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Ligue 1: Marseille et De Zerbi entre calme et tempête
“Demain, je serai sur le banc”. Après 24h d’incertitude et d’informations contradictoires, Roberto De Zerbi a assuré qu’il dirigerait bien l’OM samedi face au Paris FC, même si la défaite de mercredi à Bruges et l’élimination en Ligue des champions ont sans surprise laissé des traces.Au lendemain du naufrage de Bruges (défaite 3-0), la journée de jeudi avait été agitée autour de l’OM, parti se mettre au vert en région parisienne, entre Rambouillet et le centre d’entraînement de Clairefontaine.Ce bref séjour était prévu depuis longtemps mais il a pris un tour particulier quand plusieurs médias ont annoncé que De Zerbi n’avait pas dirigé l’entraînement programmé sur le terrain Michel Platini. D’autres publications ont ensuite assuré que le technicien italien était sur le départ ou que la direction du club réfléchissait à s’en séparer.”Je n’ai pas dirigé l’entraînement d’hier parce que j’avais beaucoup analysé le Paris FC, j’avais peu dormi et je ne me sentais pas très bien. Tout le reste, ce sont des choses écrites et racontées. Mais je suis encore là, je suis devant vous. C’est ça la vérité”, a-t-il répondu vendredi lors d’une visioconférence de presse.”On a perdu un match important, d’une mauvaise façon et on est éliminés de la Ligue des champions. C’est un match qui fait mal. On a parlé hier soir avec Pablo Longoria et Medhi Benatia pour chercher les meilleures solutions”, a-t-il ajouté.- “encore cinq ou six ans” -“Pour le reste, il n’y a rien à confirmer. J’étais l’entraîneur de l’OM et je suis l’entraîneur de l’OM (…) Aujourd’hui j’ai préparé l’équipe et demain je serai sur le banc”, a encore assuré De Zerbi, ajoutant avoir “la force pour encore cinq ou six ans” à son poste.Difficile tout de même de se projeter aussi loin, surtout à l’OM et surtout avant un enchaînement redoutable: Paris FC samedi, réception de Rennes mardi en Coupe de France et nouveau déplacement dans la capitale pour affronter le Paris SG dans dix jours.”Il faut deux victoires et on verra les choses sous un angle différent”, a pourtant estimé l’entraîneur marseillais à propos des deux premiers de ces trois rendez-vous.En attendant, il est manifeste que la défaite et l’élimination rocambolesque de mercredi ont provoqué un nouveau séisme, dont l’intensité exacte reste encore à mesurer.Marseille avait déjà vécu une première crise en août avec le départ d’Adrien Rabiot, qui apparaît comme le péché originel de cette saison mal emmanchée. En traverser une deuxième dès janvier, c’est beaucoup, même selon les standards de l’OM.- “Je ne sais pas…” -On en oublierait presque qu’en championnat, Marseille reste sur un succès très convaincant samedi dernier face à Lens, alors leader (3-1), qui a laissé l’équipe de De Zerbi bien placée dans la course à la Ligue des champions, le seul objectif publiquement affiché. Mercredi à Bruges, le directeur du football Medhi Benatia, plus en colère contre les joueurs que contre l’entraîneur, avait d’ailleurs rappelé l’importance de la Coupe de France pour l’OM, mais aussi la difficulté de se projeter face à l’irrégularité de son équipe.”La vérité, c’est que tu vas te pointer contre Rennes et tu ne sais pas quelle équipe de l’OM tu vas trouver. Moi, je ne sais pas. Si c’est celle de Bruges, on va en prendre cinq. Par contre, si c’est celle de Lens, on est capables de gagner et derrière on ne regarde même pas le tirage parce qu’on est meilleurs que celle qui arrive. Mais je ne sais pas. La vérité, je ne sais pas”, a-t-il expliqué, désabusé.Et contre le Paris FC samedi, quel OM va-t-on voir ? On ne sait pas…
Ligue 1: Lens se relance face au Havre et reprend la tête
Une semaine après sa défaite à Marseille, Lens s’est repris contre Le Havre (1-0) vendredi soir au stade Bollaert pour reprendre provisoirement la première place de Ligue 1 au Paris SG en ouverture de la 20e journée.La désillusion au Vélodrome samedi dernier (3-1) n’aura donc pas marqué le début d’un essoufflement tant redouté par le public lensois. Sur sa pelouse, le club du bassin minier a rejoué l’intense partition qui lui permet de réussir une saison bien au-delà des attentes.Le voilà de nouveau au sommet du championnat avec 46 points, soit un de plus que le club de la capitale, qui se déplace à Strasbourg dimanche soir (20h45).Les joueurs de Pierre Sage ont profité de la réception du Havre, l’un des mal-classés du championnat (15e, 20 pts), pour reprendre leur marche en avant et redémarrer, peut-être, une série de victoires, après avoir vu la plus belle de l’histoire du club (dix toutes compétitions confondues) s’interrompre à Marseille.Ce succès tient en partie aux choix de l’entraîneur lensois, qui, toujours privé de son roc défensif Samson Baidoo, a cette fois choisi de décaler Ismaëlo Ganiou dans l’axe de sa défense à trois et de la compléter, à droite, par le jeune Kyllian Antonio. Ainsi, le Jurassien a pu replacer Matthieu Udol et Ruben Aguilar aux postes de pistons, respectivement à gauche et à droite.Dans sa position préférentielle, l’ancien capitaine messin a été très actif, débordant souvent pour offrir des centres à ses coéquipiers, jusqu’à trouver… Aguilar au deuxième poteau, qui a inscrit le seul but du match juste avant la mi-temps (45e+1).