Moscou exige le départ des troupes de Kiev du Donbass, avant une réunion à Abou Dhabi

La Russie a indiqué vendredi qu’elle exigeait toujours de Kiev un retrait de ses troupes de l’est de l’Ukraine pour régler le conflit, avant des pourparlers à Abou Dhabi entre responsables russes, ukrainiens et américains.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de son côté indiqué que la question territoriale restait le principal point non résolu et …

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Japon: dissolution du Parlement, l’inflation au cœur des débats

La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a dissous vendredi la chambre basse du Parlement, tablant sur sa popularité pour emporter les législatives anticipées le 8 février, qui se tiendront dans un climat de mécontentement populaire lié à la forte inflation.La dissolution a officiellement eu lieu dans la matinée: le président de l’institution a lu une …

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Iran: Trump affirme qu’une “armada” navigue vers le Golfe

Donald Trump a affirmé jeudi qu’une “armada” navale américaine était en route pour le Golfe, maintenant la pression sur Téhéran, alors que la perspective d’une intervention militaire semblait s’être éloignée.Le président américain a plusieurs fois menacé de frapper l’Iran en réponse à la répression du récent mouvement de contestation dans ce pays, mais il avait …

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Attention chantier ! Ou quand la mode change de décor

Bureaux vides ou parkings désaffectés: plébiscités pour leur esthétique dépouillée, la liberté qu’ils offrent aux créateurs et des tarifs intéressants, les espaces bruts sont les nouveaux terrains de jeu des défilés parisiens.”Il y a une vraie tendance ces dernières années à exploiter des lieux bruts dans lesquels il n’y a que les murs porteurs et rien d’autre”, observe auprès de l’AFP Rod Reynolds, chasseur d’espaces à la tête de la société Records Collection.Depuis 2017, il déniche pour des maisons comme Chloé, Victoria Beckham ou Stella McCartney des lieux atypiques. Parmi ses clients fidèles: la griffe Dries Van Noten.Jeudi soir, en pleine semaine de la mode masculine, la marque belge a présenté sa collection au premier étage d’un immeuble en chantier, au sud de Paris — un lieu déniché par Rod Reynolds.Quelques jours plus tôt, l’espace n’était qu’un plateau vide de 1.500 m², de 80 mètres de long et cinq mètres de hauteur, avec poutres en béton apparentes, murs abîmés et sol fissuré.Le jour J, plus grand-chose à voir. De grands rideaux noirs ont été accrochés de chaque côté, l’un masquant les fenêtres, l’autre délimitant les backstages. Deux rangées de chaises pour border le podium et des projecteurs au plafond.Les irrégularités dans le sol, elles, persistent. “Attention aux trous!”, prévient l’un des invités. – Esthétique et efficacité -Depuis le Covid, les demandes pour ce type de lieux ont “explosé”, assure Rod Reynolds. Un constat que partage son confrère Benjamin Roussel, fondateur de Subspaces, créé en 2024. En juin dernier, il a mis à disposition un parking en attente de transformation pour le défilé du créateur israélien Hed Mayner.Selon eux, le succès de ces décors austères tient autant à leur esthétique qu’à leur efficacité. Avec cette imagerie “très dépouillée, les créations sont très valorisées”, analyse Rod Reynolds. “Ce qui est sympa, c’est vraiment le contraste du très propre avec du un peu sale, un peu brut”, complète Benjamin Roussel. Avec un avantage pratique: des lieux sans décor préexistant, donc sans contraintes lourdes.Ils sont également moins onéreux. “Par rapport au Palais Brongniart (qui accueille samedi le défilé Hermès, ndlr), qui a une jauge similaire de 500 à 600 personnes, on est deux fois moins cher”, détaille le spécialiste. Les tarifs oscillent entre 8.000 et 13.000 euros par jour, hors coût de production, “mais in fine, cela reste moins cher”, assure-t-il. – “Théâtralité fondamentale” – La foncière Covivio propose en location depuis deux ans et demi des immeubles en travaux ou inoccupés, une manière de les revaloriser en attendant leur transformation. Dries Van Noten a été leur premier client. En avril 2023, le créateur belge — qui a depuis quitté la griffe — visite l’un de leurs bâtiments. Il a le coup de cœur pour cet ancien immeuble du groupe de télécoms Orange. Il décide de “créer une collection totalement inspirée par la façade de l’immeuble et d’y organiser son défilé” de juin, se souvient Céline Leonardi, directrice marketing et expérience client de la foncière.Depuis, l’entreprise a ouvert d’autres sites, comme un ancien centre de tri postal construit dans les années 1900 au cœur de Paris, qui a accueilli 23 défilés en un an et demi. La griffe française AMI y a organisé un concert pour son défilé de janvier 2025 et Lacoste y a installé sable, filets de tennis et écrans géants lors de la Fashion Week d’octobre 2024.Pour la sociologue Émilie Coutant, cette tendance s’inscrit dans une continuité. “Margiela avait défilé dans une station de métro, John Galliano sur les ronds-points du pont Alexandre-III… Le lieu a toujours été une pièce maîtresse du show”, souligne-t-elle.Les défilés de mode reposent sur une “théâtralité fondamentale” qui impose aux créateurs de “se renouveler en allant chercher des lieux nouveaux”, rappelle-t-elle.Une dynamique plus éloignée des ténors du luxe: si Matthieu Blazy chez Chanel a récemment investi le métro new-yorkais pour son défilé Métiers d’art, sa haute couture reviendra la semaine prochaine au Grand Palais. Chez Dior, Jonathan Anderson défilera lui dans les jardins du musée Rodin, comme sa prédécesseure Maria Grazia Chiuri. 

