Suisse: l’identification des victimes se poursuit après l’incendie meurtrier d’un bar

L’enquête et l’identification des victimes se poursuivent vendredi après un incendie dans un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana pendant la nuit de nouvel an, qui a fait au moins 40 morts et une centaine de blessés, selon la police locale.Dans les rues du centre-ville, quelques familles avec de jeunes enfants en combinaison de ski se préparaient malgré tout vendredi pour une journée de descente.Mais dans les quelques cafés ouverts en début de matinée, le drame est dans toutes les conversations. Et sur les réseaux sociaux, les appels se multiplient pour retrouver les disparus.D’importants moyens sont mobilisés “pour identifier les victimes et restituer leurs corps aux familles le plus rapidement possible”, a indiqué Béatrice Pilloud, la procureure générale du canton du Valais, dans le sud-ouest de la Suisse. “Ce travail pourra prendre plusieurs jours”, a précisé le chef de la police cantonale, Frédéric Gisler.Selon Mathias Reynard, président du gouvernement du canton du Valais, au moins 80 des 115 blessés sont dans un état critique, a-t-il expliqué au quotidien régional Walliser Bote.Plusieurs corbillards transportant les dépouilles de victimes ont commencé à arriver au centre funéraire de Sion, situé à une trentaine de kilomètres, ont constaté des journalistes de l’AFP vendredi.Le pape Léon XIV a prié ce même jour pour les victimes et exprimé “sa compassion et sa sollicitude” à leurs proches, selon le secrétaire d’Etat du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, dans un message adressé à l’évêque de Sion, Jean‑Marie Lovey.L’incendie s’est déclaré vers 01H30 (00H30 GMT) jeudi dans le bar Le Constellation de Crans-Montana, fréquenté par des touristes parmi lesquels de nombreux jeunes venus célébrer le nouvel an, selon les autorités cantonales.Le nombre de personnes présentes dans ce bar sur deux étages, d’une capacité d’au moins 300 personnes selon son site Internet, reste inconnu.”On a essayé de joindre nos copains. On a fait plein de photos. On (les) a mis(es) sur Instagram, Facebook, tous les réseaux sociaux possibles pour essayer de les retrouver”, s’inquiète Eléonore, 17 ans. “Mais il n’y a rien. Pas de réponse. On a appelé les parents. Rien. Même les parents, ils ne savent pas”, ajoute-t-elle.- “Atmosphère lourde” -“L’atmosphère est lourde”, a déclaré à l’AFP Dejan Bajic, un touriste de 56 ans venu de Genève qui fréquente la station depuis 1974. “C’est comme un petit village, on connaît tous quelqu’un qui connaît quelqu’un touché”, a-t-il raconté.Dans la rue en face du bar, des personnes viennent déposer des fleurs.Plusieurs témoignages diffusés par différents médias concordent sur l’éventuelle cause du sinistre. Selon eux, des bougies-étincelles fixées sur des bouteilles brandies par une personne ont provoqué l’incendie en touchant le plafond. Ces mêmes témoins ont précisé qu’il s’agissait d’un “show” habituel dans l’établissement.L’incendie a entraîné “un embrasement généralisé qui a provoqué une ou plusieurs explosions” dans le bar, ont indiqué jeudi les autorités cantonales. Une enquête est en cours pour déterminer les causes du sinistre, les autorités ayant exclu la piste de l’attentat.Vendredi, les murs des bâtiments adjacents au bar ne portaient pas les traces noires qu’auraient pu laisser les flammes. Même l’enseigne du bar ne semble pas avoir été touchée, pas plus que la structure en bois de la terrasse du bar qui reste debout, signe que l’embrasement était surtout au sous-sol.Des témoins ont décrit des scènes d’horreur : des gens ont tenté de briser les vitres du bar pour s’échapper, tandis que d’autres, couverts de brûlures, se précipitaient dans la rue. Une vidéo sur les réseaux sociaux montre le début de l’embrasement du plafond, avec un jeune qui tente d’éteindre le feu avec une sorte de grand chiffon blanc. A côté, d’autres jeunes filment la scène mais continuent de danser. Sur d’autres vidéos, on voit des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar.  – Cellule de crise -Les autorités pensent que de nombreux étrangers font partie des victimes, mais elles n’ont encore donné aucun élément sur leur identité. Des blessés ont été transférés vers différents hôpitaux comme à Lausanne, Genève ou Zurich, et même en France et en Italie voisines.Neuf Français figurent parmi les blessés et huit autres ne sont pas encore localisés, selon le ministère français des Affaires étrangères, alors que le chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani, qui se rend ce vendredi à Crans-Montana, a rapporté que treize Italiens avaient été blessés et que six étaient toujours portés disparus. Six autres jeunes Italiens hospitalisés en Suisse sont dans des conditions « très graves » et ne peuvent pas être transportés pour le momentLa Suisse a demandé à la France d’accueillir huit blessés supplémentaires, en plus des trois déjà pris en charge jeudi, a indiqué le porte-parole du Quai d’Orsay, Pascal Confavreux, sur la télévision BFM. A Crans-Montana, une cellule de crise a été installée dans le centre des congrès pour recevoir et orienter les familles.Des sources concordantes ont indiqué jeudi à l’AFP que les propriétaires du bar étaient de nationalité française : il s’agit d’un couple originaire de Corse. Ils seraient indemnes, selon un proche, mais demeurent injoignables.
