Boeing dans le vert en 2025, une première en sept ans, grâce à une cession d’actifs

Le groupe aéronautique américain Boeing a annoncé mardi un bénéfice net annuel, le premier depuis 2018, grâce à une cession d’actif mais aussi à la reprise de ses livraisons après une crise profonde liée à la qualité de sa production. Le bénéfice net ressort ainsi à 1,89 milliard, grâce au gain de près de 10 milliards de dollars généré par la cession de Digital Aviation Solutions.En 2024, le groupe avait perdu 11,87 milliards de dollars, portant le total des pertes depuis 2019 à 35,74 milliards de dollars, selon un calcul de l’AFP.Boeing a cumulé les difficultés depuis deux crashes du 737 MAX 8 en octobre 2018 et mars 2019, qui ont fait 346 morts au total, ainsi qu’un incident en vol en janvier 2024 sur un 737 MAX 9, qui a fait des blessés légers, et une grève de plus de cinquante jours dans deux usines cruciales à l’automne 2024.Les résultats publiés mardi “illustrent le fait que nous sommes sur la bonne voie pour restaurer la confiance et retrouver le Boeing que tout le monde attend”, a commenté Kelly Ortberg, patron de l’avionneur depuis l’été 2024, dans un message aux employés.”Il y a beaucoup de choses grâce auxquelles nous pouvons faire preuve d’optimisme”, a-t-il affirmé.”Tandis que nous continuons à nous remettre en piste, nous devons rester concentrés sur l’objectif de livrer à nos clients des produits et des services sûrs, de haute qualité et dans les temps, à avancer dans les programmes à prix fixe de BDS (branche Défense et Espace, NDLR) et dans la certification du 737-7, du 737-10 et du 777X”, ses nouveaux avions commerciaux, a-t-il poursuivi.Le groupe précise être désormais “dans la phase finale” de la certification du 737 MAX 10, dont les premières livraisons étaient initialement prévues pour 2023.Lors d’une audioconférence avec des analystes, M. Ortberg s’est dit “confiant” concernant l’obtention des certifications pour les trois modèles, ainsi qu’un début des livraisons des monocouloirs 737 MAX 7 et 10 en 2026 et du gros porteur 777-9 en 2027 (2020 à l’origine).Mais un “problème potentiel de durabilité” a été identifié sur le moteur du programme 777X, fabriqué par GE Aerospace, a-t-il précisé, n’anticipant pas d’impact sur le calendrier.- Rebond -Au quatrième trimestre, le chiffre d’affaires a atteint 23,95 milliards de dollars (+57% sur un an) et le bénéfice net 8,13 milliards de dollars, contre une perte de 3,92 milliards un an plus tôt.Rapporté par action, le bénéfice net ressort à 10,23 dollars mais la cession a contribué à hauteur de 11,83 dollars.Les analystes de TD Cowen ont souligné dans une note que sans ce gain exceptionnel, Boeing aurait affiché une perte par action à données comparables de 1,91 dollar. Le consensus de FactSet anticipait une perte de 44 cents.Sur l’ensemble de l’année, le chiffre d’affaires ressort à 89,46 milliards (+34%).Vers 17H45 GMT, l’action Boeing cédait 0,93% à la Bourse de New York.Au quatrième trimestre, l’avionneur a dégagé un flux de trésorerie positif – pour le second trimestre consécutif – de 375 millions de dollars (négatif de 4,10 milliards un an plus tôt).Ceci grâce de meilleures cadences de production – notamment le relèvement du plafond mensuel imposé en 2024 par le régulateur FAA à celle du 737 MAX (passé de 38 à 42 en octobre, avec 47 courant 2026) – et au rebond continu des livraisons.Le 787 Dreamliner a poursuivi sa transition vers huit mensuels, contre cinq en 2024, avec l’objectif d’atteindre dix courant 2026.Boeing a livré 600 avions en 2025, du jamais vu depuis 2018, dont 447 exemplaires du 737 MAX.Selon le directeur financier Jay Malave, environ 500 exemplaires du monocouloir vedette (versions MAX 8 et MAX 9) devraient être livrés en 2026 et une trentaine de MAX 10 devraient être fabriqués pour livraison dès certification de ce modèle, le plus grand de la famille.Et 90 à 100 Dreamliner devraient aussi être livrés (88 en 2025).Cette hausse des livraisons devrait permettre au flux de trésorerie d’atteindre “un à trois milliards” en 2026, avec l’objectif de grimper à terme à 10 milliards.L’année a également été très fructueuse auprès des clients, avec 1.175 commandes brutes (1.173 commandes nettes). Boeing a devancé son concurrent européen Airbus pour la première fois depuis 2018.A fin décembre, le carnet de commandes contenait 6.130 avions commerciaux, soit une valeur record de 567 milliards de dollars, et de 682 milliards en incluant les commandes à BDS.
