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Coupe de France: sans pitié pour Bayeux, Marseille passe en 8e

Appliqué et sans fioritures, Marseille a logiquement écrasé Bayeux (9-0), équipe de 6e division, mardi en clôture des 16e de finale de la Coupe de France pour s’offrir un 8e à domicile contre Rennes, début février.La compétition semble désormais ouverte comme jamais avec l’élimination du Paris SG lundi par le Paris FC (0-1).En attendant, comme au tour précédent face à Bourg-Personnas (D3, 6-0), les hommes de Roberto de Zerbi ont fait preuve du plus grand sérieux dans un Stade Michel-d’Ornano de Caen à guichets fermés et largement acquis à la cause des bleu et jaune.Devant le millier de leurs supporters qui avait fait le déplacement avec une banderole en hommage à leur ancien joueur et entraîneur Rolland Courbis — “Repose en paix Rolland, ton passage marseillais restera à jamais gravé” –, l’OM a rapidement éliminé tout suspense.Après deux coups de semonce d’Amir Murillo (2e) et Emerson Palmieri (3e), une belle ouverture de Mason Greenwod a permis à Murillo de trouver Angel Gomes en retrait pour l’ouverture du score dès la 13e minute.Six minutes plus tard, Hamed Traoré, à l’affût au point de pénalty a profité d’une sortie aérienne un peu courte d’Oscar Lecanu pour doubler la mise malgré deux défenseurs entre le but et lui (0-2, 19e).Jouant crânement leur chance, les Normands se sont ensuite faits punir après un pressing à 6 dans les 20 mètres marseillais, Greenwood étant trouvé sur la droite à la conclusion d’un contre éclair pour le 0-3 (26e).Gouiri, qui avait raté le 0-4 à la 30e face au but, s’est rattrapé deux minutes plus tard sur une occasion pratiquement identique, offrant un large avantage de quatre buts au retour aux vestiaires.En seconde période, Gouiri et Greenwood se sont fait des politesses, le premier servant le second à quelques centimètres du but pour le 0-5 (49e) avant que l’Anglais ne lui rendre la pareille six minutes plus tard (0-6, 55e).Toujours pas rassasiés, les Phocéens ont aggravé la marque par Conrad Egan-Riley (0-7, 80e), Neal Maupay (0-8, 86e) et Greenwood, pour son triplé (0-9, 90e).

Foot: Michael Carrick en pompier de service à Manchester United

Manchester United a confié les clés de l’équipe mardi à Michael Carrick, ancien milieu multi-titré avec les “Red Devils” mais jeune entraîneur de 44 ans sans grande référence, pour terminer une saison où il ne reste plus que le championnat à disputer.”Je sais ce qu’il faut pour réussir ici; mon objectif est désormais d’aider les joueurs à atteindre le niveau que nous attendons dans ce club incroyable, et nous savons que ce groupe en est tout à fait capable”, a déclaré l’ex-capitaine, porteur du maillot rouge à 464 reprises entre 2006 et 2018.Le timing de la nomination ne ressemble pas vraiment à un cadeau de bienvenue: Carrick débutera sa mission par un choc contre le voisin ennemi, Manchester City, samedi (13h30) à Old Trafford en Premier League.Le championnat est devenu le seul et unique terrain de jeu de Manchester United, éliminé dès le premier tour des coupes nationales et absent des compétitions européennes, après une dernière saison terminée à la quinzième place.Depuis le départ du légendaire Alex Ferguson en 2013, le club du nord-ouest de l’Angleterre enchaîne les déceptions sur le terrain et les échecs avec les entraîneurs. Le dernier en date, Ruben Amorim, a été limogé le 5 janvier après quatorze mois sans gloire.Le Portugais s’est brouillé avec plusieurs joueurs (Rashford, Sancho…) et il n’a jamais réussi à transposer la “hype” née de ses années au Sporting. Le parcours en Ligue Europa, jusqu’à la finale perdue contre Tottenham, a été la seule éclaircie.Manchester United veut prendre le temps, d’ici l’été, pour trouver le successeur idéal. Il lorgne du côté d’Oliver Glasner (Crystal Palace), Andoni Iraola (Bournemouth), Roberto de Zerbi (Marseille), ou encore Xavi (ex-Barcelone), selon la presse britannique.- Retrouver l’Europe -Mais en attendant, il fallait trouver un pompier de service pour sauver les meubles d’une saison où il n’y a plus qu’un objectif à remplir: terminer parmi les places qualificatives pour la lucrative Ligue des champions.La quatrième place actuellement détenue par Liverpool se trouve à seulement trois points de Man Utd (7e, 32 pts). Mais la bataille promet d’être rude car le classement est très resserré; il faudra jouer des coudes avec notamment Newcastle (6e, 32 pts), Chelsea (8e, 31 pts) voire Tottenham (14e, 27 pts), par exemple, si les “Spurs” redressent la tête.Avec Carrick, les dirigeants se sont tournés vers une figure bien connue d’Old Trafford, où l’ancien milieu défensif a remporté douze trophées majeurs en douze ans, donc cinq titres de champion d’Angleterre et une Ligue des champions en 2008.Celui qui a porté le maillot de West Ham et Tottenham, également, connaît bien Old Trafford pour y avoir travaillé après sa fin de carrière.Les supporters l’ont vu à l’oeuvre comme membre du staff de José Mourinho, puis dans celui d’Ole Gunnar Solskjaer, et il a même dirigé l’équipe le temps de trois matches en fin d’année 2021 après le renvoi du Norvégien.Comme entraîneur principal, il n’a pour expérience que deux années incomplètes à Middlesbrough, en deuxième division, entre octobre 2022 et juin 2025. Avec “Boro”, il a atteint les barrages d’accession pour la Premier League dès sa première saison mais il a fini la suivante à la dixième place en Championship, ce qui a conduit à son renvoi.Les dirigeants de Man United ont été séduits par son projet, alors que Solskjaer a également été auditionné pour le poste, d’après les médias britanniques.”Michael est un excellent entraîneur et sait exactement ce qu’il faut pour gagner à Manchester United. Il est prêt à diriger notre groupe de joueurs talentueux et déterminés pour le reste de la saison, alors que nous continuons à bâtir le club vers un succès régulier et durable”, a déclaré le directeur du football, Jason Wilcox.Carrick sera épaulé notamment par Steve Holland, ancien adjoint de Gareth Southgate en équipe d’Angleterre, et par l’ancien défenseur Jonny Evans.

