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CAN-2025: le Sénégal et Dakar dans une liesse immense après le sacre des Lions face au Maroc

Des pas de danse endiablés, des cris de joie, des coups de klaxon, des détonations de feux d’artifice: la capitale Dakar, sa périphérie et plusieurs villes à travers le Sénégal étaient en ébullition dans la nuit de dimanche à lundi, avec des centaines de milliers de supporters dans les rues après la victoire 1-0 à Rabat des Lions de la Teranga, à l’issue d’une finale électrique de la CAN face au Maroc.La capitale sénégalaise et sa grande périphérie ont explosé de joie et de soulagement après le coup de sifflet final de la rencontre qui a vu le Sénégal s’imposer 1-0 grâce à un but de Pape Gueye en prolongation. C’est le deuxième sacre du Sénégal, après celui remporté en 2022, au Cameroun, mais également la troisième finale disputée par les Sénégalais lors des quatre dernières éditions.Les scènes de liesse se sont multipliées dans la capitale où des centaines de milliers de supporters sont descendus dans les rues pour célébrer ce sacre dans une ambiance assourdissante, au milieu des drapeaux du Sénégal, omniprésents, accrochés aux immeubles, sur les véhicules, sur les artères et les trottoirs de la capitale, a constaté un journaliste de l’AFP. De nombreux jeunes hommes et jeunes femmes, les visages maquillés des couleurs du Sénégal, faisaient des selfies ou se prenaient en photos en groupe dans une ambiance survoltée. Dans le reste du pays, la victoire était aussi célébrée dans les régions de Tamba, de Diourbel, de Saint-Louis ou encore de Thiès, selon des images en direct diffusées sur les réseaux sociaux.En tenues de sport et affichant des sourires radieux, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko sont de leur côté sortis du palais de la République dans le centre de Dakar pour aller à la rencontre de supporters qui s’étaient réunis devant les lieux.- Embouteillages monstres -Ce moment de réjouissance et d’immense joie est l’un des rares qu’ait connu ces dernières années le pays, qui a vécu entre 2021 et 2024 de graves troubles politiques ayant fait des dizaines de morts. Le Sénégal est aussi confronté actuellement à une situation économique et sociale très difficile.L’ambiance était indescriptible sur la place de la Nation à Dakar, où une immense fan zone a été installée depuis le début du tournoi, a constaté l’AFP. Les lieux ont vibré au son des klaxons des voitures, des vuvuzelas, des sifflets, des cris de joie, des pétards et feux d’artifice, des chansons à la gloire de la sélection.Une atmosphère similaire régnait également au Monument de la Renaissance, statue monumentale dans la zone du quartier des Mamelles qui domine Dakar, au pied duquel était également installée une fan zone avec plusieurs centaines de supporters. Des Sénégalais enthousiastes chantaient, dansaient ou s’enlaçaient au milieu de la cohue.Des embouteillages monstres à l’entrée du centre-ville de Dakar et sur l’autoroute menant vers le centre de la capitale se sont formés dans la nuit de dimanche à lundi.- “Emotions fortes” -Torse et pieds nus, Issa Diouf, 23 ans, a parcouru une quinzaine de kilomètres, malgré la fraîcheur du mois de janvier à Dakar et le vent, pour se rendre place de l’Indépendance, où des milliers de personnes ont afflué pour fêter la victoire dans une grande allégresse.”Je suis trop heureux, j’ai longtemps rêvé de cette victoire. Le Maroc a tenté de résister mais le Sénégal était plus fort”, jubile-t-il auprès de l’AFP, un bandeau aux couleurs vert, or, rouge du Sénégal ceignant sa tête.Maillot du Sénégal sur le dos, Maïmouna Sow, elle, n’en revient toujours pas de cette victoire dans ce match marqué par un océan de confusion et une tension électrique qui auraient pu le faire basculer dans le chaos. Comme de nombreux supporters, elle raconte être passée par toutes les émotions: des larmes après le penalty sifflé en faveur du Maroc dans le temps additionnel de la seconde mi-temps… à une joie immense après le but de Pape Gueye (1-0, 94e). “J’ai cru que mon coeur allait rompre. Je n’ai jamais ressenti des émotions aussi fortes”, a-t-elle confié à l’AFP.

