Venise: le journaliste d’investigation Seymour Hersh au coeur d’un documentaire

Seymour Hersh, l’un des journalistes américains les plus influents des soixante dernières années, est au centre d’un documentaire présenté à la Mostra de Venise qui explore ses plus grands scoops et ses quelques faux pas.Co-réalisé par Laura Poitras, couronnée du Lion d’or en 2022 pour son documentaire sur la crise des opiacés, “Cover-Up” a été présenté cette semaine (hors compétition) sur le Lido, révélant à la fois le charme pétillant de cet homme de 88 ans et son caractère irritable.Dans ce film de près de 2h00, l’ancien journaliste d’Associated Press, du New York Times et du New Yorker évoque ses scoops sur les atrocités militaires américaines au Vietnam et sur les exactions commises à la prison d’Abou Ghraib, en Irak, en 2004.On y perçoit parfois une certaine arrogance qui a fait de lui un personnage controversé parmi ses pairs et a, peut-être, été à l’origine d’erreurs qui ont récemment terni sa réputation. “Nous voulions capturer sa résistance, son humour, son côté piquant et sa protection envers ses sources”, a déclaré Laura Poitras, qui voulait déjà réaliser un film sur Seymour Hersh il y a 20 ans. “Je pense que sa réserve venait du fait qu’il n’était pas l’histoire. L’histoire, c’est son journalisme.” Pour la réalisatrice de “Citizenfour”, consacré au lanceur d’alerte Edward Snowden, l’histoire de Hersh “offre un aperçu historique d’un demi-siècle d’abus de pouvoir aux États-Unis”.Enquêteur acharné et toujours dynamique, ce fils d’exilés juifs d’Europe de l’Est, né au sein d’une famille qu’il décrit comme froide, fermée et intellectuellement stérile, dit avoir “appris à penser” grâce aux livres.Il continue à travailler aujourd’hui, transférant une grande partie de son travail sur le site de blogs en ligne Substack. Un scoop récent – la décision du président américain Donald Trump de bombarder les installations nucléaires iraniennes le 22 juin – a cependant été largement ignoré par les médias, illustrant sa perte de crédibilité.”Cover-Up” aborde brièvement ses articles qui ont jeté le doute sur l’utilisation d’armes chimiques par le président syrien Bachar al-Assad contre son peuple et sur ses allégations selon lesquelles les États-Unis seraient responsables de l’explosion du gazoduc russe Nord Stream 2 en 2022. Des enquêtes des Nations Unies, ainsi que de médias, ont contredit ces deux affirmations. Seymour Hersh admet avoir commis des erreurs mais défend son recours à des sources anonymes, voire uniques. Il a désormais Donald Trump dans son viseur.”C’est un homme qui veut rester ici à vie… Je crois que c’est sa seule mission. Il ne veut pas d’une nouvelle élection”, a affirmé Seymour Hersh vendredi. “Je n’ai pas accès à lui mais j’y travaille.”

