Vols annulés, supermarchés vides: une tempête hivernale majeure déferle sur les Etats-Unis

Une tempête hivernale majeure déferle dimanche vers le nord-est des Etats-Unis après avoir provoqué d’importantes chutes de neige dans le centre, menaçant des millions d’Américains de coupures d’électricité et d’une paralysie des transports par des températures glaciales.De nombreux supermarchés ont été dévalisés face aux prévisions des services météo nationaux (NWS) qui ont annoncé d’abondantes chutes …

Vols annulés, supermarchés vides: une tempête hivernale majeure déferle sur les Etats-Unis Read More »

La cravate au féminin, entre accessoire de mode et symbole d’émancipation

Nicole Kidman, Demi Moore, Bella Hadid… Des actrices et mannequins arborent sans complexe la cravate, accessoire masculin par excellence, un geste qui prend une résonance particulière à l’heure où les droits des femmes vacillent.Qu’elle soit assortie à un tailleur pantalon, comme Nicole Kidman en février 2025 lors de la cérémonie des Critics Choice Awards, ou à une robe noire et une chemise transparente, comme Demi Moore en novembre dernier à Berlin, la cravate, cet accessoire longtemps associé aux hommes en costume et au monde du travail, refait surface depuis quelques saisons dans le vestiaire féminin.Popularisée sur les tapis rouges dans les années 1970 par la regrettée actrice américaine Diane Keaton, la cravate a été plébiscitée récemment par les mannequins Bella Hadid ou Loli Bahia, qui ont toutes deux succombé au style boyish.”On la voit non seulement sur les tapis rouges, mais aussi au cœur des sphères de pouvoir politiques et économiques, où de grandes dirigeantes portent un accessoire qui, jusqu’à récemment, restait presque exclusivement masculin”, observe auprès de l’AFP la spécialiste de la mode Patrycia Centeno.”C’est une manière de revendiquer la place des femmes dans un monde et un système qui demeurent profondément patriarcaux”, souligne cette experte de la communication non verbale. Les influenceuses ont également contribué à installer la cravate dans les silhouettes féminines. – Émancipation féminine -Cet accessoire, dont les précurseurs pourraient être les foulards noués autour du cou que portaient les mercenaires croates au XVIIe siècle, avait déjà fait, à plusieurs reprises, son apparition dans la garde-robe féminine. À partir du XIXe siècle, la cravate avait été adoptée par les intellectuelles françaises George Sand et Colette. Elle a aussi été arborée par les suffragettes britanniques au début du XXe siècle. L’accessoire est brandi par certaines féministes comme “un signe de conquête de droits et puis de visibilité dans l’espace public”, rappelle Marine Chaleroux, historienne de la mode.L’actrice allemande Marlene Dietrich et la créatrice de mode Coco Chanel s’en sont également emparées. Dans les années 1980-1990, lorsque les femmes commencent à gravir les échelons professionnels, la cravate devient une “symbolique visuelle de cet accès de plus en plus important à des fonctions importantes de dirigeantes de grandes entreprises ou de hauts postes”, ajoute Marine Chaleroux.Ces retours cycliques de la cravate dans le vestiaire féminin coïncident souvent “avec des périodes de fragilité où les droits sont remis en question”, observe l’historienne.- “Politique testostéronée” -Un constat qui trouve un écho particulier aujourd’hui, au moment où de nombreuses organisations féministes dénoncent un recul des droits des femmes dans le monde à l’heure où les discours réactionnaires se multiplient.Actuellement, “nous sommes confrontés à une approche politique (…) très testostéronée”, souligne Patrycia Centeno, rappelant que la cravate est le grand accessoire représentatif du “symbole phallique”.”Le féminisme cherche souvent à s’approprier des signes qui, socialement et culturellement, ont longtemps été réservés aux hommes afin d’affirmer, voire de normaliser visuellement, le fait qu’une femme puisse exercer le pouvoir et diriger”, explique-t-elle.Remise au goût du jour par les femmes, la cravate fait par ailleurs depuis peu son retour sur les podiums masculins.Lors des défilés de mode masculine à Paris cette semaine, elle était presque de tous les shows, de Louis Vuitton à Dries Van Noten, en passant par Issey Miyake.Mais sous l’influence d’un usage féminin jugé “plus créatif”, la mode masculine voit émerger “des cravates presque streetwear, portées avec des pantalons très amples, sur des tee-shirts, des hoodies, ou même sciemment mal portées”, comme chez Dior, souligne Marc Beaugé, directeur du semestriel de mode masculine L’Étiquette. De quoi transformer cet accessoire “totalement inutile, très traditionnel, très masculin, qui exige une grande précision au niveau du col, du nœud et de la longueur” en sorte de “sucrerie fashion”, assure-t-il.

