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Mélenchon: aux municipales, LFI doit incarner “la nouvelle France” de la diversité

Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a estimé jeudi à Toulouse que son parti devait démontrer aux prochaines élections municipales “sa capacité à incarner la nouvelle France, celle du grand remplacement”, lors d’un meeting de soutien au candidat local LFI, François Piquemal.”Nous avons besoin d’élections municipales qui puissent être une démonstration du niveau de conscience politique du peuple français dans sa diversité, de la capacité de nos listes à incarner la nouvelle France, celle du grand remplacement, celle de la génération qui remplace l’autre parce que c’est comme ça depuis la nuit des temps”, a lancé M. Mélenchon, devant une salle de “plus de 1.500 personnes”, selon les organisateurs.”Ce n’est pas parce qu’il y a dix dingues dans un coin qui ont peur d’être remplacés par leurs enfants que nous devons partager leurs peurs”, a-t-il ajouté, devant une assistance où flottaient des drapeaux français, de LFI, du NPA ou de la Palestine.Dans un discours de plus d’une heure jalonné de références historiques et de nombreux commentaires sur la situation internationale, le leader de LFI a estimé que la bataille des municipales était liée à celle de la présidentielle car “nous allons faire localement des choses dont on voudra donner le goût pour tout le pays”.M. Mélenchon a par ailleurs ironisé sur les listes concurrentes de gauche qui n’ont qu’une “chose à dire, la même — ils ne sont même pas originaux — d’une ville à l’autre: ils disent (à propos de LFI, ndlr) ils ne feront pas 10% et le pire qui leur arrive, c’est qu’ils croient à leur propre propagande”.”Ne rentrez pas la tête dans les épaules, ne regardez pas ailleurs, ce que nous faisons, c’est construire cette France dont non seulement les Français ont besoin mais dont le monde a besoin”, a lancé M. Mélenchon à ses partisans, souhaitant que la France soit “une puissance qui n’a peur de personne (…) et qui porte haut la voix pour dire: M. Trump, vous êtes un grossier plouc, vous ne nous faites pas peur”.Avant lui, François Piquemal, député LFI des quartiers populaires de l’ouest de Toulouse, qui se lance à 41 ans pour la première fois à l’assaut du Capitole, avait appelé à en finir “avec quatorze années de droite réactionnaire” dans la ville rose, incarnées selon lui par le maire sortant, Jean-Luc Moudenc (DVD).

Sextape à Saint-Etienne: l’ex-maire sera rejugé en appel en juin

L’ex-maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, condamné en première instance à quatre ans de prison ferme pour chantage à la sextape, sera rejugé du 8 au 12 juin devant la cour d’appel de Lyon, a appris jeudi l’AFP auprès de cette juridiction.Maire de Saint-Etienne et président de sa métropole de 2014 à 2025, Gaël Perdriau (ex-LR), 53 ans, a été incarcéré le 7 janvier à la prison de Bourg-en-Bresse, dans l’Ain.L’élu a démissionné de ses mandats dans les jours qui ont suivi le jugement du 1er décembre dernier le condamnant à cinq ans de prison, dont un avec sursis et cinq ans d’inéligibilité, avec exécution provisoire.La justice a accédé à la demande de remise en liberté de Gaël Pedriau, selon un de ses avocats interrogé par l’AFP qui ne souhaite toutefois “pas communiquer la date” de sa sortie de l’établissement pénitentiaire où il est placé à l’isolement.Malgré ses protestations d’innocence, M. Perdriau avait été reconnu en première instance coupable, tout comme trois anciens membres de son entourage, d’avoir comploté pour filmer le Premier adjoint Gilles Artigues à son insu dans une chambre d’hôtel en compagnie d’un prostitué, d’avoir utilisé cette vidéo intime pour museler ce rival du maire, et d’avoir financé le piège avec des fonds publics. Parmi ses trois coaccusés, l’ancien adjoint à l’Éducation Samy Kefi-Jérôme et l’ex-compagnon de ce dernier Gilles Rossary-Lenglet, condamnés à trois ans de prison ferme, ont eux aussi fait appel. Seul l’ancien directeur de cabinet du maire, Pierre Gauttieri, qui a écopé de deux ans de prison ferme, n’a pas interjeté appel.