Israeli Bedouin say hope for better life crushed after deadly crackdown

When the Israeli Bedouin village of Tarabin al-Sana backed Prime Minister Benjamin Netanyahu’s party in the last elections, they expected their lives would improve. Three years later, the small community in the Negev has been left stunned after a two-week crackdown during which police shot dead a 36-year-old father of six.Israeli police set up roadblocks, fired tear gas and searched homes in scenes reminiscent of military raids on Palestinian towns in the occupied West Bank.Tarabin’s residents, however, are Israeli citizens.At the last national elections in 2022, some 60 percent of the village’s voters cast their ballots for Netanyahu’s right-wing Likud party.”What happened in Tarabin in the last two weeks has never happened before,” tribal representative and local council member Abed Tarabin told AFP.”We are citizens of the state; we didn’t do anything to warrant the move they made,” he added, accusing the police of having “punished the entire village”.The crackdown began on December 27 when police made arrests in the village over what they said were violent incidents and stolen weapons.After accusing residents of retaliatory acts of vehicle arson in a nearby Jewish community, officers encircled Tarabin.Residents say forces withdrew on January 11, but that police were still present. Two young children wandered aimlessly past a pile of twisted charred metal, crushed breeze blocks and a burnt-out car next to the dilapidated village school.”The children here are traumatised,” said resident Mundher Tarabin, 36, adding that some were so badly affected they still hadn’t gone back to school days later. – ‘People supported him’ -Israel’s impoverished and long-marginalised Bedouin are descendants of shepherds who once roamed freely far beyond the country’s current borders.Today there are about 300,000 Bedouin living in Israel, and like its other Arab minorities, they often complain of discrimination.Campaigning in 2021, Netanyahu visited Tarabin and drank coffee with local leaders to woo Arab voters.Behind a camel pen on the edge of the village, Mundher Tarabin showed where Netanyahu had made a speech.”He said he’d make the Negev a better place,” Tarabin said.”And people supported him.”Tarabin said he had himself voted for Netanyahu’s Likud, but would not do so again in elections this year.Faced with poor infrastructure and opportunities, Bedouin grapple with high levels of crime within their communities.Police said the Tarabin raid was part of a wider operation called “New Order” aimed at “removing illegal weapons from criminal circulation, disrupting criminal activity and enforcing the law”.”Dozens of suspects were arrested or fined for a range of offences, including illegal weapons possession, drug offences, outstanding warrants and traffic-related violations,” they said.Visiting the Negev on January 7, Netanyahu warned that crime in the region was “out of control”.”We will rein it in,” he vowed, and said this would involve Jewish settlement on an unprecedented scale as well as “arrangements for the Bedouin residents”.- ‘Incitement’ -Bedouin in the Negev live in a mixture of communities recognised and not recognised by the government. Many say the police fail to effectively address crime. “The state has always known how to come and deal with crime. But what we see today is not dealing with crime — it’s incitement,” Mundher Tarabin said. He accused far-right National Security Minister Itamar Ben Gvir — who spearheaded the Tarabin operation and visited the village five times in two weeks — of using the raid as a campaign stunt. “They want to show the right wing that they are doing their job,” agreed Huda Abu Obaid, a resident of Lakiya, a nearby Bedouin town where police placed temporary roadblocks in November.Abu Obaid said Ben Gvir had visited multiple times to record social media videos.Abu Obaid — who heads the NGO Negev Coexistence Forum for Civil Equality — said the key to stopping the cycle of violence was investing in education and employment. But she was fearful the state was attempting to scapegoat the Bedouin. “If today they are closing the towns, and they are using the police, using weapons against the people, I’m not sure what they will do in the next few years.”

