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Lecornu éloigne la censure et veut tourner la page du budget

Sébastien Lecornu a souhaité vendredi tourner la page du budget pour s’engager dans des projets plus “réalistes”, réfutant ainsi tout “immobilisme”, après avoir surmonté sans surprise deux motions de censure grâce à la mansuétude des socialistes.”Il faut savoir terminer une crise politique”, a affirmé le Premier ministre en marge d’un déplacement en Seine-Saint-Denis consacré au logement, pour justifier son recours au 49.3 pour faire adopter le budget.”Maintenant, il faut avancer” car “très vite, la campagne présidentielle va débuter” et dans ce contexte “la projection du gouvernement” sur la suite des réformes “sera réaliste”, a-t-il ajouté.Mais “on ne va pas rien faire. Il n’y aura pas d’immobilisme” car “il y a des sujets qui ne peuvent pas attendre”, comme le logement, a-t-il souligné en se donnant un ambitieux objectif de construction de 2 millions de logements d’ici 2030 dans le cadre d’un plan de “relance” à venir du secteur.Le chef du gouvernement a assuré qu’il n’avait pas “d’agenda” politique, semblant ainsi écarter une candidature à l’Elysée, et redemandé à ses ministres de se tenir “le plus éloigné de la campagne présidentielle”.- “Dernier secours” -Dans la matinée, Sébastien Lecornu avait surmonté sans surprise les motions de censure déposées par la gauche hors PS et le RN, en réponse à sa décision d’utiliser le 49.3 sur la partie “recettes” du budget. La partie recettes adoptée, il a dans la foulée engagé un nouveau 49.3, sur les dépenses et l’ensemble du texte qui pourrait être adopté définitivement début février. La France insoumise et le RN ont déposé de nouvelles motions de censure, qui devraient être examinées et rejetées de la même manière mardi.La motion commune des groupes Insoumis, écologiste, GDR (communistes et ultra-marins) a obtenu 269 voix, 19 de moins que les 288 nécessaires pour faire tomber le gouvernement, la droite et le PS refusant de s’y associer.”Il y a une majorité fragile”, a reconnu sur BFMTV Laurent Panifous, le ministre des Relations avec le parlement. “Elle est à peu près la même depuis deux, trois mois (…) Soyons prudents, il faut faire preuve de beaucoup d’humilité”.La motion du RN et de son allié le groupe ciottiste UDR a aussi échoué, recueillant 142 voix.Le Premier ministre a redit vendredi son “regret” de devoir actionner le 49.3 sur le budget de l’Etat pour 2026, rompant avec la promesse faite début octobre d’y renoncer, à la demande des socialistes.Après plus de trois mois de discussion, le Parlement “ne peut pas dire qu’il a été privé de son pouvoir” mais  désormais le 49.3 “ne pourra plus être utilisé comme avant”, sauf “en absolu et dernier ressort” pour “préserver les institutions”, a-t-il espéré.- Majorité “fragile” -Le débat, tenu dans un hémicycle clairsemé, a mis en lumière les fractures de la gauche, le PS se trouvant isolé face aux trois autres groupes.”Le PS vole 65 voix d’opposition du NFP (l’alliance de gauche Nouveau Front populaire aux législatives 2024; ndlr). Il faudra s’en souvenir aux municipales”, a déclaré sur X le chef des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, fustigeant des “milliards de coupe” de la “nouvelle majorité Attal, Faure, Wauquiez”.La cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen, a elle fustigé la “trahison du pacte solennel” conclu par le Premier ministre avec le Parlement, et un “passage en force”, selon elle “marque de fabrique” du macronisme. “Tout aurait dû vous conduire à démissionner”, a-t-elle estimé, pointant du doigt l'”impuissance” du gouvernement.Le PS avait confirmé dès mardi qu’il ne voterait pas la motion de censure déposée par les trois autres groupes de gauche. Le député PS Laurent Baumel a défendu ce choix, saluant les “inflexions substantielles” obtenues par son groupe, et se félicitant que l’abandon au moins temporaire du 49.3 ait permis de donner une “portée effective” aux discussions menées dans l’hémicycle.Du côté de la coalition présidentielle, les choix budgétaires de M. Lecornu laissent aussi un goût amer, alors que le déficit devrait s’élever à 5% du PIB. “Nos désaccords avec ce texte sont réels et assumés”, a souligné l’ancienne ministre Horizons Agnès Firmin-Le Bodo. Mais en attendant la présidentielle, “nous devons sortir (le pays) du blocage permanent”, a souligné le député LR Nicolas Ray.Le ministre de l’Economie Roland Lescure, qui accompagnait M. Lecornu à Rosny-sous-Bois, a dit espérer “de bonnes nouvelles sur la croissance”.

