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CAN-2025: Hakimi, Osimhen, Mané, Salah, des stars au rendez-vous

Stars annoncées de la compétition, le Marocain Achraf Hakimi, le Nigérian Victor Osimhen, le Sénégalais Sadio Mané et l’Egyptien Mohamed Salah ont répondu aux attentes et tenteront de guider leurs pays vers la finale de la CAN-2025, mercredi.. Achraf Hakimi, héros rétabliStar et capitaine des Lions de l’Atlas, érigé en tête de gondole du tournoi disputé au Maroc, Achraf Hakimi a débuté la CAN-2025 convalescent après une sérieuse blessure à la cheville gauche subie le 4 novembre avec le Paris SG en Ligue des champions.Laissé au repos lors des deux premiers matches de groupe, rentré en jeu lors du troisième, le latéral droit, souvent considéré comme le meilleur au monde à son poste, a ensuite disputé l’intégralité du huitième gagné au forceps contre la Tanzanie (1-0), et du quart abouti face au Cameroun (2-0).Après près de deux mois sans jouer, Hakimi a logiquement manqué de rythme durant ses premières minutes, sans retrouver le niveau qui était le sien avant sa blessure.Malgré tout, le capitaine marocain a immédiatement été décisif. En huitième, il s’en est fallu de peu pour qu’il inscrive un but sur un coup franc qui s’est écrasé sur la barre transversale tanzanienne.Puis il a offert une passe décisive à Brahim Diaz pour débloquer une situation crispante. Adulé des Marocains, Hakimi aura la lourde tâche en demie de contenir la furia offensive du Nigeria. Son sélectionneur Walid Regragui n’en doute pas un seul instant, lui qui demande encore un peu de patience pour retrouver son capitaine à son “prime”.. Victor Osimhen, furie en missionDepuis son départ de Naples vers Galatasaray en Turquie, l’attaquant masqué du Nigeria a disparu des radars des grands championnats européens. La non-qualification des Super Eagles pour le Mondial-2026 a contribué à invisibiliser Osimhen lors de la première partie de saison. Son talent, toujours intact comme en témoignent ses six buts inscrits en Ligue des champions jusqu’à présent, a de nouveau explosé à la face du monde lors de la CAN.En cinq rencontres, Osimhen a déjà inscrit quatre buts et offert deux passes décisives. Grâce à lui et ses lieutenants Ademola Lookman et Akor Adams notamment, les Super Eagles, meilleure attaque du tournoi avec 14 buts, impressionnent au point de ravir le statut de favori au Maroc, leur adversaire en demi-finale.Aux statistiques, Osimhen ajoute la fougue, se battant sur chaque ballon et abattant un travail défensif important.Depuis la finale perdue par le Nigeria en 2023 face à la Côte d’Ivoire (2-1), Osimhen est en mission. “Je ne suis plus le même depuis cette finale, a-t-il déclaré après le quart. Je travaille beaucoup. Je regarde toutes les erreurs que je fais pour savoir comment m’améliorer. Je gagne aussi en confiance avec mes amis. Je veux gagner quelque chose avec l’équipe, ce ne sera pas simple mais je vous assure que depuis la dernière, j’ai grandi”. . Sadio Mané, vieux Lion chasseur de recordsS’il n’a plus sa vivacité d’antan, le Sénégalais Sadio Mané, 33 ans, préserve intacte son influence sur son équipe, favorite du tournoi avec l’hôte marocain.S’il n’a inscrit qu’un but, Mané a servi trois passes décisives à ses partenaires devenant ainsi le meilleur passeur de l’histoire de la CAN avec neuf offrandes, devant l’Ivoirien Yaya Touré.Il a conforté également son record honorifique de joueur le plus décisif de l’histoire de la CAN, combinant ses buts (10) et ses passes (9), devant Mohamed Salah (11 buts et 5 passes).Toujours autant adulé, aussi bien des supporters sénégalais que de ses coéquipiers, Mané se distingue encore par un comportement exemplaire sur et hors du terrain, assumant son rôle de leader des Lions de la Teranga.. Mohamed Salah, la quête d’une première Coupe d’AfriqueComme Mané, son ancien partenaire à Liverpool, Mohamed Salah n’a plus ses jambes de vingt ans, et le Pharaon court derrière son premier titre continental pour sa cinquième participation à une CAN. Il y met toute son “âme”. Parti au Maroc fâché avec son club de Liverpool, Salah, 33 ans, affiche son sourire et sa bonne humeur en sélection. Parfois tancé par son sélectionneur, l’exigeant Hossam Hassan, pour ses errements défensifs, l’ailier des Reds est intraitable devant le but: quatre réalisations depuis le début du tournoi, à une longueur de Brahim Diaz, le meilleur buteur de la compétition.Salah assume en outre son rôle de leader en délestant ses jeunes coéquipiers de la pression énorme autour de l’Egypte, en quête de la huitième CAN de son histoire, un record, pour asseoir un peu plus sa domination sur le football africain.