Refuser les enfants en train ? la SNCF empêtrée dans une polémique “no kids”

Refuser les enfants dans les trains ? la SNCF a dû se défendre jeudi d’exclure les jeunes voyageurs de ses trains après un vif débat au sujet de sa nouvelle classe affaires Optimum “sans enfants”.La polémique est partie du compte Instagram du podcast “Les adultes de demain” dédié à l’enfance, qui a relevé dans une communication de la SNCF l’exclusion des enfants de cette classe premium lancée le 8 janvier sur toutes ses liaisons à grande vitesse, en remplacement de la Business Première.”Pour garantir un maximum de confort à bord de l’espace dédié, les enfants ne sont pas acceptés”, écrivait SNCF Voyageurs dans un document publicitaire relayé par ce compte Instagram.”Une ligne rouge a été franchie. (…) La première entreprise publique de transport français cède à son tour au +no kid+ (pas d’enfants, NDLR)”, s’est émue Stéphanie d’Esclaibes, fondatrice du podcast.Répondant à cette publication, SNCF Voyageurs a assuré que “tous les enfants [étaient] les bienvenus à bord de [ses] trains” mais que la classe “Optimum” était pensée “pour les attentes spécifiques de nos clients professionnels”, soulignant que cela n’avait “rien d’une nouveauté”, puisque “c’était déjà le cas depuis des années” dans l’offre Business Première.Dans un contexte d’ouverture à la concurrence, la compétition entre l’entreprise publique et les nouveaux entrants sur le marché français comme Trenitalia se joue beaucoup sur la captation de la très rentable clientèle d’affaires.Mais les critiques ont continué à pleuvoir jeudi, en particulier des politiques de tous bords.”Une société qui préfère des espaces sans enfants plutôt que des espaces sans écran est une société malade”, a fustigé sur X le député LFI François Ruffin.Même constat pour Fabien Roussel (PCF) pour qui interdire des voitures aux enfants “normalise l’inacceptable”. “Un service public doit protéger, adapter, pas exclure, discriminer ou invisibiliser”, ajoute-t-il, également sur X.A l’autre côté du spectre politique, Bruno Retailleau (LR) juge qu'”exclure les enfants, c’est exclure l’avenir”, quand l’eurodéputée d’extrême droite Marion Maréchal y voit un “message anti-famille (…) lamentable” dans un moment “où notre pays a tellement besoin d’enfants”.En 2025, pour la première fois depuis 1945, le nombre de décès en France a été supérieur à celui des naissances. 645.000 bébés ont vu le jour, soit 2,1% de moins qu’en 2024 et 24% de moins qu’en 2010, selon l’Insee.Selon la députée Liot Constance de Pélichy, présidente d’une mission d’information sur la natalité, “le phénomène +no kids+ est en totale contradiction avec les enjeux démographiques, sociaux et sociétaux auxquels notre pays est confronté”.Sous l’avalanche, la SNCF qui se dit “très attachée” à ce que le train soit un “lieu de vie en commun ouvert à tous”, a reconnu une “formule marketing maladroite”, qui a été “retirée”.Les places Optimum ne représentent que 8% des places proposées, et seulement du lundi au vendredi, a-t-elle fait valoir. “92% des autres places sont proposées à tous et 100% les weekends”, a relevé Gaëlle Babault, directrice offres TGV Inoui, dans une vidéo sur les réseaux sociaux du groupe.La SNCF a aussi rappelé ses tarifications spéciales enfants et adolescents, ainsi que ses “espaces familles” proposés dans les TGV Inoui les weekends, jours fériés et jours de départs en vacances, “dans un espace où la nécessité de calme n’est pas essentielle pour ceux qui sont dans cette voiture”, sans préciser le pourcentage qu’ils représentaient.”Nous n’avons jamais accepté les nombreuses demandes de clients qui depuis longtemps réclament des voitures entières sans enfants, par exemple la 1re classe, dans les TGV Inoui”, faisait-elle valoir dans sa réponse à la publication sur Instagram.Pour défendre les enfants et les devoirs du service public face aux pressions commerciales liées à l’arrivée de la concurrence, la haut-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry a demandé à rencontrer le PDG de la SNCF Jean Castex. “Une société qui accueille bien ses enfants est une société qui va bien. Le train doit en être le reflet”, estime-t-elle, suggérant de penser l’offre Optimum “aussi pour les familles”.im-alh-mep-sac-hr/abb/LyS

Le député LFI Bilongo porte plainte après un “déchaînement de haine raciste”