CAN-2025: “La joie est indescriptible”, dit le président sénégalais

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, qui s’est mêlé dimanche soir à la foule fêtant dans la liesse à Dakar la victoire du Sénégal en finale de la CAN-2025, a fait part de sa joie “indescriptible”, qualifiant les joueurs de “patriotes” et d'”hommes de devoir sur le terrain”. En tenues de sport et affichant des sourires radieux, le chef de l’Etat et le Premier ministre Ousmane Sonko sont sortis du palais de la République dans le centre de la capitale pour aller à la rencontre de la foule fêtant cette victoire dans une clameur assourdissante de feux d’artifice, de klaxons, de vuvuzelas et de percussions.”La joie est indescriptible”, a-t-il lancé à des journalistes. “Nous sommes passés par toutes les émotions”, a-t-il confié à l’issue d’une finale électrique remportée après prolongation 1-0 face au Maroc à Rabat.   Le président sénégalais a ajouté que la journée de lundi serait “chômée et payée” afin que les Sénégalais puissent profiter de ce moment de communion de tout un pays.Il a prédit un “accueil chaleureux” à l’équipe du Sénégal à son retour du Maroc.   “Nous avons vu des patriotes et des hommes de devoir sur le terrain”, a-t-il lancé. “Ils se sont battus pour notre honneur et notre dignité (…) c’est une victoire de tout le peuple sénégalais”, a-t-il encore dit.Une explosion de joie et de soulagement a envahi la capitale sénégalais et sa périphérie après ce match tendu et serré.  Des convois de voiture transportant des supporters criant leur joie, brandissant des drapeaux, sillonnaient dimanche soir la capitale.C’est le deuxième sacre continental du Sénégal, après 2022, mais également la troisième finale disputée par les Sénégalais lors des quatre dernières éditions.- “Combat héroïque”Dans un message sur les réseaux sociaux, Bassirou Diomaye Faye a félicité les Lions de la Teranga pour cette “victoire historique”. Au terme d’un “match épique”, a-t-il écrit, les joueurs ont hissé “les couleurs du Sénégal au sommet du football africain”. “Face à l’adversité et sous une pression immense, vous avez livré un combat héroïque, fait de courage, de discipline et de solidarité”, a déclaré le chef de l’Etat à l’adresse des joueurs.”Cette nouvelle étoile est le fruit de l’effort collectif, de la résilience et de la foi en l’excellence. Elle honore la Nation tout entière et inscrit durablement cette génération dans l’histoire sportive de l’Afrique”, a-t-il estimé, concluant à l’adresse des Lions: “Le Sénégal est fier de vous et vous sera toujours reconnaissant.”La finale de la Coupe d’Afrique des nations a basculé dimanche sur un moment de tension électrique, quand les joueurs du Sénégal ont voulu quitter le terrain pour protester contre un pénalty accordé dans les dernières secondes de la seconde mi-temps à leurs adversaires, mais les Marocains l’ont manqué et les Sénégalais se sont imposé après prolongation.

