Présidentielle au Portugal : l’extrême droite attendue au second tour

Les Portugais se rendent aux urnes dimanche pour le premier tour d’une élection présidentielle où l’extrême droite, déjà la plus grande force d’opposition nationale, peut franchir un nouveau palier en plaçant son candidat au second tour.Avant les résultats du comptage des suffrages, attendus plus tard dans la soirée, les projections de sortie des bureaux de …

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Groenland: les Européens s’activent pour répondre aux menaces américaines

Le président français Emmanuel Macron et la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni sont montés au créneau dimanche contre les menaces de surtaxes douanières brandies par Donald Trump contre plusieurs pays européens s’opposant à ses velléités de s’emparer du Groenland, territoire autonome danois.Emmanuel Macron a fait savoir dans la matinée qu’il comptait demander “l’activation de …

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Iran: le pouvoir envisage de rétablir internet, réouverture des écoles

Le pouvoir iranien envisageait dimanche de “rétablir progressivement” l’accès à internet, après une coupure inédite imposée en pleine vague de contestation pour cacher, selon les défenseurs des droits humains, une répression qui a fait des milliers de morts.Les autorités, qui affirment avoir repris le contrôle de la situation, ont aussi rouvert dimanche les écoles, fermées …

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Présidentielle au Portugal : l’extrême droite attendue au second tour

Les Portugais se rendent aux urnes dimanche pour le premier tour d’une élection présidentielle où l’extrême droite, déjà la plus grande force d’opposition nationale, peut franchir un nouveau palier en plaçant son candidat au second tour.Avant les résultats du comptage des suffrages, attendus plus tard dans la soirée, les projections de sortie des bureaux de vote des télévisions seront connues à 20H00 (heures locale et GMT).Selon les sondages, André Ventura, le président du parti d’extrême droite Chega (“Assez”), pourrait arriver en tête de ce scrutin mais ce député de 43 ans aurait très peu de chances de l’emporter au second tour, prévu pour le 8 février.”Je suis très confiant”, a-t-il assuré après avoir voté à Lisbonne, où brillait un éclatant soleil d’hiver.”On ne peut pas passer notre temps à critiquer les choses et rester assis sur le canapé le jour où nous sommes appelés à prendre une décision”, a-t-il ajouté.Jusqu’à midi, le taux de participation des 11 millions d’électeurs au Portugal et à l’étranger était de 21,18%, en nette hausse par rapport à la présidentielle de 2021, organisée en pleine pandémie de Covid-19 et à l’issue beaucoup plus prévisible, qui avait enregistré une abstention record.Au bout d’une campagne électorale cette fois à grand suspense, le candidat socialiste Antonio José Seguro semblait avoir une petite longueur d’avance sur l’eurodéputé libéral Joao Cotrim Figueiredo dans la course pour la deuxième place.- “Candidat du peuple” -Luis Marques Mendes, le représentant du camp du gouvernement de droite, et l’indépendant Henrique Gouveia e Melo, un amiral à la retraite qui avait dirigé avec succès la campagne de vaccination contre le Covid-19, gardaient eux aussi l’espoir de se qualifier pour le second tour, qui opposera les deux personnalités ayant recueilli le plus de voix dimanche.Le vainqueur de l’élection succédera au conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, élu à deux reprises dès le premier tour. Depuis l’avènement de la démocratie au Portugal, une seule présidentielle s’est décidée au second tour, en 1986.Déjà candidat en 2021, André Ventura avait alors recueilli 11,9% des suffrages, soit près de 500.000 voix, pour terminer en troisième position, juste derrière une candidate socialiste dissidente.Depuis, son parti n’a cessé de progresser dans les urnes, obtenant 22,8% des suffrages et 60 députés aux législatives de mai dernier, dépassant le Parti socialiste en tant que premier parti d’opposition au gouvernement minoritaire de Luis Montenegro.”Un nouveau score solide pour l’extrême droite confirmerait sa domination sur le paysage politique” et marquerait un nouveau chapitre dans “la bataille en cours au sein de la droite, entre le centre droit traditionnel et l’extrême droite émergente”, a résumé dans une note le cabinet d’analyses Teneo.Auto-proclamé “candidat du peuple” qui promet de “mettre de l’ordre” au Portugal, M. Ventura a terminé sa campagne en demandant aux autres partis de droite de ne pas lui “faire obstacle” en cas d’éventuel second tour l’opposant au candidat socialiste.- “Bon sens” -Antonio José Seguro, un socialiste ancré au centre, a quant à lui joué la carte du candidat rassembleur et modéré, se posant en défenseur de la démocratie contre “l’extrémisme”.”Je crois dans le bon sens des Portugais”, a lancé cet homme de 63 ans après voté dimanche à Caldas da Rainha (centre), où il réside.A Lisbonne, Alexandre Leitao, un biologiste de 50 ans, reconnaît avoir fait le choix d’un vote utile à gauche, disant assister avec “une grande inquiétude” à “une dérive vers l’extrême droite très négative”.”Nous, les jeunes, nous ne sommes pas contents du pays que nous avons”, a témoigné Irina Ferestreoaru, une électrice de 33 ans d’origine roumaine. Selon elle, la popularité croissante d’André Ventura constitue “un signal d’alerte” pour le Portugal “car les gens désespèrent de voir du changement”.”Celui qui me séduit le plus, c’est encore l’amiral. Les autres, ce sont des candidats liés aux partis politiques. Ils défendent uniquement leurs intérêts”, a pour sa part commenté José Alexandre, un ouvrier de 59 ans, après avoir voté dans la banlieue sud de la capitale.Elu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois, le président portugais n’a pas de pouvoirs exécutifs mais peut être appelé à jouer un rôle d’arbitre en cas de crise, disposant du droit de dissoudre le Parlement pour convoquer des législatives.