“Retourne dans ton pays avant de recevoir une balle dans la tête, il faut te tuer sale nègre de merde”, “député babouin”… Le député LFI Carlos Martens Bilongo a déposé plainte à Paris, après avoir reçu une série de lettres anonymes de menaces de mort racistes.Confronté à un “déchaînement de haine raciste”, le parlementaire a déposé plainte contre X pour “menaces de mort” à caractère raciste, et “injures non publiques”, ont annoncé ses avocats, Mes Vincent Brengarth et Chirinne Ardakani à l’AFP.”Ce déchaînement de haine raciste à l’encontre du député est loin d’être isolé et s’inscrit dans un procédé désormais systémique impliquant, pour une large part, des influenceurs, certains médias et personnalités politiques se revendiquant de mouvances identitaires”, expliquent-ils dans un communiqué.En cause, une série de neuf lettres anonymes d’une violence extrême (dont l’une signée “Maréchal Pétain” et l’autre “GUD”, un syndicat étudiant d’extrême droite dissous) reçues début janvier par le député du Val-d’Oise.”Tu vas l’avoir dans le cul espèce de sale nègre pourri, retourne dans ton pays avant de recevoir une balle dans la tête”, “je vais m’occuper de toi et ta famille”, “résidu de fausse couche”, “député hominoïde”, peut-on lire entre autres, sur ces courriers, dactylographiés ou écrits de plusieurs mains différentes.”Depuis son élection, M. Carlos Bilongo est régulièrement la cible de propos injurieux et haineux à caractère indiscutablement raciste en raison de ses origines congolaises et angolaises et de la couleur noire de sa peau”, soulignent les avocats dans leur plainte, dénonçant un “harcèlement généralisé”.M. Bilongo avait déjà dénoncé des attaques racistes, notamment après un incident dans l’hémicycle, en 2022, lorsque Grégoire de Fournas, alors député Rassemblement national, avait lancé “qu’il retourne en Afrique”.En janvier, son dépôt de plainte contre notamment la chaîne Cnews, accusée d’avoir tronqué et falsifié certains de ses propos “à des fins d’instrumentalisation grossière”, s’est accompagné d’une nouvelle “vague de haine raciste” en ligne, ont noté ses avocats, puis la réception des lettres anonymes.”La classe politique, tous partis confondus, doit condamner ces propos racistes et négrophobes”, a déclaré à l’AFP Carlos Martens Bilongo, qui compte rendre publics ces courriers sur ses réseaux pour que “tout le monde puisse les voir”. “Je ne peux pas rester silencieux”, ajoute-t-il, dénonçant la responsabilité de la chaîne CNews, du JDD et de Radio Courtoisie dans les vagues de haine à son encontre.D’autres élus, la ministre Naïma Moutchou, la vice-présidente de l’Assemblée Nadège Abomangoli ou le député Aly Diouara, ont engagé ces derniers mois des procédures judiciaires après avoir été victimes d’injures ou de harcèlement racistes.

L’Assemblée adopte une résolution visant les Frères musulmans, lors d’une niche LR houleuse

Une Assemblée sous tension a adopté jeudi un texte appelant à inscrire les Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes, premier d’une journée réservée à LR, qui devra jouer contre la montre pour faire voter des propositions sur l’usage d’armes à feu par les forces de l’ordre, ou le travail le 1er-Mai.”C’est un texte qui permet de mettre une pression et enfin de sortir la France au fond d’un déni”, s’est félicité après le vote Laurent Wauquiez, patron du groupe Droite républicaine (qui réunit les députés LR). Il a demandé au gouvernement de porter l’initiative à l’échelon européen.Rien n’est moins sûr à ce stade : si le gouvernement a dit partager “l’objectif” d’agir “contre la mouvance des Frères musulmans et son idéologie séparatiste”, la ministre de la Francophonie Éléonore Caroit n’a pas soutenu la résolution, non contraignante, estimant sa rédaction fragile juridiquement.Le groupe a toutefois pu compter sur les voix du reste du camp gouvernemental et de l’alliance RN-UDR. – Tirs policiers -Le texte appelle la Commission européenne à engager une procédure pour inscrire “la mouvance des Frères musulmans et de ses responsables sur la liste européenne des organisations terroristes”, et demande à l’UE “une évaluation juridique et factuelle du réseau transnational des Frères musulmans”.”Une diversion politicienne opportuniste, minable, qui risque d’alimenter la stigmatisation d’une partie de nos concitoyens”, a rétorqué l’écologiste Dominique Voynet, qui comme toute la gauche a voté contre, lors de débats fortement tendus.Laurent Jacobelli, député RN, a notamment fustigé l’opposition des Insoumis au texte : “les Frères musulmans veulent lapider les homosexuels, eh bien si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI”, a-t-il lancé, suscitant de multiples réactions et demandes de sanctions à gauche. Le député Insoumis Pierre-Yves Cadalen, a souligné qu’il est lui-même homosexuel, a dénoncé un moment “grave” et s’est dit “profondément choqué”.En fin d’après-midi, les députés LR doivent défendre un autre texte clivant, pour “reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre” faisant usage de leur arme à feu.Après une division de ses troupes en commission, le gouvernement doit proposer une nouvelle rédaction dans l’hémicycle. Écartant le terme de “légitime défense”, elle prévoit que les agents de police nationale et les gendarmes ouvrant le feu “sont présumés avoir agi” dans le cadre des cas prévus par la loi.”Il ne s’agit aucunement d’un +permis de tuer+”, affirme-t-on dans l’entourage du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez, mais “d’une inversion de la charge de la preuve”.L’exécutif entend aussi assurer que les agents qui ne portent pas l’uniforme ou des insignes apparents puissent recourir à leur arme à feu pour prévenir plusieurs meurtres ou tentatives de meurtres rapprochés.La gauche votera massivement contre.En commission, Thomas Portes (LFI) s’était inquiété qu’on “abaisse le seuil d’ouverture du feu (et) qu’on banalise l’usage des armes” quand “les tirs policiers sont déjà trop nombreux et mortels”.- Travail le 1er-Mai -Contraint par le temps (les débats s’arrêteront obligatoirement à minuit), le groupe entend aussi faire définitivement adopter un texte approuvé au Sénat à l’initiative du groupe centriste. Il vise à sécuriser le travail de salariés de certains commerces (fleuristes, boulangers…) ou d’établissements culturels, le 1er-Mai.Environ 200 syndicalistes (CGT, Solidaires, FSU), travailleurs et députés se sont rassemblés jeudi matin près de l’Assemblée pour protester contre. “Les travailleurs et travailleuses ne sont pas à vendre”, a martelé Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT.Anticipant les critiques le rapporteur Thibault Bazin (LR) a défendu mercredi un texte “circonscrit”, censé répondre notamment à des inquiétudes de boulangeries, qui s’étaient vues adresser des amendes pour avoir ouvert le 1er-Mai.Les Républicains ont également inscrit dans leur “niche parlementaire” une entrave controversée au port du voile islamique par des mineures dans l’espace public. Le texte veut interdire aux parents d'”imposer” ou “autoriser” une fille mineure “à porter dans l’espace public une tenue destinée à dissimuler sa chevelure”. En commission plusieurs parlementaires, y compris au camp gouvernemental, ont critiqué une rédaction qu’ils jugent inapplicable ou inconstitutionnelle.