CAN-2025: le Sénégal champion d’Afrique dans la confusion la plus totale

Le Sénégal a remporté la Coupe d’Afrique des nations en battant le Maroc (1-0) après prolongation dimanche à Rabat dans une finale qui aurait pu sombrer dans le chaos, brisant le rêve du Maroc de remporter “sa” CAN et assombrissant une organisation parfaite jusqu’alors.Alors que le match peinait à se relancer après un océan de confusion ayant recouvert la fin du temps réglementaire, Pape Gueye a catapulté un missile dans la lucarne de Yassine Bounou (1-0, 94e), offrant logiquement au Sénégal son deuxième titre de champion d’Afrique après celui glané en 2021. Deuxième nation africaine au classement de la FIFA derrière le Maroc, et équipe la plus régulière du continent avec ses trois finales de Coupe d’Afrique lors des quatre dernières éditions, les Lions de la Teranga font un formidable vainqueur.Mais ce n’est malheureusement pas ce que l’on retiendra de la victoire de dimanche du futur adversaire de la France à la Coupe du monde. Pas immédiatement en tout cas.Car la CAN-2025, impeccable jusque-là, a basculé dans la folie et un immense désordre alors qu’on jouait la septième minute du temps additionnel. Sur un corner, Brahim Diaz s’est plaint d’avoir été accroché par Malick Diouf dans la surface sénégalaise. Jean-Jacques Ndala Ngambo, l’arbitre congolais de la rencontre, après appel à la vidéo, lui a accordé un pénalty.Deux minutes plus tôt, toujours sur corner, Ismaïla Sarr s’était vu refuser un but à cause d’une faute peu évidente d’Abdoulaye Seck sur Achraf Hakimi (90e+2).- Colère des Sénégalais -Cette succession d’évènements a provoqué la colère des joueurs et du banc sénégalais, qui s’en sont pris à leurs homologues marocains. Les joueurs sénégalais ont fini par quitter brièvement le terrain, encouragés par leur sélectionneur Pape Thiaw, avant de revenir sous les injonctions de Sadio Mané, la star de l’équipe.”L’image qu’on a donné de l’Afrique, aujourd’hui, c’est un peu honteux”, a commenté son homologue marocain Walid Regragui en conférence de presse d’après-match. “Pape (Thiaw) demande à ses joueurs de sortir du terrain, voilà (…) Ce qu’a fait Pape ce soir, ça n’honore pas l’Afrique. C’est pas classe, mais c’est pas grave, il est champion d’Afrique, donc il a le droit de dire ce qu’il veut.”Du terrain, les tensions ont gagné les tribunes où le millier de supporters des Lions de la Teranga présents ont tenté d’envahir le terrain pendant près de 15 minutes – même lorsque Brahim Diaz s’apprêtait à tirer son pénalty – difficilement contenus dans une bagarre générale par les stadiers, secondés par les forces de l’ordre.En tribune de presse aussi où des bisbilles ont éclaté çà et là entre journalistes des deux nations (les tensions se sont poursuivies après le match et la cérémonie protocolaire, au point que la conférence de presse du sélectionneur sénégalais Pape Thiaw a été annulée pour des raisons de sécurité).Après vingt minutes de confusion et de tension électrique, la panenka ratée de Brahim Diaz, passé totalement à côté de sa finale, a péniblement calmé les esprits mais totalement sorti les Lions de l’Atlas de leur match.Vingt-deux ans après leur dernière finale, en 2004 en Tunisie, les Marocains ont vu leur fol espoir de remporter à domicile leur second titre, cinquante ans après celui de 1976, s’envoler comme les quelques chaises qui ont jailli des tribunes pour s’écraser au bord du terrain. Tristement.- Pape Gueye homme du match -Prêt à imploser, c’est finalement le Sénégal qui rit et le Maroc qui pleure. Tout le Maroc. Tandis que des scènes de liesse et de joie ont éclaté dans Dakar dès le coup de sifflet final.Le stade Moulay-Abdellah, plein jusqu’à la gueule et à l’ambiance incandescente jusqu’au coup de sifflet final, s’est lui vidé comme un seul homme.Tout jusque-là avait été parfait pour le Maroc. Temps, stades, pelouses: rarement une Coupe d’Afrique ne s’était jouée dans des conditions aussi proches des standards européens, références dans le football mondial. Car cette CAN, plus grand succès commercial de l’histoire du football africain avec 55 millions de dollars générés, aura servi de répétition générale au prochain grand rendez-vous pour le Maroc, la Coupe du monde 2030, qu’il coorganisera avec l’Espagne et le Portugal.Dans un communiqué diffusé par l’agence de presse marocaine MAP, le roi Mohamed VI a félicité la sélection marocaine pour son “parcours distingué” dans la compétition et souligné quue “les infrastructures du royaume ont démontré leur résilience et leur niveau mondial de préparation en prévision de l’accueil de la Coupe du monde 2030”.Sur le terrain, le spectacle a été au rendez-vous aussi avec 121 buts inscrits.Dans l’histoire, on reparlera de la finale. Ce souvenir provoquera des regrets éternels pour les Marocains. Une joie immense et méritée pour les Sénégalais.

Un penalty, un boycott, une panenka ratée: les folles minutes de la finale Sénégal-Maroc