Greta Thunberg en tête d’une flottille de bateaux qui veulent atteindre Gaza

Une flottille de dizaines de bateaux chargée d’aide humanitaire, menée notamment par la militante suédoise Greta Thunberg, s’apprête à appareiller dimanche de Barcelone pour tenter de “rompre le blocus illégal de Gaza”, selon ses organisateurs, avec le slogan “Quand le monde reste silencieux, nous mettons les voiles”.  Les embarcations doivent partir du port catalan vers 15H00 (13H00 GMT) et chercheront “à atteindre Gaza, livrer l’aide humanitaire, annoncer l’ouverture d’un corridor humanitaire puis apporter davantage d’aide, et ainsi briser totalement le blocus illégal et inhumain d’Israël”, a déclaré samedi Thunberg dans une interview à l’AFPTV.Cette mission, nommée Global Sumud Flotilla “est différente” des précédentes car “nous avons maintenant beaucoup plus de bateaux, nous sommes beaucoup plus nombreux, et cette mobilisation est historique”, a affirmé la militante de 22 ans, dans le port espagnol.”Ce sera la plus grande mission de solidarité de l’Histoire” avec “plus de gens et plus de bateaux que tous les essais faits jusqu’à présent pour tenter d’atteindre Gaza”, avait affirmé la semaine dernière à Barcelone l’activiste brésilien Thiago Ávila.A cette flottille devraient se joindre “des dizaines” de bateaux supplémentaires, qui partiront de Tunisie et d’autres ports méditerranéens le 4 septembre, et des actions simultanées “en solidarité avec le peuple palestinien” seront organisées dans 44 pays, avait annoncé début août Greta Thunberg, membre du comité directeur de Global Sumud Flotilla. “Une mission comme celle-ci ne devrait pas avoir à exister”, a expliqué la militante suédoise à l’AFP.”La question aujourd’hui n’est pas de savoir pourquoi nous naviguons (…). L’histoire ici concerne la Palestine. L’histoire ici est de savoir comment les gens sont délibérément privés des moyens les plus essentiels pour survivre. L’histoire ici est de savoir comment le monde peut rester silencieux”, a-t-elle ajouté.- “Citoyens ordinaires” -À cette mission impliquant des centaines de personnes à bord, participeront également des militants de dizaines de pays, des artistes tels que l’acteur irlandais Liam Cunningham et l’espagnol Eduard Fernández, ainsi que des parlementaires européens et des personnalités comme l’ancienne maire de Barcelone Ada Colau. “Le fait que la flottille soit en route montre l’échec du monde à faire respecter le droit international et humanitaire. C’est une période honteuse dans l’histoire de notre monde et nous devrions en être collectivement embarrassés”, a déclaré Liam Cunningham lors de la conférence de presse.”Nous estimons qu’il s’agit d’une mission légale en vertu du droit international”, a déclaré de son côté à Lisbonne mardi la députée d’extrême gauche Mariana Mortagua, qui soutient l’initiative.Le gouvernement espagnol “appliquera toute sa protection diplomatique et consulaire pour protéger nos citoyens” voyageant à bord de la flottille, a affirmé samedi le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares.La Global Sumud Flotilla (“sumud” signifiant “résilience” en arabe) se définit sur son site comme une organisation “indépendante” et “non affiliée à aucun gouvernement ni parti politique”.Cette nouvelle initiative intervient après une tentative similaire de livrer de l’aide à Gaza, à laquelle Greta Thunberg avait déjà participé mais qui avait échoué.Le voilier Madleen, avec 12 militants français, allemands, brésiliens, turcs, suédois, espagnols et néerlandais à bord, avait été intercepté le 9 juin par les forces israéliennes à environ 185 kilomètres à l’ouest des côtes de Gaza. L’ONU a déclaré la semaine dernière qu’un état de famine régnait dans la bande de Gaza, un territoire dévasté par la guerre, après que ses experts ont averti que 500.000 personnes se trouvaient dans une situation “catastrophique”.L’attaque du groupe islamiste Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre, a causé la mort de 1.219 personnes, pour la plupart des civils, selon un bilan de l’AFP basé sur des chiffres officiels.Les représailles israéliennes à Gaza ont causé la mort de 63.371 personnes, elles aussi en grande majorité des civils, selon les chiffres du Ministère de la Santé de Gaza – sous l’autorité du Hamas -, que l’ONU considère comme fiables.

