Le géant néerlandais de la technologie ASML a affiché mercredi un bond de son bénéfice net en 2025 et de ses commandes au quatrième trimestre, faisant grimper son action en Bourse malgré l’annonce quasi-simultanée de la suppression deLe groupe basé à Veldhoven, dans le sud des Pays-Bas, qui compte environ 44.000 employés dans le monde, est très suivi sur les marchés car il vend des machines de pointe pour la fabrication de semi-conducteurs, fortement demandées depuis la croissance de l’intelligence artificielle.Son bénéfice net annuel a bondi de 26,3% à 9,6 milliards d’euros, contre 7,6 milliards d’euros pour 2024. Ses commandes nettes du quatrième trimestre, le chiffre le plus suivi, se sont elles-aussi envolées, à 13,2 milliards d’euros, contre 5,4 milliards d’euros les trois derniers mois de 2024.Pour le seul quatrième trimestre 2025, le chiffre d’affaires s’est élevé à 9,7 milliards d’euros, dans le haut de la fourchette (9,2 à 9,8 milliards d’euros) que le groupe avait prévu, et le bénéfice net à 2,8 milliards d’euros, contre 2,1 milliards d’euros au précédent.”ASML vient de publier des résultats exceptionnels, avec de nouvelles commandes dépassant toutes les attentes et laissant présager une nouvelle phase de croissance du marché”, a déclaré Matt Britzman, analyste financier senior chez Hargreaves Lansdown.Le titre ASML prenait 7,13% à la Bourse d’Amsterdam, dans un indice AEX en hausse de 1,13%.Peu après la publication des résultats, le groupe a annoncé dans un communiqué la suppression d’environ 1.700 emplois, affectant principalement des cadres aux Pays-Bas et aux Etats-Unis, sur fond de réorganisation interne visant à accélérer les méthodes de travail qui étaient devenues “moins agiles”, selon le directeur général Christophe Fouquet.”Comme pour toute entreprise en pleine croissance, nous devons toutefois veiller à ce que notre mode de croissance ne nous ralentisse pas”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.M. Fouquet a ajouté qu’il s’agissait “probablement de la décision la plus difficile que l’équipe de direction ait jamais eue à prendre”.Il a toutefois précisé que cette décision n’était en aucun cas liée à des difficultés financières ou à un besoin d’argent.ASML est un rouage essentiel de l’économie mondiale, car les semi-conducteurs fabriqués à l’aide de ses machines alimentent tout, des smartphones aux missiles.Le chiffre d’affaires net total pour 2025 s’est élevé à 32,7 milliards d’euros, contre 28,3 milliards d’euros l’année dernière (+15,2%).Pour 2026, ASML table sur un chiffre d’affaires net compris entre 34 et 39 milliards d’euros, selon ses nouvelles prévisions.Pour le seul premier trimestre, il s’attend à un chiffre d’affaires compris entre 8,2 et 8,9 milliards d’euros. “Nous prévoyons que 2026 sera une nouvelle année de croissance pour l’activité d’ASML”, a résumé M. Fouquet. – Guerre technologique entre les États-Unis et la Chine -Le géant technologique est au centre d’une initiative menée par les États-Unis visant à limiter les exportations de haute technologie vers la Chine, par crainte qu’elles ne soient utilisées pour renforcer l’armée chinoise.Pékin s’est indigné de ces restrictions à l’exportation, les qualifiant de “terrorisme technologique”.Dans une affaire sans rapport avec ASML, le gouvernement néerlandais a brièvement pris le contrôle de Nexperia, une entreprise chinoise qui fabrique des semi-conducteurs de faible technologie.Cette décision a déclenché une vive polémique entre Pékin et l’Occident, menaçant de paralyser les constructeurs automobiles qui dépendaient des puces Nexperia.Fin octobre, à la suite des négociations commerciales entre le président chinois Xi Jinping et son homologue américain Donald Trump, Pékin a accepté de reprendre les exportations de puces Nexperia qui avaient été suspendues en raison de la dispute.ASML avait déjà averti en octobre que ses ventes en Chine “baisseraient considérablement” en 2026 par rapport à “une activité très forte” en 2024 et 2025.Le relevé annuel montre que 33 % des ventes ont été réalisées en Chine l’année dernière, contre 41 % en 2024. La Chine a été le premier client d’ASML au cours de ces deux années.”Nous prévoyons que cette baisse se poursuivra”, a déclaré le directeur financier Roger Dassen, estimant à 20% la part de la Chine cette année.À plus long terme, ASML estime que l’expansion rapide du marché de l’IA fera grimper son chiffre d’affaires annuel entre 44 et 60 milliards d’euros d’ici 2030.