Municipales à Paris: à gauche, Emmanuel Grégoire en quête de visibilité

A moins de deux mois des municipales, le candidat de la gauche à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, cherche à booster une campagne encore peu visible qui l’oblige à marcher sur un fil, entre l’héritage revendiqué d’Anne Hidalgo et son désir d’incarner une “nouvelle histoire”.L’accord historique de premier tour arraché en décembre entre socialistes, écologistes et communistes a placé le chef de file de la gauche non-mélenchoniste en tête dans les sondages au premier tour du scrutin des 15 et 22 mars, devant sa rivale de droite, Rachida Dati. Avant un second round au coude à coude.”Etre en tête au premier tour, même de peu, était la raison principale de l’union”, souligne une source chez les Ecologistes. “Sinon, trois listes auraient été en concurrence à gauche. Désormais il n’y a qu’un match, Grégoire-Dati”.”Nous avons une dynamique positive, notre responsabilité c’est de l’amplifier”, estimait la semaine dernière le chef de file de la gauche après son premier meeting.- Dynamique “encore faiblarde” -Pour le directeur général de l’Ifop, Frédéric Dabi, cette dynamique est “encore faiblarde”. “La campagne peine à prendre faute de visibilité”, abonde Anne-France Taiclet, enseignante chercheuse en sciences politiques.En face, analyse-t-elle, la dynamique de Rachida Dati “n’est pas non plus vertigineuse” mais la candidate de droite “a commencé assez fort, avec sa capacité produire rapidement des effets d’opinion”, grâce à ses vidéos virales.En terme de visibilité, la ministre de la Culture et maire du 7e arrondissement, déjà candidate en 2020, “joue hors catégorie”, constate Bernard Sananès, le président d’Elabe. Selon un récent sondage de l’institut, 89% des inscrits sur les listes électorales connaissent Rachida Dati contre seulement 45% pour Emmanuel Grégoire, derrière Sarah Knafo (Reconquête) et Sophia Chikirou (LFI). Le prétendant à l’Hôtel de ville a beaucoup progressé en six mois (+18 points), mais cherche à gagner encore en notoriété. Un facteur rendu déterminant avec la réforme du mode de scrutin à Paris, Lyon et Marseille qui permet de voter directement pour la tête de liste centrale sans passer par les arrondissements.Il y a deux semaines, le député de 48 ans s’est affiché avec Bertrand Delanoë sur un marché, où l’ancien édile socialiste a été souvent mieux reconnu. – “Un vrai bosseur” -“Sur le terrain, on ressent un manque de notoriété mais il passe bien. Et puis en 2001 les Parisiens ne connaissaient pas tant que ça Delanoë”, se souvient Franck Guillory, secrétaire de la section socialiste de Paris Centre.”C’est pas un bateleur mais il est à l’aise et accessible. Après son meeting, il est rentré en métro. Et c’est un vrai bosseur”, témoigne un militant écologiste. Emmanuel Grégoire a aussi “l’avantage d’être peu clivant” par rapport à Rachida Dati, ajoute Bernard Sananès. Sur le projet, l’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo pendant six ans doit jouer les équilibristes: il revendique un héritage dont il est “fier”, en tant qu’architecte du PLU bioclimatique dessinant l’avenir de Paris, tout en proposant une “nouvelle histoire” après un quart de siècle de règne à gauche.Malgré son froid avec la maire sortante et sa volonté de gouverner différemment, Emmanuel Grégoire a du mal à incarner le renouvellement, ses principaux partenaires, l’écologiste David Belliard et le communiste Ian Brossat, ayant eux aussi été adjoints. Le rassemblement inédit au premier tour “n’est pas la reproduction à l’identique de la majorité municipale depuis 2001”, rétorque Maxime Sauvage, l’un des porte-parole de campagne, citant le ralliement de l’ex-Insoumise de L’Après Danielle Simonnet, qui fut “longtemps notre farouche opposante à gauche”.Emmanuel Grégoire est également comptable d’un bilan sévèrement critiqué par le camp adverse, sur les finances de ville ou les affaires de violences sexuelles dans le périscolaire dont il a dit “prendre sa part de responsabilité”. “La campagne est encore embryonnaire et sa visibilité peut s’améliorer car la gauche sait faire sur le terrain. A condition de la compléter avec des propositions”, selon la professeure Taiclet. “On a choisi de privilégier le porte-à-porte pour mobiliser dans les quartiers populaires. L’union nous permet de nous y déployer très nombreux, c’est un avantage stratégique”, affirme Ian Brossat.

