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Ligue 1: choc Marseille-Lens, le PSG chez un relégable

Après leurs déconvenues en Ligue des champions, l’Olympique de Marseille (3e) reçoit le leader Lens pour le choc de la 19e journée de Ligue 1 samedi (21h05) et le Paris Saint-Germain (2e) se rend à Auxerre (17e) vendredi (20h00).L’OM étant branché sur courant alternatif cette saison, quelle équipe verra-t-on au Vélodrome ? Celle virevoltante qui a passé quatre buts en une mi-temps à Angers (5-2) la semaine dernière ou celle ballotée mercredi par un Liverpool (3-0) pas même au sommet de son art ?Le bouillant entraîneur olympien Roberto De Zerbi l’admet: “La vraie difficulté, c’est de faire dix matches d’affilée comme celui d’Angers. On n’y arrive pas. Je m’assois sur le banc et je ne sais pas si on va être ceux d’Angers ou ceux de Nantes (défaite 2-0)”, a-t-il déploré après la correction contre les Reds.L’OM a pourtant grand besoin d’une victoire pour refaire un peu de son retard de 8 points sur les Sang et Or, et préparer au mieux son match pour la qualification aux barrages de C1 à Bruges mercredi.Mais les Lensois de Pierre Sage et de l’ex-Marseillais Florian Thauvin débarquent sur le Vieux-Port avec un élan formidable: ils viennent d’établir le record du club avec huit victoires de rang en L1, plus deux en Coupe de France.- Monaco en crise -Un nul à l’AJA, relégable, suffirait aux joueurs de Luis Enrique pour prendre la tête en cas de revers lensois, mais le champion d’Europe vise plutôt une victoire pour faire passer le sale goût de la défaite au Sporting Portugal (2-1) dans les dernières minutes, où l’inefficacité parisienne a encore fait des dégâts.Le troisième représentant français en Ligue des champions a de bien plus gros soucis.Monaco (9e) en pleine crise se rend au Havre (14e) samedi (19h00), au milieu d’une horrible série de sept défaites en huit matches de L1, quatre jours après avoir reçu une correction au Real Madrid (6-1).La défense du Rocher s’effrite comme de la craie: elle a concédé 13 buts sur les quatre derniers matches toutes compétitions confondues, et l’entraîneur belge Sébastien Pocognoli, appelé à la rescousse en octobre, cherche toujours une solution.Les Monégasques sont complètement distancés dans la course à la Ligue des champions, à dix longueurs de Lyon (4e) qui se rend chez le dernier Metz, pour le premier match du nouvel entraîneur lorrain Benoît Tavenot, qui a succédé à Stéphane Le Mignan.- Le PFC pour confirmer -Les Grenats n’ont pris qu’un seul point en six matches avant de recevoir l’OL d’Endrick, la nouvelle curiosité brésilienne du championnat, déjà buteur puis passeur pour ses deux premiers matches.Un peu devant Metz, deux affrontements directs animent dimanche la lutte pour le maintien.Nantes, barragiste (16e), reçoit Nice (15h00), tombé à la 15e place avec sa série cauchemardesque d’un seul point pris en huit matches et qui ne compte plus que quatre longueurs de marge sur les Canaris.Enfin le PFC (13e), requinqué par sa victoire à Nantes (2-1) et son exploit chez le PSG en Coupe de France (1-0), espère confirmer à domicile contre Angers (11e), placé trois points devant lui, pour essayer de rejoindre le SCO et de se donner un peu plus d’air, à une semaine de la réception très attendue de l’OM.La journée propose également un derby breton Rennes-Lorient samedi (17h00) et se clôture par un match entre deux européens, Lille-Strasbourg, dimanche (20h45). Le Losc (5e) a perdu sa place qualificative pour la C1 après deux défaites consécutives en L1, et le Racing (7e) veut refaire son retard de quatre longueurs sur Rennes (6e) et les places européennes.