Coupe de France: l’OM contre Bayeux pour laisser le PSG derrière

Assommé par le scénario du match perdu face au Paris SG au Trophée des champions, l’OM préfère garder le positif de cette rencontre et se tourne vers un autre de ses objectifs, la Coupe de France, et un affrontement contre les amateurs de Bayeux (R1) ce mardi soir en Normandie.”Le scénario fait mal, avec ce but pris à la fin… J’aurais préféré aller aux tirs au but en étant resté à 1-1 plutôt que d’avoir mené”, a reconnu lundi l’attaquant marseillais Amine Gouiri.Jeudi dernier au Koweït, l’OM est passé très près d’un trophée espéré depuis bientôt 14 ans. Mais le voyage retour s’est fait sans titre, avec des regrets et tout de même le sentiment d’avoir rivalisé avec le PSG, voire un peu plus.”Ce soir, dans le jeu, sur la prestation, on a vu une très belle équipe, qui a toujours essayé de trouver la solution. Je sors de ce match dégoûté, dépité, mais avec beaucoup d’ambitions pour la suite”, avait résumé après le match le directeur du football marseillais Medhi Benatia.”On a encore d’autres occasions de ramener un trophée à Marseille cette saison, ce n’est pas terminé. On va apprendre de ce genre de moments”, avait de son côté noté Benjamin Pavard.La suite, c’est donc la Coupe de France, et un déplacement à Caen pour y affronter Bayeux, équipe de R1, le sixième échelon du football français.Après un passage par Bourg-en-Bresse (National) pour son entrée en lice en 32e de finale, l’OM est pour l’instant préservé par le tirage au sort et peut effectivement croire en ses chances, lui dont la longue et riche histoire d’amour avec la Coupe s’est interrompue en 1989.- Détermination, humilité, attention -“Ça fait plaisir, c’est ça la magie de la Coupe, on peut jouer contre des équipes de toutes les divisions. Mais on doit rester concentré et ne pas les prendre de haut. On doit jouer avec la même humilité que ça soit contre Paris ou contre une R1 comme Bayeux”, a assuré lundi Amine Gouiri.”C’est la Coupe, c’est un objectif, un trophée à aller chercher”, a ajouté l’attaquant algérien, qui a montré jeudi face au PSG que son retour allait faire beaucoup de bien à l’OM de Roberto De Zerbi.”C’est un autre rendez-vous important, on a pris goût à jouer les finales”, a souri le technicien italien lundi. Toujours agacé par la piteuse défaite des siens contre Nantes il y a une semaine en championnat, De Zerbi a lui aussi insisté sur la nécessité de jouer chaque match avec la même intensité. “On doit avoir compris une chose, qu’on aurait dû comprendre plus tôt, c’est que tous les matches doivent être joués de la même façon”, a-t-il dit.”Il n’y a pas de +sur le papier+. On doit entrer sur le terrain et jouer avec la même détermination, la même humilité et la même attention que contre le Real, contre Newcastle, contre le PSG comme on l’a fait deux fois. Sinon on est une équipe à moitié”, a-t-il ajouté.”Demain (mardi soir), je mets la meilleure équipe pour ce match”, a-t-il prévenu.

