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Ligue 1: l’OM après le cauchemar, méfiance pour le PSG

Trois jours après l’énorme désillusion vécue en Ligue des champions, Marseille doit reprendre ses esprits samedi sur la pelouse du Paris FC lors d’une 20e journée de Ligue 1 qui se terminera dimanche par le déplacement piégeux du leader, le PSG, à Strasbourg.Comment relever la tête après une soirée aussi cauchemardesque? La défaite cuisante à Bruges (3-0) et le scénario dingue qui a éjecté l’OM de la C1, avec un but inscrit dans les arrêts de jeu à Lisbonne par le gardien du Benfica Anatolii Troubine contre le Real Madrid (4-2), risquent de hanter très longtemps le club. Sous le choc et groggys, les Olympiens n’ont pourtant pas le temps de gamberger, leur position en championnat n’étant pas non plus très confortable (3e). Malgré le large succès face à Lens (3-1) au Vélodrome, les joueurs de Roberto de Zerbi n’ont qu’une faible marge d’avance (2 points) sur Lyon, en grande forme actuellement, et ne doivent pas non plus laisser trop filer le duo de tête PSG-Lens. Le voyage chez le promu parisien est donc crucial dans ce contexte tendu et tout autre résultat qu’une victoire pourrait accentuer le marasme avant le grand choc contre le PSG dans la foulée au Parc des Princes (8 février).  D’autant que Lyon, en embuscade à la 4e place et singulièrement renforcé par l’arrivée cet hiver du prodige brésilien Endrick (19 ans), prêté par le Real Madrid et déjà auteur de quatre buts en trois rencontres, toutes compétitions confondues, espère de son côté bénéficier de la venue de Lille (5e), en pleine crise, pour menacer les Marseillais.Le PSG a lui profité du faux-pas lensois la semaine dernière pour retrouver le sommet de la L1 mais ses dernières prestations ne sont guère convaincantes sur le plan du jeu. Le nul concédé au Parc des Princes face à Newcastle mercredi (1-1) a de nouveau confirmé les faiblesses offensives des champions d’Europe, obligés comme la saison passée d’en passer par les barrages pour tenter de poursuivre leur route en Ligue des champions.Strasbourg, 7e mais invaincu en Ligue 1 depuis le 30 novembre, a la capacité de titiller les Parisiens, qui ont en outre perdu pour huit à dix jours l’attaquant géorgien Khvicha Kvaratskhelia, victime d’une entorse de la cheville droite contre les Magpies. Les Alsaciens avaient malmené le PSG au Parc des Princes au match aller, menant 3-1 avant de concéder le nul 3-3.Lens (2e) aura de son côté une belle occasion de se racheter après sa déroute à Marseille et de remettre une pression sur le PSG en accueillant dès vendredi Le Havre (15e). Monaco (10e), qui a décroché les barrages de la Ligue des champions, s’est offert un petit bol d’air dans une période très compliquée (cinq rencontres consécutives sans succès en L1 dont quatre défaites) et doit surfer sur ce petit élan face à Rennes (6e), histoire de desserrer l’étau autour de son entraîneur Sébastien Pocognoli.Le programme de la 20e journée: Vendredi:20h45 Lens – Le HavreSamedi:17h00 Paris FC – Marseille19h00 Lorient – Nantes21h05 Monaco – RennesDimanche: 15h00 Lyon – Lille17h15 Angers – Metz17h15 Nice – Brest17h15 Toulouse – Auxerre20h45 Strasbourg – PSG Classement: Pts J G N P bp bc dif1. Paris SG 45 19 14 3 2 41 15 262. Lens 43 19 14 1 4 33 16 173. Marseille 38 19 12 2 5 44 20 244. Lyon 36 19 11 3 5 32 20 125. Lille 32 19 10 2 7 34 29 56. Rennes 31 19 8 7 4 30 27 37. Strasbourg 30 19 9 3 7 32 23 98. Toulouse 29 19 8 5 6 31 23 89. Lorient 25 19 6 7 6 25 30 -510. Monaco 24 19 7 3 9 28 33 -511. Angers 23 19 6 5 8 20 25 -512. Brest 22 19 6 4 9 24 31 -713. Nice 21 19 6 3 10 25 36 -1114. Paris FC 20 19 5 5 9 24 32 -815. Le Havre 20 19 4 8 7 16 24 -816. Nantes 14 19 3 5 11 18 34 -1617. Auxerre 12 19 3 3 13 14 29 -1518. Metz 12 19 3 3 13 21 45 -24NDLR: Les trois premiers sont directement qualifiés pour la phase de ligue de la Ligue des champions. Le quatrième est qualifié pour le 3e tour préliminaire de la Ligue des champions. Le 5e est qualifié pour la Ligue Europa. Le 6e est qualifié pour les barrages de la Ligue Conference. Les deux derniers sont relégués en Ligue 2 et le 16e dispute un barrage.