Sextape à Saint-Etienne: l’ex-maire sera rejugé en appel en juin

L’ex-maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, condamné en première instance à quatre ans de prison ferme pour chantage à la sextape, sera rejugé du 8 au 12 juin devant la cour d’appel de Lyon, a appris jeudi l’AFP auprès de cette juridiction.Maire de Saint-Etienne et président de sa métropole de 2014 à 2025, Gaël Perdriau (ex-LR), 53 ans, a été incarcéré le 7 janvier à la prison de Bourg-en-Bresse, dans l’Ain.L’élu a démissionné de ses mandats dans les jours qui ont suivi le jugement du 1er décembre dernier le condamnant à cinq ans de prison, dont un avec sursis et cinq ans d’inéligibilité, avec exécution provisoire.Deux de ses avocats ont précisé vendredi à l’AFP que l’audience de la cour d’appel au cours de laquelle sera examinée sa demande de remise en liberté interviendra “prochainement”, sans toutefois vouloir en communiquer la date.Malgré ses protestations d’innocence, M. Perdriau avait été reconnu en première instance coupable, tout comme trois anciens membres de son entourage, d’avoir comploté pour filmer le Premier adjoint Gilles Artigues à son insu dans une chambre d’hôtel en compagnie d’un prostitué, d’avoir utilisé cette vidéo intime pour museler ce rival du maire, et d’avoir financé le piège avec des fonds publics. Parmi ses trois coaccusés, l’ancien adjoint à l’Éducation Samy Kefi-Jérôme et l’ex-compagnon de ce dernier Gilles Rossary-Lenglet, condamnés à trois ans de prison ferme, ont eux aussi fait appel. Seul l’ancien directeur de cabinet du maire, Pierre Gauttieri, qui a écopé de deux ans de prison ferme, n’a pas interjeté appel.

“On est perdu”: à Levallois, des habitants perplexes face au retour en coulisse de Balkany

Un premier candidat estampillé Balkany, puis un deuxième, des élus exclus du conseil municipal: à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), les rebondissements autour du retour en coulisse de Patrick Balkany, 77 ans, ex-édile de la ville sous le coup d’une peine d’inéligibilité, laissent des habitants perplexes.”On est perdu, ça devient une guerre d’ego”, résume Marianne, 36 ans, qui comme plusieurs habitants rencontrés par l’AFP exprime, sous couvert d’anonymat, une lassitude face aux frasques de l’ancien maire.Jeudi soir, les élus de Levallois ont convoqué une réunion extraordinaire dans la luxueuse salle du conseil municipal d’une des villes les plus cossues d’Ile-de-France. Objectif pour la maire actuelle, Agnès Pottier-Dumas: évincer deux adjoints vus en train de prendre un café avec Patrick Balkany.”Quand vous êtes une majorité et qu’il y a une ambiance de déloyauté, il faut prendre une décision”, a-t-elle tranché lors du conseil municipal, où sa très large majorité lui a permis d’écarter les deux élus.”Un café devient une faute politique, une rencontre devient une trahison”, s’est exclamé un des deux adjoints, par ailleurs impliqué dans une autre affaire: il a porté plainte contre un YouTubeur qui l’a qualifié d'”arnaqueur” dans une de ses vidéos.- Générations successives -Patrick Balkany, qui avait cédé sa place en 2020 en raison d’une peine d’inéligibilité après sa condamnation pour blanchiment de fraude fiscale, avait rapidement retiré son soutien à son ancienne directrice de cabinet.Alors que Mme Pottier-Dumas (LR) est candidate à sa réélection, M. Balkany compte présenter une liste, sur laquelle il ne figurera donc pas.”Je ne peux pas faire 10 mètres dans la rue sans qu’on m’arrête pour me demander de revenir”, assure à l’AFP Patrick Balkany, qui compte présenter “une liste, Générations Balkany, comme ça on saura de quoi on parle”.Le nom suffit-il encore pour être élu à Levallois ? Habitante de la ville depuis sa naissance, Marianne dit avoir “grandi dans la ville de Balkany” et ne pas vouloir “cracher sur lui, qui a tant fait” quand il était maire de cette ville au nord-ouest de Paris, de 1983 à 1995 puis de 2001 à 2020.”Mes clients l’aiment bien, Balkany, mais Jérôme Gauliard, Mounia Inoughi, on ne sait pas qui c’est”, abonde un commerçant de la ville.La liste de Générations Balkany a en effet déjà changé de tête : le candidat qui la menait initialement, Jérôme Gauliard, a connu un début de campagne difficile, des articles de presse évoquant des impayés de ses sociétés.Lâché par M. Balkany, il a annoncé se retirer de la course mardi, selon le Parisien.- Nouveau procès -Alors que les listes officielles seront déposées entre les 12 et 26 février, Patrick Balkany défend désormais la candidature de Mounia Inoughi, “une fille formidable” selon lui.”On ne sait même pas ce qu’elle a à dire, et lui il continue de se pavaner, c’est une honte, tout simplement”, s’énerve Christine, 74 ans, habitante de Levallois depuis 22 ans.”Aujourd’hui, quand on me parle de Balkany, c’est en mal, on ne veut plus de ça à Levallois”, assure à l’AFP la maire actuelle, Mme Pottier-Dumas.A quelques mois des élections, Patrick Balkany a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Nanterre, qui doit le juger pour détournement de fonds publics, dans un dossier où il est soupçonné d’avoir utilisé des policiers municipaux comme chauffeur et des véhicules à des fins privées.”C’est un mauvais procès qui comme par hasard tombe juste avant les élections”, évacue Patrick Balkany, qui se focalise sur le scrutin: selon lui, “tout se fera au deuxième tour”.