Ligue 1: Zaïre-Emery, un regain flamboyant bousculé par le retour d’Hakimi

Le retour prochain d’Achraf Hakimi risque d’avoir un impact sur le temps de jeu de Warren Zaïre-Emery, joueur le plus utilisé au PSG cette saison et qui s’est parfaitement adapté au poste de latéral droit en l’absence du Marocain, qu’il remplace de nouveau à Auxerre vendredi (20h) .La reconversion réussie de “WZE” de milieu de terrain à arrière droit a largement compensé la longue indisponibilité d’Hakimi, blessé à la cheville début novembre puis parti à la Coupe d’Afrique des nations avec le Maroc jusqu’à dimanche dernier. Trois jours après la défaite cruelle concédée face au Sénégal devant son public au terme d’une folle finale (1-0 a.p.), le capitaine des Lions de l’Atlas est revenu mercredi au centre d’entraînement du PSG à Poissy (Yvelines), tout comme l’attaquant des Lions de la Teranga, Ibrahim Mbaye. Mais il pourrait disposer de quelques jours de repos avant de retrouver complètement la compétition.  “Ça dépend de l’entraînement (de jeudi après-midi, NDLR) mais je veux parler avec lui parce que je veux savoir comment il se sent et ce qu’il pense. Il est de retour, il a un petit problème physique, mais rien d’important”, a précisé Luis Enrique, l’entraîneur du PSG, jeudi midi devant la presse.Selon le communiqué médical diffusé en fin de journée, le latéral effectuera “un travail en salle en cette fin de semaine”, tout comme Nuno Mendes. En plus de ces deux joueurs, Fabian Ruiz, Joao Neves, Matvey Safonov, Lee Kang-in et Quentin Ndjantou seront absents du déplacement  en Ligue 1 à Auxerre.Quelle que soit la date de ses retrouvailles avec le PSG, Hakimi pourrait couper net l’élan de Zaïre-Emery, milieu de terrain de métier mais qui a démontré de véritables aptitudes dans le couloir droit, au point de soulever des questions sur son véritable poste de prédilection. “WZE” est devenu en tout cas la doublure officielle d’Achraf Hakimi à droite de la défense et risque donc perdre du temps de jeu avec son retour. Depuis le début de la saison, le “titi” parisien de 19 ans, issu du centre de formation, a enchaîné un nombre de matches impressionnant en tant que titulaire: il pourrait jouer sa 26e rencontre en tant que titulaire à Auxerre en Ligue 1 et a déjà passé plus de 1.000 minutes en tant qu’arrière droit. Vendredi, ce serait déjà la 100e apparitions (68 titularisations) de WZE sous les couleurs parisiennes dont cinq en tant que capitaine., battant plusieurs records de précocité au niveau européen. D’abord utilisé pour suppléer les trois milieux, Vitinha, Fabian Ruiz et Joao Neves, blessés chacun leur tour, l’international français (neuf sélections, un but) s’est mué en remplaçant de luxe d’Achraf Hakimi à partir de novembre.- Puissance physique -Son rôle contraint de latéral lui a finalement donné un peu plus d’air qu’au milieu – où, sans démériter, il a forcément plus de mal à se frayer une place, ce secteur étant logiquement bien occupé par le trio Neves-Vitinha-Ruiz, qui a plané sur l’Europe la saison dernière.”C’est important d’avoir ce type de joueur qui peut jouer à différentes positions, pour quand on est en difficulté en cas d’absences”, glissait en novembre Luis Enrique. Après les longs mois compliqués qui avaient suivi son éclosion, le milieu – sous contrat au PSG jusqu’en 2029 – est donc revenu pleinement au premier plan grâce à une multitude de duels gagnés, d’interceptions et à sa puissance physique. Lui qui paraissait si déboussolé par son déclassement la saison dernière dégage depuis de longues semaines une sérénité prometteuse, qui peut laisser entrevoir un avenir en Bleu dès cet été lors de la Coupe du monde (11 juin-19 juillet aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada).”J’essaye de retrouver l’insouciance que j’avais lors de la première saison”, expliquait Warren Zaïre-Emery au mois d’octobre, qui a réussi à sortir de cette période. “C’est un des joueurs les plus matures que j’ai vus”, soulignait de lui Luis Enrique en décembre. 

