Eutelsat: l’Etat bloque une vente d’actifs à un fonds suédois et défend une activité “trop stratégique”

L’Etat français est monté au créneau pour empêcher l’opérateur de télécommunications satellites Eutelsat de vendre des infrastructures à un fonds suédois, jugeant qu’il s’agit d’une entreprise “trop stratégique”, seule concurrente européenne de Starlink.”Nous avons estimé que cette activité était trop stratégique pour la France en vertu de nos propres considérations et de notre doctrine”, a …

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Starmer défend un rapprochement avec Pékin, jugé “très dangereux” par Trump

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a défendu vendredi sa visite en Chine comme un moyen de reconstruire une confiance mutuelle et renforcer les relations commerciales avec Pékin, une perspective que Donald Trump a jugé “très dangereuse”.S’exprimant devant la communauté d’affaires chinoise et britannique à la Bank of China, M. Starmer a de nouveau vanté …

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Des responsables italiens jugés pour un naufrage meurtrier de migrants

Le procès de quatre policiers et deux garde-côtes italiens s’est ouvert vendredi à Crotone (sud-est), où ils sont accusés d’être intervenus trop tard pour secourir un bateau de migrants en 2023, dont le naufrage avait causé la mort d’au moins 94 personnes.Cette catastrophe survenue au large de la côte calabraise, dans le sud de l’Italie, …

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Kevin Warsh, du cercle de Trump aux portes de la Fed

Kevin Warsh, désigné vendredi par Donald Trump comme son candidat pour diriger la Réserve fédérale (Fed), s’est érigé ces derniers mois en défenseur des politiques présidentielles et contempteur de la banque centrale am&éricaine, dont il a déjà été l’un des gouverneurs.Donald Trump a annoncé vendredi sur son réseau Truth social son choix pour présider le …

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Trump nominates former US Fed official as next central bank chief

US President Donald Trump announced Friday that he is nominating Kevin Warsh, a former Federal Reserve governor, to be the next US central bank chief.Trump’s decision caps a closely watched search for a successor to Fed Chair Jerome Powell, whom the president has repeatedly lambasted for not cutting interest rates more swiftly.”I have known Kevin for a long period of time, and have no doubt that he will go down as one of the GREAT Fed Chairmen, maybe the best,” Trump wrote on his Truth Social platform.”On top of everything else, he is ‘central casting,’ and he will never let you down,” Trump added.Powell’s term at the helm ends in May, although it remains to be seen if he will also step down from the Fed’s powerful board of governors.The president’s selection ends a race that had narrowed to four contenders — Warsh; current Fed governor Christopher Waller; Rick Rieder of BlackRock; and Trump’s top economic adviser Kevin Hassett.Trump said in separate social media posts that he did not pick Hassett, who heads the White House National Economic Council, as Hassett was “indescribably good” in his current role. Waller and Rieder would “all would have been outstanding” too, he said.- Senate hurdle -Warsh will need to be confirmed by the US Senate, facing questions by lawmakers on both sides of the aisle amid growing concerns about threats to the Fed’s insulation from politics.Trump’s recent attempt to oust another Fed Governor, Lisa Cook, and his administration’s investigation into Powell over renovation costs at the bank, have sparked worries about Fed independence.If independence were eroded, this could have ramifications for the world’s biggest economy, experts warn.Warsh must now get through a Senate Banking Committee hearing, “maintaining the confidence of both markets and the president in the process,” said economist Samuel Tombs of Pantheon Macroeconomics.After which, Warsh must pass a confirmation vote in the Senate with a simple majority.But Republican Thom Tillis, who sits on the banking committee, has vowed to oppose the confirmation of any Fed nominee — including the next chairman — until the probe against Powell is resolved.The top Democrat on the panel, Senator Elizabeth Warren, warned Friday that Warsh’s nomination “is the latest step in Trump’s attempt to seize control of the Fed,” urging Republicans to also block it.Although Trump’s Republican party holds a Senate majority, some lawmakers’ concerns about the Powell investigation have cast doubt on how smooth-sailing the confirmation process would be.- Economic challenges -Warsh, who is from New York, has recently stepped up his criticism of the Fed, endorsing many of the policy positions of Trump and his administration.He used to be a mergers and acquisitions banker at Morgan Stanley, and is currently a visiting fellow at the Hoover Institution.In Trump’s first term, the president considered Warsh for the Fed chair position as well — replacing Janet Yellen — but eventually chose Powell.As Trump continues to call for lower interest rates to boost the economy, all eyes will be on how Warsh defends the bank’s independence in the face of politics.The next Fed chairman will need to convince markets and policymakers that he is upholding the bank’s dual mandate of stable prices and low unemployment independently of political pressure.Even without Trump’s pressure, the Fed’s job has become increasingly challenging as US tariffs over the past year have fueled worries of stubborn inflation, while the employment market has cooled.The situation leaves Fed policymakers walking a tightrope as they adjust interest rates, deciding if they should keep levels higher to curb inflation or lower them to shore up the economy.With the labor market likely deteriorating in the coming months and inflation expected to tick down, the next Fed chief could “uncontroversially to reduce rates,” Tombs said.But he added that the jury is still out on whether Warsh will “pander to the president” if persistent inflation called for higher interest rates.