La finale de la Coupe d’Afrique des nations a basculé dimanche sur un moment de tension électrique, quand les joueurs du Sénégal ont voulu quitter le terrain pour protester contre un pénalty accordé dans les dernières secondes à leurs adversaires, mais les Marocains l’ont manqué et les Sénégalais se sont imposé après prolongation.Car au bout de la vingtaine de minutes de confusion, Brahim Diaz a envoyé sa panenka molle complètement ratée dans les bras d’Edouard Mendy…Le joueur du Real Madrid avait été l’acteur déclencheur du psychodrame qui a perturbé la finale de la CAN-2025.Héros du Maroc pour avoir marqué à chaque match jusqu’au quart de finale inclus, Diaz avait bruyamment demandé un penalty pour un léger accrochage avec El-Hadj Malick Diouf dans les dernières secondes du temps réglementaire.Le défenseur sénégalais lui a mis la main sur le cou, mais le Madrilène a nettement accentué sa chute. Ensuite, il a contesté auprès du juge de ligne et de l’arbitre central, réclamant la consultation de la VAR.Sous le tonnerre du stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo, protégé par les forces de l’ordre et sous la pression de membres des deux sélections, est allé lui-même se placer devant le petit écran vidéo. Il a jugé qu’il y avait bien faute et a ordonné le penalty dans une clameur immense. Et déclenché la fureur des Sénégalais.Dans un tournoi où les accusations d’arbitrage favorable au pays organisateur avaient déjà fusé, les Lions de la Teranga, fous de rage, ont commencé à quitté la pelouse, commandés par leur sélectionneur Pape Thiaw.Mais leur leader Sadio Mané semblait contre cette décision. Aperçu en grandes discussions sur le bord du terrain avec le sélectionneur marocain Walid Regragui et l’ancien coach du Sénégal (1988-1992) Claude Le Roy, présent en temps que consultant télé, le N.10 sénégalais a demandé à ses coéquipiers de revenir. “Sadio est venu me demander ce que je ferais à sa place, je lui ai dit: +Je demanderais à tes coéquipiers de revenir+, tout simplement”, a raconté le “Sorcier Blond” à l’AFP.- Mané est retourné les chercher -On a vu alors Mané, déjà héros de la victoire à la CAN 2022 et encore héros de la demi-finale, seul buteur contre l’Egypte (1-0), retourner chercher en courant ses coéquipiers qui avaient déjà regagné les vestiaires.Sur la pelouse et dans les tribunes, la tension était à son comble.Les forces de l’ordre ont dressé un barrage au pied de la tribune verte, jaune et rouge des supporters des Lions, le célèbre groupe du “Douzième gaindé” (gaindé signifie lion en wolof), certains aux corps peints de ces couleurs du drapeau national.Des sièges ont été jeté sur la pelouse, et quelques supporters ont même tenté de pénétrer sur le terrain.Au micro, le speaker du stade a lancé un message, en français puis en anglais: “Nous demandons aux supporters de garder leur calme avant qu’on puisse poursuivre le match.”Dans la tribune de presse, des représentants de différents médias marocains et sénégalais en venaient aux mains, ont constaté des journalistes de l’AFP. C’est dans cette immense confusion que Brahim Diaz a tiré le penalty. Mais le meilleur buteur de la compétition (cinq buts) a complètement manqué son geste. Le match venait de tourner sur une contestation qui va entrer dans la légende de la Coupe d’Afrique.

Espagne: fin de série pour Barcelone piégé à la Real Sociedad

Barcelone, leader du championnat d’Espagne qui restait sur onze victoires toutes compétitions confondues, s’est fait piéger 2-1 dimanche à Saint-Sébastien sur la pelouse de la Real Sociedad au terme d’un match au scénario complètement fou.Cette défaite relance le suspense en Liga, puisque le Real Madrid, vainqueur samedi de Levante (2-0), revient à un point de son grand rival au classement au soir de cette 20e journée. Sous la pluie battante du Pays Basque, les Barcelonais ne semblaient pourtant devoir faire qu’une bouchée de leur adversaire, 13e du classement au coup d’envoi: après 30 minutes de jeu, le Barça avait déjà envoyé trois fois le ballon au fond des filets, mais les trois buts avaient été refusés, un pour hors jeu flagrant et deux après intervention de la VAR.Contre le cours du jeu, la Real a ouvert le score par Mikel Oyarzabal (1-0, 32e). Le Barça a continué à dominer outrageusement, mais ni Lamine Yamal, ni Ferran Torres, ni Fermin Lopez n’ont su convertir les occasions des Blaugrana.C’est Marcus Rashford, sorti du banc, qui a cru remettre son équipe dans le droit chemin en marquant de la tête (1-1, 70e). Mais la Real a repris l’avantage moins de vingt secondes après la remise en jeu, par Gonçalo Guedes (2-1, 71e). Dans cette soirée au dénouement improbable, Barcelone a touché cinq fois la barre ou les poteaux, a accumulé 3,6 expected goals contre un seul, pour finalement tomber, victime du hold up parfait.- L’Atlético laborieux -Plus tôt dans la journée, l’Atlético Madrid a laborieusement battu Alavés à domicile 1-0, et conforté sa quatrième place qualificative pour la Ligue des champions avec sept points d’avance sur le cinquième, l’Espanyol de Barcelone.Les “Colchoneros” de Diego Simeone ont inscrit le seul but de la partie en début de seconde période. L’attaquant norvégien Alexander Sorloth, mal marqué par la défense, a repris comme à la parade de la tête un centre parfait venu de la droite (1-0, 48e). Les coéquipiers d’Antoine Griezmann — qui a débuté sur le banc — ont ensuite résisté à la pression du Deportivo, qui s’est procuré plusieurs occasions, jusque dans le temps additionnel, pour faire trembler le Metropolitano.Samedi, le Real avait renoué avec le succès après sa piteuse élimination en coupe d’Espagne par Albacete, un club de D2. Les Madrilènes ont battu Levante 2-0 avec un but de Kylian Mbappé sur penalty. C’était la première victoire du nouvel entraîneur Alvaro Arbeloa, qui a succédé à Xavi Alonso limogé lundi dernier après la défaite en Supercoupe contre Barcelone.