Niche LR: l’Assemblée adopte une résolution contre les Frères musulmans, après des débats houleux

Dans une ambiance délétère, l’Assemblée a adopté jeudi une résolution appelant au lancement d’une procédure en vue d’inscrire les Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes, avec le soutien du camp gouvernemental et du RN, et malgré l’opposition de toute la gauche.Au terme de près de cinq heures de débats houleux, le texte inscrit à l’agenda de l’Assemblée par Les Républicains dans leur journée réservée, a été adopté par 157 voix contre 101.Non contraignant, il appelle la Commission européenne à engager une procédure pour inscrire “la mouvance des Frères musulmans et de ses responsables sur la liste européenne des organisations terroristes”, et demande à l’UE “une évaluation juridique et factuelle du réseau transnational des Frères musulmans”.Le rapporteur Eric Pauget (LR) a défendu un texte contre un “mouvement politique” dont le projet est de “faire triompher la charia sur la loi de la République”, estimant qu’une telle classification permettrait de geler des financements et faciliterait l’échange d’informations entre Etats.Après le vote, le patron du groupe Laurent Wauquiez a estimé que le texte permettrait de sortir “d’un déni”, appelant le gouvernement à relayer l’initiative à l’échelon européen.Peu allant, le gouvernement avait toutefois rendu dans l’hémicycle un avis de sagesse (ni pour, ni contre), la ministre de la Francophonie Eléonore Caroit partageant “l’objectif” d’agir “contre la mouvance des Frères musulmans et son idéologie séparatiste”, mais estimant le texte fragile juridiquement.”Ce texte ne constitue en réalité qu’une diversion politicienne opportuniste, minable, qui risque d’alimenter la stigmatisation d’une partie de nos concitoyens sans faire reculer d’un iota l’influence de celles et ceux que vous prétendez combattre”, a tancé la députée écologiste Dominique Voynet.Face à la presse, M. Wauquiez a aussi dénoncé “un travail d’obstruction” pendant les débats, visant notamment les Insoumis.La séance a été marquée par de nombreux incidents de séance. Comme lorsque Laurent Jacobelli, député RN, a fustigé l’opposition des Insoumis au texte : “les Frères musulmans veulent lapider les homosexuels, et bien, si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI”, a-t-il lancé, suscitant de multiples réactions et demandes de sanction à gauche.La question sera tranchée lors d’une réunion du bureau de l’Assemblée le 18 février, a annoncé Sébastien Chenu, vice-président RN.”Je ne peux un seul instant tolérer que vous insinuiez que mon engagement aille à l’encontre de l’égalité humaine”, a vertement répondu le député Insoumis Pierre-Yves Cadalen, se disant lui-même homosexuel.Un autre épisode a impliqué Sébastien Chenu (RN) et Antoine Léaument (LFI). Il est descendu (vers le bas de l’hémicycle) en hurlant et remettant en cause ma présidence, puis ne se calmant pas il m’a menacé en disant +descendez on va discuter face-à-face+”, a dit M. Chenu. M. Léaument dément toute menace physique : “j’ai dit, +très bien, descendez discuter avec moi+”.Fondé en 1928 en Egypte, le mouvement pan-islamiste sunnite des Frères musulmans a un temps étendu son influence sur le monde arabe, mais a connu un recul ces dernières années sous la pression des grandes puissances arabes.

Municipales: moins de voitures, plus de vélos, on continue?