Compter les oiseaux pour mieux les protéger

Mésange bleue, martinet noir, verdier d’Europe: les oiseaux communs des parcs et jardins se raréfient. Pour quantifier le phénomène, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) organise ce week-end un vaste comptage citoyen, pour aider à la mise en place de mesures de protection et sensibiliser le public.L’an dernier, près de 600.000 données ont été collectées lors des différentes opérations de comptage – dont 171.000 sur le seul dernier week-end de janvier – soit 23% de plus qu’en 2024. Depuis 2012, année de mise en place de ces opérations, plus de 6 millions de données ont ainsi été rassemblées, par plus de 100.000 observateurs, “ce qui constitue un record pour une opération de science participative grand public en France”, se félicite Rishane Colas, chargée de projet à la LPO Ile-de-France.- 41% en déclin -“Ces informations sont précieuses, car elles viennent compléter certaines données scientifiques pour comprendre sur le long terme l’état des populations des oiseaux communs, et ensuite après analyse, permettre de mettre en place des plans d’actions destinés à préserver certaines espèces”, explique Mme Colas. “Ça permet de comparer des données que l’on a déjà – par exemple celles dans les milieux naturels – avec celles que l’on n’a pas, notamment dans les espaces occupés par l’Homme pour voir les impacts des activités humaines sur les oiseaux”, notamment en milieu urbain.Cet observatoire, en partenariat avec le Museum national d’histoire naturelle, a déjà permis de constater que 41% des espèces d’oiseaux des parcs et jardins ont vu leurs populations diminuer entre 2012 et 2022. “Depuis 10 ans, le déclin est très marqué, notamment dû à la perte d’habitats, au manque de ressources alimentaires”, ou encore au changement climatique. “C’est une tendance inquiétante”, pointe la responsable.La majorité des oiseaux communs sont insectivores, et la baisse des populations d’insectes, liée notamment aux pesticides, diminue leurs sources de nourriture, influant sur leur survie ou leur reproduction. Par ailleurs, l’urbanisation et la disparition des haies entraînent la raréfaction des sites de nidification et de refuge, explique Mme Colas. Ces chiffres confirment les tendances observées au niveau mondial. En octobre, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a publié des données d’experts montrant que dans le monde, six espèces d’oiseaux sur 10 sont en déclin (contre 44% en 2016) et une sur 10 menacée d’extinction. En France, ce sont plus de 280 espèces d’oiseaux qui sont menacées.Parmi elles, le moineau friquet dont les effectifs ont diminué de 60% au niveau national, signale Mme Colas. “En Ile-de-France, nos comptages citoyens montrent qu’on est passé de 30.000 couples en 1995 à seulement 150 en 2023”.- Attention aux doublons -“Les oiseaux les plus menacés sont ceux qui se nourrissent exclusivement d’insectes. Au printemps on retrouve ainsi un déclin particulièrement dramatique pour le martinet noir et les hirondelles”.A l’inverse, les espèces comme le moineau commun, qui est omnivore, restent parmi les plus observées lors des comptages dans les parcs et jardins, car elles peuvent plus facilement s’adapter.Des observatoires citoyens existent aussi en Belgique ou au Royaume-Uni. En France, outre le comptage des 24 et 25 janvier, utile aussi pour observer les oiseaux migrateurs, un autre week-end d’observation est prévu fin mai pour comptabiliser les oiseaux au moment de la nidification.Le protocole se veut à la fois très précis, pour que les données soient réellement exploitables scientifiquement, et simple: il faut choisir un endroit d’observation – par exemple son balcon en ville, son jardin depuis sa fenêtre ou bien un endroit dans un parc public – et compter pendant une heure exactement tous les oiseaux qui se posent à cet endroit en tentant de reconnaître les espèces. On rentre ensuite toutes ces observations sur le site oiseauxdesjardins.fr, sur lequel on s’est préalablement inscrit.”Attention aux doublons”, prévient Rishane Colas. “On ne comptabilise que le nombre maximal d’oiseaux de la même espèce qui se posent au même endroit pendant l’heure d’observation, on n’additionne pas chaque fois que l’un deux se présente, car ça peut être deux fois le même”, explique-t-elle.