Greta Thunberg en tête d’une flottille de bateaux qui veulent atteindre Gaza

Une flottille de dizaines de bateaux chargée d’aide humanitaire, menée notamment par la militante suédoise Greta Thunberg, s’apprête à appareiller dimanche de Barcelone pour tenter de “rompre le blocus illégal de Gaza”, selon ses organisateurs, avec le slogan “Quand le monde reste silencieux, nous mettons les voiles”.  Les embarcations doivent partir du port catalan vers 15H00 (13H00 GMT) et chercheront “à atteindre Gaza, livrer l’aide humanitaire, annoncer l’ouverture d’un corridor humanitaire puis apporter davantage d’aide, et ainsi briser totalement le blocus illégal et inhumain d’Israël”, a déclaré samedi Thunberg dans une interview à l’AFPTV.Cette mission, nommée Global Sumud Flotilla “est différente” des précédentes car “nous avons maintenant beaucoup plus de bateaux, nous sommes beaucoup plus nombreux, et cette mobilisation est historique”, a affirmé la militante de 22 ans, dans le port espagnol.”Ce sera la plus grande mission de solidarité de l’Histoire” avec “plus de gens et plus de bateaux que tous les essais faits jusqu’à présent pour tenter d’atteindre Gaza”, avait affirmé la semaine dernière à Barcelone l’activiste brésilien Thiago Ávila.A cette flottille devraient se joindre “des dizaines” de bateaux supplémentaires, qui partiront de Tunisie et d’autres ports méditerranéens le 4 septembre, et des actions simultanées “en solidarité avec le peuple palestinien” seront organisées dans 44 pays, avait annoncé début août Greta Thunberg, membre du comité directeur de Global Sumud Flotilla. “Une mission comme celle-ci ne devrait pas avoir à exister”, a expliqué la militante suédoise à l’AFP.”La question aujourd’hui n’est pas de savoir pourquoi nous naviguons (…). L’histoire ici concerne la Palestine. L’histoire ici est de savoir comment les gens sont délibérément privés des moyens les plus essentiels pour survivre. L’histoire ici est de savoir comment le monde peut rester silencieux”, a-t-elle ajouté.- “Citoyens ordinaires” -À cette mission impliquant des centaines de personnes à bord, participeront également des militants de dizaines de pays, des artistes tels que l’acteur irlandais Liam Cunningham et l’espagnol Eduard Fernández, ainsi que des parlementaires européens et des personnalités comme l’ancienne maire de Barcelone Ada Colau. “Le fait que la flottille soit en route montre l’échec du monde à faire respecter le droit international et humanitaire. C’est une période honteuse dans l’histoire de notre monde et nous devrions en être collectivement embarrassés”, a déclaré Liam Cunningham lors de la conférence de presse.”Nous estimons qu’il s’agit d’une mission légale en vertu du droit international”, a déclaré de son côté à Lisbonne mardi la députée d’extrême gauche Mariana Mortagua, qui soutient l’initiative.Le gouvernement espagnol “appliquera toute sa protection diplomatique et consulaire pour protéger nos citoyens” voyageant à bord de la flottille, a affirmé samedi le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares.La Global Sumud Flotilla (“sumud” signifiant “résilience” en arabe) se définit sur son site comme une organisation “indépendante” et “non affiliée à aucun gouvernement ni parti politique”.Cette nouvelle initiative intervient après une tentative similaire de livrer de l’aide à Gaza, à laquelle Greta Thunberg avait déjà participé mais qui avait échoué.Le voilier Madleen, avec 12 militants français, allemands, brésiliens, turcs, suédois, espagnols et néerlandais à bord, avait été intercepté le 9 juin par les forces israéliennes à environ 185 kilomètres à l’ouest des côtes de Gaza. L’ONU a déclaré la semaine dernière qu’un état de famine régnait dans la bande de Gaza, un territoire dévasté par la guerre, après que ses experts ont averti que 500.000 personnes se trouvaient dans une situation “catastrophique”.L’attaque du groupe islamiste Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre, a causé la mort de 1.219 personnes, pour la plupart des civils, selon un bilan de l’AFP basé sur des chiffres officiels.Les représailles israéliennes à Gaza ont causé la mort de 63.371 personnes, elles aussi en grande majorité des civils, selon les chiffres du Ministère de la Santé de Gaza – sous l’autorité du Hamas -, que l’ONU considère comme fiables.