Une politique pro-vélo vertueuse, ou une offensive anti-voiture excessive? Dans plusieurs grandes villes, la question des mobilités est un sujet clivant dans la campagne pour les municipales, à l’instar des débats à Strasbourg, Paris ou Lyon. Dans la métropole alsacienne, la plus cyclable de France avec 15,3% des habitants allant travailler à bicyclette, selon les dernières données publiées par l’Insee, la maire écologiste Jeanne Barseghian, candidate à un second mandat, loue sa “révolution des mobilités”.Création d’un anneau cyclable autour du centre-ville, réseau de trains voulu comme l’équivalent du RER francilien, extension du tramway, nouvelles lignes de bus, gratuité des transports en commun pour les mineurs: dans une ville “pionnière en matière de transport collectif et de vélos”, la maire affirme s’inscrire dans une tendance “qui correspond aussi aux demandes sociétales dans les centres urbains et métropoles”.A Paris, où le nombre de pistes cyclables a été démultiplié, pour atteindre 1.500 km, “le vélo a gagné sur les voitures”, se félicitait mi-janvier la maire socialiste sortante Anne Hidalgo, qui dirige la capitale depuis 12 ans avec les écologistes.A Lyon et dans son agglomération, les écologistes élus en 2020 ont eux aussi prolongé le réseau de tramway, créé des pistes cyclables et piétonnisé le centre-ville.Le maire Grégory Doucet ou le président de la métropole Bruno Bernard veulent poursuivre avec la piétonnisation des berges du Rhône s’ils sont réélus. Conscients du “ras-le-bol” causés par les travaux, ils insistent toutefois davantage dans leur campagne sur les problématiques sociales, comme le logement.- “Ca va trop vite” -L’ancien patron de l’OL Jean-Michel Aulas, qui fait aujourd’hui figure de favori pour leur ravir la mairie, n’a de cesse de pester contre les embouteillages provoqués par ces aménagements. Dénonçant “l’incurie” ou le “dogmatisme” des sortants, ce candidat sans étiquette soutenu par la droite et le centre a pris le contre-pied de leur politique et propose notamment de creuser un tunnel routier de 8 km sous la colline de Fourvière.Pour Mariane Thébert, chercheuse spécialiste des mobilités à l’université Gustave-Eiffel à Marne-la-Vallée, le fait d’être face à des majorités écologistes “incite, pour l’opposition municipale, à instrumentaliser cette question de la voiture”.”Il y a un consensus politique assez clair sur le fait que la voiture n’est pas un mode adapté à un environnement urbain dense”, mais il est en revanche “politiquement admissible”, pour les opposants, d’affirmer que le vélo “est gênant pour les piétons et les transports collectifs”, dit-elle. En outre, “la méthode, le +ça va trop vite+, le +c’est pas assez concerté+, le +c’est dogmatique+, ça fonctionne très bien” comme angles d’attaque, ajoute-t-elle.A Strasbourg, le candidat Les Républicains Jean-Philippe Vetter dénonce ainsi volontiers la méthode des écologistes.- Irréaliste -“Dès qu’on n’est pas d’accord avec eux, on est des pollueurs, on est souvent méprisés”, avance le candidat, pour qui l’automobile, si “elle ne doit pas être partout”, est cependant “utile parfois”. Il dénonce un prix du stationnement en centre-ville “délirant” et “excluant pour les plus modestes”.Un autre angle d’attaque, pour les opposants à Jeanne Barseghian, est le naufrage d’un de ses projets-phares: l’extension du tramway vers le nord de la métropole strasbourgeoise, torpillée fin 2024 par un rarissime avis défavorable de la commission d’enquête publique.Les enquêteurs ont été très sévères avec la réduction de la circulation automobile qui accompagnait les aménagements prévus pour le tram, jugeant irréaliste de penser que les automobilistes pourraient changer leurs habitudes.A Paris, l’opposition pointe un développement des pistes cyclables mené au détriment des piétons, faute d’une vraie séparation de ces voies nouvelles. La candidate de droite Rachida Dati, qui dénonce un “chaos généralisé” dans les rues de la capitale, a proposé des mesures pour “apaiser” la circulation, sans toutefois prévoir une réduction de la place du vélo “à l’échelle du tout Paris”.A Strasbourg, la maire écologiste, en mauvaise posture dans les sondages derrière la socialiste Catherine Trautmann, assume cependant son bilan, et promet de poursuivre dans cette voie. “Je ne partage pas du tout le fait de dire que les transports en commun ou la marche et le vélo auraient moins la cote”, dit-elle à l’AFP.