Sandrine Josso, “en mission malgré elle” contre la soumission chimique

A 50 ans, la députée Sandrine Josso est devenue “malgré elle” la porte-voix politique de la lutte contre la soumission chimique, une “mission” qu’elle entend bien poursuivre au nom de toutes les “victimes silenciées”. A quelques jours de l’ouverture du procès, lundi, de l’ancien sénateur Joël Guerriau, accusé de l’avoir droguée en vue de l’agresser sexuellement en novembre 2023, l’élue MoDem de Loire-Atlantique se dit “ravagée à l’intérieur” mais “déterminée”.”Depuis cette histoire, j’ai des problèmes de santé, notamment de dos et de dents, parce que je suis tout le temps contractée et crispée, tout le temps sur le qui-vive”, déclare-t-elle à l’AFP. “Je me serais bien passée de tout ça. Mais je prends ça comme une mission, je me dis +si ça m’est arrivé et que j’ai trouvé l’énergie nécessaire pour m’échapper, je dois en faire quelque chose+”.En novembre 2023, sa plainte contre son collègue parlementaire, qui a toujours nié avoir agi volontairement, invoquant une “erreur de manipulation” de la MDMA ce soir-là, fait l’effet d’une déflagration. Son récit braque les projecteurs sur la soumission chimique, phénomène jusque-là cantonné dans l’imaginaire collectif à l’espace festif, loin des couloirs feutrés du Parlement.Elle aussi tombe des nues – “c’était une telle trahison de la part d’une personne que je connaissais depuis 10 ans” – et découvre alors “la réalité des victimes de soumission chimique, les problèmes d’accès aux preuves, les problèmes d’empathie, le manque de connaissance sur ce sujet dans la société”.Quelques semaines après sa plainte, elle devient marraine de l’association M’endors pas, cofondée par Caroline Darian, la fille de Gisèle Pelicot, droguée et livrée par son époux à des dizaines d’inconnus pendant près de 10 ans. Elle se voit parallèlement confier par Gabriel Attal, alors Premier ministre, une mission sur “la soumission chimique comme forme de violence faite aux femmes”. Mission qui débouchera fin 2025 sur un rapport coécrit avec la sénatrice socialiste Véronique Guillotin et exhortant l’exécutif à passer à la vitesse supérieure. “En brisant le silence”, Sandrine Josso a “permis de faire de ce fléau un combat politique”, estime la ministre déléguée chargée de l’Egalité femmes hommes, Aurore Bergé, saluant un “courage et un engagement sans limite”. – “Money time” -Mère de trois enfants, nutritionniste de formation, Sandrine Josso n’en est pas à son premier “combat”. En 2012, lorsque les médecins détectent une leucémie chez sa fille de 4 ans, elle promet à cette dernière qu’elle ira porter la voix des victimes de cancers pédiatriques au Parlement.Cinq ans plus tard, en 2017, elle est élue députée sous les couleurs de la République en marche, face au candidat LR, l’ancien directeur de communication de Nicolas Sarkozy, Franck Louvrier.En revanche, elle ne parvient pas à être élue maire de la Baule lors des élections municipales de 2020, scrutin pour lequel elle sera par ailleurs condamnée à un an d’inéligibilité pour avoir tardé à rendre ses comptes de campagne.A l’Assemblée, elle “tien(t) parole” et devient notamment rapporteuse d’une commission d’enquête sur les politiques de santé environnementale, dont un volet insiste sur l’importance d’agir contre les cancers pédiatriques.Ses autres combats, menés depuis 2021 sous les couleurs du MoDem, seront au service des droits des femmes. Sa proposition de loi visant à mieux prendre en charge les femmes après une fausse couche est adoptée en 2023, tout comme deux ans plus tard son amendement sur le contrôle coercitif. “Même si on me dit que je suis devenue +Madame sujet politique sociétale+, en réalité c’est arrivé malgré moi, mais ça me va bien parce qu’il y a énormément d’attentes là-dessus”, déclare-t-elle. “Il y a encore trop de victimes de violences sexuelles qui sont silenciées dans ce pays”, déplore la députée. “Tout ce que j’ai vu me fait dire qu’on n’a aucunement une politique d’État à la hauteur. Le procès Mazan, ce qui s’est passé quand moi j’ai lancé l’alerte, c’était le money-time (moment décisif au basket, ndlr) et en fait rien ne se passe”. 