A huit jours de sa probable chute, Bayrou va tenter de convaincre les Français

Parviendra-t-il à renverser le cours des choses ? Ou au moins à convaincre les Français du bien-fondé de sa démarche ? François Bayrou donnera dimanche à 18H00 une interview aux quatre chaînes d’information en continu, alors que les oppositions semblent avoir déjà tourné la page de son gouvernement.Le Premier ministre, qui a annoncé en début de semaine sa volonté de solliciter un vote de confiance de l’Assemblée nationale le 8 septembre, répondra pendant un peu plus d’une heure depuis Matignon aux questions de Darius Rochebin (LCI), Myriam Encaoua (franceinfo), Marc Fauvelle (BFMTV) et Sonia Mabrouk (CNews).Les thèmes abordés seront la situation budgétaire de la France, les négociations avec les partis, les marges de manoeuvre, l’enjeu du vote de confiance et l’après 8 septembre, selon l’une des chaînes.Un “exercice de pédagogie et de mise en responsabilité des partis à la veille d’une semaine d’entretiens”, a expliqué Matignon à l’AFP, alors que M. Bayrou recevra à partir de lundi les chefs de parti et de groupe parlementaire qui le souhaitent, en amont d’un vote à haut risque.L’annonce du Premier ministre a surpris lundi, beaucoup soupçonnant le maire de Pau de vouloir prendre les devants d’une censure de son budget à l’automne.La gauche et le RN n’ont eu de cesse depuis de marteler qu’ils voteraient contre la confiance, rendant quasi inéluctable la chute du chef de gouvernement.”Le Premier ministre ne fera pas changer d’avis le groupe du Rassemblement national que préside Marine Le Pen à l’Assemblée nationale (…) Nous voterons contre sa demande de confiance”, a martelé le vice-président du RN Sébastien Chenu sur RTL dimanche.”Le 8 septembre il devra partir. Il fait sa tournée d’adieu (…) Le seul mot que j’attends de lui maintenant, c’est de dire au revoir”, a de son côté affirmé sur BFMTV le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.- Un budget “dans les temps” ? -Le vote, qui devrait avoir lieu lundi 8 dans l’après-midi, ouvre une nouvelle période d’incertitude, avec Emmanuel Macron en première ligne, dans un contexte social éruptif.Le chef de l’Etat, sommé par le RN et LFI de démissionner ou de dissoudre l’Assemblée nationale, va sans doute devoir dans l’immédiat se mettre en quête d’un nouveau Premier ministre. Les noms de Catherine Vautrin, Sébastien Lecornu, Gérald Darmanin ou Xavier Bertrand circulent à nouveau.Le président de la République a redit vendredi à Toulon son soutien à son Premier ministre, qui “a raison de mettre en responsabilité les forces politiques et parlementaires” face à la situation budgétaire peu reluisante du pays.”La France a besoin d’un budget dans les temps”, face à une situation financière qui n’est “pas critique, mais tout de même préoccupante”, a souligné dimanche le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, sur LCI.Vendredi déjà, lors d’un déplacement à la foire de Châlons-en-Champagne, M. Bayrou a pris à témoin l’opinion, estimant que “la dette c’est l’esclavage des plus jeunes” et appelant les “boomers” (qu’il définit comme la génération née entre 1945 et 1965) à ne “pas se désintéresser de la situation faite aux jeunes”.Épargné par le PS à son arrivée à Matignon, il a rappelé les dissensions entre le parti à la rose et son principal allié du Nouveau Front populaire, la France insoumise: le weekend dernier, “que chantaient les participants à l’université de rentrée de LFI ? ils chantaient +Tout le monde déteste le PS+, et les dirigeants socialistes s’en sont émus. Mais ils vont mélanger les voix ?”, s’est-il interrogé.Vendredi Olivier Faure a affirmé que son parti était “volontaire” pour succéder à M. Bayrou, promettant de gouverner en nouant des compromis texte par texte, sans faire usage du 49.3.Une hypothèse qui laisse sceptique un membre du gouvernement en sursis, qui “n’imagine pas l’alternative de gauche possible dans un contexte ou leur propre union a explosé”.