Fin de vie: les sénateurs s’opposent à toute forme d’aide à mourir

Les sénateurs se sont opposés mercredi à la création de toute forme d’aide à mourir lors des débats sur la fin de vie, l’hémicycle dominé par la droite enterrant cette réforme sociétale majeure qui devrait toutefois bientôt revenir à l’Assemblée nationale.Très chaotiques et confus, les débats ont tourné court avec le rejet d’un premier article fixant les conditions requises pour accéder à un dispositif de suicide assisté ou d’euthanasie.Plus tard, dans la soirée, la droite sénatoriale a définitivement enterré le projet de loi en réécrivant entièrement l’article-clé créant l’aide active à mourir, le vidant de sa substance. L’amendement déposé par des sénateurs, dont certains proches du patron des Républicains Bruno Retailleau, a remplacé cette assistance médicale à mourir par un “droit au meilleur soulagement possible de la douleur et de la souffrance”.”Nous sommes en train de voter, chers collègues, un texte qui revient sur la loi Claeys-Léonetti”, s’est inquiété le sénateur communiste Pierre Ouzoulias, estimant que la mesure votée pourrait interdire demain l’arrêt de l’hydratation lors d’une sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès.L’examen du reste des articles, par exemple sur la clause de conscience des médecins, s’est poursuivi et fini dans la soirée malgré la suppression dans le texte du dispositif d’assistance médicale à mourir, les sénateurs dénonçant l’absurdité des débats sur un “texte fantôme”, “une mascarade” pour certains.Les échanges ont été particulièrement houleux au sein de l’hémicycle pourtant réputé plus sage que le Palais-Bourbon. Une partie de la gauche a notamment accusé certains sénateurs de rejeter le texte en raison de leurs convictions religieuses.Un vote solennel sur l’ensemble de la proposition de loi du député Olivier Falorni reste prévu mercredi 28 janvier, mais il n’aura guère de sens, car le texte est amputé de son ossature. La suite du processus parlementaire risque donc essentiellement de se dérouler à l’Assemblée nationale, où une nette majorité avait pu se dégager, au contraire du Sénat. Le gouvernement espère saisir les députés en deuxième lecture au plus vite, potentiellement dès le mois de février.L’article concernant les conditions d’accès à l’aide à mourir a été rejeté pour des raisons diverses. Une grande partie de la droite et des centristes, opposés à toute forme d’aide à mourir dans le sillage de Bruno Retailleau, ont voté contre.Pourtant la ligne tenue jusqu’ici par la majorité sénatoriale militait non pas pour un rejet du texte, mais pour l’adoption d’un dispositif beaucoup plus strictement encadré.Le président de la commission des Affaires sociales du Sénat, Philippe Mouiller (Les Républicains) s’est ainsi ému du rejet de cet article “clé de voute” du texte. Le groupe socialiste s’y est opposé car la rédaction avait été considérablement modifiée et s’éloignait trop, selon lui, du dispositif voté à l’Assemblée nationale en juin 2025.L’enseignement de ce vote est sans appel: les divergences de vue du Sénat étaient sans doute trop importantes pour que la chambre haute puisse aboutir à un texte cohérent soutenu par une majorité.- “Un triste soir” -“C’est un triste soir pour le Sénat que nous vivons collectivement”, s’est désolé le chef des sénateurs socialistes Patrick Kanner. “Le Sénat a fait de ce texte une forme d’agonie politique. Nous sommes en train de ridiculiser la Haute assemblée sur un sujet essentiel pour les Français”, a-t-il ajouté, s’attaquant aux divisions de la droite.”On ne peut pas demander à des sénateurs qui sont opposés à l’euthanasie et au suicide assisté de voter pour un article comme (celui-là). C’est impossible. C’est tout”, a rétorqué le centriste Loïc Hervé. “En mon âme et conscience, je ne peux pas voter un texte de reconnaissance de l’aide à mourir si nous n’avons pas le droit aux soins palliatifs”, a renchéri la sénatrice LR Marie Mercier.Le Sénat examinera en effet à partir du lundi 26 janvier une autre proposition de loi sur les soins palliatifs, plus consensuelle. De nombreux parlementaires ont d’ailleurs regretté que ce texte n’ait pas été examiné en premier.Le calendrier parlementaire de cette réforme sera long, car il faudra encore au moins un aller-retour entre les deux chambres. Mais l’absence de majorité au Sénat semble désormais indiquer une chose: le consensus aura probablement lieu à l’Assemblée, à qui le gouvernement peut donner le dernier mot.”Le Sénat montre son incapacité, contrairement à l’Assemblée, à trouver un compromis sur un texte aussi important”, a regretté Jonathan Denis, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), appelant au retour rapide du texte à l’Assemblée.Si cette réforme majeure du second quinquennat d’Emmanuel Macron aboutissait, la France rejoindrait d’autres pays ayant légiféré sur la question, comme les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, le Canada.