La journée réservée à LR peu fructueuse à l’Assemblée, la gauche accusée d’obstruction

Après l’adoption d’un texte appelant à inscrire les Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes, la journée réservée à LR à l’Assemblée s’est terminée sans que les députés n’aient le temps de voter sur l’usage d’armes à feu par les forces de l’ordre ou le travail le 1er-Mai, les députés de droite accusant la gauche d’obstruction.”Nous sommes parvenus à faire voter deux résolutions”, a souligné peu avant minuit Laurent Wauquiez, patron du groupe Droite républicaine (réunissant les députés LR). “Mais dans le même temps, nous avons assisté à des comportements qui ne font pas honneur à la démocratie.” “Cinq heures ce matin pour voir la France Insoumise défendre les Frères musulmans”, a-t-il lancé. “A cause de cette obstruction, nous n’avons pas pu parler de la France qui travaille.”Dans un climat houleux, rappels au règlement et suspensions de séance se sont multipliés toute la journée, notamment à l’initiative de la gauche cherchant à gagner du temps. Toute “niche parlementaire” se finit obligatoirement à minuit.Les députés ont adopté dans l’après-midi une résolution non contraignante appelant la Commission européenne à engager une procédure pour inscrire “la mouvance des Frères musulmans et de ses responsables sur la liste européenne des organisations terroristes”.Si le gouvernement a dit partager “l’objectif” d’agir “contre la mouvance des Frères musulmans et son idéologie séparatiste”, la ministre de la Francophonie Éléonore Caroit n’a pas soutenu la résolution, estimant sa rédaction fragile juridiquement.LR a toutefois pu compter sur les voix du reste du camp gouvernemental et de l’alliance RN-UDR. “Une diversion politicienne opportuniste, minable, qui risque d’alimenter la stigmatisation d’une partie de nos concitoyens”, a rétorqué l’écologiste Dominique Voynet, qui comme toute la gauche a voté contre, lors de débats très tendus.Laurent Jacobelli, député RN, a notamment fustigé l’opposition des Insoumis au texte : “les Frères musulmans veulent lapider les homosexuels, eh bien si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI”, a-t-il lancé, suscitant de multiples réactions et demandes de sanctions à gauche. – “Image désolante” -L’Assemblée a par ailleurs adopté une autre résolution non contraignante appelant l’Etat à “suspendre toute nouvelle création” d’agences administratives, pour alléger les finances de l’Etat et améliorer son fonctionnement.Dans la soirée, les députés ont ensuite débattu d’une proposition de loi pour instaurer une présomption d’utilisation légitime par les forces de l’ordre de leur arme à feu, soutenue par le gouvernement. Le texte visait initialement à créer une présomption de “légitime défense”.Après des divisions en commission, le gouvernement a proposé une nouvelle rédaction prévoyant que les agents de police nationale et les gendarmes ouvrant le feu “sont présumés avoir agi” dans le cadre des conditions prévues par la loi. L’amendement a été adopté avec les voix du camp gouvernemental et de l’alliance RN-UDR.”Une présomption ce n’est pas une immunité”, “elle lèvera simplement l’automaticité de la garde à vue du policier qui a fait usage de son arme”, a avancé le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez. Mais la réécriture n’a pas convaincu la gauche. “Tuons d’abord, on jugera plus tard, si seulement on juge”, a lancé Pouria Amirshahi (groupe écologiste), arguant que “le sentiment d’impunité policière (…) mine la confiance indispensable entre la police et la population”.Durant plusieurs heures, les députés insoumis et écologistes ont multiplié les prises de parole contre le texte, sur lequel un vote n’a pas pu avoir lieu avant minuit.”Fierté de présider le groupe insoumis qui par son combat acharné a empêché la droite et l’extrême droite de voter des textes dangereux pour le pays”, s’est félicitée la cheffe des députés LFI Mathilde Panot.M. Nunez a lui accusé les insoumis d’avoir “trainé dans la boue les policiers et les gendarmes”. Faute de temps, les députés n’ont pas examiné un texte déjà approuvé au Sénat visant à sécuriser le travail le 1er-Mai de salariés de certains commerces (fleuristes, boulangers…) ou établissements culturels. Environ 200 syndicalistes (CGT, Solidaires, FSU), travailleurs et députés s’étaient rassemblés jeudi matin près de l’Assemblée pour protester contre.Un autre texte à l’ordre du jour prévoyait une entrave controversée au port du voile islamique par des mineures dans l’espace public.”Chacun pourra juger de la nature et de la tonalité de la niche DR du jour. Image désolante de la vie politique…”, a critiqué dans la soirée sur X le président du groupe MoDem à l’Assemblée, Marc Fesneau.bur-clf-sac-la/ms