Foot: décès de Rolland Courbis, grande gueule et coach à tout faire

Sanguin qui marchait aux coups de gueule et aux coups de cœur, “coach” respecté et régulièrement appelé à la rescousse d’équipes en souffrance, Rolland Courbis est mort lundi à 72 ans après mille et une vies dans le football.Saluant un “personnage haut en couleur” qui “a transformé l’analyse footballistique en art de la conversation”, le directeur général de RMC Karim Nedjari a annoncé sa mort à l’antenne, la voix étreinte par l’émotion, après les 22 années de Rolland Courbis comme consultant de la radio.L’Olympique de Marseille, où il officia deux ans et demi comme entraîneur, a salué “une figure de son histoire, un entraîneur emblématique et une personnalité incontournable du football français. Avec Rolland Courbis disparaît une voix, un regard, une passion, qui ont marqué l’Olympique de Marseille et bien au-delà”.Pour le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps, “le football français perd une personnalité attachante, chaleureuse, au caractère bien affirmé”, un “vrai passionné” qui avait “choisi de transmettre, ces dernières années, derrière un micro, avec un sens de la formule bien à lui”.Signe de son importance dans l’imaginaire phocéen, le maire de Marseille Benoît Payan a tweeté: “C’était une voix, un tempérament, une passion pour l’OM et pour Marseille. Rolland Courbis s’en est allé, laissant une trace forte dans l’histoire du club et dans le cœur des supporters.”Courbis, c’était comme Tintin, mais réécrit par un Pagnol un peu trash. Le natif de Marseille a démarré comme entraîneur à Bordeaux, exploré le nord à Lens, connu le froid à Vladikavkaz dans le Caucase.Au long de ses voyages, sa réputation sulfureuse lui a souvent collé aux doigts, comme le sparadrap du capitaine Haddock.”Parfois, j’aimerais demander: +Est-ce qu’on peut refermer la parenthèse sur certaines choses qu’on me reproche?+”, soupirait-il dans Le Monde en 2013. Courbis a fait deux séjours en prison, entre octobre 1990 et janvier 1991 dans le cadre de l’affaire de la caisse noire du club de Toulon et entre septembre 2009 et février 2010 dans l’affaire des comptes de l’Olympique de Marseille. Il avait également échappé de peu à une fusillade à Hyères en 1996, dans un règlement de compte qui visait une figure du milieu corse qu’il accompagnait.Comme Tintin, il était aussi célèbre comme reporter, le “Coach Courbis” très populaire sur la radio RMC.- Technicien capé -Si son palmarès d’entraîneur est quasi vierge, il s’estimait “peut-être pas le moins compétent”, racontait-il lors d’un entretien à l’AFP à l’été 2015. A l’époque, il comptait plus de 500 matches de Ligue 1 à son bilan, de quoi en faire l’un des techniciens les plus capés.Grâce à son expérience, l’aventurier de la L1 n’a pas mis longtemps à entamer un nouvel épisode, comme conseiller puis entraîneur de Rennes en 2016. Mission éclair également à Caen en 2019, qui n’a pas permis d’éviter au club la descente en Ligue 2.De courts détours à l’image d’un homme qui a tout connu ou presque dans le football, même une sélection nationale, celle du Niger en 2012.Ancien habitué des casinos, grande gueule intarissable qui a charmé la comtesse Maria-Luisa Rizzoli, Courbis n’a qu’une maigre Coupe d’Algérie et Coupe de l’Union Arabe en tant qu’entraîneur à son palmarès, remportées avec l’USM Alger en 2013.- Par amitié -Il a perdu une finale de Coupe de la Ligue avec Bordeaux (1997) et, en 1999, une finale de Coupe de l’Uefa et un championnat avec l’OM, à la dernière minute de la dernière journée, pour un but controversé encaissé par le Paris SG contre Bordeaux. Il avait connu plus de réussite comme joueur avec trois titres de champion de France (1972 avec l’OM, 1978, 1982 avec Monaco), se permettant même une aventure lucrative à l’Olympiakos Le Pirée (1973-1974).Et il a de jolies médailles de coach: le fameux 5-4 remporté par l’OM contre Montpellier qui menait 4-0, une victoire prestigieuse sur le grand Manchester United, la montée avec Montpellier ou le maintien de petits clubs comme Endoume, quartier de Marseille en 3e division, et l’AC Ajaccio en Ligue 1, rejoints par amitié pour leurs dirigeants.Tenir deux ans et demi sur le banc de l’OM est aussi un exploit. “C’est long, racontait-il, Didier Deschamps qui a bouclé la troisième saison ressemblait sur la fin à son arrière-grand-père, plus de cheveux, rouge comme une tomate, rétamé.”Courbis, lui, était inusable. “Je n’ai pas eu une vie monotone, admettait-il. Si l’histoire était à refaire, il y a certaines conneries que je ne referais pas”.

