Ambitieux promu contre champion d’Europe: malgré les moyens de la famille Arnault investis dans le PFC, la rivalité sportive avec le PSG est aujourd’hui quasiment inexistante, avant le derby de Paris dimanche (20h45) pour la 17e journée de Ligue 1.C’est le premier match depuis la saison 1978-1979 entre les deux équipes mais, contrairement à un AC Milan-Inter en Lombardie ou un Arsenal-Tottenham du nord de Londres, cette rencontre est loin d’enflammer la capitale, qui s’électrise bien plus à l’heure du “classique” entre l’OM et le PSG.”Je n’attends pas encore cette rencontre comme un derby, mais j’espère que ça le deviendra et qu’on aura à terme une équipe du PFC suffisamment forte pour que cela ressemble aux rivalités des clubs londoniens”, dit à l’AFP une supportrice de toujours du PSG, Léa Canche.”Très contente de l’ascension du PFC car c’est l’avenir”, cette avocate de 35 ans estime toutefois que “cela ne remplacera jamais cette rivalité qui existe depuis longtemps” avec Marseille.La proximité entre les deux clubs saute pourtant aux yeux, car les deux stades, le Parc des Princes du Paris SG et le stade Jean-Bouin du Paris FC sont séparés par une rue, qui en fait le derby le plus rapproché du monde géographiquement. – Rivalité positive, pas sportive -Dimanche, mille supporters du PFC feront le “petit” déplacement vers le secteur visiteur du Parc pour assister à ce premier duel de la saison, jugé sans risque par les autorités, avant le 16e de finale de Coupe de France le 12 janvier et de nouveau un match de Ligue 1 le 16 mai à Jean-Bouin.Au PSG, cette rencontre est “abordée avec un côté symbolique (…) ce n’est pas un derby comme les autres, c’est une belle manière de faire la promo du foot français et c’est une belle valorisation du foot parisien et francilien”, explique diplomatiquement une source proche du club.Avant, “c’était une anomalie pour une ville comme Paris, mais au PSG on trouve cela très sain d’avoir ce derby en L1”, poursuit cette source, pour qui la rivalité “est positive” mais pas encore “sportive”.”Ils sont sur une autre planète pour l’instant”, convenait d’ailleurs à l’AFP le président du PFC Pierre Ferracci en début de saison, en rappelant que le PSG a “gagné la Ligue des champions” et possède “un des deux ou trois plus gros budgets du monde”.”On n’en est pas là pour l’instant”, en concluait le dirigeant, espérant voir son club, racheté en octobre par la famille Arnault avec l’arrivée de Red Bull dans l’organigramme, un jour concurrencer son puissant voisin.En attendant, pour le promu en difficulté, qui n’a pris que deux points sur ses cinq dernières rencontres de championnat, “ce sera un match compliqué, on ne va pas se mentir”, prévient le capitaine Maxime Lopez, dont le club ne suit pas pour l’heure le même modèle que le PSG, devenu un grand d’Europe au gré des lourds investissements du Qatar, arrivé en 2011.- “Un projet différent” -“Il y a de la place pour tout le monde à Paris, nous avons un énorme bassin de population. A côté du PSG, qui a son public depuis longtemps et qui est installé à la tête du football européen maintenant, on n’a pas trop de soucis pour créer l’alternative, un projet un peu différent”, expliquait M. Ferracci le 8 décembre en présentant les travaux d’agrandissement du centre d’entraînement d’Orly.Le PFC a misé sur une tarification de billetterie bien plus douce que le PSG et attire du monde, d’Ile-de-France comme de province, qui veut voir de la L1 à moindre frais. A Jean-Bouin, les buts de Strasbourg ou de Toulouse ont été célébrés dans plusieurs endroits du stade et pas seulement dans la tribune des supporters visiteurs.”Et je connais des supporters qui viennent voir les deux clubs, qui vont au Parc un week-end et à Jean-Bouin le suivant”, complète Antoine Arnault, qui était lui-même un fan du PSG avant de piloter le rachat du PFC par la holding de sa famille.”Pour moi ce derby est un peu particulier, en effet, convient-il. Désormais je suis supporter du Paris FC, et même plus que supporter, j’ai essayé de l’injecter dans mon ADN à 100%.”