A son procès en appel, Marine Le Pen plaide la “bonne foi” du Front national

Marine Le Pen a protesté mercredi de sa “bonne foi” et de celle de son parti, au cours d’un interrogatoire aussi minutieux que parfois laborieux devant la cour d’appel de Paris au procès des assistants d’eurodéputés.Au terme de cette déposition-marathon entamée la veille et qui aura duré en tout près de treize heures, celle qui joue son avenir politique a fait part en privé d’une épreuve physiquement éprouvante, mais avec l’impression d’avoir pu s’expliquer et être entendue, de manière plus “normale” qu’en première instance.Son avocat, Me Rodolphe Bosselut, a pour sa part considéré que l’interrogatoire s’était “bien passé”.La justice reproche à Marine Le Pen, ainsi qu’au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres cadres, d’avoir entre 2004 et 2016 fait embaucher des assistants parlementaires aux eurodéputés du parti, rémunérés par des fonds du Parlement européen mais dont l’activité n’aurait été qu’au seul bénéfice du FN.”Pourquoi est-ce que nous, qui sommes des gens rigoureux, semblons avoir fait preuve, dans la façon dont ce dossier est présenté, d’une absence totale de rigueur?”, a interrogé la cheffe de file de l’extrême droite mercredi matin. En y répondant dans la foulée: “Car nous étions totalement de bonne foi”.Ainsi Marine Le Pen a-t-elle développé toute la journée cet axe de défense, corollaire de la “non-intentionnalité” sur laquelle elle avait déjà insisté la veille.Certes, concède celle qui est actuellement inéligible, “des reproches incontestablement peuvent nous être faits”.Mais les problèmes liés à l’emploi d’assistants parlementaires découlent selon elle d’un défaut d’information et de contrôle de l’institution communautaire car “l’administration du Parlement européen était beaucoup plus coulante que ce qu’elle est aujourd’hui”.”Des règles absolument immuables, que tout le monde respectait et sur lesquelles le Parlement européen faisait preuve d’une fermeté totale? Ça n’était pas le cas!”, martèle-t-elle.Manière, aussi, de répondre à la présidente de la cour d’appel, Michèle Agi, qui l’avait tancée quelques minutes plus tôt en rappelant à la prévenue Le Pen qu’elle était “avocate” de formation, “connaissait le droit” et qu'”un contrat, c’est quelque chose qui (lui) parle”.En fin de journée, celle qui avait repris la présidence du Front national en 2011 en convient: “Est-ce que c’était lié à la désorganisation (du parti)? Peut-être. Est-ce que les uns et les autres ont eu le sentiment de commettre un délit? Je suis convaincue que non. Est-ce que le parti a commis un délit de manière intentionnelle? Je crois que non”, et s'”il y a des assistants qui ont fait bénéficier leur force de travail au parti, je ne dis pas que c’était volontaire de leur part”.Conclusion: “Si tout ça était à refaire, on ne referait pas la même chose”.-“Salarié clandestin” -Face aux interrogations parfois répétées – par la présidente, une juge assesseur, l’avocat du Parlement européen ou les deux représentants de l’accusation -, la députée du Pas-de-Calais a conservé durant toute l’audience une apparente “sérénité”, quitte à se montrer laborieuse.Plus de vingt ans après le début des faits reprochés, le temps écoulé rend “extrêmement difficile de faire peser la preuve de son innocence”, déplore-t-elle, tandis que la cour d’appel décortique un par un les différents contrats d’assistants parlementaires liés à son mandat d’eurodéputée.”Je ne sais pas comment faire pour vous prouver ce que je ne peux pas vous prouver, que je dois vous prouver”, finit-elle par s’agacer.Catherine Griset, son assistante personnelle de toujours, soudainement bombardée à Bruxelles alors que son bureau est à Paris? “Ça n’est pas parce qu’elle est à Paris qu’elle ne fait pas son travail d’assistante parlementaire”, jure Marine Le Pen, admettant néanmoins “l’erreur” d’avoir “embauché des gens qui travaillaient au siège” du FN.Mardi, elle avait expliqué que son “conseiller spécial” en tant que présidente du parti, Julien Odoul, n’était en fait qu’un modeste contributeur de notes – au point qu’elle avait supposé qu’il avait un “autre emploi”. Mais elle avait dit ignorer qu’il était censé être l’assistant parlementaire d’une eurodéputée FN.L’un des avocats généraux enfonce: “Julien Odoul vous envoie des notes sans que vous l’ayez voulu? Je connaissais la notion de travail fictif mais celle de salarié clandestin, je la découvre”.Marine Le Pen conteste toujours avec véhémence quelque “système”, pierre angulaire de l’accusation: “Je n’ai jamais donné de consigne d’embauche”.Et lorsque son père était le patron ?”Jean-Marie Le Pen considérait que le parti était pauvre et qu’on ne pouvait pas se permettre de ne pas utiliser les moyens qui étaient apportés par les institutions. Sinon, c’était autant de forces de travail auxquelles on renonçait”, admet la benjamine Le Pen, mais “c’était sa vision. En réalité, chacun faisait absolument ce qu’il voulait”.Et “en ce qui (la) concerne”, elle n’a “jamais donné consigne d’utiliser les dotations jusqu’au bout”: “je n’ai jamais eu aucune appétence à apurer” les enveloppes européennes.Le procès est prévu jusqu’au 11 février.

