Images dénudées de Grok: la Haute commissaire à l’Enfance française a saisi la commissaire européenne

La Haute commissaire à l’Enfance française, Sarah El Haïry, a saisi la commissaire européenne à la souveraineté numérique sur la fonctionnalité de Grok permettant de générer de fausses images de personnes dénudées, qui tombe sous le coup de réglementations européennes, a-t-elle indiqué au Parisien.”J’ai saisi la justice française, ainsi que l’Arcom (le régulateur de l’audiovisuel) …

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Les réseaux sociaux nuisent gravement à la santé des ados, alerte l’Anses

L’usage des réseaux sociaux nuit à la santé mentale des adolescents, en particulier celle des filles, estime l’agence française de sécurité sanitaire, au moment où plusieurs textes visant à les interdire pour les moins de 15 ans sont en préparation. S’ils ne sont pas la cause unique de la dégradation de la santé mentale des ados, …

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Corée du Sud: l’heure des réquisitions pour l’ex-président Yoon après son coup de force de 2024

Le parquet sud-coréen livre mardi ses réquisistions à l’encontre de l’ex-président Yoon Suk Yeol, qui encourt la peine de mort pour avoir tenté d’instaurer la loi martiale en décembre 2024.L’audience finale dans le procès principal de Yoon Suk Yeol a débuté dans la matinée et doit permettre à l’ancien dirigeant de 65 ans de faire …

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Face aux pressions chinoises, Tokyo et Séoul resserrent les liens

La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a reçu mardi à Tokyo le président sud-coréen Lee Jae Myung, tous deux appelant à resserrer les liens entre leurs pays en pleine crise diplomatique entre Tokyo et Pékin.Les deux dirigeants se sont serrés la main devant les caméras avant un entretien dans l’ex-capitale impériale de Nara près de …

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Corée du Sud: l’heure des réquisitions pour l’ex-président Yoon après son coup de force de 2024

Le parquet sud-coréen livre mardi ses réquisistions à l’encontre de l’ex-président Yoon Suk Yeol, qui encourt la peine de mort pour avoir tenté d’instaurer la loi martiale en décembre 2024.L’audience finale dans le procès principal de Yoon Suk Yeol a débuté dans la matinée et doit permettre à l’ancien dirigeant de 65 ans de faire sa dernière déclaration avant la mise en délibéré.Le crime d’insurrection, le plus grave pour lequel Yoon Suk Yeol est poursuivi, est passible de la peine de mort, encore en vigueur en Corée du Sud même si aucune exécution n’a eu lieu depuis 1997.Dans la soirée du 3 décembre 2024, l’ancien président conservateur avait sidéré le pays en annonçant par surprise à la télévision l’imposition de la loi martiale, envoyant des troupes au Parlement pour le museler.Il avait fait marche arrière quelques heures plus tard, un nombre suffisant de députés ayant réussi à se faufiler dans l’hémicycle cerné par les soldats et à voter la suspension de son décret.Procureur de carrière, Yoon Suk Yeol est jugé depuis février 2025 à Séoul en même temps que sept autres personnes, dont son ex-ministre de la Défense et l’ancien chef de la police. Le verdict est attendu le mois prochain.- Plusieurs procès -M. Yoon était devenu en janvier 2025 le premier président sud-coréen en exercice à être arrêté et placé derrière les barreaux. Il s’était retranché pendant des semaines dans sa résidence de Séoul sous la protection de sa garde rapprochée, faisant même échouer un premier raid des autorités sur son domicile.Il a été officiellement destitué en avril 2025 par la Cour constitutionnelle, après des mois de manifestations massives et de chaos politique.Yoon Suk Yeol avait justifié la loi martiale, une mesure sans précédent en Corée du Sud depuis les dictatures militaires des années 1980, par le fait que le Parlement contrôlé par l’opposition bloquait le budget.Dans son allocution télévisée, il avait affirmé agir pour protéger le pays des “forces communistes nord-coréennes” et “éliminer les éléments hostiles à l’Etat”.Remis en liberté en mars en raison d’un vice de procédure, M. Yoon a de nouveau été incarcéré en juillet, de crainte qu’il ne détruise des preuves.S’il est reconnu coupable, il sera le troisième ex-président sud-coréen à être condamné pour le crime d’insurrection, après les généraux Chun Doo-hwan et Roh Tae-woo pour un coup d’Etat en 1979.Yoon fait l’objet de plusieurs autres procès pour des délits de gravité moindre liés à son coup de force manqué.Dans l’un, le parquet a requis dix ans de prison pour entrave à la justice, notamment pour avoir résisté à son arrestation. Le verdict dans cette affaire est attendu vendredi.Dans une autre procédure, l’ex-président est accusé par le parquet d’avoir provoqué la Corée du Nord en ordonnant l’envoi de drones au-dessus de Pyongyang dans l’espoir de déclencher une réaction du pays voisin qui aurait jutifié l’imposition de la loi martiale.