Ambitieux promu contre champion d’Europe: malgré les moyens de la famille Arnault investis dans le PFC, la rivalité sportive avec le PSG est aujourd’hui quasiment inexistante, avant le derby de Paris dimanche (20h45) pour la 17e journée de Ligue 1.C’est le premier match depuis la saison 1978-1979 entre les deux équipes mais, contrairement à un AC Milan-Inter en Lombardie ou un Arsenal-Tottenham du nord de Londres, cette rencontre est loin d’enflammer la capitale, qui s’électrise bien plus à l’heure du “classique” entre l’OM et le PSG.”Je n’attends pas encore cette rencontre comme un derby, mais j’espère que ça le deviendra et qu’on aura à terme une équipe du PFC suffisamment forte pour que cela ressemble aux rivalités des clubs londoniens”, dit à l’AFP une supportrice de toujours du PSG, Léa Canche.”Très contente de l’ascension du PFC car c’est l’avenir”, cette avocate de 35 ans estime toutefois que “cela ne remplacera jamais cette rivalité qui existe depuis longtemps” avec Marseille.La proximité entre les deux clubs saute pourtant aux yeux, car les deux stades, le Parc des Princes du Paris SG et le stade Jean-Bouin du Paris FC sont séparés par une rue, qui en fait le derby le plus rapproché du monde géographiquement. – Rivalité positive, pas sportive -Dimanche, mille supporters du PFC feront le “petit” déplacement vers le secteur visiteur du Parc pour assister à ce premier duel de la saison, jugé sans risque par les autorités, avant le 16e de finale de Coupe de France le 12 janvier et de nouveau un match de Ligue 1 le 16 mai à Jean-Bouin.Au PSG, cette rencontre est “abordée avec un côté symbolique (…) ce n’est pas un derby comme les autres, c’est une belle manière de faire la promo du foot français et c’est une belle valorisation du foot parisien et francilien”, explique diplomatiquement une source proche du club.Avant, “c’était une anomalie pour une ville comme Paris, mais au PSG on trouve cela très sain d’avoir ce derby en L1”, poursuit cette source, pour qui la rivalité “est positive” mais pas encore “sportive”.”Ils sont sur une autre planète pour l’instant”, convenait d’ailleurs à l’AFP le président du PFC Pierre Ferracci en début de saison, en rappelant que le PSG a “gagné la Ligue des champions” et possède “un des deux ou trois plus gros budgets du monde”.”On n’en est pas là pour l’instant”, en concluait le dirigeant, espérant voir son club, racheté en octobre par la famille Arnault avec l’arrivée de Red Bull dans l’organigramme, un jour concurrencer son puissant voisin.En attendant, pour le promu en difficulté, qui n’a pris que deux points sur ses cinq dernières rencontres de championnat, “ce sera un match compliqué, on ne va pas se mentir”, prévient le capitaine Maxime Lopez, dont le club ne suit pas pour l’heure le même modèle que le PSG, devenu un grand d’Europe au gré des lourds investissements du Qatar, arrivé en 2011.- “Un projet différent” -“Il y a de la place pour tout le monde à Paris, nous avons un énorme bassin de population. A côté du PSG, qui a son public depuis longtemps et qui est installé à la tête du football européen maintenant, on n’a pas trop de soucis pour créer l’alternative, un projet un peu différent”, expliquait M. Ferracci le 8 décembre en présentant les travaux d’agrandissement du centre d’entraînement d’Orly.Le PFC a misé sur une tarification de billetterie bien plus douce que le PSG et attire du monde, d’Ile-de-France comme de province, qui veut voir de la L1 à moindre frais. A Jean-Bouin, les buts de Strasbourg ou de Toulouse ont été célébrés dans plusieurs endroits du stade et pas seulement dans la tribune des supporters visiteurs.”Et je connais des supporters qui viennent voir les deux clubs, qui vont au Parc un week-end et à Jean-Bouin le suivant”, complète Antoine Arnault, qui était lui-même un fan du PSG avant de piloter le rachat du PFC par la holding de sa famille.”Pour moi ce derby est un peu particulier, en effet, convient-il. Désormais je suis supporter du Paris FC, et même plus que supporter, j’ai essayé de l’injecter dans mon ADN à 100%.”