Trophée Jules Verne: Coville et les siens s’offrent le record absolu autour du monde

Infatigable et pugnace, Thomas Coville (Sodebo) a bouclé dimanche matin son dixième tour du monde à la voile en 40 jours 10 heures et 45 minutes avec son courageux équipage de six marins, nouveau record absolu à la clef.Parti le 15 décembre au large d’Ouessant, Sodebo Ultim 3 a amélioré de 12 heures et 44 minutes le record du Trophée Jules Verne, créé en 1993 en référence au célèbre roman “Le Tour du monde en 80 jours”, et à son héros Phileas Fogg.Le maxi-trimaran, ralenti ces derniers jours par la tempête Ingrid, a franchi la ligne située entre le phare de Créac’h et le phare de Lizard Point, en Angleterre, à 7h46 (GMT+1), a annoncé son équipe.Sodebo a parcouru 28.315 milles (52 440 kilomètres) à la vitesse moyenne de 29,17 nœuds (50 km/h). Coville, Benjamin Schwartz, Léonard Legrand, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel sont désormais attendus dans le port de Brest aux alentours de 11 heures pour des célébrations nourries.Le quatrième essai depuis 2020 aura été le bon pour Coville, digne successeur de Francis Joyon qui, en 2017 à bord d’Idec Sport, avait signé un temps stratosphérique de 40 jours et 23 heures, sur lequel de nombreux marins ont buté.- “Sur le fil du rasoir” -Malgré un début de tour du monde canon marqué par un premier record – la traversée Ouessant/Bonne-Espérance en 10 jours et 23 heures seulement -, le suspense aura duré jusqu’au bout entre les “Sodeboyz” et le fantôme de l’équipage de Joyon.Dépassés à l’antiméridien, les hommes de Thomas Coville ont repris les commandes au cap Horn, mais ont ensuite dû affronter dans le sprint final vers la Bretagne la tempête Ingrid, ses dix mètres de creux et ses coups de vent à près de 100 km/h.”Nous avons fait une sacrée rencontre. Les 36 dernières heures ont été les plus difficiles et les plus longues de cette tentative: nous avons abîmé plus de choses que pendant tout le tour du monde”, a souligné le skipper de 57 ans dans une vidéo envoyée depuis le bord samedi.”Une déferlante a arraché un support qui permettait de monter et descendre le safran. On s’en sort bien puisqu’il reste opérationnel. Forcément, ça ajoute une tension et un stress supplémentaires à bord, la sensation d’être sur le fil du rasoir”, a-t-il ajouté.Une deuxième dépression se formant au large de l’Irlande balayait encore au petit matin la zone d’arrivée, ce qui a obligé l’équipage à réaliser un ultime empannage avant de pouvoir lever les bras, à une trentaine de kilomètres des côtes.- Consécration -Pour Coville, il s’agit d’une magnifique consécration. Ce marin chevronné, affable et meneur d’hommes, enlève son 3e Trophée Jules Verne après ses périples d’équipier pour De Kersauson en 1997 et Franck Cammas en 2010. Le premier en tant que skipper.Ce succès valide également les choix de son sponsor historique qui lui fait confiance depuis 1999 – une éternité à l’échelle du sport – et a mis la main à la poche en 2017 pour lancer la construction d’un onéreux maxi-trimaran, avec déjà le tour du monde dans le viseur.Mis à l’eau en 2019 après 110.000 heures de travail, Sodebo Ultim 3 a mis du temps à trouver son rythme de croisière, longtemps moins véloce que ses principaux concurrents de la classe Ultim.Mais au gré des courses et des tentatives autour du monde, il est devenu une référence en matière de fiabilité, une qualité essentielle pour s’emparer du mythique Trophée Jules Verne.En tout cas, ni le skipper ni son bateau ne sont au bout de leur aventure commune. Une troisième génération de foils est actuellement en construction à Lorient pour tenter de gagner la prochaine Route du Rhum à la fin de l’année.

Hollywood stars slam ICE after fatal Minneapolis shooting

Hollywood stars used red carpet appearances at the Sundance Film Festival on Saturday to denounce the killing of an American protester who was shot dead on the streets of Minneapolis by federal immigration agents.Actress Olivia Wilde, who was in Park City, Utah, for the premiere of “The Invite,” said the death of a second protester in just three weeks at the hands of federal agents was “unfathomable.””I can’t believe that we’re watching people get murdered in the street,” she told AFP.”These brave Americans who have stepped out to protest the injustice of these ICE quote/unquote ‘officers,’ and watching them be murdered — it’s unfathomable. We cannot normalize it.”Wilde’s comments come after the killing of 37-year-old ICU nurse Alex Pretti, who died after being pinned to the ground and shot multiple times by federal agents.Pretti’s death came weeks after an Immigration and Customs Enforcement (ICE) officer shot and killed Renee Good, also 37, in her car in the city.Wilde, who wore an “ICE OUT” badge, said the US government violence against people exercising their right to free expression was “un-American.””We may have a government that is somehow trying to make excuses for it and legitimize it, but we (Americans) don’t.”Fellow actress Natalie Portman, who was promoting “The Gallerist,” got emotional as she described her feelings over a “horrible day.””What is happening in our country is just obscene,” she told AFP in Park City.”What (President Donald) Trump and (Homeland Security Secretary) Kristi Noem and ICE are doing to our citizens and to undocumented people is outrageous and needs to end.”