Mélenchon: aux municipales, LFI doit incarner “la nouvelle France” de la diversité

Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a estimé jeudi à Toulouse que son parti devait démontrer aux prochaines élections municipales “sa capacité à incarner la nouvelle France, celle du grand remplacement”, lors d’un meeting de soutien au candidat local LFI, François Piquemal.”Nous avons besoin d’élections municipales qui puissent être une démonstration du niveau de conscience politique du peuple français dans sa diversité, de la capacité de nos listes à incarner la nouvelle France, celle du grand remplacement, celle de la génération qui remplace l’autre parce que c’est comme ça depuis la nuit des temps”, a lancé M. Mélenchon, devant une salle de “plus de 1.500 personnes”, selon les organisateurs.”Ce n’est pas parce qu’il y a dix dingues dans un coin qui ont peur d’être remplacés par leurs enfants que nous devons partager leurs peurs”, a-t-il ajouté, devant une assistance où flottaient des drapeaux français, de LFI, du NPA ou de la Palestine.Dans un discours de plus d’une heure jalonné de références historiques et de nombreux commentaires sur la situation internationale, le leader de LFI a estimé que la bataille des municipales était liée à celle de la présidentielle car “nous allons faire localement des choses dont on voudra donner le goût pour tout le pays”.M. Mélenchon a par ailleurs ironisé sur les listes concurrentes de gauche qui n’ont qu’une “chose à dire, la même — ils ne sont même pas originaux — d’une ville à l’autre: ils disent (à propos de LFI, ndlr) ils ne feront pas 10% et le pire qui leur arrive, c’est qu’ils croient à leur propre propagande”.”Ne rentrez pas la tête dans les épaules, ne regardez pas ailleurs, ce que nous faisons, c’est construire cette France dont non seulement les Français ont besoin mais dont le monde a besoin”, a lancé M. Mélenchon à ses partisans, souhaitant que la France soit “une puissance qui n’a peur de personne (…) et qui porte haut la voix pour dire: M. Trump, vous êtes un grossier plouc, vous ne nous faites pas peur”.Avant lui, François Piquemal, député LFI des quartiers populaires de l’ouest de Toulouse, qui se lance à 41 ans pour la première fois à l’assaut du Capitole, avait appelé à en finir “avec quatorze années de droite réactionnaire” dans la ville rose, incarnées selon lui par le maire sortant, Jean-Luc Moudenc (DVD).

Refuser les enfants en train ? la SNCF empêtrée dans une polémique “no kids”

Refuser les enfants dans les trains ? la SNCF a dû se défendre jeudi d’exclure les jeunes voyageurs de ses trains après un vif débat au sujet de sa nouvelle classe affaires Optimum “sans enfants”.La polémique est partie du compte Instagram du podcast “Les adultes de demain” dédié à l’enfance, qui a relevé dans une communication de la SNCF l’exclusion des enfants de cette classe premium lancée le 8 janvier sur toutes ses liaisons à grande vitesse, en remplacement de la Business Première.”Pour garantir un maximum de confort à bord de l’espace dédié, les enfants ne sont pas acceptés”, écrivait SNCF Voyageurs dans un document publicitaire relayé par ce compte Instagram.”Une ligne rouge a été franchie. (…) La première entreprise publique de transport français cède à son tour au +no kid+ (pas d’enfants, NDLR)”, s’est émue Stéphanie d’Esclaibes, fondatrice du podcast.Répondant à cette publication, SNCF Voyageurs a assuré que “tous les enfants [étaient] les bienvenus à bord de [ses] trains” mais que la classe “Optimum” était pensée “pour les attentes spécifiques de nos clients professionnels”, soulignant que cela n’avait “rien d’une nouveauté”, puisque “c’était déjà le cas depuis des années” dans l’offre Business Première.Dans un contexte d’ouverture à la concurrence, la compétition entre l’entreprise publique et les nouveaux entrants sur le marché français comme Trenitalia se joue beaucoup sur la captation de la très rentable clientèle d’affaires.Mais les critiques ont continué à pleuvoir jeudi, en particulier des politiques de tous bords.”Une société qui préfère des espaces sans enfants plutôt que des espaces sans écran est une société malade”, a fustigé sur X le député LFI François Ruffin.Même constat pour Fabien Roussel (PCF) pour qui interdire des voitures aux enfants “normalise l’inacceptable”. “Un service public doit protéger, adapter, pas exclure, discriminer ou invisibiliser”, ajoute-t-il, également sur X.A l’autre côté du spectre politique, Bruno Retailleau (LR) juge qu'”exclure les enfants, c’est exclure l’avenir”, quand l’eurodéputée d’extrême droite Marion Maréchal y voit un “message anti-famille (…) lamentable” dans un moment “où notre pays a tellement besoin d’enfants”.En 2025, pour la première fois depuis 1945, le nombre de décès en France a été supérieur à celui des naissances. 645.000 bébés ont vu le jour, soit 2,1% de moins qu’en 2024 et 24% de moins qu’en 2010, selon l’Insee.Selon la députée Liot Constance de Pélichy, présidente d’une mission d’information sur la natalité, “le phénomène +no kids+ est en totale contradiction avec les enjeux démographiques, sociaux et sociétaux auxquels notre pays est confronté”.Sous l’avalanche, la SNCF qui se dit “très attachée” à ce que le train soit un “lieu de vie en commun ouvert à tous”, a reconnu une “formule marketing maladroite”, qui a été “retirée”.Les places Optimum ne représentent que 8% des places proposées, et seulement du lundi au vendredi, a-t-elle fait valoir. “92% des autres places sont proposées à tous et 100% les weekends”, a relevé Gaëlle Babault, directrice offres TGV Inoui, dans une vidéo sur les réseaux sociaux du groupe.La SNCF a aussi rappelé ses tarifications spéciales enfants et adolescents, ainsi que ses “espaces familles” proposés dans les TGV Inoui les weekends, jours fériés et jours de départs en vacances, “dans un espace où la nécessité de calme n’est pas essentielle pour ceux qui sont dans cette voiture”, sans préciser le pourcentage qu’ils représentaient.”Nous n’avons jamais accepté les nombreuses demandes de clients qui depuis longtemps réclament des voitures entières sans enfants, par exemple la 1re classe, dans les TGV Inoui”, faisait-elle valoir dans sa réponse à la publication sur Instagram.Pour défendre les enfants et les devoirs du service public face aux pressions commerciales liées à l’arrivée de la concurrence, la haut-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry a demandé à rencontrer le PDG de la SNCF Jean Castex. “Une société qui accueille bien ses enfants est une société qui va bien. Le train doit en être le reflet”, estime-t-elle, suggérant de penser l’offre Optimum “aussi pour les familles”.im-alh-mep-sac-hr/abb/LyS