Foot: Mano Menezes nommé sélectionneur du Pérou, recalé du Mondial-2026

Mano Menezes, ex-sélectionneur du Brésil (2010–2012), a été désigné jeudi pour prendre les rênes de la sélection du Pérou après son échec à se qualifier pour la Coupe du monde 2026 sur le sol américain.Le président de la fédération péruvienne, Agustin Lozano, lui a souhaité “la meilleure des bienvenues”, annonçant lors d’une conférence de presse l’objectif d’une qualification à la prochaine Coupe du monde en 2030.Menezes, 63 ans, est le  septième Brésilien à prendre en mains la sélection péruvienne. Il remplace l’Argentin Gerardo Ameli, appelé au chevet de la la Rojiblanca en décembre 2025 mais qui n’est pas parvenu à la qualifier pour le Mondial à 48 équipes qui débute en juin au Mexique, Canada et Etats-Unis.Entraîneur de nombreux clubs au Brésil (Gremio, Fluminense, Corinthians, Flamengo, Palmeiras), passé aussi par Al‑Nassr (Arabie saoudite) et Shandong Luneng (Chine), Mano Menezes n’a jamais remporté de titre majeur.Technicien réputé rigoureux, critiqué pour son jeu restrictif au pays de la créativité footballistique, il n’a pas brillé non plus lors de son intérim à la tête de la Seleçao, reprenant l’équipe tristement battue en quart de finale du Mondial-2010.Sous ses ordres, le Brésil a encore perdu en quart de finale de la Copa America 2011, battu par le Paraguay. Il a ensuite perdu la finale des J0-2012 de Londres, que tout un pays attendait. Ces deux échecs ont fortement marqué son mandat.Il a été remplacé en 2012 par Luiz Felipe Scolari.Appelé souvent à la rescousse de clubs en perte de vitesse, Mano Menezes a pour mission de redorer une sélection du Pérou qui a terminé 9e (sur 10) des éliminatoires sud-américains, avec le pire bilan de son histoire : 2 victoires, 6 nuls, 10 défaites, 6 buts marqués.La dernière qualification du Pérou à une Coupe du monde remonte à 2018.