Foot: Rolland Courbis, ancien entraîneur et consultant sur RMC, est mort à 72 ans (RMC)

Rolland Courbis, ancien joueur et entraîneur de football, notamment de l’OM et de Bordeaux, est décédé à l’âge de 72 ans, a annoncé lundi la radio RMC où il officiait comme consultant depuis 2005.”Rolland Courbis s’est éteint cette nuit à cinq heures du matin”, a annoncé sur l’antenne de RMC Karim Nedjari, le directeur général de RMC. Natif de Marseille, Courbis avait débuté sa carrière comme défenseur avant de se reconvertir au poste d’entraîneur, se faisant remarquer par sa gouaille et son style sanguin.En tant que joueur, il a été sacré trois fois champion de France (1972 avec l’OM, 1978, 1982 avec Monaco) mais son palmarès est beaucoup moins fourni sur le banc, ses principaux faits d’armes étant une finale de Coupe de l’UEFA et une 2e place en championnat, à chaque fois avec l’OM en 1999.Il avait aussi eu plusieurs expériences à l’étranger, notamment en Afrique (Niger, USM Alger), aux Emirats arabes unis (Al-Wahda) et en Suisse (FC Sion).    Courbis était également précédé d’une réputation sulfureuse. Il avait fait deux séjours en prison, entre octobre 1990 et janvier 1991 dans le cadre de l’affaire de la caisse noire du club de Toulon, et entre septembre 2009 et février 2010 dans l’affaire des comptes de l’OM. Il avait aussi échappé de peu à une fusillade au cours d’un règlement de compte visant une figure du milieu corse qu’il accompagnait à Hyères en 1996.Depuis 2005, Courbis était devenu l’une des “voix” de RMC et avait revêtu le costume de consultant.