Images dénudées de Grok: la Haute commissaire à l’Enfance française a saisi la commissaire européenne

La Haute commissaire à l’Enfance française, Sarah El Haïry, a saisi la commissaire européenne à la souveraineté numérique sur la fonctionnalité de Grok permettant de générer de fausses images de personnes dénudées, qui tombe sous le coup de réglementations européennes, a-t-elle indiqué au Parisien.”J’ai saisi la justice française, ainsi que l’Arcom (le régulateur de l’audiovisuel) et (la plateforme de signalement des contenus illégaux sur internet) Pharos, parce qu’il y a des contenus à faire retirer immédiatement. Surtout, j’ai saisi la commissaire européenne à la souveraineté numérique parce que ça tombe sous le coup du règlement européen sur les services numériques (Digital Services Act) et du règlement sur les marchés numériques (DMA), aussi bien dans le cas de Crans-Montana mais aussi sur le fait de dénuder des enfants et de faire des images pédocriminelles”, a-t-elle déclaré dans une interview publiée mardi. Et d’insister auprès du quotidien: “Ça tombe sous le coup de la loi! On a l’impression que c’est tellement puissant qu’on ne peut pas l’interdire, c’est faux. Une IA qui déshabille des enfants n’a rien d’un jeu: c’est hors la loi”.Un mouvement d’indignation internationale grandit autour de l’assistant IA du réseau social X qui permet de dénuder des personnes réelles à partir de photos ou vidéos. L’Indonésie et la Malaisie ont suspendu l’accès à Grok ce week-end, et Londres a durci le ton lundi contre le réseau social d’Elon Musk, avec l’ouverture d’une enquête sur les images à caractère sexuel issues de Grok.Sous le feu des critiques, Grok a désactivé vendredi sa fonctionnalité de création d’images pour les utilisateurs non payants.”Un premier pas”, a jugé le ministre français Roland Lescure, chargé de la souveraineté numérique, mais une décision “insuffisante et hypocrite”, selon la ministre déléguée au Numérique Anne Le Hénanff.”Ce ne doit être possible pour personne, en payant ou non”, a lancé la Haute commissaire à l’Enfance dans Le Parisien.La régulation des géants de la tech est l’objet de tensions croissantes entre Donald Trump et l’Europe, tout particulièrement l’Union européenne, accusée de brimer le développement des entreprises américaines.Bruxelles, qui a annoncé jeudi avoir imposé à X une mesure conservatoire à la suite du scandale Grok, avait infligé début décembre 2025 une amende de 120 millions d’euros au réseau, malgré les menaces récurrentes du président étasunien.

A l’Assemblée, le retour périlleux du budget… en attendant le 49.3 ?