Ligue Europa: Lille se relance de justesse contre Fribourg et file en barrages

Lille a interrompu sa série noire en s’imposant in extremis à domicile contre Fribourg (1-0), jeudi soir, pour assurer sa place en barrages d’accession aux huitièmes de finale de la Ligue Europa.Après cinq défaites de suite, le Losc a enfin obtenu sa première victoire de l’année grâce à un but dans les arrêts de jeu d’Olivier Giroud, qui lui permet de terminer 18e (12 points) de la phase de groupe.Une double confrontation face au Celta Vigo ou à l’Étoile rouge de Belgrade, deux adversaires déjà affrontés cette saison, l’attend désormais les 19 et 26 février. D’ici là, les Nordistes espèreront que ce succès obtenu sans convaincre aura lancé 2026, pour rejoindre les huitièmes de la C3.Car dans leur stade Pierre-Mauroy, leur seul mérite a longtemps été de ne pas perdre, dans un match où la plupart des scénarios l’envoyaient de toute façon en barrages. Dans le jeu, les Dogues ont encore effectué une performance insuffisante avec leurs maux habituels: manque de vitesse dans les combinaisons, de prise d’initiative et de justesse dans la finition.Mais ils ont acquis l’essentiel pour écarter cette brume épaisse qui enveloppe le Nord depuis quelques jours et fragilise son entraîneur Bruno Genesio. Il a fallu attendre la dernière action du match pour voir Olivier Giroud transformer un pénalty obtenu par Matias Fernandez-Pardo avec sang-froid et précision.- Fernandez-Pardo en demi-teinte -Le meilleur buteur de l’histoire des Bleus (57 buts en 137 sélections) a ensuite célébré son but devant la tribune des Dogues Virage Est (DVE), prenant une belle revanche sur le principal groupe d’ultras lillois, qui l’avait sifflé quatre jours plus tôt lors de sa sortie contre Strasbourg (défaite 4-1).En perte de vitesse ces dernières semaines, Giroud s’est aussi relancé d’un point de vue personnel, tandis que Fernandez-Pardo a relevé sa performance jusqu’alors décevante.La présence du jeune attaquant (20 ans) en pointe était le principal pari de Bruno Genesio au coup d’envoi.Quatre jours après avoir tenté un 3-4-3 inédit qui s’est soldé par un échec cuisant contre Strasbourg, le Lyonnais est revenu à son habituel 4-2-3-1, mais en surprenant dans le choix des joueurs.Calvin Verdonk a été titularisé au poste de latéral gauche, Ngal’ayel Mukau sur l’aile droite et Matias Fernandez-Pardo en 9, donc, plutôt que Romain Perraud, Marius Broholm et Giroud.Avec la grave blessure de Hamza Igamane, buteur N.2, la principale question au vu de la feuille de match était: Matias Fernandez-Pardo, d’ordinaire sur l’aile gauche, peut-il être une option crédible à ce poste ?Ce match seul ne permettra pas de répondre à cette question car il y eut du bon et du moins bon dans la performance de l’attaquant supersonique, et Lille tentera tout de même jusqu’aux dernières minutes du mercato hivernal de recruter un autre attaquant.- L’attaque lilloise patine toujours -Il a fallu attendre la 24e minute pour voir le premier tir lillois, à côté, tenté par Hakon Haraldsson, très actif après avoir manqué le match contre les Strasbourgeois. Rien d’autre à noter de ce premier acte qui a confirmé ce qu’on pouvait voir avant le début de la rencontre: Fribourg, déjà qualifié, n’avait aucune impérieuse nécessité de l’emporter, et n’a donc pas montré d’intentions de jeu.La deuxième période a été plus animée, les deux équipes manquant chacune un face-à-face, Junior Adamu pour Fribourg (57e), puis Fernandez-Pardo pour Lille (64e). Le natif de Bruxelles s’est complètement trompé en piquant le ballon, que le gardien a capté tranquillement, puis en donnant à Ngal’ayel Mukau plutôt que Félix Correia dans une attaque en transition.La tâche lilloise a ensuite été facilitée lorsque Maximilian Eggestein a été sanctionné d’un carton rouge pour une semelle haute sur Fernandez-Pardo, décidément dans tous les coups (74e). Avant de trouver la faille dans la surface pour offrir à Giroud le soin de mener les siens à une victoire tant attendue.

Ligue Europa : Lyon termine en beauté contre le PAOK avec sa classe biberon

Lyon, avec les premiers buts en professionnels de Rémi Himbert, Khalis Merah et Alejandro Gomes Rodrigues, a battu le club grec du PAOK Salonique (4-2), jeudi au Groupama stadium en match de la 8e et dernière journée de la phase de Ligue de Ligue Europa et termine à la première place.Celle-ci assure à l’Olympique lyonnais, qui disputait son 300e match européen et qui a terminé la rencontre avec plusieurs jeunes du centre de formation, de recevoir au match retour jusqu’à la fin de la phase à élimination directe.Himbert (17 ans) a égalisé à 1-1 (33), inscrivant son premier but en professionnel pour sa première titularisation en équipe une. Il n’avait jusqu’à présent disputé que deux minutes en Ligue 1 contre Brest puis Metz et treize minutes en Ligue Europa contre Young Boys Berne, le 22 janvier. Auparavant, le PAOK avait ouvert la marque par Georgios Giakoumakis qui a repris à bout portant un centre venu de l’aile droite après un corner joué à deux (21) avant d’être réduit à dix après l’exclusion de Konstantelias (40).En fin de match, Himbert, déséquilibré par Giannis Michailidis, a obtenu un penalty que n’a pas converti Adam Karabec qui a tiré sur la barre (84) avant de se rattraper en marquant le troisième but de près en concluant un mouvement collectif (3-2, 87).Plus tôt en seconde période, Khalis Merah (18 ans) avait donné l’avantage à l’OL à la conclusion d’une action collective et en convertissant une passe du Portugais Afonso Moreira (20 ans), déjà impliqué sur le premier but (2-1, 55).Merah a ainsi également marqué pour la première fois en professionnels tout comme en fin de match le jeune Anglais Alejandro Gomes Rodrigues (90+3), qui sera prêté d’ici la fin du mercato. A 17 ans, Gomes Rodrigues est ainsi désormais le plus jeune joueur de Lyon à avoir marqué en coupe d’Europe devant Rémi Himbert et Karim Benzema.Le PAOK avait réussi à revenir à 2-2 avec un but de Soualiho Meite à la réception d’un corner (66).