Trump choisit un critique de la Fed, Kevin Warsh, pour présider la banque centrale

Donald Trump a finalement choisi vendredi de lancer Kevin Warsh à l’assaut de la présidence de Réserve fédérale (Fed), un habitué des milieux d’affaires qui a passé les derniers mois à critiquer l’institution dont il a été l’un des gouverneurs.Pour être effective, la nomination de M. Warsh devra être confirmée par le Sénat, où le parti présidentiel est majoritaire.Le mandat de l’actuel chef de la Fed, Jerome Powell, arrive à échéance en mai.”Je connais Kevin depuis longtemps et je n’ai aucun doute qu’il restera dans l’histoire comme l’un des GRANDS présidents de la Fed, peut‑être le meilleur. Par‑dessus tout, il a +tout du premier rôle+, et il ne vous laissera jamais tomber. Félicitations Kevin!”, a écrit le président sur sa plateforme Truth Social.Son message a été envoyé au petit matin pour les Etats-Unis. Wall Street accueillait sereinement, sans réaction notable, son choix dans les échanges avant l’ouverture.Après l’annonce, Samuel Tombs, du cabinet Pantheon Macroeconomics, conseillait de ne pas tirer de conclusion hâtive concernant l’impact de cette nomination sur la politique monétaire.”On ne sait pas avec certitude comment M. Warsh votera. Il est raisonnable de supposer qu’il a dit au président qu’il était favorable à une baisse des taux d’intérêt aujourd’hui, sinon il n’aurait pas été nommé. (…) Mais les instincts +faucons+ de M. Warsh pourraient refaire surface une fois qu’il aura obtenu la présidence”, souligne dans une note le spécialiste de l’économie américaine.Dans le jargon des banques centrales, un “faucon” désigne un responsable très attaché à la lutte contre l’inflation et se méfie des taux bas – M. Warsh était classé dans cette catégorie du temps où il était gouverneur (2006-2011).Kevin Warsh est bien connu des milieux financiers pour avoir notamment été un des dirigeants la banque Morgan Stanley. Il faisait partie des personnalités pressenties pour prendre la tête de l’institution en 2018, lorsque Donald Trump avait finalement préféré Jerome Powell – choix sur lequel le chef de l’Etat n’a ensuite cessé de se lamenter.- L’enjeu de l’indépendance -Le président américain assume attendre du prochain chef de la Fed qu’il partage ses vues sur la politique monétaire.Il a répété jeudi que les taux d’intérêt étaient pour lui “trop élevés, intolérablement trop élevés”.Sauf que l’interventionnisme de Donald Trump risque de rendre son candidat suspect aux yeux des investisseurs.La révélation par Jerome Powell de l’existence d’une procédure du ministère de la Justice à son encontre a récemment suscité l’indignation des milieux économiques, qui y voient une nouvelle atteinte à l’indépendance de l’institution monétaire.Des élus républicains en ont aussi pris ombrage et dit qu’ils ne confirmeraient aucune nomination à la Fed tant que la procédure ne serait pas classée.- Critique de l’institution -Donald Trump avait laissé entendre en décembre qu’il envisageait de nommer son conseiller économique Kevin Hassett, avant de faire marche arrière.Dans un autre message sur Truth Social vendredi matin, il a expliqué que M. Hassett aurait fait un “excellent président” de la Fed mais que ses talents lui étaient indispensables à la Maison Blanche.C’est le président républicain George W. Bush qui avait fait de Kevin Warsh le plus jeune gouverneur de l’histoire de la banque centrale – il avait alors 35 ans.Il aurait pu rester plus longtemps en poste, mais avait démissionné en 2011 en critiquant la poursuite de l’exceptionnelle politique monétaire accommodante adoptée pour soutenir la reprise après la crise de 2008-09.Cette étiquette de “faucon” pesait en sa défaveur aux yeux de l’exécutif actuel. Mais il a passé l’année 2025 à envoyer des signaux à la Maison Blanche en plaidant pour des diminutions de taux et en critiquant l’institution monétaire.Sitôt après l’annonce, un commentateur de la chaine économique américaine CNBC a relevé un possible autre atout de Kevin Warsh aux yeux d’un président aimant s’entourer de personnes télégéniques: “Il a de beaux cheveux.”