Géants de l’aéronautique cherchent main d’oeuvre pour tenir les cadences

“On est tous blindés, saturés”. Bertrand Kaiser dirige un centre de formation aux métiers de l’aéronautique à Toulouse et pour 2026, ses stages, comme ceux de ses confrères, sont pleins, témoignage du grand besoin de recrutement d’un secteur aux cadences de production en croissance constante.Derrière un pupitre, le chef du “learning center” du constructeur aéronautique Daher renseigne, en cette fin de semaine, candidats et curieux, au cours d’un “Aéroday”, une journée de recrutement dédiée à la filière, dans les entrailles du Stadium de Toulouse, capitale de l’aéronautique française.Pour la ville rose et les départements limitrophes, “ce sont 1.200 postes à pourvoir”, explique à l’AFP Jonathan Periquet, responsable de la division aéronautique, défense et spatial pour Randstad, spécialiste RH-intérim et organisateur de l’évènement, décliné le même jour sur tous les bassins d’emploi hexagonaux de la filière.”En période post-Covid, beaucoup de personnes expérimentées sont parties à la retraite ou en reconversion, il y a eu appauvrissement des ressources, avec en parallèle une reprise d’activité côté aviation civile et un phénomène de +ramp up+ (accélération) du volume de livraisons à fournir”, explique-t-il. – Pénurie -D’où une “grosse pénurie en recrutement”, au premier chef pour le mastodonte Airbus. “On a été obligé de lancer beaucoup de plans de formation pour faire rentrer des collaborateurs junior”, raconte M. Periquet.Le Daher learning center de M. Kaiser, comme trois de ses concurrents présents au Stadium, proposent ainsi des formations rémunérées aux CQPM (certificats de qualification paritaire de la métallurgie), passeport indispensable pour transformer en six mois demandeurs d’emploi ou actifs en reconversion, en futurs professionnels de “l’aéro”.C’est la démarche d’Ophélie Canal et Amandine Salles, 27 ans et 29 ans, qui souhaitent tenter une CQPM d’inspectrices qualité, après des parcours pour l’une dans “l’administratif et l’accueil”, pour l’autre “en cosmétique”.”Ma famille, ils sont à peu près tous chez Airbus ou des sous-traitants, ils nous ont dit qu’ils cherchaient pas mal de postes, même des personnes qui n’ont pas forcément d’expérience aéronautique, du coup on s’est inscrit au salon”, raconte Ophélie, en attendant un entretien avec sa copine.”Il y a vraiment de tout, des personnes très motivées, mais aussi des gens, si je puis dire, qui viennent parce qu’ils ont vu de la lumière”, explique Richard Lalanne, gérant du centre Sud-Aéro Formation.- “Savoir-être” -Les profils les plus recherchés en région toulousaine sont ceux des métiers dédiés aux “lignes d’assemblage finales” (FAL) d’Airbus: côté ouvriers, des ajusteurs, mécaniciens système, intégrateurs-câbleurs ou contrôleurs aéronautiques et pour les cols blancs, les métiers du support technique.Pour autant, tout le monde ne fait pas l’affaire. “Il y a une culture aéro de l’engagement et du sérieux, avec un degré d’exigence énormissime”, souligne M. Periquet qui insiste sur un mot – le “savoir-être” – que l’on retrouve sur toutes les bouches dans les couloirs du salon.”L’état d’esprit est primordial”, insiste Stéphane Le Roux, responsable RH chez Safran Electrical & Power. “A partir du moment où vous avez de moins en moins de gens avec une expertise technique, si vous investissez sur une personne via de la formation, (…) vous devez vous assurer qu’elle est solide sur ses motivations, sa mentalité”.Or, aujourd’hui, souligne ce professionnel qui recrute pour de la sous-traitance chez Airbus ou Dassault, c’est difficile de trouver des gens qui acceptent les exigences de l’aéronautique, par exemple en termes d’horaires, pouvant être étalés sur 24h ou les week-ends, en raison des cadences.”L’approche du monde du travail n’est plus la même aujourd’hui”, abonde Freddy Bobichon, responsable RH du site de production Latécoère, à Gimont (Gers). Chez les candidats, “le souci prioritaire c’est qu’il faut que le travail s’adapte à la vie privée”, résume-t-il, peinant à trouver les ajusteurs-monteurs et les peintres aéronautiques dont il a besoin pour les pièces de Falcon, de Rafale ou d’A320, produites sur son site.