Le député LFI Bilongo porte plainte après un “déchaînement de haine raciste”

“Retourne dans ton pays avant de recevoir une balle dans la tête, il faut te tuer sale nègre de merde”, “député babouin”… Le député LFI Carlos Martens Bilongo a déposé plainte à Paris, après avoir reçu une série de lettres anonymes de menaces de mort racistes.Confronté à un “déchaînement de haine raciste”, le parlementaire a déposé plainte contre X pour “menaces de mort” à caractère raciste, et “injures non publiques”, ont annoncé ses avocats, Mes Vincent Brengarth et Chirinne Ardakani à l’AFP.”Ce déchaînement de haine raciste à l’encontre du député est loin d’être isolé et s’inscrit dans un procédé désormais systémique impliquant, pour une large part, des influenceurs, certains médias et personnalités politiques se revendiquant de mouvances identitaires”, expliquent-ils dans un communiqué.En cause, une série de neuf lettres anonymes d’une violence extrême (dont l’une signée “Maréchal Pétain” et l’autre “GUD”, un syndicat étudiant d’extrême droite dissous) reçues début janvier par le député du Val-d’Oise.”Tu vas l’avoir dans le cul espèce de sale nègre pourri, retourne dans ton pays avant de recevoir une balle dans la tête”, “je vais m’occuper de toi et ta famille”, “résidu de fausse couche”, “député hominoïde”, peut-on lire entre autres, sur ces courriers, dactylographiés ou écrits de plusieurs mains différentes.”Depuis son élection, M. Carlos Bilongo est régulièrement la cible de propos injurieux et haineux à caractère indiscutablement raciste en raison de ses origines congolaises et angolaises et de la couleur noire de sa peau”, soulignent les avocats dans leur plainte, dénonçant un “harcèlement généralisé”.M. Bilongo avait déjà dénoncé des attaques racistes, notamment après un incident dans l’hémicycle, en 2022, lorsque Grégoire de Fournas, alors député Rassemblement national, avait lancé “qu’il retourne en Afrique”.En janvier, son dépôt de plainte contre notamment la chaîne Cnews, accusée d’avoir tronqué et falsifié certains de ses propos “à des fins d’instrumentalisation grossière”, s’est accompagné d’une nouvelle “vague de haine raciste” en ligne, ont noté ses avocats, puis la réception des lettres anonymes.”La classe politique, tous partis confondus, doit condamner ces propos racistes et négrophobes”, a déclaré à l’AFP Carlos Martens Bilongo, qui compte rendre publics ces courriers sur ses réseaux pour que “tout le monde puisse les voir”. “Je ne peux pas rester silencieux”, ajoute-t-il, dénonçant la responsabilité de la chaîne CNews, du JDD et de Radio Courtoisie dans les vagues de haine à son encontre.D’autres élus, la ministre Naïma Moutchou, la vice-présidente de l’Assemblée Nadège Abomangoli ou le député Aly Diouara, ont engagé ces derniers mois des procédures judiciaires après avoir été victimes d’injures ou de harcèlement racistes.