Le géant néerlandais de la technologie ASML a affiché mercredi un bond de son bénéfice net en 2025 et de ses commandes au quatrième trimestre, faisant grimper son action en Bourse malgré l’annonce quasi-simultanée de la suppression deLe groupe basé à Veldhoven, dans le sud des Pays-Bas, qui compte environ 44.000 employés dans le monde, est très suivi sur les marchés car il vend des machines de pointe pour la fabrication de semi-conducteurs, fortement demandées depuis la croissance de l’intelligence artificielle.Son bénéfice net annuel a bondi de 26,3% à 9,6 milliards d’euros, contre 7,6 milliards d’euros pour 2024. Ses commandes nettes du quatrième trimestre, le chiffre le plus suivi, se sont elles-aussi envolées, à 13,2 milliards d’euros, contre 5,4 milliards d’euros les trois derniers mois de 2024.Pour le seul quatrième trimestre 2025, le chiffre d’affaires s’est élevé à 9,7 milliards d’euros, dans le haut de la fourchette (9,2 à 9,8 milliards d’euros) que le groupe avait prévu, et le bénéfice net à 2,8 milliards d’euros, contre 2,1 milliards d’euros au précédent.”ASML vient de publier des résultats exceptionnels, avec de nouvelles commandes dépassant toutes les attentes et laissant présager une nouvelle phase de croissance du marché”, a déclaré Matt Britzman, analyste financier senior chez Hargreaves Lansdown.Le titre ASML prenait 7,13% à la Bourse d’Amsterdam, dans un indice AEX en hausse de 1,13%.Peu après la publication des résultats, le groupe a annoncé dans un communiqué la suppression d’environ 1.700 emplois, affectant principalement des cadres aux Pays-Bas et aux Etats-Unis, sur fond de réorganisation interne visant à accélérer les méthodes de travail qui étaient devenues “moins agiles”, selon le directeur général Christophe Fouquet.”Comme pour toute entreprise en pleine croissance, nous devons toutefois veiller à ce que notre mode de croissance ne nous ralentisse pas”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.M. Fouquet a ajouté qu’il s’agissait “probablement de la décision la plus difficile que l’équipe de direction ait jamais eue à prendre”.Il a toutefois précisé que cette décision n’était en aucun cas liée à des difficultés financières ou à un besoin d’argent.ASML est un rouage essentiel de l’économie mondiale, car les semi-conducteurs fabriqués à l’aide de ses machines alimentent tout, des smartphones aux missiles.Le chiffre d’affaires net total pour 2025 s’est élevé à 32,7 milliards d’euros, contre 28,3 milliards d’euros l’année dernière (+15,2%).Pour 2026, ASML table sur un chiffre d’affaires net compris entre 34 et 39 milliards d’euros, selon ses nouvelles prévisions.Pour le seul premier trimestre, il s’attend à un chiffre d’affaires compris entre 8,2 et 8,9 milliards d’euros. “Nous prévoyons que 2026 sera une nouvelle année de croissance pour l’activité d’ASML”, a résumé M. Fouquet. – Guerre technologique entre les États-Unis et la Chine -Le géant technologique est au centre d’une initiative menée par les États-Unis visant à limiter les exportations de haute technologie vers la Chine, par crainte qu’elles ne soient utilisées pour renforcer l’armée chinoise.Pékin s’est indigné de ces restrictions à l’exportation, les qualifiant de “terrorisme technologique”.Dans une affaire sans rapport avec ASML, le gouvernement néerlandais a brièvement pris le contrôle de Nexperia, une entreprise chinoise qui fabrique des semi-conducteurs de faible technologie.Cette décision a déclenché une vive polémique entre Pékin et l’Occident, menaçant de paralyser les constructeurs automobiles qui dépendaient des puces Nexperia.Fin octobre, à la suite des négociations commerciales entre le président chinois Xi Jinping et son homologue américain Donald Trump, Pékin a accepté de reprendre les exportations de puces Nexperia qui avaient été suspendues en raison de la dispute.ASML avait déjà averti en octobre que ses ventes en Chine “baisseraient considérablement” en 2026 par rapport à “une activité très forte” en 2024 et 2025.Le relevé annuel montre que 33 % des ventes ont été réalisées en Chine l’année dernière, contre 41 % en 2024. La Chine a été le premier client d’ASML au cours de ces deux années.”Nous prévoyons que cette baisse se poursuivra”, a déclaré le directeur financier Roger Dassen, estimant à 20% la part de la Chine cette année.À plus long terme, ASML estime que l’expansion rapide du marché de l’IA fera grimper son chiffre d’affaires annuel entre 44 et 60 milliards d’euros d’ici 2030.