Géants de l’aéronautique cherchent main d’oeuvre pour tenir les cadences

“On est tous blindés, saturés”. Bertrand Kaiser dirige un centre de formation aux métiers de l’aéronautique à Toulouse et pour 2026, ses stages, comme ceux de ses confrères, sont pleins, témoignage du grand besoin de recrutement d’un secteur aux cadences de production en croissance constante.Derrière un pupitre, le chef du “learning center” du constructeur aéronautique Daher renseigne, en cette fin de semaine, candidats et curieux, au cours d’un “Aéroday”, une journée de recrutement dédiée à la filière, dans les entrailles du Stadium de Toulouse, capitale de l’aéronautique française.Pour la ville rose et les départements limitrophes, “ce sont 1.200 postes à pourvoir”, explique à l’AFP Jonathan Periquet, responsable de la division aéronautique, défense et spatial pour Randstad, spécialiste RH-intérim et organisateur de l’évènement, décliné le même jour sur tous les bassins d’emploi hexagonaux de la filière.”En période post-Covid, beaucoup de personnes expérimentées sont parties à la retraite ou en reconversion, il y a eu appauvrissement des ressources, avec en parallèle une reprise d’activité côté aviation civile et un phénomène de +ramp up+ (accélération) du volume de livraisons à fournir”, explique-t-il. – Pénurie -D’où une “grosse pénurie en recrutement”, au premier chef pour le mastodonte Airbus. “On a été obligé de lancer beaucoup de plans de formation pour faire rentrer des collaborateurs junior”, raconte M. Periquet.Le Daher learning center de M. Kaiser, comme trois de ses concurrents présents au Stadium, proposent ainsi des formations rémunérées aux CQPM (certificats de qualification paritaire de la métallurgie), passeport indispensable pour transformer en six mois demandeurs d’emploi ou actifs en reconversion, en futurs professionnels de “l’aéro”.C’est la démarche d’Ophélie Canal et Amandine Salles, 27 ans et 29 ans, qui souhaitent tenter une CQPM d’inspectrices qualité, après des parcours pour l’une dans “l’administratif et l’accueil”, pour l’autre “en cosmétique”.”Ma famille, ils sont à peu près tous chez Airbus ou des sous-traitants, ils nous ont dit qu’ils cherchaient pas mal de postes, même des personnes qui n’ont pas forcément d’expérience aéronautique, du coup on s’est inscrit au salon”, raconte Ophélie, en attendant un entretien avec sa copine.”Il y a vraiment de tout, des personnes très motivées, mais aussi des gens, si je puis dire, qui viennent parce qu’ils ont vu de la lumière”, explique Richard Lalanne, gérant du centre Sud-Aéro Formation.- “Savoir-être” -Les profils les plus recherchés en région toulousaine sont ceux des métiers dédiés aux “lignes d’assemblage finales” (FAL) d’Airbus: côté ouvriers, des ajusteurs, mécaniciens système, intégrateurs-câbleurs ou contrôleurs aéronautiques et pour les cols blancs, les métiers du support technique.Pour autant, tout le monde ne fait pas l’affaire. “Il y a une culture aéro de l’engagement et du sérieux, avec un degré d’exigence énormissime”, souligne M. Periquet qui insiste sur un mot – le “savoir-être” – que l’on retrouve sur toutes les bouches dans les couloirs du salon.”L’état d’esprit est primordial”, insiste Stéphane Le Roux, responsable RH chez Safran Electrical & Power. “A partir du moment où vous avez de moins en moins de gens avec une expertise technique, si vous investissez sur une personne via de la formation, (…) vous devez vous assurer qu’elle est solide sur ses motivations, sa mentalité”.Or, aujourd’hui, souligne ce professionnel qui recrute pour de la sous-traitance chez Airbus ou Dassault, c’est difficile de trouver des gens qui acceptent les exigences de l’aéronautique, par exemple en termes d’horaires, pouvant être étalés sur 24h ou les week-ends, en raison des cadences.”L’approche du monde du travail n’est plus la même aujourd’hui”, abonde Freddy Bobichon, responsable RH du site de production Latécoère, à Gimont (Gers). Chez les candidats, “le souci prioritaire c’est qu’il faut que le travail s’adapte à la vie privée”, résume-t-il, peinant à trouver les ajusteurs-monteurs et les peintres aéronautiques dont il a besoin pour les pièces de Falcon, de Rafale ou d’A320, produites sur son site.