A huit jours de sa probable chute, Bayrou va tenter de convaincre les Français

Parviendra-t-il à renverser le cours des choses ? Ou au moins à convaincre les Français du bien-fondé de sa démarche ? François Bayrou donnera dimanche à 18H00 une interview aux quatre chaînes d’information en continu, alors que les oppositions semblent avoir déjà tourné la page de son gouvernement.Le Premier ministre, qui a annoncé en début de semaine sa volonté de solliciter un vote de confiance de l’Assemblée nationale le 8 septembre, répondra pendant un peu plus d’une heure depuis Matignon aux questions de Darius Rochebin (LCI), Myriam Encaoua (franceinfo), Marc Fauvelle (BFMTV) et Sonia Mabrouk (CNews).Les thèmes abordés seront la situation budgétaire de la France, les négociations avec les partis, les marges de manoeuvre, l’enjeu du vote de confiance et l’après 8 septembre, selon l’une des chaînes.Un “exercice de pédagogie et de mise en responsabilité des partis à la veille d’une semaine d’entretiens”, a expliqué Matignon à l’AFP, alors que M. Bayrou recevra à partir de lundi les chefs de parti et de groupe parlementaire qui le souhaitent, en amont d’un vote à haut risque.L’annonce du Premier ministre a surpris lundi, beaucoup soupçonnant le maire de Pau de vouloir prendre les devants d’une censure de son budget à l’automne.La gauche et le RN n’ont eu de cesse depuis de marteler qu’ils voteraient contre la confiance, rendant quasi inéluctable la chute du chef de gouvernement.”Le Premier ministre ne fera pas changer d’avis le groupe du Rassemblement national que préside Marine Le Pen à l’Assemblée nationale (…) Nous voterons contre sa demande de confiance”, a martelé le vice-président du RN Sébastien Chenu sur RTL dimanche.”Le 8 septembre il devra partir. Il fait sa tournée d’adieu (…) Le seul mot que j’attends de lui maintenant, c’est de dire au revoir”, a de son côté affirmé sur BFMTV le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.- Un budget “dans les temps” ? -Le vote, qui devrait avoir lieu lundi 8 dans l’après-midi, ouvre une nouvelle période d’incertitude, avec Emmanuel Macron en première ligne, dans un contexte social éruptif.Le chef de l’Etat, sommé par le RN et LFI de démissionner ou de dissoudre l’Assemblée nationale, va sans doute devoir dans l’immédiat se mettre en quête d’un nouveau Premier ministre. Les noms de Catherine Vautrin, Sébastien Lecornu, Gérald Darmanin ou Xavier Bertrand circulent à nouveau.Le président de la République a redit vendredi à Toulon son soutien à son Premier ministre, qui “a raison de mettre en responsabilité les forces politiques et parlementaires” face à la situation budgétaire peu reluisante du pays.”La France a besoin d’un budget dans les temps”, face à une situation financière qui n’est “pas critique, mais tout de même préoccupante”, a souligné dimanche le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, sur LCI.Vendredi déjà, lors d’un déplacement à la foire de Châlons-en-Champagne, M. Bayrou a pris à témoin l’opinion, estimant que “la dette c’est l’esclavage des plus jeunes” et appelant les “boomers” (qu’il définit comme la génération née entre 1945 et 1965) à ne “pas se désintéresser de la situation faite aux jeunes”.Épargné par le PS à son arrivée à Matignon, il a rappelé les dissensions entre le parti à la rose et son principal allié du Nouveau Front populaire, la France insoumise: le weekend dernier, “que chantaient les participants à l’université de rentrée de LFI ? ils chantaient +Tout le monde déteste le PS+, et les dirigeants socialistes s’en sont émus. Mais ils vont mélanger les voix ?”, s’est-il interrogé.Vendredi Olivier Faure a affirmé que son parti était “volontaire” pour succéder à M. Bayrou, promettant de gouverner en nouant des compromis texte par texte, sans faire usage du 49.3.Une hypothèse qui laisse sceptique un membre du gouvernement en sursis, qui “n’imagine pas l’alternative de gauche possible dans un contexte ou leur propre union a explosé”.

La rave party de Fontjoncouse se poursuit, plusieurs gardes à vue

Une forte présence policière est maintenue dimanche à Fontjoncouse (Aude) sur le site de la rave party qui rassemble environ 2.500 fêtards dans une zone ravagée début août par un gigantesque incendie, et plusieurs personnes ont été placées en garde à vue, a indiqué la préfecture.”Le dispositif mis en place par la gendarmerie s’est maintenu dans la nuit et a permis d’empêcher un certain nombre de participants d’accéder au site” dans la nuit de samedi à dimanche, indiquent les pouvoirs publics dans leur communiqué.En tout, 150 gendarmes continuent de bloquer l’accès au terrain sur lequel se déroule la rave party malgré “l’insistance” d’individus souhaitant rejoindre les lieux, et “plusieurs personnes ont été placées en garde à vue” dans la nuit, précise la préfecture, sans donner de nombre précis.”Toute personne contrôlée sera verbalisée”, préviennent les autorités, le préfet renouvelant son appel “à quitter les lieux immédiatement”.Pour limiter l’accès à la zone, plusieurs routes départementales sont coupées dans les environs jusqu’à lundi midi.L’organisation de telles festivités dans une zone sinistrée par le gigantesque incendie qui a parcouru 16.000 hectares dans le massif des Corbières au début du mois d’août a provoqué une vive émotion chez les habitants.Le maire de Fontjoncouse, Christophe Tena, avait ainsi déclaré sur BFMTV: “Voir des gens qui viennent faire la fête là où les autres ont tout perdu, c’est honteux, ils ne respectent rien”.Parti de la commune de Ribaute à une vingtaine de kilomètres de Fontjoncouse, le feu du 5 août a notamment détruit 36 habitations et tué une personne.C’est le pire incendie depuis au moins 50 ans sur le pourtour méditerranéen français, selon la Base de données gouvernementale des incendies de forêt en France (BDIFF) qui répertorie depuis 1973 la surface totale parcourue par les flammes.