CAN-2025: le titre, seule option pour Walid Regragui

Walid Regragui, sélectionneur du Maroc, symbolise le paradoxe des Lions de l’Atlas, aussi critiqués qu’adulés et dans l’obligation surtout de décrocher un titre qui fuit le royaume depuis 50 ans, avant la demi-finale de “leur” CAN-2025, mercredi, face au Nigeria à Rabat (21h00).Les conférences de presse du technicien de 50 ans sont un spectacle que personne ne veut manquer. Mardi à la veille de ce qui est peut-être “le match le plus important de l’histoire du Maroc”, comme il l’a qualifié lui-même, au moins 200 journalistes se sont serrés dans l’immense salle qui les accueille à côté du stade Moulay Abdellah de la capitale.Regragui, né à Corbeil-Essonnes en France, y répond sans détours aux questions parfois incisives des journalistes locaux, jamais tendres à son égard. Il y parle tactique, fait passer ses messages personnels – comme cet hommage appuyé à Rolland Courbis, son entraîneur lorsqu’il évoluait à Ajaccio et décédé lundi -, et s’y fait l’ardent défenseur du football africain. Il manie l’humour et la légèreté aussi alors même qu’il vit avec la pression de remporter un trophée qui échappe au Maroc depuis 1976, l’année de son dernier, et unique, sacre continental.”J’ai une bonne nouvelle”, a-t-il par exemple lancé mardi. “Azzedine Ounahi va jouer demain!… Non, je déconne.” Son milieu de terrain blessé en phase de groupes est bel et bien forfait pour le reste de la compétition, mais Regragui n’est pas mécontent d’avoir détendu l’atmosphère.Orateur hors pair, l’ancien arrière droit ne se débrouille pas si mal non plus dans son domaine de prédilection, le terrain. Ses joueurs, dont le peuple marocain ne supporterait pas autre chose qu’une victoire en finale, y ont alterné le bon et le moins bon durant “leur” CAN. – Sens tactique -Regragui lui a fait étalage de son sens tactique face au Cameroun en quarts de finale où il a fomenté un plan prenant les Lions indomptables à leur propre jeu pour mieux les museler (2-0).Il devra encore se creuser les méninges pour trouver une parade à l’armada offensive des Super Eagles nigérians (14 buts en cinq matches). Et rien ne lui sera pardonné. Depuis l’échec du Maroc en 8es lors de la précédente CAN en Côte d’Ivoire et plus encore depuis le début de l’édition marocaine, Regragui, en poste depuis l’été 2022, est celui qui concentre les critiques.Car depuis qu’il a emmené le Maroc en demi-finale du Mondial-2022, une performance inédite pour une nation africaine, hissé les Lions au 11e rang du classement Fifa, faisant d’eux la meilleure nation africaine, ses compatriotes journalistes ne lui passent plus rien. Ils lui reprochent un jeu trop restrictif, pas assez flamboyant. Ergotent sur chacun de ses choix tactiques. Pensent l’herbe plus verte ailleurs. Souhaitent voir Tarik Sektioui, vainqueur de la Coupe arabe quelques semaines avant la CAN avec l’équipe marocaine A’, prendre du galon et donc sa place.  – Malice -Devant leurs confrères étrangers qui s’étonnent de leur manque de considération pour celui qui empile succès, victoires et records en tout genre, Regragui se veut fataliste.”Quand vous ne concédez que quatre défaites en trois ans et demi, que vous amenez le Maroc en demi-finale de la Coupe du monde et en demi-finale de la Coupe d’Afrique, normalement personne ne devrait rien dire”, a-t-il expliqué. “Mais au Maroc, c’est différent. On gagne, mais il y a des critiques, c’est comme ça, il faut accepter, travailler dur, se battre pour son pays. Espérer aussi que le prochain sélectionneur fera mieux que moi”, a-t-il ajouté profondément sincère, non sans une pointe de malice. Regragui se bat sur tous les fronts: en plus des critiques de l’intérieur, il doit aussi gérer celles provenant des autres nations soupçonnant le Maroc de bénéficier d’un arbitrage maison. “Les polémiques sur l’arbitrage sont toujours dommageables”, se lance-t-il en déplaçant le débat: “La seule chose que nous maîtrisons, c’est de bien jouer au football, de parler sur le terrain en gagnant nos matches”.