Italie: l’AC Milan répond à l’Inter, l’AS Rome au pied du podium

Statu quo en tête du Championnat d’Italie à l’issue de la 21e journée: trois points séparent toujours l’Inter Milan et l’AC Milan, vainqueur de Lecce (1-0) dimanche, tandis que l’AS Rome est revenue à une longueur du podium après son succès face au Torino (1-0).A San Siro, le Milan a souffert face au mal classé Lecce (17e) et a dû attendre la 76e minute pour faire la différence.Le salut est venu de l’international allemand Niclas Füllkrug, prêté par West Ham depuis le début du mois, qui a ouvert son compteur lors de son cinquième match en Serie A, trois minutes après son entrée en jeu.Sa semaine se termine bien mieux qu’elle n’avait commencé: selon la presse italienne, la chambre d’hôtel où il loge en attendant de trouver un logement a été cambriolée en son absence pour un préjudice de 500.000 euros en montres et autres bijoux.”Il nous a apporté de la fraîcheur physique et mentale”, s’est réjoui son entraîneur Massimilano Allegri.En enchaînant un 20e match sans défaite en championnat, l’AC Milan (2e, 46 pts) a répondu à son grand rival, l’Inter, leader avec 49 points qui s’était imposé à Udine (1-0) samedi.Derrière le duo milanais, l’AS Rome a réalisé une belle opération en vue d’un retour en Ligue des champions la saison prochaine: en allant battre le Torino (2-0), la Roma a débordé la Juventus Turin, tombée samedi à Cagliari (1-0), et se retrouve en 4e position avec 42 points, à un point de Naples (3e, 43 pts).Il n’aura fallu à Donyell Malen que 26 minutes pour marquer les esprits et son premier but en Serie A. Prêté vendredi par Aston Villa à la Roma, l’international néerlandais a fait trembler les filets du Torino d’une belle frappe.Passeur décisif sur le premier but, Paulo Dybala a définitivement mis KO le Toro à la 72e minute avec son premier but depuis le 26 octobre, seulement son deuxième en championnat cette saison.- La Fiorentina, endeuillée, gagne -En bas de classement, la Fiorentina respire: dans un contexte particulier, au lendemain de la mort de son président et propriétaire américain Rocco Commisso, la Viola est allée s’imposer 2 à 0 sur le terrain de Bologne (8e).Elle a décroché sa troisième victoire depuis août grâce à des buts de Rolando Mandragora (19e) et de Roberto Piccoli (45e).Les Toscans qui s’étaient échauffés avec des maillots portant le prénom de leur président, ont tremblé quand Bologne a réduit la marque à la 88e minute, mais ils n’ont pas craqué dans le temps additionnel et se sont offert une victoire importante en vue du maintien.La Fiorentina qui fêtera ses 100 ans la saison prochaine est toujours dans la zone dangereuse, mais a abandonné la 18e place à Lecce qui totalise elle-aussi 17 points.Après avoir vécu une première partie de saison calamiteuse marquée par le limogeage de Stefano Pioli trois mois après son arrivée, elle reprend des couleurs depuis fin décembre, puisqu’elle vient d’enchaîner quatre matches sans défaite (deux victoires, deux nuls).Rocco Commisso, fondateur du groupe Mediacom Communications et propriétaire depuis 2019 de la Fiorentina, est mort aux Etats-Unis dans la nuit de vendredi à samedi à l’âge de 76 ans.La famille Commisso a dès le coup de sifflet final félicité des Etats-Unis l’équipe: “Rocco aurait été fier de vous”, leur ont écrit sa veuve et son fils.