L’Assemblée adopte une résolution visant les Frères musulmans, lors d’une niche LR houleuse

Une Assemblée sous tension a adopté jeudi un texte appelant à inscrire les Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes, premier d’une journée réservée à LR, qui devra jouer contre la montre pour faire voter des propositions sur l’usage d’armes à feu par les forces de l’ordre, ou le travail le 1er-Mai.”C’est un texte qui permet de mettre une pression et enfin de sortir la France au fond d’un déni”, s’est félicité après le vote Laurent Wauquiez, patron du groupe Droite républicaine (qui réunit les députés LR). Il a demandé au gouvernement de porter l’initiative à l’échelon européen.Rien n’est moins sûr à ce stade : si le gouvernement a dit partager “l’objectif” d’agir “contre la mouvance des Frères musulmans et son idéologie séparatiste”, la ministre de la Francophonie Éléonore Caroit n’a pas soutenu la résolution, non contraignante, estimant sa rédaction fragile juridiquement.Le groupe a toutefois pu compter sur les voix du reste du camp gouvernemental et de l’alliance RN-UDR. – Tirs policiers -Le texte appelle la Commission européenne à engager une procédure pour inscrire “la mouvance des Frères musulmans et de ses responsables sur la liste européenne des organisations terroristes”, et demande à l’UE “une évaluation juridique et factuelle du réseau transnational des Frères musulmans”.”Une diversion politicienne opportuniste, minable, qui risque d’alimenter la stigmatisation d’une partie de nos concitoyens”, a rétorqué l’écologiste Dominique Voynet, qui comme toute la gauche a voté contre, lors de débats fortement tendus.Laurent Jacobelli, député RN, a notamment fustigé l’opposition des Insoumis au texte : “les Frères musulmans veulent lapider les homosexuels, eh bien si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI”, a-t-il lancé, suscitant de multiples réactions et demandes de sanctions à gauche. Le député Insoumis Pierre-Yves Cadalen, a souligné qu’il est lui-même homosexuel, a dénoncé un moment “grave” et s’est dit “profondément choqué”.En fin d’après-midi, les députés LR doivent défendre un autre texte clivant, pour “reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre” faisant usage de leur arme à feu.Après une division de ses troupes en commission, le gouvernement doit proposer une nouvelle rédaction dans l’hémicycle. Écartant le terme de “légitime défense”, elle prévoit que les agents de police nationale et les gendarmes ouvrant le feu “sont présumés avoir agi” dans le cadre des cas prévus par la loi.”Il ne s’agit aucunement d’un +permis de tuer+”, affirme-t-on dans l’entourage du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez, mais “d’une inversion de la charge de la preuve”.L’exécutif entend aussi assurer que les agents qui ne portent pas l’uniforme ou des insignes apparents puissent recourir à leur arme à feu pour prévenir plusieurs meurtres ou tentatives de meurtres rapprochés.La gauche votera massivement contre.En commission, Thomas Portes (LFI) s’était inquiété qu’on “abaisse le seuil d’ouverture du feu (et) qu’on banalise l’usage des armes” quand “les tirs policiers sont déjà trop nombreux et mortels”.- Travail le 1er-Mai -Contraint par le temps (les débats s’arrêteront obligatoirement à minuit), le groupe entend aussi faire définitivement adopter un texte approuvé au Sénat à l’initiative du groupe centriste. Il vise à sécuriser le travail de salariés de certains commerces (fleuristes, boulangers…) ou d’établissements culturels, le 1er-Mai.Environ 200 syndicalistes (CGT, Solidaires, FSU), travailleurs et députés se sont rassemblés jeudi matin près de l’Assemblée pour protester contre. “Les travailleurs et travailleuses ne sont pas à vendre”, a martelé Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT.Anticipant les critiques le rapporteur Thibault Bazin (LR) a défendu mercredi un texte “circonscrit”, censé répondre notamment à des inquiétudes de boulangeries, qui s’étaient vues adresser des amendes pour avoir ouvert le 1er-Mai.Les Républicains ont également inscrit dans leur “niche parlementaire” une entrave controversée au port du voile islamique par des mineures dans l’espace public. Le texte veut interdire aux parents d'”imposer” ou “autoriser” une fille mineure “à porter dans l’espace public une tenue destinée à dissimuler sa chevelure”. En commission plusieurs parlementaires, y compris au camp gouvernemental, ont critiqué une rédaction qu’ils jugent inapplicable ou inconstitutionnelle.