L’enquête et l’identification des victimes se poursuivent vendredi après un incendie dans un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana pendant la nuit de nouvel an, qui a fait au moins 40 morts et une centaine de blessés, selon la police locale.Dans les rues du centre-ville, quelques familles avec de jeunes enfants en combinaison de ski se préparaient malgré tout vendredi pour une journée de descente.Mais dans les quelques cafés ouverts en début de matinée, le drame est dans toutes les conversations. Et sur les réseaux sociaux, les appels se multiplient pour retrouver les disparus.D’importants moyens sont mobilisés “pour identifier les victimes et restituer leurs corps aux familles le plus rapidement possible”, a indiqué Béatrice Pilloud, la procureure générale du canton du Valais, dans le sud-ouest de la Suisse. “Ce travail pourra prendre plusieurs jours”, a précisé le chef de la police cantonale, Frédéric Gisler.Selon Mathias Reynard, président du gouvernement du canton du Valais, au moins 80 des 115 blessés sont dans un état critique, a-t-il expliqué au quotidien régional Walliser Bote.Plusieurs corbillards transportant les dépouilles de victimes ont commencé à arriver au centre funéraire de Sion, situé à une trentaine de kilomètres, ont constaté des journalistes de l’AFP vendredi.Le pape Léon XIV a prié ce même jour pour les victimes et exprimé “sa compassion et sa sollicitude” à leurs proches, selon le secrétaire d’Etat du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, dans un message adressé à l’évêque de Sion, Jean‑Marie Lovey.L’incendie s’est déclaré vers 01H30 (00H30 GMT) jeudi dans le bar Le Constellation de Crans-Montana, fréquenté par des touristes parmi lesquels de nombreux jeunes venus célébrer le nouvel an, selon les autorités cantonales.Le nombre de personnes présentes dans ce bar sur deux étages, d’une capacité d’au moins 300 personnes selon son site Internet, reste inconnu.”On a essayé de joindre nos copains. On a fait plein de photos. On (les) a mis(es) sur Instagram, Facebook, tous les réseaux sociaux possibles pour essayer de les retrouver”, s’inquiète Eléonore, 17 ans. “Mais il n’y a rien. Pas de réponse. On a appelé les parents. Rien. Même les parents, ils ne savent pas”, ajoute-t-elle.- “Atmosphère lourde” -“L’atmosphère est lourde”, a déclaré à l’AFP Dejan Bajic, un touriste de 56 ans venu de Genève qui fréquente la station depuis 1974. “C’est comme un petit village, on connaît tous quelqu’un qui connaît quelqu’un touché”, a-t-il raconté.Dans la rue en face du bar, des personnes viennent déposer des fleurs.Plusieurs témoignages diffusés par différents médias concordent sur l’éventuelle cause du sinistre. Selon eux, des bougies-étincelles fixées sur des bouteilles brandies par une personne ont provoqué l’incendie en touchant le plafond. Ces mêmes témoins ont précisé qu’il s’agissait d’un “show” habituel dans l’établissement.L’incendie a entraîné “un embrasement généralisé qui a provoqué une ou plusieurs explosions” dans le bar, ont indiqué jeudi les autorités cantonales. Une enquête est en cours pour déterminer les causes du sinistre, les autorités ayant exclu la piste de l’attentat.Vendredi, les murs des bâtiments adjacents au bar ne portaient pas les traces noires qu’auraient pu laisser les flammes. Même l’enseigne du bar ne semble pas avoir été touchée, pas plus que la structure en bois de la terrasse du bar qui reste debout, signe que l’embrasement était surtout au sous-sol.Des témoins ont décrit des scènes d’horreur : des gens ont tenté de briser les vitres du bar pour s’échapper, tandis que d’autres, couverts de brûlures, se précipitaient dans la rue. Une vidéo sur les réseaux sociaux montre le début de l’embrasement du plafond, avec un jeune qui tente d’éteindre le feu avec une sorte de grand chiffon blanc. A côté, d’autres jeunes filment la scène mais continuent de danser. Sur d’autres vidéos, on voit des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar.  – Cellule de crise -Les autorités pensent que de nombreux étrangers font partie des victimes, mais elles n’ont encore donné aucun élément sur leur identité. Des blessés ont été transférés vers différents hôpitaux comme à Lausanne, Genève ou Zurich, et même en France et en Italie voisines.Neuf Français figurent parmi les blessés et huit autres ne sont pas encore localisés, selon le ministère français des Affaires étrangères, alors que le chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani, qui se rend ce vendredi à Crans-Montana, a rapporté que treize Italiens avaient été blessés et que six étaient toujours portés disparus. Six autres jeunes Italiens hospitalisés en Suisse sont dans des conditions « très graves » et ne peuvent pas être transportés pour le momentLa Suisse a demandé à la France d’accueillir huit blessés supplémentaires, en plus des trois déjà pris en charge jeudi, a indiqué le porte-parole du Quai d’Orsay, Pascal Confavreux, sur la télévision BFM. A Crans-Montana, une cellule de crise a été installée dans le centre des congrès pour recevoir et orienter les familles.Des sources concordantes ont indiqué jeudi à l’AFP que les propriétaires du bar étaient de nationalité française : il s’agit d’un couple originaire de Corse. Ils seraient indemnes, selon un proche, mais demeurent injoignables.