Compter les oiseaux pour mieux les protéger

Mésange bleue, martinet noir, verdier d’Europe: les oiseaux communs des parcs et jardins se raréfient. Pour quantifier le phénomène, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) organise ce week-end un vaste comptage citoyen, pour aider à la mise en place de mesures de protection et sensibiliser le public.L’an dernier, près de 600.000 données ont été collectées lors des différentes opérations de comptage – dont 171.000 sur le seul dernier week-end de janvier – soit 23% de plus qu’en 2024. Depuis 2012, année de mise en place de ces opérations, plus de 6 millions de données ont ainsi été rassemblées, par plus de 100.000 observateurs, “ce qui constitue un record pour une opération de science participative grand public en France”, se félicite Rishane Colas, chargée de projet à la LPO Ile-de-France.- 41% en déclin -“Ces informations sont précieuses, car elles viennent compléter certaines données scientifiques pour comprendre sur le long terme l’état des populations des oiseaux communs, et ensuite après analyse, permettre de mettre en place des plans d’actions destinés à préserver certaines espèces”, explique Mme Colas. “Ça permet de comparer des données que l’on a déjà – par exemple celles dans les milieux naturels – avec celles que l’on n’a pas, notamment dans les espaces occupés par l’Homme pour voir les impacts des activités humaines sur les oiseaux”, notamment en milieu urbain.Cet observatoire, en partenariat avec le Museum national d’histoire naturelle, a déjà permis de constater que 41% des espèces d’oiseaux des parcs et jardins ont vu leurs populations diminuer entre 2012 et 2022. “Depuis 10 ans, le déclin est très marqué, notamment dû à la perte d’habitats, au manque de ressources alimentaires”, ou encore au changement climatique. “C’est une tendance inquiétante”, pointe la responsable.La majorité des oiseaux communs sont insectivores, et la baisse des populations d’insectes, liée notamment aux pesticides, diminue leurs sources de nourriture, influant sur leur survie ou leur reproduction. Par ailleurs, l’urbanisation et la disparition des haies entraînent la raréfaction des sites de nidification et de refuge, explique Mme Colas. Ces chiffres confirment les tendances observées au niveau mondial. En octobre, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a publié des données d’experts montrant que dans le monde, six espèces d’oiseaux sur 10 sont en déclin (contre 44% en 2016) et une sur 10 menacée d’extinction. En France, ce sont plus de 280 espèces d’oiseaux qui sont menacées.Parmi elles, le moineau friquet dont les effectifs ont diminué de 60% au niveau national, signale Mme Colas. “En Ile-de-France, nos comptages citoyens montrent qu’on est passé de 30.000 couples en 1995 à seulement 150 en 2023”.- Attention aux doublons -“Les oiseaux les plus menacés sont ceux qui se nourrissent exclusivement d’insectes. Au printemps on retrouve ainsi un déclin particulièrement dramatique pour le martinet noir et les hirondelles”.A l’inverse, les espèces comme le moineau commun, qui est omnivore, restent parmi les plus observées lors des comptages dans les parcs et jardins, car elles peuvent plus facilement s’adapter.Des observatoires citoyens existent aussi en Belgique ou au Royaume-Uni. En France, outre le comptage des 24 et 25 janvier, utile aussi pour observer les oiseaux migrateurs, un autre week-end d’observation est prévu fin mai pour comptabiliser les oiseaux au moment de la nidification.Le protocole se veut à la fois très précis, pour que les données soient réellement exploitables scientifiquement, et simple: il faut choisir un endroit d’observation – par exemple son balcon en ville, son jardin depuis sa fenêtre ou bien un endroit dans un parc public – et compter pendant une heure exactement tous les oiseaux qui se posent à cet endroit en tentant de reconnaître les espèces. On rentre ensuite toutes ces observations sur le site oiseauxdesjardins.fr, sur lequel on s’est préalablement inscrit.”Attention aux doublons”, prévient Rishane Colas. “On ne comptabilise que le nombre maximal d’oiseaux de la même espèce qui se posent au même endroit pendant l’heure d’observation, on n’additionne pas chaque fois que l’un deux se présente, car ça peut être deux fois le même”, explique-t-elle.