Shein et le BHV se défendent d’être “le grand méchant loup” et vantent leur modèle “disruptif” au Sénat

Les représentants de Shein et du BHV ont défendu mercredi au Sénat leur vision “disruptive” du commerce, appelant à une “coopération” avec les autorités mais aussi avec les acteurs de l’industrie textile française, inadaptée selon eux aux nouvelles réalités économiques.”Arrêtez de nous voir comme le grand méchant loup”: après des mois de polémiques et des rendez-vous déclinés à l’Assemblée nationale, Quentin Ruffat, porte-parole de Shein en France, a estimé que la marque asiatique d’ultra fast-fashion pouvait “aider les marques de prêt-à-porter en difficulté”.Le partenariat avec le groupe SGM, dirigé par Frédéric Merlin et propriétaire du BHV, vise à “démontrer comment la force et la popularité d’une marque digitale comme la nôtre peuvent contribuer à stimuler la fréquentation et l’attractivité des commerces physiques plutôt que de s’y substituer”, estime M. Ruffat.Au BHV pourtant, “l’expérimentation” n’a pas encore porté ses fruits. Si 5.000 visiteurs minimum viennent chaque jour au magasin Shein depuis son ouverture début novembre, peu ont acheté, reconnaît Frédéric Merlin. Avec le départ de nombreuses marques, en raison d’impayés ou par opposition au champion de la mode éphémère, le BHV a connu “une vraie baisse de chiffre d’affaires”. La bonne recette est en voie d’être trouvée, assure Frédéric Merlin, mais il n’a toujours pas donné de date pour l’ouverture de cinq espaces Shein en province, confirmant seulement que ça sera “très prochainement”.Plusieurs sénateurs sont restés sceptiques comme l’écologiste Yannick Jadot qui dénonce une “alliance mortifère pour l’industrie textile européenne”. Shein est “le meilleur sur le digital et sur l’internationalisation”, pourquoi donc ne pas collaborer avec elle, a rétorqué M. Ruffat. Il invite les marques françaises “qui ont du mal à s’internationaliser, à se digitaliser” à “utiliser” la plateforme.Seulement “10% du chiffre d’affaires des marques de prêt-à-porter françaises est sur le digital, (…) ce n’est plus possible de faire ça, il faut être multicanal, c’est tout l’enjeu de notre partenariat” avec le BHV, a-t-il asséné.Les acteurs du commerce en France et en Europe sont loin de vouloir une telle coopération: une coalition de fédérations du commerce a attaqué Shein en justice pour concurrence déloyale.- “Je veux bien faire preuve d’éthique, mais…” -L’Etat français a lui aussi assigné Shein en raison des produits interdits que la plateforme vendait. Malgré des “dommages graves à l’ordre public”, la demande de suspension de la plateforme a été rejetée par le tribunal. L’Etat a fait appel.Interrogé sur la désertification commerciale des centres-villes, Frédéric Merlin a critiqué un commerce devenu trop cher et déconnecté des consommateurs: des marques “premium” vendent des robes à 600 euros tout en produisant en Asie “dans les mêmes usines” que Shein – ce que réfutent plusieurs fédérations de l’habillement.”Je veux bien faire preuve d’éthique, mais en tant que commerçant, avec 2.000 salaires à payer tous les mois, je veux que ces clients (de Shein, NDLR) viennent dans mes magasins”, a-t-il continué.Shein revendique “25 millions d’utilisateurs actifs en France” au premier semestre 2025 et représente “une offre de choix”, et non “une injonction à consommer”, a plaidé Quentin Ruffat. Il voit dans le modèle de production de Shein “à la demande” une révolution face au commerce plus classique et ses taux d’invendus de “20 à 40%”. Shein a un taux “à un chiffre”.Avec son volume colossal de références proposées, majoritairement en matière plastique, Shein est régulièrement accusé par des ONG environnementales d’encourager la surconsommation et d’aggraver la crise environnementale, des tonnes de vêtements peu durables finissant dans des décharges sauvages à travers le monde. Shein a émis 26,2 millions de tonnes de CO₂ en 2024 (+23,1% par rapport à 2023), soit plus que Zara et H&M réunis.Interrogé sur le travail forcé de la minorité musulmane des Ouïghours en Chine, comme le dénoncent des ONG, M. Ruffat a renvoyé au chiffre de 95% des fournisseurs de Shein audités en 2024 par des cabinets indépendants. Shein explique avoir “trois points de zéro tolérance: le travail d’enfants, le travail forcé et le refus de se soumettre à un audit indépendant”. En 2024, Shein a cessé de travailler avec douze fournisseurs pour ces raisons.