme, mais les vagues n’ont fait que déferler sur la cage de Courtois, encore décisif face à Fermin Lopez (40e) et Yamal (41e) pour maintenir les siens en vie.Le match a ensuite basculé dans la folie, avec trois buts inscrits dans le temps additionnel. Lancé sur le côté gauche, Vinicius Junior a humilié Jules Koundé et trompé Joan Garcia (45e+2, 1-1) pour égaliser… mais seulement l’espace de deux minutes, avant que Robert Lewandowski ne redonne l’avantage au Barça d’un ballon piqué du droit (45e+4, 2-1).Le jeune Gonzalo Garcia, opportuniste sur un corner après une tête de Dean Huijsen déviée sur le poteau par Raphinha, a ramené le Real à hauteur in extremis juste avant la mi-temps (45e+6, 2-2), faisant exulter son entraîneur.La tension est montée d’un cran en deuxième période, mais les acteurs principaux sont restés les mêmes: Joan Garcia (51e, 56e, 63e) et Thibaut Courtois (71e) se sont illustrés dans leurs cages, et Raphinha, déjà auteur d’un doublé en demi-finale, a offert la victoire aux Blaugranas d’un tir en déséquilibre légèrement contré par Raul Asencio (73e, 3-2).Le retour de Mbappé, attendu en héros et entré en jeu à la 76e minute, a bien provoqué le carton rouge logique du capitaine Frenkie de Jong (90e), mais il n’a pas suffi au Real pour revenir.Les deux dernières occasions madrilènes, gâchées par les défenseurs Alvaro Carreras (90e+6) et Raul Asencio (90e+7), étaient peut-être les dernières de sauver la tête de leur coach, qui paraît désormais condamné, comme tant d’autres avant lui, à subir la dure loi de la Maison Blanche.