Ligue Europa: Lille se saborde à Vigo et continue de creuser

À onze contre dix pendant plus d’une heure sur la pelouse du Celta Vigo, Lille n’a pas su obtenir le point qui lui aurait permis d’assurer sa place en barrages de la Ligue Europa et concédé une défaite humiliante (2-1), la quatrième de suite.Qu’elle semble loin, cette campagne européenne lilloise 2024-25. Ces deux énormes coups réalisés contre le Real Madrid et l’Atlético, et cette qualification directe pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions.Le parcours admirable des Dogues s’y était alors arrêté cruellement face à Dortmund, avec le sentiment d’avoir mérité mieux.Moins d’un an plus tard, les joueurs de Bruno Genesio (21e, 9 points), auteurs d’une prestation calamiteuse, ne méritent pas de figurer plus haut dans le classement unifié de C3, et joueront leur peau la semaine prochaine au stade Pierre-Mauroy contre Fribourg (3e), pour espérer faire partie des barragistes.Venus en Galice pour sceller leur place parmi les 24 équipes qui continueront l’aventure, les Lillois se sont sabordés tout seuls dès la 35e seconde de jeu en offrant un premier but gag aux locaux, puis un second, en deuxième période, sur un corner presque anodin.”Ce qui me fait enrager c’est ce premier but d’entrée qu’on prend au bout de 30 secondes, alors qu’on s’était fait punir en tout début de match aussi contre Lyon (2-1). On s’est dit des choses, mais on refait les mêmes erreurs”, a réagi Olivier Giroud sur Canal+.- Alexsandro impardonnable -Sous pression, le défenseur brésilien Alexsandro, de retour d’une longue blessure, a relancé dans les pieds de l’international espagnol Borja Iglesias, et le capitaine Iago Aspas a servi sur un plateau l’attaquant suédois Williot Swedberg (1e, 1-0) pour ouvrir le score.Une entame cauchemardesque dont les Nordistes ne se sont jamais vraiment remis, surtout après la blessure à l’épaule de l’essentiel Nabil Bentaled, remplacé par Aissa Mandi (9e).Battu dans les duels et en difficulté pour relancer, le LOSC a cru sombrer définitivement dès la 19e minute lorsque Borja Iglesias a doublé la mise au terme d’une action simple mais déjà trop compliquée à suivre pour une défense dépassée. Mais son but a été refusé pour un léger hors-jeu.Le Celta, 7e de Liga et assuré d’être au minimum barragiste (13e), s’est ensuite relâché, et le maladroit Hugo Sotelo, auteur d’une vilaine semelle sur le mollet de Mandi (28e), a laissé les siens à dix, alors qu’ils étaient largement supérieurs.Les Lillois sont cependant restés incapables de récupérer le ballon sans faire faute, ni de créer quoi que ce soit offensivement, même lorsque le vétéran Marcos Alonso leur rendait le ballon.Il a fallu attendre le temps additionnel pour voir Aissa Mandi cadrer une première frappe sans danger pour le gardien adverse (45e), et Olivier Giroud passer à quelques centimètres de pouvoir reprendre un bon centre de la tête (45e+5). Malgré les entrées de Matias Fernandez-Pardo et Tiago Santos, une possession de près de 75% et de nombreux centres, le LOSC n’a pas su revenir, et a même laissé le défenseur suédois Carl Starfelt bien seul pour faire le break de la tête sur corner (69e, 2-0). Bien contenu par le colosse scandinave, Giroud a sauvé l’honneur avec un peu de réussite en déviant au premier poteau un centre en retrait du jeune Soriba Diaoune, 18 ans (86e, 2-1). Insuffisant, cependant, pour sauver une soirée indéfendable. Une de plus.