Coupe de France: Ramos, le “soldat toujours prêt” du PSG

Condamné le plus souvent au banc de touche mais meilleur buteur du PSG cette saison: c’est le paradoxe du “supersub” Gonçalo Ramos qui a, une nouvelle fois, sauvé son équipe au Trophée des champions et accepte son statut sans protester. L’entraîneur parisien Luis Enrique choisit toujours ses mots et ses moments. Jeudi soir au Koweït, après avoir remporté son premier titre en 2026 face à l’OM (2-2, tab 4-1), le technicien a préféré faire des louanges à l’avant-centre portugais, buteur sur le fil (2-2, 90+5), plutôt qu’au gardien Lucas Chevalier, élu meilleur joueur du match.”Gonçalo Ramos marque une nouvelle fois un but en toute fin de match… Je voudrais parler de lui parce que c’est un soldat qui est toujours prêt. Il a le caractère, la personnalité pour toujours jouer”, a commenté Luis Enrique.Quelques minutes avant, il avait été aussi élogieux à son égard auprès du diffuseur Ligue 1+: “C’est un joueur incroyable, une personne incroyable. Il n’a pas de minutes mais il est tous les jours là. Quand je lui dis d’entrer sur le terrain pour deux ou trois minutes, il le fait au sprint”.Interrogé de nouveau dimanche sur son joueur, l’entraîneur a développé: “Quand tu signes un contrat avec un grand club comme le PSG, tu ne sais pas combien de temps tu vas jouer. Ta responsabilité c’est d’être prêt pour aider ton équipe et représenter ton club”, a-t-il expliqué, “c’est un vrai exemple de ce que doit être un vrai joueur professionnel: tout le temps prêt, pas d’importance s’il est énervé. Il veut jouer plus de minutes, je sais”.- Dix buts cette saison -Rentré à la dernière minute du temps règlementaire (89e), alors que l’OM menait 2-1 et était sur le point de remporter son premier trophée depuis 2012, le Portugais a une nouvelle fois été d’une efficacité redoutable. Au bout du temps additionnel (90+5), il a conclu d’un plat du pied en reprise de volée une magnifique action collective, initiée par le défenseur Willian Pacho à la suite d’une récupération dans sa propre surface de réparation, pour envoyer les deux équipes à la séance des tirs au but, qu’il a lui-même parfaitement lancée.Gonçalo Ramos est habitué au miracle: il a marqué 12 de ses 43 buts après le temps réglementaire. Jeudi soir au Koweït, l’ancien joueur du Benfica a inscrit un but après la 90e minute la sixième fois sur ses dix derniers buts avec le PSG, selon le statisticien Opta.Et encore mieux, il a souvent marqué des buts très importants comme lors de la Supercoupe le 15 août face à Tottenham à Udine où il a égalisé dans les derniers instants (2-2, tab 4-3). Il a aussi donné la victoire contre le FC Barcelone en octobre en Ligue des champions (2-1, 90e) ou en Ligue 1 contre Nice (1-0, 90+5).- “Résilience hors du commun” -Titulaire seulement neuf fois cette saison toutes compétitions confondues et avec un style de jeu de pur N.9 qui ne correspond pas au football de mouvements et de permutations de Luis Enrique, il semble quand même indispensable au PSG. Et c’est là tout le paradoxe de ce joueur: il est l’actuel meilleur buteur du club cette saison avec 10 buts. Malgré un temps de jeu réduit, il garde son sang-froid, une force mentale et l’envie d’aider l’équipe. “Son nombre de buts est incroyable à chaque saison”, a souligné dimanche son coach.Selon une source proche du vestiaire, le Portugais – arrivé à l’été 2023 – a accepté son statut de remplaçant (même après les départs de Mbappé, Kolo Muani et les blessures de Dembélé) et le PSG souhaite le garder encore de longs mois, ayant conscience qu’il est important dans les moments-clés.”Gonçalo Ramos a une personnalité et une résilience hors du commun”, a appuyé son ami Vitinha au quotidien O Jogo, car “ce n’est pas facile de vivre avec un temps de jeu réduit”, sachant qu’il est aussi remplaçant en sélection (22 sélections, 10 buts).Souvent aligné en Coupe de France, il devrait être titulaire lundi (21h10) contre le Paris FC en 16e de finale.