Ligue 1: “Mon doublé contre Paris a été le déclic”, assure Panichelli à l’AFP

Le doublé au Parc des Princes contre le PSG (3-3) en octobre “a été le déclic pour que mon nom commence à résonner”, assure l’Argentin de Strasbourg Joaquin Panichelli, qui retrouve dimanche le club champion d’Europe en L1, dans un entretien avec l’AFP.De la neige fondue tombe sur une Meinau vide et Panichelli se penche vers la tribune pour montrer le virage où se masseront les ultras. “C’est là que je veux marquer !”, dit l’avant-centre de 23 ans – 11 buts en Ligue 1 – à propos de son nouveau rendez-vous avec le champion d’Europe. Question : Comment digère-t-on le fait d’être passé en quelques mois de la deuxième division espagnole à star de la Ligue 1 ?Réponse : « Star quand même pas… Mais oui, au final, en très peu de temps, j’ai franchi des étapes qui prennent peut-être des années à d’autres joueurs. J’ai toujours eu confiance en mes qualités. Le passage à Mirandés (D2 espagnole) a été clé, on m’a donné 10 ou 15 matchs pour prendre confiance. J’avais besoin de cet espace pour me développer parce que je savais que j’avais les qualités. Je me préparais pour l’étape suivante et c’est ce que je fais aujourd’hui aussi ici. »Q : Quelle est la clé de votre adaptation rapide à Strasbourg ? R : « On m’a donné beaucoup de confiance. C’est un club en croissance, chaque match est un plaisir parce que le stade est toujours plein, c’est fondamental. Et nous avons un groupe très jeune, avec une très bonne ambiance. » Q : Vous affrontez dimanche le PSG, contre lequel vous vous êtes illustré au Parc des Princes. R : « Au final, on se prépare pour ces moments-là, pour affronter les meilleurs et être à la hauteur. Ce soir-là, c’est tombé sur moi et c’était peut-être le déclic pour que le nom de Panichelli commence à résonner en France et en Europe. » Q : Vous considérez-vous comme un attaquant vintage, une espèce en voie de disparition ? R : « Oui, j’aime ça. Mon profil sur le terrain va avec ce que je suis en dehors. J’aime les choses classiques, comme lire et le rock. Mais bon, j’essaie de combiner un peu ce style vintage avec les exigences de notre époque, qui demande beaucoup physiquement, beaucoup de volume de course. J’essaie d’avoir un mélange. Dans la surface, j’ai des armes pour marquer, je me débrouille du pied droit, du pied gauche, de la tête… et l’humilité pour accompagner l’équipe: si d’autres doivent briller et marquer, ça ne me pose aucun problème. » Q : Quelles sont vos références ? R : « Je regardais (Olivier) Giroud à l’époque d’Arsenal, (Karim) Benzema, un joueur de classe mondiale… Mais évidemment (Erling) Haaland est le prototype du numéro neuf de surface que tout le monde regarde pour s’améliorer et s’inspirer. » Q : Comment s’est passé votre première avec l’Argentine, lorsque vous êtes entré à la place de Lionel Messi ? (Il a fait ses débuts en novembre contre l’Angola – 2-0)R : « Représenter son pays, pour moi qui me sens tellement argentin, c’est un rêve. Pouvoir avoir au moins quelques minutes et remplacer Messi, c’était une folie, un rêve devenu réalité. » Q : La Coupe du monde commence dans moins de cinq mois… Vous voyez-vous dans la liste de Lionel Scaloni ? R : « Je dois continuer comme je le fais, ni plus ni moins. Au final, si l’on fait les choses bien, tôt ou tard, ce qui doit arriver arrive. Je ne veux pas me mettre cette pression parce qu’on risque de jouer autrement ou de faire des choses auxquelles on n’est pas habitué. »