Ligue des champions: Monaco et Pocognoli à quitte ou double contre la Juve

Une victoire, voire un nul, contre la Juventus Turin, mercredi au Stade Louis-II, permettrait à Monaco, en crise, et à son entraîneur Sébastien Pocognoli, en sursis, de poursuivre leur route en Ligue des champions, mais la dynamique est contraire.Avant de se déplacer à Madrid mardi dernier, Monaco possédait une première balle de qualification. Résultat: le capitaine Denis Zakaria et les siens ont été balayés par le Real et Mbappé (6-1). Et désormais, c’est un quitte ou double que joue l’équipe de la Principauté. Avec neuf points récoltés en sept journées et une différence de buts exécrable (-6), elle occupe la 21e place du classement de la phase de ligue, avec très peu de marge pour rester parmi les 24 qualifiés.Il faudrait un improbable concours de circonstances favorables pour que Monaco puisse passer malgré une défaite, même minime, contre la Juventus Turin, habituée à faire plier les Rouge et Blanc.La Vieille Dame, qui est déjà qualifiée pour les barrages, a toujours sorti Monaco de la compétition: deux fois en demi-finale (1998 et 2017) et une fois en quarts de finale (2015). Ce serait donc un exploit de l’emporter pour Monaco. Le nul permettrait à Pocognoli et ses hommes d’y croire. Il faudrait alors une combinaison d’événements très défavorables, comme la victoire de Copenhague à Barcelone ou celle de Eindhoven contre le Bayern Munich pour ne pas passer.- “Honte” -Mais le Monaco actuel a-t-il le niveau pour tenir tête à la Juventus des internationaux français Kephren Thuram et Pierre Kalulu, des attaquants canadien, Jonathan David, passé par Lille, et belge, Loïs Openda, passé par Lens? Rien n’est moins sûr tant l’équipe est friable dès qu’elle encaisse un but. Alors qu’elle est la plus mauvaise équipe de Ligue 1 sur les neuf dernières journées (4 points, 5 buts marqués, 17 encaissés), que les blessés se multiplient, que ses supporters frondent et se révoltent contre la direction en place, le directeur général Thiago Scuro et le directeur technique Carlos Avina, que son capitaine Zakaria a évoqué sa “honte” après le nul au Havre (0-0) samedi, Pocognoli reste droit face à la tempête.En terre normande, il a estimé avoir vu “des bases positives” au niveau “de l’état d’esprit”. “L’équipe n’a pas lâché et a poussé jusqu’à la fin malgré certains manques, explique-t-il.”On est durs pour chacun parce qu’on peut faire mieux, reconnaît-il. Mais pour le moment, on doit rester soudés. C’était le mot d’ordre des joueurs dans les vestiaires, confirmé par mon ressenti. On doit se servir de ça pour défier la Juventus avec le meilleur état d’esprit. C’est possible de le faire avec ces fondamentaux.”- “L’équipe est derrière lui” -Malgré l’hécatombe de défenseurs centraux -Dier, Mawissa, Salisu et même Faes sont blessés, en plus de Pogba et Minamino-, et le manque de confiance de beaucoup, Zakaria assure qu’un lien fort s’est créé.”Toute l’équipe est derrière le coach, indique le capitaine monégasque. On travaille dur. On sait qu’il est arrivé dans une situation difficile. Même si il n’y a pas les résultats, il fait du très bon travail. En tout cas, nous les joueurs comme tout le club, on est derrière lui et on va tout faire pour gagner les prochains matches.”Mais si Pocognoli est, à 38 ans, encore un jeune entraîneur, il n’est pas tombé de la dernière pluie. Depuis son premier match à la tête de Monaco, le 18 octobre à Angers (1-1), son bilan est mauvais (7 victoires, 4 nuls, 8 défaites, 22 buts marqués, 31 encaissés, toutes compétitions confondues). Il se sait en sursis.”Je suis dans le football assez longtemps pour savoir que les résultats dictent pas mal de choses, conclut l’ex-international belge. Mais il y a toujours la manière. Au Havre, elle était positive dans l’état d’esprit. C’est fondamental pour moi.”Cela sera-t-il suffisant pour qualifier Monaco?
