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L1: Lens champion d’automne après sa victoire à Toulouse
En supériorité numérique pendant plus d’une heure, le leader lensois s’est logiquement imposé sur la pelouse de Toulouse (3-0) vendredi soir à l’occasion du match avancé de la 17e journée, s’assurant ainsi le titre de champion d’automne.Cela fait désormais sept victoires consécutives pour les Nordistes qui débutent l’année 2026 sur les mêmes bases que la fin de la précédente. Les Lensois sont définitivement assurés de terminer la phase aller du championnat devant le Paris Saint-Germain quel que soit le résultat du PSG au Parc des Princes contre le Paris FC dimanche soir.Lens siège sur le trône de la Ligue 1 depuis le 30 novembre et conservera son rang au minimum quinze jours de plus puisque le week-end prochain sera occupé par la Coupe de France.Pourtant sur une bonne dynamique jusque-là, Toulouse n’a rien pu faire face au froid réalisme lensois et la série noire face aux Nordistes se prolonge pour le TFC qui n’a plus battu son adversaire du jour à domicile depuis…15 ans (4 défaites, 2 nuls) !- Saïd fait sauter le verrou -Cette quatrième victoire consécutive en déplacement, depuis leur revers à Metz le 29 octobre (2-0), les hommes de Pierre Sage l’ont obtenue en profitant d’un fait de jeu qui a pesé sur les débats après vingt minutes trés équilibrées.Organisées dans le même schéma tactique (3-5-2), les deux équipes s’étaient neutralisées jusque-là, sans frisson si l’on excepte une tête de Saïd obligeant le gardien toulousain Guilaume Restes à intervenir (22).La rencontre a ensuite pris un virage innatendu quand le TFC s’est retrouvé à dix après un tacle dangereux de son attaquant Emersonn sur son vis à vis Odsonne Edouard (23e), contraignant ce dernier à quitter le terrain quinze minutes plus tard.Une supériorité numérique que le leader n’a pas su exploiter jusqu’à la pause, ne se procurant alors qu’une seule occasion sur un coup franc de Bulatovic parfaitement dévié par Restes (42). Maîtres du ballon dés le coup d’envoi du second acte, les Lensois ont fait le siège du but toulousain et c’est finalement du pied d’un ancien de la maison violette que la délivrance est intervenue sur une frappe enroulée de Wesley Saïd depuis l’intérieur de la surface (1-0, 57e).Le même Saïd a raté le doublé sur une tête mal ajustée (70e) avant que le capitaine Sang et Or Adrien Thomassson ne mette les siens à l’abri sur une frappe de Fofana repoussée par Restes dans ses pieds (2-0, 85e). Pierre Ganiou, au bout du temps additionnel, corsera l’addition sur une belle frappe (3-0, 90+5)Lens étrennera son nouveau statut à Sochaux (Nat.) samedi prochain en 16e de finale de la Coupe de France. Avec l’objectif, là encore, de faire durer le plaisir le plus longtemps possible…
Ligue 1: entre le PSG et le PFC, un derby et une rivalité à forger
Ambitieux promu contre champion d’Europe: malgré les moyens de la famille Arnault investis dans le PFC, la rivalité sportive avec le PSG est aujourd’hui quasiment inexistante, avant le derby de Paris dimanche (20h45) pour la 17e journée de Ligue 1.C’est le premier match depuis la saison 1978-1979 entre les deux équipes mais, contrairement à un AC Milan-Inter en Lombardie ou un Arsenal-Tottenham du nord de Londres, cette rencontre est loin d’enflammer la capitale, qui s’électrise bien plus à l’heure du “classique” entre l’OM et le PSG.”Je n’attends pas encore cette rencontre comme un derby, mais j’espère que ça le deviendra et qu’on aura à terme une équipe du PFC suffisamment forte pour que cela ressemble aux rivalités des clubs londoniens”, dit à l’AFP une supportrice de toujours du PSG, Léa Canche.”Très contente de l’ascension du PFC car c’est l’avenir”, cette avocate de 35 ans estime toutefois que “cela ne remplacera jamais cette rivalité qui existe depuis longtemps” avec Marseille.La proximité entre les deux clubs saute pourtant aux yeux, car les deux stades, le Parc des Princes du Paris SG et le stade Jean-Bouin du Paris FC sont séparés par une rue, qui en fait le derby le plus rapproché du monde géographiquement. – Rivalité positive, pas sportive -Dimanche, mille supporters du PFC feront le “petit” déplacement vers le secteur visiteur du Parc pour assister à ce premier duel de la saison, jugé sans risque par les autorités, avant le 16e de finale de Coupe de France le 12 janvier et de nouveau un match de Ligue 1 le 16 mai à Jean-Bouin.Au PSG, cette rencontre est “abordée avec un côté symbolique (…) ce n’est pas un derby comme les autres, c’est une belle manière de faire la promo du foot français et c’est une belle valorisation du foot parisien et francilien”, explique diplomatiquement une source proche du club.Avant, “c’était une anomalie pour une ville comme Paris, mais au PSG on trouve cela très sain d’avoir ce derby en L1”, poursuit cette source, pour qui la rivalité “est positive” mais pas encore “sportive”.”Ils sont sur une autre planète