Faute d’accord trouvé en fin d’année, le projet de budget de l’Etat revient mardi dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, sans majorité en vue et avec, en toile de fond, un recours au 49.3 qui paraît de plus en plus difficile à éviter.Un moment décisif pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, de nouveau sous la menace d’être censuré, et qui joue sa crédibilité.”Rien n’est exclu”, a répété mardi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur TF1 à propos du recours au 49.3 ou même aux ordonnances, ces textes édictés par le gouvernement sans l’aval du Parlement. “Mais personne ne pourra faire l’économie du compromis, quelle que soit la procédure législative que vous utilisez, vous devez vous mettre d’accord sur le fond du budget”, a-t-elle insisté.La loi spéciale, votée dans l’urgence fin décembre, a assuré la continuité des actions de l’Etat et des administrations, mais ne permet que de pallier temporairement l’absence de véritable texte budgétaire. Dans une séquence budgétaire à rallonge, le gouvernement veut aller vite, il assure même qu’il y aura un budget “fin janvier”. Son objectif: ramener le déficit sous la barre des 5% en 2026, contre 5,4% en 2025.En fin d’après-midi mardi, les députés entameront donc une nouvelle lecture du projet de loi de Finances, en présence du Premier ministre.Les députés, qui avaient rejeté à la quasi-unanimité le texte en première lecture, repartiront de la version du Sénat et commenceront par examiner en priorité les articles relatifs aux collectivités.Les économies à demander aux collectivités territoriales, largement réduites par le Sénat par rapport à la proposition initiale du gouvernement, “font partie des quelques points bloquants”, selon Mme Bregeon. Autre point bloquant, les mesures fiscales, au cœur des tensions entre la droite et les socialistes. Celles-ci seront de facto débattues plus tard, comme la surtaxe sur les bénéfices des entreprises que les socialistes veulent porter à huit milliards d’euros.”A J-1 de l’examen, nous sommes encore loin d’un compromis. La droite républicaine reste accrochée à ses positions”, soulignait lundi à l’AFP la négociatrice PS Estelle Mercier, à l’issue d’une réunion organisée par Bercy entre forces politiques, de LR aux socialistes, pour trouver des “convergences”.- Fébrilité -L’exécutif continue d’afficher sa volonté d’aboutir à un accord pour faire voter le budget, alors même qu’un tel scénario semble impossible, les écologistes et les communistes ayant martelé leur opposition. Ainsi le recours à l’article 49.3 de la Constitution semble quasi inéluctable pour doter la France d’un budget.Plusieurs responsables, à l’image de l’ancien président socialiste François Hollande ou de l’ex‑Premier ministre LR Michel Barnier, pressent le gouvernement d’abréger les débats en recourant rapidement à cet outil qui lui permet de faire adopter un texte sans vote mais l’expose à une motion de censure.Pour Sébastien Lecornu, c’est en effet prendre le risque d’être renversé. Mais aussi de se dédire puisqu’il s’était engagé à ne pas utiliser ce 49.3 en échange de la clémence des socialistes.”Les étapes qui viennent seront importantes sur sa popularité, sur l’image qu’il renvoie”, affirme à l’AFP une ministre.Signe de fébrilité ? L’exécutif a agité vendredi la menace d’une nouvelle dissolution en cas de censure du gouvernement, faisant savoir qu’il se préparait à des législatives anticipées en même temps que les municipales en mars.Sebastien Lecornu a peu à craindre de deux motions de censure du Rassemblement national et de La France insoumise, sur la question de l’accord de libre-échange Mercosur, depuis que les socialistes ont affiché leur intention de ne pas voter ces motions qui devraient être examinées mercredi.- Faire trainer -L’inquiétude est autre sur le budget. Le rejet du texte la semaine dernière en commission a encore renforcé les interrogations.Faut‑il laisser les débats se dérouler ou écourter sans tarder ? L’exécutif semble, pour l’heure, privilégier la première option.Selon une ministre, le gouvernement choisira son moment pour actionner le 49.3 en fonction du “climat” ambiant, alors que la colère agricole persiste et que de nouveaux tracteurs sont attendus mardi matin à Paris.Sébastien Lecornu “veut traîner le plus longtemps possible”, confie à l’AFP l’un de ses proches. Recourir au 49.3 serait un “échec” pour lui, et “s’il l’utilise, c’est qu’il est allé jusqu’au bout ”.Un jeu délicat s’est instauré entre Sébastien Lecornu et le premier secrétaire du PS Olivier Faure qui a de nouveau refusé dimanche d’appeler explicitement à son utilisation.Pour les socialistes, la question centrale demeure la version du texte que l’exécutif mettra sur la table, pour appuyer ou non sur le bouton censure.