Iran: le pouvoir envisage de rétablir internet, réouverture des écoles

Le pouvoir iranien envisageait dimanche de “rétablir progressivement” l’accès à internet, après une coupure inédite imposée en pleine vague de contestation pour cacher, selon les défenseurs des droits humains, une répression qui a fait des milliers de morts.Les autorités, qui affirment avoir repris le contrôle de la situation, ont aussi rouvert dimanche les écoles, fermées depuis une semaine, et les universités, a annoncé la télévision d’Etat. Le mouvement a été déclenché le 28 décembre à Téhéran par des commerçants en colère contre le coût de la vie avant de prendre une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique en place depuis 1979.Il a été étouffé par une répression qualifiée de “massacre” par des groupes de défense des droits humains, à la faveur d’un blackout des communications instauré il y a dix jours.  “Les autorités compétentes ont annoncé que l’accès à internet serait progressivement rétabli”, a annoncé samedi soir l’agence de presse Tasnim, sans donner plus de détails. Citant une “source bien informée”, elle a précisé que les applications de messagerie locales seraient “bientôt activées” sur l’internet national.Dimanche matin à Téhéran, des journalistes de l’AFP ont pu accéder à l’internet mondial, bien que la majorité des fournisseurs d’accès restent bloqués, sans que les raisons de cette connexion limitée ne puissent être éclaircies. Bloqués pendant des jours, les appels téléphoniques vers l’étranger ont été rétablis mardi et les échanges par SMS samedi. – “Tirs sans relâche” -Malgré ces restrictions, et celles imposées de longue date aux applications étrangères – dont Instagram et Facebook, pour lesquelles une connexion VPN est nécessaire – des rapports d’exactions de la part des forces de sécurité ont filtré, notamment via Starlink, selon des ONG. Amnesty International a déclaré avoir vérifié des dizaines de vidéos et de témoignages ces derniers jours, montrant “que les forces de sécurité tiraient sans relâche sur les manifestants dans les rues et depuis des positions en hauteur”. Les hôpitaux ont été “submergés de blessés”, selon la chercheuse de l’ONG sur l’Iran, Raha Bahreini, qui a dénoncé un “massacre de manifestants”.”Toutes les dix minutes, on entendait une série de coups de feu”, a raconté à l’AFP Kaveh (prénom modifié) désormais au Royaume-Uni, relatant une manifestation à laquelle il a participé le 9 janvier à Téhéran.  En l’absence de bilan global officiel, le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a fait état pour la première fois samedi de “milliers de personnes tuées”, imputant ces morts aux “séditieux”, selon lui manipulés par les Etats-Unis et Israël. Les autorités s’étaient jusque là limitées à recenser des dizaines de membres des forces de sécurité tués. Au moins 3.428 manifestants ont été tués, selon le dernier bilan de Iran Human Rights (IHR), dont les chiffres sont cités par l’ONU. D’autres estimations font état de plus de 5.000 morts, voire jusqu’à 20.000, selon cette ONG basée en Norvège. La chaîne d’opposition Iran International, basée à l’étranger, affirme qu’au moins 12.000 personnes ont été tuées, citant hauts responsables gouvernementaux et sources sécuritaires.Le pouvoir judiciaire iranien a catégoriquement rejeté ce chiffre.- “Outil efficace” -Les médias locaux ont fait état de milliers d’arrestations, les ONG de défense des droits humains estimant que jusqu’à 20.000 personnes ont été détenues. Dimanche, le porte-parole de la justice iranienne, Asghar Jahangir, a réaffirmé que des procès rapides seraient organisés et averti que certains actes s’apparentaient au crime de “guerre contre Dieu”, passible de la peine de mort.  “Ceux qui ont joué un rôle décisif dans ces appels à la violence, ont entraîné un bain de sang et des dégâts importants aux finances publiques, ne seront pas épargnés”, a-t-il déclaré.  Le président américain Donald Trump avait remercié vendredi le gouvernement iranien d’avoir annulé “toutes les pendaisons prévues” de contestataires. Une mesure mise en doute par l’analyste Arif Keskin, pour qui “le risque demeure très réel”, car “la direction iranienne considère les exécutions (…) comme un outil efficace” contre toute contestation. “Pour le régime, les exécutions entraîneront des coûts internationaux à court terme mais sont considérées comme un investissement à long terme dans la sécurité intérieure”, a déclaré à l’AFP ce spécialiste iranien du Moyen-Orient, basé à Ankara. burs-sw/cab/sg