- Florian Thauvin omniprésent -Le latéral de 32 ans a concrétisé la nette domination des siens lors du premier acte, où Florian Thauvin, moins en vue ces dernières semaines, a beaucoup tenté avec plus ou moins de réussite (12e, 19e, 20e, 64e).Tout au long de la rencontre, l’international français a été un détonateur du jeu lensois, parfois avec des gestes de grande classe, comme ce petit pont (24e) et ce sombrero (90e) qui ont fait rugir Bollaert.Mais les joueurs de l’Artois ont souvent péché dans la finition, que ce soit par Thauvin ou Malang Sarr (31e), Matthieu Udol (36e), Mamadou Sangaré (45e), Wesley Saïd (90e) et Kyllian Antonio (90e+4).Après une entame convaincante – axe de progression ciblé par Pierre Sage au vu des retards à l’allumage ces derniers temps -, les Artésiens ont baissé de pied en deuxième période, laissant les Havrais espérer.Mais lorsqu’ils ont fait preuve d’adresse, les Normands ont buté sur Robin Risser, auteur de deux arrêts déterminants pour repousser une reprise de la tête d’Arouna Sangante (55e) et une frappe d’Issa Soumaré (62e).A 21 ans, Risser a ainsi rappelé qu’il est aussi l’un des grands artisans de la superbe saison lensoise, pour rassurer une défense encore plus jeune que lui avec Ganiou (20 ans) et Antonio (18 ans). Une jeunesse en or.
L1: De Zerbi a “la force pour encore cinq ou six ans” à l’OM
L’entraîneur de Marseille, Roberto De Zerbi, dont l’avenir à l’OM semblait incertain après l’élimination de son équipe en Ligue des champions, a assuré vendredi qu’il serait bien sur le banc samedi face au Paris FC et qu’il avait “la force pour encore cinq ou six ans” à son poste.QUESTION: Beaucoup de choses ont été dites et écrites quant à votre situation. Qu’en est-il exactement ?REPONSE: “Il n’y a rien de particulier. On a perdu un match important, d’une mauvaise façon, et on est éliminés de la Ligue des champions. C’est un match qui fait mal. On a parlé hier soir avec Pablo Longoria et Medhi Benatia pour chercher les meilleures solutions. C’est normal de faire un examen de conscience et le point de la situation. J’ai ma part de responsabilité mais je ne suis pas seul. Je n’ai pas dirigé l’entraînement d’hier parce que j’avais beaucoup analysé le Paris FC, j’avais peu dormi et je ne me sentais pas très bien. Tout le reste, ce sont des choses écrites et racontées. Mais je suis encore là, je suis devant vous. C’est ça la vérité.”Q: Est-ce que vous avez envisagé de quitter Marseille et est-ce que les dirigeants vous ont confirmé jusqu’à la fin de saison ?R: “Ça n’est pas un sujet. J’ai voulu venir à Marseille. Je suis resté pour cette deuxième saison et je connaissais toutes les problématiques. J’ai toujours dit que Marseille était l’endroit idéal pour moi. On m’a appris à prendre mes responsabilités, même si ça fait mal. Le coach doit apporter des résultats et des prestations. Je crois qu’on a eu des résultats, qu’on a une équipe très forte, mais avec un gros problème à régler, celui du manque de constance, de l’irrégularité. Pour le reste, il n’y a rien à confirmer.- “Demain je serai sur le banc” -J’étais l’entraîneur de l’OM et je suis l’entraîneur de l’OM. On a parlé, on a analysé ce qu’il y avait à faire, comme ça se fait partout. Aujourd’hui j’ai préparé l’équipe et demain je serai sur le banc.”Q: Les joueurs sont-ils encore avec vous ?R: “Les joueurs m’ont toujours suivi. J’ai encore parlé hier soir avec sept ou huit d’entre eux. Ils sont avec moi. C’est normal que ceux qui ne jouent pas, ou peu, ne soient pas contents. Mais il n’y a pas de frictions liées à la défaite. On a déjà vécu des moments difficiles l’an dernier. On a toujours réussi à en sortir ensemble et on y arrivera aussi cette fois. Je pense avoir la force pour encore cinq ou six ans ici. Ça me plaît, c’est ma passion, les joueurs me suivent. Ce qui me gêne c’est la défaite, la manière, l’irrégularité. Il faut deux victoires et on verra les choses sous un angle différent.”Propos recueillis en conférence de presse