Indonésie : le président Prabowo dénonce des manifestations relevant “de la trahison et du terrorisme”

Le président indonésien Prabowo Subianto a dénoncé dimanche les manifestations violentes qui se multiplient dans tout l’archipel et qui relèvent selon lui “de la trahison et du terrorisme”, alors que les maisons de plusieurs personnalités politiques ont été pillées.”Le droit de réunion pacifique doit être respecté et protégé. Mais nous ne pouvons nier qu’il existe des signes d’actions illégales, voire contraires à la loi, qui relèvent même de la trahison et du terrorisme”, a-t-il déclaré dans un discours prononcé au palais présidentiel de Jakarta.Les manifestations ont débuté lundi pour protester à la fois contre les bas salaires et les avantages financiers considérés comme trop généreux accordés aux députés. La vidéo devenue virale d’une camionnette de police écrasant et tuant un jeune chauffeur de moto-taxi jeudi à Jakarta a mis le feu aux poudres, tandis que la police a dispersé des milliers de manifestants à coups de gaz lacrymogène.Le président Prabowo a promis une enquête “transparente” sur la mort de cet homme de 21 ans, alors que sept agents de police ont été arrêtés.Vendredi soir, trois personnes sont mortes à Makassar, sur l’île des Célèbes du Sud, dans l’incendie d’un bâtiment public provoqué par des manifestants.Les manifestations doivent se dérouler pacifiquement et si des personnes détruisent des installations publiques ou pillent des maisons privées, “l’État doit intervenir pour protéger ses citoyens”, a encore souligné Prabowo.Aux incidents lors de manifestations se sont ajoutés ces dernières nuits les pillages de maisons de députés et de la ministre des Finances.- Pillages -Le domicile de Sri Sri Mulyani Indrawati, ministre des Finances, a été pillé dans la nuit de samedi à dimanche dans le sud de Jakarta alors qu’elle n’y était pas présente, ont indiqué à l’AFP des soldats gardant sa résidence ainsi qu’un voisin.Les pilleurs “ont emporté la télévision, la chaîne hi-fi, les décorations du salon, les vêtements, les assiettes, les bols”, a indiqué Damianus Rudolf, l’un de ses voisins.Ancienne directrice générale de la Banque mondiale, Mme Mulyani est une personnalité influente du gouvernement actuel et a occupé le portefeuille des Finances sous trois présidents.Les maisons d’au moins trois députés, dont Eko Hendro et Ahmad Sahroni, ont également été pillées ces derniers jours, selon l’agence de presse officielle Antara.Ces pillages dirigés contre des députés accusés de s’octroyer des avantages indus, se sont produits alors que les manifestations se sont propagées à d’autres grandes villes de l’archipel, notamment Yogyakarta, Bandung, Semarang et Surabaya à Java, et Medan dans la province de Sumatra du Nord.Samedi, sur l’île de Lombok, des manifestants ont pris d’assaut et incendié le bâtiment du conseil local du chef-lieu Mataram, en dépit des gaz lacrymogènes lancés par la police.Les griefs des manifestants sont nombreux, mais les rassemblements de cette semaine se sont concentrés sur l’annonce de l’octroi axu députés d’une allocation de logement près de dix fois supérieure au salaire minimum dans la capitale Jakarta.Des milliers d’Indonésiens ont déjà protesté en février contre les coupes budgétaires importantes ordonnées par Prabowo, afin de financer un vaste et coûteux programme de repas gratuits pour les scolaires. Ces nouvelles manifestations sont les plus massives et violentes depuis l’arrivée au pouvoir de Prabowo Subianto en octobre dernier, succédant à Joko Widodo.Les tensions ont forcé Prabowo à annuler un voyage prévu en Chine la semaine prochaine pour un défilé militaire commémorant la fin de la Deuxième Guerre mondiale.Samedi, la plateforme de réseaux sociaux TikTok a annoncé suspendre pour “quelques jours” sa fonctionnalité “live” (direct) en Indonésie, “en raison de l’escalade de la violence lors des manifestations”.