Le groupe aéronautique américain Boeing a annoncé mardi un bénéfice net annuel, le premier depuis 2018, grâce à une cession d’actif mais aussi à la reprise de ses livraisons après une crise profonde liée à la qualité de sa production. Le bénéfice net ressort ainsi à 1,89 milliard, grâce au gain de près de 10 milliards de dollars généré par la cession de Digital Aviation Solutions.En 2024, le groupe avait perdu 11,87 milliards de dollars, portant le total des pertes depuis 2019 à 35,74 milliards de dollars, selon un calcul de l’AFP.Boeing a cumulé les difficultés depuis deux crashes du 737 MAX 8 en octobre 2018 et mars 2019, qui ont fait 346 morts au total, ainsi qu’un incident en vol en janvier 2024 sur un 737 MAX 9, qui a fait des blessés légers, et une grève de plus de cinquante jours dans deux usines cruciales à l’automne 2024.Les résultats publiés mardi “illustrent le fait que nous sommes sur la bonne voie pour restaurer la confiance et retrouver le Boeing que tout le monde attend”, a commenté Kelly Ortberg, patron de l’avionneur depuis l’été 2024, dans un message aux employés.”Il y a beaucoup de choses grâce auxquelles nous pouvons faire preuve d’optimisme”, a-t-il affirmé.”Tandis que nous continuons à nous remettre en piste, nous devons rester concentrés sur l’objectif de livrer à nos clients des produits et des services sûrs, de haute qualité et dans les temps, à avancer dans les programmes à prix fixe de BDS (branche Défense et Espace, NDLR) et dans la certification du 737-7, du 737-10 et du 777X”, ses nouveaux avions commerciaux, a-t-il poursuivi.Le groupe précise être désormais “dans la phase finale” de la certification du 737 MAX 10, dont les premières livraisons étaient initialement prévues pour 2023.Lors d’une audioconférence avec des analystes, M. Ortberg s’est dit “confiant” concernant l’obtention des certifications pour les trois modèles, ainsi qu’un début des livraisons des monocouloirs 737 MAX 7 et 10 en 2026 et du gros porteur 777-9 en 2027 (2020 à l’origine).Mais un “problème potentiel de durabilité” a été identifié sur le moteur du programme 777X, fabriqué par GE Aerospace, a-t-il précisé, n’anticipant pas d’impact sur le calendrier.- Rebond -Au quatrième trimestre, le chiffre d’affaires a atteint 23,95 milliards de dollars (+57% sur un an) et le bénéfice net 8,13 milliards de dollars, contre une perte de 3,92 milliards un an plus tôt.Rapporté par action, le bénéfice net ressort à 10,23 dollars mais la cession a contribué à hauteur de 11,83 dollars.Les analystes de TD Cowen ont souligné dans une note que sans ce gain exceptionnel, Boeing aurait affiché une perte par action à données comparables de 1,91 dollar. Le consensus de FactSet anticipait une perte de 44 cents.Sur l’ensemble de l’année, le chiffre d’affaires ressort à 89,46 milliards (+34%).Vers 17H45 GMT, l’action Boeing cédait 0,93% à la Bourse de New York.Au quatrième trimestre, l’avionneur a dégagé un flux de trésorerie positif – pour le second trimestre consécutif – de 375 millions de dollars (négatif de 4,10 milliards un an plus tôt).Ceci grâce de meilleures cadences de production – notamment le relèvement du plafond mensuel imposé en 2024 par le régulateur FAA à celle du 737 MAX (passé de 38 à 42 en octobre, avec 47 courant 2026) – et au rebond continu des livraisons.Le 787 Dreamliner a poursuivi sa transition vers huit mensuels, contre cinq en 2024, avec l’objectif d’atteindre dix courant 2026.Boeing a livré 600 avions en 2025, du jamais vu depuis 2018, dont 447 exemplaires du 737 MAX.Selon le directeur financier Jay Malave, environ 500 exemplaires du monocouloir vedette (versions MAX 8 et MAX 9) devraient être livrés en 2026 et une trentaine de MAX 10 devraient être fabriqués pour livraison dès certification de ce modèle, le plus grand de la famille.Et 90 à 100 Dreamliner devraient aussi être livrés (88 en 2025).Cette hausse des livraisons devrait permettre au flux de trésorerie d’atteindre “un à trois milliards” en 2026, avec l’objectif de grimper à terme à 10 milliards.L’année a également été très fructueuse auprès des clients, avec 1.175 commandes brutes (1.173 commandes nettes). Boeing a devancé son concurrent européen Airbus pour la première fois depuis 2018.A fin décembre, le carnet de commandes contenait 6.130 avions commerciaux, soit une valeur record de 567 milliards de dollars, et de 682 milliards en incluant les commandes à BDS.