Une victoire, voire un nul, contre la Juventus Turin, mercredi au Stade Louis-II, permettrait à Monaco, en crise, et à son entraîneur Sébastien Pocognoli, en sursis, de poursuivre leur route en Ligue des champions, mais la dynamique est contraire.Avant de se déplacer à Madrid mardi dernier, Monaco possédait une première balle de qualification. Résultat: le capitaine Denis Zakaria et les siens ont été balayés par le Real et Mbappé (6-1). Et désormais, c’est un quitte ou double que joue l’équipe de la Principauté. Avec neuf points récoltés en sept journées et une différence de buts exécrable (-6), elle occupe la 21e place du classement de la phase de ligue, avec très peu de marge pour rester parmi les 24 qualifiés.Il faudrait un improbable concours de circonstances favorables pour que Monaco puisse passer malgré une défaite, même minime, contre la Juventus Turin, habituée à faire plier les Rouge et Blanc.La Vieille Dame, qui est déjà qualifiée pour les barrages, a toujours sorti Monaco de la compétition: deux fois en demi-finale (1998 et 2017) et une fois en quarts de finale (2015). Ce serait donc un exploit de l’emporter pour Monaco. Le nul permettrait à Pocognoli et ses hommes d’y croire. Il faudrait alors une combinaison d’événements très défavorables, comme la victoire de Copenhague à Barcelone ou celle de Eindhoven contre le Bayern Munich pour ne pas passer.- “Honte” -Mais le Monaco actuel a-t-il le niveau pour tenir tête à la Juventus des internationaux français Kephren Thuram et Pierre Kalulu, des attaquants canadien, Jonathan David, passé par Lille, et belge, Loïs Openda, passé par Lens? Rien n’est moins sûr tant l’équipe est friable dès qu’elle encaisse un but. Alors qu’elle est la plus mauvaise équipe de Ligue 1 sur les neuf dernières journées (4 points, 5 buts marqués, 17 encaissés), que les blessés se multiplient, que ses supporters frondent et se révoltent contre la direction en place, le directeur général Thiago Scuro et le directeur technique Carlos Avina, que son capitaine Zakaria a évoqué sa “honte” après le nul au Havre (0-0) samedi, Pocognoli reste droit face à la tempête.En terre normande, il a estimé avoir vu “des bases positives” au niveau “de l’état d’esprit”. “L’équipe n’a pas lâché et a poussé jusqu’à la fin malgré certains manques, explique-t-il.”On est durs pour chacun parce qu’on peut faire mieux, reconnaît-il. Mais pour le moment, on doit rester soudés. C’était le mot d’ordre des joueurs dans les vestiaires, confirmé par mon ressenti. On doit se servir de ça pour défier la Juventus avec le meilleur état d’esprit. C’est possible de le faire avec ces fondamentaux.”- “L’équipe est derrière lui” -Malgré l’hécatombe de défenseurs centraux -Dier, Mawissa, Salisu et même Faes sont blessés, en plus de Pogba et Minamino-, et le manque de confiance de beaucoup, Zakaria assure qu’un lien fort s’est créé.”Toute l’équipe est derrière le coach, indique le capitaine monégasque. On travaille dur. On sait qu’il est arrivé dans une situation difficile. Même si il n’y a pas les résultats, il fait du très bon travail. En tout cas, nous les joueurs comme tout le club, on est derrière lui et on va tout faire pour gagner les prochains matches.”Mais si Pocognoli est, à 38 ans, encore un jeune entraîneur, il n’est pas tombé de la dernière pluie. Depuis son premier match à la tête de Monaco, le 18 octobre à Angers (1-1), son bilan est mauvais (7 victoires, 4 nuls, 8 défaites, 22 buts marqués, 31 encaissés, toutes compétitions confondues). Il se sait en sursis.”Je suis dans le football assez longtemps pour savoir que les résultats dictent pas mal de choses, conclut l’ex-international belge. Mais il y a toujours la manière. Au Havre, elle était positive dans l’état d’esprit. C’est fondamental pour moi.”Cela sera-t-il suffisant pour qualifier Monaco?