Indonésie : le président Prabowo dénonce des manifestations relevant “de la trahison et du terrorisme”

Le président indonésien Prabowo Subianto a dénoncé dimanche les manifestations violentes qui se multiplient dans tout l’archipel et qui relèvent selon lui “de la trahison et du terrorisme”, alors que les maisons de plusieurs personnalités politiques ont été pillées.”Le droit de réunion pacifique doit être respecté et protégé. Mais nous ne pouvons nier qu’il existe des signes d’actions illégales, voire contraires à la loi, qui relèvent même de la trahison et du terrorisme”, a-t-il déclaré dans un discours prononcé au palais présidentiel de Jakarta.Les manifestations ont débuté lundi pour protester à la fois contre les bas salaires et les avantages financiers considérés comme trop généreux accordés aux députés. La vidéo devenue virale d’une camionnette de police écrasant et tuant un jeune chauffeur de moto-taxi jeudi à Jakarta a mis le feu aux poudres, tandis que la police a dispersé des milliers de manifestants à coups de gaz lacrymogène.Le président Prabowo a promis une enquête “transparente” sur la mort de cet homme de 21 ans, alors que sept agents de police ont été arrêtés.Vendredi soir, trois personnes sont mortes à Makassar, sur l’île des Célèbes du Sud, dans l’incendie d’un bâtiment public provoqué par des manifestants.Les manifestations doivent se dérouler pacifiquement et si des personnes détruisent des installations publiques ou pillent des maisons privées, “l’État doit intervenir pour protéger ses citoyens”, a encore souligné Prabowo.Aux incidents lors de manifestations se sont ajoutés ces dernières nuits les pillages de maisons de députés et de la ministre des Finances.- Pillages -Le domicile de Sri Sri Mulyani Indrawati, ministre des Finances, a été pillé dans la nuit de samedi à dimanche dans le sud de Jakarta alors qu’elle n’y était pas présente, ont indiqué à l’AFP des soldats gardant sa résidence ainsi qu’un voisin.Les pilleurs “ont emporté la télévision, la chaîne hi-fi, les décorations du salon, les vêtements, les assiettes, les bols”, a indiqué Damianus Rudolf, l’un de ses voisins.Ancienne directrice générale de la Banque mondiale, Mme Mulyani est une personnalité influente du gouvernement actuel et a occupé le portefeuille des Finances sous trois présidents.Les maisons d’au moins trois députés, dont Eko Hendro et Ahmad Sahroni, ont également été pillées ces derniers jours, selon l’agence de presse officielle Antara.Ces pillages dirigés contre des députés accusés de s’octroyer des avantages indus, se sont produits alors que les manifestations se sont propagées à d’autres grandes villes de l’archipel, notamment Yogyakarta, Bandung, Semarang et Surabaya à Java, et Medan dans la province de Sumatra du Nord.Samedi, sur l’île de Lombok, des manifestants ont pris d’assaut et incendié le bâtiment du conseil local du chef-lieu Mataram, en dépit des gaz lacrymogènes lancés par la police.Les griefs des manifestants sont nombreux, mais les rassemblements de cette semaine se sont concentrés sur l’annonce de l’octroi axu députés d’une allocation de logement près de dix fois supérieure au salaire minimum dans la capitale Jakarta.Des milliers d’Indonésiens ont déjà protesté en février contre les coupes budgétaires importantes ordonnées par Prabowo, afin de financer un vaste et coûteux programme de repas gratuits pour les scolaires. Ces nouvelles manifestations sont les plus massives et violentes depuis l’arrivée au pouvoir de Prabowo Subianto en octobre dernier, succédant à Joko Widodo.Les tensions ont forcé Prabowo à annuler un voyage prévu en Chine la semaine prochaine pour un défilé militaire commémorant la fin de la Deuxième Guerre mondiale.Samedi, la plateforme de réseaux sociaux TikTok a annoncé suspendre pour “quelques jours” sa fonctionnalité “live” (direct) en Indonésie, “en raison de l’escalade de la violence lors des manifestations”.