pour l’instant”, convenait d’ailleurs à l’AFP le président du PFC Pierre Ferracci en début de saison, en rappelant que le PSG a “gagné la Ligue des champions” et possède “un des deux ou trois plus gros budgets du monde”.”On n’en est pas là pour l’instant”, en concluait le dirigeant, espérant voir son club, racheté en octobre par la famille Arnault avec l’arrivée de Red Bull dans l’organigramme, un jour concurrencer son puissant voisin.En attendant, pour le promu en difficulté, qui n’a pris que deux points sur ses cinq dernières rencontres de championnat, “ce sera un match compliqué, on ne va pas se mentir”, prévient le capitaine Maxime Lopez, dont le club ne suit pas pour l’heure le même modèle que le PSG, devenu un grand d’Europe au gré des lourds investissements du Qatar, arrivé en 2011.- “Un projet différent” -“Il y a de la place pour tout le monde à Paris, nous avons un énorme bassin de population. A côté du PSG, qui a son public depuis longtemps et qui est installé à la tête du football européen maintenant, on n’a pas trop de soucis pour créer l’alternative, un projet un peu différent”, expliquait M. Ferracci le 8 décembre en présentant les travaux d’agrandissement du centre d’entraînement d’Orly.Le PFC a misé sur une tarification de billetterie bien plus douce que le PSG et attire du monde, d’Ile-de-France comme de province, qui veut voir de la L1 à moindre frais. A Jean-Bouin, les buts de Strasbourg ou de Toulouse ont été célébrés dans plusieurs endroits du stade et pas seulement dans la tribune des supporters visiteurs.”Et je connais des supporters qui viennent voir les deux clubs, qui vont au Parc un week-end et à Jean-Bouin le suivant”, complète Antoine Arnault, qui était lui-même un fan du PSG avant de piloter le rachat du PFC par la holding de sa famille.”Pour moi ce derby est un peu particulier, en effet, convient-il. Désormais je suis supporter du Paris FC, et même plus que supporter, j’ai essayé de l’injecter dans mon ADN à 100%.”
Ligue 1: un derby à Paris, la première de Puel à Nice
Outre le choc samedi entre Monaco et l’Olympique lyonnais, la 17e journée de Ligue 1, la première de 2026, est marquée par le derby parisien entre le PSG et le PFC et les débuts sur le banc de Claude Puel à Nice.Leader de Ligue 1 pour ce début d’année, Lens porté offensivement par la recrue Odsonne Édouard, grand artisan du succès des Sang et Or, débute cette 17e journée de Ligue 1 contre Toulouse (8e, 23 pts) au Stadium vendredi soir, pour enchaîner une septième victoire consécutive. Les Sang et Or (37 points) ont donc passé les fêtes de fin d’année au sommet du championnat et vont pouvoir mettre d’ores et déjà la pression au PSG.Les Parisiens de Luis Enrique clôtureront dimanche (20h45) les festivités avec le derby face au PFC (14e), au Parc des Princes, où 1.000 supporters voisins sont attendus pour le premier derby entre les deux clubs depuis 48 ans, c’était lors de la saison 1978-1979. Les coéquipiers de Marquinhos ont repris l’entraînement mardi avec plusieurs absents: alors qu’Achraf Hakimi (rétabli de son entorse à une cheville) et Ibrahim Mbaye jouent actuellement la CAN au Maroc, Matveï Safonov se remet d’une fracture à la main gauche, Lee Kang-in d’une blessure (cuisse gauche) lors de la finale de la Coupe Intercontinentale contre Flamengo, sans compter les pépins physiques des “titis” Quentin Ndjantou et David Boly. Ce sera l’occasion pour le Ballon d’or Ousmane Dembélé de bien lancer son année, avant d’aller au Koweit disputer le Trophée des champions face à l’OM jeudi prochain (19h00). – Monaco et Strasbourg doivent se relancer -Troisièmes du championnat, les Marseillais reçoivent dimanche (15H00) Nantes, relégable, pour confirmer leur performance contre Monaco (1-0) avant la trêve hivernale qui leur a permis de s’accrocher au podium. A égalité de points mais quatrièmes, les Lillois de Bruno Genesio vont devoir vivre sans leurs défenseurs centraux et cadres Aïssa Mandi et Chancel Mbemba, partis à la CAN, et cela commence dès samedi contre Rennes (6e, 27 pts).A hauteur des joueurs d’Habib Beye, les Lyonnais (5e, 27 pts) peuvent aussi poursuivre leur bonne dynamique en championnat samedi (17h00) contre Monaco qui a enregistré cinq revers en six journées en décembre et est descendu à la 9e place (23 pts). “Je crois que c’est l’homme parfait pour relever ce challenge, a affirmé le président de l’OGC Nice, Jean-Pierre Rivère. Pour sa première sur le banc de Nice depuis dix ans, Claude Puel va devoir stopper l’hémorragie et la crise pour commencer un nouveau cycle face à Strasbourg, qui stagne en championnat ces dernières semaines.”Si les joueurs ne respectent pas les consignes, pas de problèmes, on en trouvera d’autres qui les respectent”, avait tancé avant les fêtes de fin d’année le coach anglais de Strasbourg, Liam Rosenior. En bas de tableau, plusieurs clubs s’affrontent dans la lutte pour le maintien: Le Havre-Angers, Brest-Auxerre et FC Lorient-Metz.



